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- [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Dolce Vita
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Dim 6 Mai 2018 - 22:04 )
« Oh mon garçon ! » La main posée sur la porte du Dolce Vita, Demetrio tourne la tête vers la voix qui s’adresse à lui. Celle d’Alberto qui sort de son véhicule en lui adressant un large sourire. Le gérant est l’un des rares hommes qu’il respecte, avec qui le courant passe bien. Même s’il est convaincu qu’on ne connaît jamais assez bien ceux qui nous entourent, Demetrio n’a jamais été déçu par son attitude bienveillante. Après l’achat du bar, Camillo n’a eu de cesse de le côtoyer, s’est rapproché du gérant, se liant d’amitié avec lui, si bien qu’ils se confient énormément de choses. Il n’est pas rare qu’ils s’organisent quelques soirées, par-ci par-là, ce qui est la preuve supplémentaire qu’Alberto est un homme en qui on peut faire confiance. Son chauffeur n’est pas dupe, naïf. Il a des défauts, mais arrive à lire correctement dans les yeux des gens, se trompe rarement sur leurs intentions. Qu’elles soient mauvaises ou non, il arrive toujours à deviner et ça l’arrange bien. S’il a besoin d’un conseil, c’est sans hésitation qu’il se tourne vers lui. « Tu tombes bien. Tu veux bien m’aider ? » Alberto lui tend une première caisse qu’il récupère dans ses bras. « C’est que je ne suis plus tout jeune. » Arborant un sourire, Demetrio ouvre la porte et la tient avec son pied, de sorte à ce que son ami entre. Ils se retirent tous les deux dans la pièce de stockage, se débarrasse de leur lourde charge, puis reviennent dans la pièce principale. « Tu en as d’autres ? » « Cinq cageots. » « Et ton livreur ? Il me semble que je le paie pour ça, non ? » Pour éviter qu’Alberto soit débordé et ne porte des kilos. S’il venait à se bloquer le dos, il s’en voudrait, alors il lui mâche le travail en payant un extra pour que les entreprises avec qui ils travaillent fassent le boulot. Ils ont de quoi faire ! Les camions qu’ils utilisent ont le matériel pour décharger sans qu’il y ait de la casse. « Un problème de pneu crevé. Aide-moi veux-tu. » « Evidemment. » Il sort du bar, récupère une autre caisse, refusant qu’Alberto fasse de même. S’il râle un peu, il n’insiste pas plus, sachant très bien que face à Demetrio, il n’obtiendra jamais le dernier mot. Une à une, les caisses rejoignent les premières et une fois la petite camionnette vide, les deux patrons s’autorisent un verre. Une bière pour l’un, du Whisky pour l’autre. « Et comment va ta nouvelle petite amie ? » Demetrio hésite, se pince les lèvres. Discuter de ça avec Alberto, c’est comme lui donner un sujet de conversation supplémentaire avec Camillo. « Tu as vu Camillo ? » Un sourire le trahit. Oui, il a dû le voir et ils ont dû échanger là-dessus, sans grande surprise. Son chauffeur se réjouit toujours de le voir fréquenter une femme qu’il apprécie. « Si lui n’arrive pas à te soutirer des informations sur cette petite soirée en sa compagnie, peut-être que je pourrais essayer. Tu vas bien te confier à un petit vieux comme moi. » Avec tout le respect qu’il a pour lui… Non. Non, il ne compte pas s’épancher. Et même s’il en avait l’occasion, la porte qui s’ouvre sur son meilleur ami l’en empêcherait. « Il ne s’est rien passé. Inutile de continuer vos paris : il ne se passera rien. » L’an dernier, ils avaient parié sur Dafne et lui et à la moue qui se dessine sur son visage, il comprend que c’est encore le cas. « On peut bien se faire plaisir. Ca nous distrait. » « Au lieu de fabuler, peux-tu prendre la commande de Rowtag s’il te plaît ? Comme d’habitude. » Il acquiesce, tandis que Demetrio quitte le comptoir pour s’approcher de sa tortue. « La table du fond, ça t’ira ? » Parce qu’il n’a pas envie qu’on entende leur conversation et avec un Alberto dans les parages, il est certain que les oreilles indiscrètes seront de sortie. « Comment vas-tu ? » Toujours inquiet pour lui, de son état, Demetrio essaie d’être présent, disponible et surtout à l’écoute de ses moindres besoins. Il tient à lui comme à la prunelle de ses yeux.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Mer 15 Aoû 2018 - 21:29, édité 1 fois
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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Ven 11 Mai 2018 - 11:41 )
La main de Rowtag se passe sur son visage cerné. Cette fois-ci ce n’est pas le manque de sommeil dû à une crise d’angoisse ou d’anxiété. Non. C’est le manque de sommeil après une nuit bien arrosée en compagnie d’Ima. Les souvenirs de la soirée sont flous. Flous dès lors que l’alcool a commencé à inonder sa gorge. Qu’il s’est refugié dans les affres de l’ivresse puis dans les bras d’Ima. Les souvenirs ont beau être brouillons avec la dose d’alcool qu’il a ingurgité, l’homme se souvient du corps d’Ima contre le sien. Sa peau contre la sienne. L’union de leurs lèvres. Se sentir caressé l’a apaisé dans sa solitude qu’il ressent depuis que Rosario l’a quitté. Un sentiment qui a déserté dès les premiers rayons du soleil éclairant la chambre, l’ivresse quittant sa chair n’ayant en face de lui que la belle connerie qu’il a faite. Boire après cinq mois de sobriété, brisant ses résolutions et si ce n’était que ça … Il avait, dans la même soirée, couché avec une autre femme que Rosario, dans ce lit qui a été le leur tant d’années. Qu’avait-il fait ?! C’était mal. Très mal. Sa tante lui a toujours dit et redit qu’un homme bien n’était pas censé enchaîné les femmes. Qu’il devait en avoir qu’une toute sa vie : son épouse. Mais son épouse ne voulait plus de lui. L’avait trompé puis quitté. Pourtant, le blond désirait lui rester fidèle, loyal, croyant dur comme fer aux principes dans lesquels il a été noyé. Coupable, Rowtag rentre dans la chambre à coucher en prenant soin d’éviter de regarder le lit dont les draps sont encore défaits. Pas le courage d’y toucher. L’homme est lâche. Sa main attrape une chemise propre dans le dressing et fuit la pièce aussi rapidement qu’il y était entré. Pendant un court instant, planté devant sa Vespa, son casque à la main, Rowtag hésite à décommander. D’appeler Demetrio pour annuler mais se ravise au dernier moment. Faire ça inquiéterait son meilleur ami et de plus, sortir de cette maison lui ferait du bien. Sortir du lieu du crime. Soupirant, il visse son casque sur sa tête et part en direction du Dolce Vita, le cœur en pagaille et cette gueule de bois encore présente. Pourtant malgré ses efforts pour ne pas y penser, ses pensées reviennent toujours vers un seul point : Ima.

