Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] Magda | Interminable moment... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealitya + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 667 - Points : 2239

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 6 Mai - 14:57 )
« Appelle-moi dès que tu es rentré. » Teobaldo lui adresse un sourire, pose une main sur son épaule, sentant bien que si sa présence de ces deux derniers jours lui a fait le plus grand bien, ses révélations ont provoqué le chaos dans son esprit. Garder le silence sur la raison de son acte, laisser son ancien protégé imaginer des scénarios tous plus incohérents les uns que les autres lui était de plus en plus difficile. Parce qu’ils se sont rapprochés, sans doute parce qu’il a senti qu’il lui devait la vérité aussi et surtout parce qu’il ressentait le besoin de se libérer d’un poids. Sauf qu’à présent, c’est lui qui le porte sur ses épaules et c’est si pesant qu’il peine à garder la tête droite, mais il s’efforce de ne montrer aucune faille à l’homme qui l’a soutenu et qui n’a pas besoin de voir en lui le gouffre qui se créé. Teobaldo embrasse son front puis s’éloigne, disparaît dans le jet privé. Ses genoux plient alors, son corps commence à céder. Son souffle s’accélère et son cœur resserré est douloureux. Camillo, sentant la faiblesse de son patron, hésite, puis tend le bras, appuie sa main fermement sur son épaule, cherche à le retenir. Le contact lui est difficile, ce qui explique la crainte de son chauffeur à rester dans cette position de longues secondes, mais il l’accepte, par nécessité. A ses 18 ans, il s’est tourné vers l’église, gagnant la Foi grâce à un homme qui lui a ouvert ses bras dans un moment où il ne pensait plus à survivre, où il baissait les bras. Il croyait dur comme fer en ces personnes qui ont décidé de tout quitter pour servir une entité supérieure. L’humanité, il en a toujours douté, mais se sentait en sécurité, protégé par la croyance et la bienveillance de ceux qui étaient supposés avoir un cœur énorme. Ils ne devaient pas être égoïstes, être mauvais, mais à travers leurs choix, ils représentent pourtant l’égoïsme même en ne pensant qu’à assouvir des pulsions perverses, sont dégoûtants, répugnants. Si un homme de Dieu peut souiller des corps innocents, alors à quoi bon se raccrocher à eux ? « Monsieur ? Etes-vous certain de vouloir prendre la route pour Gênes ? » Camillo préférerait prendre le volant, plutôt que le laisser conduire dans cet état, mais il n’a pas envie de se dérober et dans des moments pareils, il n’y a que le travail qui l’aide à tenir debout. Alors il acquiesce d’un signe de tête, puis dans un mouvement de recul, tente de reprendre sa respiration en expirant fort. « Raccompagnez-moi s’il vous plaît. » Il a un besoin de prendre une douche, de frotter sa peau qui le brûle et il sent que ce ne sera pas suffisant pour éteindre le feu qui le consume.

C’est la tête lourde, avec une heure de retard, qu’il récupère Magda pour ensuite prendre la route vers Gênes. Sept heures, c’est long. Interminable lorsque des tensions existent et c’est le cas. Aucun son ne lui échappe, aucun mot n’est prononcé, pas même une réponse à ses questions. Il la laisse se débrouiller avec, peu enclin à la conversation, trouvant également inutile de lui donner des informations sur le déroulement de la soirée qu’elle connaît déjà pour avoir été présente lors de la présentation du nouveau produit à Naples. Après un premier arrêt pour manger un morceau et se dégourdir les jambes, Demetrio ne s’arrête plus. A l’heure affichée sur sa montre, il comprend qu’ils ne seront pas sur place à 20 heures. Ce qui le frustre plus, c’est sa prise de médicaments qui n’est pas là pour jouer en sa faveur. « Nous n’aurons pas le temps de faire un détour par l’hôtel. Il va falloir vous habiller dans la voiture. » dit-il, en ralentissant. « Vous vous sentez de passer derrière ou préférez-vous que je me gare ? » Il n’a pas envie de prendre de risque, mais la route est droite et les véhicules sont assez éloignés pour penser cette option possible. « D’ici quinze minutes, je dois faire un arrêt obligatoire. Il y a cette possibilité qui s’offre à vous aussi. C’est comme vous sentez. » Bien qu’il n’aime pas l’idée d’urgence de devoir utiliser son téléphone en pleine conduite, Demetrio le pose sur le tableau de bord et saisit son code, envoyant un message rapide à Elvezia pour lui annoncer qu’ils ne seront sans doute pas présent les quinze premières minutes et qu’il est inutile de les attendre.

Citation :
Je te réserve un verre de champagne ? Tout le monde saute dessus…

Il en aurait pourtant bien besoin, mais avec son traitement, ce n’est pas l’heure idéale, alors il ne répond rien, la laisse agir comme bon lui semble. Ca lui est égal.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Sam 19 Mai - 0:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Madame maîtresse <3
Multi-comptes : Row row ; O-zizi ; Enoch
Messages : 224 - Points : 852

Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 6 Mai - 16:56 )
Pas une seule question. Pas un seul sous entendu. Mais un sourire au coin. Un regard qui en disait long. Beaucoup plus que si Camillo avait ouvert la bouche. « Vous pouvez arrêter ? » « Quoi donc, Mademoiselle Saddler ? » « Ca ! Là ! De sourire comme ça » « Je suis juste de bonne humeur, Mademoiselle » Juste de bonne humeur, mon oeil. Il était de très bonne humeur depuis qu’il l’avait récupéré le lendemain de sa nuit chez Demetrio. Depuis, il ne quittait pas ce sourire au coin et Magda savait pertinemment que ce fameux matin à la réceptionner, vêtue d’une simple chemise y était pour quelque chose. « Vous fanfaronnez, Camillo » « Bien sûr que non » « Si ! si ! Parce que je ne voulais pas vous croire quand vous m’aviez dit que Demetrio était un homme bon. Vous fanfaronnez parce que je le crois maintenant » Camillo ne répond rien, se contente de ce sourire en coin. « Vous m’agacez » « Si je vous agace de la même façon que Monsieur Clarizio vous agaçait il y a une semaine, je suis sauvé. Vous finirez par m’adorer dans quelque jours » Magda ouvre la bouche pour rétorquer quelque chose mais la referme immédiatement, croisant les bras sur sa poitrine, le regard scotché à sa fenêtre. « Adorer, c’est un bien grand mot. Je l’aime bien, votre patron. C’est tout » « C’est tout ? » « Oui, c’est tout » Mais son sourire semble grandir encore plus et ça l’agace Magda. Le reste du trajet se passe dans le silence jusqu’à que la voiture s’arrête devant sa maison. Un soupir s’échappe de sa poitrine, appréhendant le faite de revoir Demetrio qu’elle n’a pas revu depuis cette fameuse nuit. « Tout se passera bien, Mademoiselle Saddler » « 3 jours, c’est long » « Et pourquoi pas en profiter justement ? Monsieur Clarizio a raison, ca vous fera du bien de vous éloigné de Naples. » « Mais elle sera là … » Camillo se retourne pour pouvoir lui faire face physiquement et non à travers un rétroviseur. « Vous devriez en parler à Monsieur Clarizio. Il comprendra parfaitement qu’elle a pu vous blesser et surtout dépasser les bornes en parlant de votre sœur de cette façon. Il vous écoutera et vous entendra, j’en suis sûr » Et si Camillo avait raison pour le bon cœur de Demetrio, la jeune femme doutait fortement que l’homme l’écoute taillader Elvezia, la connasse. Et surtout qu’il la croit. Il semblait l’estimer et la respecter, elle.

