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- [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela -

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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Dim 6 Mai 2018 - 0:07 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

En cette fin de matinée, Celian s’était retiré dans son bureau afin de réfléchir à une nouvelle piste de recherche. Une idée potentielle qui lui était venue en discutant en équipe avec ses collègues. Installé face à son bureau, les yeux rivés sur son écran d’ordinateur, il lisait en diagonale un article sur le sujet, afin d’évaluer l’intérêt et la pertinence de ce dernier pour pouvoir enclencher une analyse et une lecture plus fine et plus approfondie. Faisant une légère moue, il soupira, levant les yeux au ciel avant de jeter le document dans la corbeille : comment ce genre de torchon pouvait-il être publié ? Il n’avait fait que de le survoler, mais il avait pu au moins repérer plusieurs fautes rédhibitoires de méthodologie. Quatre pour être des plus précis. Que lui réservait la suite de ce papier s’il l’avait lu jusqu’au bout dans tous ses détails ? Jamais il n’aurait pu laisser passer ce genre de choses. Jamais il n’aurait laissé un tel torchon sortir en publication dans cet état-là, avec si peu de rigueur. Comment ces soi-disant scientifiques voulaient être utiles dans une quelconque avancée en menant leurs recherches de cette façon ? Il ne comprenait tout simplement pas. Secouant la tête encore abasourdi par ce genre d’erreurs, son téléphone portable posé à son côté se mit à vibrer une nouvelle fois. Attrapant l’objet en question d’un geste, il déverrouilla son smartphone en saisissant de manière machinale le code d’accès. Ce n’était pas la première fois qu’il l’alertait d’une nouvelle notification en cette matinée, la liste était même longue. Il fit ainsi défiler cette dernière, elle contenait : des rappels par rapport à ses réunions de l’après-midi qui serait chargée, des e-mails personnels que ce soit des publicités sans intérêt ou des mails administratifs ou personnels. Il les fit disparaître aussi rapidement qu’il les lut. Sans grand intérêt. Alors que le dernier sms qu’il avait reçu, allait subir le même sort : la faute à un numéro qu’il n’avait pas enregistré et qu’il ne connaissait pas, il s’arrêta portant dans son geste, quand le corps du message attira son regard. Ce numéro appartenait à une certaine Anabela, qui était une amie d’Adelina. Leur amie commune semblait être quelqu’un d’important pour la fameuse Anabela et elle souhaitait le rencontrer. Rencontrer le fameux meilleur ami d’Adelina.

A l’évocation de ce statut qu’il occupait, le souvenir de leurs retrouvailles remontèrent dans sa mémoire : la façon dont ils s’étaient quittés et la façon dont il avait encore tout fait foirer. La jeune femme lui avait confié quelque chose ressemblant à des sentiments et il avait été incapable de lui répondre. Incapable de comprendre pourquoi ces sentiments lui étaient redirigés. Incapable de prononcer un mot, la gorge serrée, comme effrayé par ses propres sentiments, par quelque chose qu’il ne pouvait contrôler. En y repensant, il se mettrait encore une claque mentale s’il le pouvait, à l’encontre de son attitude. Il savait qu’il avait foiré, il avait fait pleurer son amie : celle qu’il avait eu à cœur de protéger, il l’avait blessé. Verrouillant son téléphone, il le reposa sur son bureau, la vitre contre ce dernier, afin de cacher cet écran de notifications de sa vue. Il se pinça l’arête du nez par la suite. Il n’avait aucune idée de qui était cette jeune femme, pourtant il avait l’intuition que refuser cette rencontre ne pourrait que blesser un peu plus, Adelina et cela n’était pas son but recherché. Au contraire, il devrait essayer de se racheter. Le dîner proposé ayant été une autre de ses mauvaises idées, il se ravisa à accepter afin de ne pas aggraver son cas. A ne pas être plus en tort qu’il ne l’était déjà. Dans un geste déterminé, il lui répondit qu’il était disponible ce soir et d’un commun accord, ils se donnèrent tous les deux rendez-vous dans un bar de Naples, afin d’aller boire un verre autour d’une discussion. Il lui avait affirmé qu’il ne buvait pas, pas une seule goutte d’alcool, mais pourtant cela ne changea pas les plans de la jeune femme. La logique dans son comportement lui échappant totalement, il avait laissé un nouveau soupir avant de laisser tomber. Peut-être comprendrait-il plus tard, ou même jamais.

Toujours est-il qu’une fois sa dernière réunion achevée, il verrouilla la porte du laboratoire derrière lui, avant de se diriger en plein centre-ville pour rejoindre cette fameuse Anabela qu’il devait rencontrer ce soir. Il ne savait même pas à quoi, elle ressemblait, ce qui était tout à fait préjudiciable pour la retrouver dans la foule qui était déjà présente dans l’établissement. N’ayant pas de concert ce soir, l’établissement gardait ses airs de bar décontracté : une ambiance dont il n’avait pas l’habitude, lui qui ne buvait pas et n’avait donc que très peu de raisons de se déplacer ici. Ou du moins dans ce genre d’endroits. Il le faisait parfois lorsqu’il était forcé de participer à ces soirées pour souder les ranges, les équipes, les collègues. Ils étaient presque littéralement obligés de le traîner pour qu’ils les accompagnent et non pas de son propre plein gré. Sortant son portable de sa poche, il vérifia qu’un indice ne s’était pas glissé dans ce dernier. Il prit l’initiative de lui signaler qu’il l’attendait dehors, autant ne pas montrer à tout le monde qu’il n’était pas très bien assuré. Ou du moins pas tout de suite. En attendant, son regard cherchait inconsciemment le visage de quelqu’un qu’il ne connaissait absolument pas. Exactement comme s’il cherchait une aiguille dans une botte de foin…
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Dernière édition par Celian Andrei le Sam 15 Déc 2018 - 16:17, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Lun 7 Mai 2018 - 3:18 )
On voit les maux d'autrui d'un autre œil
que les siens.
Je ne suis pas certaine de savoir si je dois le faire ou non. J'ai pris le numéro de téléphone de l'ancien meilleur ami d'Adelina afin de le contacter pour le rencontrer. La raison ? Elle a déjà bien assez souffert à cause de lui alors il est hors de question qu'il lui fasse à nouveau du mal. Seulement, je ne suis pas fière d'avoir pris son numéro de cette façon, mais c'est fait. À présent, je me demande ce que je pourrais lui écrire afin qu'il accepte de me voir. Après tout, il ne me connaît pas, il n'a pas mon numéro et puis, il ne m'a jamais vu, du moins, je crois. Peut-être est-il friand de défilé de grandes marques, mais j'en doute. Alors que je pousse un soupire, je sais que tant que je ne lui aurais pas envoyer un message, je ne serais pas concentrée de la journée, je n'arriverais pas à penser à autre chose. De ce fait, je me dis qu'il faut que je lui envoie un texto tout de suite afin que cela soit fait et que je passe à autre chose, mais surtout que je pense à autre chose. M'emparant de mon iPhone, je me rends dans mon répertoire et je cherche le prénom du meilleur ami d'Adelina. Enfin, son ancien meilleur ami. Une fois trouvé, puisque la lettre « C » se trouve au début de l'alphabet, je ne sais pas quoi écrire. Peut-être va-t-il penser que je suis une psychopathe… Ce qui n'est pas le cas, rassurez-vous. Hésitant encore durant plusieurs secondes, je termine par taper sur mon écran, avant d'appuyer sur envoyer.
« Celian, je m'appelle Anabela et je souhaite vous rencontrer. Je suis une amie proche d'Adelina et je voudrais vous voir afin de parler de vos intentions à son égard. J'aimerais réellement discuter avec vous. J'espère que vous accepterez cette rencontre. Anabela. »
Une fois envoyé, je pars finalement pour ce que je désirais faire aujourd'hui : me rendre à l'hôpital. Pour de nombreuses personnes, je suis à Naples pour me reposer après plusieurs années difficiles, notamment par les tournages de la télénovéla dans laquelle je joue, mais également par mon divorce. Il est vrai que les deux dernières années ont été rudes, mais j'essaye de me reconstruire ici, à Naples. Si au début, je songeais ne rester que quelques mois, aujourd'hui, je pense rester ici pour de nombreuses années afin de tout recommencer. Par contre, je commence à m'ennuyer ferme. Je voudrais trouver un emploi, mais pour le moment, je ne suis pas décidée sur ce que je désire faire. J'ai été mannequin alors que j'avais dix-sept ans, puis actrice et maintenant, je me cherche. J'aime faire de nombreuses choses, mais je n'excelle en rien. Cependant, je suis engagée dans de nombreuses causes qui me tiennent évidemment à cœur. Me rendre à l'hôpital pour voir les enfants n'est pas nouveau pour moi. Je le faisais déjà à Lisbonne, puisque je désirais devenir mère et j'ai su que cela serait impossible. Cette découverte m'a énormément changé, mais surtout, elle a provoqué mon divorce. Mon époux que j'aimais tant m'a affirmé qu'il ne me reconnaissait pas, alors, il n'a pas voulu que l'on reste ensemble. Je ne peux pas lui jeter la pierre puisqu'effectivement, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Avec cette dépression, mes parents ont évoqué l'idée de me reposer à Naples puisque nous y avons une villa avec plage privée qui donne sur la mer. J'ai accepté, mais le fait est que je ne veux plus partir. De ce fait, je fais de nombreuses choses pour les personnes mises de côté par la société. Je sers à manger aux SDF, je fais des collectes de vêtements pour les personnes n'ayant pas les moyens de s'en offrir, et bien d'autres choses encore. Je fais également beaucoup de sport, parce que j'aime me défouler, puis j'aime savoir me défendre et cela permet également de tuer le temps sans vouloir boire une seule goutte d'alcool. D'ailleurs, depuis la fusillade, j'ai décidé d'arrêter toutes boissons alcoolisées, seulement voilà : j'ai donné rendez-vous à cet homme dans un bar très fréquenté. La raison ? J'espère qu'il se confiera plus facilement avec un petit coup dans le nez, qui sait…