Poussant les portes, l’homme tombe de suite sur Alberto et Demetrio. Un demi-sourire s’arque sur ses lèvres, éclairant un peu sa face morose depuis que Calliope a disparu. « Faut parier sur quoi ? Je veux en être aussi » Rowtag s’incruste même en ne sachant pas du tout de quoi il en retourne. « Salut Alberto » Le blond se penche au dessus du comptoir pour lui serrer la pince. « Eau gazeuse avec une rondelle de citron ? » C’est ce qu’il boit depuis qu’il a décidé de redevenir sobre mais ce soir, il aurait bien besoin d’un bon remontant. Encore une fois. Erf. Non. Vaut mieux pas. « Ouais ! Merci Alberto » Sa main vient tapoter affectueusement l’épaule de son ami en guise de salutation. « La table du fond, c’est nickel » Rowtag se glisse sur la banquette puis s’adosse en soupirant, s’y mettant à l’aise. « Ca va. Ca va » Pas réellement mais le trentenaire ne sait pas comment aborder le sujet. Annoncer à son ami qu’il a replongé dans son vice alors que Demetrio l’a soutenu et aidé à s’en sortir. Qu’il a été présent pour lui. Passant des heures avec lui. Il ne veut pas le décevoir. Puis comment aborder cette nuit avec Ima ? Aborder un sujet qui le rongeait de honte. Un ca va ca va, ça meuble bien. Ca camoufle. « Et toi ? Comment ça va ? » Sa main se passe dans ses cheveux distraitement, son œil se posant sur son ami, le sondant. « Ca se passe comment la vie de couple ? » Le ton est ironique et se veut plaisantin même si le visage de Rowtag n’en montre pas tout autant. Il est curieux de savoir comment ça se passe avec la Magda. Aux dernières nouvelles, ce n’était pas l’entente parfaite. « Est-ce que la Saddler est toujours aussi … agréable ? » De ce qu’il avait pu avoir d’info de leurs premières rencontres, la brune était aussi agréable qu’une hyène.



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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Dim 20 Mai 2018 - 0:46 )
« Sur le petit voyons ! Sur le petit. » s’enthousiasme Alberto, en riant, tandis qu’il le salue sur un ton amical. Depuis le temps qu’il voit Rowtag dans ce bar, il a fini par se prendre d’affection pour lui également, pour son histoire rendue publique sur la disparition de sa fille. Sujet tabou, mais pas pour tout le monde. Demetrio n’hésite pas à en parler quand il le faut, quand il sent que son meilleur ami est dans le besoin, mais essaie aussi de lui changer les idées, espérant qu’il ne sombre pas dans le désespoir. Il n’est jamais passé par là, n’est pas assez à l’aise avec les enfants pour s’imaginer père, surtout avec un passif comme le sien, mais il a vu comme Rowtag était heureux auparavant, puis il l’a vu s’enfoncer au fond du gouffre après la perte de Calliope. Il ne baisse pas les bras, est probablement l’une des rares personnes à y croire encore et c’est sans doute ce qui l’aide à tenir debout. S’il pouvait, Demetrio lui prendrait le poids qui l’achève, qu’il peine à porter sur ses épaules, afin de l’alléger un peu, qu’il se repose, mais les choses ne sont pas aussi simples. Au contact de sa main sur son épaule, il a un mouvement de recul, automatique dès lors qu’il s’agit d’un homme, mais se détend aussitôt après avoir pris conscience qu’il s’agissait de Rowtag. « Ca va, ça va ? » répète-t-il, en s’installant face à lui, les yeux ancrés dans les siens, cherchant la vérité. Il peut mentir à qui il veut, sauf lui. D’autant que ses cernes ne trompent pas : il a encore passé une sale nuit, n’a pas récupéré le sommeil dont il a besoin. « Oh. » Son dos trouve appui sur le dossier de la chaise. Son souffle répond en partie. « Difficilement. Elle n’est pas simple à gérer. Elle est très… caractérielle. » Les prises de tête sont nombreuses. Une teigne comme Magda, face à un type comme Demetrio, qui aime sortir dominant des situations, avoir le dernier mot et qui plus est, qui est strict et indélicat dans sa façon de parler, ça fait des étincelles. Lorsqu’il lui a proposé cette alliance, il se doutait que ce ne serait pas simple et peut-être bien que ça l’arrangeait au fond, mais il se rend compte que tout ne se passe pas comme prévu. « Ne pas m’entendre avec cette femme me rendait la tâche facile. Feindre une image en public et la laisser à ses affaires sans aucune hésitation ensuite. » Rowtag sait pourquoi. Il a été là pour le ramasser à la petite cuillère lorsqu’il a coupé les ponts avec Dafne. Il n’en est pas tombé amoureux, mais était suffisamment attaché pour être touché. Sans doute espérait-il au fond que ça les mène quelque part… Sauf que voilà. Tous les deux n’étaient simplement pas sur la même longueur d’onde. Rien de grave en soi pour quelqu’un de normal, mais pour lui, qui s’efforce d’imposer une distance extrême entre la gente féminine et lui, c’est important. « Mais… Je t’avouerai qu’elle est… » Il se racle la gorge, peinant à poser un mot dessus. Il est là, sur le bout de la langue, mais admettre une telle chose, c’est aussi assumer qu’il a vu plus loin que le masque derrière lequel Magda se cache. « Elle n’est peut-être pas si désagréable. » Voilà comment tourner les choses sans que ça paraisse trop suspect. La tête penchée sur le côté, Demetrio pose soudainement à plat ses mains sur la table, plisse les yeux, le sonde, puis lance : « Tu vas me dire ce qui ne va pas ou est-ce que je dois t’arracher les mots de la bouche ? » C’est ça qui l’importe le plus : lui, son meilleur ami, ce qui le tourmente.


