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- [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Sam 19 Mai 2018 - 1:36 )
Après le dernier envoi, son Smartphone trouve refuge sur le tableau de bord. Discuter avec son meilleur ami alors qu’il se trouve à sept heures de lui le soulage. Ces histoires avec sa boîte le travaillent énormément, mais ce qui tourne en boucle dans son esprit depuis le début de la matinée, c’est ce rapprochement ayant eu lieu la veille. S’il a cru bon de dormir seul sur le canapé, alors que l’envie d’être à ses côtés pour étouffer ce sentiment de solitude était intense, Demetrio s’interroge sur l’attitude à avoir. Aussi sur cette distance qu’il a tenté d’imposer la veille en appuyant le fait qu’entre eux, ça ne devrait jamais aller au-delà de ce qu’ils ont connu. Les relations sentimentales apportent leur lot de complications et il aimerait autant éviter d’en passer par là. Ca commence tout juste à s’apaiser entre eux et il sent qu’en une fraction de seconde, tout pourrait basculer du côté négatif. Une part de lui espère que ce ne sera pas le cas, qu’il a su arrêter les choses au bon moment, même si c’est très frustrant. Son cœur est tiraillé entre l’envie de le remercier pour ne pas lui faire subir des dégâts supplémentaires et le besoin de lui donner quelques coups à la poitrine afin qu’il comprenne que ce sentiment tout juste naissant était tellement bon, qu’il aurait aimé le sentir perdurer. Lui, il a décidé de laisser son rythme cardiaque affolé au contact de sa peau contre la sienne dans un coin de sa tête, mais il s’autorise tout de même à y penser. La main sur le volant, il pose ses autres doigts sur ses lèvres, repensant à cette bouche fine et à la fois pulpeuse embrassant quelques parcelles de son visage. Et ses doigts s’accrochant à son dos qui l’en remercie encore ; ce matin, il y a aperçu des traces rouges depuis le miroir. Un souvenir de son passage. Et son corps blottit contre le sien… Il est évident que cette soirée lui reste en mémoire, qu’elle ne s’effacera pas en un claquement de doigts et peut-être n’en a-t-il pas envie. Ce que lui a apporté Magda en quelques heures, c’est bien plus que ce qu’ont pu faire les autres femmes ayant croisé son chemin.

En arrivant à l’hôtel, il abandonne ses pensées pour se concentrer sur ce prochain rendez-vous. Il ignore exactement à quelle heure son employée se présentera, mais il tient à tenir sa promesse et à être disponible. D’autant que son rendez-vous matinal s’est très bien déroulé. L’homme quitte son véhicule, puis monte directement à l’étage, avec une boule au ventre qui s’installe. Le fait de ne pas avoir vu la métisse ce matin, de ne pas savoir comment il va la trouver ne le tranquillise pas. Il appréhende même, mais ne laisse rien entrevoir. Il passe le pas de la porte, la cherche du regard, mais ne la trouve pas dans le petit salon. « Vous êtes là ? » demande-t-il, en reprenant le vouvoiement. Une habitude qu’ils ont troquée la veille pour un usage plus familier, mais qu’il bannit aujourd’hui pour des raisons justifiées. Reprendre là où ils en étaient avant leur parenthèse, ne pas laisser leur moment de répit prendre le dessus sur le reste. Pourtant, ce n’est pas si évident. Il ressent l’envie de s’en approcher, de goûter de nouveau sa chair, mais se fait violence. « Je pensais recevoir Clara dans le bar, au rez-de-chaussée. » Non pas qu’il remet en cause sa parole, mais… Sait-on jamais. Ca s’est déjà vu, des jeunes femmes souhaitant prendre au piège des gens friqués et il aimerait se préserver. La chambre n’est donc pas l’endroit le plus adapté, qu’il y ait témoin n’y change rien. D’autant qu’il est convaincu que ça la mettra bien plus à l’aise, elle aussi. Jetant un œil sur sa montre, Demetrio lâche un soupir, constatant que l’heure tourne et qu’il n’a sans doute plus le temps de prendre une douche. Il en aurait bien besoin. Ce serait juste la deuxième de la matinée. Profitant du fait de ne pas la voir dans la pièce, Demetrio ouvre la baie vitrée et s’appuie à la porte, prêt à sortir sa e-cigarette. Parce que le besoin est là : il est sous tension. Que ce soit parce qu’il n’a toujours pas vu Magda, mais aussi par cette histoire de harcèlement. Sauf que voilà… Il craint également d’être pris sur le fait.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Sam 19 Mai 2018 - 14:21 )
