Revenir en haut
Aller en bas


 

- Celian ~ Quelle surprise ! -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Diego GalliniLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3275-diego-la-vie-est-la-vie http://www.ciao-vecchio.com/t3282-diego-vive-l-esperance
ID : MissPatate
Faceclaim : Chris Pine @anat
Messages : 98 - Points : 147

Âge : 37 ans
Métier : A travaillé pendant près de 10 ans en tant que hydrogéologue. Est à présent en quatrième année de séminaire dans le but de devenir prêtre.
Sujet: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Mar 1 Mai - 23:47 )
C'était un endroit excentré, tranquille, plein de quiétude et de douceur. A la tombée du soir, Diego aimait s'y rendre afin de profiter d'un instant de solitude, dès lors qu'il avait de lourds questionnements lui envahissant l'esprit ou lorsqu'il avait besoin de calme. C'était une belle clairière, illuminée par les rayons d'un pâle Soleil de fin de journée. Notre trentenaire s'était assis dans l'herbe, fermant les yeux, ôtant ses chaussures et profitant du petit vent frais venant lui chatouiller avec délicatesse les pommettes et les oreilles. Il poussa un soupire, se laissant tomber, le dos contre le sol, regardant à présent le ciel et les nuages. Bientôt, tout cela céderait sa place à une belle nuit étoilée, synonyme de tant de rêves. C'était d'ailleurs grâce à ces étoiles et à la passion pour l'astronomie d'un ami d'enfance, qu'il avait eu vent de ce magnifique endroit, il y avait bien longtemps de cela.

Il ne sut pourquoi ses pensées s'orientèrent vers cet ami, ce soir-là, sans raison particulière. Il venait souvent dans ce lieu et pourtant, c'était l'une des premières fois qu'il y repensait. Celian avait disparu, du jour au lendemain, sans même laisser d'adresse ou de façon de le joindre, et ce, vingt ans plus tôt. Diego plissa les yeux, tournant la tête, avant de se rasseoir pour jouer un peu à l'aide de ses doigts dans les herbes folles. Il en arracha une, qu'il prit dans sa main et qu'il s'amusa à plier et déplier, perdu dans ses pensées. Les minutes passèrent, jusqu'à ce qu'il se décida à sortir un livre de son sac en bandoulière, négligemment posé à ses côtés, se mettant à lire sereinement quelques lignes.

Plus tard, une silhouette apparut non loin de lui. Il ne saurait dire si c'était parce que son esprit l'avait tourmenté par des souvenirs d'adolescence, ou si c'était le lieu, mais il lui sembla subitement reconnaître Celian. Les années avaient passé et ils avaient tous deux énormément changé; il ne pouvait donc pas être sûr de sa supposition. Après avoir passé quelques instants à observer l'individu s'installer, sans qu'il n'eut fait attention à notre séminariste, il se décida à se lever. Il fit rapidement quelques pas dans la direction de l'autre homme et tenta de s'assurer de sa première idée.

"Celian, c'est toi?" demanda-t-il. Au pire, que risquait-il? Il s'excuserait et passerait son chemin.


la vie est la vie
La vie est beauté, admire-la. ▬ La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. La vie est une chance à saisir, une beauté à admirer, une béatitude à savourer.
Revenir en haut Aller en bas
Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3187-celian-le-monde-est-plein-de-c http://www.ciao-vecchio.com/t3233-celian-l-extraordinaire-est-une-chose-le-mystere-en-est-une-autre
ID : ChouxLy
Faceclaim : Benedict Cumberbatch + © Evie + © LittlePenquin1992 + © fuckyeahsherlockmolly
Messages : 84 - Points : 195

Âge : 36 ans à boire du thé à 17h précises (24/12/1981)
Métier : Directeur d'un laboratoire de recherches pharmaceutiques. C'est son hommage personnel et caché à son paternel dévoré par la maladie
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Jeu 3 Mai - 16:17 )
Quelle surprise !

Le dernier collègue du directeur du labo vint lui souhaiter une bonne soirée. Plongé dans un article, il salua mécaniquement son collègue, lui souhaitant une bonne soirée à lui aussi. Ce n’était que quelques minutes plus tard, après que le laboratoire soit plongé dans un silence inhabituel que Celian leva les yeux pour se rendre compte que tout le monde avait terminé leur journée de travail. Il ne restait plus que lui : l’heure tardive en était le témoin ainsi que le jour déclinant doucement au travers de la baie vitrée s’étendant derrière lui et son bureau. Se laissant aller dans le fond de son fauteuil, il reposa sa tête sur le dossier : il était dédié à son travail et à ses travaux de recherche qui reflétaient l’admiration que le Brunet n’avait jamais pu exprimer à son paternel. Parce que ce dernier était parti trop tôt, parce que Celian n’avait pas pour habitude d’exprimer ses propres sentiments. Il s’était déjà endormi la veille au soir sur son bureau, il devait se ménager et s’accorder au moins un peu de repos. Pourtant le ciel dégagé de ce soir, lui conféra une toute autre idée. Le scientifique n’était pas un grand nostalgique et pourtant en voyant ce fameux ciel dégagé de ce soir, le Brunet se surpris à vouloir faire quelque chose qu’il n’avait pas fait depuis très longtemps. Qu’il n’eût plus fait depuis son enfance. Il se surpris à vouloir examiner les étoiles et les constellations dont il connaissait le nom sur le bout des doigts. L’astronomie était la passion secrète du jeune homme, une passion et une attirance dont il n’aurait su expliquer l’origine, lui qui n’avait pourtant jamais été connu pour ses rêveries. Mais quelque chose le fascinait dans tout cela : une certaine curiosité qui s’éveillait à chaque fois, la même que lorsqu’il sentait que ses recherches avançaient. Lorsqu’il sentait qu’il était sur une piste digne d’intérêt. Ce soir alors qu’il n’était pourtant pas nostalgique, Celian verrouilla le bâtiment derrière lui, prenant soin de fermer à clé la large porte d’entrée avant de se laisser guider sur un chemin que sa mémoire ne connaissait que trop bien. Un chemin qu’il avait emprunté plus d’une fois, alors qu’il faisait le mur pour aller observer la nuit des étoiles ou bien encore les pluies de météorites, ou les étoiles filantes. Prenant exactement le même chemin que dans ses souvenirs, le Brunet passa devant un bâtiment que sa mémoire aurait pu reconnaître entre milles. Le chemin n’était pas anodin. Le chemin qu’il avait emprunté, était d’après les calculs du jeune Celian alors en pleine adolescence, le chemin le plus rapide pour passer chercher son ami avant de foncer directement à leur point d’observation pour ne rien manquer. Pour ne pas perdre une seule seconde du spectacle lumineux.