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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Ven 1 Juin 2018 - 14:38 )
Clin d’œil envoyé à Alberto. Un pari sûrement sur cette fausse relation que son meilleur ami noue avec la teigne Saddler. Articulant en silence, Rowtag fait comprendre à Alberto qu’il veut en être aussi et parier. C’est qu’en temps que meilleur ami, il a une longueur d’avance sur les deux petits vieux. Des informations, il peut en avoir en avant première. « Tout va bien. C’que moi » Rassure-t-il au mouvement de recul brusque que son épaule émet au contact de sa main. Ce n’est pas la première fois que cela arrive mais Rowtag ne le prend pas personnellement. Une explication existe sûrement derrière ce comportement constamment sur la défensive mais à propos de cette explication, Rowtag en ressent de la pudeur et n’a jamais réellement questionner son meilleur ami sur le sujet. Un jour, peut-être. Mais l’initiative ne viendra pas de lui, elle viendra de Demetrio. Quand il aura envie de lui en parler et puis si cela ne vient pas, eh bien ça ne changera rien entre eux. Chacun a son histoire et son passé. Lui non plus n’a jamais raconté le traitement de Maman Olga, cette tante qui passe comme juste sévère aux yeux de tous mais qui a été son bourreau de nombreuses années. « Ca va, ca va » Se contente-t-il d’affirmer à nouveau. En soi, oui, ça va si ce n’est les doutes qui le tiraillent de toute part, cette culpabilité en latence aussi. Ca irait mieux si Calliope rentrait à la maison. Si Rosario ne voulait pas divorcer. Et s’il n’avait pas couché avec Ima. « Ca te fait de l’animation pour le coup. Au fond … C’est p’être ce que tu recherchais inconsciemment, nan ? » Ses yeux se plissent, le sondent. Si pour d’autres, le grand homme d’affaire Demetrio Clarizio est une énigme, pour Rowtag, ça l’est moins. Avec le temps, il a su déchiffrer certaines mimiques qui disparaissent aussi rapidement qu’elles apparaissent. Les analyses de ses micro-expressions sont la clé pour comprendre l’homme en face de lui. Et surtout, il a façonné avec les années une technique pour lui tirer les vers du nez. Elle ne fonctionne toujours pas mais Rowtag n’est pas du genre à abandonner aussi facilement. Certainement pas avec Demetrio. « C’est sûr, c’est plus facile. Pas d’implication quelconque … Mais … ? » Parce qu’il le sentait venir la contrepartie, le blondinet. Le lisait sur son visage. Il y a quelque chose qui a changé avec Magda mais quoi exactement ? A voir le brun chercher ces mots, trouver celui qui pourrait définir ce changement tout en atténuant ce qu’il veut réellement dire. Pas folle la guêpe. Rowtag le devine et interprète à sa sauce.  « Dois-je comprendre que tu pourrais l’apprécier ? » Ses mains se posent sur la table, se penchant légèrement vers lui. « Quel changement ! Je l’aurais pas vu v’nir avec vos premières rencontres » Si Rowtag voit ça d’un bon œil, secouant un peu le quotidien de son ami dans un bon sens, une pointe d’inquiétude est néanmoins présente. Il a été là pour l’épauler à la rupture de contact avec Dafne et éviter qu’il revive un moment pareil, il aimerait bien. Bosco ne connait pas du tout Magda, ne sait pas ses attentions et qui plus est, le portrait qu’il avait eu d’elle n’était pas très flatteur. Va lui falloir creuser un peu plus dans ce cas. Avant que Rowtag ne trouve quelque chose à redire, Demetrio pose ses mains à plat sur la table et le sonde. « Oh ! Oh ! T’vas à la pêche aux indices, toi » C’était à son tour maintenant de cracher le morceau, faut-il croire. Ses doigts pianotent rapidement sur la table avant qu’il ne s’enfonce dans le dossier de son siège, s’étirant du plus naturellement possible. « Pourquoi tant de violence, Dem’ ? » Gagner du temps pour trouver par quel bout commencer. Les mots à utiliser. Pendant un maigre instant, l’idée folle lui vient de rien dire, de ne parler que de cette visite à la morgue pour identifier un corps qui n’était pas celui de Calliope mais le blond sait, il n’arrivera pas à tenir longtemps face à Demetrio. Il avait besoin de le lui dire, de lui en parler. Interlude qui s’étire avec Alberto qui débarque, sa commande à la main qu’il dépose sur la table. « Eh bien … Hier soir, j’ai été à la morgue. Ima, mon contact à la morgue, m’a appelé m’informant qu’elle avait reçu un corps qui pouvait être Calliope » Un soupire s’échappe de ses lèvres, devant prendre une brève pause avant de reprendre. « J’te rassure de suite, c’était pas ta filleule même si elle y ressemblait beaucoup. Trop même. J’ai un peu perdu les pédales face à ce … cadavre et à tout ce que ça aurait pu impliqué si ça avait été … elle. J’avais besoin de boire. Même juste un verre mais pas seul, j’en avais pas le cœur. Alors j’ai p’être proposé bêtement à Ima d’venir boire un verre chez moi. On a bu un peu … » Oui enfin, ce n’était pas qu’un peu … Rowtag grimace, n’arrivant pas à atténuer la vérité face à Demetrio, ayant aussi un peu honte de lui avouer qu’il était retombé dans son vice après des mois de sobriété. « … beaucoup. Une bouteille de Tequila pour être honnête. Puis après … après … » Ses mains moulinent un peu dans le vent alors que ses mots se perdent, ne finissent pas sa phrase. « ‘Fin tu vois quoi… » Parce qu’il ne savait pas comment dire les choses, quel mot poser dessus. Rester vague, c’était dans ses capacités. Être plus précis, non.



