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- [Terminé] Magda | Interminable moment... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mer 9 Mai - 0:20 )
Cette promesse vaut aussi pour lui. Et c’est peut-être mieux ainsi. Ca remet les choses à leur place, mais il n’oublie pour autant pas ce dérapage, ses doigts longeant ses épaules encore vêtues du tissu, pour lui défaire sa chemise, mais aussi son regard plongé sur son torse, fixant une cicatrice, dont la raison se retrouve au milieu de leur conversation. Une opération qui a été douloureuse, difficile à vivre, notamment parce que les arrêts cardiaques étaient nombreux, épuisants, aussi parce qu’il était convaincu de mourir, mais surtout parce qu’au fond de lui, il espérait vivre encore, ce qui voulait dire penser à la mort de quelqu’un. Une pensée égoïste, normale semble-t-il, pour les médecins, pour ce psychiatre qui l’a suivi peu après sa greffe, l’accompagnant tout au long de son processus d’acceptation, de réhabilitation. C’est en pensant à cet homme, ce donneur, le frère de cette femme devenue une amie, Vera, qu’il culpabilise de céder à la tentation qu’est le tabac. Demetrio pourrait épiloguer pendant longtemps, même s’il n’a encore jamais vraiment posé les mots sur ce qu’il ressentait, à part lors de ses séances thérapeutiques, mais il hésite, doute que ce soit une excellente idée de lui faire part de ses états d’âme. Parce qu’il ne le vit toujours pas bien. Si chaque journée est un jour de plus dans sa courte vie, s’il essaie d’en profiter du mieux qu’il peut, bien qu’on ne puisse pas dire que s’acharner au travail soit une très bonne méthode, ses soirées sont un véritable enfer. Le moment de fermer les yeux, de s’endormir est le plus compliqué, mais peut-être ne le comprendrait-elle pas ? Peut-être appréhende-t-elle sa maladie autrement ? Lui se sait apeuré, effrayé à l’idée de ne plus ouvrir les yeux sur le monde, de ne plus toucher les grains de sable de la plage privative de sa villa. La bouche entrouverte, il réfléchit aux mots à prononcer, mais ces derniers ne sortent pas. Tout s’embrouille dans sa tête. Même lui définir l’après devient difficile, quand on appréhende la vie comme lui. « Vous plaisantez ? » Voilà qu’elle le pousse à briser le silence avec une révélation qui le surprend. Comment peut-on ne pas avoir envie de se faire opérer ? A moins d’être suicidaire, de ne pas tenir tant que ça à tout ce qui l’entoure. « Vous êtes suivi par un chirurgien ? Que vous dit-il ? » Dans l’incompréhension, il aimerait connaître les raisons qui la poussent à refuser une opération, trouve ça important, mais il s’abstient, comprenant par la suite qu’en discuter est douloureux. Il acquiesce d’un signe de tête, n’insiste pas, mais ajoute d’une voix qui se veut rassurante : « N’hésitez pas à m’en reparler, si vous le souhaitez. Peut-être que je répondrai à vos interrogations. » Notamment à ce « après », question à laquelle il n’a donné aucun indice. Et tant mieux. Quelque part, cette renonciation l’oblige à se préparer à une conversation tardive. Même si le sujet est délicat, qu’il n’est pas à l’aise, il la sent si perdue qu’il ne peut lui refuser ça. Demetrio démarre, reprend la route, repensant à ce bout de femme qui n’est finalement pas si éloignée de lui. Soudaine proximité inattendue, qui chamboule définitivement ses plans. Lui qui souhaitait simplement avoir un lien professionnel… C’est plus que raté.

20 heures 20. L’heure à laquelle ils arrivent enfin sur place. Demetrio se gare sans sortir du véhicule. Il n’a eu de cesse de repenser aux derniers événements, aussi à ce cœur défaillant… A cette sensation qu’elle doit avoir de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête. Du moins, il suppose, puisque lui-même vit constamment avec elle. Greffe ou pas, les effets sont les mêmes. Soufflant, il prend son courage à deux mains et s’apprête à sortir quand deux petits doigts claquent doucement sur sa vitre. Il ouvre sa portière, fait face à Elvezia qui affiche un large sourire. « J’ai un instant eu peur qu’il vous était arrivé quelque chose. » « Tout va bien, juste un contretemps. » Par sa faute, son retard. Demetrio tire sur la poignée de la portière côté passager et se penche vers Magda pour lui murmurer : « Votre tenue, ça va ? Vous avez besoin de son aide ? » Et sans crier gare, Elvezia arrive derrière lui, adresse un sourire hypocrite à Magda, mais qu’il pense bienveillant. « Demetrio m’a dit ! Je vais vous aider à vous maquiller. Il ne faut pas qu’on vous voie comme ça ! Laissez-moi donc vous refaire une beauté. » s’enthousiasme-t-elle, en lui saisissant la main sans lui laisser le temps de répliquer. « Je serai à l’intérieur. On se rejoint sur place. » Après avoir verrouillé son véhicule, il fait quelques pas vers l’entrée du bâtiment, puis s’arrête, tête baissée. Il n’a pas envie de la laisser comme ça, surtout pas après cet aveu. Il a envie, besoin, qu’elle sache qu’il est là, si nécessaire. Sans réfléchir, Demetrio fait volte-face, puis se rapproche de Magda, pose sa main sur sa taille et dépose un baiser sur sa joue, puis murmure au creux de son oreille : « Je ne suis pas loin. » Un deuxième baiser sur son front cette fois-ci, puis il s’éloigne pour de bon, la laissant entre les mains de sa chargée de communication, peu serein.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mer 9 Mai - 4:59 )
La voiture s’arrête enfin et c’est presque un soulagement de pouvoir enfin y sortir. De n’être plus secouée par la route. Elle espère que Gênes en vaut la peine car c’est bien la première fois qu’elle fait autant de route, la Magda. Si le mal de voiture, elle ne l’avait pas eu. Les dernières heures de trajet avaient été plus que fatiguantes. Peut-être pas à cause du trajet, au final … Mais ça, la brune refuse de le voir en face. Pas un instant de répit, pas le moyen de se rafraîchir après sept heures de trajet. Non, bien entendu, Elvezia apparaît à la vitre de Demetrio et déjà, le poil de la Saddler s’hérisse, sa main serrant l’accoudoir de sa portière. Portière qui s’ouvre par la suite, par Demetrio en tout bon gentleman et l’autre pétasse n’en perd pas une miette et se colle derrière lui comme une sangsue. Ses dents se grincent quand elle la sent se saisir de sa main, plantant ses ongles dans sa paume. Bien entendu, ça ne se voit pas. Perfide femme ! Perfide. Son visage se ferme instantanément, la présence d’Elvezia ayant cet effet sur la métisse. D’un geste brusque, elle reprend sa main lui lançant un regard noir en biais. N’ayant aucunement envie de parler en sa présence, Magda se contente d’hocher la tête à Demetrio lorsqu’il lui informe qu’il l’attendra à l’intérieur mais elle est peu ravie qu’il la laisse avec elle, seule. Parce qu’elle redoute de ce que la pétasse a prévu pour son compte. Elle avait forcément un plan et la Saddler se devait de suivre un contrat et donc : ne pas toucher à un seul de ses cheveux. Ca sera dur. Contre tout attente, ne s’y attendant tout bonnement pas, mais vraiment pas, la main de Demetrio se pose sur sa taille, détournant son attention vers lui. Qu’est ce qui lui prend ? Sa peau trésaille lorsqu’elle sent les lèvres de l’homme se poser sur sa joue. Lorsque son souffle lui chatouille le lobe de son oreille. Ses mots lui murmurant qu’il n’est pas loin. Qu’elle n’est pas seule. Qu’elle ne l’est plus. De cœur meurtri à cœur rafistolé. Ses yeux se ferment lorsqu’il dépose un baiser sur son front, appréciant ce contact plus qu’il ne faut. Plus qu’il ne le faudrait d’ailleurs. Sa main se lève et se pose sur son torse, se faisant force pour ne pas le retenir. Pour ne pas l’empêcher de s’éloigner. Sa main ne rencontre que le vide lorsque Demetrio s’éloigne enfin, la laissant dans les griffes d’Elvezia. Elvezia qu’elle avait presque oublié jusqu’à que celle-ci se racle la gorge. « J’en aurais presque eu la nausée » Magda ne répond pas, le regard encore posé sur la silhouette de Demetrio qui disparait enfin de