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- [Terminé] Magda | Interminable moment... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Sam 12 Mai - 20:33 )
Juste quelques taffes, pas suffisant pour se détendre complément. Tel un bulldozer, Magda arrive et la lui capture, l’écrasant sur le bitume sans lui laisser le temps de répliquer. Si auparavant, il se servait du prix d’une cigarette pour faire comprendre à Charlotte qui n’aimait pas non plus qu’il fume, qu’elle n’avait pas à se permettre un tel acte de rage contre la nicotine, cet argument ne tient plus la route à présent, mais il n’apprécie pour autant pas qu’elle se permette de décider ce qui est bon ou mauvais pour lui. Demetrio se le permet, mais n’aime pas qu’on fasse pareil, alors il fronce les sourcils, la suit du regard d’un œil sévère. « Allez-vous continuer à me pourrir la soirée ? Si tel est votre objectif, alors je vous assure que vous n’avez plus besoin de faire le moindre effort. Le but est grandement atteint ! » s’exclame-t-il, sèchement, en ouvrant la portière à son tour. Voilà maintenant qui s’attaque à son paquet entier, jetant par la fenêtre des cigarettes entières qui auraient pu lui faire un mois s’il se contenait un minimum, mais il est évident qu’aujourd’hui, c’est doublement raté. « Et je dois vous remercier ? » Ne peut-elle pas lui foutre la paix, ou continuer de lui tenir rigueur d’un acte qu’il n’a pas commis, au lieu de se préoccuper de sa santé, de se mêler de ses affaires ? « Du tricot… » Secouant la tête, contrarié, Demetrio démarre le véhicule. Le moteur ronronne, voilà le seul bruit qui se fait entendre le temps du trajet. Magda a repris sa place de boudeuse professionnelle, tête dirigée vers la vue de Gênes et quant à lui, il reste muet comme une carpe, n’ayant qu’une seule envie : pouvoir se poser. S’endormir, bien qu’il soit conscient de la difficulté de la chose avec sa peur de mourir qui le tient éveillé une dizaine de minutes au grand minimum avant de laisser le pouvoir de Morphée agir.

Le hall de l’hôtel est grand, luxueux, n’a pas changé d’un iota depuis son dernier séjour. S’il apprécie les découvertes, lorsqu’il se sent à l’aise dans un endroit, il a tendance à y revenir pour ne pas se compliquer la tâche. Ca facilite également le travail à son assistante qui se charge des réservations. Et alors qu’il donne son nom, l’hôte d’accueil lui fait part d’une erreur. Grosse erreur. La première à réagir, ce n’est pas lui, c’est elle. Soupirant, les doigts tapotant doucement sur le comptoir, Demetrio réfléchit, tente de trouver une solution, mais à cette heure-là, il doute que ce soit faisable de trouver une autre chambre ailleurs et n’a juste pas envie de perdre son temps plus longtemps. « Vous avez de la literie ? Une couverture ? » L’employé acquiesce d’un signe de tête, affichant un sourire néanmoins gêné. « Bien sûr. C’est à votre disposition dans l’armoire de votre chambre. Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin. » Sauf un deuxième lit, évidemment. « Je vous remercie. » Il récupère les clés qu’on lui tend et se tourne vers Magda, sac en main, puis n’hésite pas à retirer ses doigts de sa bouche en remarquant qu’elle ronge ses ongles. Un tic qu’elle a, qu’il a déjà constaté à plusieurs reprises, qui n’est pas dérangeant en soi, mais compte-tenu de ce qu’elle a fabriqué avec ses cigarettes, il est évident qu’il ne compte pas la laisser faire. « Vous m’avez retiré mon seul moyen de me détendre. Croyez-vous sincèrement que je vais vous laisser cet avantage ? » Il est tendu, sec et ses réactions ne sont pas ce qu’elles seraient en temps normal. Ca… Il l’aurait laissé faire sans problème, mais il est agacé, aussi par cette suite qu’ils vont devoir se partager. « Je prends le canapé, je vous laisse le lit. Cela vous rassure-t-il, Madame Clarizio ? » Ca non plus, ça ne lui a pas échappé, mais s’il a été surpris sur le moment, après réflexion, ce genre d’erreurs ne devrait pas être si étonnant que ça, surtout avec ce qui se dit dans la presse. « Donnez-moi votre sac. » Sans lui laisser le choix, il saisit les lanières et se dirige vers l’ascenseur. « Ne me refaites plus jamais ce que vous venez de me faire avec mon paquet de cigarettes, vous entendez ? Peu importe que ce soit pour une bonne ou mauvaise raison, vous n’avez pas à agir de la sorte, vous m’avez bien compris ? » C’est vrai quoi… Pour qui se prend-elle ? Elle lui reproche des tonnes de choses, puis maintenant, elle s’inquiète pour lui ? Elle est incompréhensible. « Appuyez s’il vous plaît. Je n’ai pas trois bras. » lui ordonne-t-il, en lâchant un soupir, impatient.


