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- [Terminé] Magda | Interminable moment... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mar 15 Mai - 2:09 )
Toutes les deux avaient l’air d’être proches. Le regard dans le vide, Demetrio hésite un instant à s’aventurer sur ce chemin rempli de graviers. 2013 n’est pas si loin. C’est récent, tout frais et ne souhaitant pas risquer de la blesser, il met sous silence ses interrogations, se disant que si le besoin se fait ressentir, elle trouverait le courage de lui en toucher deux mots. Cependant, afin de lui prouver qu’elle n’a pas à se sentir seule, il presse son épaule, lui apportant un soutien qu’il sait insuffisant, mais peut-être espère-t-il lui procurer un peu de réconfort. Tout comme elle lui en donne en ne l’assenant pas de reproches sur sa consommation de cigarettes. Elle pourrait, a elle-même conscience de ce que ça peut engendrer sur le cœur. Lui sait que cet organe transplanté est encore plus sensible, sent qu’il ne le respecte pas toujours et culpabilise. Alors, s’il est vrai qu’il est contrarié de la voir prendre des initiatives, se permettre de lui priver de sa nicotine, écrasant les bâtons nocifs pour sa santé, une part de lui, la plus raisonnable, l’en remercie. Il n’aurait jamais eu le courage, en avait bien trop besoin pour oser. Ses yeux trouvent les siens qui le cherchent, aidé par cette main posée sur sa joue, de sa douceur. Un geste tendre, auquel il ne s’attendait pas, mais qu’il accepte sans broncher. Magda lui dit ce qu’il est incapable de s’accorder : moins d’exigences, un peu de répit. Son corps est encore tendu par le moment qu’il a dû écourter dans la douche et avec l’inquiétude qu’il ressent à son égard, Demetrio peine à baisser les armes, lâcher du lest. « Quels sont les vôtres ? » De vices. Tentative pour changer de sujet, ne plus s’attarder sur sa personne et sa phrase sur ses imperfections lui semble être un bon moyen de rebondir sur elle. Demetrio est bien plus à l’aise à parler des autres, que de lui-même. C’est notamment parce qu’il est le champion à ce jeu qu’on ne trouve rien de plus qu’une biographie basique à son sujet. Sur Internet, il y a bien des ragots, mais rien de très concret. Sa vie privée lui est importante. Ses secrets sont obscurs, alors il les renferme au fond de lui, n’en parle quasi-jamais, à demi-mots, comme lors de sa confrontation houleuse avec sa jumelle. Ses yeux se ferment au contact de ses lèvres près de son œil. Baiser tendre, surprenant après leur dernière altercation, mais il prend, n’a aucun geste de recul. Même s’il n’ose se l’avouer, ça l’apaise. Il souffle, respire l’air frais, s’apprête à reprendre leur balade, quand il sent ses doigts l’effleurer, puis s’accrocher à sa main. Son cœur rate un battement, se resserre, repart de plus belle alors que sa main prend possession de la sienne, le poussant à s’avancer. « Notre contrat est très loin d’être respecté. » Il tente désespérément de se raccrocher à ça, se souvenant de ses conditions imposées, puis des siennes. Tout passe à la trappe. « Je suppose que nous pouvons le laisser de côté pour ce soir. » Le reprendre demain, parce qu’il y tient férocement. Ce sont les règles qui lui donnent du contrôle. En s’efforçant de ne pas les enfreindre, il ne commet aucune fausse note, mais là, il ne cesse d’en faire… Magda l’effraie. Ce qui se passe entre eux aussi. Son attachement, l’affection qu’il lui porte, qu’elle semble lui porter également. « Il ne faut pas exagérer. L’admettre, ce serait vous donner de bons arguments pour râler de nouveau. Je ne suis pas suicidaire. » En clair, qu’elle ne compte pas sur lui pour voir du positif dans la manière dont ça s’est passé, même si, en effet, il en voit. Il faut savoir lui tenir tête et ce soir, elle a su le faire. Peut-être pas de façon très correcte, mais elle ne s’est pas écrasée. Un mince sourire apparaît, à peine visible, s’efface par habitude. Il tend l’oreille, attentif à l’idée qu’elle lui souffle. En apparence, il semble sévère, avec ses sourcils froncés, mais intérieurement, il y a comme une part d’amusement. « Est-ce une proposition ? » Demetrio plante ses prunelles dans les siennes, cherchant à trouver une réponse. « Etes-vous de nouveau en train de flirter, Mademoiselle Saddler ? » Si la première fois, Demetrio arrivait plus ou moins à gérer, là, il n’arrive pas à retenir les battements de son cœur de s’accélérer. Il n’aime pas ça, n’est pas en mesure de pouvoir le supporter, se souvient même comment son instrument s’est joué de lui l’an dernier et qu’il recommence aujourd’hui à le mettre dans une position délicate. « Savez-vous ce qu’est un bain de minuit ou faut-il que je vous fasse un dessin ? » A moins que c’était maladroit de sa part… Ou alors, utilise-t-elle cette expression pour l’avoir entendu, sans véritablement en connaître la signification. Demetrio s’approche d’un pas, humidifie ses lèvres en hésitant, puis plonge sa main libre dans sa chevelure, balayant quelques mèches de cheveux venant caresser sa joue. « Je ne pense pas qu’une baignade… » Ses doigts glissent sur son menton, puis sur son cou, conscient de faire n’importe quoi, mais il ne s’arrête pas, continue jusqu’à stopper son ascension sur son épaule, éloignant sa veste afin d’avoir accès à la bretelle sur laquelle il tire doucement. « Sans ça… Vous mettrait très à l’aise. » Et lui non plus, ne le serait pas. Laisser une femme le découvrir n’est pas effrayant en soi, mais que ce soit elle, en revanche… Oui, ça fait peur. Elle ne représente pas n’importe qui. « Je vais devoir décliner votre offre. » Même habillé… Il doute de pouvoir faire ça, est trop prévoyant pour penser à se laisser aller. Demetrio ne tente jamais le Diable, ne se laisse pas vivre. « Pensez-vous sincèrement que vous baigner est une très bonne idée ? » Sa cage est dorée, bien solide. Celle de Magda est bien plus ouverte et l’oiseau qui sommeille dedans ne semble pas avoir peur de pousser la petite porte pour goûter à une liberté qu’il ne s’autorise pas. Celle de se laisser aller, d’oser. Lui, tout ce qu’il voit, c’est qu’il fait nuit, qu’il ne fait pas si chaud… Et qu’ils n’ont pris aucune serviette pour se sécher par la suite.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mar 15 Mai - 12:00 )