C’est avec une heure de retard que Demetrio la récupère avec son sac de voyage. Le trajet est long pour atteindre Gênes mais semble s’éterniser encore plus avec cette lourde atmosphère. Malgré les tentatives de Magda de lancer une discussion, lui arracher quelque mots, elle s’était confrontée à un mur de glace. Si bien, qu’elle a fini par abandonner et se retrancher dans son coin, non sans lui lancer parfois des regards en coin, s’interrogeant sur les raisons de ce comportement. Si une sorte de complicité avait pu naître lors de cette fameuse fin de soirée, elle était aujourd’hui aux abonnés absents. Au fond de la jeune femme, une pointe de déception se sent mais elle la chasse rapidement de ses pensées. Lorsqu’il lui adresse la parole enfin, après des heures de silences et de vent, sa première réaction est de lui faire une remarque cinglante mais elle se mord la langue de justesse pour empêcher son « Ah ? Vous daignez me parler maintenant ? Quel honneur ! ». A la place, elle se contente de ne rien dire comme lui et juste se faufiler à l’arrière de la voiture, en essayant de gêner le moins possible sa conduite. Si l’envie de lui retourner sa rudesse lui chatouillait la langue, Magda ne le fait pas. Elle le sent tendu, pas d’humeur et se lancer dans une confrontation n’arrangerait rien. 3 jours, c’est long et encore plus en mauvais terme. Elle ne voulait pas qu’ils soient en mauvais terme. Bien. Puisqu’il y en  a un qui devait se sacrifier pour le bien du déroulement du séjour : « Je vais me changer dans la voiture. Ca sera toujours ça de gagner sur le temps » Elle avait bien vu qu’ils étaient à la bourre. Ouvrant le zip de son sac de voyage, Magda extirpe la housse qui contient sa robe de soirée. Une robe en satin mat de couleur bleue en col v, dont les bretelles lui retombent sur l’arrondi de ses épaules avec juste une ceinture fine de strass pour souligner sa taille. Sous sa robe de ville, c’est le début de la torture pour se contorsionner afin de retirer son soutien-gorge actuel et enfiler celui qui est plus adapté à sa robe, celui qui ne laisse voir aucune bretelle. Il s’agit de faire l’échange de lingerie sans rien dévoiler et tout en surveillant le rétroviseur autant que possible. Ce n’était pas un strip tease non plus et elle ne le laisserait pas non plus profiter de la situation. L’instant fatidique arrive cependant ... Ôter sa robe de ville pour pouvoir enfiler celle de soirée. Bon. Magda. Prêt ? Partez ! La jeune femme se lance dans la course la plus rapide pour se déshabiller mais pour l’enfilage de sa robe, c’est une autre histoire. Elle doit faire grandement attention, ne pouvant aller aussi vite qu’elle le veut. Son attention se greffe sur le tissu de la robe qu’elle ne veut pas froisser ou déchirer dans une hâte générée par une pudeur. Parce que si les autres conducteurs pouvaient la voir, Demetrio aussi le pouvait. La jeune femme ne sait pas trop quel regard elle appréhendait le plus. Ceux qu’elle ne connaissait pas et dont au fond, elle se fichait pas mal. Ou cet homme qui avait vu ce que d’autres n’ont jamais vu d’elle jusqu’à ce jour : sa vulnérabilité. Cette fois-ci, Magda a prévu une robe qui a une fermeture éclair sur le flanc pour pouvoir se l’enlever toute seule et elle en fait part à Demetrio, vaine tentative pour casser cette ambiance lourde. « Soyez rassuré, vous n’aurez pas à m’aider avec le zip cette fois-ci » La dite fermeture éclaire refermée, Magda tente de se mirer dans le rétroviseur, ajuster les bretelles de sa robe et centrer le décolleté qui part trop d’un côté mais dans une voiture, ce n’est pas bien pratique. Il manquait plus que le maquillage, la coiffure et les chaussures. Elle espère qu’elle pourra tout faire à temps. « Est-ce qu’il y a quelque chose qui va pas ? J’ai fait quelque chose peut-être ? » Elle retente d’instaurer un dialogue, cherche à comprendre et si, encore une fois, elle se confronte à un mur. Tant pis. On ne pourra pas dire qu’elle n’aura pas essayé.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealitya + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 667 - Points : 2239

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Lun 7 Mai - 0:48 )
De nouveau, Demetrio ralentit la cadence afin de lui permettre de se faufiler à l’arrière sans être surprise par la vitesse. Qu’elle se montre si compréhensive, en ne râlant pas après lui, ne lui rejetant pas la faute pour son retard, ça le soulage. Sa partenaire aurait pourtant pu. Tout comme elle pourrait s’agacer contre lui de la mettre dans une position délicate. Se vêtir dans un véhicule, ce n’est pas pratique, surtout quand il s’agit de troquer une robe par une autre. Et s’il se fait violence pour ne pas jeter un œil dans le rétroviseur, il sent bien la difficulté qu’elle a à se changer. Dans son siège, Magda donne des coups involontaires, si bien que pour lui laisser un peu plus de place, il s’avance de deux centimètres, peu convaincu que ça y change quelque chose. « Tout va bien ? » Là, sans se retenir plus longtemps, pour répondre à sa curiosité et surtout savoir où elle en est, Demetrio pose son regard sur le rétroviseur durant quelques courtes secondes, mais c’est suffisant pour la voir troquer son premier vêtement contre l’autre. Le peu qu’il a vu, ça lui plaît, ça l’attire. Cette couleur semble bien lui aller, mais il s’interdit de l’observer une nouvelle fois, par respect. L’envie est pourtant là et la brune est à portée de main… Alors, pour éviter de céder à une tentation, il résiste en donnant les pleins pouvoirs à un autre de ses désirs. Demetrio sort de sa boîte à gant un paquet de cigarettes, dont une qu’il coince entre ses dents. Sensation mentholée, tension qui s’envole pour une courte durée, très vite remplacée par la culpabilité de renouer avec ses pires démons. Baissant la vitre afin de dégager la fumée de l’habitacle, Demetrio se demande un instant s’il n’abuse pas un peu. « La fumée vous dérange ? » En même temps, sa remarque à elle n’est pas là pour lui plaire non plus, alors pourquoi donc devrait-il s’excuser pour une envie soudaine ? Pour sa santé, voilà tout, pour son confort qu’il ruine égoïstement. « Vous comptez demander à une femme de ménage de vous venir en aide ? » Le personnel de cet hôtel est agréable et nul doute qu’on répondrait à son appel au secours si elle levait la main, embêtée. Il y a aussi que ce soir, aucun napolitain ne l’attendra à l’entrée du bâtiment pour lui jeter des légumes pourris. Là-bas, elle pourra se balader sans craindre d’être reconnue à tous les coins de rue. La fusillade de Naples a fait le tour de l’international, mais il a bon espoir que les habitants se sentent concernés de loin par cette catastrophe, pas au point de ressentir de l’amertume pour une femme qui n’y est pour rien non plus. Ils ont bien plus de recul sur la situation, n’ont pas perdu de la famille, des amis. « Comment ? » Sa question le surprend. Pas la première partie, mais la seconde. Camillo avait raison. Prendre la route dans de pareilles circonstances n’étaient pas une bonne idée et sans doute aurait-il dû annuler afin d’éviter une ambiance désastreuse qu’elle ressent aussi. Forcément. Toute la durée du trajet, il ne lui a pas fait la conversation une seule fois, l’a snobée. Pas contre elle, mais parce qu’il n’avait pas envie de discuter, préférant rester dans sa bulle, s’efforçant de lui faire comprendre qu’il ne souhaitait pas qu’elle y entre et ça a réussi, puisque Magda s’est contentée de rester de son côté, sans insister. « Non, bien sûr que non. » Il ne s’attendait cependant pas à ce qu’elle se remette en cause. Comment pourrait-il être en colère contre elle ? Depuis leur soirée passée ensemble, ils ne se sont pas vus, ont échangé quelques mots par texto afin de confirmer ce séjour. Basique. Qui plus est, les détails, c’est avec Camillo qu’elle a vu ça. « Je n’ai aucune raison de vous en vouloir. A moins que vous me cachiez quelque chose que je devrais savoir et qui me déplairait ? » Il espère que non. Il en bouffe aujourd’hui, n’est définitivement pas d’humeur à être un peu plus contrarié, mais il s’y attend. Parce qu’avec Magda, il va de surprise en surprise. « La journée a été rude. » se justifie-t-il, afin de la rassurer pour de bon. « Je vais me garer sur le bas-côté d’ici quelques minutes. Restez donc à l’arrière, mais attachez votre ceinture, vous voulez bien. Vous ajusterez à l’arrêt. Votre robe part un peu trop d’un côté. » lui précise-t-il, évitant de la scruter dans le rétroviseur, mais il a remarqué. « Elvezia est prête à vous aider pour le maquillage, ainsi que votre coiffure, si vous le souhaitez. J’ai conscience que vous ne l’aimez pas beaucoup, mais ça pourrait vous être utile. Je crains de ne pouvoir vous aider. » Sauf si elle souhaite prendre le risque de se retrouver avec un pâté de mascara sur le visage.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Madame maîtresse <3
Multi-comptes : Row row ; O-zizi ; Enoch
Messages : 224 - Points : 852

Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Lun 7 Mai - 2:23 )
Magda se débat avec le tissu à manipuler avec précaution. Il n’est pas aussi fragile que de la mousseline ou de la soie mais s’habiller dans une voiture où l’on manque d’espace, c’est loin d’être pratique. « Aussi bien que de s’habiller dans une boite à sardine » Une remarque sans véhémence derrière, bien que ça commence bien à l’agacer. A bien y voir, tout de cette situation pourrait l’agacer au plus haut point et lui donner des raisons de râler ou lâcher bon nombre de remarques bien cinglantes dont elle en a le secret mais rien n’est jamais sorti de ses lèvres depuis que la voiture a démarré. Toujours un ton calme, posé quand elle essaie de débuter une conversation avec lui. Le retard se faisant de plus en plus sentir, Magda s’inquiète de ne pas être prête. Pas pour autant une femme superficielle mais la jeune femme sait les apparences très importantes alors elle aime être impeccable. Coquette aussi, si elle peut être à son avantage, c’est encore mieux. Là, dans cette voiture à se contorsionner, elle n’est pas certaine d’arriver au but final : être élégante et charmante. Car là, en sous vêtement à se battre à passer ses jambes dans le corps de la robe, elle n’a rien d’élégante. Le siège de l’auto ne l’aide pas pour autant, faisant glisser son corps. « Merde » Qu’elle lâche échapper entre ses lèvres, arrivant enfin à glisser ses deux jambes dans la robe, il s’agit de maintenant de remonter la robe sans la froisser. Sauf que la fumée d’une cigarette lui arrive en pleine figure avant que Demetrio se décide à ouvrir sa fenêtre. Sa bouche n’y tient plus, elle s’est que trop retenue et n’y arrive plus. Magda est Magda et une journée sans  râlement de sa part n’est pas une réelle journée. « Vous êtes pas sérieux ? En plus ça pue votre truc ! Sans oublier que ce n'est pas franchement bon pour la santé » Commençant à être en nage malgré la climatisation de la voiture, la jeune femme s’autorise une petite pause, le bas de sa robe étant enfilé jusqu’à hauteur de son boxer dentelle. Essoufflée, elle reprend de plus belle. « Si ça me dérange ?! Eh bien en sachant que l’odeur va me coller aux cheveux et au tissu de ma robe, je vous laisse le loisir d’imaginer ma réponse » Sans compter que ce n’était pas bon pour elle de respirer sa fumée pour son cœur mal fagoté mais ça, elle se garde bien de le lui informer. Sa tête se laisse tomber un moment contre la têtière du siège, blasée de se contorsionner pour enfiler cette foutue robe. Un jean aurait été tout simple plus facile mais non, le contrat interdit des jeans. « Non. Au bagagiste. Les hommes sont plus doués pour défaire les fermetures éclaires. C’est génétique » Lâche-t-elle, mi-figue mi-raisin. Au fond, c’était vrai, les hommes étaient bien meilleurs quand il s’agissait de retirer des vêtements féminins. Si la jeune femme se rassure en sachant qu’elle n’a rien fait de mal, qu’elle n’est pas à l’origine de l’humeur si maussade de Demetrio. Elle ne sait pas quoi répondre à sa question. Oui, effectivement, elle cachait quelque chose qui ne lui plairait pas et la jeune femme se demande si elle doit se lancer à l’eau. Si elle doit écouter le conseil de Camillo. « Eh bien …. » Commence-t-elle incertaine avant se raviser rapidement, doutant de la certitude de Camillo. « Non, pas vraiment » Pour éviter de paraître suspicieux, ses mains repartent à la conquête de cette robe, la faisant glisser sur sa peau mais à l’horizontale, c’est bien galère. La métisse soulève ses fesses, son corps en s’appuyant sur le haut de son corps. Un corps qui se retrouve moins caché par les sièges. La robe glisse sur son corps puis finit sa trajectoire, lui permettant de retrouver le refuge des dossiers qui la camouffle un peu. Sauf du rétroviseur malheureusement. « Je suis désolée pour votre journée. Je tâcherai de ne pas vous la rendre encore plus rude » Parce qu’elle se connaissait : elle pouvait tellement être chiante quand elle le voulait mais elle ferait attention. Juste pour lui. Parce que c'est lui. « Oui, Papa. J’attache ma ceinture » Elle taquine un peu, essaie de le détendre en plaisantant mais n’a aucune idée de si cela fonctionnera. Docile, elle attache sa ceinture et finit d’enfiler les bretelles de sa robe. « Super ! Que c’est a-do-ra-ble de sa part » Lâche-t-elle sur un ton sarcastique, se retenant de ne pas prononcer une vulgarité. Bien entendu qu’elle allait l’aider, Elvezia. L’aider à être aussi moche que possible. Elle en mettait sa main à couper, Magda. Mais il semblerait qu’elle soit la seule à avoir vu son vrai visage. Camillo la croit et c’est déjà ça. Profitant d’être attachée et planquée derrière le siège de Demetrio sans qu’il puisse voir ce qu’elle trafique, Magda fait glisser son sous-vêtement discrètement, sans faire bouger le haut de son corps, l’air de rien pour en enfiler un de plus approprié à sa tenue. Alors que sa main se glisse doucement dans son sac de voyage pour saisir le bon sous-vêtement, le bruit du clignotant l’interpelle et la fait se redresser. « On s’arrête là ? Au bord de la route ? » Ses interrogations lui font oublier d’un coup qu’elle se retrouve sans culotte à ce moment précis. Pas que ça a l’air de la déranger, elle est la seule au courant de cette information mais faut reconnaître l'ironie de la situation : qu'une femme culottée se retrouve soudainement sans culotte. « Pourquoi on s’arrête ? »


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealitya + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 667 - Points : 2239