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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 7:20 )
Ce n’était pas ses affaires. Ses oignons. Ca ne la regardait pas du tout s’il voulait s’esquinter la santé. Bousiller ce cœur qui lui a été donné comme une seconde chance. Une autre chance de prendre sa revanche… Mais même ! Même si c’était pas son problème, Magda en faisait comme si ça l’était. Compassion ? Solidarité ? Inquiétude ? Ou juste un tel caractère de cochon qu’elle pouvait juste pas accepter qu’il se gâche la vie. Elle n’était pas parfaite Magda, s’autorisant du café, de manger gras, de ne pas toujours avoir une vie saine mais elle ne pouvait supporter ce bâton de nicotine, cette barrette de goudron qui poussait tout droit au cercueil. Alors oui, si son comportement devait lui pourrir la soirée autant que ce ne soit que sa soirée et pas son cœur. Il n’en pleut pas des cœurs de rechange, qu’elle sache. L’aurait-il oublier ? Et l’ancien bailleur de ce cœur, il dirait quoi, hein ? Un sauvetage partant en naufrage. Quel gâchis ! Désirait-il revenir à la case départ ? La case où elle se trouve elle-même à vivre avec un coeur qui parfois n'a plus envie de fonctionner normalement ? Lui, avait un peu plus de chance qu'elle de pouvoir continuer quand elle, elle était un peu plus proche de la fin. Malgré tout ce qui s'est passé, malgré tout : elle ne lui souhaitait pas qu'il revienne aux affres d'un coeur fatigué qui n'attend que le dernier battement fébrile. La femme ne parle pas, boude dans son coin et ce jusqu’à le lobby luxueux de l’hôtel où elle brise son vœux de silence. Tellement agacée qu’elle en oublie de regarder autour d’elle, qu’elle occulte sans le vouloir les bruits lointains des vagues venant s’échouer sur le rivage. L’idée de partager la même chambre l’agace grandement, fait naître une certaine nervosité en elle aussi. C’était pas prévu partager une sorte d’intimité. C’était pas du tout prévu et les imprévus, elle déteste, surtout quand elle ne peut pas avoir la main mise dessus. La métisse aurait aimé que Demetrio puisse faire ce qu’elle ne peut pas ce soir : faire un scandale et exiger une autre chambre ou juste changer d’hôtel mais rien. Rien de tout cela. Au lieu de ça, il accepte la situation et pire lui retire les doigts de la bouche. Non, mais sérieux ? « Et vous avez prévu de me fliquer toute la soirée pour m’empêcher de mettre mes doigts à la bouche ?! Se ronger les ongles n’a rien à voir avec se pourrir la santé avec votre satanée clope » Râler pour la forme, râler pour se défouler même si cela n’a aucun effet au final car son humeur ne s’arrange pas. Un grognement s’échappe de sa gorge lorsqu’il l’apostrophe comme le réceptionniste : Madame Clarizio. Pffff ! Il était vraiment obligé de rebondir dessus ? La saouler avec cette méprise qui en soit n’est pas étonnante. Fallait s’y attendre que les gens fassent ce rapprochement mais elle s’y était pas attendue du tout. « Ca me rassurerait encore plus si vous pouviez vous contenter de la banquette arrière de votre véhicule » Ton acidulé, c’est vache, c’est vrai mais Magda peut se montrer vache quand elle le veut, malheureusement. Pourtant, c’est lui qui payait tous les frais de leur séjour, il aurait très bien pu lui refiler le canapé et lui, prendre le lit qui devait être bien plus confortable. Fallait-elle qu’elle le remercie ? Son orgueil ne le lui permet pas de toute façon comme il ne l’aide pas à accepter la situation. Sans pouvoir y faire quoique ce soit, Demetrio la déleste du poids de son sac et se dirige vers l’ascenseur. C’était quoi cette galanterie, là ? Personne ne les voyait, il pouvait arrêter sa petite mascarade de petit ami parfait sous toutes les coutures. Surtout quand on sait ce qu’il traficote dans son dos avec sa connasse de chargé de compte. Sa silhouette s’enfonce dans l’ascenseur, les portes se refermant derrière elle en même temps qu’une mise en garde lui tombe dessus. « C’est censé m’intimider cette petite mise en garde, hum ? » Balance-t-elle, faisant un pas vers lui, le défiant. « Parce que ça fonctionne pas du tout. Je n’ai aucun remord et je le referais s’il le faut, sachez-le. Je vous le redis, mettez-vous au tricot pour vous calmer les nerfs. Ca vous irait bien le tricot tien. Je peux vous donner des cours » Elle se foutait un peu de sa tête aussi, oui. L’imaginer avec deux aiguilles et une pelote de laine avait quelque chose d’hilarant mais n’apaisait pas non plus son humeur pour autant, malheureusement. « Eh bien, continuez de fumer bêtement, il vous en poussera sûrement un de troisième bras » Son doigt appuie sur le chiffre de leur étage avant qu’elle ne recule et parte s’adosser contre la paroi froide de la machine qui monte. Lorsque les portes se ré ouvrent à leur étage, Magda lui passe devant mais sa hâte ne sert à rien car elle reste coincée à la porte de leur suite, la clé étant avec Demetrio. « Vous êtes lent » Bon, il portait tout : son sac et puis le sien. Le sien était lourd, qui plus est. Entre les chaussures, les différentes tenues et tout le panel pour être présentable. Elle le savait qu'il devait se traîner je ne sais combien de kg sur les bras mais ne pouvait se refuser ce petit plaisir de râler.


Magda & Demetrio
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 9:14 )
Si elle attend une réponse, celle-ci est non, Demetrio ne compte pas la surveiller toute la soirée. C’était sur le moment, pour exprimer la frustration de ne plus avoir sa dose de nicotine, bien qu’il ait conscience de ses torts. Magda a raison et sans doute que le lendemain, lorsqu’il s’en souviendra, il se sentira reconnaissant, appréciera le fait qu’elle ait été là pour lui retirer cet objet qu’il s’efforce de s’interdire. Sa santé lui est importante, mais aujourd’hui, il a étouffé toute sa culpabilité pour pouvoir se détendre, être apaisé et après tout ce qui vient de passer aujourd’hui, il en a bien besoin et ne peut compter que sur lui pour ça. « Vous êtes charmante. » Ton ironique, calme, tandis qu’intérieurement, il a juste envie de baisser les bras et la laisser seule dans cet hôtel pour s’en trouver un autre, est apte à faire face à sa peur des lieux étroits pour supporter un hôtel petit prix, mais il n’en fait rien, sachant très bien que la fatigue parle pour lui, qu’elle s’impose. « C’est supposé vous remettre à votre place. Votre vie n’est pas liée à la mienne, à ce que je sache. Quant au tricot, si vous êtes tellement convaincue que ça peut détendre, apportez deux aiguilles et des pelotes de laine, la prochaine fois ! » Il n’a pas la moindre envie de tenter. Il aime les découvertes, mais si c’est pour avoir un cours avec la pire des emmerdeuses, ce sera sans lui. Il est peut-être un peu fou, mais n’est pas suicidaire pour autant et son contact lui donne envie d’emprisonner son cou d’une corde. « Allez ennuyer quelqu’un d’autre. » Essayant de faire preuve de patience, dans l’ascenseur, Demetrio souffle, se tient éloigné de la paroi. C’est un supplice et il ignore comment il fait pour ne pas péter un boulon, se concentre sur la grandeur de l’ascenseur, l’une de ses critères premiers quand il choisit un hébergement. Les portes de la cabine se rouvrant, Demetrio passe derrière et c’est à la dernière réflexion qu’il lâche brusquement les deux sacs au sol. « Il va vraiment falloir vous calmer. Je vous rappelle que je ne suis pas votre punching-ball. » En a-t-elle conscience ? Il sait d’où ça vient, lui. De cette histoire avec Elvezia qu’il pensait remettre sur le tapis un autre jour. Sans doute le lendemain, mais il semblerait qu’une mise au point soit nécessaire, alors il déverrouille l’accès à la suite, entre à l’intérieur avec les bagages et une fois la porte refermée derrière eux, il brise le silence, agacé, à bout de nerfs. « Puisque la raison de votre mauvaise humeur se présente en sept lettres, nous allons en parler ! » Récupérant son sac par ses lanières, Demetrio s’engouffre dans la pièce de vie, apercevant le canapé sur lequel il passera sa nuit. Il pose son sac dessus, non sans adresser un regard à Magda. « J’ignore comment elle vous a exposé les choses, ce qu’elle a bien pu vous dire exactement, mais concrètement, ce sont des mensonges. » Il n’aurait pu faire une pareille chose. Ca ne lui serait pas venu à l’idée de l’humilier, encore moins de cette façon, mais elle n’a pas l’air de s’en rendre compte, ne le connait pas assez pour en avoir la certitude. « Vous me tenez responsable d’un acte que je n’ai pas commis. Vous êtes là, en train de vous décharger de toute votre rancœur… Heureusement que vous n’êtes pas juge et que la peine de mort a été abolie en Italie ! » Il aurait fait un bon coupable, mort pour ce qu’il considère comme étant une injustice, comme ces accusations infondées, qui tiennent seulement grâce à la parole d’une femme qui a réussi a semé le doute dans son esprit. « C’est peut-être plus facile de me retirer le bénéfice du doute ? Ca me rend moins… sympathique, peut-être. Ca vous donne une raison supplémentaire de me haïr un peu plus, de ne pas vous attacher. » Il est peut-être là, le gros du problème et il arrive à le comprendre. Magda n’a pas envie de s’accrocher à un homme avec qui le courant commence à passer, même si c’est encore très difficile entre eux. Ils ont des choses en commun, pourraient bien devenir plus que deux êtres qui s’indiffèrent et ça effraie. Lui aussi, il n’aime pas forcément le tournant que ça prend, cette sensation qui s’impose de vouloir prendre soin d’elle, probablement à cause de ce cœur qui fonctionne mal, qui le ramène à sa propre histoire. « Je vous rassure, je n’ai pas envie de m’attacher à vous, moi non plus et nous ne sommes pas obligés de nous supporter, mais nous pouvons tout de même éviter ce genre d’accrocs ridicules, nés d'une accusation irréelle. » Et pour donner un peu plus de sens à ce qu’il dit, Demetrio fait preuve de plus de clarté : « Je ne suis pas à l’origine de ce massacre à la fin de la première présentation. Je n’ai rien prémédité. Je n’étais pas au courant du plan qui se déroulait dans la tête d’Elvezia. Maintenant, si vous préférez croire une femme que vous avez vue deux fois seulement, qui a parfaitement réussi son objectif de semer le trouble, alors grand bien vous fasse ! Je n’ai strictement rien à me reprocher, pas à ce sujet et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer juste pour vous donner satisfaction. » Là, il ouvre son sac, en sort des vêtements de rechange. « A présent, pouvez-vous prendre votre douche ? J’en ai pour une heure et je ne suis pas certain que vous souhaitez attendre aussi longtemps pour rejoindre votre lit. » Ca l’arrangerait beaucoup, qu’elle s’exécute, afin qu’il puisse ensuite squatter la salle de bain.


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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 11:28 )
En face de Magda, une tête à claque. Pas une petite tête à claque non. Une grosse tête à claque. La jeune femme se mord la langue, tente de tenir une certaine contenance pour ne pas perdre un calme très fragile. Pour ne pas se laisser emporter par cette vague d’agacement qui semble prendre des allures de colère. « J’en vous apporterai prochaine fois des aiguilles. Vous pourriez essayer de les fumer tiens, tant qu’on y est. Faites donc vous plaisir ! Pour ce que j’en ai à faire de votre petite vie » Qu’elle crache, se donnant une résolution : s’en ficher de sa vie, de ce qu’il peut bien faire endurer à son cœur en fumant clope sur clope. Ils sont pas liés, il a raison et elle, elle avait tort de s’en mêler. Ce n’est pas son problème. Ca ne devrait pas l’être. « Et moi, je ne suis pas votre bouffon pour amuser la galerie donc venez pas me dire de me calmer, c’est clair ?! » Non mais ça allait de donner des ordres à tout va. Il voulait aussi lui dicter son comportement ? Ses façons de réagir ? Mais merde. Qu’il aille au diable voir si Elvezia y est. Elle y est sûrement d’ailleurs. Ils s’engouffrent dans la chambre et l’ambiance s’alourdit davantage lorsqu’il engage la discussion sur le sujet qu’elle voulait éviter. Éviter car elle avait peur de ce qu’il pourrait dire. Car elle avait peur de ses propres réactions, de ces émotions qui pourraient sortir, bruts. Magda voudrait qu’il s’arrête de parler, l’étouffer en lui faisant avaler un des oreiller du canapé mais ca voudrait dire le toucher et à ce moment précis, elle n’en a pas envie. « Parce que maintenant, c’est moi la méchante parce que je vous en veux ?! Mais vous pouvez vous la mettre où je pense votre ironie à deux balles ! » Son calme s’envole, la fatigue n’aidant en rien à tenir le fil de cette échange houleux. Et si Magda était prête à lui tenir tête, à ne pas battre en retraite, ses résolutions tombent à l’eau, s’y noient. « Q…Quoi ?! » Il venait de dire quoi, là ?! Que c’était sa façon de ne pas s’attacher à lui ? Mais pour qui se prenait-il ? Comment osait-il lui balancer ça ? Son corps fait un pas en arrière, percée à jour malgré elle. Son regard devient sombre, la colère inondant ses iris brisant ses chaînes grâce aux mots qu’il continue de lui balancer. Ses reproches en latence de croire Elvezia et pas lui. Cette façon qu’il a de se défendre, de s’expliquer et qui ne donne absolument pas envie de lui accorder le bénéfice du doute. Ces mots n’apaisent pas du tout ses doutes, ils les font voler en éclats. « TU m’emmerde » Vouvoiement qui se perd, pas pour placer une proximité mais plutôt pour exprimer un manque de respect exacerbé par la vulgarité qu’elle utilise. Vulgarité qui démontre bien qu’elle perd le contrôle, que la colère prend le dessus et malheureusement les émotions qui vont avec. Lui tournant le dos, ses bras attrapent son sac, l’adrénaline de la colère lui faisant oublier sa lourdeur et se dirige vers la chambre, battant en retraite. Cependant, son corps, devenu fébrile pile net et fait marche arrière, revenant sur ses pas. Sa main saisit la télécommande de la télévision posée sur le meuble près d’elle et la balance violemment contre le mur derrière Demetrio, le ratant lamentablement. « Fais chier ! J’étais censée faire quoi, moi ? hein ? Croire qu’elle disait des mensonges quand elle m’a balancé que vous avez ris de moi le lendemain au bureau, que vous lui avez raconté les détails sordides de l’après-fête ! Ca vous est pas venu à l’esprit, que peut-être je me suis sentie perdue ? Et p’être blessée ? » Ses yeux lancent des éclairs mais ses mains qui tremblent décrédibilisent totalement cet air de dure à cuire qu’elle veut se donner. « Vous avez été témoin de quelque chose que je ne montre à personne. JAMAIS ! Vous pouvez pas à un putain de moment vous essayer d’être à ma place ? Non. Vous êtes vexé parce que je ne vous ai pas accordé le bénéfice du doute ?! Bouhouhouhou ! Pauvre Demetrio » Son index le pointe, accusateur. « Je n’ai rien à me reprocher moi non plus ! Vous voulez qu’on parle de la parfaite et sympathique Elvezia, parlons-en dans ce cas » Ses iris noircis par la colère se plantent dans ses yeux, une sonnette d’alarme commence à retentir dans sa tête mais elle ne l’écoute pas, s’entête dans ce règlement de compte. « A cette soirée de présentation, elle m’a balancé tout un tas de saloperies à la figure. Que