Ses vices à elle ? Ils étaient entrain de parler de lui, y’a à peine quelque secondes. Pas d’elle, non ? Mal l’aise que  les projecteurs se braquent sur elle subitement, risquant de l’exposer, la brune reste stoïque, droite comme un piquet. Elle ne dira rien sur son vice. Une personne est déjà au courant et c’est déjà bien assez. Bien assez trop d’ailleurs. Elle ne voulait pas en rajouter une qui serait conscient de sa connerie, de la bassesse de ses instincts sombres. Cet exutoire qui la soulage tellement sur le moment mais qui lui offre un tel sentiment de honte et de culpabilité par la suite. Amplifiant toujours un peu plus ce dégoût envers elle-même, cette haine omniprésente. Ses épaules se haussent et le silence devient sa seule réponse. Il n’obtiendra rien ce soir, ni maintenant ni plus tard. Par contre, ce qu’il semble acquérir, c’est une autre facette d’elle. Plus tendre. Plus douce qui jure avec son côté froid et agressif qu’elle s’entête à montrer à tout le monde comme un chien montrant ses crocs pour dissuader les autres d'approcher. « Non ! Effectivement » A sa remarque, sa main perd un peu de sa poigne autour de la sienne, sa bouche fait la moue. Ce contrat, purée, elle l’avait complètement oublié pendant un instant. Ses yeux se posent un instant sur leurs mains imbriquées et des relents de regret la prennent. Ce n’était pas une bonne idée du tout de se laisser aller, d’écouter ses envies sans queue ni tête. Qui venaient d’on ne sait où. Malgré tout cela, toutes les raisons et les arguments qui se bousculent dans sa tête, sa main ne lâche pas prise. Ne rompt pas ce contact, feignant de ne pas connaître la raison principale : que ça lui fait du bien. « Juste ce soir » Une clause qui se négocie à demi-mots, signature qui se greffe par leurs mains qu’elle garde enlacées. Juste ce soir, rien que ce soir. Puis tout reviendra à la normal une fois le soleil levé, chacun rentrera dans sa coquille, laissant l’autre dehors. La nuit, celle là en particulier, elle leur appartient. « Vous savez bien que même sans ça, je râlerai de nouveau. Vous allez finir par vous y faire et même l’apprécier, vous verrez » Plaisante-t-elle, ne pensant bien entendu pas un mot de ce qu’elle venait dire. Si Magda se rencontrait elle-même, elle foutrait une claque au bout de quelque minute à peine. Mais c’était une facette de sa personnalité qu’elle a été obligée d'aiguiser pour mieux attaquer, n’attendant pas de se faire assiéger pour réagir.  L’attaque, c’est la meilleure des défenses, non ? « Mais non … Je flirte pas ! » Magda s’offusque, rompant le contact de leurs mains, ne comprenant pas pourquoi il lui dit ça. Qu’avait-elle pu dire qui lui donne cette impression. Rapidement, elle fait défiler ses mots mais n’y trouve aucune trace de flirt, pas pour elle. « Ben … Bain de minuit. Une baignade le soir comme l’expression l’indique littéralement. Mais faites ! Faites ! Dessinez donc dans le sable qu’on voit si vous savez dessiner » Sauf que ce n’est pas sur le sable que les doigts de Demetrio viennent dessiner. Non. C’est dans sa chevelure qu’il esquisse un croquis, ses doigts traçant un trait imaginaire qu’il prolonge sur sa joue, son menton, son cou avant de se finir sur l’arrondi de son épaule, un doigt fermant la boucle de cette ébauche sur la bretelle de sa robe. Magda vit chaque trait comme un vide qui s’ouvre un peu plus sous ses pieds. Un vide où elle plonge, ne sachant pas ce qui se passe réellement. Perdue entre une multitude de sentiments et d’émotions qui se déclenchent en elle comme un feu d’artifice. Son corps se paralyse sur place, ses pieds s’enfonçant dans le sable comme si elle prenait racine. Son cœur s’emballe et malgré elle, sa poitrine se soulève et s’abaisse un peu plus rapidement. La phrase, scindée en deux, qu’elle réunit dans son esprit ne l’aide pas à calmer ce tumulte. Figée dans les secondes qui s’étiolent, sa tête lui crie de réagir, de faire quelque chose, ne pas lui montrer qu’il l’a complètement déstabilisé, qu’il l’a fait frissonner d’une nouvelle façon, d’une manière totalement différente de ce qu’elle avait connu jusqu’à maintenant. Et ça, elle ne l’acceptait pas mais ce qu’elle n’admettait encore moins c’est le faite que cela lui aie plu. Son épaule a un mouvement brusque de recul, le forçant à lâcher sa bretelle. « Ce n’est pas du tout ce à quoi je pensais, figurez-vous » La brune tente de se défendre et de retrouver une certaine consistance, masquer ce trouble. Elle l’a mauvaise et cherche un moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce parce qu’il n’avait pas le droit de lui faire ressentir tout cela. C’est elle qui devait avoir le contrôle de ce qu’elle pouvait ressentir, pas lui. « On s’enfiche de ça. Je m’en fiche. Moi ce que je me demande c’est plutôt : pourquoi pas ? Au fond, qu’est ce qui nous en empêche ? » La métisse se met à marcher autour de lui, le forçant à devoir tourner la tête pour la garder dans sa ligne de mire, échafaudant sa vengeance. « Notre cœur ? Vous ne pensez pas qu’il nous empêche déjà presque tout ? Dont vivre ! Vivre, Demetrio » Son bras désigne ce qui s’offre à eux ce soir, continuant sa ronde autour de lui. « Vous n’allez pas me dire que l’océan qui s’étend à perte vue et ce ciel sans limite ne vous donnent pas envie, même juste un minuscule instant, d’être comme eux : sans limite. Juste libre » Ses pas la placent sur son flanc gauche et sans réellement attendre de réponse parce qu’elle lui impose elle-même une réponse : ses bras encerclent sa taille et l’emportent avec elle vers l’eau salée. Tenter de bousculer 1m85 n’est pas une mince affaire et lui fait rapidement perdre l’équilibre, l’emportant dans sa chute avec elle. Leurs corps dégringolent dans l’eau, se retrouvant presque allongé l’un sur l’autre. Grisée par les petites vagues qui viennent s’écraser contre sa peau, par cet acte gamin mais qui l’amuse grandement, Magda n’arrive pas à retenir un éclat de rire. Un rire qui se renforce quand ses yeux se posent sur le visage de Demetrio et sa dégaine toute mouillée. « Le voilà votre bain de minuit habillé, Monsieur Clarizio » Se moque-t-elle pouffant de rire. « Si vous pouviez vous voir… » Et là, ils étaient quittes.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mer 16 Mai - 2:16 )
C’est l’histoire d’une soirée seulement, où son cerveau se met en mode off. Pas de limitation de gestes affectueux, pas des discussions exclusivement orientées vers le plan professionnel, pour ne pas avoir à s’attarder sur le plan personnel. Demetrio ignore s’il s’agit de l’idée du siècle, mais il s’efforce de penser que ce n’est sans doute pas si dangereux de marcher hors limite. De plus, ils ne sont pas dans l’obligation de se répondre mutuellement, comme vient de le faire Magda en faisant obstacle de sa question qu’il ne réitère pas. Il peut comprendre. C’est un jardin secret dans lequel elle ne souhaite pas qu’il mette les pieds, qui lui appartient. « Vous exagérez, encore une fois. » Apprécier ses râlements, et puis quoi encore ? A chaque fois qu’elle grogne, il a une forte envie de lui clouer le bec, de lui faire ravaler ses mots et parallèlement, nier que ça lui déplaît serait mentir. Rares sont ceux qui lui tiennent tête. Ses amis qui se comptent sur les doigts d’une seule main, les deux derniers membres de sa famille avec qui il est en contact, mais le reste du monde, ceux qui travaillent pour son compte baissent plutôt la tête et acquiescent. Certains, comme l’australien, ne lui donnent pas toujours raison, argumentent en sachant bien que son avis n’est pas définitif, mais la plupart du temps, il intimide tellement qu’on n’ose pas trop lui adresser la parole. Les seuls avec qui il a un contact plus poussé sont ceux qui sont sur les quais, qui bossent sur les chantiers des nouveaux bateaux. Demetrio est bien plus proche de ses ouvriers, se rappellerait sans mal de l’identité de chacun que les noms de ceux croisés ce soir, parce qu’il n’est pas très physionomiste et que leurs airs hautains ne lui donnent pas envie de s’y intéresser. Il se rend compte à présent s’être rapproché de gens qui ne le méritaient pas. Elvezia en est un bon exemple. Elle est très bonne comédienne, a su se le mettre dans la poche et a bien failli être responsable d’une cassure impossible à recoller et s’il en doutait encore avant de sortir, l’attitude de Magda le pousse à garder espoir que tout s’arrange, qu’elle finisse définitivement par croire que tout ceci n’était qu’une manigance.

Leurs mains se séparent et s’il est convaincu qu’elle ne flirtait pas, Demetrio ne résiste pas à l’envie de lui expliquer la définition de cette expression. « Eh bien, dans ce cas, il va vraiment falloir réviser votre vocabulaire. » répond-il, sur un ton léger. Le contrôle, c’est lui qui l’avait à l’instant. Il n’a pas été déstabilisé, il a déstabilisé et se rend compte que l’an dernier, c’est ce qui lui a manqué. Toujours se sentir au pied du mur sans avoir le temps de réagir. Etre constamment spectateur d’une histoire dans laquelle il s’emprisonnait, qui lui faisait ressentir des choses auxquelles il se raccrochait, mais pas suffisamment pour que l’envie de tenter le diable soit plus forte que lui. Demetrio se sentait en insécurité. Là encore lorsque Magda tourne autour de lui, mais c’est bien différent. Ce n’est pas sa peur de l’engagement qui est mise à rude épreuve, c’est celle de prendre un risque conséquent pour son cœur, peur de se laisser vivre sans se poser de questions. Si la greffe est pour certains un déclic, un moyen de profiter à fond de tout, l’effet que ça a eu sur lui est tout autre. Ca lui a fait prendre conscience que la vie était belle, qu’il ne fallait sans doute pas passer à côté de certaines choses, mais il s’est surtout rendu compte à quel point la mort l’effrayait, si bien qu’il ne saute pas à deux pieds joints dans une flaque d’eau. Tournant la tête afin de ne pas la perdre de vue, Demetrio sent qu’elle se joue de lui, qu’elle le provoque, le pousse dans ses retranchements. Peut-être même est-elle en train de le défier, mais il n’est pas fou. « Vous savez très bien à quel point c’est précieux d’avoir un cœur qui fonctionne. Pourquoi donc serais-je inconscient au point de me baigner dans une eau du mois de mai ? » Autrement dit, une eau loin des trente degrés de la mer Egée. Son souffle se fait plus rapide, son instrument qui tambourine un peu plus fort se resserre. Attention fixée sur l’océan à perte de vue, Demetrio ressent la peur. Evidemment qu’il aimerait être suffisamment courageux pour vivre, se laisser aller, sans s’interroger, sans laisser son cerveau en alerte mener la danse, gagner toutes les parties, mais c’est plus fort que lui. Ses arrêts cardiaques ont été trop nombreux pour s’aventurer n’importe où, alors quitte à paraître coincé, il préfère étouffer son envie de liberté pour vivre un peu plus longtemps. Seulement, la brune ne l’entend pas de cette oreille et le surprend à vouloir l’embarquer avec elle vers l’eau bleue. « Vous êtes consciente que- » Ce n’est pas avec sa petite force de mouche qu’elle réussira à le convaincre de se baigner ? Pas le temps de terminer sa phrase qu’elle tombe, l’emportant avec elle. Par réflexe, une main s’accroche à elle, tandis que l’autre trouve appuie contre le sable. « Nom de Dieu. » souffle-t-il, en laissant sa tête tomber sur le sable. L’eau mouille ses cheveux, ses oreilles. Sa respiration est saccadée, ses doigts resserrés sur sa robe. « Vous êtes vraiment incorrigible. » Et elle part à rire, ne s’arrête plus. « Etes-vous en train de vous moquer de moi ? » râle-t-il. Et il y a de quoi. Tandis qu’il peine à s’en remettre, il se concentre sur ce son qui sort de sa bouche, cet éclat de rire qui lui plaît d’entendre. « Faites-vous souvent ça ? Provoquez ceux que vous croiser, les pousser dans leurs retranchements, à faire ce qu’ils n’osent pas faire ? » Et c’est typiquement ce qu’elle vient de faire avec lui. Passant sa main dans ses cheveux, il ferme les yeux, puis avoue dans un murmure : « Vous me faites peur. » Dans un geste vif, il la bascule sur le côté, afin de reprendre les rennes. En se comparant à elle, Demetrio à l’impression de n’être plus que l’ombre de lui-même. Il vit sa journée comme si c’était la dernière, mais pas à fond. Jamais il ne lui serait venu en tête de s’allonger sur cette plage, avec l’eau pour caresser son visage, comme à l’instant, avec les joues de la demoiselle. « Je ne suis pas comme vous. Je n’ai pas cette insouciance. Je ne vis pas dans l’optique d’en profiter, je vis dans celle de voir le jour du lendemain. » avoue-t-il, un peu agacé, sur un ton sec, bien qu'au fond, ce n'est pas contre elle. Il est effrayé, là où elle prend les choses avec plus de légèreté. C’est tout à son honneur… « Vous pourriez être capable de me pousser à faire des choses que je ne me sens pas apte à faire aujourd’hui. C’est en ça, que vous me faites peur. Je ne suis pas certain que ce soit une très bonne chose. » Et s’il ne tenait pas le coup ? Et si c’était trop intense à supporter ? Et s’il n’arrivait tout simplement pas à suivre le même rythme ? Paralysé par sa peur de mourir, il s’handicape tout seul, mais jusque-là, n’a eu personne pour le lui signifier. Personne, avant aujourd’hui. Magda est dangereuse. « Je vous en prie, juste ce soir… » Le reste du temps, il aimerait qu’elle évite, qu’elle le laisse mener sa vie comme il l’entend. Peut-être pas de la meilleur manière qui soi, mais ça le rassure déjà plus. « Juste ce soir. » répète-t-il, en remontant l’une de ses mains sur sa chevelure mouillée. « Croyez-vous que tout ce qui se passe à Gênes, ce soir, peut rester à Gênes ? » Hésitant, Demetrio s’approche de son oreille pour y murmurer : « Si tel est le cas, pensez-vous pouvoir laisser cette parenthèse dans un coin de votre tête ? » Lui, il ignore encore s’il en est capable, mais il se plaît à le croire.


Demetrio & Magda
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Mer 16 Mai - 13:03 )
Un débat se lance entre les deux esseulés de la plage : pour ou contre une baignade. Chacun a sa position, son argumentaire. L’un pour la liberté, l’ouverture des cellules, l’autre pour la sécurité. Les deux positions se valent mais pourtant, la brune, elle tient son parti avec une assurance qui se veut inébranlable. Image de surface, les doutes de Demetrio, elle les connait, elle les a vécu aussi. Par moment ils gagnent et la forcent à rentrer dans une case aseptisée, à devenir ce robot presque inhumain puis il y a des jours comme ce soir où les portes de sa cellule s’ouvrent, où elle s’enfuit de cette case qu’elle n’aime pas mais qui lui est nécessaire d’une certaine façon. Dualité qui entre toujours en bataille mais s’il y a un perdant, il n’y a cependant jamais de gagnant dans cette guerre froide. « Je le sais. Pourquoi ? Eh bien parce que ça serait prendre un risque mais ce n’est pas ça, vivre, justement ? » Question rhétorique et de toute façon, elle ne lui laisse pas le temps de lui répondre, lui coupe la parole en l’embarquant dans un geste impulsif bien que calculé dans une certaine vengeance. Sa robe couleur pêche, gorgée d’eau lui colle à la peau, forme comme un second épiderme, ses cheveux en bataille lui donne des allures de sauvageonne. Si en temps normal, Magda se soucie beaucoup de son image, à être tirée par quatre épingles, à cet instant précis, elle s’en fiche bien de la tête qu’elle a, de l’allure qu’elle donne. Malgré son rire moqueur, son regard ne lâche pas Demetrio une seule seconde, s’assurant qu’il va bien, que son cœur ne râle pas déjà : ce n’était que le début. La soirée était bien avancée mais pour la Saddler, elle venait tout juste de commencer. « Moi ? Me moquer de vous ? Je n’oserai jamais. » Fausse innocence, bien sûr qu’elle se moquait de lui, elle ne s’en cachait pas, y trouvant un malin plaisir. Il avait voulu la déstabiliser, il avait réussi, c’était maintenant à son tour à elle de susciter quelque chose en lui. « Provoquer ? Oui, je le fais souvent. Tout le temps » Affirmation qui tombe alors que sa tête se penche légèrement sur le côté comme si elle réfléchissait sur un point précis. « Pousser quelqu’un à faire ce qu’il ne fait pas normalement, non … C’est qu’avec vous, ça … » Aveu fait sur un ton neutre, qui se veut insignifiant mais qui, au contraire, signifie ce qu’elle ne veut pas dire, ne veut pas accepter : Demetrio, il est différent et en même temps si semblable à elle dans un certain sens, le rendant opposé et unique à la fois face à ce tout ce qu'elle a connu. Ce quelqu’un qu’elle n’avait jamais encore rencontré sur sa route. Cependant, le murmure de Demetrio lui ôte toute envie de rire, il lui coupe le sifflet en une phrase, 4 mots, 16 seize lettres.  Elle lui faisait peur ? Mais en quoi ? Pas le temps de formuler ses interrogations, de laisser une surprise se fossiliser sur son visage, Demetrio inverse les rôles, la bascule sur le côté, l’eau encerclant son visage désormais. « Ce n’est pas une question d’insouciance ou d’inconscience, Demetrio. C’est une question de choix. Parfois, je n’ai pas envie de juste vivre me contentant du peu quand je peux avoir plus. Je veux vivre un peu plus fort, un peu plus vite, un peu plus passionnément. A quoi ça sert de voir un lendemain qui ressemble à tous les hier ? Mon cœur m’use et s’use surtout alors je fais ce que je peux, quand je le peux, pour donner du sens à tout cela » Donner du sens cette vie parfois sens dessus dessous puis parfois ne rien tenter, la laisser telle qu’elle l’était depuis le commencement: triste et fade entre deux battements de cœur raté. L’eau lui recouvre à moitié les oreilles, renfoncent l’écho de ses battements de cœur. Fait résonner plus fort le tic tac dépareillé de sa bombe à retardement. Son regard s’accroche au bleu de cet océan qui s’ouvre un peu plus à elle, croyant y voir presque un horizon flou, comprenant peu à peu l’homme et ses attitudes. Tout contrôler pour le plaisir de le faire en apparence, quand il cherche juste à brider cette peur. Magda se redresse sur ces coudes, elle l’entend mais continue sur sa voie de le pousser un peu plus. « Comment pouvez-vous savoir que c’est une bonne chose ou pas si vous n’essayez pas ? Vous n’êtes pas curieux ? Vous ne voulez pas savoir ? » C’était se découvrir d’une autre façon et cette idée lui plaisait. S’était-elle assez découverte ? A y mettre sa main à couper, il y avait d’autres zones en friche à découvrir mais là encore, il fallait une dose de courage pour avoir envie d’y mettre son nez. Magda bat en retraite cependant face à cette supplication qu’il lui adresse, s’affaisse sur ses coudes, des remords qui percent au loin. Était-elle allée trop fort ? Pour lui ? Et dans un sens, pour elle aussi ? « Juste ce soir » Réponse d’une voix douce, une entente, un accord passé oralement comme une promesse. La main de Demetrio revient se glisser dans ses cheveux, devant un point d’accroche face à la question qu’il lui pose, la faisant dériver un tantinet. Question qui vient confirmer à demi-mots ce qu’elle ressentait sur ce moment : Un moment perdu dans l’espace temps, fissure entre Naples et Gênes, où ils possédaient la nuit, tout à portée de main ne devant que la tendre. Un moment qui perdra de sa superbe dès le premier rayon du soleil là, dès qu'ils retourneront à Naples. A cette question, elle répond à l'affirmatif en hochant sa tête. Ses yeux se ferment lorsqu’elle sent le souffle de Demetrio sur son oreille alors que ses mots lui parviennent. Cette sensation de se brûler les ailes lui prend aux tripes mais son orgueil, éternel compagnon de vie, lui susurre dans l’oreille qu’il n’y a aucun incendie qu’elle ne puisse éteindre. Qu’elle ne puisse contrôler. Alors éteindre le souvenir d’une seule et unique nuit, bien-sûr, qu’elle le pouvait et elle y croit aux mensonges de cet orgueil un peu trop prétentieux. « Bien entendu. A défaut de contrôler le cœur, on est doué pour dominer, ici, non ? » Son index se dresse et se pose sur sa tempe, siège de leur forteresse. Puisqu’elle ne possède que cette nuit, puisqu’elle n’a que cette nuit pour le faire sortir de ses remparts, autant ne pas perdre de temps. Magda se redresse lentement, abattant la distance entre eux à chacun de ses mouvements. Ses lèvres près des siennes, sa main vient se poser sur son torse qu’elle repousse doucement pour se relever. « Juste pour ce soir … » La métisse reprend les rennes à son tour, se hissant sur ses genoux, le surplombant d’une tête. « Vous devient tu » Premier mur de défait, venant corrompre cette distance qu’il appréciait tant mettre entre eux, auquel il semblait tant tenir. Alors que son corps s’approche du sien, son cœur s’embourbe et cogne plus fort contre les parois de sa cage. Sa tête s’alarme, prend peur des gestes qu’elle esquisse vers lui pour faire tomber les murs de l’homme en face d’elle. Mais pas uniquement, ce sont les siens qui tombent aussi avec ceux de Demetrio, l’exposant. Ses doigts viennent caresser chaque trait de son visage : ses arcades sourcilières, l’arête de son nez, ses pommettes, le coin de sa mâchoire, ses lèvres. Son dos se courbe légèrement pour déposer ses lippes sur son œil droit, le forçant à le fermer, sur sa joue et puis à la commissure de ses lèvres, effleurant une frontière qu’elle n’ose pas encore franchir. « Tu veux que j’arrête ? » Ils n’ont que la soirée, juste ce soir mais le temps, elle le lui laisse tout de même, ne voulant pas le braquer sinon tout cela ne servirait à rien et pourrait devenir qu’un mauvais songe.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Jeu 17 Mai - 2:01 )
