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- [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Lun 14 Mai 2018 - 22:23 )
« Hé. » Dario lui lance une boulette de papier, le poussant à redresser sa tête vers sa silhouette. Son collègue change de posture, retire ses jambes de son bureau et appuie ses bras croisés dessus, le regard ancré dans celui d’Erio qui se demande ce qu’il peut bien lui vouloir. « C’est pas aujourd’hui le rendez-vous du psy ? » Il l’avait presque oublié celui-là. Toute la semaine, il n’a eu de cesse d’y songer, s’interrogeant sur les bienfaits d’un tel entretien. Sur Lana, ça en aura sans doute, mais sur lui… Tout ce qu’il constate, c’est qu’elle n’a pas confiance, qu’elle n’arrive pas à passer outre son ancienne vie et qu’elle est inquiète de le savoir seul, sans elle. Il ne veut même pas imaginer ce qui se passe dans sa tête lorsqu’ils se quittent le matin, ou quand il rentre tard dans la nuit, après avoir fait des heures supplémentaires. Ces jours-là, sa petite voix qui s’appelle conscience lui souffle de la rassurer en lui envoyant un texto, mais il ne le fait pas toujours. Pas pour la torturer, mais parce qu’il est dépité, blessé. Leur conversation ne lui suffit pas, qu’il mette en avant qu’elle est particulière, qu’il tient réellement à leur relation et qu’il ne compte pas prendre le risque de la ficher en l’air avec quelques parties de jambes en l’air, sans aucune importance, n’a pas réussi à la convaincre. « Hmmm. » ronchonne-t-il, en baissant les yeux sur son rapport qu’il rédige depuis plus d’une heure déjà. « Tu vas pas y aller ? » « Nan. » répond-il, du tac au tac. Lana, il l’aime, vraiment, mais ça l’épuise tout ça. Cette jalousie qui grandit, ne s’étouffe pas. « J’vois pas en quoi un psy peut régler ça, tu vois. J’lui apprendrai rien d’plus. » Dario se laisse tomber sur le dossier de sa chaise, tandis qu’Erio lâche son stylo sur le bureau, agacé. « J’comprends rien. J’savais que c’était compliqué d’être en couple, mais… Depuis que j’suis avec elle, j’suis clean. J’vois personne. J’ai même proposé à ce qu’on partage une chambre ensemble… J’ai l’impression que tout c’que j’fais, c’est juste pas assez. » Et il ignore comment s’y prendre, n’est pas habitué à ça, à une telle prise de tête. Avant Lana, c’était simple, il ne se compliquait pas la vie, flirtait, s’aventurait dans des histoires sans lendemain et il ne regrette absolument pas de s’être posé. C’est juste qu’il trouve ça compliqué, a constamment l’impression d’être à côté de la plaque. « Tu apprendras au fil du temps que les femmes ne sont pas simples à comprendre. » « Pourtant, toi et Sara… » Ca a l’air de se passer. Dario lâche un rire, puis secoue la tête. « Il faudra que je te raconte notre première année ! » Et ça le rassure un peu de savoir que ce couple qu’il admire beaucoup, qui se trouve être l’un de ses modèles, n’a pas connu des jours tout roses. Il n’est pas assez naïf pour le croire, mais il pensait au moins que leur commencement était plus stable. « Et puis, justement, ça pourrait vous aider à mettre les choses à plat. » Et quand bien même ce serait le cas, Erio est juste déçu de devoir faire intervenir une tierce personne pour régler des problèmes qui, pour lui, peuvent se résoudre entre eux. Ils en sont qu’au début. « Lana est une femme adorable. Elle a peut-être besoin d’un peu de temps, simplement. Vas-y. » Dario se lève, accroche son rapport. « Je finis ça. Tu me diras comment ça s’est passé. » Hésitant, il se mord la lèvre, sachant très bien qu’il n’aura juste pas envie de s’adresser à quelqu’un qu’il ne connait pas, mais parce qu’il sent qu’elle est dans le besoin, il ne résiste pas et quitte les lieux après avoir salué et remercié son collègue.

Un peu de temps. Erio veut bien lui en donner, mais doute que ça puisse y changer quoi que ce soit. Ce n’est pas le temps qui effacera ses conquêtes et il se demande un instant si Lana finira par accepter ce qu’il a pu être avant eux, appréhende qu’elle ne puisse pas passer au-dessus, se concentrer uniquement sur ce qu’ils sont en train de vivre. Il regretterait presque son ancien mode de vie qui lui fait défaut aujourd’hui. Arrivé au cabinet, il se présente à l’assistante qui prend son nom. Après avoir affirmé que sa présence a été demandée, Erio s’engouffre dans la salle d’attente qui lui a été désigné. Lana s’y trouve déjà. Son cœur se resserre, alors qu’il s’assoit à ses côtés. « Salut. » Définitivement, il ne sait vraiment pas ce qu’il fait là, mais il est là, présent, principalement pour elle. Seulement pour elle. Si ça ne tenait qu’à lui, il partirait sur le champ.