Celian n’avait jamais pu déterminer si sa faculté d’hypermnésie était une bonne ou une mauvaise chose, toujours est-il qu’il retrouva leur fameux point d’observation en un temps presque record. Cette clairière située à l’extérieur de Naples, était tranquille autant en termes sonores que lumineux. Les lumières de la ville ne pouvaient porter préjudice à l’observation de la lumière des étoiles et l’ambiance de la ville était atténuait et ne semblait être qu’un fond sonore, une ambiance qui permettait de le raccrocher à la réalité. De plus, elle se révélait être un parfait point d’observation de part le terrain dégagé qu’elle proposait. Les rayons pâles du soleil en fin de journée offraient un spectacle avant l’heure, avant la nuit tombée, un spectacle d’un autre genre. Son attente avant son observation. Depuis quand n’avait-il pas pu prendre un peu de son temps pour faire ce genre d’observation ? Pour s’arrêter quelques instants pour observer les étoiles ? Il pouvait émettre une ébauche de réponses : le Brunet était persuadé qu’il n’avait pas remis les pieds ici depuis son enfance, depuis le soir où il était parti pour rentrer à Londres, suite au décès de son père. S’asseyant dans l’herbe, il se permit de se vider la tête quelques instants : que ce soit par rapport à son propre travail ou à ses retrouvailles quelques peu mouvementées avec sa meilleure amie, avec Adelina. Toutes cette confrontation d’émotions et de sentiments, tout se mélangeait dans sa tête, lui donnant presque la migraine. L’incompréhension, un sentiment auquel le Brunet n’était pas habitué et qui le laissait pantois.

Pourtant, ce dernier fut tiré de ses pensées par l’arrivée inattendue d’une silhouette : quelqu’un d’autre connaissait cet endroit. Celian, c'est toi? A l’appel de son prénom, le concerné releva le regard. Oui ? Pourtant, il fut pris de court par la silhouette face à lui. C’était quelqu’un qu’il connaissait. Certes, les deux jeunes hommes ne s’étaient pas revus depuis une vingtaine d’années, mais il aurait pu le reconnaître entre milles et non pas uniquement grâce à ses talents de mémorisation. Bonsoir… Diego. Furent les seuls mots qu’il put prononcer, troublé. La coïncidence était frappante : même plus que cela. Diego était cet ami d’enfance qu’il avait embarqué dans ses séances d’astronomie, ce même ami dont le souvenir lui était revenu en mémoire en retrouvant le chemin vers cette clairière. Celui avec qui, il avait partagé cette passion et qui en retour avait décidé de lui donner son amitié. Une amitié qu’il n’avait su préserver, comme toutes les autres, car il n’avait pas donné de nouvelles de lui depuis son départ, depuis ses 17 ans…
Codage par Libella sur Graphiorum


You can see me.
Revenir en haut Aller en bas
Diego GalliniLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3275-diego-la-vie-est-la-vie http://www.ciao-vecchio.com/t3282-diego-vive-l-esperance
ID : MissPatate
Faceclaim : Chris Pine @anat
Messages : 98 - Points : 147

Âge : 37 ans
Métier : A travaillé pendant près de 10 ans en tant que hydrogéologue. Est à présent en quatrième année de séminaire dans le but de devenir prêtre.
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Jeu 3 Mai - 16:44 )
L'homme leva le regard dans la direction de Diego, qui le jaugea quelques instants. Il était certain de ne pas faire erreur et le fait que le trentenaire ait réagi à son interpellation ne laissait que peu de doute. Un vent frais s'était levé sur la clairière, et Diego était là, en chaussettes, dans l'herbe, tenant son livre de théologie dans une main, portant un t-shirt trop grand pour lui, en train de réaliser qu'il avait effectivement à faire avec son ami d'enfance, celui qu'il n'avait plus vu depuis une vingtaine d'année. Lorsque son interlocuteur le salua, en deux mots seulement, il se figea, s'immobilisa, et laissa passer de nombreuses secondes de silence, se perdant dans des pensées et des souvenirs qu'il avait jusqu'alors enfouis au fin fond de sa mémoire.