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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Mer 20 Juin 2018 - 17:28 )
« Inconsciemment ? » répète-t-il, les yeux figés sur cette fenêtre vitrée qui offre une superbe vue sur le flot Tyrrhénien. Il s’y plonge, se délecte d’une liberté éphémère qui se noie lorsque ses prunelles se concentrent sur son complice d’infortune. Ses doigts rencontrent le bois du meuble, donnent quelques coups, puis cessent lorsque le serveur dévie vers des clients proches d’eux. « Je l’ignore. » dit-il, sincèrement. Demetrio désire se montrer honnête, seulement, c’est compliqué de confesser une vérité qu’il ne rêve plus d’entendre. Ses yeux s’emplissent de colère lorsqu’il le voit tenter une expertise. « Stop. » Excédé, il pose brusquement son pouce et son index sur son poignet, le secoue pour qu’il s’interrompe. Il déteste lorsqu’il joue de son potentiel, qu’il profite de cette compétence, celle de pouvoir être en mesure de le cerner, de lire en lui, de deviner le sens de ses mimiques, ses sourires qui ne restent que quelques secondes. « Elle m’importune. » Son ton est dur et un souffle témoigne de son mécontentement. Ses iris tombent sur le sous-verre et plus détendu, il reprend : « Et en même temps, lorsqu’elle se trouve près de moi, qu’elle me tient tête, c’est… » Il cherche ses mots, s’insulte silencieusement de penser de telles choses. Lui désire juste que cette convention entre eux se déroule bien et comprend que le chemin qu’ils empruntent devient rude, rêche. « C’est l’euphorie. » Confidence qui lui coûte cher, qui ne le rend nullement fier. Il s’efforce de croire qu’il tient les rennes, seulement, il se rend compte que cette histoire n’est plus sous contrôle, si bien que tous ses membres se crispent. Soupir. L’homme se détourne, observe l’hôte derrière le comptoir, puis explique : « C’est l’objectif. Je ne veux plus m’impliquer comme l’été dernier. » Son escort-girl, un souvenir douloureux qu’il désire évincer. Les coups durs, il les fuit plutôt que de s’y confronter, bien qu’il existe de meilleures solutions. « Peut-être. Un peu. » Le certifier, très peu pour lui. Des doutes subsistent ; ils sont si éloignés, ont des vies différentes, des comportements qui divergent. Impossible qu’ils s’entendent sur le long terme. Comme pour lui souffler une confidence, Demetrio réduit les centimètres qui les éloigne, se penche vers cette tortue qui lui est si chère. « Moi non plus. Elle est tout ce que je déteste. Elle m’horripile dès qu’elle l’ouvre. Et en même temps, hier, en fin de soirée… Elle s’est montrée si… » Cette fois où des gouttes ont perlé sur ses joues, où elle s’est crochée comme l’on empoigne une bouée de secours. Cette métisse le rend curieux, l’émeut, possède le pouvoir de le rendre chèvre et celui de lui provoquer des émotions qu’il s’efforce d’étouffer. Plus simple. « Sensible. Je pense qu’elle me ressemble. Elle se blinde, se mure. Cette coquille qui lui sert de bouclier n’est qu’un moyen de se protéger du monde extérieur. Je peux comprendre. J’utilise une méthode presque identique. » Et il le voit, lui qui se trouve en première ligne. C’est son confident, son compère de route de toujours, celui pour qui les secrets sont peu nombreux. « J’ignore quoi en penser. » Il se repositionne, droit comme un i, sur le dossier du siège lorsque l’hôte pose leurs deux verres. Un Whisky qu’il encercle de ses pinces, et qui rejoint ensuite ses lippes, puis boit une gorgée de ce liquide qui le brûle de l’intérieur, tout comme ces indiscrétions qu’il vient de révéler. « Tu le prends comme tu veux. » C’est ce qu’il cherche : lui tirer du nez des renseignements. Il s’informe sur les récents événements. « Le mot violence est dur, je trouve. Je ne veux que ton bien. » rétorque-t-il, un sourire bien visible sur le coin de ses lèvres. Sourire qui se dissipe lorsqu’il se confesse. Cœur qui se resserre, se brise dès qu’il est question d’une pierre précieuse perdue, entre les doigts d’une personne qui peut être cruelle, hostile. L’idée l’insupporte, seulement, pour le père en posture difficile, il prend sur lui, tente de rester positif. C’est essentiel. « Oh. » dit-il, réconforté, bien qu’il se punisse : les géniteurs de cette môme doivent être effondrés, horrifiés. Le discours qui s’en suit est long. Il le suspecte de s’étendre, de prendre le chemin des écoliers pour picorer des minutes. « Bêtement ? » répète-t-il. Inutile d’être tendre : il voit où il veut en venir. Demetrio doit-il s’offenser, ou penser que c’est incorrect ? Il est plutôt séduit, voit un bon moyen pour son pote de se détendre. L’ivresse est utile lorsque l’esprit sobre, le bon sens, nous interdit de fléchir, proscrit des moments de répits. « Oui, inutile de me dessiner un croquis. Tu regrettes votre petite coucherie ? Tu y vois quelque chose de criminel ? » Lui, non. « Vous êtes deux personnes réfléchies. Vous mesurez les conséquences de votre nuit ensemble. » Ils ne sont plus des petits de seize piges, ils en ont environ vingt de plus et peuvent discuter, mettre des mots sur ce qui s’est déroulé et s’interdire de ne plus recommencer s’ils préfèrent éviter les problèmes. « Et puis, tu peux me dire en quoi c’est une erreur ? Ce n’est rien. Je ne te compte même plus toutes les inconnues croisées lors de mes soirées et qui ont terminé blottit contre moi. » Une liste, deux colonnes : celles qui ont comptés et les épisodes de courte durée, celles qui ont goûté ses lèvres, qui lui ont procuré un court moment de bien-être. « Ce sont des choses qui se produisent. Le tout est d’éviter les risques inutiles. Tu vois ce que je veux dire ? » Les gosses, il entend, les tests qu’ils doivent effectuer pour être sûrs d’être « propres », pour confirmer que des virus ne circulent nullement en eux. « Tu comptes lui téléphoner ou bien c’est trop périlleux et tu préfères jouer le mort ? Ce doit être coutume chez elle. » Référence : cette profession morbide, où elle voit des corps vidés de toute énergie. Demetrio ignore où elle trouve les ressources requises pour un tel job.


