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- Rowtag | Entre deux verres, des confidences -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Dolce Vita
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Dim 6 Mai - 22:04 )
« Oh mon garçon ! » La main posée sur la porte du Dolce Vita, Demetrio tourne la tête vers la voix qui s’adresse à lui. Celle d’Alberto qui sort de son véhicule en lui adressant un large sourire. Le gérant est l’un des rares hommes qu’il respecte, avec qui le courant passe bien. Même s’il est convaincu qu’on ne connaît jamais assez bien ceux qui nous entourent, Demetrio n’a jamais été déçu par son attitude bienveillante. Après l’achat du bar, Camillo n’a eu de cesse de le côtoyer, s’est rapproché du gérant, se liant d’amitié avec lui, si bien qu’ils se confient énormément de choses. Il n’est pas rare qu’ils s’organisent quelques soirées, par-ci par-là, ce qui est la preuve supplémentaire qu’Alberto est un homme en qui on peut faire confiance. Son chauffeur n’est pas dupe, naïf. Il a des défauts, mais arrive à lire correctement dans les yeux des gens, se trompe rarement sur leurs intentions. Qu’elles soient mauvaises ou non, il arrive toujours à deviner et ça l’arrange bien. S’il a besoin d’un conseil, c’est sans hésitation qu’il se tourne vers lui. « Tu tombes bien. Tu veux bien m’aider ? » Alberto lui tend une première caisse qu’il récupère dans ses bras. « C’est que je ne suis plus tout jeune. » Arborant un sourire, Demetrio ouvre la porte et la tient avec son pied, de sorte à ce que son ami entre. Ils se retirent tous les deux dans la pièce de stockage, se débarrasse de leur lourde charge, puis reviennent dans la pièce principale. « Tu en as d’autres ? » « Cinq cageots. » « Et ton livreur ? Il me semble que je le paie pour ça, non ? » Pour éviter qu’Alberto soit débordé et ne porte des kilos. S’il venait à se bloquer le dos, il s’en voudrait, alors il lui mâche le travail en payant un extra pour que les entreprises avec qui ils travaillent fassent le boulot. Ils ont de quoi faire ! Les camions qu’ils utilisent ont le matériel pour décharger sans qu’il y ait de la casse. « Un problème de pneu crevé. Aide-moi veux-tu. » « Evidemment. » Il sort du bar, récupère une autre caisse, refusant qu’Alberto fasse de même. S’il râle un peu, il n’insiste pas plus, sachant très bien que face à Demetrio, il n’obtiendra jamais le dernier mot. Une à une, les caisses rejoignent les premières et une fois la petite camionnette vide, les deux patrons s’autorisent un verre. Une bière pour l’un, du Whisky pour l’autre. « Et comment va ta nouvelle petite amie ? » Demetrio hésite, se pince les lèvres. Discuter de ça avec Alberto, c’est comme lui donner un sujet de conversation supplémentaire avec Camillo. « Tu as vu Camillo ? » Un sourire le trahit. Oui, il a dû le voir et ils ont dû échanger là-dessus, sans grande surprise. Son chauffeur se réjouit toujours de le voir fréquenter une femme qu’il apprécie. « Si lui n’arrive pas à te soutirer des informations sur cette petite soirée en sa compagnie, peut-être que je pourrais essayer. Tu vas bien te confier à un petit vieux comme moi. » Avec tout le respect qu’il a pour lui… Non. Non, il ne compte pas s’épancher. Et même s’il en avait l’occasion, la porte qui s’ouvre sur son meilleur ami l’en empêcherait. « Il ne s’est rien passé. Inutile de continuer vos paris : il ne se passera rien. » L’an dernier, ils avaient parié sur Dafne et lui et à la moue qui se dessine sur son visage, il comprend que c’est encore le cas. « On peut bien se faire plaisir. Ca nous distrait. » « Au lieu de fabuler, peux-tu prendre la commande de Rowtag s’il te plaît ? Comme d’habitude. » Il acquiesce, tandis que Demetrio quitte le comptoir pour s’approcher de sa tortue. « La table du fond, ça t’ira ? » Parce qu’il n’a pas envie qu’on entende leur conversation et avec un Alberto dans les parages, il est certain que les oreilles indiscrètes seront de sortie. « Comment vas-tu ? » Toujours inquiet pour lui, de son état, Demetrio essaie d’être présent, disponible et surtout à l’écoute de ses moindres besoins. Il tient à lui comme à la prunelle de ses yeux.


