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- Leila | Retournement d'appartement -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Leila | Retournement d'appartement ( le Mer 16 Mai 2018 - 2:47 )
Si la veille, les marques sur le bras de Leila ont été un véritable choc, si elles l’ont mis devant le fait accompli, le poussant à lui indiquer la porte de chez lui, aujourd’hui que le soufflet est retombé, c’est l’inquiétude qui prend le pas. Il aurait vraiment aimé pouvoir faire ce qu’il pense être le plus juste : prendre ses distances, ne plus donner de nouvelles, comme il a l’habitude de faire. Seulement, toute la journée, il n’a eu de cesse de penser à cette situation dans laquelle elle s’enfonce, à sa santé, aussi le pourquoi. Tout s’embrouille, lui échappe. Dante a besoin de réponses à ses questions qu’il ne trouve pas dans leurs échanges textuels. Leila évite soigneusement ses interrogations, mais il est obstiné, tout comme et compte bien lui demander des explications, mais également s’attarder sur son petit ami. Que fait-il celui-là ? N’a-t-il pas remarqué que celle avec qui il partage sa vie est en grande souffrance ? Pour lui qui ne vit pas avec elle, c’est difficile de s’en apercevoir sans signe révélateur, mais pour ce type qui est auprès d’elle au quotidien… Il doit bien se rendre compte que quelque chose cloche, se douter qu’elle est en train de filer un mauvais coton. Est-ce qu’il l’aide ? Est-ce qu’il la pousse à se sevrer ? Il est évident que c’est la chose la plus difficile à faire, que c’est bien plus facile de se noyer dans la rechute, goûter à la seringue, à la poudre blanche, plutôt que se battre pour sortir la tête hors de l’eau, mais s’il avait été son compagnon, c’est ce qu’il aurait fait, avant de mettre un terme à leur relation définitivement. Pas par lâcheté, mais parce que son passif avec la drogue est trop important pour prendre le risque de côtoyer une femme tombée dans ce cercle vicieux, parce qu’il est trop apeuré à l’idée de devoir passer en second, encore une fois. Il oublie néanmoins ce qu’ils sont, ce qu’il éprouve pour elle et à peine a-t-il reçu l’adresse sur son téléphone portable qu’il s’engouffre dans son véhicule.

C’est avec pour objectif de retourner son appartement dans tous les sens que Dante se présente dans son immeuble. Si elle l’a invité, c’est que Francesco s’est absenté, ne reviendra sans doute pas dans l’immédiat et tant mieux. Il donne quelques coups à la porte, signifiant sa présence et une fois la porte ouverte, il pose une main sur la taille de Leila. « Il revient quand ? » Pas de bonjour, pas de geste affectueux. Il entre, fait comme chez lui, puis jette un coup d’œil aux alentours. « Tu ne m’as pas répondu tout à l’heure. Est-ce qu’il est au courant ? Je suppose que oui. » Il saisit son poignet, abaisse sa manche. « Ca, il ne faut pas être idiot pour comprendre qu’il y a un problème et lequel. » Lui, il a tout de suite compris. Certes, il a de l’expérience, mais quand bien même il n’en aurait pas… C’est tellement visible que l’unique moyen de passer au-dessus, c’est se mettre des œillères comme il l’a fait la veille, pour tenter d’accuser le coup, de redescendre, mais surtout… Surtout, il essayait de se convaincre que tout ceci n’était pas réel, parce qu’il tient à elle, qu’il ne souhaite pas la voir s’enfoncer dedans. « Qu’est-ce qu’il fait pour t’aider ? A moins qu’il ne fait rien et que ça te convient comme ça ? » Lui, en tout cas, absolument. Sans lui donner le temps de répondre, il s’engouffre dans les pièces et cherche la chambre dans laquelle il entre. Sans ménagement, il envoie valser les couvertures, les draps. « Ne me dis pas que tu n’en as pas ici, je ne te croirais pas. » Même si c’était la vérité. Trop souvent, il a vu sa mère mentir à ses proches, renoncer à des amitiés, préférant la drogue à tout ça, à la vie, la belle. Il a été témoin de ses petites manigances, ses secrets. Elle cachait des seringues et des doses dans le plancher, également dans son matelas. C’est en se souvenant de ça qu’il n’hésite pas à ouvrir le zip. Si ça ne tenait qu’à lui, il mettrait un bon coup de canif dedans, ne s’embêterait pas avec des formalités.