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Dernière édition par Erio Mazzei le Jeu 31 Mai 2018 - 1:07, édité 2 fois
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Lun 14 Mai 2018 - 23:54 )
Erio ne viendra pas. C’est avec une boule au ventre et cette constatation que Lana se rend à son deuxième rendez-vous de cette semaine chez son psychothérapeute. Elle est dépitée, clairement, et se demande si elle n’aurait pas pu faire plus pour convaincre Erio de venir, pour lui faire comprendre son point de vue et sa démarche. Après leurs SMS, ils se sont simplement contentés de ne pas parler de tout ça, d’agir comme si de rien n’était bien que le malaise était là, malgré tout. Elle aurait pourtant voulu lui faire comprendre que le problème ne vient pas de lui au fond mais bel et bien d’elle et de ce qui se passe au fond de son cœur mais le sujet semble à présent tabou depuis la dernière fois. Tout s’est pourtant bien terminée, en apparence, mais depuis c’est avec anxiété que Lana laisse partir Erio de l’appartement ou encore qu’elle aperçoit son téléphone vibrer le soir quand il est avec elle. Elle se retient pourtant, ne dit rien quant à ses angoisses et refreine ses mauvaises pulsions qui consisteraient à fouiner mais ça lui demande au final énormément d’énergie. En résumé, elle ne s’épanouit pas comme elle aurait pu l’espérer ce soir-là sur le toit et sait par-dessus le marché qu’elle en est l’unique responsable. Erio l’aime, elle en est convaincue mais la petite voix qui lui murmure qu’il ne pourra pas se satisfaire que d’elle semble être la plus forte à l’intérieur d’elle-même. D’un autre côté, elle est consciente que c’est peut-être son attitude qui le poussera dans les bras d’une autre femme et c’est pour stopper ce cercle vicieux qu’elle lui a proposé de venir aujourd’hui. Plus qu’une volonté de son psy, il s’agissait surtout d’une envie de sa part puisque c’est elle qui l’a proposé avant que sa psy n’accepte. C’est sans doute stupide mais elle a besoin de ça, d’un regard extérieur, pour confirmer ce qu’elle pense au fond d’elle mais aussi pour l’aider à avancer vis-à-vis de tout ça. Elle aimerait pourtant tellement que les mots d’Erio lui suffise à apaiser la crise mais leurs passés respectifs gagnent pour le moment la partie. Sa psychothérapeute lui a fait énormément de bien jusque là et, très naïvement, elle avait espéré qu’elle ferait aussi des miracles aujourd’hui. Mais Erio n’est pas là et, seule dans cette salle d’attente, le cœur de Lana se sent bien désemparé. Jusqu’à la surprise. « Salut. » Hébétée, Lana l’observe une seconde s’assoir à côté d’elle avant de finalement prendre sa main dans la sienne. Le regard qu’elle lui lance, rempli de gratitude, vaut tous les mots du monde. Lana sait pertinemment à quel point il a fait un effort en venant ici aujourd’hui et que cet effort il ne le fait certainement que pour elle. Se confier à elle est déjà difficile alors à un psy, elle n’imagine même pas.

« C’est à vous, Lana. » Sa psy et ses ravissants yeux passent l’encadrure de la salle d’attente alors que Lana se lève, ne lâchant pas la main de son petit-ami qui n’a pas d’autres choix que de l’accompagner dans la salle. « Quant à vous, vous devez être Erio, j’imagine. Je suis ravie que vous vous soyez joint à nous aujourd’hui. » Le regard bienveillant que la psy lui lance fait involontairement tiquer Lana, comme si une petite forme de jalousie prenait déjà place face à cette femme belle, intelligente et bardée de diplôme. Peut-être aussi que partager cette femme à qui elle doit beaucoup n’est pas aussi évident qu’elle l’imaginait au premier abord toujours est-il que c’est extrêmement mal à l’aise qu’elle prend place sur le divan. « Alors Lana, nous sommes là aujourd’hui pour évoquer vos problèmes de confiance. Avez-vous avancé, depuis la dernière fois que l’on s’est vu ? » Lana lance un regard hésitant envers Erio, l’espace d’un instant, comme pour savoir ce qu’elle devrait répondre. Pour connaître la limite à ne pas dépasser pour ne pas le blesser plus qu’elle ne l’a déjà fait jusqu’ici. « C’est à vous Lana que je pose la question, pas à votre petit-ami. » Sa psychothérapeute sent son hésitation et pose son regard insistant sur elle. Un regard qui la fait craquer à chaque fois. « Absolument pas. » Et c’est horrible à dire car si les mots d’Erio l’ont soulagé temporairement, ils n’ont finalement rien réglé au problème. « Et vous Erio, comment est-ce que vous vivez tout ça ? » Cette fois-ci, si le regard de Lana se pose sur son petit-ami c’est que c’est à son tour d’être concerné par une question. Et franchement, la réponse l’intéresse beaucoup.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Mar 15 Mai 2018 - 22:30 )