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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Ven 11 Mai - 11:41 )
La main de Rowtag se passe sur son visage cerné. Cette fois-ci ce n’est pas le manque de sommeil dû à une crise d’angoisse ou d’anxiété. Non. C’est le manque de sommeil après une nuit bien arrosée en compagnie d’Ima. Les souvenirs de la soirée sont flous. Flous dès lors que l’alcool a commencé à inonder sa gorge. Qu’il s’est refugié dans les affres de l’ivresse puis dans les bras d’Ima. Les souvenirs ont beau être brouillons avec la dose d’alcool qu’il a ingurgité, l’homme se souvient du corps d’Ima contre le sien. Sa peau contre la sienne. L’union de leurs lèvres. Se sentir caressé l’a apaisé dans sa solitude qu’il ressent depuis que Rosario l’a quitté. Un sentiment qui a déserté dès les premiers rayons du soleil éclairant la chambre, l’ivresse quittant sa chair n’ayant en face de lui que la belle connerie qu’il a faite. Boire après cinq mois de sobriété, brisant ses résolutions et si ce n’était que ça … Il avait, dans la même soirée, couché avec une autre femme que Rosario, dans ce lit qui a été le leur tant d’années. Qu’avait-il fait ?! C’était mal. Très mal. Sa tante lui a toujours dit et redit qu’un homme bien n’était pas censé enchaîné les femmes. Qu’il devait en avoir qu’une toute sa vie : son épouse. Mais son épouse ne voulait plus de lui. L’avait trompé puis quitté. Pourtant, le blond désirait lui rester fidèle, loyal, croyant dur comme fer aux principes dans lesquels il a été noyé. Coupable, Rowtag rentre dans la chambre à coucher en prenant soin d’éviter de regarder le lit dont les draps sont encore défaits. Pas le courage d’y toucher. L’homme est lâche. Sa main attrape une chemise propre dans le dressing et fuit la pièce aussi rapidement qu’il y était entré. Pendant un court instant, planté devant sa Vespa, son casque à la main, Rowtag hésite à décommander. D’appeler Demetrio pour annuler mais se ravise au dernier moment. Faire ça inquiéterait son meilleur ami et de plus, sortir de cette maison lui ferait du bien. Sortir du lieu du crime. Soupirant, il visse son casque sur sa tête et part en direction du Dolce Vita, le cœur en pagaille et cette gueule de bois encore présente. Pourtant malgré ses efforts pour ne pas y penser, ses pensées reviennent toujours vers un seul point : Ima.

Poussant les portes, l’homme tombe de suite sur Alberto et Demetrio. Un demi-sourire s’arque sur ses lèvres, éclairant un peu sa face morose depuis que Calliope a disparu. « Faut parier sur quoi ? Je veux en être aussi » Rowtag s’incruste même en ne sachant pas du tout de quoi il en retourne. « Salut Alberto » Le blond se penche au dessus du comptoir pour lui serrer la pince. « Eau gazeuse avec une rondelle de citron ? » C’est ce qu’il boit depuis qu’il a décidé de redevenir sobre mais ce soir, il aurait bien besoin d’un bon remontant. Encore une fois. Erf. Non. Vaut mieux pas. « Ouais ! Merci Alberto » Sa main vient tapoter affectueusement l’épaule de son ami en guise de salutation. « La table du fond, c’est nickel » Rowtag se glisse sur la banquette puis s’adosse en soupirant, s’y mettant à l’aise. « Ca va. Ca va » Pas réellement mais le trentenaire ne sait pas comment aborder le sujet. Annoncer à son ami qu’il a replongé dans son vice alors que Demetrio l’a soutenu et aidé à s’en sortir. Qu’il a été présent pour lui. Passant des heures avec lui. Il ne veut pas le décevoir. Puis comment aborder cette nuit avec Ima ? Aborder un sujet qui le rongeait de honte. Un ca va ca va, ça meuble bien. Ca camoufle. « Et toi ? Comment ça va ? » Sa main se passe dans ses cheveux distraitement, son œil se posant sur son ami, le sondant. « Ca se passe comment la vie de couple ? » Le ton est ironique et se veut plaisantin même si le visage de Rowtag n’en montre pas tout autant. Il est curieux de savoir comment ça se passe avec la Magda. Aux dernières nouvelles, ce n’était pas l’entente parfaite. « Est-ce que la Saddler est toujours aussi … agréable ? » De ce qu’il avait pu avoir d’info de leurs premières rencontres, la brune était aussi agréable qu’une hyène.