son champs de vision. « Par pitié, ravalez moi ce sourire niais. Vous êtes d’un ridicule » « Mon sourire me rend peut-être ridicule mais il peut disparaitre. Tandis que vous, c’est votre face qui vous rend ridicule et ça, ça ne peut pas disparaître » Elle croyait quoi ? Qu’elle allait se laisser faire sans rien dire. « Il n’y a pas que votre sourire qui est ridicule. Votre robe aussi. Regardez-vous, toute froissée » Rha ! Elle avait fini de la sonder des pieds à la tête. « Oh ! La robe froissée … Il y a une histoire intéressante derrière, je vous assure. Ca explique aussi le retard d’ailleurs. Tiens ! Ca me rappelle que je n’ai pas eu le temps de me rhabiller correctement » Provocante, c’est vrai et Demetrio n’apprécierait sûrement pas qu’elle utilise ce mensonge mais c’était tellement trop tentant. A l’abri des regards, Magda enfile son sous-vêtement qu’elle avait gardé dans son sac discrètement, fixant Elvezia du regard. « Quoi ? Ne me dites pas que vous ne l’avez jamais fait dans une voiture ? Rassurez-moi, vous savez satisfaire les désirs d’un homme ? » Elvezia la fixe, regard noir. « Dépêchez-vous ! Qu'on en finisse. Je n’ai pas envie de passer ma soirée avec vous. Demetrio m’attend » L’atmosphère est tendue, leurs regards s’échangent des éclairs. Magda pensait en s’arrêter là, que ça n’irait pas plus loin sauf qu’Elvezia semble avoir d’autre plans. D’une main, elle saisit le visage de Magda fermement, son autre main lui applique un rouge à lèvre rouge vif. « Ne bougez pas, sinon vous serez hideuse … M'enfin même sans cela, vous êtes déjà hideuse » La salope mais Magda ne pouvait pas parler, sous risque de faire déborder le rouge à lèvre. « Ce rouge est beau, vous ne trouvez pas ? Un beau rouge … to-ma-te » Son rire a don d’agacer Magda qui devine de suite où elle veut en venir. « Je dois dire que le spectacle a été de toute beauté. Je l’ai apprécie du début à la fin mais le plus chanceux, c’était celui qui était aux première loges. » Les sourcils de Magda se froncent, ne sachant pas à qui elle fait allusion. « Celui qui devait bien rire sous capes de vous voir aussi ridicule. Aussi terrorisée. Le lendemain, qu’est ce qu’on en a rigolé avec Demetrio des détails sordides de l’après-fête » « MENTEUSE ! » Craque-t-elle, ce cri venant du cœur. Un cœur qui venait de s’emballer, déraillant sous les informations qui fusent de toute part. Demetrio ? Complice de tout cela ? Impossible. Impensable. « Je vous avais prévenue, vous n’êtes qu’un jeu pour Demetrio. Vous pensez que c’est qui qui payé ce cageot de tomates et œufs pourris ? Hum ? Vous êtes bien naï… » Pas le temps de finir sa phrase que la main de Magda s’abat sur sa joue, craquant totalement sous cette révélation. Demetrio, il n’aurait pas fait une telle chose, pas vrai ? Pas vrai ?!! Camillo lui avait dit que c’était un homme bon. Qu’elle pouvait lui faire confiance. Et s’il était de mèche aussi ? Sans se démonter, Elvezia se nourrit de sa détresse, de ce voile qui prend naissance dans ses yeux. Sa main vient ressaisir le visage de Magda dans sa main, son pouce se passe sur ses lèvres étalant ce rouge vif. « Voilà, maintenant vous ressemblez à ce que vous êtes réellement : un clown. Un clown là rien que pour amuser Demetrio » Sourire sur ses lèvres, Elvezia s’en va, victorieuse.

Derrière elle, elle laisse une Magda complètement estomaquée. Comme si la pétasse lui avait donné un coup de poing dans le ventre. Comme si elle lui avait arraché le cœur de la poitrine pour le piétiner. Se serait-il vraiment foutu de sa tête ? Depuis le début ? Le doute la possède, se remémorant les scènes dans les deux versions possibles : contre elle ou avec elle. Une larme se roule sur sa joue sans qu’elle puisse l’arrêter. La déception la possède, une blessure s’ouvrant lentement dans sa chair. Avec rage, Magda vient essuyer cette larme. Pleurer pour Demetrio ? Plutôt crever. D’un pas décidé, la jeune femme quitte cette léthargie et s’avance vers le bâtiment, une main sur le bas de son visage pour cacher l'oeuvre d'Elvezia. Une fois à l’intérieur, son regard sonde les environs à la recherche des toilettes pour limiter les dégâts et surtout se débarbouiller. Son regard tombe sur la silhouette de Demetrio, déjà rejoint par Elvezia, bien entendu. Quel beau couple de connards. Son regard se plante sur lui, aussi sombre que jamais, une colère sans nom se déversant sur lui sans aucun mot. Avant qu’il n’esquisse le moindre mouvement vers elle, ne désirant ni qu’il lui parle ni qu’il la touche, Magda prend la tangente vers ce qui se trouve être des toilettes et s’y enferme. Dans sa trousse, pas de lingette démaquillante, elle n’a à portée de main que des kleenex et de l’eau pour faire partir cette bavure rouge écarlate. Autant dire rien. Pourtant la femme frotte, s’énerve même se défoulant sur sa propre peau jusqu’à qu’une lingette démaquillante s’agite sous son nez. « Tenez, ça sera plus efficace » « Oh ! Vous me sauvez la vie, merci » Sourires échangés. Magda se démaquille proprement enfin et recommence à se maquiller pendant que sa sauveuse reprend la parole. « Vous êtes bien la petite amie de Monsieur Clarizio ? » Ce titre lui donne la gerbe mais il lui faut jouer le jeu « Oui. Et vous ? Vous êtes ? » « Clara, une assistante d’un de ses directeurs d’exploitation de Monsieur Clarizio » « Oh je vois. Enchantée Clara » « Vous êtes vraiment magnifique, Madame. Monsieur Clarizio a bien de la chance » Magda laisse tomber son crayon et la regarde, étonnée de sa remarque. « Eh bien … Merci. Je peux en dire autant de vous, vous êtes très jolie aussi et oui, Monsieur Clarizio a beaucoup de chance. Énormément de chance, oui » D’être encore en vie. Et d’être essentiel à la survie de sa société sinon, elle aurait déjà exposé son contrat à la presse, lui rendant la monnaie de sa pièce. « Dites-moi Clara, vous ne voulez pas rester avec moi toute la soirée ? Je ne connais personne, ici ce soir. » « B…Bien-entendu, Madame. J’en serais ravie » Bien. Ca lui évitera d’être seule avec Demetrio. Son maquillage terminé, gardant ses cheveux lâchés en cascade, Magda et Clara sortent des toilettes côte à côte. « N’oubliez pas Clara, ne me quittez pas d’une semelle, d’accord ? » Lui demande-t-elle en n’ayant d’autre choix que de s’avancer vers Demetrio et Elvezia. « Oui, Madame » « Laissez tomber le madame. Appelez-moi, Magda. Vous serez ma seule amie ce soir » « Oh … » Clara se perd entre être ravie ou interloquée, quoiqu’il en soit, elle suit la brune dont le visage change de tout au tout. Fermée à double tour, elle semble s’en aller à la guerre.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Jeu 10 Mai - 4:29 )
Le ventre noué, incertain, Demetrio se dirige vers le bâtiment réservé pour l’occasion. La salle est sobrement décorée, avec quelques affiches du produit mis en vente. Des tables pour le buffet sont disposées de chaque côté du mur, avec des serveurs derrière. Très vite, il est accueilli par le Directeur de son agence immobilière de Gênes, ainsi que sa femme qui lui tient le bras. Cet homme, il ne le connait que pour ses compétences et sa réputation grandissante grâce au travail qu’il effectue, garde un contact très professionnel. En tant que personne, il le croise de temps à autre dans des événements tels que celui-ci, lorsqu’il passe en ville. C’est tout de même assez rare. La plupart du temps, c’est pour des réunions de travail. « Très beau travail. » remarque-t-il, après l’avoir salué. « En effet. Bailey est très doué dans son domaine. » Il se rappelle, quand il l’a embauché, Bailey avait très peu d’expérience, peinait à trouver un emploi à cause de ça. Les patrons ne lui laissaient aucune chance de prouver ce qu’il valait, souhaitait quelqu’un de compétent immédiatement. En lui, il s’est beaucoup retrouvé. Demetrio n’a jamais regretté son choix. D’autant que l’australien s’épanouit autant que lui dans sa spécialité et ça se ressent dans son travail qu’il tient à mettre en avant. Les discussions