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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Leila | Retournement d'appartement ( le Jeu 31 Mai 2018 - 18:32 )
La douche froide. L’instant d’avant, Dante lui proposait de rencontrer la personne la plus importante pour lui, à savoir son père et une seconde plus tard, la marque sur ses bras qu’il avait aperçu avait précipité sa chute. Il faut dire que Leila n’avait pas pris le temps de la masquer comme elle le fait en général par un maquillage astucieux puisqu’elle avait dû se rendre avec précipitation à la maison de Dante pour lui rendre un service. Et puis, il s’y était passé ce qui s’était passé, ils s’étaient disputés pour finalement se rapprocher un peu plus et elle avait baissé ses gardes en même temps qu’elle avait enlevé sa veste. C’est en se sentant totalement stupide et honteuse qu’elle avait quitté le lieu de résidence de Dante en courant, sans demander son reste. Qui lui demande de s’en aller sans ménagement l’avait plus qu’arranger pour le coup car elle était loin de pouvoir gérer une séance d’explication à ce moment-là. Et elle ne l’est toujours pas aujourd’hui, alors qu’elle attend sa venue, tentant de ranger frénétiquement un appartement en désordre. Il y a bien longtemps que Francesco a arrêté de passer derrière son bordélisme habituel, amplifié par ses périodes de manque. En ce moment, ça en est d’ailleurs clairement une. Ses finances sont loin d’aller en s’arrangeant et Leila, persuadée d’être plus forte que le système, s’est imposée une pause dans ses prises pour trouver de quoi s’en sortir : un petit boulot, n’importe quoi. Un instant, elle avait même lorgné sur la montre de famille de son petit-ami, offert par son père quand il avait quitté ses rêves et vendu son âme pour s’occuper du business familial mais elle avait fini par y renoncer, la faute à ce petit supplément d’âme que la drogue ne lui avait pas encore pris. Mais ses traits marqués, ce ventre qui a l’air si désespérément vide malgré ses repas quotidiens auront bientôt raison d’elle, et elle le sait. Raison de cette petite partie d’elle qui lutte encore contre ce qu’elle est devenue, contre ce gouffre qui l’a avalé petit à petit suite à l’accident avec Falco. Et quelque part, elle espère que si Dante vient aujourd’hui, c’est pour ça. Pour cette part d’elle qui mérite d’être sauvée mais qui refuse strictement de l’aide, quoi qu’il en coûte. Parce qu’elle est fière, Leila, jusqu’à la bêtise. Elle s’enfonce, toujours un peu plus, mais refuse de tendre une main pour qu’on la glisse vers le haut. « En fin de journée. » Le premier contact est brutal, froid. Il faut dire qu’elle ne devait certainement pas s’attendre à grand-chose d’autre de la part de Dante, qu’elle sait parfois inflexible, alors l’Italienne se blinde automatiquement, mettant son masque d’apparat de jolie petite crâneuse qui n’a peur de rien ni de personne. Et pourtant c’est le cas : elle a peur. Peur de se perdre mais surtout peur de ce nouveau regard qui pose sur elle et qui est devenu si différent et si vite. Ils se sont pourtant souvent déchirés, détestés, repoussés mais là… Là, c’est autre chose que ça. « Qu’est-ce que ça peut te foutre s’il est au courant ? Ca change rien. » Mais elle ne fait rien pour arranger les choses, se cache derrière son agressivité grandissante de ces derniers jours, causés par des nuits courtes et des besoins inassouvis. Parce que c’est plus facile, d’être en colère. C’est plus facile que de se sentir faible. « Mais lâches-moi, tu veux ! » Crache-t-elle, en même temps qu’elle extirpe son poignet de l’emprise de Dante qui, si elle n’est pas violente, se trouve être tout de même implacable, ne souffrant aucune protestation. Elle se sent soudainement prisonnière, en proie à un procès qu’elle a essayé d’éviter à tout prix depuis qu’il est arrivé en ville mais qui lui tombe sur le coin du nez sans crier gare. Mais il faut croire que ce n’est pas seulement son procès mais