Ils étaient seuls tous les deux, dans la clarté des lieux, cet endroit n'étant pas très connu du grand public, il était assez rare d'y voir d'autres promeneurs. Et combien-même ce fut le cas, ils les connaissaient tous, et certains ne venaient plus, depuis le temps, ils avaient déménagés, ou étaient malheureusement décédés.
Après un petit moment de torpeur, où Diego fixait simplement son ami d'enfance dans les yeux, sans ciller, comme profitant de quelques instants afin de s'assurer qu'il était toujours dans la réalité, il frissonna et afficha un large sourire serein. Le genre de sourire franc et sincère qu'on lui connaissait si bien, et ce depuis toujours. Un trogne enfantine, adorable, et surtout pleine de joie.
"C'est pas possible, je n'arrive pas à y croire! Tu es de retour?" s'exclama-t-il, dans une question rhétorique, venant alors s'asseoir à côté de Celian, sans même lui demander son avis. A l'époque, il avait tenté de retrouver son ami... Il s'était beaucoup inquiété, se demandant ce qui avait pu lui arriver pour qu'il coupe ainsi les ponts avec tout le monde, mais il n'était jamais parvenu à renouer les liens. Il en avait terriblement voulu à son ami, qui était certainement le meilleur ami qu'il avait à ce moment-là, le laisse ainsi. Pour lui, cela avait été un véritable abandon, alors qu'il se forgeait... Et clou du spectacle, c'était arrivé peu avant son agression, peu avant le moment où il aurait eu terriblement besoin de sa présence, terriblement besoin de se confier à un ami cher à son coeur.

Il poussa un soupire, son regard ne quittant plus le visage de Celian, comme s'il avait peur qu'il disparaisse lorsqu'il détournerait la tête. Quoi que... Peut-être était-il en train de rêver? Sinon, c'était fou ce que la providence venait de faire... Les guider tous les deux, au même moment, dans cet endroit où ils avaient l'habitude de partager de bons moments ensemble, lorsqu'ils faisaient le mur pour venir observer les étoiles. C'était fantastique!

"Tu faisais quoi pendant tout ce temps?" demanda-t-il finalement, simplement, avec un naturel déconcertant. Il n'y avait pas de tristesse dans sa voie, pas tellement de nostalgie, et son sourire prouvait qu'il était absolument heureux de retrouver cet être qui lui était si cher dans le passé. "T'étais où?" ajouta-t-il. C'était normal qu'il ait tant de questions à poser... Car après tout, son interlocuteur avait tout simplement fait la sourde oreille, les avait tous abandonnés pendant vingt longues années. Et Diego songea au nombre de fois où il s'était rendu dans cette clairière en espérant y trouver son ami... Ce souhait s'était finalement réalisé, mais avec de nombreuses années de retard.
"Tu te sens bien?" conclut-il ensuite. Il espérait sincèrement que Celian n'ait pas souffert durant ces années de séparation, qu'il ne lui soit rien arrivé de trop grave...


la vie est la vie
La vie est beauté, admire-la. ▬ La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. La vie est une chance à saisir, une beauté à admirer, une béatitude à savourer.
Revenir en haut Aller en bas
Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3187-celian-le-monde-est-plein-de-c http://www.ciao-vecchio.com/t3233-celian-l-extraordinaire-est-une-chose-le-mystere-en-est-une-autre
ID : ChouxLy
Faceclaim : Benedict Cumberbatch + © Evie + © LittlePenquin1992 + © fuckyeahsherlockmolly
Messages : 84 - Points : 195

Âge : 36 ans à boire du thé à 17h précises (24/12/1981)
Métier : Directeur d'un laboratoire de recherches pharmaceutiques. C'est son hommage personnel et caché à son paternel dévoré par la maladie
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Sam 5 Mai - 23:59 )
Quelle surprise !

Qui l’eut cru ? Jamais il n’aurait pu penser qu’il serait amené à recroiser la route de cet ami. De cet ami d’enfance qui avait su l’écouter, s’intéresser ainsi que prendre part à ses excursions astronomiques. Diego, sa bonne humeur et son sourire, s’était imposé à lui alors qu’il était curieux de savoir ce qui passionnait tant Celian, au point d’accaparer tout son temps libre. Le Brunet dès son plus jeune âge, avait eu pour habitude de passer la plupart de ses pauses dans la cour de récréation, à lire des livres spécialisés sur le sujet. Des livres qu’il avait pu emprunter uniquement à la force de son entêtement : des livres étant soi-disant trop compliqués pour lui. Ce qui n’était pas le cas, il dévorait toutes les connaissances sur le sujet. Au début, Celian avait cru que Diego et son intérêt n’étaient venus que pour se moquer de lui. Comme il avait déjà pu se mettre à dos plusieurs de ses camarades en protégeant une camarade plus jeune que lui d’une année, à la défendre face aux mauvaises langues et face aux attaques verbales et incessantes de certains. Méfiant au début certes, mais face à l’insouciance de Diego, à son enthousiasme et à son sourire qui aurait presque pu être contagieux même pour lui, même pour lui qui avait dû mal à laisser les gens entrer dans sa vie. A les laisser voir au travers de sa propre carapace, souvent qualifiée comme étant brute de décoffrage, pour trouver ce grand cœur qu’il avait et cette gentillesse. A force de vouloir forcer cette serrure, Diego avait réussi à la faire sauter et à connaître Celian ainsi que sa passion secrète et très présente pour l’astronomie. Bien plus que cela, il avait réussi à gagner son amitié : une chose qu’il ne donnait pas de manière spontanée ni naturelle. Malheureusement, Diego faisait parti de ces quelques personnes qu’il avait abandonné en repartant pour Londres : abandonné sans nouvelles pendant plus de 20 ans. Parfois, lorsqu’il fermait les yeux, sa logique venait le réprimander, le questionner sur son choix. Avait-il fait le bon choix à l’époque ? Etait-ce réellement la seule solution que de couper les ponts avec toutes ses attaches à Naples pour pouvoir mieux réfléchir ? A quoi cela servait-il alors que sa réflexion à propos d’Adelina et des sentiments si particuliers qu’il avait pu ressentir, était toujours au même point ? Au point mort ? Pourtant après un moment de silence qui lui parut interminable, un large sourire étira les lèvres de son ami : un sourire qu’il ne pouvait que reconnaitre. C'est pas possible, je n'arrive pas à y croire! Tu es de retour? Celian s’attendait à beaucoup de réactions, mais peut-être pas celle-ci : pas une réaction aussi positive. Adelina avait failli la gifler, elle avait seulement opté pour lui écraser le pied. Quelque peu prit de court, il articula, une légère incompréhension affichée sur son visage : Hum, oui… Hum, je… Moi non plus, je ne m’attendais pas à te revoir ici, ce soir. Je suis rentré, il y a quelques mois à peine en réalité, c’est pour ça que tu n’as pas pu voir avant. L’instant d’après, il s’assit à son côté dans l’herbe. Comme un air de déjà vu.