Ma journée se déroule relativement bien alors que je suis heureuse au milieu de ses enfants bien qu'ils soient malades. Je sais bien que certains ne seront plus là dans quelque temps et c'est pour cette raison que je désire leur faire oublier leur maladie, même si cela n'empêchera rien. Cela me touche bien sûr, mais je pense qu'ils ont besoin de ne plus penser à tout cela, je pense qu'ils ont besoin de se considérer comme de simples enfants qui prennent le temps de s'amuser. Je pense sincèrement que ses enfants sont plus courageux que de nombreux hommes, ils sont très forts. Leur ténacité m'impressionne, et je suis extrêmement fière d'eux. J'avoue que si je viens les voir, c'est également parce que je sais que je ne peux pas avoir d'enfants alors, je compense en venant leur rendre visite. Je n'oublie évidemment pas qu'ils ont des parents, d'ailleurs, je parle avec la plupart d'entre eux. Je peux passer des heures ici à rire et m'amuser avec ses petits anges, mais j'ai des choses à faire et notamment, je dois rencontrer Celian. Lorsque je m'en vais pour me rendre à notre rendez-vous, je fais un dernier signe de la main aux enfants avant de prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur. Je n'ai rien contre, seulement, j'aime garder la forme et je suis une bonne sportive alors, lorsque je le peux, j'évite de me faciliter la vie. Puis quelques étages n'ont jamais tué personne, du moins je crois. Alors que je tourne la clef pour mettre le contact et que je suis attachée, je m'en vais pour rejoindre notre lieu de rendez-vous : un bar. Je me gare rapidement non loin de celui-ci alors que je réalise que nous avons convenu de nous retrouver devant le bar, puisque de toute façon, il doit être plein à craquer. Une fois ma voiture verrouillée, je me rends compte que j'aurais dû lui demander comment il est habillé, ou je ne sais quoi pour savoir de qui il s'agit. Alors que je porte un pantalon en cuir noir ainsi qu'un top blanc, de jolis mocassins et une veste en cuir également, je m'arrête devant l'homme dont je suis certaine qu'il s'agit de Celian. « Bonsoir. Je suis Anabela, l'amie d'Adelina. Je vous remercie d'avoir accepté de me voir. » Je ne sais pas si je dois lui tendre la main pour qu'il la sert ou si je dois lui faire la bise, alors je me contente de croiser les bras, lui souriant légèrement, et restant tout de même assez distante, bien que je sois certaine qu'il s'agit de la bonne personne.
Pando


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Dernière édition par Anabela Laranjeira le Mer 29 Aoû 2018 - 23:17, édité 3 fois
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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Jeu 10 Mai 2018 - 23:08 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

Connaître vos intentions : c’était peut-être la phrase qui avait fait basculé son intérêt. Qui avait capté son attention alors même que Celian était sur le point de détruire un message en provenant d’un numéro qu’il ne connaissait pas. Ses intentions envers Adelina : cette remarque lui avait fait un arquer un sourcil, ravivant le souvenir mitigé qu’il portait encore en lui au sujet de leurs retrouvailles. Une partie de lui-même avait été heureux de la revoir, du fait de leur passé si proche et si commun qu’ils avaient pu avoir, de cette amitié si particulière qu’ils avaient. Adelina avait su voir au travers de la carapace de Celian, elle avait su s’immiscer jusqu’à son cœur pour lui faire voir sa propre gentillesse qui ne demandait qu’à être exposée. Qui ne demandait qu’à être connue. De tous et de lui-même à la fois. Alors pourtant qu’une autre partie de lui-même ne pouvait oublier qu’il avait blessé la jeune femme. Encore une fois. Ces souvenirs étaient comme un rappel de sa propre incompétence : une incompétence à voir les sentiments et plus particulièrement à les comprendre. Une incompétence à savoir les assumer et à savoir les gérer. La première fois, elle avait failli se suicider par sa faute. Parce qu’il n’avait pas été présent, au moment où elle avait eu le plus besoin de lui. Il avait préféré se terrer dans son silence et dans son amour propre blessé, au lieu de passer outre. Même s’il était celui qui l’avait sauvé aussi, en écoutant son message, en y comprenant le message de désespoir à l’intérieur et en appelant les secours pour elle. Il n’y avait rien d’un acte ou d’un geste héroïque, au contraire, c’était le moins qu’il puisse faire pour se rattraper et pour faire taire cette culpabilité qui le rongeait. Qui l’avait rongé et qui parfois encore le rongeait encore. Cette même incompétence l’avait poursuivi jusque vingt ans plus tard, alors qu’il était à nouveau responsable des blessures de la jeune femme. Il se demandait parfois s’il méritait autant l’estime qu’Adelina lui portait. S’il méritait son pardon à chaque fois qu’elle le lui donnait. A nouveau, elle avait rattrapé la situation pour lui, lui disant qu’elle ne souhaitait pas le perdre, ni lui ni son amitié, malgré ce malentendu. Malgré cette incompréhension. Malgré l’incompréhension de son ami. Il en venait même à se demander s’il méritait cette amitié qu’elle lui confiait en fermant les yeux. Celian ne se voyait donc pas refuser une rencontre avec son amie. Ce serait très certainement encore enchaîner les maladresses pour lui. C’est ainsi que lui-même et la mystérieuse Anabela convinrent du bar dans lequel ils se retrouveraient. Celian était très mauvais pour programmer ce genre de sortie ou de rencontre, le sous-titre le décrivant pouvait être au choix, il avait suivi l’avis et le conseil de la jeune femme. Dans tous les cas, le Brunet ne serait pas à l’aise, pas à sa place, alors autant faire croire le plus longtemps possible qu’il y connaissait quelque chose. Ce qui n’était clairement pas le cas.

Précédent la jeune femme de quelques minutes, il lui signala qu’il était déjà présent. Il avait eu le temps de rentrer très rapidement chez lui, histoire de changer de chemise, d’opter pour sa chemise bordeaux foncé et d’être présentable, avant de reprendre le chemin du centre-ville. Il ne savait pas le moins du monde, à quoi elle ressemblait : il observait les gens du coin de l’œil, plus particulièrement ceux qui cherchaient quelque chose du regard avant d’entrer à l’intérieur. Pourtant, il était bredouille à chaque fois. Il n’avait pas l’impression qu’elle était déjà passée. Ou du moins qu’elle était passée devant lui sans le voir. Celian n’eut pas beaucoup plus longtemps à attendre avant de voir une silhouette s’arrêter auprès de lui. Il avait pu deviner sans aucun mal que la jeune femme devait être la fameuse amie qu’il attendait. La Blondine fut d’ailleurs la première à prendre la parole : Bonsoir. Je suis Anabela, l'amie d'Adelina. Je vous remercie d'avoir accepté de me voir. Ses déductions furent confirmer par cette simple présentation. Le Brunet se demandait toujours quels étaient les indices qui avaient pu lui permettre de savoir qu’il était bien la personne qu’elle cherchait. Faisait-il réellement aussi décalé avec le décor ? Serait-ce dû au fait que ce genre d’endroit n’était pas du tout sa tasse de thé ? Cela se voyait-il autant que cela ? Tant de questions qui se bousculaient dans sa tête mais qu’il devait réfréner : l’heure n’était pas à ce type de questionnements. Bonsoir Anabela, enchanté de vous rencontrer afin de pouvoir enfin mettre un visage sur un numéro de téléphone. Je suis Celian, mais ça, je pense que vous devez très bien le savoir. Cette attitude pouvait presque être qualifiée de froide par d’autres, pourtant ce n’était qu’une des nombreuses façons de Celian d’exprimer sa franchise et son côté très direct.

Je dois avouer que j’ai été surpris par votre message et par votre franchise surtout. Même si je ne suis réellement pas sûr de pouvoir apporter toutes les réponses à vos interrogations, c’est le genre de franchise qui fait qu’on ne peut qu’accepter ce genre de requête. Sa franchise à lui était tout à fait transparaître par rapport à Anabela : si elle n’avait pas joué cette carte de la franchise, et accessoirement aussi celle du fait qu’elle était une amie d’Adelina, il n’y aurait pas prêter attention. Il aurait effacé son message. Même s’il ne saisissait pas encore totalement ce qui pouvait se cacher derrière le mot intention qu’elle avait utilisé et sur lequel elle avait semblé insister dans son message. Trèves de bavardages, je vous en prie, après vous. Dans un petit mouvement, il lui indiqua de passer devant lui et surtout de passer en première la porte de ce bar. Elle devait de toute façon, beaucoup mieux s’y connaître dans ce genre d’environnement que lui-même. En même temps, ce n’était pas réellement difficile, il suffisait d’avoir au moins pousser une fois par soi-même la porte d’un bar. Ce qui n’était pas vraiment arrivé pour Celian, on l’avait toujours plutôt traîner, quelques fois pour qu’il suive le mouvement initié par les autres…
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Ven 8 Juin 2018 - 18:40 )
On voit les maux d'autrui d'un autre œil
que les siens.
Malgré mes allures de femme forte et sûre de moi, je ne suis pas à l'aise, du tout. J'ai en quelque sorte « chipé » le numéro de Celian et je ne sais pas si je dois en être fière ou non… En fait, je sais que c'est mal d'avoir agi de cette manière, dans le dos de ma très chère amie, seulement nous avons parlé de lui et je ne veux pas qu'elle souffre à nouveau. Celian lui a fait suffisamment de mal, alors je refuse qu'il recommence. Les personnes qui me connaissent véritablement savent que je peux me montrer très protectrice, à l'image d'une lionne qui protège ses petits. Le fait est que dans cette situation, c'est mon amie Adelina qui est mon « petit » alors inutile d'affirmer que j'ai Celian dans mon collimateur. Toutefois, j'ai peur qu'il lui montre mon message, où même qu'il lui dise que je lui ai demandé de me voir expressément afin de lui faire comprendre que je l'ai à l'œil. Je désire tout de même être claire, s'il la fait à nouveau souffrir, il n'en ressortira pas indemne. Je ne sais pas si Adelina va le comprendre ou m'en vouloir, le fait est que je ne peux plus revenir en arrière. Je me demande également si je dois me montrer claire ou si je dois mesurer mes propos. De nature « protectrice » une fois encore, j'ai tendance à être franche et froide, mais je ne sais pas si cela est approprié vu la situation. N'empêche, il a accepté que l'on se voie, certes dans un endroit bruyant et bondé, mais c'est déjà ça. Il n'est pas réfractaire, à moins qu'il cache son jeu et qu'il se montre froid et franc avec moi. Peut-être avons-nous un caractère similaire, sait-on jamais. Lorsque je le remarque et que je le rejoins, j'avance d'un pas assuré, alors qu'à l'intérieur, je panique. Je prends la parole, me présentant évidemment, et usant de politesse, puisque je suis bien éduquée, puis je ne vais pas non plus le menacer, ce n'est pas mon genre. Je veux seulement être certaine qu'il n'a pas de mauvaises intentions envers Adelina, parce qu'elle compte beaucoup à mes yeux, même si nous nous connaissons depuis peu. J'ai tout de suite aimé ce bout de femme. Cela a été comme un « coup de foudre » amical, je crois que ce sont les bons termes. Lorsqu'il me répond, j'ai envie de sourire, mais je me retiens. Bien sûr, il n'avait pas en sa possession mon numéro de téléphone avant que je ne lui envoie mon message, de ce fait, il peut bien me taquiner en disant qu'il est enchanté de pouvoir mettre un visage sur mon numéro. Je ne suis pas surprise de me rendre compte qu'il a de la réparti, je me dis même que notre conversation risque d'être très intéressante. Alors qu'il reprend la parole, je l'écoute, le fixant en mode « poker face ». J'ai la sensation que c'est un gentleman et cela me perturbe. À vrai dire, même si nous avons que très peu conversé, j'ai la sensation que ce n'est pas un homme vil, mais qu'au contraire, c'est un homme bien. Peut-être qu'il ne sait pas exprimer ce qu'il ressent, comme une sorte « d'handicapé » des sentiments, ce qui n'est pas péjoratif à mon sens, puis on peut changer, ça a été mon cas. Me pinçant les lèvres, je ne sais pas vraiment quoi lui répondre alors qu'il me propose d'entrer, en me laissant le devancer. Il faut croire que les hommes usant de politesse existent toujours, j'en doutais depuis quelque temps. « Merci. » Je souffle simplement alors qu'on m'ouvre la porte. Je rejoins le bar en regardant de temps en temps derrière moi pour être certaine qu'il me suit toujours. Il aurait pu disparaître, prenant ses jambes à son cou, même si je suis persuadée qu'il n'est pas ce genre d'homme. Une fois non loin de moi, près des boissons, je deviens livide. J'ai arrêté de boire de l'alcool depuis la fusillade et très bêtement, je lui ai proposé de me retrouver dans un bar. Un rictus naît sur mon visage alors que le barman me demande ce que nous désirons boire. Je ne sais pas quoi répondre, j'hésite, puis je me décide finalement. « Une bière s'il vous plaît. » Pas de mojito, je suis incapable de m'arrêter d'en boire une fois que je suis sur ma lancée. Je continue de parler avec le serveur, lui expliquant que je ne suis pas venue seule et de ce fait, il demande à Celian ce qu'il désire boire. Une fois notre commande passée, je m'intéresse à cet homme que j'ai demandé à rencontrer. Je le détaille, j'espère qu'il ne le prend pas mal, seulement, je me le suis imaginé à de nombreuses reprises. « Je ne veux pas que vous vous sentiez mal à l'aise, mais je vous ai imaginé durant un certain laps de temps. » Je n'ai pas encore bu une seule goutte d'alcool et il doit déjà penser que je suis folle. « Hum… La situation n'est pas banale, j'en conviens et je suppose que vous devez être mal à l'aise à cause de la dite situation justement... » Je voudrais continuer sur ma lancée alors que le barman dépose nos verres devant nous. J'esquisse un sourire, le remerciant, avant de reprendre. « Écoutez, je ne suis pas venue pour... » Je ne sais vraiment pas comment m'expliquer, parce que je suis gênée par la situation que j'ai moi-même créé, c'est bien fait pour moi. « Celian, je veux seulement être sûre que vous ne ferez pas souffrir à nouveau mon amie. » C'est clair et nette, sans bavure. Il faut croire que réfléchir à ce que je m'apprête à dire ne m'aide pas, je devrais le noter quelque part. C'est avec une certaine réticence que j'attrape ma bière, j'espère qu'il ne le remarque pas, parce que l'alcool est devenu un véritable souci dans ma vie depuis quelque temps.
Pando

HORS JEU : Pardon pour le temps d'attente.    