je ne vous arrive pas à la cheville, que je ne suis qu’un parasite en bas d’une échelle quand vous êtes tout en haut. Ca, encore, je peux faire l’impasse. J’ai pas besoin d’elle pour avoir une basse opinion de moi mais j’ai tenu bon. Je n’ai à AUCUN moment fait de scandale parce que vous m’avez demandé d’être correcte, que vous comptiez sur moi et je voulais vous montrer que vous pouviez me faire confiance. Je ne vous ai pas laissé tomber, Demetrio. Pas un seul instant ! » Deuxième sonnette d’alarme mais qu’elle continue de ne pas écouter, son cœur s’emballe. Palpitation qui déraille. Un pas vers le point de non retour. « Je me suis contentée d’exploser un foutu verre entre mes doigts alors que j’aurais pu faire bien pire après qu’elle ait osé me parler de ma sœur. Oui, elle a osé me parler d’elle en me rabâchant les circonstances de sa mort. Me répétant que ma sœur a été violée et torturée. Je… » Une douleur vive dans la poitrine lui coupe la parole, la faisant reculer de quelque pas. Pas maintenant, cœur déglingué, pas maintenant. Elle n’a pas fini. Elle n’en a pas fini. Mais son coeur semble en avoir décidé autrement. Sahar est le point de non retour. « J’ai p… pas fini … » Par réflexe, sa main se porte à sa poitrine, agrippe le tissus de sa robe comme si ce geste pouvait apaiser d’une quelque façon que ce soit sa douleur. Geste inutile car son cœur n’en fait qu’à sa tête, lui intime l’ordre de s’arrêter en s’emballant trop vite, la forçant à s’appuyer contre le mur derrière elle pour ne pas tomber. Son bras se lève pour lui faire comprendre qu’elle gère, que tout va bien. Il suffit qu’elle se calme pour que son cœur en fasse de même. Il suffit juste de ça mais le faire est une autre histoire. Un gémissement de douleur s’échappe de ses lèvres malgré elle, malgré son envie de ne rien montrer. Ses yeux se ferment pour tenter de retrouver son calme. Inspiration. Expiration. Cadence qu’elle tente de garder en suppliant son cœur de se calmer. De ne pas la laisser tomber.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 12:59 )
Méchante, non, il n’irait pas jusque-là, mais elle s’en prend à la mauvaise personne, dirige sa colère vers un homme qui ne souhaite pas son malheur. Demetrio n’est pas toujours fin, se montre dur, parle sèchement, donne des ordres à tout-va et a encore bien d’autres défauts, mais comme il le lui a signifié, la fourberie n’en fait pas partie. Encore faut-il qu’elle en prenne conscience. C’est sa parole contre les idées d’Elvezia, qui se sont imposées dans sa tête, ont creusé leur trou pour peiner à en ressortir. La blonde pourrait revenir sur ses propos s’il le lui demandait, sentant symboliquement un couteau sous sa gorge, mais ça ne servirait à rien. Magda pourrait croire que leurs violons ont été accordés, qu’ils se sont mis d’accord sur la version, sur le plan pour mieux la détruire quelques semaines après. Le seul moyen qu’il a de la convaincre, c’est de lui expliquer sa vérité, la vraie. « Vous vous trompez simplement d’ennemi. » Lui ne l’est pas. Croisant les bras, il est curieux de savoir ce qu’elle va bien pouvoir rétorquer pour démontrer que ses suppositions sont fausses, qu’il n’est pas sur la bonne voie. Au lieu de quoi, c’est une injure qui sort de sa bouche, avant qu’elle ne prenne la télécommande qui avait pour but de lui défigurer le visage. Par réflexe, il penche la tête sur le côté, mais n’en a finalement pas besoin pour éviter l’objet qui tombe dans un fracas. Les piles roulent, une près du tapis, l’autre non loin d’une prise électrique. « Dois-je m’estimer chanceux que vous ne sachiez pas viser ? » Sarcasme, qui ne cache pas son mécontentement face à un tel geste violent. « Vous rendez-vous compte de ce que vous venez de faire ?! » Commençant à perdre patience, Demetrio fait quelques pas dans la pièce, tourne en rond, puis s’arrête en liant ses deux mains entre elles, comme s’il priait et les ramène à ses lèvres. Souhaitant retrouver son calme, il souffle contre ses doigts. « Communiquer ! Vous auriez dû communiquer, voilà ce que vous étiez censée faire ! Nom de Dieu. Avec ce que nous avons partagé durant le trajet, avec ce que l’on s’est confié, il ne vous est pas venu en tête l’idée que nous puissions mettre ça au clair sans en venir à ce jet de télécommande ? » Il est écœuré. Non pas par leur dispute, mais par la raison de celle-ci. Elvezia et lui n’étaient pas très proches, mais il pensait tout de même pouvoir lui faire confiance, croyait dur comme fer qu’elle n’était pas malveillante. Face à lui, elle se comportait normalement, bien, souriait, n’avait jamais un mot plus haut que l’autre et semblait avoir de bonnes intentions, alors il tombe des nues. « Je suis vexé parce que vous m’avez pensé capable d’une chose qui ne m’aurait jamais effleuré l’esprit, que vous puissiez me croire aussi mauvais. » Après leur première soirée, où il lui a montré une autre facette, la plus humaine, bien qu’il s’efforçait de prendre ses distances. Il a essayé de prendre soin d’elle. « Je suis agacé parce que vous m’avez pourri toute la soirée avec vos piques sans que je ne comprenne le pourquoi. » Et maintenant qu’il sait, ça l’agace d’autant plus. Ca aurait pu être évité. « Mais passons. Que vous soyez blessée, je peux le comprendre. Que vous puissiez douter de moi, de mes intentions, sachant que nous ne nous connaissons pas encore très bien, j’arrive à saisir, mais que vous restiez enfermée dans votre mutisme, à me reprocher des choses, sans même me les annoncer, ça, vraiment, ça me reste en travers de la gorge. C’est comme ça que vous fonctionnez ? Que je sois au courant pour la première fois ! A savoir si je dois vous les faire cracher à l’avenir. » Par quel moyen aurait-il pu savoir ? N’ayant rien prémédité, Demetrio n’avait justement pas idée de ce qui se tramait dans son dos, était loin de s’imaginer les plans machiavéliques de sa chargée de communication qui n’y a pas été de main morte. Plus Magda parle, moins il ressent de l’affection pour cette femme qu’il appréciait, qu’il estimait. Elle s’est montrée hautaine, a jugé bon de la rétrograder au rang de cafard à écraser, l’a mis sur un piédestal, quand lui-même se sous-estime sur bien des points, mais elle n’est pas supposée le savoir. Demetrio a de l’assurance, montre une confiance sans faille, quand au fond de lui, c’est un vrai bazar. Tout comme sa fausse compagne qui n’a pas grande opinion d’elle. Tout prend sens. Le verre explosé, sa tristesse ressenti, sa colère, son amertume…Il n’était même pas au courant qu’elle avait une sœur qui a trouvé la mort dans d’affreuses circonstances. Cette information termine de la mettre à mal, de la torturer et son corps ne le supporte plus. Le cœur battant, la panique se lisant dans son regard, Demetrio fait un pas vers elle pour s’arrêter aussitôt son bras levé, mais craint le pire, s’approche sans plus attendre et pose ses mains sur ses épaules. « Soufflez, respirez… Prenez-vous quelque chose ? » Un médicament, un traitement ? N’importe quoi qui pourrait l’apaiser ? « C’est fini. » chuchote-t-il, en l’encerclant de ses bras, la ramenant contre lui. Demetrio caresse sa tête, longe sa colonne vertébrale, tandis qu’il la serre avec tendresse. Il n’est pas question qu’elle fasse un malaise maintenant, pas comme ça. Leur dispute était trop difficile à tenir, la révélation sur sa sœur a malmené un peu plus ce cœur fragile qu’il s’efforce de réguler avec des gestes doux. Il est à deux doigts de prendre son véhicule et l’emmener à l’hôpital pour s’assurer que tout va bien. « Calmez-vous. » murmure-t-il, en déposant un baiser sur le dessus de sa tête.