aussi celui de son petit-ami. « Il a essayé de me traîner en cure, des trucs à la con dans le genre. » Elle se sent obligée de le défendre alors qu’elle l’a toujours traitée comme un moins que rien depuis deux ans. Le fait est que Francesco a fait ce qu’il a pu, avec les moyens qu’il avait mais qu’il a fini par baisser les bras dernièrement face au mur auquel il se heurtait. On ne sauve pas quelqu’un qui n’est pas prêt à être sauvée n’est-ce pas ? Mais il a au moins le mérite de rester là, auprès d’elle, pour une raison qu’elle ignore totalement parce que, c’est horrible à dire, mais si les choses avaient été inversées, elle ne serait pas restée. C’est moche mais elle ne l’aime pas assez pour se sacrifier pour lui et c’est peut-être pour cette raison qu’elle n’a pas essayé de se sevrer malgré ses demandes. « Encore une fois, qu’est-ce que ça peut te foutre ? C’est mon problème, pas le tien ! » Pas préparée, pas en forme, Leila le suit dans sa chambre alors qu’elle cède de plus en plus à la panique à le voir s’affairer comme ça, tel un fou, à la recherche du précieux sésame qui n’est pas là. « J’en ai pas ici, crois-le ou pas ! Je suis à sec d’un point de vue financier. » Et peut-être qu’il ne la croira pas comme il le dit, mais c’est vrai. Du moins pour le fait qu’elle ne cache rien ici. Pour ce qui est de l’argent, elle en a encore un peu en cas de coup dur et, honnêtement, elle n’en est plus si loin. « Qu’est-ce que tu fais là, Dante ? T’as été assez clair hier. » Son « j’aimerais que tu t’en ailles » sonnait pour elle comme un « casses-toi, je ne veux plus jamais te revoir ». Alors que fait-il là, au juste ?


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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Leila | Retournement d'appartement ( le Sam 2 Juin 2018 - 10:01 )
« Ca change tout Leila, ça change tout. » Aussi bien pour lui que pour elle. Déjà qu’il n’avait pas grande estime de lui… Pas parce qu’il se comportait mal, au contraire, mais par jalousie mal placée de voir la femme la plus importante à ses yeux être en compagnie d’un type qui semblait lui apporter un peu de bonheur. Seulement, il se rend compte qu’il est complètement à côté de la plaque. Il ne la soutient pas comme il faudrait, il ne l’aide pas à se relever, alors qu’il en a la possibilité. Il vit auprès d’elle, la voit quasi tous les jours et surtout, c’est supposé être un adulte responsable. Il peut agir, a le pouvoir que lui n’avait pas lorsqu’il était gamin, puis adolescent, mais visiblement, ce n’est encore pas suffisant. Au fond, Dante peut comprendre que ce soit compliqué. Etre face à quelqu’un qui n’a aucune volonté, qui préfère ce poison illicite plutôt que l’amour censé être éprouvé, c’est frustrant. Dante pourrait d’ailleurs baisser très rapidement les bras, souffrant de replonger dans ses souvenirs les plus lointains qu’il a vainement tenté de garder dans un coin de sa tête… Mais c’est Elle. L’idée qu’elle se laisse emporter par ses démons, qu’elle ne puisse plus en ressortir, c’est impensable. Alors Dante prend sur lui, ne tient pas compte de cette boule douloureuse installée au creux de son estomac et retourne l’appartement sans même considérer qu’il n’y a aucune drogue dans les pièces. La confiance qu’il lui accordait les yeux fermés n’existe plus. « Justement, c’est le mien maintenant et tu devrais comprendre pourquoi. Ne t’es-tu pas sentie concernée quand tu as appris pour la maladie de mon père ? » lâche-t-il, en jetant un œil au mur, glissant ses doigts dessus, examinant chaque parcelle de celui-ci afin de voir s’il n’y a pas une cachette précieuse. Il passe tout au crible, dont le sol, et à présent le dressing qu’il ouvre sans ménagement. « Je me fiche de ton point de vue financier et tu as raison : je ne te crois pas. » Qu’elle soit à sec, qu’elle ait même des dettes, ça, il est prêt à le croire. Sa mère était capable de tout pour avoir sa dose. A vendre son corps, à récupérer le lit du gamin si bien