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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Lun 2 Juil 2018 - 9:46 )
Toujours en phase d’observation, la tortue reste spectateur analysant les mots mais aussi les silences entre les lignes. Attention qui greffe pleinement sur son ami  d’enfance jusqu’à qu’il y mette le holà : colère dans les iris formant comme un feu rouge où Rowtag freine lentement, hésitant entre s’arrêter et le brûler en s’entêtant, quitte à se retrouver avec une amende sur le pare-brise. Les doigts de Demetrio saisissent son poignet, le secoue le forçant à s’arrêter dans sa lancée. Le père amputé baisse les yeux sur sa main qu’il relève légèrement de la table, lui faisant comprendre qu’il a compris le message. Gardant un silence pieux, il laisse son ami finir sa phrase, la laisser s’étendre dans un suspense mettant à mal sa patience. Euphorie. Adjectif qui tombe, un adjectif qu’il ne pensait pas entendre pour décrire la présence de Magda autour de lui. Pas au vu de leurs premières entrevues. Un demi-sourire s’empare de sa bouille, pas par moquerie ou taquinerie comme il aime gratifier son ami de toujours mais juste parce qu’il est ravi pour lui. L’euphorie, c’est toujours bon à vivre, non ? C’est une bonne chose non ? Et on ne peut pas dire que ces derniers temps, elle s’invitait dans sa vie. Tout comme dans la sienne de vie, à vrai dire depuis maintenant un an et quelque part, ça lui manque. « Et c’est bien, c’est agréable, non ? Ca a l’air de … t’agacer » Malgré qu’il lui aie demandé de cesser, Rowtag ne peut s’empêcher de garder son sens de l’observation aiguisé. Ses yeux remarquent son corps qui se crispe et son soupir qui s’échappe de sa cage thoracique. « Relax ! Te fais pas de bile, prend ce qu’il y a de bien. Tu n’es pas obligé de t’impliquer si tu n’en as pas envie » Le souvenir de cette histoire avec Dafne plane encore au dessus de lui et ça, la tortue pouvait le comprendre. Serena et lui avaient été aux premières loges pour assister à sa chute et le ramasser à la petite cuillère. Ses yeux se plissent, intrigué par son ami qui se penche vers lui, une confidence prête à sortir de sa boîte hermétique. Confidence qui vaut le détour et qui change sa perspective de la situation. « En faite, vous êtes pareils tous les deux. Tu tire toujours une tête de 10 kilomètres qui peut faire fuir, toi aussi tu peux être horripilant quand tu veux, dieu soit loué, moi, j’ai un vaccin contre et puis tu te blindes pas mal. Tout ça, pour se protéger. Vous êtes pareils » Plus de simples faits que des critiques, Rowtag a toujours pris Demetrio comme il l’était dans sa globalité, comprenant son fonctionnement, bien qu’il espérait qu’un jour, il puisse baisser ses gardes pour laisser entrer quelqu’un. Quelqu’un qui en vaudrait la peine, qui ne risquait pas de lui retourner le cœur et surtout quelqu’un capable de composer avec sa personnalité. « Moi j’en pense que ça pourrait être une bonne alliée. Si vous êtes pareils, qui de mieux pour te comprendre ? » Une petite amie sur le contrat mais Magda pouvait devenir une amie ? Ou pas … A voir les prochaines fois où ils se verront. Pour l’instant, la tortue ne se fait pas trop d’espoir sur Magda, attend la suite des choses pour se construire une idée et un pronostic. D’un geste de la main, le blond balaie l’air d’un geste vague, sentant son cœur se serrer sous les souvenirs poignants de cette soirée. La difficulté à identifier un cadavre, croire de longues, trop longues minutes qu’il avait dans ses bras la dépouille de sa fille. Puis la culpabilité d’être soulagé que ce ne soit pas sa gamine alors que quelque part, des parents allaient avoir le cœur crevé. « Ouaip » Son abrupte qui sort de sa gorge comme la condamnation d’un juge tombe sur le dos d’un coupable. Sa main se redresse entre eux, mettant en avant son annuaire où trône encore son alliance. Alliance qu'il s'entête à porter encore, alors que son mariage est foutu mais ça, il ne l'a pas encore accepté. « A la différence de toi, moi je suis marié. Toujours marié. J’sais ce que tu vas m’dire : Rosario s’est pas privée pour donner des coups d’couteaux dans nos vœux de mariage, qu’elle a refait sa vie, qu’on va divorcer  bla bla bla. Mais moi, j’suis pas Rosario. J’ai des principes et des valeurs. Avait en tout cas, avant cette nuit, visiblement » Bourrage de crâne fait par sa tante depuis son jeune âge, floutant et lui mettant constamment le doute sur les choix et les décisions de sa vie. Parce qu’il entend toujours sa  voix dans un coin de son crâne, sentant toujours un jugement qui le dépasse. Se perdant entre les valeurs imposées par la vieille femme et celle que l’homme voudrait apposer à sa vie de son libre arbitre. « J’sais que ça se fait, que c’est de plus en plus courant. Serena a voulu m’inscrire sur Tinder mais c’juste pas … mon truc, j’crois. J’ai vraiment eu une éducation très stricte et … hmmm spéciale puis j’ai connu que Rosario » Et si pour sa tante, c’était une fierté, une normalité à atteindre, à l’époque actuelle, dans cette génération, c’est plutôt une tare. Le blond se passe les mains sur son visage, les pressant contre sa peau. Ouais éviter les risques inutiles. Il voit très bien