professionnelles reprennent, mais s’il se sent généralement comme un poisson dans l’eau, Demetrio est soudainement préoccupé en voyant Elvezia revenir vers lui. Elle affiche ce sourire qui témoigne de sa bonne humeur et s’incruste dans le petit groupe. S’interrogeant, il se tourne vers les portes coulissantes, espérant y trouver Magda. Son regard croise le sien, noir corbeau. Rien à voir avec celui qu’elle a posé précédemment sur lui. Dans l’incompréhension, il pose sa main sur l’épaule de sa chargée de communication, inquiet. « Tout s’est bien passé ? » Il craint qu’elle craque une nouvelle fois, qu’elle s’effondre aussi, alors que le but premier est de se changer les idées, de ne plus penser à sa mésaventure napolitaine. Même s’il a conscience qu’entre les deux femmes, le courant ne passe pas, il ose tout de même espérer que leur confrontation n’a pas mis du feu aux poudres. Elvezia le pousse à reculer de quelques pas, de sorte à leur laisser un peu d’intimité. « Oui, tout s’est bien passé, mais je l’ai sentie un peu tendue. Je crois qu’elle ne m’aime pas beaucoup… » L’air gêné, elle se pince les lèvres. « Enfin, c’est normal je suppose, d’être jalouse, mais… Je ne pense pas que se vanter d’une de vos aventures soit très bon pour votre réputation. » « Pardon ? » Quoi, aventure ? Comment ça, se vanter ? Elvezia, l’air désolé, secoue la tête et se reprend très vite, marchant à reculons. « Rien de grave. » Ce n’est pas suffisant. Elle en a trop dit et le laisse se poser des questions, mais elle n’a pas l’air de vouloir aggraver la situation. Relâchant son bras, il abandonne l’idée de prolonger la conversation, interpellé par Bailey qui lui fait un signe de la main auquel il répond par un hochement de tête. Celui-ci s’avance vers l’estrade et tapote doucement avec sa cuillère sur sa coupe de champagne pour débuter la présentation et si tout le monde semble l’écouter, l’attention de Demetrio est happé par sa fausse compagne qui s’approche enfin, en compagnie d’une femme qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam. Du moins, visuellement, il n’a aucune idée de qui ça peut bien être. « Bonsoir. » dit-il, à son adresse, avant de poser son attention sur Magda. « Tout va bien ? » Et il s’inquiète, beaucoup, notamment parce qu’il remarque que sa mise en beauté est inexistante. Elvezia était supposée l’aider à se maquiller et quelque part, s’il la trouve bien plus agréable à regarder au naturel, il appréhende un échange houleux entre elles. Il faut dire que sa partenaire n’y va pas de main morte, quand elle s’y met. Demetrio stoppe un serveur en levant la main et récupère deux coupes, une qu’il tend à celle qui accompagne Magda et à cette dernière, puis en récupère une autre pour lui. « Je sais que la route a été longue. C’est l’histoire de trente minutes, trois-quarts d’heure au grand maximum. » Lui aussi est épuisé et il sent bien que quelque chose cloche, le remarque à son visage fermé. Il aimerait pouvoir s’isoler avec elle, lui demander ce qui a bien pu se passer pour qu’en si peu de temps, elle change du tout au tout. Il a encore en mémoire sa main posée sur son torse, son sourire incrusté au coin de ses lèvres et là, toute la douceur de ses traits a disparue. C’est dur, quant à son attitude… Il la sent distante. Est-ce parce qu’ils se trouvent dans un environnement qui ne le met pas à l’aise ? Il se plaît à le croire. Il murmure cependant au creux de son oreille : « Lui avez-vous parlé de notre retard ? » Comme elle l'avait imaginé. Cette aventure dont elle parlait. Est-ce de ça dont il est question ?


Demetrio & Magda
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Jeu 10 Mai - 14:17 )
Son ventre est noué comme si un gros nœud s’était formé dans ses entrailles. Une bile est coincée dans sa gorge avec cette désagréable sensation de nausée. De pouvoir vomir à tout moment. Magda cale son pas à celui de Clara mais chaque pas lui donne le tournis. Resserre un peu plus son cœur et son ventre. Son corps se crispe, se durcit comme s’il allait prendre un choc de plein fouet, prêt à le réceptionner. Prêt à encaisser. La jeune femme est sur ses gardes, les crocs prêts à sortir comme une louve en rogne. La colère, oui, la colère, elle inonde chaque parcelle de sa chair. Brûle la banquise qu’est devenu sa peau, son visage, ses yeux. Chaque porte se ferme dans un claquement sec mais si ses frontières se barricadent, quelque chose en elle reste fragile comme un cristal fêlé. Tellement fragile que le moindre souffle trop fort pourrait briser. Sous la colère, la déception se dessine à coup de couteau et devient lentement une blessure, une plaie béante qu’elle est la seule à voir. Tout à coup, malgré le monde autour d’elle, malgré Clara à ses côtés, la métisse se sent seule. Terriblement seule. Encore plus quand sa dégaine de déçue se plante face au traître qui fait semblant de s’inquiéter. La brune a envie de l’envoyer paître, de lui dire d’arrêter de jouer son rôle à la con mais rien ne sort de sa bouche si ce n’est qu’un vent d’hiver. « Tout va bien » Un faux sourire se cale sur ses lèvres, un sourire d’amertume. Le pire dans tout cela, c’est qu’elle pourrait presque tomber dans le panneau. Croire qu’il s’inquiète vraiment. Qu’il se préoccupe vraiment d’elle. Ses yeux lui paraissent sincères et ça envenime tout. Infecte sa blessure. Demetrio, il joue trop bien la comédie. Tellement bien. Mais Magda ne peut pas se laisser berner, maintenant que la vérité lui a éclaté à la figure, elle ne peut pas l’ignorer, même si ça fait mal. « Je n’y vois aucun problème. Faites ce que vous avez à faire. Clara me tiendra compagnie, n’est-ce-pas ? » Son visage se détourne de l’homme pour faire face au visage doux et rond de Clara. « Oui, Mada…. Magda » Sa main saisit la coupe de champagne, voyant dans ce petit objet de verre le souvenir âcre de leur dernière soirée ensemble. Cette fameuse nuit où apparemment tout a été orchestré : sa déchéance en public à coup de tomate et d’œuf pourris. Orchestré par cet homme en face d’elle. Cette pensée réussit à lui donne envie de pleurer et hurler en même temps. Sensation qui s’exacerbe lorsque son bourreau se penche vers elle, son souffle se confrontant à son oreille. La proximité de Demetrio lui devient tout à coup insupportable désormais. Presque douloureuse. Sa main se pose sur son torse et l’éloigne d’elle doucement, se contrôlant de toute ses forces pour ne pas le repousser violemment. Pas devant Clara ni les autres. Il y a ce jeu qu’elle doit s’efforcer de jouer. « J’ai fait le clown, c’est tout. Je suis apparemment douée pour ça » Remarque grinçante qui lui fait plus de mal qu’autre chose mais elle lui en veut tellement. Tellement. Pourquoi a-t-il fait ça ? Juste pour le plaisir de la voir chuter ? C’est cruel. C’est injuste. Ses yeux se plantent dans les siens, juste un instant. L’incompréhension mêlé à de la colère puis en dernière note salée, une tristesse qu’elle tente de camoufler mais il faut croire qu’elle n’est pas aussi douée que Demetrio en terme de comédie. « Magda, vous n’avez pas gardé ce beau rouge tomate sur vos lèvres ? » « Non. Il ne m’allait pas » Ses doigt serrent la coupe de champagne mais la femme s’arrête dès qu’elle s’en rend compte. Sa plaie était à peine cicatrisée, elle n’allait pas s’en faire une deuxième. Pas pour eux. Pas pour leur plaisir. Elvezia est tout sourire, fière et heureuse d’elle. La gerbe lui monte à la gorge et il lui faut absolument s’éloigner d’ici. S’éloigner d’eux. « Clara, ça vous dit qu’on s’approche de l'estrade pour mieux voir ? » « Oui, oui » L’attention de la brune se tourne vers le duo maléfique, ignorant la pétasse blonde. « On se retrouve plus tard. Amusez-vous bien » Elle ne peut empêcher sa voix d’être sèche mais qui contraste avec ce regard qu’elle lui lance, un regard triste qui se détourne de lui sans demander son reste. Le faisant disparaître de son monde dès que son pas creuse cette distance entre eux. Une distance nécessaire.