que la dernière année, il dormait sur un matelas, ras du sol. Tout ce qui l’intéressait, c’était de pouvoir sentir le liquide injecté dans sa chair, la sensation de légèreté, de déconnexion. Elle planait, se fichait que le monde pouvait s’effondrer, ne se souciait de rien d’autre que de ce confort qu’elle s’autorisait aussi souvent qu’elle le pouvait et dans sa tête, c’était peut-être bon… Dans celle de son enfant, c’était épuisant, terrifiant. Chaque vêtement s’écrase par terre, secoué par ses soins pour vérifier que rien ne se cache dedans. « Je fais le travail de ton compagnon qui a un peu trop baissé les bras, si tu veux mon avis, mais il faut dire que tu ne lui facilites pas la tâche. » Là, c’est à elle qu’il en veut, parce qu’elle avait le choix de se soigner, qu’il lui a proposé une cure et pour lui, ça représente énormément. Une chance pour se diriger vers la lumière. « Ce ne sont pas des trucs à la con. C’est toi qui est idiote. » Depuis son arrivée, s’il est froid, Leila lui parle aussi très mal, alors il se fiche bien si ses mots peuvent être durs. La blesser n’a plus aucune importance : elle le fait très bien toute seule et dans son cas, il sait que trop bien que des mots tendres ne suffisent pas à bousculer une personne perdue dans la poudre blanche et les seringues. « Tu crois que ça m’amuse ? » Il se tourne d’un quart, lui fait face et tout aussi sèchement, ajoute : « Tu crois que c’est facile ? Tu es une teigne, tu envoies balader ceux qui essaient de t’aider en étant convaincue que tu t’en sors très bien toute seule, mais regarde-toi un peu. Tes bras, ton corps, ton visage. En plus de n’être plus que l’ombre de toi-même, tu t’obstines à vouloir me mettre des bâtons dans les roues, mais tu n’as même pas idée à quel point ma détermination est sans faille, à l’instant T. » Bien sûr qu’elle l’est, mais ça, il ne peut se permettre de le lui dire, n’en a tout simplement pas envie, comme il n’a pas envie de lui dire qu’entre elle et lui, c’est terminé depuis le moment où ses yeux se sont posés sur ses traces noires. S’il est prêt à faire ce qu’il faut pour la ramener vers le haut, aujourd’hui, il se sent perdu face à leur relation. D’un côté, il y a ses sentiments pour elle qui sont très forts, intenses et de l’autre, il y a « ça » et ça suffit à lui mettre le doute. Dante ne se sent pas capable de la fréquenter comme avant, en toute insouciance. « Il n’y a pas de mal à demander de l’aide. » Son ton est ferme, mais plus doux. Il aimerait qu’elle laisse sa fierté de côté pour admettre que son problème est en train de prendre de la place et même si entre eux, c’est compliqué, il est là malgré tout, à retirer les tiroirs, les vider sous ses yeux, s'obstiner à vouloir supprimer toute trace qui pourrait lui faire perdre pied.


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Sujet: Re: Leila | Retournement d'appartement ( le Dim 3 Juin 2018 - 22:32 )
Si elle s’est sentie concernée par la maladie de son père ? Bien évidemment. Elle ne connaît peut-être pas tout de Dante, pas autant qu’on est censé en connaître en tout cas quand on fréquente quelqu’un depuis plus de douze ans mais il n’empêche qu’elle se sent concernée par tout ce qui se passe d’important dans sa vie, bien sûr, à partir du moment où il est prêt à lui en parler. Et c’est sans doute ça, le souci, la manière dont elle se ferme aussi face à sa présence : sa prise de drogue, l’enfer dans lequel elle vit, ce n’était pas quelque chose qu’elle était prête à aborder, pas encore. Peut-être même qu’elle n’aurait jamais été prête au fond, mais le fait de voir que le destin la pousse à tout dévoiler fait perdre son assurance à Leila qui part dans tous les sens. Elle est mauvaise, aigrie et se montre agressive envers lui, cherchant des réponses mais elle n’obtient pas ce qu’elle désire. Quelque part, elle aimerait que Dante lui exprime son inquiétude et c’est ce qu’il fait par son attitude mais pas de la manière qu’elle souhaiterait. Même si