Les jambes relevées contre elle, ses bras les entourant, son corps s’est extirpé des draps depuis un bon moment mais ne quitte pas pour autant le lit, tentant de démêler les nœuds de ses pensées.  Sa tête est lourde de fatigue, pas réellement une bonne nuit de sommeil. Pas réellement reposante, ses yeux n’ayant pu se fermer qu'au petit matin malgré la fatigue de la journée. Trop de pensées qui se mêlent et se cognent entre elles avec encore cette sensation d’être sur cette plage, perdue dans une parenthèse presque irréelle.  Ce matin, Magda n’en mène pas plus large ne sachant pas trop quoi penser de tout cela. Plus que cette nuit, c’est à ce vide qu’elle se confronte à peine réveillée : son absence qui se mue en un malheureux petit sentiment d’abandon. Sentiment qu’elle tente de dompter à coup de raison et de justification. Qu’elle tente d’éteindre en se disant que cette sensation n’a rien à faire ici, en elle. Ses mains viennent prendre sa tête, la saisir comme pour se contenir, ne pas la perdre justement sa tête. Pendant un instant, la brune doute, croit avoir rêvé toute cette soirée, qu’elle se trouve juste dans un refuge de fortune qu’elle se serait trouvé à Naples. Le léger parfum de Demetrio qui traîne dans la chambre encore, comme un fantôme qui viendrait la hanter lui prouve le contraire. La télécommande explosée au coin de l’autre pièce et la vue qu’elle aperçoit à moitié viennent accentuer cette réalité qui cesse d’un coup d’être un rêve. Elle est bien à Gênes avec Demetrio et hier soir n'était pas un délire. « Oh le bordel » Soupir qui s’échappe de ses lippes, trouvant enfin le courage de quitter son nid pour se réveiller davantage sous un jet d’eau tiède. Méditation silencieuse sous l’eau qui ruisselle sur son corps, son index se coince au coin de ses lèvres alors que les souvenirs de cette escapade lui reviennent comme un film où elle a cessé d’être actrice pour finir spectatrice. Juste revoir ses images, ça serait plus simple, plus facile mais sa peau a tout mémorisé, ses lèvres aussi. Elles se souviennent de tout : la chaleur de sa peau, le goût salé de ses baisers. Pour un souvenir qui devait faire le mort dans un coin inerte de sa tête, il était bel et bien vivant. Trop vivant même. Se planquer pour toujours sous la douche n’était pas une option possible, bien qu’alléchante, alors la métisse n’a d’autre choix que de sortir, se sécher et s’habiller d’un pantalon cintré taille haute et un simple chemisier beige. Pour le reste, aucun artifice, c’est la journée, c’est le week end et elle n’en a tout simplement pas envie. Alors que sa main tourne la poignée de la porte, l’ouvrant à peine, la voix de Demetrio lui parvient aux oreilles. Arrêt immédiat, son corps se fige et se tend, son cœur se réveille d’un sommeil calme pour s’emporter, lui signifier qu’il est là. Ouais, elle l’a bien remarqué… Cette salle de bain, Magda allait pas y rester des années non plus et une confrontation était obligatoire, c’est pas la première fois qu’elle devait faire semblant, planquer des choses sous le tapis comme avec Erio … Ah punaise, Erio ! Elle avait pas du tout pensé à lui depuis la veille, ses pensées n’étaient remplies que par l’homme à l’autre bout de la chambre. Ca, c’était une bonne raison de rester planquée dans la salle de bain, non ? Non. L’ongle de son pouce s’enfonce dans la chair de son index, petite douleur pour se calmer et imposer à elle un masque neutre. Aussi neutre que possible. « Je suis là » Ouvrant la porte pour sortir enfin de sa cachette de fortune, la Saddler se glisse derrière lui, adossant son épaule contre le mur adjacent. « Bonjour » Elle l’accoste d’un air faussement détendu, une attitude qui crève d’envie d’être plus familière,  sa main se glisse dans la poche de son pantalon pour continuer à enfoncer son ongle dans son index, pincement pour l’aider à garder une consistance distante. « Hmm hmm. Plus judicieux que la chambre, ça la mettrait plus à l’aise » Parce que c’était personnel une chambre, même d’hôtel. « Vous étiez entrain d’admirer la vue ou bien de sonder si j’étais pas dans les parages pour vous en griller une ? » Un regard inquisiteur se posant sur lui quelque secondes avant de trouver une échappatoire en le greffant sur l’écran de son portable, composant un sms pour Clara. Evitez de trop le regarder, pour ne pas se trahir toute seule « Je préviens Clara qu’on l’attendra au bar. Nous avons rendez-vous pour onze heures » Machinalement, elle mord sa lèvre, réprimant ce sourire qui a envie de s’ancrer sur son visage juste parce qu’elle est ravie de le voir, qu’il revienne exister dans son monde. Parce qu’il est là, juste là, près d’elle. « Vous avez bien dormi sur votre canapé ? » A défaut de lui demander s’il a eu une nuit torturée comme elle, s’il a pu fermé l’œil ou pas, comme elle ? S'il a ressassé la soirée dans sa tête, comme elle ? Des questions qui restent coincées dans sa gorge parce qu’hier soir, ils ne doivent pas en parler. C’est comme si ça n’avait jamais existé.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Sam 19 Mai 2018 - 16:00 )