La main de Lana dans la sienne le persuade qu’avoir écouté Dario était la bonne solution. Erio n’en reste pas moins oppressé. La situation est étrange, le ramène à sa jeunesse où il changeait de psychologue tous les trois-quatre séances. Aucun n’a réussi à obtenir une confidence. Se confier n’est pas une mince affaire, si bien qu’il appréhende, espère secrètement qu’il n’aura pas à s’exprimer. Le problème ne vient pas de lui. Il sait qu’il a bien des soucis à régler, mais il ne souhaite pas les mettre entre les mains d’une personne qu’il ne connaît pas. La boule au ventre, il suit le mouvement et se lève une seconde après sa petite amie lorsque sa thérapeute apparaît. Silencieux, il entre dans la pièce, puis acquiesce simplement d’un signe de tête. Oui, c’est lui et il se renferme comme une huître souhaitant protéger son trésor, ne se sent même pas de lui adresser un mot pour la saluer. Il se contente de s’installer sur son siège, s’appuyer avec son bras sur l’accoudoir. La première question le fait tiquer. Les yeux baissés, fixés sur ses chaussures, Erio attend une réponse qui arrive, qui lui déplaît. La voilà la vérité : elle ne fait pas confiance et ça le frustre, si bien qu’il n’a pas la moindre envie de la regarder. Détournant son attention sur la décoration de la pièce, il remarque un tableau, une vieille peinture qui ne l’attire pas, l’observe jusqu’à ce qu’on l’interroge. Lui. Doit-il réellement répondre à ça ? « De quoi ? Comment j’vis qu’elle me fasse pas confiance ou qu’on doive passer par la case psy pour régler un problème dans notre relation qui voit tout juste le jour ? » Et comme toujours, il se braque, parce que de son point de vue, c’est anormal. S’il n’était pas convaincu que ça en valait la peine, s’il n’était pas amoureux de celle qui se trouve à ses côtés, Erio aurait pris ses jambes à son cou et se serait barré depuis bien longtemps, mais il s’accroche, sans savoir exactement où ils vont, si ça durera. « Il y a des couples qui s’font un ciné, des petits restos sympas, qui s’font des virées je-ne-sais-où. Moi, ma copine m’donne rendez-vous chez un thérapeute. La joie. Ca donne vraiment envie d’se lancer. » lâche-t-il, en ronchonnant, tandis qu’il s’affale sur son siège. Entre eux, rien n’est comme tout le monde, tout est atypique, mais la vérité, c’est qu’il aurait aimé qu’après avoir officialisé, les choses s’atténuent entre eux. Il en vient à se demander pour quelle raison elle s’est donnée tant de peine à disposer le peu de meubles installé sur le toit, près du vide, à tenter de le convaincre de l’écouter et il l’a fait, il a cédé également, a laissé de côté toutes ses incertitudes pour se plonger dans une histoire qui s’avère être un peu bancale. « J’pense en fait que j’serai jamais parfait pour toi. » Là, il tourne la tête vers elle, pour la première fois depuis qu’il a pris place à l’intérieur. « Et que tout ce que j’dirais ne te suffira pas. » Sur le moment, ça l’a touchée, il le sait, mais ses démons semblent être revenus. Lana ne se sent pas en sécurité et lui ignore quoi faire pour l’aider à surmonter cette phase par laquelle elle passe. « Mon ancien mode de vie, ça fait partie de moi, j’peux pas l’effacer et si tu peux pas passer outre, alors… J’sais pas quoi faire. » Il n’a pas envie de les abandonner, tient réellement à elle, mais se demande vraiment si lui est quelqu’un d’assez bien pour Lana. S’il est à la hauteur de ce qu’elle demande dans la vie et la seule réponse qui lui vient, c’est non. Non, il ne sera jamais assez bien. Non, il ne fera jamais ce qu’il faut. Oui, son passé de coureur sera toujours handicapant. Et enfin, jamais elle ne réussira à lui accorder sa confiance à 100 %. C’est probablement ce qui le blesse le plus. Erio le prend pour lui, forcément, d’autant qu’il a vraiment l’impression de faire des efforts, de faire ce qu’il peut pour que ça fonctionne entre eux, même si c’est maladroit, mais il est novice dans ce domaine et apprend. « J’sais de quoi j’ai envie. J’suis sûr de moi. » Eux. Elle. C’est ce qu’il veut, Erio. Cette vie avec elle. « Mais j’me demande si tu t’voiles pas la face. » Aveu qui le tiraille, qui resserre ce cœur qui s’accroche, mais qui doute. « J’me demande si c’est vraiment moi que tu cherches. » Ou si ce n’est pas un type de passage, lui permettant de reprendre un peu confiance en elle, avant de trouver réellement celui dont elle a réellement besoin.


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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Mar 15 Mai 2018 - 23:20 )
Son appréhension quant à la réponse d’Erio s’avère justifié. Erio est furieux, elle le voit bien et si elle le comprend quelque part, ça ne l’empêche pas de persévérer dans son idée. Oui, cette rencontre chez le psy est totalement bizarre, notamment pour un début de relation, mais en est-ce vraiment un ? Leur histoire commune remonte à des mois à présent, a été semé d’embûches et d’épreuves diverses. Il en ressort une relation solide mais aussi terriblement fragile à la fois, du fait des nombreux yoyos qu’ils ont pu vivre. Entre eux, ça a d’abord été le froid à son installation à l’appartement, puis le chaud tout à coup, puis le froid avec le retour de Fabio, le chaud après la Saint-Valentin et ainsi de suite pour en arriver là où ils en sont aujourd’hui. Il semble tous les deux dans des montagnes russes permanentes, aux mains des caprices du destin. Cette fois-ci, ce dernier prend la forme de la jalousie incontrôlée de Lana, ayant refait surface à la suite d’un évènement impromptu. Cette photo qu’elle a trouvé dans ce téléphone alors qu’elle n’y cherchait à la base rien de tel a tout bouleversé, soufflant sur leur relation semblable à un château de carte. Lana ressent le besoin de sa psy pour rebâtir les fondations, ayant confiance en elle, mais mise face à la réalité, elle se sent mal, se recroqueville dans le fauteuil comme si elle pouvait