ce n’est pas son genre habituellement, elle aurait aimé plus de douceur de sa part, de compréhension… Compte-t-il seulement lui demander pourquoi elle fait ça ? Ou bien l’a-t-il déjà jugé sans autre forme de procès, comme si ses raisons n’avaient pas d’importances ? Peut-être que oui, au fond. Peut-être qu’elle est coupable et que le reste on s’en fout. « Et bien me crois pas ! Vas-y fouilles comme un fou, tu ne trouveras rien ! » Parce qu’il n’y a rien à trouver : Leila achète au jour le jour, sur le coup de l’impulsion. Peut-être a-t-elle l’impression d’être moins dépendante de cette manière, qu’elle garde le contrôle sur la situation même s’il en est rien. Ces marques sur son visage, sa transpiration excessive et son caractère encore plus irritable qu’à l’accoutumée montre bien qu’elle l’a totalement perdu, ce contrôle. Elle n’est plus que la triste marionnette de cette poudre blanche. Elle seule semble être capable de lui faire oublier sa culpabilité, de la faire se sentir plus légère l’espace de quelques secondes… Et c’est énorme pour elle qui vit en deuil depuis des mois sans le moindre répit. Ces moments-là où elle n’a plus mal, où elle peut arriver à se regarder dans le miroir, elle y tient et c’est ce qui explique qu’elle n’ait pas facilité du tout la tâche à son petit-ami. Lui n’arrivait pas à faire ça. « Ca va, lâches-le un peu. Il a peut-être un peu trop baissé les bras mais il avait au moins le mérite d’être là, lui. » Les reproches un temps oublié ressortent finalement. Dante, cette longue absence, ce silence qui a fini de l’achever et qu’elle n’a finalement peut-être pas pardonnée comme elle le disait. C’est horrible, c’est un poids ridiculement injuste qu’elle lui met sur les épaules mais une part d’elle se dit toujours que s’il avait été là, s’il était resté auprès d’elle alors elle aurait trouvé la force de ne pas sombrer. C’est peut-être une manière de se sentir moins coupable aussi, une raison pour ne pas assumer totalement ses choix. Toujours est-il que le ressentiment est là même si, aujourd’hui, Dante est bel et bien présent à vouloir la sortir de cette situation qu’elle juge à présent désespérée, au point de lever au ciel quand il évoque cette cure de désintoxication. Parce que oui, pour elle, c’est bien un truc à la con. Se faire enfermer dans un endroit pendant des semaines avec d’autres personnes habillées en pyjama à se faire des câlins ou autre thérapie de groupe, ce n’est pas ce qu’elle souhaite. « Ah oui ? Et bien si je n’ai pas idée, expliques-moi. Montre-moi à quel point ta détermination est sans faille. Parce que la mienne aussi. » Un pas est fait en direction du pilote de l’air qu’elle toise du regard bien qu’elle adoucisse son visage à sa remarque suivante, du moins en apparence. Sentant que la manière forte pour être tranquille est sans issue, elle décide finalement une autre attaque, feignant d’être touchée. « Il n’y a pas de mal à le faire quand on ne va pas bien. Mais ça va. Je t’assure. » Le pire est qu’elle en est plus ou moins persuadée. Enfin non, elle ne va pas bien d’un point de vue psychologique mais sur le plan purement physique, elle gère, maîtrise la situation. « Laisses-moi te montrer à quel point je vais bien. » Sursurre-t-elle avant de poser sa main sur son torse, glissant la deuxième vers le bas de son ventre. Après tout, on utilise les armes dont on dispose.


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Sujet: Re: Leila | Retournement d'appartement ( le Lun 4 Juin 2018 - 0:12 )