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Sujet: Re: Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Dim 20 Mai - 0:46 )
« Sur le petit voyons ! Sur le petit. » s’enthousiasme Alberto, en riant, tandis qu’il le salue sur un ton amical. Depuis le temps qu’il voit Rowtag dans ce bar, il a fini par se prendre d’affection pour lui également, pour son histoire rendue publique sur la disparition de sa fille. Sujet tabou, mais pas pour tout le monde. Demetrio n’hésite pas à en parler quand il le faut, quand il sent que son meilleur ami est dans le besoin, mais essaie aussi de lui changer les idées, espérant qu’il ne sombre pas dans le désespoir. Il n’est jamais passé par là, n’est pas assez à l’aise avec les enfants pour s’imaginer père, surtout avec un passif comme le sien, mais il a vu comme Rowtag était heureux auparavant, puis il l’a vu s’enfoncer au fond du gouffre après la perte de Calliope. Il ne baisse pas les bras, est probablement l’une des rares personnes à y croire encore et c’est sans doute ce qui l’aide à tenir debout. S’il pouvait, Demetrio lui prendrait le poids qui l’achève, qu’il peine à porter sur ses épaules, afin de l’alléger un peu, qu’il se repose, mais les choses ne sont pas aussi simples. Au contact de sa main sur son épaule, il a un mouvement de recul, automatique dès lors qu’il s’agit d’un homme, mais se détend aussitôt après avoir pris conscience qu’il s’agissait de Rowtag. « Ca va, ça va ? » répète-t-il, en s’installant face à lui, les yeux ancrés dans les siens, cherchant la vérité. Il peut mentir à qui il veut, sauf lui. D’autant que ses cernes ne trompent pas : il a encore passé une sale nuit, n’a pas récupéré le sommeil dont il a besoin. « Oh. » Son dos trouve appui sur le dossier de la chaise. Son souffle répond en partie. « Difficilement. Elle n’est pas simple à gérer. Elle est très… caractérielle. » Les prises de tête sont nombreuses. Une teigne comme Magda, face à un type comme Demetrio, qui aime sortir dominant des situations, avoir le dernier mot et qui plus est, qui est strict et indélicat dans sa façon de parler, ça fait des étincelles. Lorsqu’il lui a proposé cette alliance, il se doutait que ce ne serait pas simple et peut-être bien que ça l’arrangeait au fond, mais il se rend compte que tout ne se passe pas comme prévu. « Ne pas m’entendre avec cette femme me rendait la tâche facile. Feindre une image en public et la laisser à ses affaires sans aucune hésitation ensuite. » Rowtag sait pourquoi. Il a été là pour le ramasser à la petite cuillère lorsqu’il a coupé les ponts avec Dafne. Il n’en est pas tombé amoureux, mais était suffisamment attaché pour être touché. Sans doute espérait-il au fond que ça les mène quelque part… Sauf que voilà. Tous les deux n’étaient simplement pas sur la même longueur d’onde. Rien de grave en soi pour quelqu’un de normal, mais pour lui, qui s’efforce d’imposer une distance extrême entre la gente féminine et lui, c’est important. « Mais… Je t’avouerai qu’elle est… » Il se racle la gorge, peinant à poser un mot dessus. Il est là, sur le bout de la langue, mais admettre une telle chose, c’est aussi assumer qu’il a vu plus loin que le masque derrière lequel Magda se cache. « Elle n’est peut-être pas si désagréable. » Voilà comment tourner les choses sans que ça paraisse trop suspect. La tête penchée sur le côté, Demetrio pose soudainement à plat ses mains sur la table, plisse les yeux, le sonde, puis lance : « Tu vas me dire ce qui ne va pas ou est-ce que je dois t’arracher les mots de la bouche ? » C’est ça qui l’importe le plus : lui, son meilleur ami, ce qui le tourmente.


