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- Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Enoch VolpinoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. ( le Lun 7 Mai 2018 - 23:45 )
L’esprit vif mais dont le corps ne suit pas. Dont le corps reste à la traîne. Effacé. Comme presque mort. Enoch est injuste mais s’il le sait, il s’enfiche royalement. Il n’a pas envie d’être raisonnable. Pourquoi faire ? Sa jambe, il en a marre. Il la hait. La déteste. Elle ne suit plus. Elle n’écoute plus. Ses nerfs explosés lui rendent sa haine en flot de douleur. Tout ce qu’il voit, c’est ce qu’il ne pourra plus faire. Ce que son corps ne pourra plus effectuer. Ce corps, cette prison. Poids mort qu’il doit porter chaque jour. Sa canne se lève dans les airs et retombe lourdement contre le bureau en bois massif. Premier coup qui tombe avant qu’un second ne suive puis un autre et encore un autre. Frustration qui se délie, qui se dégueule dans la violence contre ce pauvre bureau qui n’a rien demandé. Une rage qui vient des trippes et que l’homme laisse s’exorciser dans ce bureau. Ce refuge à son odieux comportement. Et encore, s’il se contentait d’être odieux que dans cette pièce, le monde tournerait mieux. Non. Il se montre odieux avec tout le monde sans arriver à se corriger, à faire autrement. Pourtant, dans des éclaircies, il arrive à se montrer agréable, à faire croire à un avant glorieux, celui d’avant ses blessures mais ce n’est qu’un leurre. Quand il s’en rend compte, ça ne fait qu’empirer. Essoufflé, titubant, l’homme recule face à son œuvre : juste de petite écorchure à peine visible sur le bois massif. Une trace, il n’est même plus capable d’en laisser correctement. A l’image de sa vie qui ne laissera aucune trace derrière lui. Voulant se laisser tomber dans le fauteuil au coin, l’italo-britannique se rate et sombre sur le sol. Naufrage qui vient sceller ce moment pathétique. Comme une tortue sur le sol, prisonnier d’une position, l’homme se bataille pour se relever de lui-même mais sa jambe ne coopère pas. L’envoie royalement chier et se rebelle. La porte de son bureau s’ouvre, laissant le visage de Lily passer. « Enoch, il y a une personne pour toi dans le salon » « Je m’en bats les couilles. Je veux voir personne » « Eh bien, tu n’as qu’à venir le lui dire toi-même, si des couilles, tu en as » Leurs regards se croisent, se défiant. Regard révolver qui s’échange entre ces deux et qui pourtant, outre ce moment tendu, ils s’entendent bien. Ils s’entendaient bien mieux avant la fusillade. Sans lui demander son avis, Lily entre totalement dans la pièce et l’aide à se relever, malgré les remarques cinglantes d’Enoch « Je n’ai pas besoin d’aide » Silence de Lily qui le hisse pour qu’il se redresse. « J’aurais pu le faire sans ton aide » « Enoch, tu ne peux pas tout faire seul. Parfois, nous avons besoin des autres. Accepte ça une bonne fois pour toute. Celian t’attends dans le salon » « Pas lui. Putain. Pas lui. Tu l’as fait entrer ? Dis-lui de repartir » Pendant un instant, la panique traverse son regard. Il ne veut pas confronter son ami, surtout pas après qu’il l’aie vu en sale posture dans cette maudite chaise roulante comme un diminué qu’il est pourtant désormais. La main de Lily saisit le col de sa chemise alors qu’elle s’approche de lui, visiblement blasée de son comportement. « Tu vas aller le voir et le lui dire de toi-même » Lily a très bien compris que l’homme dans le salon comptait pour Enoch car l’estropié ne manquait en temps normal aucune occasion de rembarrer les gens, de s’accorder le plaisir de les envoyer balader mais voilà qu’il voulait éviter l’homme qui venait d’entrer ? C’était qu’il comptait beaucoup pour qu’Enoch refuse de s’y confronter. « Arrête de rejeter ceux qui t’aiment » Murmure-t-elle alors que le brun lui tourne déjà le dos pour sortir de la pièce, faisant la sourde d’oreille. Il ne rejetait pas les personnes qui l’aimaient. Il rejetait les personnes que lui, aimait. C’est différent et Celian, il était de toutes les personnes qu’il aimait, la plus importante. Sa silhouette boitillante entre le salon et rapidement son regard tombe sur son ami, son vieil ami, son précieux ami. « Celian » Sa voix l’accoste alors qu’il se plante à quelque mètre de lui, sa canne résonnant en se posant contre le parquet. « Qu’est-ce tu fous ici ? » Masque de glace sur le visage, Enoch se mure dans une insensibilité qui le blesse. Feindre le manque d’émotion. Le manque d’attachement. Feindre le faite d’en avoir que faire de l’avoir blessé dans cet avion. « Tu perds ton temps ici. Je n’ai pas envie de te parler, ni de te voir » Lâche-t-il d’un bloc dans l’espoir que cela suffise à convaincre son ami de repartir sans grande conviction. Le blesser est la seule option pour qu’Celian s’en aille. Car quand son ami est blessé, il ne donne plus de nouvelles, ne cherche plus aucun contact et c’est là exactement ce que le Volpino veut. « Va-t-en et ne reviens plus, c’est clair ? Sors de ma vie ! » La phrase la plus lourde. La phrase qui manque de le faire revenir en arrière mais elle était sortie. C’était le mieux à faire, c’est ce qu’il se dit Enoch mais alors pourquoi sent-il son cœur se serrer dans sa poitrine ? Serrer à s’en saigner.