C’est ce qu’il fait, fouiller, sans s’arrêter, sans penser à se stopper dans sa lancée et il compte bien tout retourner sur son passage avant de se poser un peu et tenir une discussion sans être constamment sur les nerfs, bien que ce soit difficile de ne pas l’être. Leila se drogue et ça ne cesse de tourner en boucle dans sa tête. Il la sait en danger, hors contrôle et ça a le don d’amplifier sa panique. Il ne veut juste pas la perdre, ne souhaite prendre aucun risque en épargnant quelques pièces, cachettes, sans faire preuve de patience. Peut-être brise-t-il quelques objets au passage, mais ça ne lui saute pas aux yeux. Ca n’a pas d’importance. Ce qui en a, cependant, ce sont les mots qui sortent de ses lèvres, qui sonnent comme un reproche qui ne lui est pas inconnu. Son absence qu’il se prendra en pleine tête encore et encore. Ca l’épuise d’avance, ça le blesse ; s’il avait su qu’elle était aussi mal, sans doute serait-il resté plus longtemps. S’il avait compris qu’elle était à deux doigts de sombrer dans la poudre blanche, Dante n’aurait pas hésité une seconde, trouvant refuge à Naples pour une durée indéterminée, mais il ne savait rien de ce qui se passait, était à mille lieux de s’imaginer le drame qui allait se dérouler. La connaissant, il ne la pensait pas apte à faire pareille chose. Ca ne lui aurait même jamais effleuré l’esprit, mais à croire qu’on ne connait pas assez bien les gens, encore moins leurs faiblesses. « Tu es injuste. Ce reproche, je ne le mérite pas. Et ce n’est pas moi qui t’ai tenu une seringue. » Il veut bien qu’elle lui en veuille de ne pas avoir donné de ses nouvelles, mais il ne souhaite pas se sentir responsable de sa chute. Vivre avec des « et si », se demande ce qui se serait passé s’il avait été là, s’il avait su lire entre les lignes. Il s’est senti coupable de ne pas avoir su empêcher sa mère d’embrasser le gouffre dans lequel elle se complaisait, a connu cette période où il s’en voulait d’être là, s’est longtemps interrogé si ce n’était pas à cause de lui et ce schéma, il n’a pas la moindre envie de le voir se reproduire. Ca le déçoit d’autant plus que ça vient d’elle. « Tiens-moi responsable de tout ce que tu veux, mais certainement pas de ta descente aux enfers. Le choix, tu l’avais Leila. Tu as été assez faible pour tomber là-dedans et tu es l’unique personne à blâmer. » Et ça, il y tient férocement. C’est trop pour lui. Il la déteste quand elle est comme ça. « Tu essaies de me blesser, bravo, c’est une réussite. » Parce que sans même le savoir, elle a touché un point sensible. C’est lointain et pourtant, c’est encore très frais dans sa mémoire. Il se souvient encore des odeurs, de son cœur qui se retournait, ses nausées qui le prenaient d’un coup. L’alcool qui dégoulinait, les ricanements des hommes étrangers. Ce confort inexistant. Il replonge dans ses souvenirs et ce n’est pas agréable. Et le comportement de Leila qui semble prendre à la légère sa situation l’est encore moins. Mais même s’il n’apprécie pas d’être en sa présence à l’instant T, Dante s’obstine à fouiller, jusqu’à ce qu’elle se rapproche de lui, qu’elle le mette dans une position délicate. Et il pourrait fléchir, sous le charme de cette jeune femme pour qui ses sentiments sont très contradictoires à la minute même où il pose ses yeux sur ce visage qui n’est plus si délicat que ça. La mâchoire serrée, il s’apprête à récupérer sa main pour lui ordonner de rester tranquille, au lieu de quoi, il pose ses mains sur sa taille, presse ses lèvres contre les siennes et la plaque contre le mur. Cette passion qui le dévore de l’intérieur habituellement est différente. Elle est amère. Dante la soulève dans ses bras, puis la pose sur le matelas, par terre et tandis qu’il prolonge le baiser, il retire sa ceinture. « Je vais te montrer. » souffle-t-il, en saisissant ses bras qu’il relève au-dessus de sa tête pour attacher ses poignets férocement avec sa ceinture, au cadre du lit. « Tu ne pensais tout de même pas qu’en connaissant ton état, tu allais m’exciter ? Les droguées ne m’attirent pas, Leila. Elles me dégoûtent. » lâche-t-il, en se relevant. « Je suis certain que ton compagnon sera ravi de te voir comme ça à son retour. Parce qu’il est évident que je ne compte pas te défaire de tes liens. » Ca lui fera les pieds, voilà, mais même avec toute la frustration qu’il ressent, toute la colère, Dante continue son travail acharné. Pour elle, parce qu’il tient à elle.