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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Ven 1 Juin - 14:38 )
Clin d’œil envoyé à Alberto. Un pari sûrement sur cette fausse relation que son meilleur ami noue avec la teigne Saddler. Articulant en silence, Rowtag fait comprendre à Alberto qu’il veut en être aussi et parier. C’est qu’en temps que meilleur ami, il a une longueur d’avance sur les deux petits vieux. Des informations, il peut en avoir en avant première. « Tout va bien. C’que moi » Rassure-t-il au mouvement de recul brusque que son épaule émet au contact de sa main. Ce n’est pas la première fois que cela arrive mais Rowtag ne le prend pas personnellement. Une explication existe sûrement derrière ce comportement constamment sur la défensive mais à propos de cette explication, Rowtag en ressent de la pudeur et n’a jamais réellement questionner son meilleur ami sur le sujet. Un jour, peut-être. Mais l’initiative ne viendra pas de lui, elle viendra de Demetrio. Quand il aura envie de lui en parler et puis si cela ne vient pas, eh bien ça ne changera rien entre eux. Chacun a son histoire et son passé. Lui non plus n’a jamais raconté le traitement de Maman Olga, cette tante qui passe comme juste sévère aux yeux de tous mais qui a été son bourreau de nombreuses années. « Ca va, ca va » Se contente-t-il d’affirmer à nouveau. En soi, oui, ça va si ce n’est les doutes qui le tiraillent de toute part, cette culpabilité en latence aussi. Ca irait mieux si Calliope rentrait à la maison. Si Rosario ne voulait pas divorcer. Et s’il n’avait pas couché avec Ima. « Ca te fait de l’animation pour le coup. Au fond … C’est p’être ce que tu recherchais inconsciemment, nan ? » Ses yeux se plissent, le sondent. Si pour d’autres, le grand homme d’affaire Demetrio Clarizio est une énigme, pour Rowtag, ça l’est moins. Avec le temps, il a su déchiffrer certaines mimiques qui disparaissent aussi rapidement qu’elles apparaissent. Les analyses de ses micro-expressions sont la clé pour comprendre l’homme en face de lui. Et surtout, il a façonné avec les années une technique pour lui tirer les vers du nez. Elle ne fonctionne toujours pas mais Rowtag n’est pas du genre à abandonner aussi facilement. Certainement pas avec Demetrio. « C’est sûr, c’est plus facile. Pas d’implication quelconque … Mais … ? » Parce qu’il le sentait venir la contrepartie, le blondinet. Le lisait sur son visage. Il y a quelque chose qui a changé avec Magda mais quoi exactement ? A voir le brun chercher ces mots, trouver celui qui pourrait définir ce changement tout en atténuant ce qu’il veut réellement dire. Pas folle la guêpe. Rowtag le devine et interprète à sa sauce.  « Dois-je comprendre que tu pourrais l’apprécier ? » Ses mains se posent sur la table, se penchant légèrement vers lui. « Quel changement ! Je l’aurais pas vu v’nir avec vos premières rencontres » Si Rowtag voit ça d’un bon œil, secouant un peu le quotidien de son ami dans un bon sens, une pointe d’inquiétude est néanmoins présente. Il a été là pour l’épauler à la rupture de contact avec Dafne et éviter qu’il revive un moment pareil, il aimerait bien. Bosco ne connait pas du tout Magda, ne sait pas ses attentions et qui plus est, le portrait qu’il avait eu d’elle n’était pas très flatteur. Va lui falloir creuser un peu plus dans ce cas. Avant que Rowtag ne trouve quelque chose à redire, Demetrio pose ses mains à plat sur la table et le sonde. « Oh ! Oh ! T’vas à la pêche aux indices, toi » C’était à son tour maintenant de cracher le morceau, faut-il croire. Ses doigts pianotent rapidement sur la table avant qu’il ne s’enfonce dans le dossier de son siège, s’étirant du plus naturellement possible. « Pourquoi tant de violence, Dem’ ? » Gagner du temps pour trouver par quel bout commencer. Les mots à utiliser. Pendant un maigre