mais voit flou aussi, étant trop bourré pour se souvenir des détails. Normalement, ils se sont protégés, non ? Une incertitude plane mais Rowtag sait déjà qu’il n’osera pas prendre contact avec Ima pour s’en assurer. « T’es con » Ses yeux se lèvent au ciel, entre blasement et amusement. C’était après tout, bien envoyé. « J’vais faire la taupe et p’être qu’avec un peu de chance, j’vais finir par ne plus y penser » Ou pas. Car pour l’instant, c’était loin d’être le cas. Et ça le perturbe énormément. L’homme se perd entre la honte, le regret, la culpabilité et la satisfaction d’un moment qui lui a fait du bien, qui a su apaisé ses tourments, lui faire tout oublier un temps éphémère. « Cette soirée me perturbe énormément. Sans compter que j'ai foutu en l'air 5 mois de sobriété » Des efforts balancés à la poubelle en une soirée. Il s'était battu pour rester sobre, garder les idées claires mais la tentation a été beaucoup trop forte la veille.



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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Dim 8 Juil 2018 - 21:16 )
Bien sûr que ça l’agace. En peu de temps, Magda a réussi à attirer son attention, à attiser sa curiosité. Cette sensibilité dont elle a fait preuve ne l’a pas laissé indifférent, tout comme ce fort caractère qui doit cacher bien des choses, des trésors qui en charmeraient plus d’un. Lui ? Il craint de ne pouvoir se contrôler son envie de découverte, d’aller encore trop loin et de se brûler les ailes, mais c’est impossible, n’est-ce pas ? Du moins, il se plaît à le croire, s’interdit un attachement quelconque, sachant que ça tourne toujours mal et qu’il n’est pas dans l’optique de vivre quelque chose de fort. Pourtant, s’il écoutait son meilleur ami, Demetrio foncerait sans se poser de questions. Seulement, le souvenir amer d’une histoire inachevée, plus celui d’une relation qui n’a mené à rien, étouffé par les demandes d’une jeune femme qui désirait plus que ce qu’il pouvait lui offrir et trop rapidement. « C’est facile à dire. » La tortue le connait assez bien pour savoir que s’il a quelques aventures, lorsqu’il côtoie régulièrement une femme et qu’il se trouve prisonnier d’émotions qu’il n’apprécie pas de ressentir, il lui est impossible de se détendre. Il se prend la tête, contrairement à d’autres qui oseraient en profiter en se disant « tant pis pour les pots cassés, ça se recolle ». Lui est réfractaire, n’aime pas la sensation d’un cœur abîmé, a peur de lui infliger des dégâts conséquents, alors il se protège du mieux qu’il peut. Haussant les épaules, Demetrio détourne son regard, conscient que ce que dit son ami est réel. « On ne se connait pas encore très bien, peut-être devrait-on éviter d’affirmer de telles insinuations. » Ca l’aiderait beaucoup. « Horripilant ? Tu es un peu dur, non ? » Sans doute avec certaines personnes, quelques employés, mais avec lui ? L’est-il vraiment ? « Je ne sais pas Rowtag, je suis… Tu sais comment je suis. » Il secoue la tête, soudainement percuté par un fait. « Qu’essaies-tu de faire ? » lui demande-t-il, les sourcils froncés, l’air interloqué. « On dirait que tu me pousses dans ses bras. » Alors qu’il ne la connaît pas, qu’il ne l’a même jamais rencontrée et que, par-dessus tout, on raconte des horreurs à son sujet partout. « J’en ai assez des alliés, tu ne penses pas ? » Lui, leur bande d’amis, son père. N’est-ce pas suffisant ? En tout cas, il devient le sien, d’allié, pour le soutenir dans son épreuve difficile à tenir et son aventure avec Ima qui en rajoute une couche… « Tu te fais la conversation à toi tout seul maintenant ? Tu joues Rowtag et Demetrio ? » lâche-t-il, un sourire faible en coin venant soudainement se dessiner sur son visage. « Je comprends tes principes, mais la situation est telle qu’elle est aujourd’hui. Tu crois que c’est utile de culpabiliser, alors que justement, Rosario est bien la dernière à pouvoir te juger ? » Au lieu de se torturer l’esprit, il devrait se détendre, lui aussi, mais il comprend. Demetrio serait le premier à se sentir coupable, à remettre tout en cause, parce qu’ils ne sont pas bien éloignés l’un de l’autre, finalement. « Tinder ? » C’est quoi encore que ce truc ? Il est à la pointe de la technologie, mais ne connait pas encore tout l’intérieur d’Internet, ni les réseaux sociaux. Il a un site pour ses entreprises et un compte Instagram créé par Rowtag sur lequel il ne va jamais. « Très stricte ? » Ca le fait tiquer. Franklin et lui ont accroché dès le début et il y a quelque chose chez lui, un truc dans son regard qui l’a poussé à se tourner vers lui, sans savoir quoi. Lui aussi a ses casseroles et ne souhaite pas s’y attarder, alors il a supposé que c’était la même chose pour son ami, mais maintenant qu’il commence, alors… Il saute sur l’occasion, sans insister lourdement. « Je te l’accorde, c’était petit comme blague. » Mais son sourire s’élargit ouvertement : lui, ça l’amuse et ça se voit. « Tu comptes la revoir ? Sobre cette fois-ci ? » Parce que c’est le mieux à faire, mais surtout parce que l’alcool est son vice dans lequel il aimerait ne pas le voir retomber. « Ca ne te… titille pas ? » Et là encore, il ne peut que saisir… Il passe par là où l’envie est une conne.