disparaît mais le regard qu’Erio pose sur elle l’empêche de s’oublier. Le cœur au bord des lèvres, elle l’écoute en silence, ne se sentant pas de l’interrompre et chacune des pierres qu’il rajoute à son mal-être semble lui donner un coup en pleine figure. Il est blessé et, pire, doute des véritables sentiments de Lana à son égard, de son attachement alors que son attitude montre à son sens tout l’inverse. Elle ne serait pas aussi irrémédiablement soupçonneuse si elle n’avait pas des sentiments pour lui. Ce qu’elle ressent pour lui n’a rien à voir quant à sa difficulté de passer outre tout ça, c’est plus ce qu’elle ressent pour elle-même, qui pêche. Malgré ses différents discours, elle n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi c’est elle qui l’a choisi, qu’est-ce qu’elle peut bien avoir de plus que les autres pour lui donner envie de se poser, d’imaginer un avenir différent. Elle ne doute en rien sur le fait qu’il est l’homme qu’elle cherche mais peine à être certaine de pouvoir lui suffire. Peut-être pas tout de suite mais sur la durée, quand la magie des premiers mois se sera envolée et que la force du quotidien prendra le dessus. N’aura-t-il pas envie de chercher le frisson auprès des autres femmes ? Ne s’ennuiera-t-il pas avec elle ? Ce sont autant de questions qui la hante et elle aimerait pouvoir poser les mots dessus, le lui expliquer calmement mais elle se sent désarçonnée face à son discours. Alors elle reste là, silencieuse, à le fixer sans flancher. « Lana ? Je crois que ce qu’a exprimé Erio est assez clair. Qu’est-ce que vous aimeriez lui répondre ? » Sa psychologue la pousse à sortir de sa léthargie. Alors que Lana pose un regard hésitant sur elle, c’est par de la bienveillance que cette dernière lui répond. « Allez-y. Nous sommes là pour mettre les choses à plat, n’ayez pas peur. » Peur. Le mot résonne dans sa tête et lui donne le déclic d’ouvrir la bouche. « Mais j’ai peur. » Terriblement. Peur qu’il se rende compte d’avoir fait un erreur et peur de l’exprimer à haute voix aussi, de peur de l’agacer au point qu’il veuille arrêter les frais. Peur d’être elle-même, de devenir une autre aussi, peur de beaucoup de chose. Peur de tout. « J’sais qu’on ne changera rien à son passé, je suis pas idiote. Mais cette photo sur laquelle je suis tombée… Ca m’a renvoyé tout mon passé en pleine figure. Ca m’a rappelé tous les pires côtés de moi, comment j’ai fermé les yeux pendant des années, comment j’ai cru à ses mensonges pour me faire finalement jeté pour une autre de dix ans ma cadette. » Fabio a fait beaucoup de dégâts et ce qui était en cours de guérison chez elle, a pris un sacré plomb dans l’aile avec sa découverte sur le téléphone. « Et j’ai tellement peur de faire les mêmes erreurs que j’en viens à l’extrême inverse. C’est juste… plus fort que moi. Rien qu’à le voir vous regarder, il suffirait qu’il vous sourit pour que j’ai l’impression qu’il veuille coucher avec vous ! » Quoi que là, il n’y a pas vraiment de risques. Erio tire une tête de dix pieds de long. « Et ce serait totalement exagéré et injuste. » Lana hoche la tête. « Et je le sais ! Et je sais que je risque de lui faire prendre ses jambes à son cou à cause de ça et ça aussi, ça me terrifie. » Sauf que c’est juste plus fort qu’elle : Lana se met à flipper de tout alors que, quelques jours auparavant, elle n’avait jamais été aussi confiante au sujet de leur relation. C’est une chute de dix étages qu’elle est en train de vivre. « Et comment vous l’expliquez, cette sensation ? » Cette fois-ci, Lana n’hésite pas avant de répondre. « Parce que je l’aime. Comme j’ai jamais aimé un autre. » Pas même Fabio. L’aveu se fait les yeux dans les yeux avec sa thérapeute alors que Lana évite soigneusement le regard d’Erio depuis tout à l’heure, incapable de s’exprimer face à son regard. Elle a peur d’y voir de la déception, de l’incompréhension voire carrément de la peur. Parce qu’elle est déraisonnable et qu’elle en a conscience. « Et j’ai peur de me perdre, de refaire les mêmes erreurs et de me faire coiffer aux poteaux par une autre femme, au final. » Comme il y a trois ans et qu’elle s’est prise la pire claque de sa vie dans la figure, en découvrant ses valises à l’entrée de son appartement. « Et pourquoi vous préfèrerait-il d’autres femmes, dites-nous ? » Soupir de la principale intéressée. « Parce que je suis juste moi. » Et qu’elle a cette terrible sensation de ne pas être à la hauteur, de ne pas faire le poids malgré ce qu’il lui a dit plusieurs fois. « Je ne suis juste pas…enfin vous voyez… canon. Sexy. Libérée. » Plutôt empotée, gauche, banale. « Lana nous avons déjà parlé de ça. Ce qu’il faut que vous sachiez, Erio, c’est que votre compagne souffre de ce qu’on appelle le dysmorphisme. Elle ne perçoit pas son corps tel qu’il est vraiment et c’est un travail que nous faisons ensemble mais qui ne se règlera pas en quelques coups de baguettes magiques. » Ca en est même loin, d’autant plus ces derniers jours. Ses vieux démons ont la vie dure. « Qu’est-ce que vous aimeriez lui dire par rapport à tout ça ? » Se refusant toujours à regarder Erio, paralysée par l’effroi, Lana attend. « Cette photo semble en tout cas être le déclencheur de cette crise. Comment auriez-vous réagi, si les rôles avaient inversés ? » La thérapeute tente, comme à son habitude, de sonder non pas Lana pour cette fois mais bien Erio du regard. Les réponses promettent d’être intéressantes.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Mer 16 Mai 2018 - 23:43 )