Posté dans un coin avec Clara, Magda s’entête à ignorer Demetrio sans jamais y arriver réellement. Peu importe la volonté, l’envie de ne pas le regarder, de ne pas le voir, ses yeux finissent toujours par se poser sur lui, à le rebasculer dans son monde douloureusement. Et ciel qu’elle ne veut pas. Qu’il reste à l’extérieur de son monde. De ses barrières. Mais son corps s’y refuse bêtement, ses yeux le retrouvant toujours peu importe où Elvezia l’entraîne. « Vous voulez qu’on s’approche du buffet, Magda ? » La métisse lui adresse un sourire et acquiesce, ouvrant le pas vers le buffet. L’assistante redresse la manche lâche de son chemisier pour saisir un petit four sans que cela n’entache son vêtement. L’œil de la Saddler s’accroche à une zébrure sur l’avant bras de la jeune femme, une zébrure qu’elle connait pour en avoir recouvert certaine partie de son corps. « Vous n’êtes pas assez discrète, Clara » « Pardon ? » Sa main saisit son avant-bras doucement. « Ca » Son doigt glisse près des zébrures dont certaines sont fraîches. « Vous ne devriez pas le faire à des endroits où l’œil des autres peuvent s’accrocher » Sa main recouvre l’avant bras du tissu alors que le petit four de Clara tombe de ses mains. « Ne vous en faites pas, je ne vous juge pas, Clara. » La jeune femme se paralyse sur ses deux jambes et commence à trembler. Aussitôt, Magda l’attrape par les épaules et l’entraîne vers un coin plus tranquille, plus intimiste, alarmée par ce regard dans les iris de Clara. Un regard qu’elle connait très bien pour l’avoir vu plusieurs fois : dans ses propres yeux, face à son miroir, une lame à la main. Face à la détresse de cette femme, malgré qu’elle ne la connaisse pas, un élan de compassion lui dégèle le cœur, sa main soulève le pan de sa robe, dévoile ses propres cicatrices sur la naissance d’une de ses cuisses avant de relâcher de suite sa robe, les dissimulant rapidement, n’aimant pas les voir, n’aimant pas s’y confronter « Je sais ce que c’est. Je sais ce qui pousse à faire ce genre de chose. Nous nous connaissons pas mais ce soir, je vous assure que vous m’avez été d’une grande aide alors si je peux faire quoique ce soit pour vous rendre la pareille, je le ferais, Clara. Ne restez pas seule dans votre détresse, ça ne fait qu’empirer » Et elle parlait par expérience. Elle avait fini par en parler à Erio mais avant ça, c’était une boucle infernale qui ne cessait de la bouffer sans jamais arriver à en sortir. Alors que la métisse ne s’y attendait pas, certaine qu’elle ne se confierait pas à elle, Clara se met à parler, un peu trop rapidement sous le coup de l’émotion : les agissements de son directeur, ses avances un peu trop insistantes, un peu trop pressantes et les représailles qu’elle se ramasse pour avoir refuser, pour tenter de se faire respecter. Puis les mots qu’il utilise, sa façon de la rabaisser dans son statut de femme, de la briser dans ses compétences quotidiennement. Magda serre les dents face à la détresse de cette femme et elle craint qu’elle craque, qu’elle finisse par avoir envie de faire une belle connerie tant ce directeur trop con lui a bourré le crâne d’idée fausse : qu’elle n’est bonne à rien. « On ne peut pas ne rien faire. Je peux pas. Il faut faire quelque chose, Clara. Démissionner, c’est pas la chose à faire. Ce n’est pas à vous de vous en aller. En plus, vous avez besoin de ce boulot » « Qu’est ce qu’on peut faire ? » … C’est vrai… Qu’est ce qu’on peut faire ? Malgré ses ressentiments, elle ne voit qu’une seule solution. « En parler à Demetrio » Clara se met à paniquer, à argumenter qu’elle ne peut pas. Pas à lui. Des arguments que Magda balaie par une seule réponse. « Je le ferais moi. Je vais lui en parler. Il ne peut pas tolérer que ce genre de chose arrive dans son entreprise. Il ne l'acceptera pas. » Elle ne savait pas du tout de quoi elle parlait mais elle osait encore espérer qu’il n’était pas totalement mauvais. S’il pouvait se payer de sa gueule, certes mais elle voulait encore croire qu’il n’était pas aussi mauvais pour refuser d’aider une de ses employées. Qu’il pouvait être juste. Puis s’il ne faisait rien, Magda s'en occupera personnellement même si ce n'est pas à elle de le faire. « C’est un homme bon, vous savez » Perroquet brisé, Magda répète la même chose que Camillo. Le même mensonge aussi mais c’est ce qu’elle a cru voir et malgré tout, c’est ce qu’elle aimerait pouvoir continuer à croire malgré elle. Oublier cette vérité révélée à elle « Alors, les filles, ça complote ? » Elvezia s’incruste, joue d’un humour qui ne plaît pas à la brune, déjà bien remontée. « Rien qui te concerne, ne t’en fais pas » « Demetrio vous cherche » « Bien-sûr » Bien-sûr qu’il la cherchait. Il avait besoin de son clown pour se divertir.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Jeu 10 Mai - 17:18 )
Colère, agressivité pour elle. Frustration pour lui qui se noie dans l’incompréhension. Magda s’éloigne, lui répondant avec amertume, tandis qu’il se remémore leur dernier contact, se demandant si le problème ne vient pas de là, mais les mots à son adresse n’avaient rien de péjoratifs, étaient même plutôt tendres, doux, emplis d’affection. Son attention se pose désormais sur Elvezia qu’elle a vu en dernier et qui hausse les épaules en voyant Magda disparaître. Son soupir témoigne de son agacement, signe qu’elle n’apprécie pas l’attitude de sa partenaire qui met en péril la bonne ambiance au sein du petit groupe qui s’est formé autour de Demetrio. La femme du Directeur Achenza se racle la gorge et commente aussitôt le déroulement de la soirée, amène des sujets bien plus professionnels, pour passer au-dessus du ton sec de sa fausse compagne. Se prêtant au jeu, il ne peut s’empêcher de jeter quelques coups d’œil à la jeune femme, la mâchoire serrée. S’il s’autorise à avoir un comportement lunatique, il n’apprécie guère qu’elle en fasse de même… Parce que ça lui échappe. Elle souffle le chaud, le froid. A croire qu’elle adore ça. Comprenant qu’il est ailleurs, Elvezia saisit son bras pour le pousser à se diriger dans un autre endroit de la salle, saluant au passage quelques personnes dont certaines qu’il ne connait pas de vue. « J’ai travaillé sur une nouvelle publicité. Les affiches sont pratiquement prêtes et seront bien plus tape à l’œil. Ca va très bien avec l’été qui arrive. Vous pourrez me faire part de votre avis ? » Demetrio est concerné par un tel projet, devrait accepter, mais il désigne d’un signe de la main Bailey, perdu dans sa prise de parole. « Adressez-vous d’abord à Bailey. Sa validation acquise, il m’enverra le projet. » Impossible qu’elle passe d’abord par lui. Il tient à ce qu’une certaine hiérarchie soit respectée et Bailey, en tant qu’ingénieur, mais aussi responsable du projet, doit avoir accès à tout. Elvezia est bien gentille et sans doute ne veut-elle pas faire mal en allant directement voir celui qui tranchera, mais se connaissant, il sait très bien que son avis suivra de près celui de Bailey qui sait ce qu’il fait. C’est avec lui qu’il traite en premier. La blonde entrouvre la bouche, l’air un peu gêné, mais acquiesce d’un signe de tête, suivant le regard de Demetrio posé sur la métisse et la petite Clara qu’elle détaille de bas en haut. « C’est l’assistante d’Achenza. » Elle semble la connaître, l’a déjà vue à quelques rares occasions lors de ses passages à Gênes. « Pas du tout efficace. L’an dernier, lorsque j’étais sur les sites de com’ pour l’agence, elle nous a fait perdre un temps considérable à cause de ses arrêts de travail qui s’accumulent. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui. » Une identité aurait suffit, au lieu de quoi, elle se montre critique, enfonçant une de ses employées en lui donnant des informations qu’il prend tout de même en note. Elvezia ne prend pas de gant, la malmène, n’ayant aucune bonne estime d’elle. « Je ne comprendrai jamais les gens qui ne s’investissent pas assez dans leur travail. » soupire-t-elle, avant d’arborer un petit sourire en se tournant vers Demetrio, passant à autre chose dans la seconde qui suit, comme si ça ne comptait pas : « Essayons de passer une bonne soirée malgré tout. Après de longs mois de travail acharné, le produit voit enfin le jour. Tout le monde va se l’arracher. » Et il n’en doute pas, mais sur le moment, n’a pas envie de s’en réjouir. La fatigue du trajet, les révélations de ce matin… Tout ça n’aide pas à ce qu’il se détende, à ce qu’il prenne les propos positifs de la blonde. D’ailleurs, il s’absente quelques instants pour prendre l’air, ressentant le besoin de terminer son verre en-dehors de la foule. Les bras appuyés contre la rambarde, Demetrio boit une gorgée de son champagne, un mauvais choix. Le goût est bien médiocre. Avant tant de personnes conviées, ils ont choisi une bouteille à un prix pas trop élevé, afin d’avoir de quoi servir et de rentrer dans un budget raisonnable, mais il s’abstiendrait bien de le finir. Après cinq petites minutes, l’homme rejoint la blonde pour lui demander si elle n’a pas vu Magda dans la salle. Elle l’ignore, ne peut lui donner réponse, alors il ne s’attarde pas, parcourt la salle, s’arrêtant face au buffet où il dépose sa coupe. Alpagué par Achenza qui profite de sa venue pour lui faire part d’un problème de comptabilité. Son siège gère le côté financier, alors il promet d’y jeter un coup d’œil, avant de s’échapper, remarquant enfin la présence de Magda, accompagnée de Clara et Elvezia. « En effet. Ca fait bien dix minutes. Je peux te kidnapper ? » Appuyant son envie de la tenir loin de la foule, il pose une main sur sa taille et murmure au creux de son oreille : « J’aimerais qu’on parle. » Demetrio ne comprend rien à la situation, a besoin d’y voir plus clair et ici, il sait qu’il n’obtiendra rien.