Vivre. Demetrio ne connait plus la définition de ce mot depuis qu’il a été en âge de comprendre que la sienne était bouleversée à un point de non retour. Il s’est raccroché à ce qu’il pouvait, au petit bout d’épave lui permettant d’escalader un sommet impossible à atteindre. Bloqué au début de son aventure, il ne prend aucun risque et monte par petits pas, de peur de chuter, d’en ressortir encore plus blessé, alors il garde les choses sous contrôle et met toutes les chances de son côté pour être encore là demain. C’est ça, son petit bonheur de tous les jours : ouvrir les yeux, respirer, sentir l’air frais caresser son visage et sans doute est-ce insuffisant pour une femme comme Magda, qui prend la vie comme elle vient, qui se ferme des portes, mais ne tourne pas le dos à Madame Liberté qu’elle recherche. Ils ont deux points de vue différents. Le sien n’est pas forcément le bon, en est même éloigné, mais les choses telles qu’elles sont lui conviennent. C’est son tourbillon de la vie, mais celui-ci est chamboulé par la spontanéité d’un bout de femme qui, sur le moment, ne semble avoir peur de rien. Des ailes lui poussent, quand les siennes lui brûlent le dos, comme s’il venait de mal agir et il devrait se lever, la convaincre de rentrer, lui dire qu’ils ont assez joué, qu’il est tard, qu’ils doivent se reposer afin d’être en forme pour la grosse et longue journée qui les attend demain, mais il n’en fait rien, boit ses paroles, est décontenancé par ce qu’elle avance, par cette nouvelle proximité qu’il leur impose, aussi à ces mots qu’il lui souffle sans réfléchir. Ils sortent, parce qu’il en ressent le besoin, aussi parce qu’il ne cherche pas à éviter une conversation. Sans doute regrettera-t-il ses confidences le lendemain, mais à l’instant T, il n’y pense pas et n’a qu’une seule envie : prolonger ce moment, sentant que tous les deux se comprennent et quelque part, ça lui fait du bien d’avoir son point de vue, même s’il ne se sent pour autant pas apte à abandonner ses habitudes, à les changer. Il comprend cependant que pour quelqu’un qui n’est pas transplanté, ce soit difficile de penser autrement et c’est son cas. Lui a un cœur qui fonctionne. Le sien, pas très bien et ça l’inquiète pour elle. Pour lui aussi, pour ce qu’elle lui fait subir. Il a envie de vivre, ne souhaite pas jouer avec le feu et n’est pas en position de le faire. Pas après dix ans de greffe. Ses craintes, il les garde pour lui, sachant très bien qu’il y a des cas où le greffon a vécu bien plus de trente ans et c’est rassurant en soi, sauf qu’il voit le verre à moitié vide, plutôt qu’à moitié plein. « Entre être curieux, vouloir savoir et le faire, il y a un monde… » Pourtant, il agit, poussé par ce qu’elle lui procure, par ses envies, si bien qu’il se perd dans une proposition faite à demi-mot, qu’elle peut refuser et sans doute le devrait-elle. Magda rentre dans son jeu, accepte, tandis qu’il acquiesce d’un signe de tête. Ils sont doués pour ça. Demetrio se perd dans ses prunelles, puis l’observe se redresser, sentant son souffle sur son visage. Les barrières cèdent, une à une. Le vous n’est plus et silencieux, il donne son autorisation à l’installation du tu. C’est l’histoire de quelques heures, ce sera oublié le lendemain. Ce ne sera qu’un souvenir d’une nuit où plus aucune règle n’existe. Sans la quitter du regard, il la laisse faire, resserre ses doigts sur le sable, tendu, tandis que son cœur s’emballe, perd pied, l’effraie. Il n’aime pas le sentir partir en embardé, mais là, il comprend le pourquoi. Ses gestes sont délicats, doux, sensuels. Elle le découvre, touche une peau qu’il n’aime pas, découvre une infime partie de son âme en peine. « C’est l’un de vos objectifs de la soirée ? Vous semblez avoir envie de me pousser dans mes retranchements. » En éliminant la distance de langage, mais également en prenant les rennes. Plus sérieusement, il ajoute : « A quoi ça sert de vivre plus fort, plus vite, si l’on ne peut pas voir perdurer l’instant présent le lendemain ? Et le surlendemain ? Surtout quand celui-ci vous est particulier. » Et ce moment l’est, particulier. « Qu’es-tu en train de faire ? Tu apprends mon visage par cœur ? » demande-t-il, un sourire au coin de ses lèvres, la tutoyant en privé pour la première fois et étonnamment, ça ne lui paraît pas si compliqué. Ses yeux se ferment au contact de ses lèvres près de son œil, son souffle s’accélère en même temps qu’il sent sa bouche effleurer le coin de la sienne. Sa question est une issue de secours. Ce serait plus judicieux, raisonnable, mais sa tête ne sort pas vainqueur de ce combat. Son cœur qui tambourine prend le dessus. « Non. » Sa main se cale soudainement sur sa nuque sur laquelle ses doigts s’accrochent. Son pouce appuyé sur son cou, il ramène son visage près du sien, épouse ses lèvres avec une passion qui le dévore de l’intérieur, une fougue qu’il ne se connaît pas. Sa main libre saisit sa jambe qu’il ramène sur les siennes, puis s’appuie sur le bas de son dos, de sorte à ce qu’elle se retrouve tout contre lui. Il y a encore deux semaines, il leur était impossible de se faire face sans se disputer et si aujourd’hui, les rapports qu’ils entretiennent sont encore difficiles, leur relation n’a rien à voir avec leur commencement, n’est pas banale. Demetrio étouffe cette petite voix qui lui crie qu’il fait n’importe quoi, que ça ne fera qu’empirer les choses et se concentre sur cette bouche qu’il embrasse, qu’il découvre, jusqu’à manquer de souffle, mais s’il prend deux secondes, profitant de ces dernières pour tirer sa lèvre inférieure vers lui, Demetrio revient à la charge afin de l’empêcher d’en placer une, glisse sa main sous sa veste, la remonte le long de son dos, jusqu’à toucher sa peau et la poser à plat dessus. Il aime ce qu’il découvre, l’instant présent.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Jeu 17 Mai - 11:29 )