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Lun 7 Mai - 3:20 )
C’est dans ces moments-là qu’il constate la chance qu’ont les hommes. Sur certains aspects, la vie leur semble être bien plus facile. Lui un peu plus. S’il pensait à enfiler un costume pour ce soir, il se contentera du jeans noir qu’il porte actuellement et troquera sa chemise blanche, par une autre afin de se sentir un peu plus propre. Et comme c’est le grand patron, personne ne trouvera à redire sur sa tenue. Sans doute se prendra-t-il quelques regards interrogateurs, mais il est bien trop important pour qu’ils se permettent une telle familiarité. Ca leur donnera l’occasion de le voir en tenue plus décontractée. Ils constateront que derrière cet homme toujours bien habillé, classe, se cache également quelqu’un de plus relâché. Ce qu’il est lorsqu’il est chez lui. Après une journée de travail, la première chose que Demetrio fait est de retirer son costume pour l’échanger contre des vêtements plus souples, plus relax. Peut-être bien aurait-il dû proposer la même chose à sa partenaire, afin qu’elle ne se fatigue pas, d’autant que sa première robe lui allait très bien, mais maintenant que l’enfilage de robe est un peu plus avancé, il ne prend pas le risque de la contrarier un peu plus. Déjà que la fumée qu’elle se chope en pleine figure commence sérieusement à l’agacer. Ne se retenant plus, Demetrio l’observe dans le rétroviseur afin de s’adresser à elle. « Ce « truc » comme vous dites s’appelle une cigarette. Ca fait près de sept heures de route, Magda. Sept heures ! Je me suis retenu jusque-là, mais là, c’est juste plus possible. » Dépendant de cette chose mortelle et bien que la culpabilité est là, il se sentirait bien mal de devoir la jeter par-dessus bord, l’abandonnant à son triste sort sur la route, sans lui avoir laissé le temps de pourrir ses poumons un peu plus. « En attendant, au lieu de râler, peut-être devriez-vous penser à enfiler cette robe ? J’aimerais autant être le seul à vous voir en sous-vêtements. » Heureusement qu’il fait sombre et que les véhicules qui le doublent tracent, qu’ils ne s’attardent pas longtemps sur lui. Si les vitres teintées n’étaient plus interdites, il n’hésiterait pas une seconde à s’en procurer. Sans la lâcher des yeux, il hésite, prend une dernière taffe et lui laisse avoir le dernier mot. Il sait qu’elle a raison, que c’est mauvais pour sa santé, pour la sienne aussi et les arguments suivants ainsi que sa gêne qu’elle ne lui cache pas terminent de le convaincre. Il écrase sa cigarette, puis referme la vitre presque aussitôt. « Entre nous, vous avez plus de chance de froisser votre robe, qu’elle en a de s’imprégner d’une cigarette qui n’a pas été allumée plus de trois minutes. » Et lui, ça le frustre un peu malgré tout. « Parce qu’il vous arrive souvent de demander aux hommes de vous défaire votre fermeture ? » Pourquoi se sent-il étonné ? Magda est une très belle femme, qui plaît, sur laquelle les hommes doivent se retourner sans qu’on les menace avec un couteau sous la gorge. Lui qui, pendant tout le trajet, avait gardé le silence, voilà qu’elle le pousse à s’exprimer. Et il aimerait insister, répéter son « eh bien », appréhendant un peu la suite, lorsqu’elle avoue ne rien lui cacher. Demetrio ne cherche pas à en savoir davantage, conscient que derrière, elle est en train de se batailler. Et s’il essaie de détourner ses yeux ailleurs, à chaque mouvement brusque qu’elle effectue, Demetrio la scrute dans le rétroviseur, observant son évolution. Sa peau est toujours visible, mais bien vite, sa robe la camoufle enfin. « C’est pire que grimper le Mont Everest. » constate-t-il, un brin amusé, sans pour autant le montrer. Son visage toujours fermé, retrouve sa dureté à sa remarque. « Ne m’appelez plus comme ça. C’est pour vous, je vous signale. » Ca évitera qu’au moindre coup de frein, elle soit propulsée en avant. « Vous ne pouvez pas faire un effort ? Elle n’était pas obligée de le proposer. » dit-il, un peu sèchement, prenant la défense d’une Elvezia qui semble avoir de bonnes intentions. Du moins, à travers ses messages, c’est à ça que ça ressemble. 20 heures arrivant, Demetrio ne se laisse plus aucun autre choix que de ralentir et se garer sur le bord de la route, laissant le clignotant allumer pour informer de son arrêt temporaire. « Oui, on s’arrête. Vous auriez préféré une aire de repos pour demander au caissier de vous aider à enfiler votre tenue ? » Son ton est ironique et tandis qu’il ouvre la portière, il se tourne vers Magda. « Votre robe est froissée. » Simple constatation. Simple provocation aussi. « Juste là. » De son index, il pointe le bas qui a souffert, avant de sortir du véhicule. Demetrio ouvre le coffre, sort de son sac de voyage une chemise pour remplacer la sienne, une bouteille d’eau ainsi que sa boîte où sommeillent ses médicaments. Huit, ce n’est pas rien. Des anti-rejets, mais aussi pour préserver son estomac, son corps de ce qu’il ingurgite au quotidien. Tandis qu’il les avale un par un, Demetrio défait les premiers boutons de sa chemise. « Avez-vous pensé à un vêtement à vous mettre sur le dos ? Ou avez-vous besoin d’une veste ? » La sienne est là, sous ses yeux et il pourrait bien lui prêter, si ça lui était nécessaire.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Madame maîtresse <3
Multi-comptes : Row row ; O-zizi ; Enoch
Messages : 224 - Points : 852

Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Lun 7 Mai - 10:35 )
Ses yeux se lèvent au ciel. Sans déconner ?! Ca s’appelait une cigarette ? Ouah ! Que ferait-elle sans Demetrio et sa science infuse ? Franchement ? Sa tête se secoue, bataillant avec sa robe. « Comme vous, ça fait 7 heures que je ne râle pas. 7 heures ! C’est plus possible de se retenir, c’est mon record. Et si vous voulez être le seul à me mirer en sous vêtement, va falloir rajouter une close au contrat mais derrière, faut assumer » Elle n’était pas sérieuse du tout en disant ça, son air taquin en témoignait. Elle n’avait aucune envie d’abandonner ses histoires d’une nuit ni que Demetrio en devient une. Bon okay, le soir où il lui ouvra la porte de chez lui, oui, oui, l’idée lui a traversé la tête. Et pendant un instant, une sorte de désir lui saisit le bas ventre mais ce n’était qu’un égarement. Elle n’avait pas toute sa tête, elle allait mal. Elle voulait juste se réconforter et il était là. C'est tout. Ca ne voulait rien dire. Rien du tout. « Sage décision » Commente-t-elle après qu’il ait balancé sa clope par-dessus bord. « Bien entendu ! Parce que vous pensiez que vous étiez le premier à qui je le demandais ? » Répond-t-elle par une autre question sans se démonter, jouant le jeu. Bon, bien sûr, elle fait la maligne et fait juste péter son sens de la répartie. Les hommes ne font pas la queue pour défaire sa fermeture éclaire et elle n’avait pas un homme différent chaque soir dans ses draps pour autant. Devant sa moquerie, comparant sa façon de s’habiller à de l’escalade, Magda lui répond par une grimace avant de lui lancer un sale regard. « C’est ça, moquez-vous ! Vous seriez bien content d’avoir une femme bien habillée à votre bras » Enfin bien habillée … Si elle réussit à tout ajuster correctement. Toute fois, l’humeur devient maussade d’un coup et la raison n’est pas une surprise : Elvezia la connasse. Bien entendu. « Et vous, vous ne savez pas vous contenter de ce que vous avez. J’en fais des efforts là, ok ? Je vous accompagne, non ? » Alors merde ! Et Camillo qui lui disait qu’il l’entendrait, qu’il l’écouterait, tu parles ! S’il prenait sa défense à la moindre occasion, c’était peine perdue. « De l’aide n’aurait pas été de refus, oui ! Et si le caissier était charmant, ça m’aurait encore mieux arrangé » Autant allier l’agréable à l’utile. Puis c’est Demetrio qui tend la perche aussi, Magda ne fait que la saisir. Ses yeux se plissent alors qu’elle le regarde. Il voulait l’énerver, c’est ça ? La provoquer ? Si ça pouvait éloigner sa mauvaise humeur, Magda était preneuse mais c’était mal la connaître de penser qu’elle ne répondrait pas à sa provocation par une autre. « C’est pas grave. Je dirais que c’est vous qui l’avez froissé. Que c’est à cause de ça qu’on est en retard » Sous-entendu qu’elle lâche comme ça, lui lançant un clin d’œil, le défiant en silence. Après, ce n’était pas la mer à boire. Dans un couple, c’est normal de faire ce genre de chose mais elle mettait sa main à couper que l’allusion ne plairait peut-être pas à Demetrio. Elle l’avait bien compris, les rapprochements physiques, ce n’était pas sa tasse de thé. Se tournant, Magda s’accoude sur le dossier du siège arrière pour pouvoir faire face à Demetrio, désormais au niveau du coffre. Elle l’observe sans un mot avaler, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept et enfin huit cachets à la suite. Autant ? Et surtout, pourquoi faire ? Autant de questions qui se bousculaient dans sa tête et alors qu’elle allait lui poser la question qui lui brûlait les lèvres, il prend les devants et lui coupe l’herbe sous le pied. « Non, je n’en ai pas pris. Ma robe n'est pas aussi décolleté dans le dos que la dernière fois. Ca devrait aller, j'imagine. » Magda ne connaissait pas trop Gênes ni s'il y faisait frais, s'il y avait beaucoup de vent mais les châles et autres bout de tissus l'ennuyaient bien, c'était encombrant alors elle n'en avait pas pris. Alors qu’il défait les premiers boutons de sa chemise, Magda reste plantée devant lui, son visage reposant dans le creux de sa main, attendant la suite. « Continuez, je vous en prie. Ne vous gênez pas pour moi » Lâche-t-elle en le fixant, le visage entre sérieux et amusement. « Vu que vous avez pu profiter du spectacle tout à l’heure, je me dis que c’est mon tour maintenant. Contrairement à vous, je suis sympathique et je vous propose même mon aide pour déboutonner votre chemise. » Rajoute-t-elle avec un sourire en coin, le provoquant encore une fois, certaine qu'il ne voudra jamais de son aide. Une proposition juste pour le malin plaisir de le mettre mal à l’aise. Et puis aussi pour profiter un peu de la situation. Bah quoi ? Si lui avait pu avoir un aperçu d’elle, pourquoi elle n’en aurait pas aussi ? Ce n’était que justice après tout. Puis c’était qu’un torse. Ceci dit, une étincelle d’impatience commençait à perler en elle. Le show, il commençait quand ?