Celian prit le temps de le détailler : de s’apercevoir que ce dernier était en chaussettes, il devait donc avoir établi un petit campement de base, où il avait posé ses affaires. Il avait un livre avec lui, dont la pénombre lui empêchait de lire le titre et son T-Shirt semblait un poil trop grand pour lui. Tu faisais quoi pendant tout ce temps? T'étais où? Tu te sens bien? Les questions s’enchaînèrent dans la bouche de son camarade. Des questions qui concernaient son départ : quelque part, il s’y attendait. C’était un sujet qu’il ne pouvait éviter. Même s’il aurait préféré en être autrement. Il se pinça l’arête du nez afin de réfléchir à la meilleure formulation qu’il pouvait utiliser pour s’exprimer. Je suis… Je ne sais plus si tu étais courant, mais j’ai été forcé de rentrer à Londres auprès de ma mère, suite au décès de mon père à l’époque. Et j’y suis resté jusque maintenant. Enfin à Londres, je veux dire, pas chez ma mère. De chez elle, j’ai déménagé aussi tôt que j’ai pu être indépendant. Mais j’avais entamé mes études et j’avais besoin de réfléchir sur quelques points, c’est certainement ce qui m’a fait rester là-bas. Le résumé lui semblait être suffisant, assez important aux yeux de Celian. Peut-être pas assez détaillé aux yeux des autres, peut-être parce que ses propres raisons à lui étaient toujours aussi obscure. Puis j’ai eu l’opportunité de diriger mon propre laboratoire et je suis revenu… Est-ce que sans cette opportunité, il n’aurait pas eu le courage de revenir ? Peut-être.

A contrario, je vois que toi, tu es resté à Naples, n’est-ce pas ? Tu viens encore souvent par ici ? Une autre déduction que le Brunet avait tiré et qui voulait signifier tant de choses pour lui. Une petite idée s’allumant dans un coin de sa tête lui disait que cela voulait dire quelque chose de la part de Diego. Un geste pleins de symboles.
Codage par Libella sur Graphiorum


You can see me.
Revenir en haut Aller en bas
Diego GalliniLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3275-diego-la-vie-est-la-vie http://www.ciao-vecchio.com/t3282-diego-vive-l-esperance
ID : MissPatate
Faceclaim : Chris Pine @anat
Messages : 98 - Points : 147

Âge : 37 ans
Métier : A travaillé pendant près de 10 ans en tant que hydrogéologue. Est à présent en quatrième année de séminaire dans le but de devenir prêtre.
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Dim 6 Mai - 22:50 )
Certes, l'absence de Celian, ou plutôt sa disparition avait été très difficilement supportable et compréhensible pour Diego, à l'époque. Mais, à présent, tout ce qui comptait, c'était que son ami d'enfance était de retour, et qu'il n'oserait très certainement pas lui faire le coup de prendre la poudre d'escampette une seconde fois.
Diego affichait donc un large sourire, en venant prendre place à ses côtés, très heureux que la providence les ait réunis, surtout dans cet endroit lourd de souvenirs, lourd de sens et de bonne humeur passée. Il posa soigneusement son livre sur ses genoux, tout en attendant une réponse de la part de son interlocuteur. La nuit commençait à vraiment tomber et bientôt, on n'y verrait plus rien sans lampe torche. D'ailleurs, sous l'étonnement, notre trentenaire avait laissé ses affaires (chaussures et sac) à quelques mètres derrière, sans même s'en soucier.

Celian lui expliqua être rentré il y avait de cela quelques mois, ce à quoi Diego se contenta de sourire, tout en posant de nouvelles questions. Il avait besoin d'explications, comme tout être humain normal. "C'est amusant, quand même, qu'on se retrouve ici, et maintenant. Tu imagines, encore quelques minutes et je serais parti, puisque je ne pourrais plus lire, il ferait trop sombre..." déclara-t-il, naturellement. Il avait cette façon de parler, ou plutôt de s'extasier des joies que lui offrait la vie, de façon si tendre et enfantine, que Celian pourrait bien croire qu'il retrouvait son ami à l'âge auquel il l'avait laissé.

Finalement, son interlocuteur commença à lui expliquer son absence. En effet, il se souvenait du décès du père de Celian... Cela, il l'avait retenu, mais il n'aurait jamais cru que les ponts seraient ensuite entièrement coupés, malgré son départ.

"Un laboratoire? Tu as fait des études de quoi? Vous y faites quoi comme recherches?" demanda finalement Diego, après avoir écouté les explications de son ami retrouvé. Notre séminariste était étonné, parce qu'en vérité, il aurait imaginé Celian mêler travail et plaisir et faire des études pour être astronaute, ou quelque chose comme ça... Ou du moins de la physique afin de s'intéresser en détails aux étoiles, et d'en vivre.