Certains moments ont un goût d’éternité.

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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. ( le Mer 9 Mai 2018 - 14:13 )
My best unbeaten brother, this is all i see : darkness.

Les heures, les minutes, même les secondes semblaient s’égrener à une lenteur incommensurable aujourd’hui. Tandis que son pouce et son index gauche pinçait l’arête de son nez, son autre main s’amusait machinalement à reproduire la mélodie de la seule musique qu’il savait jouer au violon, en tapotant sur un coin de son bureau. Peut-être était-ce la vue directe sur post-it accroché à son bureau qui le dérangeait. Ce post-it écrit de sa main et collé plus précisément sur son écran d’ordinateur, et qui le narguait depuis maintenant plusieurs mois. Qui le narguait depuis qu’il était revenu à Naples. Non. Pour être tout à fait exact, c’était le conflit en lui qui le narguait et qui le rendait presque dingue. Ce post-it écrit de sa main, sonnait comme une injonction : un ordre à lui-même auquel il avait du mal à se ranger, auquel il avait du mal à adhérer. Celian avait cette fâcheuse tendance à se refermer sur lui-même dès qu’une personne un peu moins ordinaire que les autres le blessait. Dès qu’une personne à qui il tenait, le blessait. Il ne donnait alors plus aucunes nouvelles de lui, étant capable d’un silence radio à toute épreuve. Adelina en avait déjà subi les frais, lorsque cette dernière n’avait pas voulu écouter ses mises en garde par rapport à ce fameux camarade qui lui tournait autour et qui n’avait réellement pas de bonnes intentions à son égard. Celian s’était vexé et terré dans son silence avant d’en être tiré de force par cet appel qu’il avait reçu, un appel qui lui avait glacé le sang. Celian, arrête tes conneries et appelle-le. Ne fais pas deux fois la même erreur. Et cela le rendait fou de savoir à quel point il avait raison. Aujourd’hui ce post-it n’était pas adressé à Adelina, même si cela pourrait, au vu de la façon dont il s’était comporté avec elle. Peut-être même réutiliserait-il ce même post-it en changeant juste le masculin en féminin pour ne pas oublier à nouveau. Ce post-it portait sur cet ami de toujours, sur cet ami d’enfance qu’il avait retrouvé dans l’avion pour rentrer à Naples, il y avait quelques mois de cela. Un ami qui l’avait blessé, mais auquel il s’accrochait encore. Comme il l’avait toujours fait. Oh bordel. Arrachant le post-it, il se leva avec la même détermination qu’il avait mis dans son geste afin de se diriger à quelques pas de là, dans le bureau de son assistante. Excusez-moi de vous interrompre dans votre travail, mais j’ai besoin que vous me trouviez une adresse en urgence. Faites-moi passer ça avant tout s’il vous plaît. Retournant le post-it, il le lui tendit par la suite, car le nom de la personne concernée se trouvait être inscrite au dos de celui-ci. Enoch Volpino.

Celian ne devait pas s’arrêter. Pas tant qu’il était lancé. Pas tant qu’il avait réussi à mettre de côté sa fierté l’espace d’un instant. Pas tant qu’il arrivait à suivre ses propres conseils. Une griffonnerie de plus sur son post-it, il se dirigeait vers le quartier de Posillipo, vers l’adresse que sa secrétaire avait eu l’amabilité de lui trouver sans poser aucune question. L’adresse d’Enoch. Cet ami à peine plus âgé que lui, mais qu’il connaissait depuis son enfance. Un ami avec qui, il avait beaucoup partagé ; avec qui, il s’était également énormément prit la tête également. Dû à leur côté franc et direct qu’ils partageaient tous les deux et qui étaient parfois capables de faire quelques étincelles lorsque chacun campait sur sa position. Pourtant de cette étrange amitié était né un lien fort entre les deux jeunes gens. Et c’était ce qui le poussait aujourd’hui à ronger son frein et à venir frapper à sa porte. Heureusement ou malheureusement pour lui, ce ne fut pas Enoch qui lui ouvrit mais une autre personne répondant au nom de Lily à laquelle Celian se présenta et transmit sa requête de voir son ami. Elle le fit entrer et patienter dans le salon dans lequel il fit littéralement les cent pas. Ce n’était clairement pas dans son habitude : normalement il aurait dû faire le mort suite à la dernière conversation qu’ils avaient eue tous les deux. Celian ne s’attendait à aucun moment à le retrouver dans le même avion que lui, qui le ramenait de Londres à Naples et le coup de massue avait été de le voir en fauteuil roulant. Ce n’était pas tant la vision de le voir en fauteuil qui l’avait troublé, mais bien le fait de ne pas avoir été au courant, de ne pas avoir su qu’il n’allait pas bien. Pour couronner le tout, son attitude plus que distante et froide avait terminé de rajouter de l’huile sur le feu, lorsque son cadet avait essayé d’obtenir des explications de sa part. Celian en avait littéralement rien à foutre de son fauteuil : debout, assis, avec une jambe ou un œil en moins, il le voyait toujours de la même façon, il voulait juste savoir si tout allait bien. Il ne voulait pas être obligé de descendre en Enfer à nouveau pour aller le chercher.