Fabio. Ce type a fait des dégâts derrière lui, continue même de prendre de ses nouvelles. Il ignore si elle répond à ses messages, s’ils échangent entre eux, mais il est toujours là, dans l’ombre, sans doute à espérer qu’elle se rende compte du mauvais choix qu’elle a fait en le jetant. Ou alors, peut-être est-ce elle qui a repris contact avec lui, cherchant des réponses à ses questions, ses appréhensions. Lana vit dans le passé et aujourd’hui, c’est lui qui paie les pots cassés des autres. Sa mâchoire se resserre, tandis que ses propos le blessent un peu plus encore. Lui, il n’est pas son ex-petit ami et à travers sa crainte de refaire les mêmes erreurs, elle enfonce le couteau dans la plaie, confirme ce qu’il a pensé tout bas : que sa confiance, il ne l’obtiendra jamais. A ses yeux, il semble être un parfait coupable, avant même d’avoir agi, si bien qu’il ose à peine adresser un regard à sa thérapeute, de peur que ce soit mal interprété, qu’elle se rende malade pour une attitude qui n’a, pour lui, rien de suspect. Il n’arrive même pas à s’enthousiasmer des sentiments qu’elle expose, à être rassuré. Il entend bien qu’elle l’aime, mais tout s’embrouille dans sa tête. Perdant patience, il tapote avec son index sur sa cuisse. Agacé, stressé, il en vient même à se ronger les ongles, les yeux cette fois-ci plantés sur l’horloge murale, avant de reporter son attention sur la psychologue qui lui fait part d’une information qu’il ne détenait pas, sur son aspect physique. Si pour lui, elle est attirante, séduisante, si elle lui fait de l’œil à chaque fois qu’il l’observe, même au matin lorsqu’elle a ses cheveux ébouriffés, il semblerait que pour elle, ce soit tous les points négatifs qu’elle retient. Elle manque de confiance en elle, ne se rend pas compte du pouvoir attractif qu’elle peut avoir sur les autres, sur lui, est convaincue d’être banale. « J’sais pas. » avoue-t-il, un peu perdu. « Tout ce que je lui dis passe à la trappe, alors j’sais pas quoi lui dire. » Il aimerait pourtant, mais est convaincu qu’elle ne croira pas un mot de ce qu’il dira, ou si, sur le moment, mais que ça lui passera au-dessus de la tête et à part se répéter jusqu’à ce qu’elle prenne conscience des choses, il n’a aucune autre solution. Cette situation lui échappe. D’autant que se lancer dans une relation amoureuse est une première pour lui qui n’a aucune expérience, alors comment devrait-il se comporter ? Qu’attend-elle de lui précisément ? « C’est quoi le but de cette question ? M’faire prendre conscience que c’était une connerie, que je l’ai blessée ? C’est fait depuis le moment où on s’est pris la tête dans notre chambre. Je l’ai compris, c’était nul, mais c’était pas volontaire. Je l’ai pas gardée pour baver dessus putain. » s’emporte-t-il, les dents serrées, une main crispée sur l’accoudoir. « Cette nana m’attire pas en plus. J’ai jamais couché avec. » annonce-t-il, en se tournant vers sa petite amie. Information qui n’a aucune importance à ses yeux, mais qui peut peut-être en avoir pour elle. « J’ai failli, j’te cache pas. Quand tu t’es remise avec lui, mais c’est pas arrivé, j’suis parti avant et franchement, je m’en fous, c’est pas une grosse perte. » Astrid n’est pas dégueulasse, mais n’est pas à son goût, ne correspond pas à son idéal. Il n’en a d’ailleurs pas, apprécie les belles formes, les brunes, blondes, rousses un peu moins, métisses, peau neige, mais est surtout tombé amoureux de sa petite femme, près de lui, qui dépasse largement toutes celles qu’il a connues et qui n’arrivent pas à la cheville de Lana, mais à quoi bon le lui expliquer ? Ca n’aura aucun impact. « J’ai trié mes numéros, effacé tous ceux qui ne t’auraient pas plu. J’ai supprimé toutes les photos, brûlé ce carnet débile. Je t’ai expliqué à quel point tu étais particulière. Les baisers, notre chambre commune. Qu’est-ce que tu veux de plus ? Que j’me fasse tatouer sur la peau ton prénom peut-être ? Que je m’écorche le cœur et que je t’en donne la moitié pour que tu t’rendes compte à quel point j’suis amoureux de toi ? » C’est extrême comme suggestions et il n’ira pas jusque-là. Il essaie juste de la bousculer, de lui faire prendre conscience qu’elle lui en demande beaucoup et qu’il peine à savoir comment le gérer. « J’suis convaincu que même ça, ça te suffirait pas. Tu me réduis à ce pauvre type qui trouve encore le moyen de t’envoyer quelques malheureux textos, mais c’est pas moi qui t’aie fait du rentre-dedans alors que j’étais fiancé. C’est pas moi qui t’aie balancé des mensonges pour te garder. C’est pas moi non plus qui me suis envoyé en l’air avec l’une de tes amies et plein d’autres nanas, pendant que t’avais le dos tourné. » Lui ne semblait pas être satisfait, ou alors il aimait tellement séduire qu’il jouait sur deux tableaux, mais Erio, s’il a mis autant de temps à se lancer, c’est parce qu’il ne souhaitait pas faire un choix dans lequel il se serait senti lésé. Il craignait que s’emprisonner dans une relation sérieuse ne lui conviendrait pas, sauf que ses sentiments étaient bien trop profonds pour être oubliés, que ne pas l’avoir à lui tout seul lui retournait