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Dernière édition par Anabela Laranjeira le Mer 29 Aoû 2018 - 23:21, édité 4 fois
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Ven 15 Juin 2018 - 22:54 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

Celian n’était pas tout à fait à l’aise dans ce genre de situation et cela pour deux raisons : tout d’abord parce que les bars n’étaient pas un endroit où il avait l’habitude d’aller. Les seules fois où il y était allé, c’était bien parce que son adjointe l’avait forcé à le faire, tout cela pour la cohésion d’équipe qu’elle disait avec ce petit sourire moqueur qu’il lui connaissait. De plus, il ne buvait pas une seule goutte d’alcool, rendant la probabilité de se rendre dans ce genre de lieu tout aussi moindre qu’auparavant. La deuxième raison à avancer était le fait que l’invitation de la jeune femme, de Anabela plus précisément, à le rencontrer, était toute aussi inconnue que mystérieuse pour lui. Jamais on ne lui avait demandé de répondre de ses intentions envers quelqu’un : savait-il au moins identifier les intentions qu’il avait envers l’autre ? Le Brunet ne pouvait être sûr à ce sujet. Toujours est-il que la simple évocation du prénom d’Adelina fit pencher cette balance : il y avait déjà une ambiance bizarre entre eux à cause de sa faute, il ne voulait pas en rajouter une couche supplémentaire en refusant cette invitation car elle le saurait. S’il y avait bien une personne à qui Celian tenait, qu’il ne voulait pas se mettre à dos, c’était bien son amie d’enfance la Brunette. Il ne souhaitait risquer de perdre une des seules personnes capables de le comprendre et de voir clair au travers de son propre brouillard. Anabela ne sembla pas s’enquérir des formalités que le scientifique mettait autour de cette rencontre et de ce message qu’il avait reçu plus tôt dans la journée. Pourtant, il était franc lorsqu’il lui signifiait que sa franchise avait résonné avec la sienne et qu’elle était, en plus du prénom d’Adelina, la raison qui l’avait poussé à accepter cette situation. Lui ouvrant la porte du bar, le Brunet lui indiqua de passer devant. Merci. Vu que c’était elle qui avait choisi les lieux, il préférait qu’elle le guide au travers de la foule et qu’elle lui montre le chemin. Cela lui permettait aussi de cacher ce malaise qui pouvait s’emparer de lui à chaque fois qu’il était dans une situation peu confortable, inhabituelle. Il semblait déjà y avoir un certain monde dans cet établissement et Celian tâcha de ne pas perdre son interlocutrice des yeux : comme si elle avait constaté cette non-assurance, elle semblait jeter parfois quelques coups d’yeux en arrière afin de vérifier qu’il la suivait toujours. Ou alors, c’était pour une toute autre raison qu’il ne put comprendre…

Une fois arrivés au comptoir, le barman prit la commande de la Blondine en première : Une bière s'il vous plaît. Pourtant le rictus qui trahissait son visage, était tout à fait lisible pour Celian. Lisible et compréhensible. Il avait dû avoir le même lui aussi au début : le rictus de quelqu’un ne souhaitant pas commander de l’alcool. Le Brunet était un excellent observateur pour ce genre de détails. L’instant d’après, suite aux explications de la jeune femme, l’employé se tourna vers le scientifique pour prendre sa propre commande. Je vous prendrai une eau pétillante, s’il vous plaît. Le léger sourire qui apparut sur les lèvres du barman, il ne le connaissait que trop bien. Haussant les sourcils et soupirant légèrement, il se fit tout de même servir : c’était très certainement le genre de blague qui allait circuler, dès la fin du service. En attendant leur commande, la jeune femme enchaîna de plus belle. Je ne veux pas que vous vous sentiez mal à l'aise, mais je vous ai imaginé durant un certain laps de temps. Il l’était déjà. Mal à l’aise, bien entendu. Avec un petit mouvement de tête sur le côté, il lui répondit : Très bien... Et est-ce que je peux savoir pourquoi est-ce que vous avez tant essayé de m’imaginer ? D’essayer de mettre un visage sur mon nom ? Il avait ce besoin de savoir Celian, ce besoin de comprendre. Hum… La situation n'est pas banale, j'en conviens et je suppose que vous devez être mal à l'aise à cause de la dite situation justement... Cherchant ses mots, elle fut interrompu par les deux verres qui arrivèrent devant eux. Écoutez, je ne suis pas venue pour... Celian, je veux seulement être sûre que vous ne ferez pas souffrir à nouveau mon amie.

Se l’entendre dire qu’il avait pu faire souffrir son amie était pire que de se l’imaginer. Etait pire que la petite voix dans sa tête qui le lui répétait sans cesse. color=#570906]Oh…[/color] Alors que la Blondine attrapait sa bière, où il ne pouvait qu’imaginer le même rictus qu’auparavant sur son visage, Celian attrapa son verre et fit tourner le liquide pétillant à l’intérieur. Hum, en effet : je ne suis pas tout à fait sûr de comprendre là où vous voulez en venir… Ni réellement la situation dans laquelle nous nous trouvons. La seule chose que je sais, c’est que vous n’auriez pas dû vous sentir obligée de prendre un alcool, si vous n’en n’aviez pas envie. Lui fit-il remarquer de manière tout à fait franche : jonglant d’un sujet de conversation à l’autre. Pourtant Anabela allait comprendre à ses dépens que peu de choses échappaient à sa mémoire et à sa logique et que le raisonnement pouvait très rapidement s’enclencher. Tout du moins lorsqu’il ne s’agissait pas de réfléchir sur lui-même ou sur ses propres sentiments. Mais sachez que cela n’a jamais été mon intention envers Adelina : nous nous connaissons depuis très longtemps et je pense qu’on peut affirmer que nous sommes encore amis… Buvant une rapide gorgée de cette boisson si particulière dans un bar, il ajouta : Je vous propose donc Anabela d’être un peu plus précise sur ce que vous entendez par votre dernière remarque. Il ne s’était braqué Celian, pas encore. Mais cette franchise qui le caractérisait pouvait dans certaines situations être mal interprétée. Etre interprétée comme une arrogance, comme une certaine froideur, alors qu’il n’en était rien : il ne comprenait juste pas le chemin de réflexion qu’elle souhaitait lui faire prendre.
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Ven 22 Juin 2018 - 1:14 )
On voit les maux d'autrui d'un autre œil
que les siens.
Je ressens un réel malaise. Non pas à cause de cet homme que je veux mettre en garde, mais par l'alcool que je viens de commander. La fusillade sur la place a changé la femme que j'étais, et par conséquent, je ne me reconnais plus. Je fais croire que je me remets bien, seulement, ce n'est absolument pas le cas. Très souvent, les proches préfèrent se voiler la face plutôt que d'accepter qu'une personne de leur fratrie va mal, pour se protéger dans la plupart des cas afin de ne pas souffrir. Je devrais agir de cette manière, seulement, je suis une éponge. Chaque fois que l'une personne a qui je tiens va mal, je prends en charge ce poids qui l'accable afin de la soulager, mais ce n'est jamais réciproque… Alors que je suis perdue dans mes pensées, je relève la tête lorsque je réalise que je me fourvoie. Celian commande une eau pétillante alors que je pensais qu'il me suivrait en prenant une boisson alcoolisée, j'aurais dû creuser davantage afin d'en savoir un peu plus sur lui, plutôt que d'agir sans réfléchir, c'est bien fait pour moi. Alors que je débute mon investigation, je me rends compte que cet homme est franc et sincère, ce qui est tout à son honneur. Peu de personnes ont la capacité de l'être malheureusement, mais là n'est pas la question. Je tente vainement d'avoir de l'assurance devant lui, cependant, savoir qu'une bière va m'être servi m'angoisse profondément. Je redoute l'instant, puis je ne peux plus revenir en arrière, bien que je pourrais décommander celle-ci. Quand il me demande la raison pour laquelle je l'ai imaginé à de nombreuses reprises, je me sens sotte, j'ai perdu mes moyens depuis quelque temps déjà. Toutefois, désireuse de lui répondre, je fronce les sourcils comme pour trouver les mots justes, seulement, je me sens chambouler, véritablement. « Je… Hum... » Je suis bien trop anxieuse, alors je fixe quelques secondes mes mains avant de reprendre. « Adelina m'a parlé de vous Celian et je suis de nature assez curieuse, puis j'aime mettre un visage sur les personnes dont on me parle. » Je hausse les épaules, comme pour appuyer mes propos. Lorsque je lui explique que je ne veux pas qu'Adelina souffre une nouvelle fois par sa faute, Celian semble ébranler, et même blesser. Je suis surprise, bien que cette réaction m'encourage à croire qu'il tient à elle malgré mes idées préconçues. Il ne faut jamais juger sans connaître et c'est ce que j'ai fait. Je ne supporte pas que l'on puisse s'en prendre aux personnes que j'apprécie, et si tel est le cas, je sors les griffes. Je suis à l'image d'une mère qui désire protéger ses petits tout simplement. Attrapant ma bière, je grimace une fois encore alors que je porte mon verre à ma bouche, elle est délicieuse. Je joue à un jeu dangereux en avalant de l'alcool, mais dans le fond, j'ai toujours su que c'était inévitable puisque je ne peux pas continuer à vivre ainsi, sans pouvoir fermer les yeux ne serait-ce qu'une seconde. Avalant une nouvelle gorgée, je l'écoute alors qu'il me questionne lui aussi, j'imagine que c'est légitime. Quand il me déchiffre de cette façon en parlant de la bière que j'ai commandé alors que je ne désirais pas boire d'alcool, je déglutis. Il semble cerner rapidement les personnes qu'il rencontre, il doit examiner chaque détail, ce qui ne joue pas en ma faveur. Soudainement, je me dis qu'il pourrait être le parfait serial killer, à l'image de monsieur Dexter Morgan. Le fait est que je suis piquée à vif lorsqu'il me parle de cette façon, du coup, je me braque, désireuse de me protéger, parce que je suis bien trop à fleur de peau ses derniers temps. « Je pense que c'est évident Celian. Je viens de vous le dire. Je veux être certaine que vous ne briserez pas à nouveau le cœur d'Adelina. Mes propos sont plus clairs à présent ? » Je lui rétorque sèchement, mon regard planté dans le sien, avant de prendre à nouveau la parole. « Quant à la bière, je me suis dit que si j'en prenais une, vous me suivriez. » Je suis entière et franche tout comme lui, ce qui fait que nous ne tournons pas autour du pot et cela m'arrange. Poussant, un soupire, je me décide à me dévoiler davantage, puisque c'est plus évident de parler à une tierce personne qu'on ne connait pas, plutôt qu'à un proche, du moins à mon sens. De coup, je me racle la gorge avant de poursuivre. « J'ai vécu des instants difficiles ces dernières semaines et… » Je pousse un soupire, fixant à présent mes doigts. « Celian, je... » Je me mords la lèvre, alors que mes prunelles commencent à scintiller, je me sens vulnérable. « J'ai, je… J'essaye de diminuer ma consommation d'alcool. » Je voudrais ajouter que je n'ai pas de souci avec le fait de boire, mais j'en suis incapable, puis de toute façon, je ne l'ai pas invité afin de parler de mes problèmes, ils ne regardent que moi. Le fixant à nouveau, il m'explique qu'il connaît notre amie depuis longtemps, c'est ce qu'elle-même m'a dévoilé dans un bar. Il ajoute qu'ils sont encore amis, ce qui me semble plausible, puisqu'après tout, elle tient sincèrement à lui. De toute manière, malgré la douleur de son départ et le fait qu'elle nourrit de véritables sentiments à son égard, elle ne peut pas décider sur un coup de tête de l'oublier du jour au lendemain. Lorsque Celian ajoute avec froideur que je dois être un peu plus précise, j'ai la réelle sensation qu'il se montre condescendant à mon égard, et cela me déplaît fortement. « Très bien alors je vais me montrer plus claire Celian. Je voulais vous voir afin de vous dire que je ne veux pas que notre amie en commun souffre à nouveau à cause de vous. » J'attrape ma bière afin de boire une gorgée, il faut croire que l'alcool me donne plus d'assurance, même si je constate que mon ton est bien trop ferme ainsi que dur envers cet homme que je ne connais pas. Je décide de boire à nouveau, l'alcool me donne très clairement du courage en plus du reste. Lorsque je dépose mon verre sur le bar, une question prend forme dans mon esprit, du coup, je décide de me lancer, après avoir mordu une nouvelle fois l'intérieur de ma joue. « Celian, vous avez revu Adelina ? Vous avez discuté depuis votre retour ? » Il pourrait me répondre que cela ne me regarde pas, cependant, j'ai réalisé qu'il était aussi franc que moi, alors je ne doute pas un instant qu'il me dise la vérité.
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Ven 6 Juil 2018 - 19:03 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.


En attendant leur commande à tous les deux, la Blondine exprima l’idée d’avoir essayé d’imaginer le Brunet à plusieurs reprises, ce qui le troubla. Elle aussi ne semblait pas s’attendre à cette question : elle cherchait ses mots. Ce qui étonna au premier abord le scientifique : il n’attendait en rien une réponse élaborée, uniquement la franchise dont elle avait déjà pu faire preuve, car il avait un peu de mal à comprendre pourquoi son cas désespéré pouvait tant l’intéresser. Je… Hum... Adelina m'a parlé de vous Celian et je suis de nature assez curieuse, puis j'aime mettre un visage sur les personnes dont on me parle. Face à son haussement d’épaule, Celian fronça légèrement les sourcils : Adelina semblait être au cœur de cette discussion, il commençait à le comprendre mais il avait encore du mal à comprendre pourquoi c’était Anabela qui venait lui en parler. Egalement aussi pourquoi elle était si encline à aborder ce sujet avec lui. Il avait toujours autant de mal à mettre une signification sur les paroles de la Blondine : connaître ses intentions envers son amie d’enfance. De quelles intentions parlait-elle ? Quelles étaient ses propres intentions finalement ? Lui-même ne le saurait, ou du moins, c’était ce qu’il avait cherché à cacher, à enfouir au fond de lui, lors de ses vingt années où il avait fait le mort. Où il avait coupé tous les ponts avec toute cette enfance et avec Adelina plus particulièrement. Avec ses sentiments, ses émotions qui avaient jailli en lui tel un torrent. Ce qui se laissa transparaître lorsqu’Anabela lui fit remarquer que la Brunette pourrait souffrir par sa faute : c’était toujours tout ce qu’il avait essayé d’éviter. Pourtant, le scientifique avait encore du mal à comprendre et se permit de le lui faire remarquer, en plus de glisser un mot à propos de sa bière. Je pense que c'est évident Celian. Je viens de vous le dire. Je veux être certaine que vous ne briserez pas à nouveau le cœur d'Adelina. Mes propos sont plus clairs à présent ? Quant à la bière, je me suis dit que si j'en prenais une, vous me suivriez. Son ton lui semblait être plus acerbe qu’auparavant, comme si sa remarque et sa reformulation l’avait piqué au vif. Vous pourriez attendre encore longtemps Anabela, je ne bois pas. Jamais. Pas une seule goutte d’alcool. Héritage de son paternel emporté par la maladie : il réduisait une partie des facteurs de risques sur lesquels il avait une partie de contrôle.

L’instant d’après, la jeune femme semblait avoir besoin de se livrer sur le sujet que Celian venait de soulever par rapport à son aversion : J'ai vécu des instants difficiles ces dernières semaines et… Celian, je... Anxieuse comme le traduisait ses mouvements : que ce soit son raclement de gorge ou le fait qu’elle mordille sa lèvre, le Brunet ne savait pourtant que faire pour lui apporter un tant soit peu de soutien, pour lui montrer de la compréhension. Or il ne savait comment faire cela. J'ai, je… J'essaye de diminuer ma consommation d'alcool. Fronçant légèrement les sourcils, il essaya de trouver au moins de trouver quelque chose à dire : Je suis désolé… ? Son ton était hésitant, maladroit : il testait plus auprès d’elle si c’était la bonne attitude à aborder ou si ses propos étaient à côté de la plaque. Allez-y progressivement, il ne faudrait pas que votre résolution prenne le tournant inverse. A nouveau, son conseil n’était pas des plus avisés, il n’était peut-être pas le meilleur placé pour prendre cette place de conseiller, mais il avait essayé. Ce n’était clairement pas son domaine.

Revenant à leur sujet de conversation, la jeune femme s’irrita suite à l’incompréhension permanente du Brunet. Très bien alors je vais me montrer plus claire Celian. Je voulais vous voir afin de vous dire que je ne veux pas que notre amie en commun souffre à nouveau à cause de vous. Se l’entendre dire de but en blanc était plus incisif que n’importe quelle autre parole. Dans une autre conversation, en parlant de quelqu’un d’autre cela ne l’aurait pas touché : or depuis son retour à Naples, Celian avait recroisé Adelina et sa présence avait su réveiller en lui, une partie de ce qu’elle avait pu essayer de lui apprendre lors de leur enfance. Prenant une gorgée de cette boisson gazeuse qu’on lui avait servi, l’instant d’après, il se pinçait l’arête du nez : prenant soin d’essayer de choisir ses mots pour se faire comprendre. Au risque de me répéter, je vais tout de même vous le redire : cela n’a jamais été mon intention. Je n’ai jamais eu l’intention de partir : j’ai été forcé de rentrer à Londres à l’époque. Et si vous voulez tout savoir, ce retour n’avait pas du tout mon accord, mais je n’avais pas réellement mon mot à dire à l’époque, voilà tout. C’est pour cela que j’ai dû mal à comprendre en quoi mon départ a pu être l’interprétation de ce genre d’intentions à son égard ? En quoi puis-je être la source de ce genre d’intention ? Celian occultait le poids et l’importance qu’avaient eu son absence de réponse : ce laps de temps d’une vingtaine d’années où il n’avait donné aucune nouvelle à personne. Et certainement pas à Adelina. Mais cela, Anabela devait déjà le savoir, faisant les liens beaucoup plus rapidement que lui. Celian, vous avez revu Adelina ? Vous avez discuté depuis votre retour ? A l’évocation de ce souvenir, le Brunet soupira : cela ne s’était pas si bien passé que cela, même s’ils s’étaient quittés pour rester en contact. Mais Adelina avait pleuré face à lui. Face au fait qu’il n’avait su comprendre, qu’il n’avait su lire entre les lignes de la jeune femme. Oui on s’est revu, il y a quelques temps. Ce n’était pas prévu, je ne lui avais pas annoncé mon retour : je ne l’avais annoncé à personne d’ailleurs. J’ai été surpris de la croiser dans un café où j’ai terminé par intervenir pour l’aider à se débarrasser d’une personne très insistante. Mais j’ai dû mal à voir en quoi cela peut avoir un rapport avec notre conversation précédente ? Quand il s’agissait des relations aux autres, Celian avait cette incapacité à comprendre et à faire le lien entre les différents éléments. Bien sûr que nous avons eu le temps de discuter : enfin… Du moins, un peu, je dirais, avant que l’ambiance ne devienne des plus étranges. N’y voyez aucun silence à me faire porter, ce n’est pas de ce genre d’étrangeté dont je parle. Cette nouvelle remarque assez crue n’irait peut-être pas en arrangeant l’image d’arrogance qu’il pouvait toujours renvoyer aux yeux la Blondine. Elle a insisté pour que mon invitation à dîner prenne le mot « rencard » et je dois avouer que je n’accord que peu d’importance à ce genre de mot. En quoi chaque petit geste doit avoir un mot si particulier ? La maladresse de Celian était visible de tous, sauf de lui. C’était d’ailleurs cette même incompréhension qui avait vexé Adelina lors de leurs retrouvailles.
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Jeu 9 Aoû 2018 - 2:02 )
On voit les maux d'autrui d'un autre œil
que les siens.
Je perds pied. Je ne pensais pas que notre rencontre se déroulerait de cette manière, j'aurais dû couper court plutôt qu'insister, plutôt que penser qu'il me parlerait s'il buvait avec moi. Le fait est que l'alcool est un réel problème pour moi ses derniers temps, avec tout ce qui a pu se produire ses dernières semaines. J'écoute à peine Celian alors que je fixe ce verre, sachant pertinemment que si je cède, je tournerais mal, alors je me contente de le fixer, ayant mes mains tout autour, prête à avaler une gorgée. Heureusement, Celian me fait sortir de mes pensées, toutefois je suis assez surprise. Il m'annonce qu'il ne boit pas d'alcool, jamais, et j'admets que je l'envie. Je n'aurais jamais dû m'y mettre, parce que si tel avait été le cas, je ne serais pas dans cette situation si difficile à vivre. Dois-je écouter le petit diable ou le petit ange qui ne cessent de parler dans mon crâne ? J'ai presque envie de jeter cette bière pour fuir en courant, mais ce ne serait pas une solution. Alors que je pousse un soupire, je me rends compte que cet homme est à côté de la plaque. Je peux comprendre les raisons pour lesquelles mon amie s'est intéressée à lui, cependant, je me rends compte que je suis sur le qui-vive, presque agressive, ce que je ne suis jamais de coutume. Cela ne doit sans doute pas aider puisque j'ai la sensation que l'on ne se comprend pas, peut-être parce qu'il ne voit pas ce que je veux lui dire quant au fait qu'il a blessé ma chère et douce nouvelle amie. N'avait-il jamais réalisé qu'elle craquait pour lui ? Dès qu'ils se sont connus ? N'a-t-il réellement rien vu ? Cela paraît pourtant évident lorsqu'une personne nous aime, non ? Quoi que c'est bien plus difficile que cela au final… On dit que le plus beau lorsque l'on aime éperdument une personne, c'est qu'elle nous aime en retour, ce qui est vrai, mais cela n'arrive pas souvent, malheureusement. N'empêche, le plus déstabilisant à cet instant reste de constater qu'il l'apprécie lui aussi, même s'il se montre maladroit et qu'il semble ne pas connaître grand-chose sur les sentiments amoureux. Je me sens totalement désarmer, surtout parce que je constate que c'est un homme bon, qui écoute et qui tant bien que mal, essaye de m'aider comme il peut. Puis, il a raison. Je risquerais de prendre un mauvais tournant si je cessais de boire de l'alcool d'un coup, le fait est que j'ai la sensation que ce tournant, je l'ai déjà pris. D'ailleurs, personne ne le sait, du moins pour le moment et de toute façon, je ne pense pas que je puisse le cacher bien longtemps, si je me retrouve alcooliser un peu plus chaque jour.

Mes doigts entourant mon verre de bière, je constate un peu plus encore que Celian est différent des autres hommes. Il semble avancer dans l'inconnu lorsqu'on lui parle de relations humaines, du moins, concernant Adelina. Est-ce l'amour qu'elle lui a toujours porté qui lui fait si peur ? L'aime-t-il trop au point de craindre de l'aimer tout autant qu'elle l'a aimé et qu'elle l'aime toujours ? Je me pose tant de questions que je ne perçois plus la musique qui résonnait dans mes oreilles lorsque nous sommes entrés ici. À vrai dire, j'ai la sensation que nous sommes seuls, lui et moi et que personne d'autres n'est en interaction avec nous en cet instant. C'est comme si une bulle s'était formée afin que l'on entende que nos paroles, nos échanges et que le reste n'existe plus, qu'il n'a plus d'importance. Me pinçant les lèvres, je l'écoute à nouveau, et je suis une nouvelle fois surprise. Ma mâchoire se décroche quand j'assimile ce qu'il vient de me révéler et de nouveaux questionnements naissent dans ma tête. Est-ce qu'Adelina le sait ? Est-ce qu'il lui a dit qu'il était parti sans que cela soit son choix ? Qu'il n'avait absolument aucune solution pour rester ici, avec elle ? Je me dis soudainement qu'il faut absolument qu'ils se parlent, qu'ils crèvent l'abcès, parce que malheureusement, le temps passe à une vitesse folle et qu'on ne peut pas avoir l'occasion de rattraper tout le temps perdu, surtout lorsque l'on aime éperdument une personne. Soudainement, j'ai presque envie de sortir mon iPhone de ma poche pour appeler mon amie et passer le téléphone à Celian afin qu'il le lui dise, mais peut-être que cela a été fait et qu'Adelina a préféré le garder pour elle. Soucieuse, et ayant la tête pleine, il finit par me dire qu'ils se sont revus. Une fois encore, je n'étais pas au courant et je me dis qu'au final, je me mêle de choses qui ne sont pas mes affaires. Bien sûr, mes intentions n'étaient pas mauvaises, au contraire, cependant, je n'aurais jamais dû intervenir, à cet instant, j'en suis absolument certaine.

C'est donc mal à l'aise que je continue de l'écouter parler quand il me dit qu'ils se sont donc effectivement revus et à ses dires, je comprends que cela n'a pas été des plus évidents, des plus simples. Quand il m'explique qu'il a agi en parfait gentleman en allant la débarrasser d'un homme trop collant, cela affirme ce que je pensais : il l'aime également. Il n'est sans doute pas très démonstratif, le fait est qu'il tient à elle, peut-être même autant qu'elle. Seulement, Adelina en veut plus, elle désire beaucoup plus, comme si elle voulait rattraper tout ce temps où ils ont été éloignés l'un de l'autre. Fronçant les sourcils, je réfléchis et je soupire quant à sa question. En quoi cela est en accord avec ce que nous disions ? Je ne sais plus quoi dire, comment m'exprimer pour qu'il comprenne. « Celian, le rapport, c'est Adelina. Elle tient énormément à vous, et même si vous êtes maladroit, je crois comprendre que cela est réciproque, non ? » Je suis exaspérée, mais je reprends. « Celian, le temps, on ne le rattrape jamais. On peut tout faire pour, mais on ne peut pas revenir sur quelques années et en l'occurrence, pour vous, c'est beaucoup plus. Si vous ressentez de véritables sentiments à son égard, dites-le lui. N'attendez plus. Croyez-moi, ce n'est pas la bonne solution. » Je sais pertinemment de quoi je parle, parce que les regrets, ça me connaît. Au jour d'aujourd'hui, je ne sais plus comment tenir, comment garder la tête hors de l'eau, parce que j'ai laissé passer des instants où j'aurais dû agir différemment, où j'aurais dû me laisser porter plutôt que de me renfermer et de créer cette bulle de peine et de solitude. « Celian, est-ce que vous comprenez ce que je veux vous dire ? » Mon regard est planté dans le sien alors que j'attends sa réponse, un nœud se formant au niveau de ma gorge, à cause de l'émotion qui me submerge soudainement.
Pando

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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Lun 1 Oct 2018 - 20:44 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

Cette rencontre avec Anabela était des plus étranges, même si ses intentions pouvaient être compréhensibles vis-à-vis de leur amie commune qui portait le nom d’Adelina. Enfin de ce qu’il avait pu saisir de ses intentions : après tout, les contacts et les relations humaines n’étaient clairement pas son point fort et il risquait à tout moment de passer à côté de quelque chose. De ce qu’il avait pu en saisir, la Blondine voulait s’assurer que le Britannique ne réitère pas ses erreurs. Notamment son erreur d’il y a une vingtaine d’années : celle de laisser son amie d’enfance sans aucune nouvelle venant de sa part. Celle d’avoir pris tant de temps à revenir. Pourquoi avait-il attendu vingt ans avant de revenir à Naples ? Il aurait pu faire le voyage de retour dès l’année qui a suivi son départ. Dès qu’il avait pu s’émanciper à ses dix-huit ans et s’extirper de son foyer maternel. Chose qu’il avait faite mais pour s’échapper dans son propre appartement londonien, pas pour retrouver son pays d’origine. Celian lui-même ne comprenait ses gestes et son comportement : c’était bien ce qui le tourmentait le plus. Il ne comprenait pas. Pourquoi ? Cette question tournait en boucle dans son esprit. Pire, elle le tourmentait presque et il ne savait que penser de cette cascade de sentiments et d’émotions incontrôlées qui semblait se déverser. Alors, afin de faire taire ce bruit, le Brunet se refermait encore davantage, pensant que la consolidation de son barrage, de sa carapace, pourrait contenir cette cascade. Aveugle aux allusions d’Anabela, voire même d’Adelina lorsque les deux amis d’enfance s’étaient retrouvés, il donnait cette impression farouche de ne pas être capable de se rendre compte de l’affection qui lui était porté. Une affection qu’il retournait en retour sans s’en rendre compte, ni même l’exprimer. Celian s’était fermé aux autres il y a bien longtemps et même Adelina, la seule capable d’arriver à percer cette carapace, n’avait pas encore réussi à passer la dernière porte. La dernière muraille. Le dernier mur qu’il avait fermé suite au tragique événement qu’ils avaient vécu : suite à la tentative de suicide de la jeune femme, le Brunet avait été assaillit de ses sentiments. Voilà le constat qu’il pouvait en tirer de ces mots échangés avec la Blondine. Lui qui ne s’attendait à rien de cette rencontrer, il ne pouvait imaginer que cette simple discussion pouvait faire ressurgir tant de souvenirs en lui…

Le cas de Celian semblait être si désespéré que la Blondine soupira face à ses derniers dires. Ce dernier fronça les sourcils à son tour, ne sachant comment interpréter cette manifestation de sa part. Celian, le rapport, c'est Adelina. Elle tient énormément à vous, et même si vous êtes maladroit, je crois comprendre que cela est réciproque, non ? Même si le Brunet était mauvais dans les relations avec les autres, il pouvait saisir l’exaspération qui pointait dans sa voix. Même s’il ne pouvait comprendre vers quoi elle était dirigée. Celian, le temps, on ne le rattrape jamais. On peut tout faire pour, mais on ne peut pas revenir sur quelques années et en l'occurrence, pour vous, c'est beaucoup plus. Si vous ressentez de véritables sentiments à son égard, dites-le lui. N'attendez plus. Croyez-moi, ce n'est pas la bonne solution. Le temps, bien sûr qu’il en avait laissé écouler. Celian, est-ce que vous comprenez ce que je veux vous dire ? Est-ce qu’il comprenait toutes ses paroles ? Il ne saurait le dire, pourtant les paroles de la Blondine avaient plus d’impact qu’il n’aurait pu le penser. A nouveau, le scientifique faisait tourner le liquide dans son verre. Comprendre la portée de vos paroles ? Malheureusement, je ne saurais dire si j’en ai la capacité. Autant être franc, le Brunet savait pertinemment qu’il aurait besoin de temps pour rassembler toutes les pièces de ce puzzle. Peut-être même aurait-il besoin du coup de main de l’intéressée. Toujours est-il que vous avez raison Anabela. Ce temps perdu est uniquement ma faute. Je suis le coupable qui n’a pas donné une seule nouvelle. Je suis le coupable qui n’a pas prit son billet de retour dès l’année qui a suivit mon départ. J’aurais pu le faire. J’aurais pu revenir un an après mon départ et nous n’aurions jamais eu cette conversation.

Mais il ne l’avait pas fait. Pire même : il n’y avait pas songé. Il n’y avait pas songé à cause de ce sentiment si spécial qui l’avait rongé : une peur. Lui qui ne savait ce que cela pouvait être. Lui qui n’avait plus jeune, jamais eu peur d’enfreindre les règles. De se battre parfois même : il avait défendu son amie d’enfance le jour même de leur rencontre, écopant par dans la foulée d’une exclusion disciplinaire. Il n’avait pas peur de cette peur. Par contre, lorsqu’il s’agissait de ressentir trop de choses, il était totalement perdu. Mais c’était un état d’esprit qu’il avait du mal à exprimer : Anabela allait devoir savoir lire entre les lignes. Et vous avez également raison : Adelina est quelqu’un d’important dans ma vie. Mais comment vous faire comprendre qu’un jour, j’ai compris… Enfin non, je crois m’être rendu compte que… Parler sentiment : ce n’était vraiment pas sa tasse de thé. Comment vous dites ? Que je tiens à elle ? Oui ça doit être ça… Ce jour-là je m’en suis rendu compte et depuis, je suis… Bloqué ? Il espérait que la Blondine puisse comprendre ses idées décousues, pour une fois qu’il essayait d’extérioriser quelque chose, la moindre incompréhension le rebuterait directement. Ne me demandez pas d’être plus précis, je n’y arriverais pas car moi-même ce blocage c’est quelque chose que je ne connais pas, que je ne comprends pas et que je n’arrive pas à surpasser. Ce qui doit être dans un sens, à l’origine de cette tension qu’il y a entre elle et moi. Toutes ces explications car il n’arrivait tout simplement pas à exprimer à Anabela qu’il éprouvait des sentiments pour leur amie commune et qu’il en avait peur. Voilà le point central. Sa peur, le faisait agir de la sorte. La peur créait cette tension…
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Je ne sais rien de ce qu'on appelle le destin, pourtant en cet instant, je ressens soudain ce besoin de croire qu'il est present
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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : Née à Lisbonne le 29.11.1986, j'ai à présent trente-deux ans.
Métier : Ancien mannequin ainsi qu'ancienne actrice, je réfléchis à une reconversion. Cela se fera très certainement dans le monde impitoyable de la mode.
Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Lun 8 Oct 2018 - 19:03 )
On voit les maux d'autrui d'un autre œil
que les siens.
Le brouhaha, la tentation de l'alcool, l'incompréhension, la souffrance. Tout se mêle pour donner un cocktail abominable, que je peine à avaler. Je me sens en danger, incomprise, malheureuse, ce qui entraîne mon envie de vider mon verre. Je voudrais boire tout d'un coup, parce que ce qu'il contient m'anesthésie assez rapidement étant donné que je mange de moins en moins, seulement, je voudrais tenir, je voudrais faire face. C'est un peu comme une sorte de défi que je me suis lancée, le fait est que je suis ici pour tout autre chose, qui ne concerne en rien mon envie de boire de l'alcool pour ne plus souffrir durant quelques heures. Peinant à me faire comprendre, je me demande durant une bonne minute si l'homme se tenant devant moi ne se paye pas ma tête. Je me sens désemparer, bien plus qu'en colère, n'en trouvant pas la force. J'ai réellement la désagréable sensation qu'il se moque de moi, ce que je m'apprête à lui demander, seulement, il prend la parole. Lorsque je l'écoute, ma bouche forme un « O » tant je suis surprise par ses dires. Il ose me dire qu'il ne sait pas s'il a la capacité de me comprendre, ce qui me fait me trouver sans voix. Je ne sais plus quoi lui dire ou comment lui dire, étant donné que je suis véritablement perdue. Soit il se paye réellement ma tête, ce dont j'ai de plus en plus l'impression, soit il est réellement un handicapé des sentiments, ce qui est possible évidemment. Si je ne connaissais pas Adelina et que je rencontrais cet homme, je pencherais immédiatement pour l'idée qu'il se paye ma tête, seulement, malgré ses propos, j'ai des doutes. Le regardant à nouveau, alors que je délaisse le verre d'alcool qui trône sur le bar devant moi, je plisse les yeux, réfléchissant durant un instant, alors qu'il reprend au moment où je lui porte de nouveau de l'attention. Je suis surprise alors qu'il me donne raison, bien que je sois encore sur mes gardes. Il prétend que tout est de sa seule et unique faute, qu'il est le seul coupable, étant donné qu'il est parti et qu'il aurait pu revenir. Je n'avais pas connaissance de cette information et je suppose aisément qu'Adelina ne la possédait pas non plus. Ne pipant mot, je le regarde toujours, il continue. Quand il me dit que s'il était revenu, nous n'aurions pas cette conversation, je me sens comme toucher, émue. Il semble finalement sincère, surtout sur cette dernière phrase qui fait écho dans mon être. Peut-être est-ce parce que je me dis sans cesse que mon amie ne serait pas décédé lors de la fusillade sous mes yeux si je n'avais pas insisté pour qu'elle me donne sa première place assise, allez savoir. Le fait est que cela m'atteint et c'est sans réfléchir que j'attrape mon verre, buvant une première gorgée de bière. À cet instant, je sais que je sombre, mais je sais également que je suis impuissante et que je ne peux parler à personne de mon état, parce que je ne sais pas faire, à croire que je suis handicapée de la parole, moi aussi.
Plus le temps passe, plus je l'écoute et plus je bois. Je pense qu'il a besoin de parler sans cassure, alors je me réserve le droit de lui répondre ensuite, quand il aura évoqué tout ce qu'il désire. Peinant à trouver ses mots, j'ai terminé mon verre de bière et dans un signe, je lui fais comprendre que je vais attaquer le sien, tout en continuant à l'écouter. Alors qu'il m'annonce qu'il est bloqué, désireux sans doute que je l'aide à trouver les mots justes pour se faire comprendre, il termine de me dire qu'il ne peut pas faire mieux dans ce qu'il vient de dire, dans son constat qui l'accable, qui le rend coupable. Avalant la dernière gorgée de son verre à présent vide lui aussi, je le regarde, encrant mes prunelles bleutées dans les siennes : « Celian. Au début, j'ai pensé que vous vous moquiez de moi, mais... » À cet instant, je peine à trouver mes mots, ce qui créer un rictus sur mon visage. « Je pensais que vous preniez plaisir à plaisanter, en prenant à la légère notre conversation quand j'ai finalement compris que vous étiez bloqué, comme vous l'avez si bien dit. » À la fin de ma phrase, je m'assois sur l'un des tabourets de bar, avant de reprendre : « Je pense que vous avez effectivement un blocage et… Vous avez pensé à voir quelqu'un ? Je ne prétends pas que vous êtes fou, je pense seulement que vous avez besoin d'aide. » Comme moi, mais je suis incapable de le formuler, comme quoi, nous nous ressemblons plus que je ne l'ai imaginé. « Ce n'est pas une question de prise de médicaments ou de noms de maladies qui font peur, c'est juste pour que vous puissiez vous exprimer afin que les autres comprennent vos réactions, vos gestes, vos mots… » Je me rends de plus en plus compte que je suis mal placée pour parler ainsi, parce que j'ai pris la fuite en quittant Lisbonne, ne l'annonçant qu'à mes parents et mon frère, sans alerter qui que ce soit d'autre. « En vérité, j'ai de plus en plus la sensation que nous nous ressemblons beaucoup vous et moi Celian. » J'ajoute finalement, me sentant perdue alors que je le fixe et que je lui demande de prendre place face à moi. Finalement, notre échange pourrait nous aider tous deux, ce que je n'aurais jamais pensé possible en poussant la porte de ce bar.
Pando


FRANCIANA

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You gave me no other choice but to love you
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