Diego hocha la tête à l'affirmative, avec beaucoup de vivacité, afin de répondre à la question posée. "Oui, je n'ai pas bougé d'ici. Et je viens ici, à chaque fois que j'ai besoin d'un peu de temps pour étudier, ou pour réfléchir... Je me sens à l'aise."
C'était d'ailleurs dans cette clairière qu'il s'était posé, cinq ans plus tôt, à l'ombre d'un arbre et qu'il avait pris, tout en contemplant la nature et les beautés l'entourant, la décision qui avait changé sa vie. Et quand les doutes venaient s'immiscer ou qu'il avait besoin de solitude, il n'avait pas trouvé meilleur endroit afin d'assouvir ses besoins.


la vie est la vie
La vie est beauté, admire-la. ▬ La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. La vie est une chance à saisir, une beauté à admirer, une béatitude à savourer.
Revenir en haut Aller en bas
Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3187-celian-le-monde-est-plein-de-c http://www.ciao-vecchio.com/t3233-celian-l-extraordinaire-est-une-chose-le-mystere-en-est-une-autre
ID : ChouxLy
Faceclaim : Benedict Cumberbatch + © Evie + © LittlePenquin1992 + © fuckyeahsherlockmolly
Messages : 84 - Points : 195

Âge : 36 ans à boire du thé à 17h précises (24/12/1981)
Métier : Directeur d'un laboratoire de recherches pharmaceutiques. C'est son hommage personnel et caché à son paternel dévoré par la maladie
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Mar 8 Mai - 23:07 )
Quelle surprise !

Le hasard : une variable, un détail dans l’univers qu’on ne pouvait contrôler, que Celian ne pouvait contrôler, mais qui parvenait toujours à le surprendre. Il n’était pas nostalgique le Brunet et pourtant c’était un sentiment de ce genre qui l’avait poussé à revenir dans cette clairière précisément pour, à la base, observer les étoiles. Une chose qu’il n’avait plus faite depuis son départ de Naples à l’aube de ses 17 ans. Il avait désigné Londres comme n’étant pas un bon spot d’observation : entre les bruits et les lumières de la ville, l’observation n’était pas des plus faciles. Le seul point d’intérêt était l’observatoire royal de Greenwich qui aurait pu rendre le cadre plus propice, plus idéal, plus potable. Aujourd’hui, il lui suffisait d’emprunter un chemin qu’il connaissait par cœur, un chemin qu’il avait emprunté une centaine de fois alors qu’il faisait le mur, un chemin que sa mémoire pouvait reconstituer les yeux fermés. Un chemin qui le menait directement jusqu’aux conditions les plus favorables d’observation au plus près de la ville italienne. Au plus près d’un ami d’enfance qui l’accompagnait à chacun de ses périples. Qui avait fini par développer la même passion pour les étoiles et l’astronomie au travers des récits de Celian. Au travers des récits qu’il ne cessait de ressasser. Le Brunet s’était demandé plus d’une fois s’il ne l’embêtait avec tout cela, mais il en redemandait à chaque fois : il était toujours le premier à sortir faire le mur, à vouloir faire le mur. Et ce simple geste avait été à l’époque une grande preuve pour Celian, lui qui n’avait jamais eu de réels amis, avant Diego, avant Enoch, avant Adelina et Allessandro. Pour d’autres ce n’était pas grand-chose, pour lui c’était plus que suffisant. Et quelque part au fond de lui, Celian l’enfant était heureux de revoir Diego, cet ami. C'est amusant, quand même, qu'on se retrouve ici, et maintenant. Tu imagines, encore quelques minutes et je serais parti, puisque je ne pourrais plus lire, il ferait trop sombre... Tout son contraire : le scientifique était venu chercher cette obscurité intentionnellement. Inspiré par ce sourire presque contagieux, il lui en décrocha un. Diego avait cette façon d’être, de profiter de chaque instant, de s’émerveiller de tout. A son contraire, à nouveau. Alors que moi j’ai cherché cette obscurité pour mieux les observer. Dit-il en désignant d’un mouvement de main le ciel. Mais cela Diego avait déjà dû le deviner. Ou peut-être pas.

Celian se lança ainsi dans une partie de l’explication de son départ et de son absence de nouvelles. Une explication qui sonnait toujours aussi mystérieuse, aussi creuse sur ses propres intentions, au fur et à mesure qu’il l’expliquait. Au fur et à mesure qu’il la ressortait. Un laboratoire? Tu as fait des études de quoi? Vous y faites quoi comme recherches? Un choix de parcours qui avait été clairement été dicté par un fait de vie marquant pour lui. La mort de son père. Beaucoup d’éléments tournaient autour en réalité. Un labo de recherches pharmaceutiques : notre job c’est de développer les nouveaux médicaments de demain contre certaines maladies afin de sauver le plus de personnes possibles. Essayer de briser le moins de familles possibles. Son but caché. Qu’aucun n’autre ne revive la même chose que lui. Que personne ne subisse la perte d’un membre de sa famille. Finalement, Celian finit par s’enquérir à demi-mots de la situation de son ancien ami d’enfance. Oui, je n'ai pas bougé d'ici. Et je viens ici, à chaque fois que j'ai besoin d'un peu de temps pour étudier, ou pour réfléchir... Je me sens à l'aise. Pour étudier ? L’information n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd et il fit très rapidement le lien entre le livre qu’il tenait et ses études. Ce fameux livre qu’il ne pouvait plus lire à cause de l’obscurité. Je ne pensais pas que tu venais encore ici après tant d’années. Presque comme un détail insignifiant auquel son ancien camarade avait pourtant donné de l’importance. Pourquoi ?