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealitya + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 667 - Points : 2239

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mar 8 Mai - 0:35 )
A croire que sa passion première est de râler, ronchonner et sept heures sans rien dire, rien critiquer, c’est la fin du monde. Un instant, Demetrio regrette d’avoir ouvert une brèche dans laquelle elle s’est engouffrée. Sans doute aurait-il dû ne pas répondre à son interrogation, rester évasif afin de ne pas être confronté à un moment qu’il redoute ce soir : une discussion. Qu’elle soit houleuse n’est pas dérangeant en soi… Mais les révélations de Teobaldo l’ont achevé, lui volant toute l’énergie gagnée durant sa nuit complète. Si en temps normal, il manque déjà de patience, là, c’est décuplé fois mille. La dose d’irritabilité a atteint un point encore jamais atteint jusque-là et il ignore comment le gérer. Magda ne lui est pas d’une très grande aide, ne fait que lui ajouter une pression supplémentaire. Et peut-être est-ce dont il a besoin : quelqu’un avec un vif caractère pour le pousser à exploser, plutôt que de tout garder en lui. Son contrôle de soi est néanmoins primordial, si bien qu’il resserre la mâchoire en prononçant sèchement : « Voulez-vous réellement jouer à ce jeu-là ? » Les clauses sont une chose qu’il maîtrise à la perfection. Il n’aurait aucun mal à en rajouter, exigeant de sa partenaire qu’elle soit discrète, qu’elle ne se montre pas à n’importe qui. En public. En privé… C’est supposé être son problème. Il espère tout de même qu’elle sait ce qu’elle fait et que les personnes qui partagent son lit sont un minimum de confiance. L’idée qu’on la fasse chanter pour ne pas dévoiler ses soi-disant tromperies lui effleure l’esprit, lui déplaît. Demetrio se raccroche au fait qu’elle ne se laisse pas faire et en même temps, pour l’avoir déjà vue vulnérable, il doute. Magda n’est pas intouchable. Il suffit de taper sur ses points faibles pour qu’elle soit paralysée, il l’a compris à ses dépens. « Bien sûr que non. Je ne suis pas assez naïf pour le croire. » Mais il n’est pas au point de penser qu’elle a énormément d’aventures qui lui retirent les fermetures de ses robes. « Je trouve juste que vous avez beaucoup de… » Quel est le mot déjà ? « Pudeur. » Tout comme lui, finalement. Ce qui ne l’empêche pas de fréquenter des femmes, les détailler du regard, pour ensuite s’unir à elles. Pas seulement pour satisfaire ses besoins, mais aussi et surtout pour étouffer un sentiment de solitude qui revient toujours à la charge. Si ça se trouve, Magda n’est pas bien différente de lui. Dans ce monde actuel, où ceux ayant la rancœur tenace, qui n’ont malheureusement personne d’autre à détester qu’elle, Demetrio la trouve bien seule. Et c’est ce qui l’attire. Ce vide qu’il peut lire dans ses yeux à certains moments lui rappelle le sien. « Je me moque à peine. Avouez que la référence est plutôt proche de la réalité. » Cependant, elle a raison : il est soulagé qu’elle se prête au jeu, qu’elle n’ait pas besoin de lui pour acheter des tenues d’occasion, même si au fond, il se passerait bien de toutes ces fioritures où l’apparence compte plus que tout le reste, où l’on vous juge pour votre habit, plutôt que pour ce que vous représentez, vos compétences, mais il ne cracherait pour rien au monde sur ce qui l’habille : ses yeux l’en remercient grandement. Magda est une belle femme qui est encore plus mise en valeur par ses choix vestimentaires. Demetrio souffle, ne répond rien au sujet d’Elvezia, ne comprenant pas pourquoi une telle aversion à son sujet. Il a bien essayé de creuser, mais semble-t-il qu’elle n’a pas envie de s’attarder sur les détails de leur rencontre, alors il n’insiste pas plus et s’arrête, sortant en silence du véhicule, avec pourtant sa dernière remarque qui tourne en boucle dans sa tête.