instant, l’idée folle lui vient de rien dire, de ne parler que de cette visite à la morgue pour identifier un corps qui n’était pas celui de Calliope mais le blond sait, il n’arrivera pas à tenir longtemps face à Demetrio. Il avait besoin de le lui dire, de lui en parler. Interlude qui s’étire avec Alberto qui débarque, sa commande à la main qu’il dépose sur la table. « Eh bien … Hier soir, j’ai été à la morgue. Ima, mon contact à la morgue, m’a appelé m’informant qu’elle avait reçu un corps qui pouvait être Calliope » Un soupire s’échappe de ses lèvres, devant prendre une brève pause avant de reprendre. « J’te rassure de suite, c’était pas ta filleule même si elle y ressemblait beaucoup. Trop même. J’ai un peu perdu les pédales face à ce … cadavre et à tout ce que ça aurait pu impliqué si ça avait été … elle. J’avais besoin de boire. Même juste un verre mais pas seul, j’en avais pas le cœur. Alors j’ai p’être proposé bêtement à Ima d’venir boire un verre chez moi. On a bu un peu … » Oui enfin, ce n’était pas qu’un peu … Rowtag grimace, n’arrivant pas à atténuer la vérité face à Demetrio, ayant aussi un peu honte de lui avouer qu’il était retombé dans son vice après des mois de sobriété. « … beaucoup. Une bouteille de Tequila pour être honnête. Puis après … après … » Ses mains moulinent un peu dans le vent alors que ses mots se perdent, ne finissent pas sa phrase. « ‘Fin tu vois quoi… » Parce qu’il ne savait pas comment dire les choses, quel mot poser dessus. Rester vague, c’était dans ses capacités. Être plus précis, non.



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Sujet: Re: Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Mer 20 Juin - 17:28 )
« Inconsciemment ? » répète-t-il, les yeux figés sur cette fenêtre vitrée qui offre une superbe vue sur le flot Tyrrhénien. Il s’y plonge, se délecte d’une liberté éphémère qui se noie lorsque ses prunelles se concentrent sur son complice d’infortune. Ses doigts rencontrent le bois du meuble, donnent quelques coups, puis cessent lorsque le serveur dévie vers des clients proches d’eux. « Je l’ignore. » dit-il, sincèrement. Demetrio désire se montrer honnête, seulement, c’est compliqué de confesser une vérité qu’il ne rêve plus d’entendre. Ses yeux s’emplissent de colère lorsqu’il le voit tenter une expertise. « Stop. » Excédé, il pose brusquement son pouce et son index sur son poignet, le secoue pour qu’il s’interrompe. Il déteste lorsqu’il joue de son potentiel, qu’il profite de cette compétence, celle de pouvoir être en mesure de le cerner, de lire en lui, de deviner le sens de ses mimiques, ses sourires qui ne restent que quelques secondes. « Elle m’importune. » Son ton est dur et un souffle témoigne de son mécontentement. Ses iris tombent sur le sous-verre et plus détendu, il reprend : « Et en même temps, lorsqu’elle se trouve près de moi, qu’elle me tient tête, c’est… » Il cherche ses mots, s’insulte silencieusement de penser de telles choses. Lui désire juste que cette convention entre eux se déroule bien et comprend que le chemin qu’ils empruntent devient rude, rêche. « C’est l’euphorie. » Confidence qui lui coûte cher, qui ne le rend nullement fier. Il s’efforce de croire qu’il tient les rennes, seulement, il se rend compte que cette histoire n’est plus sous contrôle, si bien que tous ses membres se crispent. Soupir. L’homme se détourne, observe l’hôte derrière le comptoir, puis explique : « C’est l’objectif. Je ne veux plus m’impliquer comme l’été dernier. » Son escort-girl, un souvenir douloureux qu’il désire évincer. Les coups durs, il les fuit plutôt que de s’y confronter, bien qu’il existe de meilleures solutions. « Peut-être. Un peu. » Le certifier, très peu pour lui. Des doutes subsistent ; ils sont si éloignés, ont des vies différentes, des comportements qui divergent. Impossible qu’ils s’entendent