le cœur. « C’que je pense, c’est que t’as tellement peur d’être heureuse, de te laisser aller dans mes bras, que tu essaies de tout foutre en l’air. T’essaies même pas de me faire confiance, de me laisser le bénéfice du doute. Pour toi, j’suis juste un mec qui saute sur tout ce qui bouge, qui n’peut juste pas se poser deux minutes. Un type qui ne peut pas se contenter d’une seule nana et ça m’blesse, ouais, que toi tu puisses penser que j’sois capable de te poignarder dans le dos. » Quand il essaie finalement de lui dire le fond de sa pensée, sur le moment, jamais avec délicatesse, toujours avec maladresse. « Mais j’ai un scoop pour toi. J’vois pas l’intérêt que j’ai à te tromper, quand t’es la seule nana à m’exciter grave. Sans déconner. J’ai juste envie de toi matin, midi, soir et si j’pouvais, j’te réveillerai à chacun de mes cauchemars pour qu’on s’envoie en l’air. Putain, t'es carrément plus excitante que toutes mes actrices porno fétiches. » Il ne s'en cache pas, fait partie de ceux qui squattent parfois quelques sites et a certaines demoiselles qu'il trouve plus attirantes que d'autres, mais depuis qu'ils ont décidé de mettre un terme à toute cette ambiguïté entre eux et tenter l'aventure, il n'y a jamais pensé à y refaire un tour. Il est satisfait, vraiment. « J’vais pas partir Lana, j’t’aime trop pour ça et j’pense vraiment que nous deux, ça en vaut la peine. Mais j’te cache pas que tout ça, ça me gonfle. » Le rendez-vous chez le psy, ses crises de jalousie à l’extrême… Et surtout ce manque de confiance qui revient à chaque fois.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Jeu 17 Mai 2018 - 14:31 )
Tout ce qu’il lui dit ne passe pas à la trappe, contrairement à ce que peut penser Erio. Lana garde en mémoire chacun de ses mots, chacun de ses gestes mais, c’est vrai, ils ne suffisent pas encore à dépasser ce regard qu’elle pose sur elle-même depuis des années. Et elle se déteste pour ça, pour ne pas boire ses paroles comme elle le devrait et pour ne pas prendre des leçons de ce qu’il lui dit. Quand Erio la regarde, dans les moments d’intimités, il a ce don de la faire sentir la plus belle femme du monde, l’espace de quelques instants. Mais quand elle se regarde, elle, dans le miroir, elle n’y voit qu’une femme fade, sans intérêt. Du genre qu’on peut tromper facilement, comme Fabio l’a fait pendant trois ans. « Alors là non, Erio, le but de ma question n’était pas du tout celle-ci. Quand j’ai accepté la demande de Lana de vous faire participer, nous avons bien précisé ensemble que ce n’était pas pour faire votre procès. » Mais la psychothérapeute ne prend pas le temps d’expliquer le but de sa manœuvre et se tait immédiatement, se remettant en retrait pour observer leurs réaction, leur discussion. Le cœur de Lana semble s’alléger l’espace d’une seconde lorsqu’Erio balance une info, comme ça, mine de rien : cette fille sur la photo, il ne l’a jamais touché. Et même si ça n’est pas passé loin, c’est un détail qui a son importance pour elle, malgré tout. Ca n’enlève pas toute l’angoisse au fond de son cœur mais ça la calme un peu momentanément alors qu’elle ne retient pas un petit sourire. Petit sourire qui s’efface bien vite à la suite de son discours, quand elle réalise tous les efforts que son petit-ami a bien pu faire pour elle, pour lui prouver sa place particulière alors qu’elle, en retour, n’arrive pas à passer une étape qui est primordiale dans leur couple. Lana se sent soudainement terriblement nulle, consciente de tirer leur couple vers le bas alors qu’elle devrait plutôt être celle qui guide Erio dans un type de relation qu’il n’a jamais connu. Au lieu de quoi, elle est en train de lui montrer tous les mauvais côtés sans le positif. « J’suis désolée, Erio, ok ? Je le sais, que tu fais des efforts. » Et elle ne lui a peut-être pas assez dit, finalement. Dans son discours, Erio a tendance à retenir le négatif à son sujet alors que Lana, au fur et à mesure des jours, se rend compte qu’elle est la véritable cause du problème. Pas lui, pas son passé mais bel et bien son passé à elle qu’elle n’arrive à laisser derrière elle. Pas parce qu’elle est encore attachée à Fabio, pas du tout, mais bien parce qu’il lui a fait beaucoup de mal. Elle souhaite apprendre de ses erreurs passées, savoir rester vigilante mais elle n’arrive pas à trouver la bonne manière de le faire, avec les bonnes proportions. « Comment est-ce que tu sais, qu’il m’a envoyé des textos ? » Demande Lana, surprise. Il y en a bien eu 3 ou 4 effectivement mais que Lana s’est contenté de lire d’un coin de l’œil, sans y prêter trop d’attention. Seulement, au vu de leur histoire commune, elle sait ce que ces textos ont pu déclencher dans la tête d’Erio. Alors, elle se tourne vers lui et, avec une once d’hésitation, saisit une de ses mains. « Je lui ai pas répondu. Franchement, je sais même pas pourquoi son numéro est encore dans mon répertoire parce que je m’en fiche complètement, Erio. Et je sais que tu n’es pas comme lui, t’es même tout le contraire. Jamais il ne se serait déplacé ici aujourd’hui, pour moi. Jamais il n’aurait fait preuve de patience comme tu peux le faire vis-à-vis de l’ensemble de mes problèmes. » Erio n’est pas Fabio et il ne le sera jamais à ses yeux. Pourtant, c’est comme ça qu’il semble le prendre, prenant son discours