Demetrio & Magda
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Ven 11 Mai - 1:24 )
Si Elvezia s’incruste au duo que forment Clara et Magda, le cerveau des opérations ne tarde pas à les rejoindre aussi. L’un n’était jamais loin de l’autre faut-il croire. Cette pensée s’ancre amère dans l’esprit de la brune. La présence de Demetrio la crispe et son corps se tend immédiatement comme une action réaction instinctive. Les deux complices lui font face et tout s’agite en Magda. Tout se mélange dans un torrent impétueux. Le plus difficile, c’est de le contenir, le retenir de se déverser sur les deux horribles en face d’elle. Torrent qui se renforce lorsque Magda sent la main de Demetrio se poser sur sa taille. Un contact qu’elle appréciait pourtant, oui, avant aujourd’hui. Ce soir, il lui fait tout l’effet inverse. Encore une fois, il se penche à son oreille, voudrait lui parler loin de Clara et Elvezia. La jeune femme hésite faisant passer son regard de Demetrio à Clara. Elle n’avait pas envie de laisser Clara, encore moins dans les griffes d’Elvezia comme elle n’avait pas envie de se retrouver toute seule avec Demetrio. Pourquoi faire ? Mais la main sur sa taille ne lui laisser pas trop le choix. Son visage se tourne vers Clara, lui fait un sourire qui se veut rassurant. « Je reviens de suite, Clara » Et elle se retient de lui dire de s’éloigner d’Elvezia, de la fuir mais les mains menottées aucun son ne sort de sa bouche. « Je lui tiendrais compagnie, ne vous en faites pas » C’est bien ça qui l’inquiète. Ce n’est pas du tout sereine que Magda s’éloigne plus loin avec Demetrio. Maintenant seuls, si sa main est encore sur sa taille, Magda la saisit et la rejette sans réelle douceur. « Vous voulez qu’on parle de quoi ? » Demande-t-elle avant de se ressaisir. « En faite, ça ne m’intéresse pas. Par contre, il y a un sujet qu’il faut qu’on aborde. C’est très important. Vraiment très important » Ses yeux glissent sur la silhouette de Clara, se mordillant la lèvre, réfléchissant un instant comment elle allait apporter le sujet sur la table de la façon la plus correcte qu’il soit. « Achenza est un connard » Ok. Bon, ce n’était pas la manière la plus correcte d’entamer le sujet mais Magda en a gros sur la patate. Parce que Magda est une impulsive et sa colère est grande. « Ce n’est pas un jugement, c’est une vérité. Clara s’est confiée à moi ce soir. Elle m’a tout raconté : comment son directeur la traite, les avances pressantes et de plus en plus osées. Elle subit des représailles pour refuser à son directeur d’utiliser son corps comme il le voudrait. C’est du harcèlement et ce n’est pas normal d’en subir sur son lieu de travail. Tous les jours, il la rabaisse, la dénigre. La pauvre n’en peut plus. Je vous assure qu’elle n’en peut plus et je crains qu’elle … qu’elle fasse quelque chose qui serait regrettable » Magda se veut confiante, pleine d’assurance mais ce n’est qu’une carapace. Elle doute. Doute qu’il la croit. Qu’il se range de son côté à elle. La brune craint qu’il prenne le parti de son directeur, qu’il le défend, ne lui donnant aucun crédit et conséquent à Clara aussi. « Je ne suis pas une menteuse, Demetrio. Je ne vous ai jamais menti depuis notre rencontre … bon sauf pour les olives mais à part ça, comparé à vous, je n’ai jamais menti une seule fois » Son regard se plante dans ses yeux, veut lui démontrer sa sincérité, la véracité de ses propos. Sa voix devient amère, plus basse. « Vous allez faire quelque chose ? Dites-moi que vous allez faire quelque chose, Demetrio. J’ai vraiment envie de croire que vous allez aider Clara, c’est une brave fille, elle s’accroche comme elle peut. Malgré que vous soyez impliqué dans mon lynchage en public pour votre petit plaisir et celui de votre chargé de com’, j’ai envie de croire que là, là c’est vraiment différent. Qu’il y’a du bon quelque part. Que je me suis pas complètement trompée sur votre compte » Son visage grimace, juste assez pour camoufler les relents de tristesse qui lui remonte à la gorge. « Pas la peine de faire l'innocent. Elvezia a lâché l’information. Je sais que le cageot de légumes pourris vient de vous. Merci pour le cadeau. Vous avez bien dû rire à me voir aussi … » Vulnérable ? Faible ? En pleur ? Elle s’en veut tellement. Tellement de lui avoir ouvert une porte, de l’avoir laisser entrer là où personne n’entre pas. Sa phrase, elle ne la finit pas. Se mord l’intérieur de la joue pour ne pas céder, pour ne pas laisser ses larmes d’émotion s’échapper. Demetrio devient trouble mais la jeune femme se démonte pas pour autant, garde la tête droite, toise cette silhouette devenue floue par ce rideau de larmes qui lui grignote la vue. Tente de ramener le sujet sur Clara car ça la met plus à l'aise. Car ca calmera sûrement son coeur qui s'emballe. « Clara ... Il va se passer quoi ? Vous allez faire quoi ? C'est tout ce dont je veux parler avec vous » Pas du reste. Elle veut pas. Pas la force ce soir.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Ven 11 Mai - 12:43 )
Aussitôt isolé, Demetrio croise les bras à sa remarque. Les traits de son visage sont aussi fermés que ceux de Magda qui semble lui tenir rigueur de quelque chose qu’il ignore, mais suffisamment pesant pour le repousser sans délicatesse. Même en se creusant la tête, il n’arrive pas à comprendre ce retournement de situation et alors qu’il s’apprête à revenir à la charge, souhaitant préciser que si ce n’est pas important pour elle, ça l’est pour lui, mais elle ne lui laisse le temps de rien, critique ouvertement un directeur d’une agence immobilière qui n’a jamais fait de vague. Ses compétences sont appréciées, son tempérament n’a rien de colérique, méchant. A chaque fois qu’il l’a eu en face de lui, Achenza prenait en compte ses exigences, essayait de ne pas faire de fausse note. Professionnellement parlant, Demetrio n’a jamais eu rien à redire de son travail, alors cette attaque, ces mots injurieux sont une surprise à laquelle il ne s’attendait pas. Tombant des nues à chacune de ses révélations, à la dénonciation d’un homme qu’il cherche dans la foule. Dès qu’il le trouve, il le fixe, l’imaginant à faire ses magouilles, à sourire devant toute l’assemblée pour faire bonne figure et parallèlement, à profiter de son pouvoir pour mener la vie dure à son assistante. Il accuse le coup, tente de remettre ses idées en place, quand une autre information tombe : les mensonges, les siens soi-disant. C’est trop peu pour qu’il saisisse, mais Magda ne lui laisse aucun temps de réaction, reprend sur le sujet initial. Clara. Cette jeune femme discutant avec une Elvezia qui n’a pas une bonne estime d’elle. Ca expliquerait tout ce qu’elle lui reproche ; ses absences, son manque de présence, son efficacité mise à rude épreuve. « Comment ? » Et voilà qu’à présent, elle lui donne l’explication finale, celle qui justifie son ton sec, ses yeux noirs corbeau, la distance qu’elle s’est efforcée de prendre tout au long de la soirée et ça aurait pu durer encore très longtemps. « C’est le summum de l’absurdité. » Demetrio ferme les yeux, glisse sa main sur son visage. Apprendre la même soirée qu’un directeur en qui il avait un minimum confiance, assez pour lui donner les rênes d’une agence, harcèle son assistante et que sa chargée de communication raconte des bobards derrière son dos, c’est beaucoup. « Attendez, vous pouvez vous calmer un instant ? Vous êtes en train de partir dans tous les sens. » Et il ne peut pas tout gérer en même temps. Demetrio est obligé de poser ses priorités et la première, c’est évidemment cette femme en souffrance. Le reste, ça pourra attendre. « Il faudra pourtant qu’on en parle. J’ai bien des défauts, mais la fourberie n’en fait pas partie. » Il ne se permettrait jamais d’agir de la sorte, faire pareille chose ne lui serait pas venu à l’esprit. La manipulation, prendre plaisir à voir quelqu’un se faire humilier… Ce ne sont pas des valeurs qu’il prône, mais plutôt qu’il bannit. Il empoigne doucement son bras et l’éloigne un peu plus de la foule, afin de pouvoir discuter en toute liberté, sans craindre les oreilles indiscrètes d’écouter une conversation privée et délicate qui plus est. « Pour commencer, je souhaiterais la recevoir. J’aimerais pouvoir l’écouter. J’ai conscience que ce ne sera pas simple… » Raconter de tels gestes, de tels comportements, ce qu’elle subit… Demetrio connait, pour avoir gardé pour lui ce qui se passait dans son quotidien pendant longtemps. La honte peut s’installer, la culpabilité aussi, ainsi que des questions comme « qu’ai-je dit ou fait pour déclencher cette situation », mais pour que tout s’arrête, elle va devoir passer par un moment difficile. « Le plus délicat sera de constituer un bon dossier. Comprenez qu’il existe des procédures, qu’on ne peut pas licencier une personne pour faute grave en claquant des doigts. » Et c’est ce qu’il compte faire. Virer ce type pour avoir enfreint des règles, pour se permettre des abus, avoir une attitude qui ne correspond pas à son éthique. Qui lui dit que Clara est la seule dans son palmarès ? Si les faits sont avérés, d’autres employées pourraient se sentir persécuter. « Si c’était le cas, ce serait la porte ouverte aux délations, aux mensonges de salariés et employeurs qui souhaitent pourrir la vie de gens qu’ils détestent. » Tout le monde sait que le harcèlement reste un sujet très compliqué, mais il est évidemment dans le camp de la victime et compte bien essayer de régler cette histoire rapidement. « Prenez son numéro de téléphone, donnez-lui l’adresse de l’hôtel et dites-lui de s’y rendre demain. Je peux me rendre disponible en fin de matinée. 11 heures. Essayez de voir avec elle l’heure qui l’arrange le mieux à partir de là, vous voulez bien. » Il pourrait le faire de lui-même, mais il sent qu’un lien s’est créé entre les deux femmes et que Magda la mettra bien plus à l’aise que lui, saura trouver les bons mots pour la rassurer. « Je vais devoir prolonger mon séjour. » annonce-t-il, en pensant d’office aux imprévus. L’hébergement, également le vol de retour pour la métisse qui aura sans doute envie de rentrer à Naples. « Je doute que vous souhaitez rester, avec le si peu d’estime que vous avez de moi. » Estime justifiée par les dires d’une femme qui souhaite semer la zizanie. « Je vous réserverai un vol pour dimanche. » Demetrio désigne Clara d’un signe de tête et ajoute : « Allez-lui parler. » Pendant que lui, il se charge d’Elvezia.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Sam 12 Mai - 11:18 )
Sa mâchoire se contracte, son regard allant de Demetrio au duo formé par Clara et Elvezia. Il prend enfin la parole, a l’air surpris et pour le coup, Magda y croirait presque. Il est crédible, joue la comédie à la perfection. « Vous êtes doué. Très doué » C’est sûrement pour cela qu’elle était tombée dans le panneau, les deux pieds joints comme une imbécile. Comme une novice qu’elle pensait ne plus être. Cette pensée l’agace grandement, personne n’aime se faire avoir. Personne. Les tromperies, les coups bas, elle en avait essuyé quelque uns comme tout le monde. Elle s’était à chaque fois promis qu’on ne l’y reprendra plus et une fois encore, elle avait échoué à se barricader. Se protéger. A s’éviter des déceptions dont elle se passerait bien. Malgré que la brune lui en veuille, elle plie l’échine et obtempère : pour le coup, il n’a pas tort, il n’a pas tort du tout. Elle part  en vrille. Inspiration, expiration, Magda se calme, tente de reprendre un sang-froid qui commençait sérieusement à se faire la malle. Le rideau de larmes s’atténue et la silhouette de Demetrio commence à se redéfinir un peu plus à l’horizon. Haussant les épaules, la métisse passe sur son explication furtive, n’y accordant peu d’intérêt et surtout pas de crédit du tout. C’était à son sens l’argument d’un coupable qui tente de garder la tête hors de l'eau. « Y’a rien à dire. Elvezia a dit tout ce qu’il y avait à dire » Malgré cette envie de lui cracher à la figure, de lui dire le fond de sa pensée, Magda avait aussi envie de fuir le dialogue. A quoi cela servirait ? Ne pas en parler donne l’illusion que ça ne fait pas grand-chose. Ca laisse la petite blessure dans l’ombre. Si on en parle pas, on ne la voit pas, on peut se mentir qu'elle n'existe pas. C’est mieux ainsi, non ? Le sujet bifurque, se recentre sur le réel soucis, celui qui importe plus à Magda : Clara. Son corps tendu est prêt à partir à la bataille, armé d’argument qu’elle est prête à dégainer pour convaincre Demetrio de se ranger de son côté, de leur côté à Clara et elle. La Saddler compte bien défendre le cas de Clara bec et ongle, étant certaine que l’homme en face d’elle ne la croira pas ou doutera fortement de ses propos. Sauf que la réaction en face d’elle est loin de tout ce à quoi elle s’attendait. Muette, la métisse laisse Demetrio prendre la parole sans l’interrompre de tout le long, une certaine surprise qui se distingue sur ses traits. Il la croyait donc ? Ne remettait rien en doute ? Et surtout, il entendait la souffrance de Clara à travers sa tirade et souhaitait lui venir en aide, jusqu’à licencier le salopard. C’est l’issu qu’elle souhaitait tout en croyant fort comme fer qu’il n’en viendrait pas à ce point. Le doute la tiraille de toute part, ce visage qu’il lui montre de lui jure avec celui qu’Elvezia lui a balancé en pleine figure quelque instant plus tôt. Magda doute mais range ses pensées dans un coin, ce n’est ni le moment, ni l’endroit. « Je comprend. Il est important de suivre la procédure pour remédier à ce problème de la bonne manière et surtout lui permettre, à elle ou à d’autres, qui sait ? De pouvoir travailler dans un environnement sain. Ne pas venir au boulot avec une boule au ventre ou à reculons » Son regard se pose sur Clara au loin, ses dents venant grignoter son index coincé au coin de ses lèvres. « Je pense aussi qu’il est nécessaire qu’elle vous rencontre. Elle ne le voit pas comme ça pour l’instant mais ça peut être … thérapeutique pour elle de se rendre compte que son employeur est là pour elle et qu’il la soutient. Ne le prenez pas mal mais j’aimerais être présente lors de votre entretien. Vous l’impressionnez beaucoup et elle avait très peur que je vous parle de sa situation. Je ne lui ai pas trop laissé le choix malheureusement, je ne voyais pas d’autre solution. Je n'ai rien à voir avec votre société, je le conçois bien mais j'aimerai être présente. » Son attention se reporte sur l’homme