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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Lun 23 Juil 2018 - 8:55 )
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, c’est vrai. Des conseils que le blond donne mais qu’il n’est pas capable d’appliquer lui-même. Parce que Rowtag le pourrait aussi : ne pas se poser de questions, juste apprécier ce moment passé dans les bras d’Ima. Ne pas culpabiliser et peut-être, ouais, le recommencer ? Mais non, l’homme bloque. S’embourbe dans une culpabilité qui handicape sa réflexion. Une éducation trop stricte, à l’allure parfois inhumaine. Il le sait Rowtag, il l’a compris de suite que ce n’était pas normal mais c’était devenue « sa » normalité. Sa vie. Sa façon d’être élevé. « Ouais, je vais éviter » Abdique-t-il, se rendant compte de devenir peut-être un peu trop insistant sur une situation où il n’a aucun pouvoir, aucun moyen de préserver son ami en cas de chute vertigineuse. « Non, réaliste. Sérieux, tu peux vraiment l’être quand t’veux sauf avec moi. J’suis un V.I.P, j’ai l’immunité du totem » Et dans le fond, c’est vrai. Il est privilégié Rowtag, fait partie des rares personnes à connaître le mieux cette énigme sur deux pattes. A pouvoir voir au-delà de cette barrière de glace qu’il accole à son visage dans la vie de tous les jours. Puis surtout d’avoir une réelle place dans sa vie quand la plupart sont refoulés aussi sec. « Ouais … j’essaie peut-être de le faire. J’avoue. J’crois que je me suis laissé emporter. Franchement, je vais te le dire, je suis ravi de voir qu’elle te perturbe et qu’elle te change ton quotidien. Ce n’est pas toutes les filles qui peuvent le faire vu comment tu te verrouille à double tour et c’est ça que j’vois pas d’un mauvais œil. Ca uniquement. Crois pas que je veuille te pousser dans les bras de n’importe quelle belle fille. Des femmes, y’en a à la pelle mais celles qui peuvent te rendre euphorique, y’en a combien ? » Et c’est sur ce point qu’il s’attarde, qu’il s’accroche mais peut-être dans un effort inutile. « Je n’ai pas envie que tu souffres inutilement comme j’ai pas envie que tu passe à côté d’un truc … j’sais pas, qui pourrait être sympa… Mais je m'enflamme peut-être, tu as raison » Sa main se lève en réponse à son sourire et lui envoie une pichenette sur le coin de sa joue pour le lui effacer. « Ca va ! Oh ! Enlevez-moi ce sourire narquois, Monsieur Clarizio » Ses épaules se haussent, la banquette lui semble tout à coup inconfortable avec cette sensation désagréable que des yeux le fixent dans son dos. Brûlure sur l’arrière de son nuque. Une illusion que son cerveau lui projette en pleine figure car la vérité, il la sait pourtant. Sa tante est dans sa maison de retraite et ne peut en aucune façon savoir ce qu’il a pu faire la veille, ce qu’il fait de sa vie. Et Dieu, ça fait bien longtemps qu’il ne croit plus en cette chimère mais la crainte de cette présente omniprésente qui nécessitait une purification musclée est peut-être encore présente dans sa chair. Si Dieu est amour, il est aussi punition, il l’a compris à ses dépens. « S’il n’y avait que Rosario … » Parce qu’il y a l’influence de sa tante, sa perception de lui-même à cause de cette éducation, de ce mal qu’elle lui a toujours trouvé dans le regard juste parce qu’il était le fils de son père. Un crime qui n’en était pas un mais qui l’est devenu. Le jugement, des autres ou du sien, il y est sensible. « Tinder. Ouais. J’ai pas tout saisi mais en gros c’est une application pour rencontrer des gens. Enfin … c’est une boucherie si tu veux mon avis. Tu rate rien » Un truc pour les chacals en recherche constante de chair fraîche. Une application taillée et parfaite pour Francesco mais pas pour lui. Pour eux. Une grimace s’étire furtivement sur son visage avant de disparaître, sa jambe venant s’agiter sous la table. « Hmm aussi stricte que dure. Ma tante avait une vision des choses bien à elle sur ce qu’un homme bien doit être. Et à ses yeux, je ne l’étais pas. J’ne le suis p’être pas encore à ses yeux à l’heure actuelle » La tortue prend un ton léger comme si son enfance n’avait pas été un enfer sur terre, faisant passer la folie de sa tante juste pour une sévérité banale d’un parent intransigeant. Alors que le blond sait très bien que Padre Del Toro l’a sauvé en quelque sorte et lui a permis de vivre mieux. Sa tête se secoue net et sec. Non, il ne compte pas revoir Ima. Se sent mal, honteux et n’ose pas, bien qu’une partie de lui voudrait la revoir, juste pour se ressentir à nouveau ce sentiment d’apaisement mais il se l'interdit. Sa main se pose sur son visage, le camouflant mais surtout pour dissimuler des joues qui s’empourprent. Pudique mais pas stupide. Rowtag devine très bien où il veut en venir et sur cette pente glissante, il n’a pas du tout envie de s’y aventurer. « J’répondrais pas à cette question sans la présence de mon avocat, monsieur l’agent » Humour pour détourner le sujet et surtout lui éviter de répondre parce que Rowtag est pudique, ne se sent pas à l’aise face à ce sujet et n’assume pas cette envie, de recommencer, oui.  Parce que c'est mal. C'est bien mal, non ?