Pourtant, quelque chose lui semblait être perturbant : comme une tension dans l’air que lui seul pouvait saisir et qui ne concernait peut-être que lui-même. Sa franchise reprit le dessus et il eut comme un besoin de crever cet abcès qu’il soit imaginaire ou non. Qu’il soit uniquement pour lui ou qu’il soit partagé. Diego, si tu as quelque chose à dire ou à me demander à propos de mon départ, fais-le tout de suite ça sera beaucoup plus simple. Ce n’est malheureusement qu’en quittant ses lèvres, qu’il se rendit compte de la maladresse et de la brutalité de ses propres paroles. Il se pinça l’arête du nez, cherchant un moyen d’exprimer sa pensée sans qu’il puisse pour autant le prendre mal. Pardon, ce n’est pas ce que je voulais dire. Je sais que mon silence n’était pas la décision la plus intelligente que j’ai prise lors de mon départ, on me l’a déjà fait remarquer. Et je m’en excuse auprès de toi. Je suis désolé. Adelina lui avait appris quelque chose la dernière fois, elle lui avait appris à s’exprimer auprès de ces peu de personnes qui avaient été dans sa vie avant son départ. Adelina était certainement en grande partie, celle qui avait permis à la gentillesse de Celian de s’exprimer. Mais j’ai besoin que tu sois direct avec moi. Sinon je ne me sentirai jamais avoir le droit de te demander comment tu vas, ce que tu deviens, ce que tu as fait durant toutes ces années, dans quoi tu travailles… Même si ça je pourrais en avoir une idée. Il devait faire taire cet esprit de déduction, ce n’était clairement pas le moment. Ou toutes les autres sortes de questions qu’un ami est censé poser. J’ai besoin de savoir si j’ai toujours ce droit d’être ton… Ton ami… Un mot qui sonnait presque encore bizarre lorsqu’il l’exprimait.
Codage par Libella sur Graphiorum


You can see me.
Revenir en haut Aller en bas
Diego GalliniLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3275-diego-la-vie-est-la-vie http://www.ciao-vecchio.com/t3282-diego-vive-l-esperance
ID : MissPatate
Faceclaim : Chris Pine @anat
Messages : 98 - Points : 147

Âge : 37 ans
Métier : A travaillé pendant près de 10 ans en tant que hydrogéologue. Est à présent en quatrième année de séminaire dans le but de devenir prêtre.
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Mer 9 Mai - 11:39 )
Assis sur l'herbe, Diego s'amusait à jouer des pieds dans les herbes folles, faisant passer celles-ci entre ses doigts, exercice compliqué en chaussettes, mais c'était une petite manie qu'il ne pouvait s'empêcher de mettre en oeuvre dans ces circonstances. Il suivit le doigt son ami, indiquant le ciel, et poussa un soupire. Il se souvînt du bon temps passé à regarder ensemble les étoiles... Et Celian était très érudit en la matière, il connaissait tout, alors que Diego, lui, s'amusait bêtement à donner des noms débiles à chacun des astres. Mais au fond, il retenait tout ce que lui expliquait son ami et était capable de le restituer à chaque rencontre.

Diego acquiesça d'un signe de tête lorsque Celian lui expliqua son travail actuel. "C'est une bonne idée!" s'exclama-t-il. Et il n'avait pas de doute que son interlocuteur était sincère dans la démarche, même si l'on disait énormément de mal des laboratoires pharmaceutiques, notamment qu'ils ne s'intéressaient qu'aux bénéfices et nullement à la santé des malades.
C'était amusant, encore un drôle de hasard. Celian avait décidé de soigner les corps, en quelques sortes, alors que Diego voulait soigner les âmes.

Puis, subitement, il fut surpris des paroles de son ami. Il hocha finalement la tête. Effectivement, il valait mieux mettre les choses au clair, afin de partir sur de bonnes bases. Diego n'en avait pas totalement besoin, acceptant le présent qui lui état offert par le retour de son ami d'enfance, mais Celian avait l'air de le demander pour se rassurer.
Le séminariste poussa un large soupire, cherchant ses mots l'espace de quelques secondes.

"Et bien... A vrai dire, je t'en ai voulu après ton départ... Beaucoup, même terriblement. J'avais tellement besoin que tu sois là, t'étais bien le seul à qui je pouvais raconter certaines choses...J'avoue que je me suis senti seul et... vulnérable." Il pensait à cette agression qu'il avait subie et cachée à tout le monde, bien sûr, entre autres faits divers. Il n'avait pas voulu le dire à ses soeurs, ni à son petit-frère. Encore moins à ses parents. C'était peut-être de l'orgueil mal placé ou de la vanité, mais à son meilleur ami, il aurait pu en parler.
"Et puis, je me suis dit que... Enfin, t'étais parti et t'as donné aucune nouvelle, alors au départ, j'ai pensé que c'était parce que je n'avais jamais eu d'importance à tes yeux...Que notre amitié, elle n'était qu'unilatérale." finit-il par avouer. Comme deux plus deux font quatre, c'était l'explication la plus logique pour son jeune esprit de l'époque. Mais la vérité était tout autre : chacun gérait différemment son deuil; il l'avait compris que plus tard.
"Mais maintenant..." déclara-t-il en souriant avec joie et sérénité, posant une main sur l'épaule de son interlocuteur. "Tu es là, tu t'es excusé, alors, je te pardonne. En vrai, cela fait longtemps que je t'ai pardonné ce manque de nouvelles. On reste amis comme avant? Je serais stupide de persister à t'en vouloir. Ce qui est fait est fait... On va devoir rattraper le temps perdu, c'est certain, mais on le fera tranquillement, non?" C'était très enfantin comme façon de dire les choses, mais c'était la vision nette et claire de Diego. Il n'y avait pas là une faute si difficile à pardonner. Au contraire, notre trentenaire était ravi d'avoir retrouvé Celian, en espérant ne pas le perdre de sitôt.