comme une accusation sur la place publique alors que ce n’est absolument pas le cas. Son attitude n’a rien à voir avec le fait qu’elle le considère comme le pire des salauds. Au contraire, Lana a beaucoup d’estime pour Erio, pour tout ce qu’il a fait pour elle, pour certains aspects de sa personnalité que peu connaissent… Et c’est qu’il l’effraie, au fond. Qu’il finisse par se rendre compte qu’il est trop bien pour elle et ses bagages psychologiques. Qu’il envoie tout valser pour des femmes plus légères parce, au final, elle comprendrait presque. Etre avec elle n’est pas facile parce que comme il le dit, quelque part, elle a terriblement peur d’être heureuse. Parce que c’est prendre le risque d’être une deuxième fois déçue. « T’y es pas du tout, c’est pas du tout ce que je pense. Je pense surtout que je suis tourmentée, difficile à gérer et j’suis complètement terrorisée à l’idée que tout ça te lasse ou t’effraie au point que tu en viennes à te dire que ta vie d’avant, que toutes ses filles, c’était bien plus facile, sans prise de tête. Que cette vie-là finisse par te manquer, au point de commettre un écart. Tu peux comprendre ? » Elle l’espère, en tout cas, parce que si Erio n’arrive pas à la comprendre alors, sur le long terme, ils sont foutus et elle le sait. Ce dont Lana a besoin c’est de temps, aussi d’être énormément rassurée et quelque part c’est ce qu’il s’efforce à faire à sa manière. Ca aurait pu lui déclencher quelques rires dans un autre contexte mais là, Lana lance un regard un peu honteux à sa psychothérapeute au vu de la comparaison, avant de se mettre à rougir comme une tomate. « Et bien… Votre enthousiasme devrait certainement faire plaisir à Lana. Mais il faut que vous compreniez qu’il va lui falloir du temps pour se voir de la manière dont vous la voyez. Ce n’est pas que ce que vous lui dites lui passe au-dessus, c’est qu’elle a besoin de temps pour les digérer et y croire elle-même. » Et il y a encore un véritable monde avant qu’elle ne se trouve aussi « excitante que ses actrices porno fétiches ». Non, définitivement, il va falloir qu’elle se trouve une autre comparaison. « Tu ne vas pas partir ? Vraiment ? » Avec la voix d’une petite fille, Lana plonge son regard dans celui d’Erio, son angoisse de nouveau en partie apaisée. L’idée qu’il la quitte à cause de son tempérament difficilement gérable l’a fait trembler mais, visiblement, le policier semble vouloir s’accrocher coûte que coûte. Et c’est un pas de plus, un grand pour elle, afin de se rendre compte de la place qu’elle occupe dans son cœur. « Permettez-moi juste de recadrer un peu les choses. Erio, vos ressentiments sont tout à fait légitimes. Oui, vous faites de votre mieux pour qu’elle vous fasse confiance et non pour le moment elle ne vous le redonne pas comme vous le voudriez. Mais vous passez après quelqu’un qui l’a maltraité émotionnellement pendant des années. Et c’est totalement injuste que vous en payiez les pots cassés, c’est vrai. Mais vous ne pouvez pas espérer de Lana qu’elle sache comment réagir dès le départ. D’autant plus avec votre passé dont elle était au courant avant mais qui est plus difficile à gérer maintenant qu’elle s’est impliquée avec vous. » Voilà qui est bien résumé, en effet. Lana adresse un regard reconnaissant à sa thérapeute. « Quant à vous Lana, il faut faire des efforts et nous allons continuer à travailler tout ça toutes les deux. Ce jeune homme semble en l’occurrence très amoureux de vous, il a répondu à vos requêtes et il est important que vous lui fassiez comprendre que vous vous en rendez compte, de tout ça, qu’il ne fait pas tout ça en vain. » Lana hoche la tête, un peu émue, avant de se retourner vers Erio. « Je m’en rends compte. Vraiment. » Que ce n’est pas facile pour lui mais qu’il fait malgré tout tout ce qu’il peut pour qu’elle se sente mieux, en sécurité dans ses bras. Si ce n’est pas tout à fait encore le cas, si cette discussion a été compliquée, elle lui a fait tout de même du bien d’un certain côté. « J’vais essayer de me contrôler. J’vais faire des efforts, je te jure. » Et ce ne sont pas des paroles en l’air. Il risque sans doute d’y avoir quelques rechutes mais elle fera tout son possible pour être raisonnable. Vraiment.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 1 ( le Ven 18 Mai 2018 - 13:06 )
C’est pourtant l’impression que ça lui donne. Erio n’arrive pas à se retirer de la tête que si Lana peine à lui faire confiance, c’est parce que son attitude n’est pas à la hauteur de ses attentes et quand bien même elle a conscience que des efforts sont faits, ça n’aide en rien à la rassurer. Les textos échangés avec Mila lui reviennent en tête et il aimerait pouvoir être en mesure d’écouter ses conseils, de les mettre en pratique, prouver en effet que sa petite amie n’a rien à craindre avec lui, que si Fabio se fichait bien d’elle, ce n’est pas son cas. Une part d’égoïsme existe en lui et il ne s’en cache pas, mais ne l’est pas autant que son ex dont il est d’ailleurs question. « J’passais par là… » Son écran s’est allumé et son prénom lui a sauté aux yeux. Ce n’est pas le genre à fouiller dans les affaires des autres sans leur autorisation pour satisfaire sa curiosité et jamais il n’a étouffé sa curiosité en utilisant ce moyen, sauf que là, ça a été plus fort que lui. Lana a vécu