Le sous-entendu, il l’a compris. C’est une provocation à laquelle il ne souhaite pas prendre part, ne cautionnant pas qu’elle donne de la nourriture à manger aux requins. Certains en seraient choqués, s’en offusqueraient. Ceux qui ont eu une jeunesse dorée, ou qui ne comprennent pas la légèreté. Lui en serait gêné, parce que c’est un détail personnel, qu’il s’abstiendrait de dévoiler. « Si vous changez d'avis, n'hésitez pas. » Il fera chaud à l’intérieur. Aucune nécessité de se couvrir de la tête aux pieds et de toute façon, il pourra toujours lui prêter sa veste, comme il l’a fait la première fois, si elle sent que son corps ne supporte pas la température. Alors qu’il s’apprête à défaire le troisième bouton, il s’arrête, relève la tête en sa direction. Elle se serait tue qu’il aurait continué sans faire attention à sa présence, mais à présent qu’il la voie avec cette main retenant sa tête, il a comme un mouvement de recul. « Vous êtes vraiment sans-gêne. » Référence à cette proposition à laquelle il ne s’attendait pas. Elle lui propose son aide ! « Je n’ai- » Pas profité du spectacle ? Il a abusé, c’est certain. Se trouver des excuses, c’est s’enfoncer un peu plus. Garder la tête haute en avouant, c’est aussi avoir la main sur le contrôle de la situation. « Une femme s’habille à l’arrière de mon véhicule, il est évident que ça attire l’œil. C’est humain. Ca devrait même vous flatter. Vous n’êtes pas désagréable à regarder. » Ca le prouve bien : il a essayé de ne pas s’attarder sur ses courbes, mais les a tout de même visualisées quelques secondes. « Les hommes à qui vous demandez de vous défaire vos fermetures éclairs devraient pouvoir en témoigner. » Demetrio ne tiendrait pas le discours habituel du type qui n’assume pas, en appuyant sur le fait qu’un bonhomme, c’est faible. Il l’a été, mais il aurait peut-être pu faire preuve de plus de volonté… Au fond, il n’en avait juste pas envie. Devrait-il culpabiliser pour ça ? Certainement. Culpabilise-t-il ? Absolument pas. Magda est en train de faire de même ! « Est-ce comme ça que vous agissez avec les hommes de passage ? Etes-vous en train de flirter ? » Ou est-ce qu’il rêve ? Parce que ça y ressemble beaucoup. Et ça le met mal à l’aise, mais c’est bien ce qu’elle recherche, n’est-ce pas ? N’avait-il pas été clair sur les termes du contrat ? Depuis leur précédente soirée, il a constamment l’impression qu’elle se fiche bien des quelques lignes écrites, qu’elles n’ont d’importance que pour celui qui les a rédigées. En l’occurrence, lui. « Vous vous fichez vraiment de moi, n’est-ce pas ? A jouer avec le feu juste pour le plaisir de me provoquer. » La main appuyée sur son coffre, Demetrio plante ses yeux dans les siens, hésitant un instant. Elle a l’air de pouvoir faire ce qu’elle veut de lui et il n’aime pas ça, qu’elle mène la danse. « Je n’ai pas de temps à perdre, Mademoiselle Saddler. Ne restez donc pas plantée là et venez donc m’aider. » Après tout, pourquoi serait-il le seul à être embarrassé ? A travers ce répondant, il sait, sent, qu’il vient de franchir une limite et il n’aime pas trop l’idée qu’elle puisse dévisager sa cicatrice qui le rend nettement moins attirant, à ses yeux.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Mar 8 Mai - 10:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Madame maîtresse <3
Multi-comptes : Row row ; O-zizi ; Enoch
Messages : 224 - Points : 852

Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mar 8 Mai - 2:52 )
Ses yeux se plissent lorsque Demetrio prononce sa phrase. Ce mot surtout : pudeur. Sous ses grands airs, faisant croire à une femme fatale sûre d’elle, comment a-t-il pu noter cette facette d’elle ? La percer à jour ? Demetrio en savait beaucoup trop sur elle. Il arrivait à déceler ce qu’elle désirait cacher, ne pas révéler. L’autre soir, cette révélation d’elle-même, ca venait d’elle-même, elle le voulait bien mais là, pas du tout. Les barrières étaient levées mais malgré tout, il trouvait un passage ? Ce n’était pas acceptable. Pas du tout. Qui était-il ? Personne. Personne qui n’ait à faire quoique ce soit au delà de ses barrières. Personne ne pouvait y entrer, encore moins sans son accord. Son corps s’enfonce dans le dossier du siège, ses bras se croisent. « Vous ne savez rien, Monsieur Clarizio » Le ton est dur et distant, le choix des mots étant fait exprès pour émettre cette distance glaciale. Une façon comme une autre de le repousser, le ramener à sa place : hors de ses barrières. Dehors, là où tout le monde se trouve. Magda commençait à se dire que s’être réfugier en lui, c’était une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Il en avait beaucoup trop vu ce soir-là et pouvait désormais gagner facilement contre elle. L’écraser aussi. Qu’avait-elle fait ? Magda, qu’as-tu fait ?! C’est avec horreur qu’elle se rend compte qu’elle avait offert à Demetrio la parfaite arme pour la détruire : sa vulnérabilité. Elle aurait voulu lui dire que oui, elle avait changé d’avis mais pas concernant la veste, concernant toute cette histoire. Ca prenait un chemin qui lui faisait peur et Magda avait sa part de faute dans cette affaire mais puisqu’elle ne pouvait faire marche arrière, pour l’Atelier Saddler, il fallait continuer. Ne pas se laisser avoir cette fois-ci. Ne plus baisser ses barrières. « Oui, je suis sans-gêne » Affirme-t-elle, retrouvant un aplomb pour lui tenir tête. « Je n’ai quoi ? Pas regarder ? » Si la métisse voulait lui clouer le bec, pensait avoir gagné une victoire, la vapeur se renverse. L’homme avoue et assume même de l’avoir regarder. Il finit même par la complimenter en un certain sens. A ca, elle ne s’attendait pas, pas venant de sa bouche. A tout cela, elle ne sait pas quoi répondre et reste silencieuse. Demetrio venait de gagner la bataille lors de cette manche alors que la jeune femme se redresse comme piquée à vif. Se recule un peu. Aucun des hommes qui avaient fait un passage éclair dans ses draps n’avaient eu le moindre discours sur son éventuel beauté et de toute façon, elle n’attendait pas du tout cela d’eux. Ils étaient là rien que pour éloigner sa solitude et combler des besoins physionomiques. Rien de plus. Magda n’y aurait jamais cru aussi. Demetrio reprend la parole en face d’elle et son regard se pose sur lui. Il lui fallait répondre quelque chose, elle aussi. Risposter ! « Et si c’était le cas ? Qu’est ce qui vous dérange le plus ? Le faite que vous n’y connaissez rien ou bien le faite que vous n’en avez pas l’habitude ? J’ai peut-être besoin de leçon de vie concernant ma façon de boire le vin mais vous, ca serait en terme de contact humain, non ? » Elle va sûrement beaucoup trop loin et surtout elle est très mal placée pour parler de cette façon mais il lui fallait absolument riposter. Ne pas se laisser écraser. Il lui fallait le dernier mot. « Qui se fiche de qui, ici, Demetrio ? Dites-moi ? Car pour jouer avec le feu, il faut être deux. Il me semble que l’idée de se changer à l’arrière venait de … oh ! Vous ! Et je ne vous ai pas forcé à me regarder dans le rétroviseur. Qui se fiche de qui ? Hmm ? Je ne m'en cache pas, moi ! » Magda est déterminée à gagner cette manche. A ne pas le laisser mener la danse. Non. Elle ne se défilerait pas même si ça veut dire avouer que oui, par moment, elle flirtait bel et bien avec lui. Mais ca voulait rien dire. Rien du tout. C'était pour jouer, le rendre mal à l'aise. Pas parce qu'il l'attirait, pas vrai ? « Pardon ? » Non, elle avait bien compris ce qu’il venait de dire. Il venait de lui ordonner de venir l’aider à défaire sa chemise. Il était sérieux ?! Putain ! Elle ne s’attendait pas à ça. A quel point voulait-elle gagner ce match ? Elle ne sait pas trop. Le souffle court, Magda se rassoit lentement et lui tourne le dos. Mais quel con ! pense-t-elle. Il n’était pas censé répondre ça ! Il ne devait pas répondre ça ! Meeeeeeeeeerde ! Ses yeux sondent toute la voiture pendant que son esprit s’embrouille, part dans tous les sens, ses doigts se portent à sa bouche, sa bouche rongeant ses ongles. « J’arrive ! » Lâche-t-elle abruptement sans réfléchir. Sa voix l’étonne elle-même à vrai dire. « Vous voulez que je vous aide ? Je vous aiderai » assure-t-elle en sortant de la voiture. Une phrase plus pour se soutenir elle qu’autre chose. Magda longe la voiture avec précaution, défiant déjà Demetrio du regard puis s’approche de lui. Son cœur s’emballe lorsque ses doigts rencontrent le tissu du vêtement, sa gorge se noue aussi. Demetrio, tu ne gagneras pas pense-t-elle en serrant les dents. Ses yeux s’ancrent à ceux de l’homme pendant qu’un à un les boutons se défont. Sa pudeur ? Elle ne lui fera pas ce plaisir de le lui montrer mais la vérité, c'est que ses gestes la troublent profondément. Tous les boutons défaits, Magda fait glisser ses doigts d'abord sur ses épaules puis le long de ses bras pour faire tomber sa chemise, récupérant le vêtement enfin entre ses mains. Son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine et Magda sent qu’elle n’est pas loin de la limite, qu'il faut qu'elle s'arrête avant que son coeur ne se détraque mais elle ne veut pas céder ni battre en retraite. Se penchant pour attraper la nouvelle chemise, la métisse se redresse et laisse son regard se poser sur la peau nue de Demetrio. A peine quelque secondes mais ça lui suffit pour apercevoir cette cicatrice au creux de son torse. Au niveau du cœur. Son corps se fige alors que ses yeux s’y attardent, s’y greffent sans pouvoir se détourner. La Saddler sait parfaitement ce que veut dire cette cicatrice car elle aurait pu avoir la même si elle avait accepté une greffe. « Toi … aussi ? » murmure-t-elle, pensive, venant pour la première fois depuis leur rencontre de le tutoyer sans s’en rendre compte, faisant tomber les barrières d’un coup inconsciemment. Sans réfléchir, sa main se lève vers son torse, son index retrace le long de sa cicatrice. « Ton cœur … » Commence-t-elle sans finir sa phrase puis retire sa main brutalement comme si la peau de Demetrio venait de la brûler. La Saddler prend peur par ce qui lui saute aux yeux : Demetrio est comme elle. Était comme elle car maintenant, il semble avoir un cœur qui fonctionne. Pas comme le sien. Mais il a été comme elle, il sait ce que c’est : la douleur, la souffrance dû à la maladie, devoir se protéger, se renforcer pour ne pas souffrir, pour être fort. Et toujours se retenir. Toujours. Ne pas vivre comme on le voudrait. Vivre autrement. Vivre dans une prison de glace. « Je n’ai plus envie de jouer à ce petit jeu » Lâche-t-elle en lui mettant sa chemise dans les mains, ses barrières se relevant d’un coup et d’une violence qu'elle ne contrôle pas. « Débrouille-toi tout seul » Rapidement, elle prend ses distances, fuit même le plus rapidement possible. Magda s’engouffre dans la voiture et reste silencieuse, évitant soigneusement Demetrio du regard. Ce n’était pas  bon du tout. Ce n’était pas du tout le chemin que ça devait prendre. Demetrio n'est personne. Il n'est rien. Il ne peut pas la comprendre. Ils sont très différents. Pas du même monde ... Mais alors ... pourquoi est-elle dans cet état ?