en face d’elle, hochant la tête d’un air entendu, une animosité moins présente dans ses traits, dans ses iris. « Bien sûr. Je m’en charge, ne vous en faites pas » Sur le cas de Clara, ils semblent s’entendre, être du même point de vue. Cette sorte de trêve cependant ne dure pas. Le visage de la Saddler reprend sa dureté, n’appréciant pas le semblant de reproche qui lui est adressé. Du moins, elle le prend ainsi. C’est l’hôpital qui se fout de la charité, elle ne l’a pas traîné dans la boue, elle. « Parce que vous, vous avez de l’estime peut-être pour moi ? » Un rire sarcastique sort de sa gorge, un rire qui lui fait un peu mal. Demetrio n’est pas le seul, il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier à lui donner l’impression d’être une moins que rien. De toute façon, elle se sent déjà comme ça sans que les autres y mettent leur grain de sel. « Vous avez raison pour une fois, je n’ai assurément pas envie de rester plus longtemps ici avec vous » Lâche-t-elle acide, le pensait à moitié malgré tout. Malgré tout ce qu’Elvezia a pu révélé tout à l'heure. Hochant la tête, Magda prend congé et s’éloigne pour retrouver Clara et Elvezia en grande discussion. Au vu des yeux larmoyants de Clara, Elvezia a dû faire … eh bien sa Elvezia. « Qu’est ce que vous avez fait encore ? » Elvezia fait son innocente « Rien. Je n’ai rien dit de mal, je ne comp… » Magda lui saisit par le bras sans grande douceur, perdant patience face à son comportement de pouffiasse qu’elle commence à ne plus supporter. C’est une chose de s’en prendre à elle mais Clara, c’est autre chose. Clara n’est pas assez solide à l’instant pour supporter en plus de cela une pétasse qui veut s’amuser. « Tire-toi parce que je te jure que c’est bien plus qu’une claque que je vais te mettre en pleine gueule, tu piges ? » Souffle-t-elle à son oreille, menaçante, serrant sa prise sur son bras avant de la relâcher brusquement, la repousse un tantinet. Elvezia redresse sa robe d’un air hautain avant de s’éloigner, les méprisant du regard Clara et elle. Bien. Une bonne chose de faite. Elle n’a qu’à aller chialer dans les bras de Demetrio, pour ce qu’elle en a à faire, Magda. Ses bras viennent frictionner ceux de Clara pour tenter de la consoler. « Pleure pas. Lui donne pas ce plaisir, Clara. Écoute, j’ai de bonne nouvelle … » Clara lève des yeux vers elle, un espoir dans le fond des iris. Magda lui raconte ses échanges avec Demetrio et lui parle de leur entretien pour le lendemain. Comme elle s’y attendait, Clara panique, stresse déjà de rencontrer Demetrio et de tout lui raconter. « Il est de votre côté, Clara. Tout va bien se passer. Il a juste besoin de s'entretenir avec vous. » « Et vous serez là ? … Demain ? » Sa main vient attrape celle de Magda subitement, touchant la métisse qui lui offre un sourire qui se veut rassurant. « Je ferais des pieds et des mains pour être là » Une réponse avec une pointe d’humour pour tenter d’alléger l’ambiance. « Bon … On joue à un jeu ? Ca vous dit qu’on note les hommes dans la salle ? 10 étant la meilleure note hein ! » Elle se fichait bien des hommes de la soirée mais elle avait envie que Clara se change les idées, pense à autre chose. « Mais … Mr. Clarizio est là » « Et ? C’est juste une note. Ca n’engage en rien. C’est pas comme si je le trompais. D’ailleurs, en parlant de lui, combien vous lui donnez ? » Clara s’offusque, ouvrent grand les yeux. « Ben quoi ? C’est peut-être votre patron mais il n’est pas que ça. C’est un homme comme tous les autres » Par ce biais, elle cherche juste à dédramatiser, lui faire voir que Demetrio est aussi un être humain. Pas que son directeur. « Alors, combien ? » « … Bah … Eh bien … hum … 10. » « Bah vous voyez, ce n’était pas si difficile. » « Et vous ? » « Oh ! Bah 10 aussi. » Et ce n'était pas un mensonge. Demetrio est bel homme, même s'il avait perdu des points ce soir. « Mais dites moi, si vous lui avez mis un 10, c’est qu’il est à votre goût … Attention, Clara. C’est chasse gardée hein » Son ton se veut plaisantin pendant qu’elle lui donne des petits coups de coudes complices, arrivant enfin à arracher un petit rire à Clara qui se prend au jeu finalement. « Vous donnerez combien au blondinet là-bas ? » « Tsssk tssssk … un 5. La chemise, ça va pas. Qui met des chemises avec un motif de banane ? Sérieusement ?! » Eclat de rire commun et Magda se détend à fur et à mesure qu’elle sent Clara se détendre aussi.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Sam 12 Mai - 13:54 )
Doué pour se payer la tête d’une femme embauchée uniquement pour faire taire les rumeurs sur son orientation sexuelle, sans faire de vague, c’est illogique, inenvisageable pour lui qui n’aime pas la fourberie. Il n’a pas le talent d’Elvezia pour les mensonges, l’hypocrisie. Son employée l’a embarqué dans une histoire qui semble le dépasser, qui le met dans une position bien délicate. Magda le croit coupable, ne souhaite pas entendre ses explications, mais il compte bien la confronter à la vérité. Obstiné, Demetrio ne compte pas laisser la situation telle qu’elle est, mais se voit dans l’obligation de gérer une autre priorité. La plus importante. En dix ans de métier, il a déjà dû régler des conflits, n’a pas hésité à mettre fin à des contrats, mais le harcèlement, c’est une première et quand il y pense, il est convaincu que ce cas n’est pas isolé, mais qu’on n’ose pas dénoncer à cause des représailles, de la longue procédure, d’un combat qu’on ne gagne pas toujours. Sauf que contrairement à certains PDG qui sont dans le camp des cadres, directeurs pour les côtoyer régulièrement, pour lui, la question ne se pose même pas. Son passé le rattrape, son côté humain aussi. La souffrance, il ne l’ignore pas et déteste ces hommes, femmes qui ne s’en préoccupent pas, qui pensent seulement à satisfaire un besoin par la force, l’humiliation, la manipulation. « J’espère qu’elles sont moindres, ces autres dont vous parlez. » Ca l’ennuie pour ces femmes reléguées au rang d’objet pour un type n’ayant aucun scrupule. A sa demande, il acquiesce d’un signe de tête, ne voyant aucun inconvénient à ce qu’elle soit présente lors de l’entretien. Si Clara se sent plus à l’aise comme ça, si avoir un soutien près d’elle peut lui permettre à se lancer, à avoir le courage de tout mettre sur la table, alors ça ne le dérange pas. Magda en sera témoin, qui plus est. « Bien sûr. » dit-il, en penchant la tête sur le côté, soupirant à cette réflexion qui est loin de la réalité. Si Elvezia souhaitait lui monter le bourrichon, son objectif est pleinement atteint. « Un peu, oui. Je ne vous cache pas ma déception en remarquant que vous préférez croire une femme avec qui le contact est tendu depuis votre première rencontre. » Plutôt que lui, un homme qu’elle apprend à connaître. Leur relation devait rester professionnelle, mais il faut être réaliste : après la première soirée officielle, ils ont passé la soirée ensemble, à manger, discuter et là, sur le trajet, Magda a appris l’une des choses qu’il s’efforce de garder pour lui. Cette greffe qui lui est personnelle. Quant à lui, il l’a vue vulnérable, commence à s’attacher à ce petit bout de femme qui préfère mourir, plutôt que de soigner ce cœur qui fonctionne mal.