Demetrio & Magda
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 14:35 )
Trop entêtée pour entendre raison. Trop orgueilleuse pour avouer des torts qu’elle partage avec Elvezia, à moindre intensité toute de fois. Elle avait tenu sa position comme un soldat encerclé qui ne veut pas baisser les armes. Il avait raison depuis le début Demetrio, c’était plus facile de le croire coupable qu’innocent. C’était plus facile de pouvoir cracher sur ce lien qui se tisse sans qu’elle puisse y faire quoique ce soit. Quelque part, croire aux mensonges d’Elvezia l’arrangeait bien malgré la blessure vive qui découlait de ces mensonges. Y croire c’était se saboter, détruire ce qui se construisait au fur et à mesure qu’elle apprenait à le connaître. A la base, rien ne devait se construire si ce n’est qu’une collaboration professionnelle. Là tout dégringole, perdant totalement le contrôle même sur ce cœur qui n’en fait qu’à sa tête. Qui tambourine douloureusement. Malgré cette tentative pour le maintenir à l’écart, Demetrio s’approche d’elle, pose ses mains sur ses épaules. Muette par cette douleur qu’elle connait par cœur, Magda secoue la tête en tout réponse. Elle ne prend rien, pas en ce moment. La métisse passe par phase où elle suit son traitement sérieusement et d’autre où elle l’abandonne, refusant de vivre accrochée à des pilules qui ne sauvent rien mais lui font juste grignoter un peu plus de temps. Elle voulait croire, s’aveugler qu’elle pouvait gérer son cœur d’elle-même, le contrôler et gagner sans d'aide médicamenteuse mais ce soir, il lui avait encore prouvé que c’est lui qui menait la danse, qui gagnait la bataille à chaque fois. Les bras de Demetrio se referment autour d’elle et l’enveloppent d’une tendresse qui l’apaise mais dont elle tente de se défaire, de l’éloigner piquée dans sa fierté. Encore une fois, il était témoin de sa fragilité. La voir en larme n’avait pas suffit ? Fallait-il qu’il la voit en pleine crise aussi ? Le destin avait envie de s’acharner sur elle apparemment. Sa résistance ne dure pas : les forces lui manquent mais surtout la tendresse de Demetrio finit par avoir raison d’elle. Vaincue par la détresse de ce cœur déglingué, Magda se laisse aller dans ses bras, posant sa front sur son épaule. Sa respiration saccadée trouve un semblant de tempo moins désorganisé, moins rapide. Sa main vient agripper un pan de sa chemise, s’y accrocher, la froissant au passage. Elle serre, serre et serre à la même intensité que son cœur semble lui être douloureux. L’odeur de Demetrio, cette même odeur qui avait su la tranquilliser lors de leur première sortie, inonde ses sens et semble apaiser le supplice que son cœur lui fait vivre. Les yeux toujours clos, la voix et la douceur de Demetrio deviennent un phare en plein nuit noire et l’oriente vers un état bien plus calme qu’il y a quelque minutes. Si une tempête s’était réveillée, elle commençait désormais à se rendormir. Au bout de longues minutes, sa douleur s’étiole et sa main relâche du leste sur la chemise de l’homme qui la soutient dans ses bras, l’empêchant de glisser au sol lamentablement. Son muscle cardiaque, maintenant apaisé, reprend son rythme normal, ses yeux se ré ouvrent et voient la dépouille éclatée de la télécommande. Instinctivement, son index se coince entre ses dents, se calant sur sa lèvre inférieure tandis qu’elle se défait lentement des bras du brun. « C’est bon … Je suis calme » murmure-t-elle avant de se racler la gorge. Son corps glisse le long du mur pour se poser sur le sol. « Ca va. Je vais bien … J’ai juste besoin de … me poser un moment » Complètement lessivée par cette crise de ce cœur capricieux, sa tête s’appuie contre le mur. « Est-ce que je pourrais avoir quelque chose à boire, s’il vous plaît ? » Demande-t-elle gênée, ramenant ses jambes contre elle, les recouvrant de sa robe qui ne ressemble plus trop à rien à être aussi froissée. « Juste ça et ensuite vous pourrez aller prendre votre douche. Je vais bien, je vous assure » Un semblant de sourire se tente sur son visage pour donner plus de véracité à ses propos. « Je suis vraiment désolée » De l’avoir inquiéter avec cette petite crise ? De s’être emportée aussi violemment ? De ne pas l’avoir cru ? De ne pas avoir communiqué avec lui plus tôt ? Magda ne le précise pas. Peut-être parce qu’elle s’excuse pour tout cela à la fois au fond, ne sachant pas le faire correctement mais étant sincère. Elle les pensait ces quatre mots et pour une fois, ça ne lui avait pas écorcher la langue de le lui dire.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 21:53 )
Ses doigts sont férocement accrochés à sa chemise, comme si sa vie en dépendait. Demetrio est peu habitué, mais accepte, resserre son étreinte autour d’elle, souhaitant lui transmettre un message. Celui qu’elle n’est pas toute seule, qu’elle peut malgré tout compter sur lui pour prendre soin d’elle, choisir les bonnes décisions et dans sa tête, le choix est déjà fait. Son cœur est trop malade pour qu’il prenne un quelconque risque. Se rendre à l’hôpital lui semble le plus judicieux. Même s’il ignore ce qu’elle a exactement et qu’elle pourrait l’aider à y voir un peu plus clair en lui donnant des indications, il n’y a qu’un chirurgien pour s’assurer qu’elle se porte bien. Pour être passé par cette étape douloureuse, il est en mesure de pouvoir témoigner, lui assurer que d’une seconde à l’autre, tout peut basculer. Peu rassuré, Demetrio appuie son menton sur le dessus de sa tête, continuant de longer sa colonne vertébrale de bas en haut, encore après qu’elle ait lâché prise sur sa chemise. En silence, il baisse les yeux vers son visage, l’observant capturer son doigt entre ses dents, comme une enfant cherchant à se rassurer. Lentement, il retire ses bras, reste planté là tandis qu’elle se laisse glisser jusqu’au sol, à l’affût de n’importe quel signe. Il acquiesce, fait un peu à reculons, hésitant à la laisser seule. Magda est au plus mal, s’excuse même, sans doute de cette crise qui vient d’avoir lieu, mais dont elle n’est pourtant pas coupable. Elle n’a pas choisi un cœur qui fonctionne mal, elle subit. Il se tourne vers la cuisine ouverte, puis lui fait de nouveau face et se rapproche vivement d’elle pour la soulever dans ses bras, supportant mal de la voir le long du mur, vêtue d’une simple robe dans laquelle elle ne doit pas avoir très chaud. Doucement, il la pose sur le canapé, puis place sa veste sur ses épaules. « Je le suis, moi aussi. » Pour cette violente dispute, alors qu’il avait connaissance de ses soucis cardiaques. « Qu’importe que vous me poussiez à bout, je n’aurais pas dû. » Parce qu’il comprend sa douleur, qu’il a vu la mort de près, mais aussi et surtout parce qu’il a connaissance de ce qui peut déclencher des crises. Un état de stress conséquent, un trop plein d’émotions… Ce qui vient de se dérouler sous ses yeux et il se sent navré d’avoir été responsable de ça. Avec tendresse, il place sa main sur sa joue, la caresse avec son pouce, glisse ses autres doigts dans sa chevelure, puis instinctivement, sans réfléchir, il embrasse son front. Geste qui se veut protecteur, prouvant également l’affection qu’il ressent pour elle. Demetrio s’attache, même s’il déteste l’idée, mais parce qu’ils peuvent se comprendre, parce qu’il se revoit à l’époque où égoïstement, il espérait qu’un cœur survienne, le sauve, où il pensait ne plus en avoir pour très longtemps à vivre, avec un organe défaillant. La femme qu’il s’efforce d’apaiser se trouve dans la même situation. Sa main quitte son visage et Demetrio se lève, se retire dans la cuisine où il récupère une bouteille d’eau fraîche, ainsi qu’un grand verre qu’il rempli et qu’il lui apporte aussitôt. Il le lui tend, puis tire sur la table basse pour s’y installer. « J’ai cru comprendre que vous aimiez bien la mer, la plage… » Ou plutôt que ça semblait l'attirer. « Souhaitez-vous y faire un saut ? L’hôtel donne justement dessus. Constatez-le par vous-même. » dit-il, en lui désignant la baie vitrée où la vue donne sur la mer. Il se fait tard et il est fatigué, mais il peut encore faire quelques efforts supplémentaires, à la seule condition qu’il ait le temps de prendre une douche chaude. Non pas pour se réchauffer, mais parce qu’il est habitué à en prendre au minimum trois dans la journée et qu’il n’en a pris qu’une dans la matinée. Ca commence sérieusement à le peser. « Je vous laisse quelques instants, si vous le voulez bien. Je vais essayer de faire vite. En attendant, je vous laisse réfléchir à cette option et vous me donnerez votre réponse à mon retour. » Une heure, c’est le temps moyen d’une douche, mais il ne s’attardera pas aussi longtemps ce soir. Sans doute en prendra-t-il une nouvelle après leur sortie, si elle se laisse tenter.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Dim 13 Mai - 23:43 )
Ses doigts viennent tapoter distraitement ses lèvres, le regard perdu sur ce tapis couleur chair. Magda ressemble à un naufrage sur le sol, une chevelure un peu en pagaille après tant d’agitation. Les bras de Demetrio viennent la rattraper dans sa dérive et la soulever du sol pour la poser sur le canapé, sa veste retrouvant ses épaules comme des retrouvailles. Sans se cacher cette fois-ci, Magda saisir le col du vêtement et le colle à son visage, se berçant dans cette odeur qui l’apaise tant. Système B aussi pour se planquer un peu plus, son être commençant à être rongé par la honte, la gêne d’être aussi exposée. Cet homme qu’elle détestait au tout début de leur rencontre bousculait son quotidien avec cette comédie qu’ils devaient jouer mais surtout en étant là pour elle, en se montrant présent alors qu’ils se connaissaient à peine. Que leurs vies n’étaient pas liées d’une quelque façon que ce soit comme il le lui avait dit. L’espace d’une semaine, il avait assisté à tous les travers de sa misérable vie : ses faiblesses, les caprices de ce cœur qu’elle déteste tant. Sa tête acquiesce quand Demetrio s’excuse à son tour, lui fait part de son regret et quelque part ça lui fait du bien de les entendre bien que c’est elle la fautive dans toute cette histoire. Elle qui a tout commencé. Elle qui s’est emportée sans se retenir en sachant très bien la fragilité de son muscle cardiaque. Elle qui n’a pas voulu écouter ce qu’il tentait de lui dire depuis le début. « Vous excusez pas. Vous ne faisiez que répondre au comportement d’une sale teigne » Et ce n’était pas faux, Magda se connaissait parfaitement, elle pouvait être une chieuse horripilante quand elle voulait l’être et le problème se trouvait là : elle avait souvent envie de l’être. Ses yeux se redressent, surpris vers lui quand sa peau sent le contact de sa main sur sa joue, ce pouce qui vient caresser sa joue. Sa tête sonne une sonnette d’alarme, lui intime l’ordre d’arrêter ce qui se trame de suite mais son cœur, mis à rude épreuve, s’y refuse. Ce contact, cette tendresse soudaine lui fait du bien comme il marque sa peau qui n’a pas l’habitude. Qui ne l’a jamais eu. Ca lui fait du bien comme ça la blesse d’une certaine façon, lui rappelant ce qu’elle n’a jamais eu mais qu’elle aurait dû avoir. Face à ses propres lacunes, la brune se laisse aller n’ayant ni la force ni la volonté de rompre le contact, trouvant une sérénité dans cette affection qu'il lui témoigne, faisant gonfler son cœur d’un sentiment de  bien-être. Sa peau se met à mémoriser chaque geste, chaque parcelle en contact avec lui, ses doigts dans sa chevelure, ses lèvres sur son front. Elle mémorise tout pour ne pas oublier. Pour pouvoir s’en souvenir lors des nuits trop dures, quand elle se sent seule, douloureusement seule. Juste un moyen de se sentir comme ce soir : que quelqu’un est là pour elle, avec elle. Sa main qui s’était posée sur son torse quitte son emplacement quand il s’écarte, lui laissant un goût de trop peu, la laissant encore embrumée dans ce moment qu’ils venaient de partager. Le contact du verre froid la ramène sur terre, sa raison lui murmure des avertissements. La prévenant qu’il faut éviter ce genre de rapprochement. Que c’est mauvais pour elle. Elle prend le risque de trop apprécier et de ne plus pouvoir s’en passer. De rendre la présence de Demetrio nécessaire, d’avoir besoin de lui et il ne fallait pas. Il ne fallait surtout pas. Le liquide frais glisse le long de sa gorge et la jeune femme se demande un instant si ses avertissements ne sont pas en retard. Si le processus n'a pas déjà commencé malgré elle …  « C’est pas vrai … » Lâche-t-elle, le regard qui se tourne vers la baie vitrée comme une gamine à qui on venait de dire que le père Noël était là. Elle était tellement embourbée dans son agacement, sa colère qu’elle n’avait même pas fait attention à ce détail qui pourtant aurait pu faire la différence tant elle adore l’océan, la plage. « Allez-y ! Vite vite ! » Elle lui tapote la cuisse pour le presser répondant à l’affirmative malgré elle à la proposition de Demetrio. Plus vite il ira à la douche, plus vite il en sortira et plus vite ils pourront aller sur la plage. La patience, ça n’a jamais été son fort. Jamais. Demetrio disparaît dans la salle de bain, lui laissant le loisir de s’allonger de tout son long sur le canapé, sur le ventre, la tête reposant sur l’accoudoir. Son regard se pose sur la plage à portée de main, la lune s’y reflète et cette vision lui fait grand plaisir, encore plus de savoir qu’ils pourront y aller parce que malgré qu’elle soit crevée de chez crevée, elle voulait s’y rendre sur cette plage. Elle n’avait rien à voir avec celle de Naples. Une autre différence et pas des moindres venait s’imposer à elle : Demetrio serait avec elle ce soir. Un détail qui arrive à lui arracher un sourire sur le visage. Impatiente et retrouvant un semblant de vie, la jeune femme se presse vers son sac de voyage, troquant sa robe pour une autre. Une moins longue et plus appropriée pour se rendre sur une plage. Ses gestes sont rapides pour pas tomber nez à nez avec Demetrio en sous vêtement, lui sortant de la salle de bain. Prête, elle s’installe sur le canapé, essayant de ne pas piquer du nez. Son regard passe de la baie vitrée à la salle de bain. Salle de bain dont la porte s’ouvre enfin après des heures et des heures d’attente. Non, c’est pas vrai mais c’est ainsi qu’elle vécu l’attente. « Je suis prête, on peut y aller ? » Sans lui laisser vraiment le temps de sortir de la salle de bain. Sa main lui fait signe de la rejoindre, le pressant davantage. Elle allait mieux, ça se voyait. «Alleeeez »


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Lun 14 Mai - 1:23 )
Sa réaction ressemble à celle d’un enfant à qui l’on vient d’offrir un joli cadeau, celui qu’il avait commandé, tant souhaité. S’il s’attendait à ce que ça lui plaise, Demetrio est surpris par une telle envergure qui lui provoque un fin sourire qu’il cache en baissant les yeux vers cette main qui le hâte de disparaître. Il s’exécute, s’engouffre dans la salle de bain avec ses vêtements de rechange, ainsi que son shampoing et gel douche. L’hôtel en propose, mais il n’utilise jamais les bouteilles, les délaisse toujours pleines derrière ses différents passages. Sentant que le temps est compté, qu’il ne pourra prendre le temps qu’il désire, Demetrio se défait des tissus qui finissent sur un meuble d’appoint et entre dans la cabine de douche. L’eau chaude coule sur sa peau, le nettoie des salissures, lave ce corps qu’il ne supporte pas, qui le brûle. La main posée sur la paroi, il baisse la tête, lâchant un souffle. Ce moment, c’est le sien, là où il s’autorise à faire le point et les premières pensées qui viennent le hanter, c’est la trahison de sa chargée de communication, puis ce directeur qui ne fait pas correctement son travail. Et ce qui termine de l’achever, ce sont les révélations de la matinée. Les yeux clos, la mâchoire serrée, il sent des gouttes salées se mêler à l’eau qu’il efface aussitôt d’un geste rageur. A quoi s’attendait-il, sincèrement ? A avoir des personnes honnêtes ? Teobaldo lui a prouvé que cette idée était naïve. Il se sent seul, confronté à ses propres démons, ses convictions qui n’en sont plus, brouillées par des vérités à lui en retourner le cœur. Et puis, dans la pièce d’à côté, il y a cette femme qui attend de lui, ce qu’il peine à trouver chez les autres : de l’honnêteté. S’il n’y avait pas son cercle de proches, qu’il connait depuis tellement longtemps et en qui il peut avoir une confiance aveugle, il se sentirait d’autant plus seul. C’est déjà le cas, mais ça, il le doit à sa carrière dans laquelle il s’investit plus que de raison. Il ne le regrette pas, aime ce qu’il fait, mais il sent bien qu’il manque souvent de temps, que participer à des soirées organisées par ses amis n’est pas toujours évident. Il s’est bâti une forteresse qui le préserve, dans laquelle il se sent en sécurité, contrôlant le tout, ayant les commandes, mais il y a des jours comme ça où il aimerait juste avoir le courage d’abaisser son masque, poser sa tête sur une épaule et se laisser aller. C’est cependant trop lui demandé. C’est bien plus facile de montrer un visage froid, glacial, que de révéler ses failles. Il considère les avoir trop souvent montrées, sans qu’on ait pu le sauver avant qu’il ne s’enfonce dans sa part d’ombre. Rincé, il est tenté de rester encore quelques minutes, mais pense à cette promesse faite et ferme donc le robinet d’eau. Séché, habillé d’un jean bleu et d’un t-shirt gris, avec un col en V et à manches longues, qui moule le haut du corps, Demetrio passe un dernier coup d’eau sur son visage, appréhendant qu’on puisse lire en lui comme dans un livre ouvert, puis sort de la salle de bain, s’efforçant de redevenir l’homme à masque, laissant toute sa misère de côté pour se concentrer sur celle qui a bien plus besoin que lui de se changer les idées. Magda, vêtue d’une robe différente, plus légère, plus courte aussi. Tenue qu’il ne peut s’empêcher de détailler, avant de se reprendre : « Enfilez ma veste, bon sang. » Sans attendre qu’elle le fasse, il réduit la distance et récupère sa veste noire qu’il place sur ses épaules. Cette même veste qu’elle a chouchoutée trente minutes avant. Demetrio la suit de près, ferme la porte derrière lui, puis prend place dans l’ascenseur, à ses côtés. Une fois à l’extérieur, il pose sa main sur son dos pour la guider vers la plage qui se trouve à une centaine de mètres de l’hôtel. Le sable à présent visible, il plonge une main dans la poche de son jean. Il n’y a personne à l’horizon, aucun son, si ce n’est celui des vagues qui s’échouent. Un son qu’il a l’habitude d’entendre, pour avoir l’océan à proximité de chez lui. Demetrio tourne la tête vers Magda, pour voir sa réaction, mais aussi pour s’assurer qu’elle se porte bien. Il est inquiet, se demande si elle va réussir à tenir le choc. Il entrouvre la bouche, s’apprête à l’interroger à ce sujet, lui demander le pourquoi elle n’a pas de médicaments à sa portée, aussi le nom de son médecin qui prend en charge son dossier, mais se ravise, pour ne pas lui faire de la peine, voir un visage triste se dessiner. « A quand remonte la dernière fois ? » Il sait qu’à Naples, les plages sont difficiles d’accès, que c’est souvent privatif, mais il y a des endroits, plus éloignés, où l’on peut accéder. Ce n’est pas toujours propre, mais si on cherche bien… Demetrio s’arrête un instant, juste avant les premiers grains de sable et face à la mer qui gronde, puis sort son téléphone portable. « Je voulais vous dire… » Court silence où il réfléchit à ses mots, profitant de son moment d’absence pour rédiger un court message à son chirurgien qu’il salue, pour lui demander ensuite s’il est possible d’obtenir un rendez-vous rapidement. « Merci. » dit-il, le plus sincèrement du monde, en rangeant son téléphone dans sa poche. « Pour la cigarette. » C’est compliqué pour lui, mais même si ça a été fait dans un geste rageur, Magda l’a finalement empêché de faire une belle bêtise. « Un mauvais réflexe. Je vous l'ai dit, aujourd'hui a été une rude journée. » avoue-t-il, sans oser planter ses yeux dans les siens. Son cœur se resserre, bat plus fort encore, alors qu'il ajoute : « C'est un de mes… vices. » Sur lequel il essaie de se contrôler, mais il y revient toujours.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Lun 14 Mai - 7:16 )