une longue histoire, est passée au-dessus de ses erreurs, sans jamais vraiment les pardonner, mais elle a fait avec, a subi un comportement incorrect. « J’voulais pas fouiner. C’est juste que ça m’a inquiété. C’est pas un type bien. » Et il n’apprécie pas de le savoir encore dans son entourage. Même s’ils ne forment plus un couple, il trouve encore que son emprise sur elle est bien réelle et cette entrevue ne fait que le confirmer. « Et puis j’te rappelle quand même que tu m’as lâché pour lui. Peu importe comment ça s’est fait, c’est vers lui que tu t’es tournée quand ça n’allait pas bien. Alors ouais, ça m’inquiète, parce que j’sais qu’il te veut pas du bien en plus, mais qu’il est capable de t’embobiner. » Il pense qu’à lui, c’est simple, se fiche bien de ce qui la tiraille, ne creuse pas, ne l’écoute pas. Fabio pense à son bien être et s’il va bien, le reste n’a quasi aucune importance. « J’ai confiance en toi… C’est en lui que j’ai pas confiance, en ses manigances, en sa façon d’arriver à tourner les choses en sa faveur. Il embobine bien les gens avec ses costumes trois pièces qui le rendent charmant, ses sourires qui trompent quasi tout le monde, ses belles paroles. » Il lui fait peur. Il le trouve manipulateur, fourbe, sans aucune véritable compassion. Fabio ne sait pas gérer les problèmes de Lana et lui n’est pas prétentieux au point de dire qu’il sait mieux que personne comment agir, mais il arrive plus ou moins à y faire face et puis il a la patience que son ex n’a pas. Sauf à l’instant T ou l’impatience et l’agacement prennent le dessus sur le reste. Ses yeux se posent sur la main qu’elle vient de saisir et qui se trouve être une poupée de chiffon à cause de son manque de prise. Il est évidemment touché par sa tendresse, mais ne se sent pas de lui donner un retour quand toute la situation le blesse. « Ah tu crois ? » répond-il, avec sarcasme. Il en est même convaincu lui aussi, qu’il ne se serait pas déplacé ici. « Enfin, j’te cache pas que j’ai failli pas venir… » Au final, sans doute ne vaut-il pas mieux. « Rends-toi compte. On en est qu’au début de notre relation et alors que des couples arrivent à gérer leurs problèmes, à y faire face avec des discussions, nous, on passe par un psy ! Ca veut dire qu’on pourra jamais rien régler par nous-mêmes, c’est ce que ça veut dire ? » C’est extrême, il en a conscience, mais c’est également un sujet qui l’effraie. Erio voit tous les points noirs, n’arrivent pas à tirer le positif de la situation et peut-être il y en a-t-il, mais trop concerné et déjà pas emballé à l’idée de cette psychothérapie, Erio voit le verre à moitié vide, plutôt qu’à moitié plein. « OK. Donc on est d’accord, tu m’penses capable de te tromper, c’est c’que tu viens de me dire. » Et encore une fois, il se braque ; c’est tout ce qu’il retient. « J’comprends que tu sois tourmentée, que tu aies eu une sale expérience, avec un type qui t’a malmené. Mais c’qui me plait pas, c’est que tu m’penses capable de te trahir avec une nana. Tu sais, si j’ai envie de m’envoyer en l’air avec une gonzesse, si ça peut te rassurer, j’te larguerai avant. » Parce qu’il ne peut juste pas lui faire ça, pas à elle, aussi parce que s’il a aucun remord à coucher avec les filles des femmes mariées avec qui il a eu quelques aventures, le côté sérieux de la relation est important pour lui qui ne s’est jamais posé parce qu’il ne souhaitait pas s’emprisonner avec une seule femme, quand il n’en avait pas l’envie. S’il se lance, là, maintenant, c’est parce que son désir est de s’investir dans leur couple. Il ne ressent pas le besoin d’aller voir ailleurs. « Alors la réponse à ta question, c’est : non. Non, je comprends pas. Si j’suis avec toi, c’est bien parce que j’ai envie d’être avec toi. J’ai mis du temps à me déclarer, parce que j’étais pas certain de ce que je voulais, mais maintenant que c’est le cas, tu t’rends visiblement pas compte que c’que je veux va au-delà de mes petites aventures sans aucune importance que j’avais autrefois et qui, à ce jour, me manquent absolument pas. » Et peut-être qu’ils ne se comprennent pas, mais il a réellement envie de s’accrocher. Sans doute a-t-il besoin de prendre un peu de recul, d’y réfléchir aussi. Là, il se sent attaqué et peine à saisir ce que la psychologue lui explique. Qu’elle ait besoin de temps, qu’elle ait besoin d’un déclic pour y croire elle-même. Lui, tout ce qu’il comprend, c’est que le déclic n’est pas lui, qu’il est incapable de lui dire ce qu’il faut pour la convaincre, tenir les bons arguments. « Nan, j’vais pas partir. » confirme-t-il. C’est une évidence pour lui. Les yeux baissés sur l’accoudoir, il écoute avec attention la prise de parole de la professionnelle qui lui fait part d’un détail qu’il savait déjà : il passe après Fabio. Cependant, il ne pensait pas que ce serait aussi difficile. Erio se mord la lèvre inférieure, se disant que ses réactions ne sont pas les plus appropriées, qu’il devrait peut-être prendre sur lui. Il ne sait juste pas comment faire, quoi dire. « Hm hm. » Et puis il est contrarié, si bien que les paroles de Lana passent un peu au-dessus de la tête. La première séance n'est pas une très grande réussite. Ce qui était supposé les rapprocher les a, aux yeux d'Erio, éloignés.

Fin du sujet


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