C’est vrai qu’il y avait tout un monde entre vouloir savoir, vouloir découvrir et le faire, franchir le pas. Un monde à affronter fait de peurs et d’incertitudes. Magda ne s’était pas aventurée dans ce périple toute seule, pas plus que c’était elle qui s’était dit un beau matin : allons voir de l’autre côté de la barrière. Ses pas avaient été poussés par un courage qui n’était pas le sien, son cœur bousculé par l’envie de vivre d’une autre : Sahar. Sa sœur, ouais, avait été l’origine de tout. Si sa mère l’avait enfermée de force dans une cage froide et stérile, Sahar l’en avait libéré mais pas de la manière douce. A coup de disputes, de cris et le plus souvent de mots durs, rien que pour susciter quelque chose en sa petite sœur éteinte : une émotion, un ressenti, une pulsation, un stimuli quel qu’il soit. Magda a toujours été accompagnée sur ce chemin escarpé et périlleux vers une vie qui en vaille la peine, le coup. Sahar lui avait ouvert la porte, la forçant à s’autoriser tout ce qu’la cadette se refusait par peur, par doute : l’espoir. L’envie de jeter à bras perdus dans la vie. Mais désormais ce mentor n’était plus, d’un duo, Magda était passée à un « je » qui lui faisait l’effet d’un supplice. Avancer toute seule n’avait jamais été plus effrayant il y a 5 ans, ressentant cette solitude comme un poignard en plein cœur, comme mille crises en même temps. Pourtant, l’esseulée se battait, s’essayait à gratter un peu de sensation forte comme elle pouvait parce qu’elle était l’œuvre inachevée de sa sœur, qu’elle voulait donner plus de sens à celle qui n’était plus là. Lui redonner vie par moment à ses côtés. Le plus souvent, elle n’y arrivait pas Magda, se sentant incapable sans un guide, sans sa boussole. Alors ce soir, peut-être que oui, la jeune femme se faisait plus Sahar que Magda en bousculant Demetrio dans ses retranchements, en l’extirpant de sa cage dorée d’une manière douce en apparence mais qui se fait plus brute qu’une dispute ou des cris. Dans les iris céruléens qui la regardent, dans lesquels elle se perd, c’est une ancienne version d’elle qu’elle voit : celle qu’elle était et celle qu’elle redoute de redevenir en baissant les bras. « C’est mon but, oui » Aveu qui s’échappe malgré la boule qui se forme dans sa gorge, parfaitement consciente de l’imprégnation qui se déroule sous ses yeux, faisant l’amalgame perturbant : elle est Demetrio et Demetrio est elle, le temps et les périodes se mélangeant, devenant un ouragan du quel elle n’en sortira sûrement pas indemne. Face l’argument que Demetrio lui impose comme une montagne qu’elle ne peut ignorer, contourner en feignant d’être aveugle, c’est lui qui la repousse dans les limites d’une vieille logique qu’elle pensait immuable, pour toujours inchangeable. Ses dents s’enfoncent dans la chair remplie de sa lèvre inférieure, perturbée et à la fois ennuyée par ce doigt qu’il pose sur une faille de son refus d'une greffe, brèche qu’elle avait jusqu’à là jamais vu, su qu’elle était là. Il venait de la mettre face à elle et ça l'importunait. « Toute bonne chose a une fin. Ca, je l’ai accepté » Et la métisse s’était conformée à cette inévitable option en prenant la décision de ne pas accepter de greffe, de ne pas se sauver. Il fallait avoir une bonne raison de le vouloir et jusqu’à là, elle ne l’avait pas trouvé cette ultime et bonne raison de s’épargner et rallonger cette vie ponctuée de honte, de douleurs silencieuses, d’actes qu’elle ne savait pas comment expier. Ceux de son père jadis mais les siens aujourd’hui aussi après cette fusillade causée dans un sens à cause d’elle. Ce tutoiement, le tout premier depuis leur rencontre fait naître un mince sourire sur ses lèvres. Petite victoire sur une longue bataille, ignorant si, au fond, elle aura assez de temps pour la mener jusqu’à terme. Contrat de 3 mois, la fin de ce séjour ou juste sa vie plus proche de la fin que celles des autres, cela revient au même : le temps finit par ne plus pouvoir s’étirer comme on le voudrait.  « Peut-être que oui. Peut-être que non » Restant vague sur les réelles intentions de ses caresses. Avouer qu’elle apprenait par cœur les traits de son visage, ça serait rompre le pacte qu’ils venaient de faire, ça serait dire que ce moment qui ne devait être qu’un instant anodin dans un coin de sa tête pourrait devenir un souvenir indélébile. Les pulsations bordéliques de son muscle cardiaque deviennent écho assourdissants quand la voix de Demetrio s’impose à elle. Un non qu’elle accepte. Un non qu’elle espérait entendre. Son pouls s’accélère davantage lorsque la main de Demetrio se pose contre la peau de sa nuque, l’attirant à lui encore et encore jusqu’à que leurs corps, frontières éloignées jusqu’à lors, ne deviennent qu’une seule et même ligne. Les lèvres du brun viennent revendiquer les siennes d’une impétuosité à laquelle elle ne s’attendait pas, brisant en un seul mouvement le seul mur qu’elle n’osait abattre car c’était raser le sien par la même occasion. Ne sentant plus aucun obstacle, plus aucune chaîne, Magda répond à son baiser avec la même fougue, ses mains venant emprisonner le visage de celui qui venait de lui rendre une liberté à laquelle elle n’avait pas goûté depuis … des années. Sahar lui avait répéter tant de fois qu’elle avait une flamme en elle qui lui fallait suivre, chose à laquelle Magda avait toujours douté, estimant qu’elle avait, à la rigueur, une étincelle à tout casser. Mais ce soir, cette flamme se révèle à elle, grandit de plus en plus, la laissant haletante lorsque d’un mince répit s’offre à elle, sa lèvre inférieure restant prisonnière de Demetrio. Tout son être semble en être prisonnière de toute évidence, leurs lèvres se retrouvant, sa main glissant sous la veste pour rencontrer sa peau, alimentant de plus en plus cette flamme qui devient incendie. Ses bras se glissent autour du cou de cet homme qui lui fait du bien, trop, au point que ça lui est presque insoutenable. Ses doigts viennent agripper le tissu de son t-shirt, peut-être un peu trop fort. Osera-t-elle suivre cette flamme ? Dépasser la peur de le faire ? Perdue mais ne pouvant faire marche arrière, ayant atteint le point de non retour, ses mains viennent saisir le bas de son vêtement pour le faire glisser vers le haut, effleurant la peau de son dos, la malmenant par moment de façon incontrôlé en laissant ses ongles s’y enfoncer malgré elle. Forcés d’interrompre ce baiser pour lui retirer cette première couche de vêtement, Magda profite de cette interruption pour se défaire de lui, emprisonnant juste sa main, l’emportant avec elle. La métisse le force à quitter le rivage, à s’enfoncer dans les eaux troubles avec elle. L’eau à niveau de sa taille, la brune s’arrête, passe ses bras autour de ses hanches pour le serrer contre elle, posant juste un instant son oreille contre son torse, juste pour entendre les battements de son cœur. Savoir s’ils sont aussi désordonnés que son palpitant à elle qui part en vrille.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Jeu 17 Mai - 21:29 )