Sa silhouette apparaît et sans aucune retenue, Demetrio la détaille, la scrute de bas en haut, observant chaque élément de sa tenue, s’attardant un instant sur ce chemisier beige dont il se surprend à avoir envie de défaire les deux premiers boutons, puis continue sa route jusqu’à ce cou où quelques mèches tombent. Ses iris s’arrêtent sur ce visage, cette peau bronzée qu’il dévisage d’une manière bien différente du premier jour. S’il avait déjà conscience qu’elle avait du charme, là, sa beauté lui saute aux yeux, l’interpelle. Son meilleur ami a raison : Magda est très loin d’être un laideron. N’importe qui la croiserait sur sa route, s’offusquerait d’un tel terme. Lui le premier. Elle est attirante et sans doute est-ce dû à son histoire, mais il la trouve attachante. « Bonjour. » Se rendant compte de son attitude déplacée, mais pas fou au point de fuir ses prunelles comme s’il avait quelque chose à se reprocher, Demetrio se détourne lentement, pose son attention sur la vue qui s’offre à eux. Toujours donner l’impression que le pouvoir être entre ses mains, qu’il gère à la perfection la situation qui est pourtant effrayante, mais ne pas le montrer en apparence. Il est fort à ce jeu-là, bien plus que pour exprimer une joie, un sourire, si bien qu’il est compliqué de savoir quand est-ce qu’il est de bonne humeur. Rowtag et Serena le perçoivent eux, puisqu’ils se connaissent depuis suffisamment longtemps pour avoir décelé quelques failles qu’il ne maîtrise pas dans ses expressions faciales, comme cette lèvre inférieure qu’il mord et qui peut ressembler à une grimace, mais qui n’est autre qu’un sourire en coin. « J’admirais Gênes. Je ne prends pas suffisamment le temps de me poser dans les villes où je me déplace, alors je profitais de ces quelques minutes de répit. » Son ton est si sérieux, si calme qu’on pourrait le croire sur parole, mais lui sait la vérité et ce n’est pas celle-ci. Il ne la lui cache pas très longtemps, relève sa main dans laquelle se trouve sa cigarette électronique qu’il range aussitôt dans la poche de son jean noir, de peur qu’elle saute dessus pour la lui confisquer. L’ayant vu à l’œuvre la veille, il n’est pas sans ignorer que Magda ne se gênerait pas pour la briser en mille morceaux sous ses yeux. « Comptez-vous m’épier jusqu’à ce que je n’ose plus m’en griller une ? Vous allez vous fatiguer, à force. » Il lui donne raison : la nicotine, c’est mauvais pour son cœur, pour un transplanté et il cède à la tentation aussi rarement qu’il le peut, n’en est pas fier et se sent coupable à chaque fois qu’il tire une taffe. Son instrument qui s’agite, bat un peu plus vite en sa présence est malmené par sa propre bêtise. « Très bien. » acquiesce-t-il, à propos du rendez-vous fixé à onze heures. Lui-même a débuté le travail ce matin, en prenant contact avec son équipe informatique. Il y en a toujours pour travailler le samedi afin que tout soit opérationnel le lundi et ça tombe bien, il avait justement besoin d’eux pour récupérer des données. Les mails d’Achenza, envoyés à Clara et vice versa sur une période de deux ans pour commencer. S’il n’a pas encore les éléments en sa possession, il les récupérera au plus tard en fin de journée, mais ses demandes étant une priorité, il doute que ça mette autant de temps. « Est-ce une manière de me narguer, mademoiselle Saddler ? Un moyen de me faire comprendre que le matelas était bien confortable et que j’ai donc raté quelque chose ? » S’il choisit régulièrement cet hôtel, c’est que le confort y est. Le canapé aussi, mais ça n’a vraiment rien à voir avec le lit auquel elle a eu droit. « Il y a mieux, vous vous en doutez. Pour le dos, mais aussi pour mes jambes. Trop grandes. » Et le canapé trop petit pour sa silhouette, si bien qu’il a dû dormir avec ses jambes parfois pliées, parfois dépliées, mais le corps tendu par la position peu pratique. « Et vous ? Votre nuit ? Comment s’est-elle passée ? » Il espère que ça a été, qu’il n’y a eu aucun souci… « Tout va bien ? » Un instant, Demetrio hésite, puis quitte le mur, son refuge, pour faire un pas vers elle. « Vous m’en tenez rigueur ? » Si lui ne regrette pas leur rapprochement, s’il a passé un excellent moment, il craint que son avis ait changé, qu’elle ait pris conscience de la situation et qu’elle lui en veuille d’en avoir profité, pour finalement la pousser à oublier cette parenthèse, faire comme si rien ne s’était passé.