"Alors..."
commença-t-il, le regard pétillant de malice. "Tu as dit que tu pourrais avoir une idée de ce que je suis devenu? Je t'écoute, essaye de deviner!" s'exclama-t-il. Il y avait peu de chance que Celian y pense... Dans son adolescence, Diego n'avait rien à voir avec la religion, complètement rien.


la vie est la vie
La vie est beauté, admire-la. ▬ La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. La vie est une chance à saisir, une beauté à admirer, une béatitude à savourer.
Revenir en haut Aller en bas
Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3187-celian-le-monde-est-plein-de-c http://www.ciao-vecchio.com/t3233-celian-l-extraordinaire-est-une-chose-le-mystere-en-est-une-autre
ID : ChouxLy
Faceclaim : Benedict Cumberbatch + © Evie + © LittlePenquin1992 + © fuckyeahsherlockmolly
Messages : 84 - Points : 195

Âge : 36 ans à boire du thé à 17h précises (24/12/1981)
Métier : Directeur d'un laboratoire de recherches pharmaceutiques. C'est son hommage personnel et caché à son paternel dévoré par la maladie
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Lun 14 Mai - 23:07 )
Quelle surprise !

Le Brunet n’avait pas oublié son ami d’enfance : Diego, celui qui était capable de supporter Celian des heures entières à disserter sur l’astronomie. Des heures entières à observer les étoiles avec lui, à partager cette passion qui avait été un secret bien gardé durant un long moment et pourtant ne jamais retenir un seul nom. Ou du moins, c’était ce que le Brunet croyait au début, son ami s’amusant à chaque fois à donner des noms improbables à chacune des constellations. Il se retrouvait toujours à le corriger presque inconsciemment alors qu’à chaque fois, Diego lui disait que c’était pour rire. Au début, Celian n’y avait guère cru, pensant que c’était juste une façon détournée pour se moquer de lui, pourtant la sincérité de son ami n’avait pu que lui frapper au visage en remarquant à chaque fois tous les détails que Diego avait pu enregistré par rapport à ce qu’il avait dit. Depuis, il n’avait plus jamais douté de sa sincérité, il n’avait plus jamais eu aucune gêne à lui demander de faire le mur et de l’accompagner dans cette clairière, leur poste d’observation. Peut-être cela coïncidait-il avec le moment où il avait commencé à le considérer comme un réel ami ? L’instant d’après, le scientifique lui expliqua son mode de vie, son métier et sa façon de voir les choses dans le domaine de la recherche. Sous ses airs de logisticien et de réaliste inégalable, sa vision de sa profession était d’une certaine utopie. Il connaissait la représentation que les personnes pouvaient avoir de la recherche pharmaceutique : mais son but personnel, son but en tant que directeur de labo était d’aider ces mêmes personnes. D’avancer afin qu’ils puissent ne plus perdre aussi tragiquement leurs proches, comme il en avait été la victime. Et il avait à cœur que toute son équipe soit dans le même état d’esprit. C'est une bonne idée! Un léger sourire apparut sur ses lèvres : sa réaction ne l’étonnait guère, Diego n’était pas comme tous les autres, et le voir approuver, comprendre et respecter son choix lui mit un certain baume au cœur sans qu’il puisse pourtant comprendre comment, ni pourquoi.

Pourtant, l’instant d’après, Celian se sentait obligé de crever cet abcès qui n’existait que pour lui, que dans son propre esprit. Mais dans un sens, il se sentait obligé de connaître les sentiments à défaut d’arriver à les lire et à les comprendre par lui-même. Diego faisait parti de ce petit cercle de personnes à qui, il s’était attaché sans s’en rendre compte : Enoch, Allessandro, Adelina et lui. Il avait ce réel besoin de comprendre. Quelque part était-ce aussi sa manière, très maladroite, d’essayer de se faire pardonner pour son attitude et son absence. De lui laisser un espace pour s’exprimer, voir même le haïr l’espace d’un moment si cela pouvait le soulager. Son ami d’enfance faisant parti de ce cercle si restreint, il avait besoin de savoir s’il pouvait justement encore l’appeler son ami. Semblant comprendre sa démarche et l’espace de parole qu’il souhaitait lui laisser, son aîné hocha la tête avant de sembler chercher ses mots. Et bien... A vrai dire, je t'en ai voulu après ton départ... Beaucoup, même terriblement. J'avais tellement besoin que tu sois là, t'étais bien le seul à qui je pouvais raconter certaines choses...J'avoue que je me suis senti seul et... vulnérable. Même s’il s’attendait à ce genre de réaction, à ce genre de discours, cela ne l’empêchait pas de lui faire mal. D’être beaucoup plus touché qu’il n’aurait pu l’imaginer. Pour la deuxième fois, remettant en doute sa prise de décision désastreuse. Il savait diriger une équipe et choisir les axes de recherches qui lui paraissaient le plus pertinent. Par contre, lorsqu’il s’agissait de sa vie et de l’impact qu’il pouvait avoir sur les autres, il ne savait plus rien faire.