Sans relever sa dernière phrase, Demetrio la suit de près pour retrouver sa chargée de communication qui se fait soudainement malmenée. L’idée d’intervenir lui effleure l’esprit, puis disparaît aussi vite qu’elle est apparut. C’est étrange de croire soudainement qu’elle pourrait être capable du pire, être responsable des larmes de Clara qui n’a rien demandé à personne. « Il faut que je vous parle. » dit-il, en rattrapant la blonde peu après son altercation. Encore sonnée, elle bat des cils, tourne la tête un peu partout dans la salle, comme si elle cherchait quelqu’un en particulier. Elvezia souhaite seulement s’assurer que personne n’a été témoin de ça, qu’on ne parle pas derrière son dos. « De ce qui vient de se passer ? » Demetrio secoue la tête et pose sa main sur le bas de son dos, l’attirant dans un autre coin du buffet où il récupère une coupe. « Comment vous y êtes-vous prise ? Vous avez contacté des gens au hasard en leur demandant d’apporter des caisses de tomates et d’œufs pourris ? » « Com… Comment ? » Décontenancée, son visage se décompose, ses traits sont marqués par l’inquiétude. « Lorsque vous confiez de telles informations à ma compagne, il faut s’attendre à ce que ça me revienne aux oreilles. » « Magda vous a dit ça ? » s’empresse-t-elle de répondre, essayant de sauver sa tête. « Enfin, vous savez très bien qu’elle ne me supporte pas. Elle ferait tout pour me mettre dans l’embarras. Demetrio… » Là, elle pose sa main sur son bras, puis plante ses yeux dans les siens, avec bien plus d’assurance, de confiance. « Nous nous connaissons depuis longtemps. Vous savez bien que je ne suis pas capable de ça. » « Vous voulez qu’on lui demande ? » Sa bouche s’entrouvre, ses yeux se baissent, tandis qu’elle retire sa main de son bras. C’est l’histoire d’une minute, mais elle sait que sa parole contre celle de Magda, avec tout ce qui s’est passé, ne vaut rien. « Je ne sais pas ce qui m’a pris. Un élan de jalousie, je… » « Nous n’en resterons pas là. » Mais là, tout de suite, il a autre chose à faire, n’a pas envie de s’attarder plus longtemps. Cette journée avait déjà mal débuté, mais devient cauchemardesque. Demetrio s’éloigne, saisit une nouvelle coupe qu’il s’apprête à boire d’une seule traite, lorsqu’il se rappelle être le conducteur, alors, raisonnable, il repose son verre sur le buffet et rejoint enfin Magda et Clara, toujours ensemble. Elles, elles semblent s’amuser, être bien plus détendues qu’il y a quelques minutes. « Je ne doute pas que noter les hommes présents soit drôle… » Bien que ce ne soit pas un jeu auquel il ait déjà participé, n’a même jamais pensé à faire de même avec les femmes. « Je vais vous la voler. Nous allons rentrer. » Parce que là, clairement, il n’en peut plus, a juste besoin de retrouver sa chambre d’hôtel et s’éloigner de cette foule, de ces hypocrites. « Je t’attends près de la voiture. » dit-il, durement, ne lui laissant aucun autre choix. Demetrio l’abandonne, sort des lieux, le cœur lourd, l’estomac serré, la tension toujours forte et le premier réflexe est de récupérer son paquet de cigarettes dans la voiture pour en caler une entre ses lèvres. Appuyé contre sa portière, il envoie bouler toute sa volonté aux oubliettes.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Sam 12 Mai - 15:50 )
La phrase de Demetrio hante son esprit malgré les apparences qu’elle s’efforce de donner. Malgré les rires qu’elle partage avec Clara. Des rires dont son cœur déglingué n’est pas à 100% dedans. Étant ailleurs, perdu quelque part entre deux eaux. Les mots du PDG résonnent encore dans sa tête. De l’estime, il en avait pour elle ? Ah bon ? Quelle belle façon de le lui montrer. Ce qui la trouble surtout c’est cet argument qui la percute de plein fouet : que les mots d’Elvezia pourraient avoir plus de valeurs à ses yeux que ceux qu’il essaie de lui dire, de lui faire comprendre mais à qui elle ne donne aucun intérêt, aucun crédit. Et si ? … Et si ? Des « et si » qui la perdent encore plus. Amplifiant ses doutes. C’est beaucoup plus facile pour la jeune femme de croire qu’on ne l’estime pas, qu’elle n’est bonne qu’à être dénigrée plutôt que d’être estimée ou respectée voir appréciée. Il y a quelque chose de plus rassurant dans la noirceur car c’est quelque chose qu’elle connait. Qu’elle connait que trop bien. La lumière, elle a quelque chose qui lui fait peur. Qui lui a toujours fait peur. Parce qu’elle n’en a pas l’habitude, parce qu’à chaque fois, elle a pu y toucher du bout des doigts pour finir dans le noir brutalement. Pourtant, c’est vrai, cette soirée à discuter, manger des plats qu’elle n’avait jamais goûté auparavant, trop enfermée dans une routine qu’elle a pourtant envie d’étriper par moment. Puis ce trajet en voiture, cette sensation d’avoir trouver quelqu’un qui pouvait comprendre les choix inexplicables d’une vie confinée dans un contrôle hors norme pour préserver un cœur trop faible pour se cogner à la vie librement. Ca avait été une lumière, ouais, une lumière dans ses ténèbres mais bien vite happée par cette vérité dégueulée par Elvezia. Transformant un souvenir agréable en tesson de verre qui lui rentre dans la peau. L’écorche. Y’en a marre des écorchures, y’en a marre. Magda tente de greffer son attention sur Clara et leur petit jeu mais est bien vite déconcentrée par le duo des terreurs un peu plus loin et leurs messes basses. Elle se demande bien ce qu’ils disent puis s’efforce de se convaincre qu’elle n’en a rien à faire. Peut-être accordent-ils leur violon ? Oh et puis zut ! Autant mieux regarder ce blond avec sa chemise à banane parce qu’il est ridicule. Aussi ridicule qu’elle. Demetrio finit par apparaitre à leurs côtés et fait sonner la fin de leur petit jeu mais aussi l’heure de rentrer. Se poser dans sa chambre d’hôtel, enveloppée dans une solitude reposante n’est pas de tout refus. « J’arrive » Se tournant vers Clara, Magda prend congé tout en lui répétant l’adresse de l’hôtel ainsi que l’heure de leur rendez-vous. Parce qu’elle en a envie, parce qu’elle a été touchée par cette femme qui tente de se démener en eau tumultueuse, parce qu’elle lui rappelle quelque part elle-même, Magda se penche vers elle et la prend dans ses bras. « Bonne nuit Clara » Et sans demander son reste, la métisse s’écarte et s’en va sans un mot de plus, sa froideur jurant avec le geste affectueux qu’elle vient d’avoir. Ses talons claquent sur l’asphalte du parking et retrouvent Demetrio. Au lieu de se diriger vers sa portière et s’installer dans la voiture en silence, Magda pile net face à la vision qui se pose sous ses yeux : Demetrio contre la voiture, ce maudit bâton de nicotine coincé entre les lèvres. Il lui en faut pas plus pour démarrer au quart de tour et se planter devant le fumeur, sa main saisissant la clope sans un mot pour la balancer au sol, son talon aiguille venant achever le travail. « Foutage de gueule ! » S’exclame-t-elle sans arriver à se retenir. C’est pas ses oignons s’il veut fumer mais … RHA ! Magda n’y arrive pas. Elle n’y arrive tout bonnement pas. Quel gâchis ! Ouvrant sa portière, la métisse se penche pour attraper le paquet de cigarettes et réserve le même sort aux petites copines de la clope décédée sur le bitume. « Si vous voulez vous calmer les nerfs, faites du tricot ou je sais pas moi ! Quelque chose qui ne vous pourrit pas la santé » Sa petite crise piquée, Magda s’installe dans la voiture, boucle sa ceinture et attend qu’il daigne la rejoindre et démarrer cette fichue voiture. Agacée par la bêtise de son faux compagnon, la métisse boude dans son coin, le visage tourné vers sa vitre, regardant sans vraiment regarder le paysage de Gênes de nuit. C’est beau mais pas assez pour la calmer. Le trajet lui semble durer des heures, surtout avec cette tension palpable alors c’est un réel soulagement lorsque Demetrio se gare enfin. Une douche et un lit, voilà tout ce dont elle rêvait à ce moment précis. C’est impatiente que Magda se dandine au lobby de l’hôtel, attendant que le réceptionniste s’occupe d’eux et leur donne à chacun leur chambre. Sauf que : « Il y a eu un souci de logiciel lors de votre réservation. Nous n’avons qu’une suite de disponible pour le week-end. Nous sommes vraiment confus » « Quoi ?! » Le mot sort tout seul de sa gorge, les yeux horrifiés, la bouche entrouverte. Mais c’était quoi ce délire ? « Nous sommes vraiment désolés, Monsieur et Madame Clarizio. Veuillez accepter nos plus plates excuses » Monsieur et Madame quoi ?!!! De mieux en mieux. Soupirant, ses doigts viennent faire une pression sur ses yeux pour ne pas s’emporter contre le réceptionniste qui n’a rien demandé mais elle non plus n’avait rien demandé. Encore moins de s'être mariée en à peine quelque minutes. Se rongeant les ongles, son regard va de Demetrio au réceptionniste, désespérée. Au bout de sa vie.


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