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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Sam 19 Mai 2018 - 17:55 )
Son palpitant s’emballe quand sa peau semble prend feu, effleurée par le regard cérulé qui la détaille de haut en bas. Parcourt son corps, s’attarde à certain endroit. Un frisson lui court le long de son échine pour mourir sur la base de sa nuque, agitant un brin sa respiration. Battant des cils, Magda s’essaie à garder un calme olympien, ne rien laisser transparaître. Ne pas montrer l’effet qu’il lui fait juste en posant ses prunelles perçantes sur elle. La Saddler a toujours fait partie de celle qui n’apprécie pas de se faire reluquer de bas en haut, parce que derrière il pouvait y avoir un manque de respect. Parce que derrière, elle n’assumait pas les regards des hommes sur sa dégaine pour la seule et bonne raison qu’elle se sentait pas belle. Dans son propre regard et dans celui des autres. Mais là, oui, là, c’était différent. Ce serait mentir de dire que la caresse de ses iris sur sa peau ne lui faisait rien. Et dans sa façon de la scruter, Magda se sent moins moche, moins horrible acceptant presque cette idée un peu farfelue qu’elle a du charme. Mais avoir du charme, au fond, elle s’en [...] fiche bien, lui plaire, c’est ce qui lui importait plus. « Ne vous gênez pas pour moi, surtout ! » Son menton se relève, donnant à son visage un air de défi, planquant ainsi son trouble. Geste plus pour la forme que pour autre chose. Un de ses sourcils se hausse, peu convaincue par l’explication qu’il lui fournit, devenant l’avocat du diable. Son intuition à elle le lui dit en long et large : menteur. « Admirer Gênes, hmm ? Bien-sûr » Un faible rire sarcastique s’échappe de ses lippes avant que sa tête ne se secoue, une moue consternée sur le visage quand il lui dévoile le pot au rose, révélant l’objet dans sa main qu’il s’empresse d'enfouir de suite dans sa poche. « Vous seriez surpris des ressources que je peux avoir. Pourquoi vous empresser de ranger votre e-cigarette aussi rapidement ? Vous craignez qu’elle finisse en morceau ? » Elle aurait attendu encore un peu pour sortir de sa cachette, elle aurait pu le prendre sur le faite. Pour sûr, sa cigarette électronique aurait connu le même sort que ses clopes d’hier ou encore de la télécommande. « A moins que vous espériez que je vienne la chercher dans votre poche ? » Il voulait que tout redevienne comme avant alors elle se cotonnait à qu’elle faisait de mieux, à ce qu’elle a toujours fait envers lui : le provoquer. Il est clair que cette attitude avait aujourd’hui un tout autre sens mais qu’importe, ils étaient censés mettre la parenthèse d’hier soir dans un coin, ne plus y penser. Mais dans sa tête à elle, cette parenthèse clandestine n’était pas dans un coin, elle prenait toute la place qui ne lui était pourtant pas destinée. Cette réplique qui n’aurait jamais eu d’arrière pensée auparavant en a une aujourd’hui. « Vous avez effectivement raté quelque chose… Mais vous devez le savoir » Bien entendu, à ses mots, elle ne parlait pas que du moelleux du lit, bien que c’était le sens premier de sa phrase. Le sous entendu, lui, était entre les lignes. « Eh bien, vous n’avez qu’à prendre le lit ce soir et moi le canapé. Mes jambes ne sont certainement pas aussi longues » Simple proposition pour son confort à lui. Le sien de confort, peu importe, après tout, ce n’est pas comme si Morphée allait la prendre dans ses bras ce soir. Magda était certaine qu’elle rencontrerait encore des difficultés à s’endormir comme hier soir. « Très bien. Mieux que la votre visiblement » Mensonge éhonté mais elle n’allait pas lui avouer qu’elle n’avait pas pu fermer l’œil de la nuit. A cause de lui. Son corps se fige lorsque lui, fait un pas vers elle, défait un tantinet cette distance sécurisante. « Tout va bien, Monsieur Clarizio » Ses bras se croisent sur sa poitrine, communication non verbale qui met un barrage entre eux. « Que je vous tienne rigueur à propos de quoi ? Je n’ai aucune raison de vous en vouloir » Ses épaules se haussent, sa tête se secouant. Oui, elle feignait bien l’innocence, celle qui ne voyait pas à quoi il faisait référence. N’avait-il pas demandé à ce que cela reste dans un coin de leur tête, indirectement de l’oublier comme si rien ne s’était passé. La métisse ne faisait que respecter la clause de cet accord. « Je ne vois d’ailleurs pas de quoi vous voulez parler. Vous pouvez être plus clair ? » Respecter sa part de contrat oui, mais pas sans tenter de le pousser à enfreindre la sienne de part.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Sam 19 Mai 2018 - 22:56 )