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Sujet: Re: [Terminé] Rowtag | Entre deux verres, des confidences ( le Mar 7 Aoû 2018 - 20:52 )
« Tu me rassures. » Qu’il le soit avec d’autres, il l’entend tout à fait et l’assume pleinement. Demetrio n’est pas facile. Exigeant, ses employés ont tendance à appréhender à la moindre erreur. Il fonctionne selon ses humeurs, ne prend aucun gant pour donner son avis, quand d’autres prendraient des pincettes, mais il est humain et est à l’écoute des problèmes de chacun. Evidemment qu’il ne peut prendre toute la misère du monde sur ses épaules, mais dès qu’il peut apporter des solutions, les propose, ou accompagne, en s’efforçant de prendre de la distance pour ne pas être affecté. Et c’est difficile. Demetrio est entier, prend les choses souvent à cœur et s’en veut parfois pour ça. « Mais attention à ne pas perdre ton étoile de VIP. » C’est une menace ? Oui. S’il continue à insister sur certains points, ils ne vont pas être copains. Et c’est ce qu’il fait, à lui dire ouvertement que ça lui fait plaisir. Sa sincérité, il aurait peut-être pu se la garder pour lui, parce qu’il n’est pas prêt à entendre tout ça, se raisonne sans cesse en se mettant lui-même des bâtons dans les roues, des freins durs à retirer, parce qu’il en ressent le besoin. « Tu sais pourquoi. » Charlotte, encore, toujours. Son abandon. Même si avec le temps, il a réussi à être moins affecté, vivre sur des suppositions et ne pas savoir ce qui a bien pu se passer concrètement pour que ça se termine comme ça le tient prisonnier. Cette femme, avant d’être sa petite amie, était une amie avec qui le courant passait bien et qui lui a apporté quelque chose de beau, de fort. Pas assez pour qu’il se sente en sécurité au point de se confier, de s’abandonner dans ses bras, mais leur relation a compté. Terriblement. « Je te rappelle que la dernière fois que je me suis laissé aller… Pas au point de me lancer, mais tout de même… Ca ne s’est pas bien terminé. » Et pour cause, ils avaient des attentes différentes. Lui avait besoin de temps, elle ne semblait pas en avoir. Et dans sa situation, celui de l’homme opéré du cœur, il sait que le temps est précieux, qu’il n’est pas utile d’en perdre, mais il ne souhaitait pas se lancer comme ça, sur un coup de tête, s’enfermer dans une relation qui ne lui convenait pas totalement. Il avait constamment l’impression qu’elle avançait vers lui, réduisant la distance et qu’elle ne lui laissait aucun temps de réflexion. C’était compliqué et avec du recul, il se rend compte que c’était sans doute mieux comme ça, qu’ils auraient fini par se déchirer, mais cette fin provoquée par lui-même, l’a bien affecté. « Et il n’est de toute façon pas question de me lancer dans quoi que ce soit avec Magda ! » s’exclame-t-il, sur la défensive, de peur qu’il prenne sa phrase précédente comme un aveu. « Qu’elle me rende euphorique n’y change rien. » ajoute-t-il, plus calmement, en lâchant un soupir, avant qu’un air amusé se dessine en le voyant prendre les deux rôles et qui s’agrandit à sa pichenette.

C’est presque avec soulagement qu’il voit le sujet changer, mais avec tristesse et un peu d’amertume qu’il revient vers Rosario. Cette femme, il avait de l’estime pour elle… Et ça s’est évanouit dès lors qu’elle a pris la tangente, abandonnant son ami, le laissant derrière elle, alors qu’il avait réellement besoin de soutien. « Où est le problème ? » demande-t-il, explicitement. Rosario n’est pas l’unique tracas dans sa tête et il aimerait connaître les autres, le pousse à se confier, mais pas avec insistance afin de ne pas le brusquer. C’est juste ferme, déterminé, et en même temps, c’est posé, de sorte à ce qu’il comprenne qu’il est là pour lui. « Et tu as besoin de ça ? D’une application pour rencontrer des gens ? Il te suffisait de me le demander, Rowtag, je t’en aurais présenté plein. » Des tonnes. Des femmes, des hommes, des femmes, encore des femmes… « Et alors, dans cette boucherie, tu t’es comporté comme un boucher ? » En d’autres termes, est-ce qu’il a trouvé des demoiselles à se mettre sous la dent ? « Et c’est quoi, à ses yeux, un homme bien ? » Que faut-il pour que son neveu soit considéré comme quelqu’un de bien ? Parce qu’il l’est, véritablement. Personne ne pourra lui faire changer d’avis là-dessus. « Tu es un homme bon, Rowtag. Un homme bien. Nous ne serions pas amis si ce n’était pas le cas. » Parce qu’il est en conflit perpétuel avec la gent masculine. Du pied, il donne un coup dans le sien, puis saisit sa main pour la retirer de son visage, geste qu’il fait avec naturel avec lui, bien qu’avec une boule au ventre qui disparaît aussitôt s’être installée. Le temps d’adaptation. « Je le suis, ton avocat. Tu peux bien me faire des confidences. » souffle-t-il, avec un sourire. « Alors, tu comptes la revoir ? » Question à laquelle il n'a pas de réponse concrète. Rowtag ne sait pas, l'ignore, est perdu et le constatant, Demetrio pose une main sur son épaule et fait signe au serveur de s'approcher, pour une nouvelle tournée. Pas d'alcool.

Sujet terminé


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