Son objectif est pleinement rempli. Son attitude le pousse à s’abandonner, à oublier un instant sa tête dominante, son besoin de tout maîtriser, la laissant prendre les devants, faire de lui son jouet. Les mauvais souvenirs d’un homme alité qui se sentait inutile, véritable boulet pris au piège par une maladie s’étant déclarée un peu trop tardivement sont étouffés par cet aveu qui a du sens. Magda lui désigne un chemin opposé à celui qu’on lui a toujours montré. Son père n’a eu de cesse de lui dire que certains de ses choix étaient irraisonnables, ne cautionnaient pas qu’il puisse fréquenter des femmes à cause d’une colère et rancœur insurmontable contre son ex-petite amie qui lui a chapardé son cœur pour mieux le piétiner ensuite. Un instinct de protection d’un père envers son fils. Cesare préférait voir son rejeton réussir sa carrière, sans laisser l’opportunité à une gazelle de le détourner de ses objectifs, d’être responsable d’une plaie béante difficile à refermer. Et c’est ce que Charlotte a fait en le délaissant sans aucune explication à part des mots douloureux à entendre. Un « je ne t’aime pas » qui résonne encore dans sa tête comme un lourd sifflement. Avec son amie, il ne s’investissait sans doute pas autant que professionnellement, mais il se complaisait dans cette relation facile. Accompagné d’une blondinette qui l’a vu évoluer, Demetrio se sentait moins seul. A présent, il peine à aller de l’avant, à s’autoriser encore plus de choses. Si son cœur greffé le maintient en vie, son traitement quotidien lui rappelle sa santé fragile, ses maux psychologiques loin de la guérison. Pourtant, à son contact, tout diffère. Il se surprend à vouloir plonger dans la gueule du loup sans même prendre le temps de lister les avantages et inconvénients. La sensation de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête est éreintante, mais celle d’avoir entre ses doigts une comme lui, qui peut être prisonnière d’une crise qui aura eu gain de cause à tout moment l’est d’autant plus. Magda souhaite en profiter et parallèlement, se condamne de sa propre initiative. Pourquoi ? Comment ? Demetrio tait sa question qui lui brûle les lèvres, se promet d’y revenir un peu plus tard, puis l’oublie d’une façon déconcertante suite à ce baiser échangé, à cette fougue dont il devient subitement dépendant.

Sa main touchant sa joue l’apaise autant qu’elle l’enflamme et ses doigts qu’il sent ensuite s’accrocher à sa peau, la marquant de ses ongles plantés dans sa chair, comme si elle souhaitait lui rappeler son passage, cette soirée, faire en sorte qu’elle soit ancrée dans un coin de sa tête et que ça n’en ressorte pas, ou simplement parce qu’elle est hors contrôle. Tout contre ses lèvres, il lâche un souffle, suivi d’un son témoignant de son agitation, de ce qu’elle lui procure, puis relève ses bras, l’autorisant lui retirer ce vêtement qui lui donne chaud. Très vite, le voilà sur ses deux jambes, emporté par sa partenaire. Avant d’être emporté, Demetrio la tire vers lui, comprenant son désir et lui retire la veste qu’il lance au loin. Toujours penser à l’après et là, c’est au froid qui pourrait la paralyser auquel il pense. Il en profite pour se défaire de ses chaussures, le cœur affolé par ce qui l’attend. Se baigner en pleine nuit, avec un temps de mai était inconcevable il y a encore quelques heures, mais à l’instant T, ça lui semble faisable. L’eau recouvre ses jambes, ses hanches qui trouvent des bras pour l’encercler. Les siens s’enroulent autour de sa silhouette et tandis qu’il plonge son visage au creux de son cou qu’il embrasse, ses doigts longent de nouveau son dos, font des allers-retours pour la tranquilliser. « Tu y tenais à ta baignade… » murmure-t-il, en la soulevant dans ses bras, l’incitant à accrocher ses jambes autour de sa taille. Demetrio s’éloigne du rivage jusqu’à ce que l’eau la recouvre jusqu’aux épaules et qu’il soit obligé de battre doucement des pieds pour rester en surface. « Ce serait te mentir si je te disais que je n’apprécie pas ce qui se passe. » Si en apparence, c’est le calme plat, s’il semble gérer parfaitement la situation, son cœur qui tambourine est la preuve du contraire. « Et si je m’écoutais, j’en profiterais… » Il en a d’ailleurs très envie. Il est humain, a lui aussi besoin d’affection et c’est ce qu’elle lui donne. Y renoncer lui coûte. « Il faut rester raisonnable. Entre nous, ça ne doit jamais aller au-delà. » Jamais, parce qu’il est effrayé, parce que même si elle lui ouvre de nouvelles portes, Demetrio souhaite se préserver. L’an dernier, il se sentait incapable de se lancer corps et âme dans une relation et ça n’a pas changé. Alors, plutôt que de prendre le même risque inutile qu’avec Dafne, il se montre prévoyant, impose une distance à respecter : l’acte physique à ne pas atteindre, peu importe que ce soir soit un moment de répit. « Pas de déception. Je sais que tu peux comprendre, que tu te protèges toi aussi. » Son nez effleure le sien, sa bouche trouve son menton, y dépose un baiser avec tendresse. « Et tu n’es pas dupe. Ca amènerait des complications que j’aimerais éviter. » Pas que leur rapprochement à moins d’importance que ce qui pourrait se produire s’il envoyait valser ses craintes, mais il a conscience que ne faire qu’un pourrait engendrer un gros malaise. C’est bien plus intime.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Ven 18 Mai - 11:03 )
Et toujours se battre contre les fêlures. Pour ne pas les exposer. Pour ne pas se fracturer encore plus. Approfondir les cassures qu’il lui faut toujours protéger, camoufler. Feindre l’insensibilité, l’immunisation des émois qui finissent toujours trop vite avortés dans l’hiver d’un cœur froissé, chiffonné de naissance. Ne pas savoir parler le langage des émotions, c’est une lacune apprise par nécessité. Et ce soir, c’est se laisser aller. Étendre le pied au-delà des barrières jamais franchies, marcher dans le noir sans savoir où ses pas l’emmènent. Une seule balise en point de repère dans cette nuit aussi unique que clandestine. A aucun moment, Madga n’aurait cru que cette personne serait cette balise vers laquelle elle se dirige comme un insecte face à une source de lumière. Il y a encore quelque semaine, il n’était qu’un inconnu, juste une renommée établie dans le paysage économique. Puis d’un inconnu à un homme qui ne savait que l’agacer, lui donner envie de montrer les crocs pour les laisser s’abattre sur lui. Les jours défilant, les crocs ont fini par se ranger petit à petit dans leurs écrins de chair. Découvrir un tout autre homme, se tromper aussi sur son compte manipulée par un serpent rusé. Face à son erreur, il se révèle à elle une symétrie qui, en même temps, se trouve être complètement son opposé.  