Cette remarque est pour lui, concerne ce regard posé sur sa silhouette avec insistance qu’il n’a pu contrôler. S’il est évidemment embarrassé d’avoir été pris en flagrant délit, il ne laisse pour autant pas sa gêne prendre le dessus, garde la tête haute, tout comme il le fait en lui avouant son intention. Fumer. C’est un mal pour un bien d’être tombé sur elle au moment où il allait franchir une nouvelle limite. Celle de répondre à son anxiété, de la nourrir avec une cigarette qui est là pour lui apporter un peu de soutien, mais pour une courte durée, comme toutes les addictions. « Je crains que vous vous le permettiez, en effet. Pas que mettre le prix sur une nouvelle me dérange, mais j’aimerais autant éviter de perdre mon temps à trouver une bonne boutique en ville. Et demain c’est dimanche. » Tout sera fermé, alors il compte bien tenir son bâton mentholé loin d’elle. C’est qu’elle a un côté assez tyrannique quand il y pense. Ses raisons sont justifiées, louables et quelque part, ça le touche qu’elle souhaite prendre soin de ce cœur précieux, mais il se connait. Savoir qu’il a à portée de main sa cigarette, sans même la coincer entre ses lèvres, ça le rassure au moins un peu. Bien plus que s’il se retrouvait sans cet objet mortel. Rowtag serait là qu’il en rirait, encourageant sa fausse compagne à écraser son appareil sans aucune hésitation. « Dois-je vous menotter les mains pour que vous restiez tranquille ? Pour que vous n’usiez pas de vos méthodes un peu louches ? » Il ne serait pas étonné qu’elle soit du genre à fouiner dans son sac pour tenter de récupérer son bien. C’est moche. En même temps, ça s’appelle une Femme. Elles ne sont jamais très claires. « Vous en seriez capable, je n’en doute pas, mais faites-moi le plaisir de rester à votre place. Vous voulez bien ? » Voit-elle de la fumée sortir de sa bouche ? Sent-elle une odeur étrange ? Il n’a encore rien fait, même s’il est tenté d’agir lorsqu’elle aura le dos tourné, parce qu’il en ressent le besoin, parce qu’elle est en train de jouer avec les mots, lui lançant des sous-entendus qu’il est obligé de comprendre. Ce n’est pas du lit dont il est question, c’est d’eux. De la nuit qu’ils auraient pu passer s’ils avaient prolongé. L’aurait-elle voulu ? A en voir sa réflexion, la réponse est oui. « Comment pourrais-je le savoir ? Je ne l’ai pas testé. » Mais il s’en doute, oui. Il aurait apprécié, il le sait. Rien que le souvenir de sa peau, de ses lèvres lui font envie et s’il s’écoutait, il enverrait balader les conditions imposées la veille, proposerait une parenthèse plus longue, le temps d’un week-end entier, mais il n’est pas dupe. Il sait qu’en agissant de la sorte, ce serait s’ajouter des complications supplémentaires. Plus ça dure, plus c’est difficile de résister. En restant raisonnable, Demetrio est convaincu de ne pas se brûler les ailes trop longtemps, de pouvoir maîtriser leur relation, mais avec une Magda qui lui lance des perches, ce n’est pas chose aisée. « Non, gardez le lit. Le canapé, ça ira pour moi. » Il a connu bien pire : les lits des centres hospitaliers et il s’en est toujours sorti, alors il ne va pas se plaindre.

Proche d’elle, Demetrio reste silencieux, puis acquiesce d’un signe de tête, rassuré : tout va bien. Mieux, la métisse ne lui en veut pas et fait comme si de rien n’était, non sans le provoquer au passage. « C’est parfait. » dit-il, en sortant sa cigarette électronique qu’il place entre ses lèvres. Parce qu’il n’y a pas qu’elle qui a le droit de jouer avec ses nerfs et puis, à travers ce geste, il met un terme à la sensation qu’elle est en train d’en faire ce qu’elle désire. Sans lui laisser l’opportunité d’agir, il s’éloigne, se cale contre la baie vitrée afin de souffler sa fumée à l’extérieur, tout en l’observant pour s’apprêter à lever le bras si jamais elle osait faire un pas vers lui. « Mon séjour se prolonge jusqu’à mardi matin. » Il aurait pu prendre la route le lundi, mais doute de se libérer à 14 heures et ne souhaitant pas arriver dans la nuit, prendre le risque de dormir au volant, il préfère de loin prendre la route le mardi. « Vous pouvez avoir un vol ce soir si vous ne souhaitez pas rester, ou demain. » Il lui désigne la table basse où il a laissé les horaires des vols. Un le samedi soir qui lui fait arriver à 21 heures à Naples, un autre le dimanche à 18 heures ou encore 20 heures. « Ce ne sont pas les seuls. Il y en a d’autres, mais j’ai éventuellement pensé que vous souhaiteriez profiter encore un peu de Gênes. Partir en soirée me semblait être la meilleure option, mais peut-être que je me trompe. » Et dans ce cas-ci, alors il peut très bien réserver l’horaire qu’elle désirera. « Si vous restez ce soir, il y a d'ailleurs une exposition photos, une pièce de théâtre, ou encore un spectacle en plein air au centre-ville. » Avec de la musique, des personnes costumées, de la couleur. « A mon retour, je vous tiendrai au courant du fin mot de l’histoire. Est-ce que ça vous convient ? Ou est-ce que vous envisagez d’autres possibilités ? » Celle de rester, par exemple, mais si tel est le cas, alors il ne lui mâchera pas le travail et attend qu’elle lui dise très clairement en avoir envie.