Mais en attendant d’avoir cette solution, il ne broncha pas jusqu’à la fin de son monologue : Et puis, je me suis dit que... Enfin, t'étais parti et t'as donné aucune nouvelle, alors au départ, j'ai pensé que c'était parce que je n'avais jamais eu d'importance à tes yeux...Que notre amitié, elle n'était qu'unilatérale. S’il le pouvait, il se donnerait une bonne claque mentale : comment avait-il pu inculquer cette idée ? Son incompréhension le faisait tout de même prendre conscience de sa bêtise : et il avait eu besoin de se le prendre en pleine tronche pour arriver à cette conclusion. Mais maintenant... Tu es là, tu t'es excusé, alors, je te pardonne. En vrai, cela fait longtemps que je t'ai pardonné ce manque de nouvelles. On reste amis comme avant? Je serais stupide de persister à t'en vouloir. Ce qui est fait est fait... On va devoir rattraper le temps perdu, c'est certain, mais on le fera tranquillement, non? Alors que Diego avait posé sa main sur son épaule, Celian avait relevé le regard pour croiser ce sourire infatigable, cet mine presqu’encore enfantine qu’il était capable d’aborder. Et pour la première fois depuis longtemps, il lâcha un très léger rire. Idiot, c’est moi qui ai toujours cru étant gamin que c’était unilatéral… Sérieusement comment t’as fait pour un jour te dire qu’être ami avec quelqu’un qui ne parlait que d’astronomie, c’était sympa ?! C’était sa façon de lui dire qu’il comptait. Ok, faisons comme ça alors, même si je n’ai pas été un très bon ami, je le reconnais. En tout cas, je… Merci. Merci pour… Hum… Pour… Voilà. Celian n’avait jamais été à l’aise avec ce genre de discours. Merci pour ton amitié. Merci pour ton pardon. Merci pour ta compréhension. Merci pour tout.

Au grand bonheur du Brunet, Diego changea de sujet : Tu as dit que tu pourrais avoir une idée de ce que je suis devenu? Je t'écoute, essaye de deviner! Peut-être s’était-il un petit peu trop avancé sur ce chemin, cherchant un moyen de détourner la conversation par avant et pourtant ce simple défi remis en marche la marche. D’accord, savoir ce que tu es devenu, était peut-être un peu présomptueux. Toujours est-il que tu m’as dit venir ici comme dans un refuge. Un refuge qui te sert également à étudier, tu l’as dit juste avant. Vu notre âge, je pense pouvoir affirmer sans me tromper que c’est une reconversion professionnelle : une reconversion où les autres en ont rien à faire des gens qui se promènent en chaussettes. Je pense que si je lisais le titre de ce livre, j’aurais le fin mot de l’histoire, n’est-ce pas ? Sortant son portable de sa poche, il alluma sa lampe de poche, venant en aide au peu de lumière encore présente. Un soutien pouvant peut-être enfin révéler le fin mot de cette déduction…
Codage par Libella sur Graphiorum


You can see me.
Revenir en haut Aller en bas
Diego GalliniLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3275-diego-la-vie-est-la-vie http://www.ciao-vecchio.com/t3282-diego-vive-l-esperance
ID : MissPatate
Faceclaim : Chris Pine @anat
Messages : 98 - Points : 147

Âge : 37 ans
Métier : A travaillé pendant près de 10 ans en tant que hydrogéologue. Est à présent en quatrième année de séminaire dans le but de devenir prêtre.
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le Jeu 17 Mai - 14:35 )
Diego était absolument heureux de revoir son ami, si bien que toute l'amertume qu'il avait pu ressentir à son égard, déjà envolée avec les années, avait fini par complètement disparaître. Il poussa un large soupire et sourit avec gentillesse à Celian, tandis que celui-ci lui expliquait ce qu'il en était jusqu'à présent. Puis, ce fut au tour de Diego de s'expliquer, de dire ce qu'il en pensait et ce qu'il avait pu vivre ces dernières années. Enfin, ces dernière décennies. C'était bizarre, mais c'était comme s'ils ne s'étaient pas quittés aussi longtemps, comme si c'était normal de se retrouver dans cette clairière et qu'au fond, ils avaient toujours été voués à se revoir par ici.

Il poussa un soupire face à la réplique de son interlocuteur. Alors, ainsi, l'autre aussi avait pensé exactement la même chose ? Et bien, voilà quoi mènent les non-dits, à des quiproquos absurdes, ou chacun se croit victime, alors qu'il n'est question que de bons sentiments. "Bah je sais pas, t'étais cool. Chacun sa passion. "s'exclama-t-il en riant, alors que l'autre le remerciait. Mais pour quoi, au fond? Pour ne pas le laisser tomber, pour accepter son amitié? Il n'y avait rien qui méritait remerciement de la part de Celian. "Bon, je sais que c'est pas trop ton truc, mais..." Et sur ces mots, il se pencha pour venir serrer son ami dans ses bras, dans une accolade amicale. Tout le monde avait connu Diego très tactile, à faire des batailles de bisous avec ses frères et soeurs, alors Celian ne serait pas plus étonné que cela. Du moins, Diego espérait qu'il ne prendrait pas peur et ne s’enfuirait pas de nouveau pour des années après ce geste de tendresse et de douceur.

Il s'amusa ensuite gentiment de la vanité de son ami en le mettant au défi de découvrir ce qu'il était devenu. "Et oui, tu as raison, on peut dire que j'ai fait un revirement professionnel." déclara-t-il. Il rit face à la remarque concernant ses chaussettes."On est pas tous en chaussettes dans les champs, je te rassure! Mais j'aime me mettre à l'aise par ici!" s'exclama-t-il en riant de plus bel, tendant le livre à son ami afin qu'il puisse en lire le titre. C'était un ouvrage de philosophie. Car comme on dit, un peu de philosophie fait douter de la Foi que l'on a, beaucoup de philosophie la consolide. C'était un pourcentage majeur de ses cours au séminaire. Mais il doutait que Celian puisse faire le rapprochement, car il n'avait jamais connu Diego catholique. Il sourit donc simplement, haussant les sourcils, attendant les propositions de son interlocuteur, qui ne manquerait pas d'avoir de nombreuses idées.

[HJ : désolée, c'est assez court ]


la vie est la vie
La vie est beauté, admire-la. ▬ La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. La vie est une chance à saisir, une beauté à admirer, une béatitude à savourer.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Celian ~ Quelle surprise ! ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Celian ~ Quelle surprise ! -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples