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- [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Celian Andrei
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Ven 19 Oct 2018 - 21:30 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

L’exercice dans lequel Celian s’était lancé en acceptant de rencontrer Anabela, n’était clairement pas celui dans lequel il était le plus à l’aise. Celui de s’exprimer sur son propre ressenti, sur ses propres sentiments. Il ne s’y attendait pas, tout autant qu’il n’en avait pas l’habitude. Pourtant, le Brunet n’avait pas pris la fuite ; il avait souhaité prendre le sujet en face. A bras le corps. Il avait essayé d’exprimer le brouillard dans lequel il était perdu. Malgré le lieu public dans lequel ils s’étaient donné rendez-vous, le brouhaha ainsi que les conversations individuelles leur donnaient l’impression d’être isolés. Ils avaient l’impression d’être seuls, d’être dans une bulle, leur permettant d’avoir cet espace d’intimité pour échanger autour de ce sujet. Pourtant très observateur et attentif d’habitude, il n’aurait su dire ce soir, le taux de fréquentation du bar tant ce n’était pas son point de focalisation. La prestance de la Blondine devait également y être pour quelque chose : même s’il avait pu interpréter certaines de ses paroles au départ, comme étant agressives. Agressives envers le passif commun du scientifique et d’Adelina. Envers les paroles et les gestes qu’il avait pu avoir. Ou du moins envers l’absence de ces derniers qui lui avaient été réclamés. Cette irritation entre eux deux n’avait duré qu’un temps, avant de laisser place à la discussion qu’ils entamaient à l’heure actuelle sur un tout autre ton. Voyant bien que face à l’incompréhension de la Blondine, il se devait d’être plus compréhensible que ce qu’il était jusqu’à présent. Essayant de trouver ses mots, son interlocutrice sembla des plus surprises mais ne fit rien pour l’interrompre. Ce qu’il apprécia dans cet exercice plus que délicat. En effet, la moindre interruption aurait pu lui faire perdre le peu de confiance qu’il avait. Elle se contenta de l’observer tout du long en avalant d’une traite sa bière avant de lui demander d’un simple geste, si elle pouvait prendre son verre. Sachant pertinemment qu’il n’y toucherait plus, il répondit positivement à sa requête : son verre ne pouvait lui faire autant de mal que le sien, ce dernier n’étant pas alcoolisé. Son attitude trahissait l’échec qu’elle semblait avoir à vouloir limiter sa consommation d’alcool, comme elle lui faisait savoir auparavant. Il ne le releva pas, mais serait prêt à le faire si elle récidivait.

Après sa longue tirade, Anabela finit enfin par prendre la parole. Celian. Au début, j'ai pensé que vous vous moquiez de moi, mais... Je pensais que vous preniez plaisir à plaisanter, en prenant à la légère notre conversation quand j'ai finalement compris que vous étiez bloqué, comme vous l'avez si bien dit. Le Brunet fronça les sourcils, surpris lui aussi par sa remarque : jamais il ne se serait permis une telle moquerie. Une telle plaisanterie, ce n’était pas dans son caractère. Mais après tout, la Blondine ne le connaissait pas. Ce n’est pas le genre de sujets sur lequel, j’ai pour habitude de plaisanter. Le sens de l’humour n’est peut-être pas le trait de personnalité le plus expressif chez moi. S’asseyant sur un des tabourets du bar, son interlocuteur l’imita. Je pense que vous avez effectivement un blocage et… Vous avez pensé à voir quelqu'un ? Je ne prétends pas que vous êtes fou, je pense seulement que vous avez besoin d'aide. Ce n'est pas une question de prise de médicaments ou de noms de maladies qui font peur, c'est juste pour que vous puissiez vous exprimer afin que les autres comprennent vos réactions, vos gestes, vos mots… Voir quelqu’un pour ce souci ? Celian n’avait jamais eu cette idée, cette ébauche d’idée. En réalité, sa personnalité était ce qu’elle était mais cette dernière était compréhensible. Allessandro l’avait compris, Adelina, Diego ainsi que d’autres, même Anabela aussi peut-être maintenant. Non je n’y ai jamais songé et je ne suis pas tout à fait certain de cette solution. Voir un professionnel pour qu’il me dise que si je suis aussi fermé, cela peut être dû à mes relations avec ma famille maternelle, ce n’est pas la peine : je le sais déjà. La rancœur qu’il pouvait éprouver à son égard n’avait rien de cachée, elle était presque palpable.

Et cela ne le dérangeait pas d’aborder le sujet. En vérité, j'ai de plus en plus la sensation que nous nous ressemblons beaucoup vous et moi Celian. Cette information était plus que nouvelle pour lui, il avait du mal à saisir en quoi tous les deux pouvaient se ressembler. Même à y regarder de plus près, Celian ne pouvait voir en quoi ils semblaient similaires tous les deux. Si vous le dites Anabela. Mais je reste éminemment septique par rapport à cette ressemblance : sans vous faire aucune offense bien entendu. Je ne suis pas sûr que cela soit un compliment pour vous de me ressembler. Mais je serais curieux de savoir pourquoi vous pensez cela. Autant son humour pouvait lui faire défaut, autant sa curiosité était une toute autre histoire. Dans tous les cas, je m’excuse pour le temps que je vous ai pris de votre soirée Anabela, mais il fut pour le moins rempli de réflexion. Peut-être avait-il compris quelque chose grâce à cette soirée, grâce aux messages que la jeune femme avait essayé de lui communiquer. Peut-être avait-il compris qu’il se devait de s’exprimer face à Adelina coîte que coûte. Même si cette épreuve ne serait pas facile : il avait compris ou du moins ressenti, qu’il était le fautif dans cette histoire et que s’il souhaitait retrouver une once de cette amie si proche, c’était à lui de faire en sorte de la retrouver…
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Mar 23 Oct 2018 - 15:49 )
On voit les maux d'autrui d'un autre œil
que les siens.
Le temps passe et je suis de plus en plus confuse. Je ne sais pas si cela est dû à l'endroit où nous nous trouvons, au bruit, ou encore à l'alcool. La fusillade à laisser une marque indélébile en moi, une marque qui provoque une réelle souffrance, comme si on assénait des coups de couteau dans mon cœur. Je pense à mon amie Cecilia, qui pourrait être en vie si je n'avais pas été capricieuse comme une enfant, en choisissant le café, la terrasse, la table et la chaise où je voulais m'asseoir. Penser à cela me fait mal, j'ai la sensation que l'on presse mon cœur, j'en ai la nausée. Postant une main au niveau de ma gorge, j'avale la boisson contenue dans le verre de Celian se trouvant devant moi. À cet instant, je me dis que j'aurai dû le laisser tranquille, je n'aurais pas dû le contacter pour parler d'Adelina. Pour être franche, je ne suis plus réellement certaine de mes intentions, même si évidemment, je l'avais contacté pour protéger mon amie, si je puis dire ainsi. Je ne connais pas Adelina depuis bien longtemps, seulement, je voulais « prendre les armes » pour elle. Je ne sais pas pourquoi j'agis de la sorte, je ne comprends pas les raisons qui me poussent toujours à vouloir protéger les personnes que j'apprécie, même si je me doute à présent que ce soit pour me focaliser sur autre chose que mes soucis, bien trop nombreux. Je ne prétends pas ne jamais m'intéresser aux autres, seulement, me préoccuper d'autres problèmes que les miens me permet d'essayer d'occulter mes soucis justement. Penser à tout cela entraîne un soupire qui s'échappe d'entre mes lèvres, alors que je porte de nouveau le verre de Celian à ma bouche. Lorsque je croise son regard, je me doute qu'il note que j'ai déjà avalé ma bière d'un trait, inutile de comprendre que si je désire boire à nouveau de l'alcool, ce sera seule, peut-être en restant dans ce bar ou en allant ailleurs, lorsque nous nous serons quittés.
Lorsque monsieur docteur « strange » reprend la parole, je réalise une fois encore, qu'il est très premier degré. L'humour ne doit pas être son point fort comme il le dit si bien. Cela fait naître un sourire sur mon visage alors que je réalise véritablement qu'il n'est pas parti de façon égoïste et qu'il n'est pas non plus une personne mauvaise, bien au contraire. Lorsqu'il aborde le point de voir un professionnel comme je lui ai suggéré, il ne semble pas être de mon avis, puis surtout, je note une pointe d'amertume à la fin de sa phrase, alors qu'il parle vaguement de sa famille du côté de sa mère. Me pinçant les lèvres, je ne sais pas quoi lui dire, d'autant que je ne connais pas ce genre de situation, bien que je sois également amère en pensant à mes parents et mon frère, puisque nous nous parlons peu à présent, et cela, même depuis la fusillade. Je suppose que je pourrais les appeler, seulement, je me sais incapable de parler de mon amie décédée par ma seule et unique faute. Avalant difficilement ma salive après cette pensée, je bois d'un trait ce qu'il reste dans le verre de Celian, alors qu'il m'explique ne pas comprendre pourquoi je pense que nous nous ressemblons lui et moi. Un rictus trahissant ma douleur s'installe sur mon visage, alors que je pose mon regard sur nos deux verres vides. Haussant les épaules, je réponds, mes prunelles scintillantes par la peine que je ressens : « Vous vous trompez Celian. C'est pour vous que ce n'est pas un compliment... De me ressembler. » J'écrase une larme avant qu'elle ne trouve son chemin sur ma joue. « Ne vous excusez pas s'il vous plaît, je n'aurais jamais dû... » Dû quoi ? L'ennuyer en lui donnant rendez-vous dans un bar ? Jamais je n'aurais dû me mêler de sa relation avec Adelina, même si je voulais protéger mon amie. De toute façon, qui suis-je pour prétendre vouloir protéger toutes les personnes à qui je tiens ? Personne. Je ne suis qu'Anabela Laranjeira, l'ancien mannequin et actrice ratée qui est venue en Italie, à Naples pour s'éloigner de Lisbonne et des médias, après un mariage raté également. Ma vie est jonchée d'échecs et c'est en partie pour cela que je préfère me focaliser sur celle des autres, des personnes qui m'entourent pour ne pas penser en permanence à tout ce que je n'ai pas su faire. Poussant un nouveau soupire, mes prunelles emplies de larmes, je relève la tête, postant mon regard dans celui de Celian. « Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Si vous désirez partir, je… C'est moi qui vous dois des excuses. » Mes pensées sont brouillions, tout comme mes paroles alors que je fais disparaître quelques larmes désireuses de s'échapper de mon regard bleuté, emplie d'une infinie tristesse. « Je vous remercie d'être venu et pardonnez-moi si au début, je vous ai semblé désagréable ou… Ou… Agressive. » Je pense qu'il s'agit du mot juste. À cela, je n'ajoute rien, postant de nouveau mon regard sur nos verres vides, alors que je suppose que Celian va à présent s'en aller, me laissant ainsi seule avec mes démons, ceux qui ne cessent de me ronger depuis ce jour où j'ai perdu une amie, mais également une partie de moi-même, que je ne pourrais sans nul doute jamais récupérer.
Pando

Petite référence au docteur strange que j'adore. [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela - Page 2 575950806  [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela - Page 2 1342121871


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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Mar 13 Nov 2018 - 22:47 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

Cette soirée et cette discussion étaient des plus confuses, des plus inattendues et des plus inhabituelles : du moins pour le scientifique. Une sortie dans un bar n’était déjà pas sa tasse de thé alors avec une inconnue qu’il connaissait à peine, encore moins. Cette soirée était à des années lumières de ce qu’il avait prévu. Mais qu’avait-il prévu ? Rien tout simplement. Qu’aurait-il pu prévoir ? En répondant au message de la Blondine portant le nom d’Anabela, il n’avait su à quoi s’attendre. Pourtant lorsqu’elle avait écrit et invoqué le nom de leur amie commune, Adelina, il n’avait pu se résoudre à refuser. Comme pour se faire pardonner de quelque chose alors même que la principale intéressée ne serait pas présente. Toujours est-il qu’il ne s’attendait à la tournure de cette discussion ainsi qu’à cette ronde et tourmente d’émotions dont Celian semblait être en proie. De l’extérieur, cela semblait imperceptible, même si son interlocutrice avait pu saisir quelques indices dans les différentes réponses qu’il avait pu lui apporter : cette incompréhension des sentiments et des relations avec les autres. Pourtant, la Brunette qui était son amie d’enfance avait une place particulière et le conseil de la Blondine qui résonnait dans sa tête : celui de rattraper le temps perdu. Un temps qui avait été perdu par sa faute. Même si le but d’Anabela en le retrouvant ici était de connaître les intentions du Brunet envers son amie, elle n’avait fait que lever des interrogations pour sa part à lui. Mais cela représentait des questionnements qui se devaient d’être posés et auxquels le scientifique se devait de trouver des réponses. Des réponses qu’il connaissait. Des réponses qu’il avait enfoui au fond de lui car ces réponses avaient un caractère qui l’effrayait.

Anabela sourit légèrement en entendant la remarque du Brunet sur son sens de l’humour : chose qui n’était pas son point fort. Chose qu’il n’aurait pas eu besoin de formuler, elle l’avait compris. La jeune femme était beaucoup plus perspicace que lui. Le verre du Brunet est maintenant vide entre les mains de son interlocutrice : verre qu’elle avait bu d’une traite, exactement comme sa bière. Celian ne faisait pas de commentaire, mais il avait vu son regard particulier lorsqu’elle s’était mise à boire. Ce regard perdu, il le connaissait. Non pas pour les mêmes raisons qu’elle, d’ailleurs il ne connaissait ses raisons, mais il avait lui-même très souvent été perdu. Et s’il y avait bien un regard qu’il connaissait et comprenait, c’était celui-ci. Leur discussion finit par dériver sur le fait que tous les deux se ressemblaient, d’après les dires de la Blondine : ce qui attisa sa curiosité. Haussant les épaules, elle lui répondit : Vous vous trompez Celian. C'est pour vous que ce n'est pas un compliment... De me ressembler. Cette remarque lui fit froncer les sourcils : d’habitude c’était à lui qu’on ne voulait pas ressembler. Trop froid, trop distant, trop incompréhensible. Elle ne dégageait pas cette impression. C’est drôle, c’est le genre de remarques que je n’ai jamais entendu à l’égard de quelqu’un d’autre que moi. C’est peut-être là dont commence la fameuse ressemblance dont vous parliez. Pourtant, l’instant d’après, la Blondine essayait d’écraser maladroitement quelque chose aux coins de ses yeux qui ressemblait vaguement à des larmes : ce qui le rendit encore un peu plus confus. Qu’est-ce que… J’ai fait ? Enfin je veux dire… Je vous ai offensé ? Qu’avait-il fait, qu’avait-il dit pour susciter cette réaction ? Pourquoi Adelina n’est-elle pas là pour être son décodeur ? Ne vous excusez pas s'il vous plaît, je n'aurais jamais dû... Celian comprenait de moins en moins les paroles d’Anabela, ni son comportement : ses yeux étaient rouges et embrumés. Cette situation était plus que déstabilisante pour lui, le mettant mal à l’aise : il ne savait quoi dire, quoi répondre ou que faire. Il ne savait pas gérer ce genre de situation où les autres attendent un soutien. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Si vous désirez partir, je… C'est moi qui vous dois des excuses. Je vous remercie d'être venu et pardonnez-moi si au début, je vous ai semblé désagréable ou… Ou… Agressive.

Fronçant les sourcils à nouveau, le Brunet voulut plus d’une fois prendre la parole pour dire quelque chose. Sa mâchoire essayait de s’activer, mais aucun son ne semblait en sortir. Comme muet face à son émotion. Je… Je crois que ces excuses doivent être partagées : du moins, c’est ce qu’Adelina dirait. Je n’ai pas été des plus … Social ? Oui je crois que je pourrais le dire ainsi… Ses tentatives d’excuses étaient plus que bancales mais il essayait. C’était déjà ça. Ne vous inquiétez pas pour le temps que vous m'avez pris. Je dois dire qu'au départ, je croyais que cela serait une perte de temps... Mais je crois que cette discussion était plus que nécessaire. Du moins pour ma part : ce ne sont pas le genre de questionnements que je me pose en temps normal. Alors qu’il faudrait… Apparemment… Je crois… Avec un petit signe au barman, Celian régla l’addition pour leurs deux verres : ce qui était la moindre des choses pour le dérangement qu’il lui avait causé. Je vous raccompagne ? Vous n’avez pas l’air d’être dans votre assiette. Certes, il n’était pas doué dans les relations avec autrui, mais il avait un certain air de gentleman sur les bords. Pourtant, il ne pouvait la forcer à accepter sa proposition, mais il n’aurait pas la conscience tranquille si elle restait à boire seule ici. Et ne me dites pas que ce n’est pas vrai. J’ai, certes, pu vous démontrer par tous les moyens que je suis extrêmement mauvais dans la compréhension des autres, mais votre regard perdu, je le reconnais. Ses paroles étaient brutes comme à son habitude et cela pouvait totalement rebuter la jeune femme, mais c’était sa manière à lui d’interagir avec les autres…
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Mer 21 Nov 2018 - 1:15 )
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Pendant un bref moment, tout était différent. Quelque chose s’était établi, quelque chose de profond. Le temps s’est arrêté. Le mouvement aussi. On a tous ressenti cette connivence, et la vie a repris son cours.
Sombrer. C'est la décision que je viens de prendre en vidant mon verre en peu de temps. L'alcool est souvent consommé en présence d'amis ou encore en présence de la famille, mais il me semble qu'il est bien plus consommé pour oublier et c'est justement ce dont j'ai besoin. En réalité, je ne suis pas le genre de personne à me mêler de tout concernant mes proches, même si je le fais lorsqu'on me le demande, ce qui n'a pas été le cas pour Adelina. Mon amie ne m'a pas demandé de contacter Celian, je l'ai fait de mon propre chef pour m'occuper l'esprit, afin de me concentrer sur autre chose que mes propres problèmes qui me semblent bien trop insurmontables, puisque j'ai la sensation que je ne parviendrais jamais à sortir la tête de l'eau. Toutefois, à cet instant, je réalise que c'est moi qui me fais couler, ou plutôt qui y participe, puisque le souci est bien plus profond qu'on ne le pense. Ce terrible instant sur la place alors que je désirais boire un verre avec une amie restera à jamais marquer dans mon esprit, d'autant que je ne cesse d'y penser encore et encore pour en venir à chaque fois à la même conclusion : j'ai tué mon amie. Évidemment, je ne l'ai pas tué consciemment puisque ce n'est pas moi qui l'ai abattu, seulement, je suis certaine d'avoir chargé l'arme en question, puisque j'ai fait ma difficile, en choisissant non seulement l'endroit, mais également la chaise. J'aurai dû être assise à sa place, je devais y être et je ne me pardonnerais jamais de lui avoir demandé de s'asseoir ailleurs, JAMAIS.
Émergeant de mes pensées toujours aussi embrumées et sombres, j'essaye de ne pas fondre en larmes devant cet inconnu qui m'est à présent beaucoup plus sympathique. J'avais une mauvaise image en tête de Celian, mais en peu de temps, je me suis aperçu que c'est un homme bien, il a même réussi à me faire oublier les a priori que je portais à son égard. En vérité, je constate qu'il a beaucoup de mal à exprimer ses ressentis, ses sentiments, chose dont beaucoup trop de personnes souffrent malheureusement. En conclusion, Celian n'est pas un homme mauvais, j'en ai à présent la certitude. À ses dires, alors que je lui affirme que ce serait dommage pour lui de me ressembler, il semble étonner. Le fait est que je me livre à lui, sans avoir peur d'un quelconque jugement, parce que je ressens toute la gentillesse et la bienveillance qu'il a eu jusqu'à présent à mon égard et qui émane de lui tout simplement. « Vous voyez, vous commencez à comprendre Celian. » Je réponds, rebondissant sur sa prise de conscience nous concernant, puisqu'à mon sens, nous faisons tous deux partis de ce fameux club des « personnes handicapées des sentiments ». Amer, malheureuse, tourmenter, abattue, j'essuie de nouvelles larmes. Je me sais tomber dans un gouffre, seulement, je n'ai pas la force nécessaire pour m'en sortir. Je préfère sombrer seule, restant dans un mutisme afin de ne pas faire souffrir mes proches, tous ceux qui semblent tenir à moi. En y réfléchissant bien, il ne doit pas y en avoir des masses, c'est du moins ce que j'ose penser à cet instant, broyant clairement du noir. « Vous n'avez rien fait Celian, je vous assure. » Je n'ose pas croiser son regard, du moins pas pour le moment, puisque je pourrais m'effondrer dans ses bras. « C'est tout autre chose qui me rend… Malheureuse. » Je souffle ce dernier mot, réalisant avec difficulté que je parle enfin de mon problème ou plutôt que j'ose l'évoquer, à demi-mot.
Offrant de plates excuses à Celian, lui demandant de pardonner mon agressivité, lui demandant également de pardonner le simple fait que je l'ai importuné dans le fond, il semble croire m'en devoir. Je ne m'y attendais pas, si bien que ma mâchoire se décroche alors que je l'écoute, penaude. Il semble comprendre et être conscient qu'il est peu sociable, ce qui fait apparaître un mince sourire sur mon visage, essuyant ainsi ce rictus désagréable de souffrance, ne serait-ce que pour quelques secondes. Quand il reprend, assurant que cet échange ne lui a fait que du bien, qu'il n'en ressort que du bon et que cela a été nécessaire pour lui, j'en suis touchée et ravie. « Je suis heureuse d'avoir été la personne vous ayant aidé à avoir ce questionnement Celian. » Je réponds, alors qu'un soudain sentiment de peur m'envahit. Pour être franche, je ne désire pas rester seule, ici, dans ce bar, parce que je crains de boire plus qu'il ne le faudrait. « Effectivement, je ne suis pas dans mon assiette. » J'avoue, mon visage prenant une jolie teinte rosée, alors que je baisse le regard, me sentant honteuse. « Je ne veux pas vous embêter avec mes problèmes Celian… Puis, nous nous connaissons si peu, je n'ai pas envie que vous gardiez une image négative de moi. » Je suis sincère, d'autant que je ne sais pas si je le croiserais de nouveau un jour. Toutefois, en y réfléchissant bien, cela pourrait arriver, puisqu'il ne faut pas oublier que je suis très attachée à Adelina, NOTRE très chère Adelina. Perdue dans mes pensées, je me demande si je devrais le laisser me raccompagner ou non. Après tout, je sais que boire de l'alcool pour anesthésier mon cœur qui pleure et saigne est inévitable, seulement, je ne souhaite pas rester seule. Me pinçant les lèvres, alors que je pose le pour et le contre, Celian capte mon attention. Il prétend connaître le regard que j'arbore à présent, celui qui semble perdu, lointain, dans un ailleurs que seule la personne l'arborant peut connaître. « Comment ça, vous le reconnaissez ? » Cet homme pique ma curiosité. « Vous ne voudriez pas rester encore un peu ? » Je termine de souffler, devenant de nouveau écarlate. « On peut aller ailleurs si vous voulez ou rester ici. Pour être franche Celian, je ne suis pas certaine de vouloir rester seule. » Ma voix se brise alors que mes billes bleutées se chargent de nouveau de larmes qui scintillent à présent dans mon regard.
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Sujet: Re: [Terminé] On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens (+) Anabela ( le Sam 15 Déc 2018 - 16:16 )
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

Cette rencontre était pour le moins des plus particulières, mais Celian en était venu à penser qu’elle avait été presque nécessaire pour lui. Cette discussion avec la Blondine qui était une personne tout à fait extérieure, tellement extérieure qu’il ne la connaissait pas avant cette soirée, lui permettait d’avoir un autre regard. Un regard extérieur. Un regard neuf. Un regard qui remettait en question sa propre vision des choses. Anabela était très certainement meilleure qu’elle dans les relations avec les autres. Dans le fait de créer du lien avec les autres, même si elle était persuadée qu’ils se ressemblaient tous les deux. Vous voyez, vous commencez à comprendre Celian. Il n’était pas sûr de comprendre, comme elle le disait si bien mais il essayait. Tout comme il avait essayé de reconsidérer sa position. C’était ce dont il avait besoin pour faire tomber cette tête de mule qu’était la sienne. Pour se remettre en question. Pour pouvoir y réfléchir tout simplement. Il savait que seul, il ne l’aurait pas fait. Seul, il n’aurait pas eu la capacité de le faire. Et il se devait de la remercier. Même s’il était maladroit. Même s’il ne savait trop comment s’y prendre. Même s’il était loin de savoir et de connaître la suite des événements et la tournure que sa relation avec Adelina allait prendre. Ni ce à quoi vingt années de sentiments refoulés. A la place de toute cela, le scientifique s’excusait à son tour de son asociabilité. Il en était conscient que son incapacité à se faire comprendre des autres pouvait faire ressurgir une attitude froide, désinvolte voire même hautaine, aux yeux de certains. Il s’excusait également s’il était responsable du malheur de la jeune femme : les larmes de cette dernière l’avaient totalement déstabilisé. Lui qui n’avait jamais su comment gérer les émotions des autres ou bien même les siennes. Vous n'avez rien fait Celian, je vous assure. C'est tout autre chose qui me rend… Malheureuse. Fronçant légèrement les sourcils, le scientifique était toujours aussi déconcerté par la réaction de la Blondine. Il ne comprenait pas. Pourtant, l’instant d’après, tous les deux changeaient de sujet : Je suis heureuse d'avoir été la personne vous ayant aidé à avoir ce questionnement Celian. Anabela semblait être sincère et touchée par ses remerciements, ce qui l’étonna : il ne comprenait pas en quoi cela était si particulier. Pour lui, ses remerciements étaient tout naturel vu l’aide qu’elle lui avait apporté.
Pourtant ce faible sourire sur ses lèvres disparut rapidement lorsqu’elle évoqua ses états d’âmes. Effectivement, je ne suis pas dans mon assiette. Je ne veux pas vous embêter avec mes problèmes Celian… Puis, nous nous connaissons si peu, je n'ai pas envie que vous gardiez une image négative de moi. Juger les autres n’était clairement pas sa spécialité. De plus, il n’était pas le mieux placé pour cela, et puis ce n’était pas dans sa nature tout simplement. Au-delà de ce jugement, c’était bien plus la posture dans laquelle il se trouvait : lui qui ne savait pas comment interagir avec les autres, il ne savait pas comment se comporter face à sa détresse maintenant lisible et apparente. Que devait-il faire ? Vous n’avez pas d’inquiétude à avoir, ce n’est pas mon genre. C’était quelque peu maladroit de sa part pour essayer de lui signifier qu’il n’aurait pas une image négative d’elle. Toujours est-il qu’il essayait. C’était peut-être ça le plus important. Comment ça, vous le reconnaissez ? Le Brunet se maudissait parfois de réfléchir à voix haute. Comment était-il censé lui expliquer qu’il avait coupé tout contact vingt ans auparavant, car il était justement perdu ? Perdu face à un trop plein d’émotions et de sentiments qu’il ne connaissait pas. Je pensais que la réponse était évidente : vous avez bien vu comme je suis perdu avec cette histoire des relations avec les autres. A vrai dire, je suis toujours perdu. Son assurance lui permettrait peut-être de ne pas attirer les soupçons sur ces paroles qui, certes, étaient vraies, mais restaient évasives. Peut-être serait-il un jour capable d’aborder ce sujet avec cette nouvelle amie ?

A sa proposition de la raccompagner chez elle, Anabela y répondit d’une toute manière que ce qu’il avait prévu. Vous ne voudriez pas rester encore un peu ? On peut aller ailleurs si vous voulez ou rester ici. Pour être franche Celian, je ne suis pas certaine de vouloir rester seule. A nouveau la Blonde semble être à deux doigts des larmes. Le malheur qui la ronge, semble être bien plus important qu’elle ne souhaite le faire partager. Malgré le fait qu’il soit très mauvais dans les relations avec autrui, le gentleman en lui ne pouvait pas laisser la jeune femme seule. Je… Très bien. Je connais un endroit qui pourrait peut-être vous aider. Ce n’est pas grand-chose mais c’est un endroit… Comment dire ? Ressourçant. L’éloignant du comptoir, il lui tient la porte avant qu’ils ne s’engouffrent tous les deux hors de l’établissement.

Celian finit par la conduire jusqu’à la clairière dégagée dans la forêt, ce fameux endroit où il avait observé plus d’une fois les étoiles d’ici, avec un de ses anciens amis d’enfance. Observer les étoiles et faire de l’astronomie, c’était son passe-temps. D’ailleurs, il lui apprit quelques rudiments ce soir-là : c’était peut-être un des seuls sujets dans lequel il savait faire la conversation. C’était sa manière pour lui faire oublier son malheur quelques instants. Peut-être aussi pour la remercier de son aide. Une soirée et un cours d’astronomie qui s’acheva lorsque Celian finit par la raccompagner chez elle. Une nouvelle amie qu’il reverrait bientôt, il en était persuadé.
Codage par Libella sur Graphiorum



Je ne savais pas qu'ensemble bientôt, on créerait un nous. Ton coeur est tout ce que j'ai et dans tes yeux, tu tiens le mien. Suivons notre chemin, je vois mon futur dans tes yeux.
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