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[Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? Original
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Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Dim 20 Mai 2018 - 7:10 )
« Je me le serais permis, oui » Elle l’avait déjà fait auparavant Magda et après ce qui s’était passé entre eux, elle se sentait impliquée au point d’oser s’interposer entre sa nicotine et lui mais aujourd’hui elle n’osait s’en approcher de trop près. Il lui fallait garder cette distance qui la rassurait, qui faisait office de garde fou. Être trop près de lui pourrait envoyer valser cette retenue à laquelle elle tente désespérément de s’accrocher. « Je doute que vous y parviendrez » Autant, la métisse ne doutait pas de sa force, c’est un homme alors de la force, il en a forcément plus qu’elle mais la femme se connaissait et elle n’était pas du genre à se laisser maîtriser aussi facilement. « Méthodes louches certes mais qui sont efficaces. Je ne bougerai pas de ma place, vous pouvez garder votre bâton de nicotine » Un point pour sa e-cigarette et zéro pour la Saddler qui bat en retraite, bien décidée à ne pas abattre la distance entre eux pour lui prendre son objet de sa poche. « Vous ne le saurez jamais » lâche-t-elle d’une voix neutre, planquant peut-être une certaine amertume dans le fond de sa gorge même si au fond, c’était mieux ainsi. Ca serait trop s’approcher du feu et se brûler avec mais il fallait bien avouer qu’après avoir connu qu’un long hiver, un été plus doux faisait envie, vraiment envie mais c’était là un terrain inconnu qu’elle ne connaissait pas. Au moins, cet hiver qu’elle a toujours connu, elle savait à quoi s’attendre, elle pouvait le gérer, le contrôler : c’était son territoire depuis bien trop longtemps. « Bien, comme vous voulez » Elle n’allait pas non plus se plaindre, le lit, il était bien. Confortable et moelleux … juste un peu tristement vide quand il aurait pu remplir le vide à ses côtés mais soit, soit, cette pensée finit rapidement à la corbeille, préférant voir ça d’une autre façon : elle pouvait s’étaler comme elle le voulait et ça, c’était quelque chose qu’elle appréciait aussi particulièrement. Ses yeux abaissés sur le sol remontent brusquement vers Demetrio à l’entendre inhaler la vapeur de nicotine qui s’échappe de son appareil de malheur. Un rictus mauvais s’ancre sur ses traits pendant que ses yeux lui lancent un regard noir. Il la provoque et elle, enfermée dans son entêtement de ne pas s’approcher de lui, ne peut faire ce qu’elle aurait fait en temps normal, avant tout cela : le lui arracher pour le balancer par dessus-bord. « Faites-moi donc plaisir : étouffez-vous avec ! » Parce que les mots, c’était tout ce qu’elle avait pour l’atteindre, même si elle ne le pensait pas. Agacée, Magda quitte sa position et s’éloigne, intensifiant cette distance entre eux qui l’aide à se retenir de lui foncer dans le lard pour lui voler sa clope électronique. Ses pas la mènent vers la table basse où son regard se pose sur les fascicules des vols qui la ramèneraient à Naples. Qui l’éloigneraient de lui de 669.1 km. Si la métisse s’efforçait de garder une certaine distance entre eux, l’abîme de 669.1 km qui les séparerait ne lui faisait franchement pas envie. Non. Elle lui laissait un sentiment vague de tristesse presque. Paumée par ce relent nouveau de sentiments, la brune s’assoit en tailleur sur le canapé, les volées des horaires en face des yeux, acquiesçant d’un air absent à ses mots. Pendant un moment, un flash lui passe devant les yeux : elle, son sac à ses pieds dans l’immensité vide de son salon, seule. Terriblement seule. Quand lui serait à des kilomètres d’elle. Sur l’instant, cet instant précis, ça lui paraît insupportable. Ses dents se plantent dans la chair de son pouce, hésitant, se perdant dans ses pensées. Rentrer, c’était la solution parfaite pour se replier et ne plus tenir cette tentation qui la brûle tout entière. Ca, c’est ce que sa tête lui disait quand son cœur lui murmurait de rester, peu importe les efforts que cela lui demandent, de rester à côté de lui, même de loin. Car sa présence, outre la torture douce qu’elle lui fait, il y a une sorte d’apaisement aussi qui vient calmer et tordre le cou à cette solitude qui lui colle à la peau depuis à peu près toujours. « Ce programme est très tentant. Est-ce là des arguments pour me convaincre de rester une nuit de plus ? » Sans quitter les dépliants des yeux, elle aime à espérer que c’est le cas. Que lui, comme elle, n’a pas envie qu’elle s’en aille mais espérer que ce soit le cas n’en fait pour autant une vérité. Une autre véracité pénible se place dans sa réalité à elle : celle où il se montre juste poli mais qu’il espère qu’elle se tire pour se débarrasser d’elle. C’est lui après tout qui désirait que leur parenthèse clandestine n’existe plus, qu’elle s’efface comme si elle n’avait jamais eue lieu. « Voulez-vous que je rentre ? » Question qui parvient à s’échapper de ses lippes malgré la trouille qu’elle a de sa réponse. Malgré la boule qui s’est formée dans sa gorge, appréhendant sa réponse qu’une seule affirmative même silencieuse pourrait l’envoyer au tapis. Ce serait une défaite par une déception qui, malheureusement