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Sujet: Re: Leila | Retournement d'appartement ( le Mar 5 Juin 2018 - 21:54 )
Bien sûr qu’elle est injuste, bien sûr qu’elle ne devrait même pas imaginer une seconde lui faire porter ce poids terrible de la responsabilité de sa chute. Leila en a conscience, ou peut-être qu’elle en aurait conscience si elle était en pleine possession de ses moyens. Là, c’est le manque de la poudre blanche qui parle, lui faisant ressortir ses plus mauvais côtés, lui en créant d’autres aussi comme la lâcheté. D’ordinaire, Leila est plutôt du genre à assumer ses actes, les bons comme les mauvais mais, ce soir, elle se cache derrière des excuses pour avoir céder à une tentation qu’elle sait ne pas être la bonne. Bien sûr, qu’elle avait le choix. Quand ce soir-là, un type étrange l’avait abordé pour lui offrir un cachet d’ectasy gratuit, sous prétexte qu’elle était jolie, elle aurait pu choisir de ne pas le prendre. Pire encore, quand elle s’était habituée à cette sensation et que ça ne lui avait pas suffi, elle aurait pu choisir de ne pas s’enfoncer un peu plus avec l’héroïne qui est encore plus addictive. Elle avait des choix à faire. Et elle a fait les mauvais, les uns après les autres. « Ne me dis pas que je suis faible ! T’en sais rien de ce qui s’est passé ! » Et ça n’a pas l’air de l’intéresser car il ne lui pose toujours pas la question quant au pourquoi du comment. Et en même temps, d’un autre côté, Leila n’est pas certaine qu’elle aimerait qu’il le fasse : poser des questions. Elle n’est pas prête à lui apporter des réponses, à lui expliquer ce qui s’est passé avec Falco, comment elle s’était sentie coupable pour finalement se laisser glisser petit à petit. Et s’il la détestait plus encore après ça ? Et s’il ne voyait plus en elle qu’une meurtrière toxicomane, à savoir exactement le regard qu’elle pose sur elle chaque matin dans le miroir ? Elle ne le dit pas, donne le change mais le fait de savoir qu’elle le déçoit la blesse, plus que de se décevoir elle-même. Ca, c’est un sentiment auquel elle a fini par s’habituer, au point de s’endormir et de se réveiller dans ses bras chaque jour. « Au moins je réussis un truc à tes yeux, hein. » Pourtant il n’y a pas de quoi être fière : le blesser n’est pas ce qu’elle souhaite et, d’un autre côté, c’est la seule manière qu’elle pense avoir en stock pour se sortir de cette situation. La deuxième qui lui vient à l’esprit elle, est plus sournoise, plus agréable aussi. Alors sur un coup de tête, Leila change de tactique, persuadée de tenir là une idée de génie. Après tout, c’est souvent ainsi que les disputes avec Dante se finissait et si elle croit tenir une seconde la solution quand il réplique, lui arrachant un baiser, elle déchante moins d’une minute après. Son sourire charmeur et malicieux s’efface instantanément de son visage pour ne laisser place qu’à la colère pure, furieuse d’avoir été ainsi bernée. A quoi s’attendait-elle, en fait ? Ce n’est pas surprenant que les droguées le dégoûtent, au fond… Sauf qu’elle n’est pas qu’une droguée, elle est Leila. Sa Leila. Et quelque part, une petite part espérait que ça change quelque chose mais sa réaction est à la hauteur de son propre comportement depuis tout à l’heure. « Arrêts tes conneries ! Détache-moi ! Arrête deux secondes de fouiller et détaches-moi Dante ! » Parce qu’il est hors de question qu’elle reste là, à attendre tranquillement que Francesco rentre afin de se prendre une deuxième leçon de morale. Furieuse, Leila tape du pied, se remue dans tous les sens alors que de nombreuses gouttes de sueur viennent perler sur le haut de son front. Elle s’excite, grogne, s’agace, se laissant petit à petit glisser vers une rage animale, facilitée par son état de manque. Son cœur s’accélère lui aussi comme une furie alors qu’elle se met à ne pas se sentir bien tout à coup. Elle s’arrête alors, tente de lutter quelques secondes sur ce qui est en train de lui arriver avant de finalement se basculer sur le côté, vomissant à moitié sur le lit qu’elle n’a pas pu éviter à cause des liens de la ceinture de Dante qui la retenait. Le haut le cœur est vif, rapide et douloureux car elle n’a rien pu avaler de la journée jusque-là. « Dégages. Casses-toi. » Vocifère-t-elle, ne supportant pas qu’il puisse la voir dans cet état. Elle se sent humiliée, honteuse, en dessous de tout.