Celian. S’arrêtant net, son regard confirma le bruit qu’il avait entendu précédant son arrivée, un ploc en synchronisation avec ses pas. Il aurait été difficile de ne pas faire le rapprochement : le fauteuil dans lequel il était revenu, n’était que temporaire. Un problème de santé. Il fit taire son esprit de déduction. Qu’est-ce tu fous ici ? Il avait ce même ton que lorsqu’il lui avait parlé à l’aéroport, un ton qu’il ne supportait pas. Bonjour Enoch. Moi aussi, je suis absolument ravi de te revoir. Lui répondit-il en appuyant chacun de ses mots et en les associant à l’un de ses sourires moqueur, qui avait le don de laisser transparaître ce sentiment sans aucun souci. Tu perds ton temps ici. Je n’ai pas envie de te parler, ni de te voir. Va-t-en et ne reviens plus, c’est clair ? Sors de ma vie ! Sa mâchoire se crispa suite à la dernière phrase d’Enoch. Ronger son frein. Ronger son frein. Bientôt cela ne serait plus possible, parce qu’il le prenait beaucoup plus personnellement qu’il ne l’aurait souhaité. Cela lui faisait mal, bien plus qu’il ne l’aurait pensé, mais aujourd’hui il se devait d’encaisser, comme il avait déjà été obligé de le faire. Sors de ma vie. Le paraphrasa-t-il en essayant d’imiter ses mêmes mimiques, tout à fait insupportables pour le moment. Arrête tes conneries, c’est tellement il y a dix ans ce genre de remarque. Voir même onze pour être tout à fait précis. Si j’avais envie de sortir, je serais déjà sorti. La période où Enoch avait décidé de se foutre en l’air pour le plaisir de confronter sa mère. Tu sais quoi ? Toute cette histoire, là aujourd’hui, ça me fait un putain d’air de déjà-vu, vraiment très désagréable. Le genre de truc que j’aurais bien voulu éviter, tu vois. Mais bon, faut croire que t’aimes ça. Il n’aurait peut-être pas été obligé de rajouter cette dernière remarque : une maladresse qu’en temps normal chacun aurait compris. Mais aujourd’hui n’était pas un temps normal. Faisant un pas en avant vers Enoch, pour le confronter un peu. Il continua sur sa lancée, appuyant un index accusateur sur l’épaule d’Enoch qui ne se soutenait pas sur la canne : Ce que je fais ici, c’est que je te laisse l’occasion de m’expliquer. Sinon, je vais être obligé d’en faire la déduction par moi-même et ça ne va pas être très agréable. Celian savait très bien que ce ne serait pas suffisant pour faire flancher son ami, mais il avait au moins posé son décor.
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Sujet: Re: Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. ( le Lun 21 Mai 2018 - 3:36 )
Enoch avait cru que ce silence durerait plus longtemps, que la fierté de Celian le tiendra à flot et surtout loin de lui. Assez de temps pour se remettre d’aplomb, pouvoir l’affronter et lui faire face dans un corps moins bancale, moins douloureux. Il faut croire que non à voir l’homme qui se trouve en face de lui. Une surprise quand on connait les conséquences lorsque Celian est blessé. Il pouvait vous donner l’impression de vous enfermer dans un hiver infernal et c’est exactement sur ce point qu’Enoch voulait se reposer. Prendre un défaut de son ami et le tourner à son avantage, en n'en faisant une qualité pour ses plans. Mais une fois encore, son ami semblait avoir l’intuition juste et venait exploser ses desseins sans crier garde, aujourd’hui comme il y a 11 ans. Un agacement se lit sur ses traits tirés, pas besoin de le feindre celui-là. Agacé par cette présence qu’il voulait éviter. Agacé par la signification de sa venue ici : si son ami d’enfance avait daigné donner des coups de canifs dans sa fierté pour venir lui faire face, c’était bien parce qu’Enoch comptait à ses yeux. L’entendre, le voir, ce n’était pas ce qu’il voulait, le Volpino. Ca rendait les choses beaucoup plus difficiles et l’homme le sait parfaitement. Sa main se resserre sur sa canne, se défoulant en silence sur sa poigne qui étrangle la seule chose qui l’aide à se déplacer sans souffrir le martyre. Face à son ton moqueur, un rictus prend naissance sur son visage comme un chien qui retrousse ses babines pour dévoiler des crocs rien que pour faire passer l’envie à autrui d’approcher. C’est là ce qu’il tentait de faire de son mieux : repousser Celian, l’éloigner de lui. « Tu te reconvertis dans l’imitation ? Oublie » Simple réplique face à ses propres mimiques qu’il reconnait sur les traits de son ami. Ils ont toujours été doués pour s’imiter de façon caricaturale. Mais s’ils étaient les parfaits alliés, ils devenaient aussi les meilleurs ennemis l’un pour l’autre. Ils se connaissaient que trop bien, sachant ce que les silences disent, sachant ce que tous les sens que leurs mots peuvent offrir. « Je me fiche bien que t’aie envie d’en sortir ou pas. Ca m’est bien égal. Aurais-tu si peu de dignité et de fierté pour rester là où tu n’es pas désiré ? Tu me fais pitié » Tentative vaine d’utiliser la fierté de Celian contre lui-même. Le pousser à repartir tout en sachant qu’il risque d’avoir sûrement l’effet inverse mais au point où il en est, tentons le tout pour le tout. Même si Enoch sent qu’il touche une frontière invisible, qu’il va peut-être un peu loin. C’est un risque qu’il est prêt à prendre aveuglé dans son propre orgueil, prêt à tout pour masque sa détresse. Ses sourcils se froncent à sa dernière phrase, touché coulé. Il met le doigt sur sa faille, sa mauvaise manie de se recroqueviller sur lui-même, rejetant les autres au passage. Mais de dire qu’il aimait ça, Enoch, ça l’agace, l’énerve profondément. « Va te faire foutre » Agressivité dans le timbre, acculé dans ses retranchements comme il sait si bien le faire, son ami dont l’index se pose sur son épaule. Enoch ne se démonte pas, au contraire, se rebiffe encore plus. Il s’approche davantage de son vieil ami, laissant son index s’enfoncer dans sa chair sans tenter de le dévier. Il le défie du regard, se fait provoquant. « Eh bien … fais donc tes putain de déductions. Vas-y ! Balance-les pour voir ! » Son yeux lancent des éclairs, prêt à recevoir les interprétations de son ami qu’il sait déjà : elles ne seront pas douces et surtout ne lui feront pas de cadeaux. « C’est la dernière chose que tu auras le plaisir d’avoir avant de dégager » Promesse qu’il tente tenir : Celian n’obtiendra pas d’explication de sa part et s’il le faut, il le traînerait comme il le peut hors de chez lui. Avec ou sans sa canne.



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Sujet: Re: Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. ( le Lun 28 Mai 2018 - 21:24 )
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Se retrouver face à Enoch, face à cet ami qui avait été si important pendant son enfance partagée entre l’Italie et le Royaume-Uni, face à ce partenaire d’une après-midi à celui qui embêtera le plus ses parents : Celian sentit son cœur et sa gorge se serrer à sa vue. Cela même s’il n’était pas très bon avec ses propres émotions et sentiments, à cet instant. Enoch avait ce statut particulier, tout comme Adelina, Allessandro et Diego : un de ceux qui avaient pris une place dans sa vie alors qu’il ne s’y attendait pas. Alors qu’à l’époque, sa solitude ne le voulait pas et pourtant ils avaient été tous là, à chercher et à voir au travers de ce côté brute de décoffrage que le Brunet avait pu avoir et pouvait toujours et encore avoir. Voir cette canne et ce fauteuil avait été douloureux : lui montrant, lui pointant du doigt que quelque chose de grave s’était passé et dont il n’était pas au courant. Son ton froid et cinglant l’était tout autant, douloureux. Mais le scientifique ne le connaissait que trop bien : tous les deux ne se connaissaient que trop bien de part cette similarité les liant, ce caractère parfois un peu trop ressemblant. Il était en train de le repousser Enoch : c’était lui qui repoussait Celian. Il devrait pourtant avoir l’habitude, son cadet ayant lui aussi cette fâcheuse tendance à repousser les autres lorsqu’il se terre dans son silence. Pourtant en être la cible aujourd’hui, lui faisait mal. Mais il ne laissa rien paraître, car laisser paraître quelque chose de la sorte, signifier perdre aujourd’hui, et Celian n’avait pas l’intention de perdre car pour le moment, c’était son aîné qui était agacé. Son attitude et son expression le lui renvoyait Peut-être avait-il eu finalement raison d’écouter sa conscience aujourd’hui même et d’arracher ce post-it de son bureau ? Tu te reconvertis dans l’imitation ? Oublie. Avec une petite moue étonnée, tout à fait calculée et exagérée de sa part pour quelqu’un qui n’avait pas l’habitude d’être si démonstratif, il lui répondit : Ah bon ? C’est bizarre, on m’a pourtant toujours dit que je n’étais pas un mauvais imitateur. Il parlait bien entendu de son aîné : ils avaient parfois l’habitude d’imiter leurs propres mimiques : à cet instant cela sonnait peut-être plus comme de la provocation qu’autre chose. Puis si les rôles avaient été inversés, Enoch ne serait certainement pas passé à côté de cette occasion : ils étaient bien trop similaires sur ces différents points de caractère. C’est d’ailleurs pour cela, d’après le point de vue du directeur de laboratoire, que leurs confrontations lorsqu’elles ont lieu, sont si souvent explosives : Celian voyait dans les paroles de son ami, le genre de réponses qu’il aurait lui-même pu apporter à son propre discours s’il avait été à sa place.

Je me fiche bien que t’aie envie d’en sortir ou pas. Ca m’est bien égal. Aurais-tu si peu de dignité et de fierté pour rester là où tu n’es pas désiré ? Tu me fais pitié. Cette même fierté avait failli le pousser à commettre la même erreur qu’il y a 11 ans. Celle où enfermé dans son silence, il avait mis tant de temps à comprendre qu’à cette époque, il avait eu besoin d’un ami qui le tire à la surface et non pas un silence glacial. Ne t’en fais pas ni pour ma fierté, ni pour ma dignité, même si je rogne mon frein à l’heure actuelle, elles vont très bien, au contraire. Moi j’essaie d’apprendre de mes erreurs comparé à certains. Son aîné était clairement visé dans son propos et Celian ne laissait en rien le doute planer sur une quelconque autre personne. A nouveau, son cerveau le rappela à l’ordre, lui affirmant qu’il était résolument allé trop loin dans ses propos. En temps normal, il aurait essayé de se reformuler, quitte à s’enfoncer dans sa maladresse, mais cela aurait fait rire et cela aurait pu être oublié. A l’heure actuelle, sa maladresse, même si elle était présente, n’avait aucune de ces deux vocations. Va te faire foutre. L’agressivité se ressentait maintenant pleinement dans la voix de son ami : le Brunet savait qu’il jouait sur un point sensible, mais Enoch également. Dos au mur, Celian avait clamé qu’il comprendrait la situation par lui-même s’il ne voulait rien lui expliquer, ce qui eu pour effet de faire monter encore un peu plus cette tension déjà présente. Eh bien … fais donc tes putain de déductions. Vas-y ! Balance-les pour voir ! C’est la dernière chose que tu auras le plaisir d’avoir avant de dégager. Face à ce regard noir que lui lançait Enoch, la mâchoire de son cadet se crispait et un petit rire nerveux lui échappa. Sérieusement, tu te fous de moi ? Tu préfères que ce soit moi qui l’énonce à voix haute pour que tu ne sois pas obligé de le dire, c’est ça ? Il ne savait où mènerait cette perche tendue, pourtant il savait qu’il fallait passer par ce genre de querelles pour que chacun entende raison. Je n’ai pas besoin d’être un expert pour comprendre que tu as eu un souci de santé. Un truc en rapport avec le boulot ? Oui, très certainement, je pariais là-dessus. Je dirais même que tu es en convalescence vu que maintenant tu es debout, comparé à ce fameux jour à l’aéroport. Un souvenir qu’il ne pourrait oublier. Mais tu vois le pire, c’est que je parie, je déduis, j’émets des hypothèses mais le principal intéressé, en l’occurrence toi, tu ne m’as rien dis. Je n’en ai rien à faire que tu sois en fauteuil, avec une canne, unijambiste ou que sais-je encore : tu restes Enoch, et tout ce que je vois, c’est que tu ne vas pas bien. Et là non plus, même si je suis très mauvais dans ce domaine, j’y vois assez clair. C’était peut-être à nouveau des paroles maladroites de sa part, pourtant il s’exprimait Celian, bien plus que d’habitude. Et je m’inquiètes pour toi parce que j’ai déjà fait cette connerie une fois d’être borné dans mon silence, je ne le referais pas une deuxième fois. Et je ne te laisserai pas toi aussi la refaire une deuxième fois. Voilà, tu es content ? Il était inquiet Celian : pour une fois, il avait mis des mots là-dessus…
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Sujet: Re: Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. ( le Lun 25 Juin 2018 - 11:50 )
Celian le gonfle, ouais. Le gonfle à le connaître tellement bien. Trop bien pour être honnête. Qui d’autre que lui pouvait savoir à la perfection comment le repousser dans ses retranchements ? Comment l’agacer au point de lui faire péter une coche et réveiller le volcan qu’Enoch tente de maintenir endormi, préférant se brûler lui-même avec cette lave qui prend de plus en plus l’apparence d’une bile corrosive qui le dévore de plus en plus. Si Enoch se sentait supérieur à la majeur partie des personnes, il n’y avait qu’une seule poignée à qui il se sentait égale à égale. Celian en fait partie. En faisait partie car aujourd’hui l’imparfait s’impose à lui, Enoch n’est plus l’égale de son ami. Son corps étriqué, son esprit affaibli en fait un être inférieur et son orgueil ne supporte pas cette vision des choses, cette sensation. De façon général, l’italo-britannique n’a jamais aimé se sentir faible mais comment se sentir autrement avec un corps qui part en vrille ? Qui souffre à n’en plus finir ? Qui lui ôte toute perspective de vivre comme il le voudrait. Prisonnier de ce corps chiffonné, la voilà sa condamnation. Ses sourcils se froncent quand sa bouche devient silencieuse face à la provocation de son meilleur ami. Il ne soufflera aucun commentaire, la vérité étant qu’effectivement Celian est un très bon imitateur. Il a toujours su l’imiter à la perfection quand l’éclopé sait aussi très bien l’imiter. Des caricatures qu’ils se renvoient toujours l’un à l’autre, des reflets miroirs. Mais aujourd’hui, ça n’a pas le don de l’amuser mais clairement de l’agacer profondément. « Mais je t’en prie, Celian. Ne ronge pas ton frein pour moi. Grand bien t’en fasse si elles vont très bien. Pour c’que j’en ai à foutre » Parce que les siennes, non, n’allaient pas bien du tout. C’était le cas bien avant que Celian ne débarque mais ça s’empirait encore plus maintenant que sa présence le confrontait et le forçait à faire face à sa nouvelle impuissance et son infériorité qu’il n’accepte pas. « Oh ! Oh ! La belle petite leçon de morale est de sortie. Ouuuh ! J’en tremble. " Moi j’essaie d’apprendre de mes erreurs comparé à certains " Je sens la remise en question monter en moi » Voilà que les habitudes étaient dures à perdre et Enoch se mettait lui aussi à devenir imitateur. L’insolence prend possession de ses iris, des traits de son visage quand pourtant, la vérité est autre. Enoch voudrait prendre le large, voiles au vent comme une flopée de Caravelles. Juste se terrer dans sa tanière de solitude mais sur l’autoroute vers la paix, au péage, Détective Andrei lui fait barrage et semble bien décider à ne pas le laisser se tirer d’affaire aussi facilement. « Putain ! » Exclamation accompagnée de sa canne qu’il fait claquer contre le parquet du salon. « C’est moi qui me fout de toi ? Mais toi aussi tu te fous de ma gueule. Non seulement, tu viens me balancer de belles leçons de morale en pleine figure mais en plus tu viens remuer le couteau dans la plaie, la bouche en coeur ? Tu veux l’entendre de ma bouche ? C’est ça que tu veux ? Bien … Je ne retrouverai pas mon corps d’avant, ni la vie que je menais sûrement, vie que j’aimais énormément telle qu’elle était soit dit en passant. Voilà, je te l’ai énoncé à haute voix, ça te soulage ? Ca te fait plaisir ? Sir Andrei, est-il satisfait ? » Enoch est injuste, il le sait mais a des lacunes pour s’exprimer correctement, surtout démêler ses émotions. Émotions qui partent en vrille depuis la fusillade qui lui a coûté son genou, son poumon et son retour à Naples n’arrange pas grand-chose. Une personne bien constituée émotionnellement aurait juste ouvert son cœur, aurait raconté les tortures de son esprit, ce qu’il ressent et aurait expliqué son comportement inapproprié : le silence, le rejet d’une épaule amicale qui a toujours été là depuis le début. Mais Enoch n’est pas constitué correctement émotionnellement, il semblerait qu’il était déjà un handicapé avant la fusillade, ouais, des émotions. Le barbu hoche la tête, reste silencieux face à la tirade de son ami, une grimace se formant sur son visage. Pas réellement par les mots énoncés par son acolyte mais plutôt par la douleur qui se réveille dans sa jambe. Douleur qu’il tente de soutenir pour ne pas forcer à s’asseoir. Ses doigts se serrent sur la poignée de sa canne, le force à se plier légèrement, allégeant le poids sur sa jambe faible. « Je t’entends, Celian. J’entends ton point de vue mais il ne change en rien le mien. » Ce qui finit d’achever cette attitude un peu trop abrupte, ce sont les dernières phrases de son précieux ami et les mots qu’il semble poser sur ses ressentis. Parmi toute les provocations balancées, c’est ça qui fait mouche et qui met à mal ses barrières. La douleur de sa jambe mêlée à ce fiasco émotionnel ont raison de lui et le poussent à se diriger vers le canapé pour s’asseoir, étendant sa jambe pour en souffrir le moins possible. « Si je suis content ? Peut-être oui, de voir que l’androïd que je connais s’humanise » Simple remarque qu’il laisse planer, camouflant le faite d’avoir été touché en plein dans le mille par le dit androïd. Ses doigt pincent l’arête de son nez un instant avant que de soupirer, éprouvant de la difficulté à s’exprimer à son tour. « En vérité … » Il s’essaie le Volpino et il le ferait pas pour n’importe qui. « C’est que … » Mais il s’y essaie sincèrement parce que la personne en face de lui est quelqu’un qu’il estime grandement et qui a une place de choix dans sa vie comme dans le bordel incessant de ses sentiments. « Je n’en ai pas rien à faire d’être en fauteuil ou en canne face à toi. Ca m’en coûte d’être si diminué et davantage face à toi. J’étais ton égale et je ne le suis plus. Pour toi, je reste peut-être « Enoch » mais je n’en suis que la moitié maintenant et ça, je n’arrive pas à l’accepter. Regarde-moi, avec cette canne, à pas pouvoir tenir debout plus de 15 minutes, on dirait déjà un grand-père et toi, tu pourrais être mon petit-fils » Le barbu perd son ton dur et ce visage si glacial, lâchant peu à peu sa résolution de rejeter son ami comme un moins que rien, se rendant enfin compte qu'il n'y arrivera sûrement pas.



Certains moments ont un goût d’éternité.

All of our frustrations on hold 'Cause you don't know the life that I know. You need love but I'm in my zone. I know, I know, I know, I know you deserve better. Someone that give you all the things that I could never. I'd love to be the one that stays with you forever © signature by anaëlle.
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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Celian - My best unbeaten brother, this is all I see : darkness. ( le Ven 20 Juil 2018 - 23:22 )
My best unbeaten brother, this is all i see : darkness.

Cette conversation ne pouvait que tourner au vinaigre de toute façon : dans d’autres circonstances, Enoch et Celian se seraient compris. Ils se seraient compris dans leurs mots à demi-parlé, dans la signification qui était caché derrière chacun d’entre eux. Ils se ressemblaient tous les deux. Enormément. Ils se connaissaient également. L’expression, le ressenti : aucun des deux n’était très doué pour cela, Celian le champion même de sa catégorie, mais c’était dans cette similitude qu’ils se comprenaient. Le scientifique tenait bon dans le salon de son ami, comme si ses deux pieds étaient ancrés dans le sol et se refusaient à bouger. Se refuser à partir du moins car des pas, il en avait déjà fait. Quelques-uns mêmes pour devenir arrangeur, pour se retrouver face à Enoch, face à cet ami qui essayait de le tenir éloigné depuis si longtemps. Lui qui l’avait repoussé à l’aéroport alors que le cadet cherchait à comprendre ce qui lui était arrivé. Un événement dont il n’avait pas eu connaissance. Sans qu’il puisse y mettre des mots ce jour-là, cette attitude l’avait blessé. Son manque de confiance envers lui : c’était de cette manière qu’il l’avait interprété, même si cela n’était pas forcément l’intention ou le ressenti de son aîné, c’était ce sentiment qui persistait en lui. Alors il avait décidé de le confronter sans tourner autour du pot. Sans y aller de main morte : ce qu’Enoch semblait très bien lui renvoyé. Lui non plus ne souhaitait pas abandonner ses positions. Pour une raison dont Celian ignorait tout, il avait décidé de ne pas le laisser l’aider. A force de se heurter à cette forteresse si bien gardée, les filtres avaient sauté : Celian regretterait forcément certaines paroles, qui en temps normal auraient été comprises par son aîné, il ne se serait même pas gêné non plus pour lui faire remarquer. Mais pas aujourd’hui, au contraire. Mais je t’en prie, Celian. Ne ronge pas ton frein pour moi. Grand bien t’en fasse si elles vont très bien. Pour c’que j’en ai à foutre. Pourtant quiconque connaissait un tant soit peu le Brunet savait que laisser sa fierté de côté pour faire le premier pas était une chose qu’il n’accordait qu’à peu de monde. En réalité, ils n'étaient que deux à avoir eu ce privilège. Adelina, lorsqu’il eut compris que s’il ne faisait rien la jeune femme allait foutre sa vie en l’air et Enoch à l’heure actuelle. Oh ! Oh ! La belle petite leçon de morale est de sortie. Ouuuh ! J’en tremble. " Moi j’essaie d’apprendre de mes erreurs comparé à certains " Je sens la remise en question monter en moi. Le ton du Barbu essayait à son tour d’imiter celui de son camarade. Vieille habitude.Tu te reconvertis dans l’imitation ? Oublie. Avec une pointe d’insolence à son tour, il imita mot pour mot, la phrase que le Barbu venait tout juste de lui sortir avant. C’était une tension plus qu’électrique qui animait maintenant leur conversation.

En temps normal, Celian serait déjà parti en claquant la porte or dans ce souci de ne pas reproduire les mêmes erreurs, il était resté. La façon dont il choisit ses mots suivants n’eut peut-être pas l’effet escompté. Putain ! C’est moi qui me fout de toi ? Mais toi aussi tu te fous de ma gueule. Non seulement, tu viens me balancer de belles leçons de morale en pleine figure mais en plus tu viens remuer le couteau dans la plaie, la bouche en coeur ? Tu veux l’entendre de ma bouche ? C’est ça que tu veux ? Bien … Je ne retrouverai pas mon corps d’avant, ni la vie que je menais sûrement, vie que j’aimais énormément telle qu’elle était soit dit en passant. Voilà, je te l’ai énoncé à haute voix, ça te soulage ? Ca te fait plaisir ? Sir Andrei, est-il satisfait ? Sir Andrei : clairement, le dernier nommé en arriverait presque à  mettre son poing dans la figure de son ami. Cela le démangeait royalement malgré sa canne claquant sur le sol. Mais bordel tu crois vraiment que cela me fait plaisir tout ça ? Tu crois vraiment que ça m’amuse ? Tu crois vraiment que je suis aussi inhumain que ça ? Bien sûr qu’il ne le pensait pas Enoch mais dans leurs provocations aucun des deux n’arrivaient à démêler le vrai du faux. Je t’entends, Celian. J’entends ton point de vue mais il ne change en rien le mien. Son aîné grimaça entre deux mots et il n’aurait su dire si c’était de sa faute ou celle de ce corps meurtri qui le faisait souffrir. De toute façon à l’heure actuelle, Celian n’avait pas la capacité à déduire quoique ce soit. Par contre, maladroitement, il sut mettre un mot sur ses intentions. Un mot d’explication sur le pourquoi il était si insistant. Pourquoi il avait été si touché par le silence d’Enoch : il s’inquiétait.

L’aîné allait s’installer sur le canapé, étirant et étendant sa jambe au maximum comme si la position debout l’avait fait souffrir au plus haut point depuis avant. Si je suis content ? Peut-être oui, de voir que l’androïd que je connais s’humanise. La tension semblait s’apaiser petit à petit sans que le Brunet puisse comprendre que c’était la portée de ses mots qui l’avaient entraîné. Quoi, mais de quel android est-ce que tu parles ? Sa voix était moins accusatrice, moins tranchante, il ne saisissait pas la portée de sa remarque. En vérité … C’est que … Alors que son ami cherchait ses mots, Celian s’assit à son tour sur son canapé. Une brèche s’était ouverte : une brèche où tous les deux pourraient peut-être enfin essayer de se comprendre. En effet, la voix d’Enoch et son ton glacial se brisent enfin. Je n’en ai pas rien à faire d’être en fauteuil ou en canne face à toi. Ca m’en coûte d’être si diminué et davantage face à toi. J’étais ton égale et je ne le suis plus. Pour toi, je reste peut-être « Enoch » mais je n’en suis que la moitié maintenant et ça, je n’arrive pas à l’accepter. Regarde-moi, avec cette canne, à pas pouvoir tenir debout plus de 15 minutes, on dirait déjà un grand-père et toi, tu pourrais être mon petit-fils. Avec une petite moue et un haussement de sourcil, son cadet ne put s’empêcher de répliquer : Hm, pas sûr. Moi ce dont je me souviens, c’est que c’est moi qu’on prenait le plus souvent pour l’aîné de nous deux. Je ne suis pas persuadé que tu sois déjà prêt à être grand-père. Surtout pas avec un petit-fils comme moi. Leur enfance rocambolesque lui arracha un sourire. J’étais vraiment sincère dans ce que je disais avant : je ne vois qu’un frère, le reste je m’en fous. Adelina : elle avait vraiment changé le bonhomme qu’était le scientifique. Se pinçant l’arête du nez, il essaya d’être à la hauteur des efforts d’Enoch. C’est pas un fauteuil ou une canne qui vont définir ce que tu es : si tu m’avais un tant soit peu impliqué, j’aurais pu te le dire plus tôt et on aurait pu éviter tout ça. Cela pouvait s’apparenter à un reproche, mais il n’en avait pas la forme ni l’intonation, au contraire l’accusation de sa voix semblait avoir disparu. Même si je peux comprendre ton point de vue : j’aurais peut-être fait la même chose. J’aurais peut-être aussi été un vrai con… Bon Dieu : pourquoi exprimer ce genre d’émotions paraissait si compliqué ? Mais je n’ai jamais été ton égal : c’est toi le plus admirable de nous deux. Je pense que cela remet les balances à l'équilibre et que cela doit résout une partie de notre problème, non ? Même s’il disait le contraire, que Celian était le plus mature d’eux deux, c’était bien vers son aîné qu’il avait dirigé une partie de son admiration quant il était jeune. Un frère qu’il n’avait jamais eu. J’ai toute la journée devant moi. Fidèle au principe qu’il s’était fixé, le Brunet ne partirait pas tant que son aîné ne lui aura pas donné le fin mot de cette histoire, tant qu’il n’aura pas saisi l’intention se cachant derrière. Tant qu’il ne l’aura pas aidé dans cette étape. Dans cette épreuve. Celian le scientifique si détaché ne l’était peut-être pas autant que cela lorsqu’un de ses amis chers, était impliqué…
Codage par Libella sur Graphiorum


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Je ne sais rien de ce qu'on appelle le destin, pourtant en cet instant, je ressens soudain ce besoin de croire qu'il est present
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