s’en rend-t-elle compte trop tard, la blesserait. « Parce que je ne reste jamais à un endroit où mon absence est plus souhaitée que ma seule présence » Orgueil et fierté obligent. Mais le point où elle veut en venir, se perd dans les mots que sa tête tente de choisir, de sélectionner. Comment l’exprimer ? Comment le dire ? Les fascicules retournent mourir sur la table basse, balancés par ses mains moites de façon vive. « En vérité, je vous le dis, Monsieur Clarizio, je n’ai pas envie de rentrer à Naples » Pas par 4 chemins, pas de détour, Magda pose sa vérité brute sur la table. Peut-être que le ton manque de douceur, manque de chaleur mais c’est là tout ce qu’elle peut offrir, venant d’ouvrir une brèche dans ses barrages pour lui avouer ça. Mais les raisons de son envie de rester, elles, restent enfermées à double tour en elle. Il n’a pas besoin de les connaître, de savoir qu’il en est la raison principale, justement.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Dim 20 Mai 2018 - 13:30 )
« Je vous remercie pour votre attention si sympathique. » dit-il, un peu sèchement, la laissant prendre connaissance des vols. Demetrio pourrait lui répondre par la positive, ajouter que sa présence ne lui est pas désagréable, qu’il l’apprécie même, mais ce ne serait pas leur rendre service, provoquer un malaise. Et elle qui s’efforce depuis le début de garder une distance se retrouverait dans une position encore plus délicate que la sienne ; contrairement à Magda, Demetrio n’a nullement besoin de se refermer comme une huître, protéger son corps de ses bras pour ne pas faire de travers. Il suffit qu’il s’écoute et bien que sa volonté soit mise à rude épreuve depuis la veille, il a la sensation de s’en sortir plutôt bien. « Je vous le propose dans le cas où vous voudriez profiter de Gênes. C’est l’une des raisons pour lesquelles je vous ai conviée ici. Pour que vous vous changiez les idées, mais dans l’éventualité où vous n’en auriez plus très envie… Je vous ai également pris les vols de ce soir. » explique-t-il, tentant de remettre le contexte à sa place, lui faire comprendre que tout ceci n’a rien à voir avec ce qui s’est déroulé la veille. Du moins, il ne l’exprime pas, parce qu’il est évident que ce serait un plaisir de partager la fin du séjour à ses côtés. Il semble si bien le cacher que Magda ne se rend compte de rien, suppose un scénario auquel il n’a pas pensé. « Vous êtes en train de me faire dire ce que je n’ai pas dit. » Il lâche un soupir, puis éteint sa cigarette, avant de partir à la recherche de la télécommande et de ses piles. « Je ne vous chasse pas. Je vous laisse le choix, c’est différent. » Si elle lui dit que l’option une est à oublier, il n’insistera pas. Il se met à genoux afin de regarder sous les meubles, tend le bras pour récupérer la première pile sous le meuble télé, puis la seconde non loin de la télécommande dont le bout est légèrement abîmé. Rien de grave. « Ca n’a rien à voir avec ce que je veux, ou ce que je ne veux pas. C’est uniquement pour votre confort, pas le mien. » Son ton est tranchant, dur, ne laisse pas place à la discussion. Tandis qu’il remet les piles en place, il se tourne vers Magda qui lui fait une confidence et à celle-ci, il y voit de l’appréhension. A Naples, on l’attend au tournant. Les critiques sont mauvaises et ceux qui lui en tiennent rigueur n’y vont pas de main morte. Ici, elle peut s’évader, oublier un instant ce qu’on lui reproche et surtout ne pas se confronter à la haine des gens qui ne semble avoir aucune limite. Demetrio a un moment d’hésitation, puis s’avance vers la table basse sur laquelle il pose l’appareil pas encore testée. « Il va bien falloir y retourner un jour. Vous ne pourrez pas fuir éternellement. » Doucement, il s’assoit à ses côtés, puis saisit sa main dans la sienne. Une forme de soutien, un moyen de lui montrer qu’il est toujours présent malgré tout, que la parenthèse de la veille ne change rien à ça. « C’est encore frais et c’est tellement plus facile de chercher un responsable à tout ça, mais ça va se tasser. Ils finiront par comprendre que vous n’êtes pas plus coupable qu’eux. » Ca prendra sans doute du temps. Il ne peut affirmer combien, si ça se compte en jours, semaines, ou mois, mais il a la certitude que leur colère s’atténuera. Là, pour le moment, ils sont dans la phase où ils ne font pas preuve d’objectivité. Resserrant ses doigts autour des siens, Demetrio se lève de nouveau afin de rompre le contact, aussi pour récupérer son téléphone portable qui traine sur le meuble d’entrée. « J’ai pris rendez-vous avec mon chirurgien mercredi. Pour vous. » Sentant qu’il peut se prendre un refus en pleine tête, Demetrio use d’une sale méthode. « Dans le cas où vous acceptez, je prolonge votre séjour jusqu’à la fin du mien. Si au contraire, vous refusez, je vous cale dans un avion pour Naples dès demain. » Il le sait, ce qu’il fait, c’est moche. Encore qu’il aurait pu être encore plus sadique et réserver un vol dans la soirée. « On y va. » Sans lui laisser le choix, il ouvre la porte et sort à l’extérieur, puis se dirige vers l’ascenseur où il appuie sur le bouton, dans l’attente qu’elle le rejoigne.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Dim 20 Mai 2018 - 23:40 )