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealitya + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 667 - Points : 2239

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mar 8 Mai - 11:51 )
Non, en effet, il ne sait rien. Tout ce qu’il dit ne sont que des suppositions, des impressions délaissées un soir où sa carapace a été brisée, où elle lui a laissé entrevoir une autre de ses facettes. Celle plus douce, plus sensible, qu’il faut protéger absolument. Il est clair qu’il peine à voir cette même personne au contact des hommes pour une nuit seulement, les laisser la toucher, la découvrir, alors que ça ne veut rien dire. Dans la salle de bain, elle lui semblait tellement peu à l’aise en le sollicitant, rongeant ses ongles, avec cet air peu assuré qu’il ne retrouve pas là. Est-ce cette femme qui apparaît lorsqu’elle se noie dans les bras d’inconnus ? Si la question se pose, Demetrio l’oublie très vite, à présent concentré sur cette conversation qui part dans tous les sens et certainement pas celui qu’il voudrait. Pour qui se prend-elle ? A lui dire des vérités qu’il n’a pas envie d’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre ? Demetrio a conscience que son rapport avec les gens est à revoir, qu’il n’est pas le plus doué pour tenir une conversation cordiale, mais il ne cherche pas à apprendre, n’est pas frustré par cette faille, bien qu’elle le met parfois dans des positions délicates. Ce qu’il n’aime pas, c’est ce qui sonne comme un reproche. Répliquer, lui montrer qu’elle l’a piquée au vif, il pourrait et ce serait probablement pas joli à entendre venant de lui, qui n’est peut-être pas habitué au contact humain, mais qui manie à la perfection le ton cassant. « Je vous ai aussi proposé de le faire pendant cet arrêt temporaire. » dit-il, durement, pour ne pas perdre la face. « C’était pour gagner du temps, ne me prêtez pas des intentions que je n’ai pas eues. » Impossible pour lui de se cacher derrière des excuses ; Demetrio ne s’est pas réveillé ce matin en orchestrant une heure de retard, de sorte à pouvoir la reluquer tranquillement depuis son siège auto. Il est lui-même surpris par la tournure des événements, par l’ordre qu’il lui donne. Cette chemise, il pourrait s’en défaire seul et c’est se brûler les ailes que de la mettre au pied du mur en répondant à sa provocation qu’il aurait normalement dû rejeter. Mais il ne fait rien comme il faut avec Magda, tout est fait de travers. Et alors qu’il s’apprête à effectuer le travail de lui-même, convaincu que ce silence dans lequel elle s’est enfermée est une réponse, la brune sort, bien décidée à ne pas se défiler. La main posée sur le toit du véhicule, Demetrio se laisse faire, observe les boutons qu’elle défait un à un, son visage, ses yeux qui fixent les siens. C’est étrange, la situation ne convient pas aux clauses, est hors limite, mais il se rassure ; ce n’est qu’un vêtement à troquer contre un autre, pas un rapprochement inavouable. Son estomac qui se resserre n’est pas d’accord. La petite voix dans sa tête l’alerte, lui rappelle le chemin pris l’an dernier. A croire qu’il n’apprend pas de ses erreurs. Sa chemise tombe, la nouvelle prend place dans ses doigts. « Nous pouvons peut-être considérer que nous sommes quitte ? » Il la sent le scruter, détailler sa peau. S’il ne se trouve pas beau, sale, souillé depuis bien longtemps, il n’est pas dupe, sait qu’il attire, que pour celles qui l’observent, il est loin d’être repoussant. « Vous vous rincez bien l’œil ? » Une mince tentative de la secouer un peu. Demetrio perd de sa superbe, de son assurance qui part aux oubliettes à la formulation de sa phrase : elle le tutoie. Son attitude lui échappe, tout comme ce à quoi elle fait référence. Les sourcils froncés, il manque de faire un mouvement de recul quand son index épouse la courbe de sa cicatrice. Elle part du bas de son cœur, jusqu’à l’abdomen où elle termine sa course. Sa cicatrice est encore visible, se sent au toucher, mais est moins impressionnante que les premières années. « Je vous demande pardon ? » Quoi, son cœur ? Déstabilisé, il cherche à comprendre ce qui se passe dans sa tête, se remémore sa séance déshabillage où il n’a pas vu la moindre lésions. Aucune marque sur sa peau. Et en même temps, il n’a eu de cesse de fuir le contact visuel. D’un coup, d’un seul, Magda prend de la distance, se renferme telle une huître souhaitant protéger sa perle nacrée. Se pinçant l’arrête du nez, il ferme les yeux quelques secondes, accusant le coup, puis enfile sa chemise, avant de refermer le coffre. Assis sur le siège conducteur, il pose sa main sur le volant, l’autre sur le contact, sentant une tension bien différente des heures de route. Là, c’est différent, bien plus pesant. Ca le concerne. « Il y a encore quelques minutes, vous me reprochiez d’avoir un problème avec les relations humaines, mais est-ce qu’on en parle, de vous ? » D’abord, elle prend un air joueur, et la minute d’après, elle se comporte étrangement, sans même lui donner les clés. « Je vous présente mes excuses, ça n’aurait pas dû aller aussi loin. » Des deux côtés, ils ont leur tort. Lui est rentré dedans, alors qu’il se doit d’être raisonnable et qu’il n’a aucun mal à ça. « Tout de même… Au lieu de vous isoler, peut-être m’expliquer ce qui vous a pris ? » Ce tutoiement qu’il tient à bannir en insistant bien sur le vous, cette distance prise. Ca vient de sa cicatrice, mais en la détaillant, il n’arrive pas à apercevoir une seule trace pouvoir lui confirmer qu’elle a subi quelque chose de similaire. « Vous avez été opéré ? » Alors plutôt que de tourner autour du pot, il met les deux pieds dans le plat. Demetrio abandonne l’idée de reprendre la route dans l’immédiat ; ils sont en retard, alors un peu plus ou un peu moins… Il se mord les lèvres, hésitant à ajouter une confidence. Pas un moyen de l’atteindre, non, mais un moyen d’amener une discussion. « Mon opération a douze ans. » C’est long, c’est beaucoup et c’est ce qui le tracasse un peu, parce qu’un greffon, lorsqu’il ne fait pas partie de la famille, peut durer dans le temps, comme s’épuiser rapidement. « Vous voulez en parler ? » Il est à l’écoute, sait ce que c’est, a une certaine expérience aussi.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Madame maîtresse <3
Multi-comptes : Row row ; O-zizi ; Enoch
Messages : 224 - Points : 852

Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mar 8 Mai - 15:08 )
La portière se referme derrière elle. Clac. Le bruit résonne dans sa tête comme une explosion qui souffle tout sur son passage. Ils n’étaient pas quittes, non, loin de là. Demetrio avait gagné et elle, elle avait battu en retraite. C’était l’unique chose qui lui était venu à l’esprit face à cette cicatrice, cette scolopendre de chair. Cette marque qu’elle se refusait à avoir, à recevoir. Magda n’en avait pas envie. Plus que ça, elle estimait qu’elle ne le méritait pas. Pas après tout ce qui s’était passé dans sa vie et encore moins aujourd’hui, après cette fusillade. D’autre, mieux qu’elle, méritait un cœur. Comme Demetrio par exemple. C’était une relation malsaine son cœur et elle. C’était comme rester mariée à un homme violent qui ne sait que donner coup sur coup. La brune est la femme violentée, son cœur l’horrible époux. Peu importe le calvaire qu’elle devait traverser, la Saddler n’acceptait pas l’idée d’une greffe. En rejetait l’idée. A quoi bon changer de cœur, maintenant ? Ca ne changerait rien. Sa mère ne se mettrait pas à l’aimer soudainement. Le passé n’en sera pas moins léger. Et l’avenir … Eh bien l’avenir, Magda ne s'y attardait pas trop parce qu'il pouvait se finir sans qu'elle s'y attende. La porte avant, côté passager s’ouvre et la métisse entend l’homme s’installer. S’il ne se mettait pas sur le siège conducteur, c’est qu’il n’allait pas reprendre la route tout de suite. A cette hypothèse, un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle qui voulait qu’ils reprennent la route, ravie qu’il soit concentré sur sa route. Assez pour ne pas avoir une conversation avec lui. Ne pas parler tout court. Comme elle s’y attendait, il prend la parole, éventre le silence que pourtant, Magda voulait préserver. Ce silence dans lequel elle voulait se draper, se planquer aussi. Ses épaules se haussent en toute réponse. Non, effectivement, elle était tout aussi gauche et imparfaite que Demetrio en terme de relation humaine. Si elle avait réussi à nouer des relations, le reste, elle galérait sérieusement. « Y’a pas mort d’homme. C’est bon. » Est-ce elle qu’elle tente de rassurer ou Demetrio ? Qui des deux a besoin de savoir que ce n’était rien. Qu’il ne s’est rien passé de majeur. C’est plus elle, non ? « J’ai ma part de torts. Ca ne se reproduira plus » Une promesse qu’elle lui fait mais qu’elle se fait aussi en son fort intérieur. Respecter les limites, c’est qu’il attend d’elle, non ? Et c’est ce qu’elle devrait faire.  Si Demetrio continue d’alimenter la conversation, il ne se heurte qu’à un mur. La métisse ne le regardant déjà plus, le regard vissé sur la vitre, perdu sur l’autoroute éclairée. Il voulait des explications ? Eh bien, elle, elle n’avait pas envie d’en fournir. Qu’est ce que ça pouvait bien lui faire, ses états d’âmes de bonne femme ? Sa question concernant indirectement son cœur la glace sur place. Rend son visage beaucoup plus dur. La jeune femme n’a pas l’habitude de parler de son cœur ou ce qui le concerne de près ou de loin. Au sein de sa famille, ce sujet a toujours été tabou plus ou moins. Le seul moment où la parole était libre, c’était dans le bureau de son cardiologue. Ou sous les couvertures avec Sahar quand les parents dormaient. Petites, elles faisaient semblant que Sahar lui réparait le cœur et qu’ensuite, elles partaient à l’aventure découvrir le monde… Ca ne s’est jamais réalisé. Sahar a visité le monde, pas la petite dernière. Plus Magda grandissait et moins on en parlait. Moins on en parlait et plus elle était mise à l’écart, Sahar prenant toute la place aux yeux de sa mère. Elle n’était pas fêlée, elle. Elle n’était pas défaillante, elle. Elle, sa mère l’avait réussie. Son regard quitte enfin l’autoroute pour se greffer sur Demetrio suite à cette confidence. Douze ans. Ca faisait douze ans qu’il vivait avec le cœur d’un autre. Un qui fonctionnait bien. « Et … vous le vivez comment ? C’est comment après ? » Question qu’elle n’arrive pas de suite à formuler mais qui finit par sortir, curieuse de savoir si la vie change de tout au tout. Si ça vaut la peine … Ses doigts se tortillent entre eux et son regard redevient fuyant. La femme hésite, se perd aussi n’ayant jamais réellement rencontré de personnes comme elle.  Sa mère l’a toujours isolé et puis du jour au lendemain, l’a lâché dans la nature. C’est nouveau. C’est étrange. De rencontrer quelqu’un comme soi. Quelqu’un qui pourrait comprendre, éventuellement. « Non » Premier son qui sort de sa bouche en unique réponse. « Je n’ai pas été opérée. Je ne souhaite pas l’être » L’hiver dans la voix, dans le regard. Reflexe de défense. Elle ouvre une porte mais reste dans l’enceinte de sa forteresse, prête à rentrer dans ses retranchements à la moindre menace.  « Il n’y a pas grand-chose à dire … J’ai un cœur défaillant mais je peux vivre avec … Enfin jusqu’à que je ne puisse plus mais ça, ce n’est pas moi qui décide » Ce n’est jamais elle qui décide de toute façon. C’est le cœur qui dicte tout. Qui limite tout. « Faut faire avec ce fardeau. Ne le prenez pas mal ni pour vous mais je ne suis pas à l’aise de parler de ça. J’ai pas l’habitude. Aussi, pourrait-on reprendre notre route ? » Le vouvoiement était revenu. Une distance de sécurité revenue. « S’il vous plaît … » Parce que c’était une torture de parler de ce cœur qu’elle détestait tant. Qu’elle haïssait tant. Parce que ça lui demandait trop d’effort de masquer cette haine. Ce propre dégoût d’elle-même.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] Magda | Interminable moment... -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples