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- La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael -

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Michael ChapmanToujours frais après un litre de café
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Sujet: La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael ( le Dim 13 Mai - 17:27 )
Il gara la voiture et en sortit, prenant son temps : la soirée était calme et fraîche, ce qui était assez rare avec le retour de l’été si proche, si bien que les napolitains avaient enfin l’impression de respirer. Eux, et surtout lui ! Il avait encore du mal avec les grosses chaleurs qui pouvaient s’abattre sur la ville, loin de celles qu’il avait connu aux USA. Ici, tout était plus étouffant, plus difficile parfois à gérer et accepter alors que la mer était si proche et aurait dû apporter davantage de fraîcheur.
Il vérifia qu’il avait bien le portable d’Alex dans sa poche avant de se diriger vers l’entrée du nid d’amour du couple : cet imbécile l’avait oublié au bureau et il avait sonné plusieurs fois avant que Mike ne se décide, excédé, à le retourner à son propriétaire par la voie la plus sûre. Il avait été sage et n’y avait jeté qu’un micro coup d’œil, histoire de savoir si ce n’était pas Alexander qui le harcelait ainsi, imaginant parfaitement le couple en train de se disputer, l’un enfermé dans sa chambre à pianoter des textos enflammés et l’autre coincé derrière la porte à hurler sa frustration…
Pas d’Alexander incendiaire en vue sur l’écran, mais l’application que lui-même utilisait si fréquemment lui sauta aux yeux et il avait bugué un court instant, se demandant s’il s’agissait bel et bien du portable d’Enrik… Depuis quand utilisait-il cette application ? Etait-ce un moyen détourné qu’il avait trouvé pour s’adresser à son époux ? Ou…. Flirtait-il avec d’autres personnes ?

Les questions avaient tourné en boucle dans son esprit avant qu’il ne se décide à ramener l’objet à son propriétaire. Etrangement, certain qu’Alexander sauterait sur l’occasion inespérée d’avoir le téléphone de son époux dans les mains si jamais Mike ne s’y prenait pas subtilement, il avait éteint l’appareil, espérant que le code d’Enrik soit opérationnel afin d’éviter toute intrusion, et il avait parti rejoindre sa voiture.
Appuyer sur la pédale d’accélération lui arracha une grimace : non seulement la journée avait été longue et sa jambe ne supportait plus les tiraillements qu’il ressentait depuis quelques heures, mais ce geste devenait de plus en plus difficile à accepter pour lui-même. A chaque fois, et il s’en maudissait avec force, il se revoyait lors des courses. Il avait l’impression terrible d’entendre les cris de la foule et le vrombissement des moteurs tous proches des concurrents… Il avait fini par détester prendre sa voiture, au point de s’acheter une vespa pour se déplacer au centre ville. Pour ce soir il n’avait pas le choix, le trajet serait trop long jusque chez Enrik, et il aurait volontiers maudit son ami rien que pour cela.

Il prit le temps de se reprendre une fois devant la porte, espérant qu’il ne boiterait pas trop une fois à l’intérieur, et appuya sur la sonnette d’entrée. La porte s’ouvrit et machinalement – par habitude aussi puisqu’il connaissait bien le couple – il déclara d’emblée :

- Désolé de te déranger chez toi Enrik mais…


Ce n’était pas Enrik mais Alexander devant lui, et il s’arrêta net. Enrik ouvrait toujours la porte quand il était là, peut-être pour éviter toute perturbation à son époux. Ce qui ne pouvait signifier qu’une chose : son ami n’était pas là.

- Il… n’est pas là, c’est ça ?

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Alexander ZorziLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael ( le Dim 13 Mai - 20:48 )

« Tu poses 2 et tu retiens ? » Alexander haussa un sourcil en même temps qu’il trempait un biscuit dans son café au lait. Assis avec Elijah dans le salon, ils étaient tous les deux penchés sur les devoirs du petit garçon qui n’avait pourtant qu’une hâte, rejoindre ses camarades à l’extérieur pour une partie de foot. Chose que le père autorisait seulement une fois les corvées achevées. Cela l’agaçait parfois, parce que la plupart de ses camarades dévalisaient le frigo avant de se ruer dehors mais au moins une fois que le plus difficile était passé, Elijah avait sa soirée de tranquillité. Il observa le garçon noter avec application sur son cahier et se pencha pour embrasser sa tempe en le félicitant. C’était un enfant intelligent mais il tenait beaucoup de son père déjà, et pas seulement sa chevelure flamboyante mais aussi son côté artiste, un brin rêveur et lunaire et qui avait besoin d’être canalisé. Il sursauta, en entendant la sonnette de la porte d’entrée et le gamin leva un regard inquiet vers Alexander.
« Tu veux que j’y aille P’pa ? »
« Non fini ton exercice, il ne te reste qu’un calcul. » Il ébouriffa sa tignasse en se levant.
« Ca se trouve c’est Diego. » Qu’il fit, le nez dans son cahier.
« Oui c’est vrai qu’on a traîné un peu ce soir. » Répondit Alec en se dirigeant vers la porte d’entrée, s’attendant à un groupe de gamins impatients devant lui. Il cligna des paupières, étonné d’y trouver Michael, et le considéra un instant en silence, surpris.

« Euh… Non je le croyais au travail. »
Répondit-il d’une voix blanche, se grattant le front juste au dessus de son sourcil, à un Mike qui cherchait son patron et ami. « Entre Mike... » L’invita-t-il, ne voulant pas le laisser inutilement debout sur leur perron. Il s’écarta juste à temps pour éviter Elijah qui se ruait à l’extérieur, saluant l’ami de ses parents au passage en hurlant à tue-tête. « Je te sers quelque chose à boire ? Je viens de faire du café mais j’ai aussi du vin… De la bière. Comme tu veux. » Dit-il, invitant l’homme à le suivre jusqu’à la grande cuisine. Là il se saisit de son téléphone et essaya immédiatement de joindre Enrik mais tomba sur sa messagerie. Il lui laissa donc un texto, tandis que Michael l’informait de son choix.

Citation :
Michael est à la maison ?!
Tu vas bien ?
Bisous.

« Pardon je… Il ne répond pas au téléphone. J’ai aucune idée d’où il se trouve. » Informa-t-il le grand blond, se grattant le crâne et haussant les épaules avant de lui servir à boire, essayant d’ignorer l’angoisse qui lui tordait l’estomac. « Ca fait plaisir de te voir. Tu passes rarement. » Constata-t-il, pinçant les lèvres alors qu’il se reprochait immédiatement la remarque. Le vide s’était fait peu à peu autour de lui depuis qu’il avait été diagnostiqué et les visites à la maison se faisaient rares. Comme s’ils craignaient tous qu’il ne leur saute à la gorge, ou s’effondre en pleurs dans leurs bras. Il comprenait. Cela ne voulait pas dire que ça ne le blessait pas.

« Comment est-ce que tu vas ? Vous êtes plutôt débordés au boulot en ce moment. Les contrats pleuvent… Avec Vogue et tout. Tu t’imaginais un truc comme ça ? » Est-ce que ça lui plaisait surtout ? La photographie était à des années lumière de la course automobile. Il n’avait pas eut d’autre choix que de dire adieu à sa carrière dans la course, mais en fin de compte, est-ce que cette nouvelle vie lui plaisait ? Ou est-ce qu’il se sentait toujours redevable envers Enrik qui lui avait offert une porte de sortie. « Je dois avoir des trucs à grignoter aussi, tu en veux ? Ca te dit d’aller sur la terrasse ? » Interrogea-t-il Michael. « Si t’es pas pressé bien sûr. » Ce n’était pas prévu, mais ça lui faisait du bien de voir un autre visage de temps en temps.


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Michael ChapmanToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael ( le Lun 14 Mai - 22:28 )
Cela faisait un moment qu’il n’était pas revenu dans la demeure du couple, pour la simple et bonne raison qu’il se sentait toujours aussi démuni face à Alexander. Il aurait voulu ne pas être un salaud, ne pas ressembler à ceux qui l’avaient jugé et abandonné après son accident, mais une part de lui-même avait encore du mal à rester neutre face à son ami. Et quelque part, il se détestait pour cela, il se haïssait de ne pas être capable de voir au-delà de la douleur d’Enrik pour comprendre celle d’Alexander. Il savait que l’homme ne feignait pas et ne profitait pas de manière insensée de son époux, mais… Il voyait chaque jour Enrik souffrir un peu plus, même si l’homme tentait de rester discret, et il ne pouvait nier que son point de vue évoluait et qu’il avait du mal à ne pas, parfois, en vouloir un peu au brun de gâcher ainsi la vie de son meilleur ami. Il refoulait vite ce genre de pensées devant l’homme, mais cette part de lui-même s’agrandissait au fur et à mesure que le moral d’Enrik baissait.
Comprenant que le roux n’était pas chez lui, il faillit s’excuser et faire demi-tour. Réellement. Il s’en serait voulu à mort après, mais sur l’instant, avec le portable d’Enrik dans la poche et l’impression d’avoir déclenché une avalanche émotionnelle chez Alexander, il n’était sûr de rien. Il connaissait la paranoïa du brun, avant entendu parler de ses peurs par Enrik, et ne pouvait que deviner ce que la pensée de ne pouvoir joindre Enrik, privé de portable, allait provoquer chez Alexander.
Alors bêtement, il garda l’appareil dans sa poche et n’en pipa mot. Laissant même Alexander appeler son époux et le regardant avec une demi-culpabilité teintée d’un léger soulagement.

- Un café sera parfait.


Il avait encore de la route et avait appris à ses dépens depuis un long moment qu’alcool et conduite ne faisaient pas bon ménage. Il se vengerait une fois chez lui, loin de la tempête Alexander, une fois sûr qu’il ne marcherait plus sur des œufs à chaque instant.
Où était passé le jeune homme d’autrefois, celui qui aurait pu ravir également le cœur de Mike s’il l’avait rencontré avec Enrik ? Ce jeune homme pétillant qui semblait un peu hors d’atteinte, perché dans cette bulle de bonheur qu’il partageait avec son époux ? Mike les avait parfois enviés, se demandant ce que cela serait d’avoir quelqu’un à soi, et uniquement à soi. Ce genre de pensées était passager : généralement, il préférait les chasser rapidement de son esprit pour se concentrer une nouvelle fois sur l’instant présent.

- Ecoute, il doit être dans les bouchons sur l’avenue principale. C’est la cohue en ce moment avec le festival d’été qu’ils organisent. Tu verrais ça…

Erreur. Mauvais choix de phrase. Alexander ne sortait que rarement désormais et Mike le savait, mais s’en était rappelé trop tard : il se mordilla la lèvre inférieure, se sentant idiot.

Se passant une main dans les cheveux, il tenta de reprendre bonne figure et hocha la tête, ignorant le léger reproche dans la voix d’Alexander pour se concentrer sur le travail. Et uniquement le travail.

- C’est vrai qu’on n’arrête pas mais ça fait du bien de ne plus savoir où donner de la tête. De ne penser qu’au boulot, je te jure. Et Enrik a un talent incroyable : si Vogue ne nous embauche pas pour une nouvelle série de photos, c’est qu’ils n’ont aucun goût !

Il se rapprocha et désigna un fauteuil proche d’un air désolé :

- Ça ne te dérange pas que je me pose un instant ?


Etrangement, si Mike cachait toujours ses petites faiblesses aux autres dans un souci d’absolution pour ses erreurs passées, il baissait totalement la barrière avec Alexander. Etait-ce par sentiment d’égalité ? L’impression que l’autre comprendrait sans jamais avoir seulement l’idée de le juger ? Ou parce que face à la vulnérabilité d’Alexander, il osait enfin exposer un peu la sienne, en signe de déférence et de sécurité ?
Il ne s’en rendait même pas compte. Mais cette jambe qui le tiraillait tant ce soir, il osait l’avouer à demi-mot au brun, alors même qu’il aurait juré devant tous les dieux qu’il n’avait jamais vénérés à Enrik qu’il se portait comme un charme.

Il se laissa couler dans le fauteuil, se baissant juste le temps de masser un peu son mollet, avant de se redresser en adressant un sourire chaleureux au brun.

- T’ennuies pas à me ramener de quoi grignoter, j’ai pas plus faim que ça. Sauf si ça te fait plaisir, évidemment.

Il tapota le canapé non loin de lui, incitant son ami - même si parfois, la fragilité de ce lien l'horrifiait - à s'asseoir près de lui.

- Enrik ne va pas tarder. J'avais juste un truc à vérifier avec lui, trois fois rien. On peut en profiter pour papoter : t'as raison Alex, ça fait un bail !

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Alexander ZorziLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael ( le Mar 15 Mai - 15:58 )

« Il avait peut-être quelques courses à faire et il ne capte pas dans le magasin. » Fit Alexander, donnant du grain à moudre aux hypothèses un peu bancales de Michael, bien qu’il servait le café sans lâcher du regard l’écran de son téléphone. Il se força à chasser de son esprit toutes idées déplaisantes sur un possible accident et se focaliser sur la présence du jeune homme dans leur demeure. Il aurait de toute façon été futile de chercher à en savoir d’avantage en s’adressant à Michael, puisqu’il était d’avantage l’ami d’Enrik que le sien. Il les savaient proches, son mari n’aurait pas confié cette place d’assistant à n’importe qui, ni ne l’aurait soutenu à travers l’épreuve d’un accident et d’une longue rééducation. Et il respectait ce lien privilégié entre les deux hommes. Il estimait assez Michael pour lui accorder sa confiance et se persuader que les ayant connus heureux, jeunes mariés et papas il voudrait les préserver. Mais il était conscient également d’être un poids et des dégâts causés par certaines de ses crises. Si l’assistant en recevait la confidence, il était presque naturel que son regard envers lui change. Il n’y avait rien qu’Alexander puisse vraiment y faire mis à part être reconnaissant de ces parenthèses offertes dans le jeu d’évitement qu’il avait entrepris avec lui. Il savait qu’il n’était pas facile à manier. Il le comprit quand l’expression de Michael s’assombrit après avoir mentionné le festival. La bouche d’Alexander s’était aussi asséchée et il en avait la nuque moite. Autrefois il se serait réjouit de tels événements. Aujourd’hui il se demandait seulement s’il aurait la force d’y aller pour manger une glace.

« Oh oui… Elijah est excité comme une puce pour le festival. » Évoqua-t-il néanmoins avec un air rêveur dans le regard et un demi-sourire. « Il veut aller à la fête foraine. On a toujours dit qu’il était un peu petit pour les autos-tamponneuses et qu’il devait attendre encore. Tu sais, y a que des ados sur ces trucs là. Mais Enrik a promis que cette année il l’emmènerait. Du coup… Il a même réussit à garder un peu de son argent de poche, c’est te dire la motivation... » Il voulait essayer de rendre les choses le moins malaisantes possibles pour Michael. Il ne lui serait pas venu à l’idée de lui passer un coup de fil pour avoir de ses nouvelles mais maintenant qu’il était là, il ne voulait pas le voir fuir comme s’il avait la peste. Heureusement, ils pouvaient toujours parler boulot. Un terrain plutôt safe, et excitant. Une bouffée de fierté l’étreignit en pensant à la réussite de son époux. Vogue était un gros morceau, un monument dans le domaine de la mode et de la photographie. Un tremplin pour un studio qui fleurait avec le succès, de quoi le rendre pérenne.

« C’est vrai que… oh oui installe toi. Je suis bête je blablate tellement que j’en oublie l’essentiel. Tu sais bien que tu es ici comme chez toi. Désolée si je suis distrait c’est vrai que je m’attendais pas à de la visite... » Il réajusta son pull sur ses épaules et passa une main dans ses cheveux, se demandant s’il était seulement présentable. Pour faire bonne figure, il retira ses lunettes et les posa sur le comptoir puis s’attela à rassembler un plateau avec de quoi grignoter. Au cas où la présence d’Enrik venait à se faire désirer et que Michael n’ose pas réclamer. Il y avait une distance un peu froide entre eux qu’il était difficile d’ignorer. Du coin de l’œil il le vit se masser le mollet et il fronça les sourcils, certain qu’Enrik n’avait pas mentionné que sa jambe le faisait souffrir. Il se sentait encore plus maladroit de ne pas lui avoir proposé une siège de suite et entreprit de se rattraper en préparant une petite série de toast improvisés au fromage.

« Ca fait un bail et pourtant regarde toi... » Fit-il, en arrivant avec son plateau de victuailles qu’il déposa sur la table basse avant de prendre place à ses côtés. « Tu n’as jamais pensé à faire mannequin ? Maintenant que vous avez des contacts avec Vogue… Je crois que tu ferais fureur. Tu es tellement beau. C’est scandaleux on dirait que tu as à peine vingt ans. » Les années étaient beaucoup plus clémentes avec son ami qu’elles ne l’étaient avec lui. « Enfin je m’avance… Peut-être que tu préfères être derrière l’objectif ? Tu fais de la photo aussi ou pas du tout ? » Tourné vers lui, un toast à la main, le visage soutenu par son poing il l’observait avec attention, curieux de ce qu’il devenait. Il commençait à croire que la douleur de voir sa carrière de coureur automobiliste était suffisamment distante pour qu’il envisage un autre futur.

« Je t’aurais toujours vu dans la sculpture… Ou la peinture, avec de telles mains... »


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Sujet: Re: La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael ( le Ven 18 Mai - 19:20 )
Alex commençait à s’inquiéter. Avait-il seulement jamais cessé ? Mais Mike n’aimait pas l’idée d’être l’élément perturbateur, d’être celui qui serait à l’origine des cernes d’Enrik le lendemain, de son air fatigué et de ses soupirs. Tout comme il détestait l’idée que le cœur d’Alex se serre sans raison aucune et palpite de peur alors qu’Enrik était probablement sur le chemin du retour, sain et sauf.
Certes, c’était étonnant de ne pas le trouver ici ce soir, mais…. Peut-être qu’Enrik soufflait un peu à côté, peut-être qu’il prenait quelques heures de sérénité loin de la folie tendue de sa propre demeure. Mike adorait rentrer chez lui et se dire que rien là-bas ne pourrait lui arriver, qu’il allait pouvoir s’y reposer sans craindre aucune épée de Damoclès. S’il n’avait pas eu son petit coin à lui…. S’il n’avait pas eu un seul endroit où pouvoir souffler… Serait-il le même aujourd’hui ? Enrik s’était-il trouvé un autre coin à hanter avant de revenir vers Alexander et leur fils ?
L’application lui revint en mémoire violemment et il s’exhorta au calme, ravalant ses doutes au profit d’un sourire toujours aussi chaleureux que d’habitude. Enrik trompait-il son époux ? Après tout, cette application était tout sauf sage ! Lui-même l’utilisait pour s’amuser – et uniquement cela en vérité, mais…
L’avait-il seulement déjà croisé là-bas sans le savoir ? Cette seule pensée l’étourdissait un peu et il attrapa un toast au fromage au passage comme pour caler son estomac et ses divagations. Il était tellement bon qu’il réussit même à lui ôter le goût amer de cette incertitude, et il releva les sourcils comme pour souligner ses dires :

- C’est délicieux Alex. Merci, je ne m’étais pas rendu compte que j’avais faim en vérité. Ou je suis juste gourmand en fait…

Il attrapa un autre toast tout en écoutant Alex qui était revenu près de lui, réussissant à lui sourire malgré la situation et ses pensées étranges. Un petit rire lui échappa même et il secoua la tête :

- C’est dingue comme vous êtes sur la même longueur d’onde vous deux ! Enrik m’a proposé la même chose ! Il me dit que j’aurai mon petit succès et que ça vaudrait le coup.

Il prit un autre toast – décidément gourmand – avant de surenchérir sur un ton un peu plus calme et posé :

- Mais l’idée qu’on regarde des images de moi et qu’on fantasme, c’est….


Un frisson le prit et il fit semblant de s’ébrouer comme pour le chasser, exagérant pour son ami :

- Je préfère vivre ça en vrai. Et je préfère contrôler. Tu sais jamais où ça peut atterrir, ce que les gens vont en faire.

Il haussa les épaules comme pour chasser le sujet avant de se tourner plus franchement vers Alexander, un petit sourire ironique sur les lèvres. Dans la même semaine, on lui proposait deux fois de devenir mannequin et on insistait comme s’il avait vraiment un avenir là-dedans. Or à 35 ans, il savait qu’il n’intéresserait que peu de marques, peu de logos, et avec un tel passé, il serait rapidement mis au placard. Il était en bout de course dans un tel domaine et la perspective de se faire une nouvelle fois éjecter du circuit une fois devenu inutile ne l’enchantait pas vraiment. Professionnellement – contrairement à sa vie privée – il avait terriblement besoin de stabilité désormais.

- Je suis heureux de bosser avec Enrik. Je sais que je peux lui faire confiance et ça n’a pas de prix.

Et si Alex n’avait jamais eu ne serait-ce qu’un soupçon d’idée sur l’effet que la trahison de son manager avait provoqué chez Mike, il put en avoir un avant-goût, simplement donné par l’amertume qui dansait dans sa voix.

- Quitte à dépendre de quelqu’un, autant dépendre d’Enrik. Avec lui, je ne risque rien.

Il tourna un regard soudain intense vers son ami et ajouta :

- Et toi non plus.

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Alexander ZorziLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: La prochaine fois, pense au mode vibreur ! - Alexander / Michael ( le Sam 2 Juin - 19:58 )

« Vous connaissant, toi et Enrik, je dirais que vous avez pu facilement zappé le déjeuner. Il est tellement à fond dans ce qu’il fait, qu’il en oublie le temps qui passe. » Murmura Alexander, le regard perdu dans le vague, un sourire blâme sur les lèvres. Aux débuts de sa maladie, il avait demandé à Enrik de changer de carrière pour se rapprocher de leur famille – ses déplacements étant trop fréquents pour le besoin de stabilité qu’ils avaient – et il n’en était pas très fier. Il savait à quel point son mari aimait la compétition et combien cela allait lui coûter mais il avait besoin de lui à ses côtés. Par chance, Enrik s’était trouvé une nouvelle occupation qui le passionnait. En revanche, tout comme la course auparavant, elle l’avait tenu tout autant loin de la maison. Il ne comptait pas ses heures. Si bien que même si cette fois il rentrait tous les soirs à la maison, les quelques heures qu’il y passait n’étaient pas suffisantes pour leur permettre de se retrouver car l’absence creusait toujours d’avantage la rancune et les angoisses qu’Alexander ressentait.

Son sourire s’agrandit à peine, quand Michael laissa supposer qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes. Il ne pouvait pas avoir plus tort qu’en cet instant. Ils avaient perdus, Enrik et lui, la capacité de communiquer ensemble quand autrefois les mots n’étaient même pas nécessaires entre eux. Une partie des torts étaient imputables à la maladie d’Alexander. Mais l’éloignement d’Enrik n’y était pas non plus étranger. Il saisit un des toast et croqua dedans en le regrettant aussitôt. Manger avait été autrefois un de ses plaisirs et maintenant il devait se forcer pour ingurgiter des portions ridicules. Tout lui échappait et ça le fatiguait.

« Oh. Creepy. J’avais absolument pas envisagé les choses sous cet angle. » Grimaça-t-il, comprenant très bien les sentiments de son ami, car il avait lui-même beaucoup de mal à faire face aux regards que l’on portait sur lui. Pliant le coude pour soutenir sa tempe de sa paume, il observa Michael en se disant que c’était tout de même du beau gâchis. Il y avait quelque chose chez l’homme d’indomptable qui attirait, un peu comme la lumière attirait les papillons. Mais cette aura érotique pouvait être lourde à porter. Il renchérit en insistant sur la confiance qu’il accordait à Enrik et Alexander se demanda réellement si c’était suffisant pour poursuivre une carrière. Si Michael y trouvait autant son compte que son époux.

Il ne tiqua qu’en sentant le regard de son ami sur lui, et son toast lui échappa des doigts quand il aborda brutalement les difficultés auxquelles son couple faisait face. « Merde. » Jura-t-il, alors que le toast partait en miettes entre ses doigts. Parce qu’il contrôlait très mal ses émotions, il sentit les larmes lui monter aux yeux et il se cacha derrière le geste qui consistait à chasser les miettes de son pull et ses cuisses. « Je sais. » Finit-il par lâcher, la voix nouée par la douleur.

« C’est de moi dont j’ai le plus peur. » Avoua-t-il. C’était bien la première fois que Michael adressait l’éléphant dans la pièce. D’habitude il se contentait de filer dès qu’il se trouvait dans les parages et se cacher derrière des sourires polis. Se levant, il alla chercher sur un meuble un paquet de cigarettes laissé là, et s’en allumé une, mordillant dans la chair de son pouce par compulsion. Il checka au passage de nouveau son téléphone, comme si fixer l’écran allait pousser Enrik à lui répondre.

« Les trois quart du temps, je ne comprend même pas ce qui se passe chez moi. » Avoua-t-il, se mordant la lèvre ensuite, se demandant s’il n’allait pas trop loin en se confiant à Michael. Ils étaient amis parce qu’Enrik était dans leur vie à tous les deux, sinon il se doutait bien qu’il n’aurait jamais revu le blond.

« Je suis content qu’il se confie à toi. Je m’en veux de le faire souffrir. C’est juste... » Il haussa les épaules, se sentant impuissant. « …Plus fort que moi. »


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