Dante & Leila

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Sujet: Re: Leila | Retournement d'appartement ( le Dim 10 Juin 2018 - 20:48 )
« Tu ne veux pas l’entendre ? » C’est pourtant ce qu’elle représente à ses yeux. La faiblesse. C’est blessant, déplaisant à entendre, mais impossible pour lui de revenir sur ses propos, sous prétexte qu’il ignore les raisons l’ayant poussée dans les bras de la farine nocive pour son organisme. Ce qui lui semble être de bonnes justifications, ne l’est pas pour lui qui a un regard extérieur à la situation. Un œil sévère dû à une histoire difficile dont elle paie finalement les pots cassés, mais il n’en a que faire. Amer, Dante articule : « Personne ne t’a forcé à te planter une seringue dans la chair. Tu as été maître de ton destin, de ta vie et plutôt que de relever la tête, tu as décidé de sombrer, de te laisser emporter dans un monde aussi noir que l’encre. J’appelle ça être faible, Leila. » Ce n’est pas une petite erreur de parcours, ou une bêtise sans importance. La sienne a des conséquences graves, douloureuses, qui se répercutent sur sa vie, son quotidien. En a-t-elle conscience ou est-elle trop inconsciente pour s’apercevoir que sa dépendance monte crescendo, qu’elle pourrait bien la détruire jusqu’au point de non retour. Et lui, est là, en train de voir se produire, en étant « rien », ou seulement le type qu’elle fréquente de temps en temps, depuis plus d’une dizaine d’années, mais qui n’a pas l’autorisation de retourner son appartement. Pourtant, légitime ou non dans sa vie, Dante se refuse à la laisser couler et la tient prisonnière avec sa pauvre ceinture qui lui laissera sans doute quelques marques aux poignets. « Tu me supplies maintenant ? C’est comme ça que tu t’y prends pour quémander ta dose quand tu n’as plus d’argent ou tu t’y prends d’une autre manière ? » Il est bel et bien en train d’insinuer que son corps pourrait être une monnaie d’échange et n’en serait pas étonné si c’était le cas. Sa mère est passée par là. Ca devenait une habitude, mais c’est difficile de se faire à l’idée qu’une maman n’a aucune pudeur, n’hésite pas à se salir pour sa drogue, mais c’était la solution facile. C’était une belle femme et les hommes pouvaient débourser pour une coucherie, avec des faveurs que les prostituées feraient au prix double. A côté, Livia était en promotion, un prix réduit, pour une qualité bien médiocre, mais qui pouvait écarter les cuisses et satisfaire des types en manque. Ca le tue de se dire que Leila pourrait être réduite à ça, mais l’option est envisageable. Il ne souhaite pas se mettre des œillères, est bien pessimiste, ou trop terre-à-terre. Le pilote termine le travail dans la chambre, puis s’apprête à quitter la pièce pour se rendre dans une autre, lorsque Leila s’arrête soudainement de bouger dans tous les sens. Ce ne sont plus des grognements qui sortent de sa bouche, mais bien un vomissement. « Bien sûr. Après. » dit-il, en disparaissant, cherchant la salle de bain. Il tombe nez à nez sur une commode où un cadre est posé, avec une photo de Leila et de son compagnon à l’intérieur. De rage, furieux, il le rabat, face contre bois, pour ne plus croiser le regard de cette image qui l’insupporte. Où est-il, maintenant ? Que fait-il ? il ne comprend pas. Il s’engouffre dans la pièce froide, récupère une serviette ainsi qu’un gant mouillé et revient auprès de Leila, sans ressentir la moindre compassion. C’est juste qu’il se sent responsable et que son attachement pour elle le pousse à ne pas la laisser dans cet état, mais s’il n’y avait pas tout ça, Dante n’aurait eu aucun scrupule à la laisser dans son coin. Il l’a dit précédemment : les drogués le dégoûtent et son regard qu’il pose sur elle le prouve bien. « Tu es stupide. Arrête et laisse-moi faire. » dit-il, en prenant son visage entre ses doigts, la forçant à le tourner vers lui. « Regarde-toi, tu es horrible. » Et il ne prend aucun gant pour lui dire le fond de sa pensée. Dante appuie le gant sur son visage, tente d’effacer les traces qui lui restent. « Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne veux pas le savoir. Si tu ne me l’as pas dit, c’est que tu n’en as pas ressenti le besoin, ou que tu as supposé que je n’étais pas assez de confiance pour ça. Je ne vais pas chercher plus loin, ça ne m’intéresse pas. » En fait, si. Il est évidemment curieux, mais s’interdit de l’interroger à ce sujet, souhaite prendre de la distance, tout en restant à ses côtés pour l’épauler. Dante ignore comment gérer la situation, fait du mieux qu’il peut et ce n’est pas pour la protéger elle, mais bien lui.


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.


La grande protectrice aux microbes :
 
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