La brune a cette sensation aussi agréable que pénible d’avoir jouer avec le feu, de s’en être trop approchée. Des points d’interrogations qui commencent à se perler, vite chassés par les bras de Demetrio qui reviennent l’envelopper, par ses lèvres qui se déposent contre son cou, ses doigts qui voyagent le long de son dos. Son corps reste collé à sa peau nue, la caressant du bout de son nez. « Oui, j’y tenais. Ca fait longtemps » répond-t-elle d’une petite voix. Caprice d’une gamine pourtant pas gâtée du tout. Les remous de la mer la berce, perd son cœur entre palpitation et apaisement, sensation bizarre. Demetrio lui fait quitter le sable, lui donnant d’autre choix que ceinturer sa taille avec ses jambes, passant ses bras autour de son cou. Son visage part se nicher dans le creux de sa nuque, sentant sa voix qui s’échappe de sa gorge alors qu’il reprend la parole. Ses mots la réconfortent dans l’idée qu’elle n’est pas la seule à apprécier ce qui se passe. Son honnêteté lui fait du bien mais la brune ne se sent pas aussi brave que lui à lui avouer la sienne de vérité. Elle se dit que ses gestes parlent pour elle, que sa présence encore contre lui, près de lui sont une sorte d’aveux, eux aussi. « Vaut mieux pas » La raison qui parle, quand le reste voudrait profiter jusqu’au bout. Son point de vue converge vers celui de Demetrio, parce que si cette fin de soirée est déraisonnable vu cette proximité qu’ils ont à ce moment précis, il leur fallait garder un semblant de raison. « Hmm … Jamais » Confirmation à moitié impassible, à moitié amère. Quelque part, une infirme partie d’elle aurait aimé atteindre cette frontière quand l’autre partie plus imposante la redoute, en a peur. Il n’est pas un homme de passage quelconque, de ceux qui traversent ses nuits pour finir aux oubliettes comme s’ils n’avaient jamais existé. De ceux dont elle s’enfiche bien. Demetrio, elle s’enfiche pas, plus maintenant. Ca pourrait signifier quelque de dépasser ce stade alléchant mais périlleux et donner du sens à ce lien qui se tisse, sa tête s’y refusait. Jamais, c’est bien, ça pose une limite, une barrière pour les tenir à l’écart. Une distance qui rassure dans ce grand n’importe quoi qui, pourtant, lui fait du bien parallèlement. Ses doigts tracent des arabesques abstraites dans le haut de son dos, ses yeux se fermant quand ses lèvres viennent se poser sur son menton, appréciant ce contact. « Je sais bien … J’aimerais éviter moi aussi. Nous avons assez de choses à régler chacun de notre côté » Légère amertume entre les syllabes, à Naples, tout est rendu compliqué pour la jeune femme entre les désastres qui surplombent son quotidien et ce cœur fatigué. Puis lui doit s’occuper du cas de Clara. Peut-être aussi d’Elvezia, elle ose l’espérer. « C’était bien, non ? » C’était bien. Pour ne pas dire sensationnel, extra, super, magnifique, merveilleux, grisant et affolant. Un adjectif moindre qu’elle use, un filet de sécurité se recousant malgré elle. « De rien » S’avance-t-elle, un mince sourire sur le visage, pas peu fière mais surtout cachant par ce sarcasme ce que cette soirée avait été pour elle : une bouffée d’air frais, se noyer dans un océan qu’elle n’avait que toucher du bout des pieds jusqu’à lors. Cependant, Magda n’en mène pas plus large quand elle se rend compte qu’ils sont bien plus loin du rivage, que Demetrio n’a presque pas pieds, battant les jambes pour les maintenir à la surface. Par réflexe, ses jambes se tendent et se resserrent autour de sa taille. Autour d’elle, rien à l’horizon, aucun autre appuie que Demetrio. « Tu me lâche pas, okay ? » Non parce qu’elle savait pas nager, la brunette et à 29 balais, c’est bien quelque chose qu’elle ne voulait pas avouer. A personne.


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ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
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Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Interminable moment... ( le Sam 19 Mai - 0:35 )
« Jamais. » répète-t-il, afin de donner plus de voix à ce qu’ils se promettent. Demetrio y tient, sentant qu’entre eux, ça va déjà assez loin et ne désire donc pas en rajouter une couche. Pourtant, il en a envie. Après une journée aussi éreintante, il aimerait pouvoir se poser, s’allonger auprès d’elle, la sentir contre lui, dans ses bras. Pouvoir être là au moindre problème, la tranquilliser pendant sa nuit, déposer quelques baisers sur sa peau, comme il le fait à l’instant et et surtout, ne pas dormir seul. Seulement, son côté raisonnable est là, résonne dans sa tête et le pousse à agir convenablement. Ne pas aller vite, se brûler définitivement les ailes avec des actes qu’il pourrait regretter le lendemain. « C’est comme ça que je vois les choses également. » Et s’il était encore plus honnête avec elle, il lui dirait qu’il ne lui apporterait rien de bon. Il a bien vu l’an dernier que le fréquenter était difficile, qu’il ne donnait pas forcément ce qu’on attendait de lui et qu’il avait besoin de temps. Mais il s’est aussi retrouvé face à une femme qui ne le comprenait pas, contrairement à aujourd’hui où il ne peut pas user de cette excuse. Magda peut comprendre ce par quoi il a vécu, puisqu’elle-même se trouve dans une position où la vie peut lui être retirée d’une minute à l’autre. La mort la guette. « C’est une réponse que tu demandes, ou un moyen de te rassurer ? » Bien sûr que c’était bien. Même plus que ça. Elle l’a poussé à faire ce qu’il ne pensait jamais faire. Se baigner dans l’eau, alors qu’il craint toujours d’attraper un rhume et de mettre son cœur face à son irresponsabilité. Lui qui ne se laisse pas vivre, qui contrôle tout, a lâché du lest grâce à ce bout de femme qu’il ne supportait pas à leur rencontre et qui s’avère finalement être quelqu’un avec qui il a beaucoup à partager. Et c’est certes effrayant, mais ça a quelque chose de bon aussi… « J’ai apprécié. » se contente-t-il de dire, essayant d’être le plus distant possible, toujours dans l’optique de ne pas lui donner d’autres envies qui pourraient se greffer à cette soirée, s’il se montrait un peu trop enthousiaste. Là, il est dans la retenue. « Tout dépend de toi. Tu comptes me lancer une nouvelle télécommande ? » En clair, il peut très bien la lâcher à tout moment, choisir cette facilité pour ne pas être embêté. La vérité est qu’il la taquine. « Je t’en fais la promesse. » Il ne la lâchera pas dans l’eau, mais à demi-mots, il lui promet également de ne pas la laisser tomber, d’être présent, à condition qu’elle lui laisse le bénéfice du doute à chaque fois qu’on le malmène dans son dos. Ses bras se resserrent autour de sa taille, puis très vite, ils reviennent sur le rivage. Demetrio récupère ses affaires, sa veste qu’il replace sur les épaules de sa partenaire, son t-shirt qu’il enfile presque aussitôt. Cette soirée aura été tout sauf comme il se l’était imaginé.

Fin du sujet


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
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