« Oui, oui » Demetrio ne lui laisse même pas le temps de saisir la veste elle-même et va la chercher pour la lui poser sur ses épaules, à sa place, faut-il croire. « Détendez-vous ! Je vais bien, ok ? C’est pas la première fois que ça m’arrive et ça ne sera certainement pas la dernière » Magda tente de rassurer ses inquiétudes qui ne semblent pas s’en aller. Il semblait s’en faire plus qu’elle pour sa propre dégaine, bien qu'elle devrait s'en faire avec les risques qu'elle prend. Le trajet les conduisant vers la plage lui semble long, pourtant la plage n’est pas très loin mais elle trépigne d’impatience. Retrouver les flots salés, les grains de sable sous la voûte de ses pieds. L’ascenseur s’ouvre enfin, la délivrant de ce voyage entre les étages presque interminable. Devant elle, au lointain, se dessine cet océan qu’elle aime tant sans pouvoir se l’expliquer. Ses yeux s’y détournent cependant un instant, profitant que Demetrio la dépasse de quelque pas pour greffer son attention sur sa silhouette, le regardant des pieds à la tête, s’attardant sur la ligne de ses épaules, sa nuque. Si elle le trouvait attirant dans un costume 3 pièces, une tenue plus décontractée lui allait tout aussi bien. Le regard de Demetrio se pose sur elle, la forçant à dévier son regard sur l’horizon, cachant le faite qu'elle était entrain de le regarder et d'apprécier ce qu'elle voyait. A la question qu’il lui pose, Magda devient pensive. La dernière fois … Elle s’en souvient comme c’était hier. Précieux souvenir qu’elle garde au fond d’elle comme un trésor « Ca remonte à l’été 2013. Le dernier été que j’ai pu passer … avec ma sœur aînée » Nostalgie dans le regard, les souvenirs qui lui remontent à la mémoire : les bains de minuit, la course pour finir sa glace à l’italienne, les éclats de rire, les promenades bras sens dessus dessous et toutes ces choses qu’elle ne pourra plus revivre. Du moins, plus avec Sahar. La brune avait essayé de retourner à la plage mais seule quel était l’intérêt ? Seule, elle n’y arrivait pas. A ses côtés, Demetrio s’arrête et commence une phrase qui reste en suspens, accrochant de suite l’attention de Magda qui reste pendue à ses lèvres, attendant une suite qui peine à venir. Le sable à quelque pas d’elle, ses mains viennent se déchausser en attendant qu’il mette fin à ce suspense. Quand il termine enfin sa phrase, c’est sur les fesses qu’il l’envoie. Au tapis directement. La métisse ne s’y attendait tout bonnement pas, mais alors pas du tout. « De rien. Tout le plaisir était pour moi » S’essaie-t-elle à faire un trait d’humour, rendre ce moment moins solennel car elle le voit bien, ces mots n’ont pas été facile à prononcer. « Comme je vous l’ai dit, Demetrio, je le referais s’il le faut » Déclaration sérieuse cette fois-ci, son faux compagnon pouvait oublier ce plaisir de s’en griller une en sa présence parce qu'elle ne voulait pas qu'il s'abîme la santé. Distraitement, la brune se mordille la lèvre inférieure, sachant qu’elle a participé à rendre cette journée infernal pour son collaborateur. Si sa journée était déjà mauvaise, elle n’avait fait qu’empirer la chose en étant injustement en colère contre lui, lui balançant des horreurs qu’elle regrettait désormais. C’est sûrement poussée par cette culpabilité en latence qu’elle se penche en avant pour tenter un contact oculaire, trouver son regard bleu. Elle provoque ce contact en posant sa main sur sa joue, l’obligeant à la regarder. « Et alors ? » Elle peut percevoir qu’il ressent une sorte de culpabilité à céder à ce vice et ne peut le blâmer, comprenant parfaitement ce sentiment. Elle aussi s’en veut, face à sa glace, la lame à la main, ses mutilations qui lui sautent à la figure lui offrant cette sensation d’être un être pathétique, misérable. « Ne soyez pas si dur avec vous-même. Avec l’horrible journée que vous avez eue, pas besoin d’en rajouter plus sur vos épaules. Tout le monde a un petit vice, j’en ai moi-même et ça peut se comprendre qu’on puisse y céder. Je comprends … je vous comprends … Parfois, on ne peut faire autrement que … d’y plonger. C’est humain, nous ne sommes pas des êtres parfaits même si nous le désirons tellement » Un sourire se dessine sur son visage dans l’unique but d’essayer de le réconforter. Se hissant à son niveau, son visage se rapproche du sien, pose ses lèvres vers sa tempe, près du coin de son œil, n’atteignant pas son front même sur la pointe des pieds. C’est qu’il la dépassait quand même d’une dizaine de centimètres, elle ne s’en était pas rendue compte jusqu’à maintenant, portant toujours des talons en sa présence. Reprenant sa position initiale, face à la mer, sa tête hésite un moment puis cède à cette envie qui lui prend, possède, elle lui doit bien ça, après toute cette mascarade : sa main s’approche de la sienne, l'effleure doucement avant de s’y accrocher.  Ses doigts s’enroulent autour des siens avant qu’elle ne l’entraîne avec elle, s’avançant dans le sable pour se diriger vers l’eau salée. « Voyez les choses d’une autre façon. Vous n’avez pas pu plonger dans votre vice ce soir et que ma sale manie de râler, de m’emporter peut avoir du bon, vous ne pensez pas ? » Son visage se tourne vers lui, lui lançant un regard par-dessus son épaule, un sourire en coin. Tentative d’humour pour lui arracher un petit sourire. « Ceci dit, vous voulez vous défouler de votre sale journée ? » Lui demande-t-elle, un trait de malice dans les iris. « Un bain de minuit. Ca ne vous dit pas ? C’est amusant, je vous assure »


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
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