sur le long terme. Comme pour lui souffler une confidence, Demetrio réduit les centimètres qui les éloigne, se penche vers cette tortue qui lui est si chère. « Moi non plus. Elle est tout ce que je déteste. Elle m’horripile dès qu’elle l’ouvre. Et en même temps, hier, en fin de soirée… Elle s’est montrée si… » Cette fois où des gouttes ont perlé sur ses joues, où elle s’est crochée comme l’on empoigne une bouée de secours. Cette métisse le rend curieux, l’émeut, possède le pouvoir de le rendre chèvre et celui de lui provoquer des émotions qu’il s’efforce d’étouffer. Plus simple. « Sensible. Je pense qu’elle me ressemble. Elle se blinde, se mure. Cette coquille qui lui sert de bouclier n’est qu’un moyen de se protéger du monde extérieur. Je peux comprendre. J’utilise une méthode presque identique. » Et il le voit, lui qui se trouve en première ligne. C’est son confident, son compère de route de toujours, celui pour qui les secrets sont peu nombreux. « J’ignore quoi en penser. » Il se repositionne, droit comme un i, sur le dossier du siège lorsque l’hôte pose leurs deux verres. Un Whisky qu’il encercle de ses pinces, et qui rejoint ensuite ses lippes, puis boit une gorgée de ce liquide qui le brûle de l’intérieur, tout comme ces indiscrétions qu’il vient de révéler. « Tu le prends comme tu veux. » C’est ce qu’il cherche : lui tirer du nez des renseignements. Il s’informe sur les récents événements. « Le mot violence est dur, je trouve. Je ne veux que ton bien. » rétorque-t-il, un sourire bien visible sur le coin de ses lèvres. Sourire qui se dissipe lorsqu’il se confesse. Cœur qui se resserre, se brise dès qu’il est question d’une pierre précieuse perdue, entre les doigts d’une personne qui peut être cruelle, hostile. L’idée l’insupporte, seulement, pour le père en posture difficile, il prend sur lui, tente de rester positif. C’est essentiel. « Oh. » dit-il, réconforté, bien qu’il se punisse : les géniteurs de cette môme doivent être effondrés, horrifiés. Le discours qui s’en suit est long. Il le suspecte de s’étendre, de prendre le chemin des écoliers pour picorer des minutes. « Bêtement ? » répète-t-il. Inutile d’être tendre : il voit où il veut en venir. Demetrio doit-il s’offenser, ou penser que c’est incorrect ? Il est plutôt séduit, voit un bon moyen pour son pote de se détendre. L’ivresse est utile lorsque l’esprit sobre, le bon sens, nous interdit de fléchir, proscrit des moments de répits. « Oui, inutile de me dessiner un croquis. Tu regrettes votre petite coucherie ? Tu y vois quelque chose de criminel ? » Lui, non. « Vous êtes deux personnes réfléchies. Vous mesurez les conséquences de votre nuit ensemble. » Ils ne sont plus des petits de seize piges, ils en ont environ vingt de plus et peuvent discuter, mettre des mots sur ce qui s’est déroulé et s’interdire de ne plus recommencer s’ils préfèrent éviter les problèmes. « Et puis, tu peux me dire en quoi c’est une erreur ? Ce n’est rien. Je ne te compte même plus toutes les inconnues croisées lors de mes soirées et qui ont terminé blottit contre moi. » Une liste, deux colonnes : celles qui ont comptés et les épisodes de courte durée, celles qui ont goûté ses lèvres, qui lui ont procuré un court moment de bien-être. « Ce sont des choses qui se produisent. Le tout est d’éviter les risques inutiles. Tu vois ce que je veux dire ? » Les gosses, il entend, les tests qu’ils doivent effectuer pour être sûrs d’être « propres », pour confirmer que des virus ne circulent nullement en eux. « Tu comptes lui téléphoner ou bien c’est trop périlleux et tu préfères jouer le mort ? Ce doit être coutume chez elle. » Référence : cette profession morbide, où elle voit des corps vidés de toute énergie. Demetrio ignore où elle trouve les ressources requises pour un tel job.


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