« Hmm … Hmm » Pour seule et toute réponse qui s’échappe d’elle. Se changer les idées, l’objectif avait été atteint, oui, trop même peut-être. Car maintenant la jeune femme n’avait plus du tout envie de rentrer. De retrouver Naples et tous les soucis qui y dorment, n’attendant que sa carcasse pour se réveiller et lui mordre l’esprit. Planter leurs crocs et ne plus la lâcher. Gênes, c’était bien, c’était loin. Ici, elle pouvait juste être elle-même sans toutes ces choses qui lui collent à la peau à Naples. Toutes ces étiquettes qui commençaient à se faire lourdes, à la peser un peu trop. « Très bien » Sa voix se cale au même timbre que celle de Demetrio : cassante et sèche. Peu rassurée par ces mots mais c’est bien tout ce qu’elle obtiendra alors elle fait avec, brode avec. Ses dents s’enfoncent dans la chair de sa joue au point de meurtrir le tissu. Magda sait qu’elle ne pourra pas fuir éternellement, qu’il lui faut bien repartir à Naples. Retrouver ce quotidien un peu plus sombre. Ici, tout est plus léger, ici tout est différent et elle sait déjà que ça lui manquera énormément. Trop peut-être. Des angoisse éteintes se réveillent petit à petit, la prennent en otage. Ses dents continuent leurs ascension dans la membrane, tranchent au passage, réveillant petit à petit cette douleur qui lui permet de contrôler, contrer ses pensées. Expectant un goût de rouille mais qui n’arrive pas à cause de ses crocs qui cessent brusquement d’accabler l’intérieure de sa joue. Qui pilent net car plus bas, la main de Demetrio se pose sur la sienne, l’enveloppe de sa chaleur. Contact qui la rassure et laisse un soupir s’échapper de ses lèvres, laissant s’envoler son anxiété naissante, s’en débarrassant. Magda sait parfaitement que les choses mettront du temps à se tasser, énormément de temps « Le temps, je ne l’ai pas » Des jours, des mois, pire des années ? Et si sa culpabilité ne trouvait jamais de fin ? Magda n’aurait jamais pensé devoir partir en tant que coupable, laisser une trace aussi noire que celle qu’elle a à présent. Crever en tant qu’être condamnable, qu'individu détestable, personne n’en a envie réellement. Ses doigts se resserrent autour des siens, lui font du bien mais la gifle qui suit, la métisse ne la voit pas venir du tout. « Pardon ?! » Il avait fait quoi ? Pris un rendez-vous avec SON chirurgien sans lui en parler en amont ? Sans en discuter avec elle, savoir si elle était déjà d’accord. Ca, elle le prend mal, très mal. Le chantage qu’il place entre eux est une seconde claque en pleine figure et finit d’expier l’angoisse qui montait en elle pour la remplacer par une colère abrupte. Sans lui laisser le temps de railler ou lui exprimer le fond de sa pensée, l’homme se tire de la chambre. Geste qui a le don de l’énerver davantage. C’était bien le bon moment de s’énerver, de l’agacer juste avant la rencontre avec Clara. Pendant un moment, Magda tente de se convaincre de ne pas piper un seul mot, d’attendre que leur rendez-vous avec Clara se passe pour en reparler de cette belle connerie. Serrer les poings pour tenter de garder un calme. Un calme qui vole en éclat malgré elle quand elle le rejoint face à l’ascenseur, les portes s’ouvrant. Son bras s’interpose sur la porte de l’élévateur, l’empêchant d’y entrer. « C’est comme ça que vous obtenez tout ce que vous voulez ? Par des moyens aussi minables ? » La métisse lui en veut de s’interposer comme cela entre son cœur et elle sans lui en parler, puis surtout d’utiliser ce genre de méthode pour obtenir quelque chose d’elle. Ca la fout en rogne. « Ca marchera pas avec moi. Pas en utilisant mon envie de rester ici contre moi. Pas en utilisant mes failles pour satisfaire une de vos lubies. Je suis déjà suivie par un professionnel, je n’ai pas besoin de voir votre chirurgien » Son bras se retire avant qu’elle entre dans l’ascenseur, appuyant sur le bouton du rez-de-chaussée non sans brutalité, trahissant ouvertement son état d’énervement. « Je partirai demain matin » Verdict qui tombe, le regard droit devant elle. Ca lui en coûte, elle n’a pas envie mais son orgueil et sa fierté la pousse à ne pas plier l’échine et contenter Demetrio. Ce rendez-vous, elle ne l’accepte pas. Ne l’acceptera pas. La parenthèse clandestine de la veille ne lui donne pas le droit de s’interposer, encore moins de la sorte. Son cœur lui dit de se corriger, de dire qu’elle ne le pensait pas, qu’elle restera, qu’elle acceptera de voir son chirurgien mais sa colère et son amour-propre, bien plus imposants, lui tordent le cou à ce cœur qui l’ouvre un peu trop dès qu’elle se retrouve aux alentours de Demetrio. Entre son coeur et sa fierté, le choix est rapidement fait. Elle en ramassera les pots cassés, seule, à Naples.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Lun 21 Mai 2018 - 0:46 )
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et alors qu’il s’apprête à prendre place à l’intérieur, est arrêté par le bras de la brune, mécontente, furieuse après lui à cause des méthodes qu’il use pour la convaincre de se rendre à ce rendez-vous qui l’importe beaucoup. Pour elle, pour sa santé, parce qu’il a la certitude qu’elle ne sera jamais prise en charge par meilleur chirurgien que le sien. Sans la couper, il l’entend, l’écoute, la mâchoire serrée, puis entre à l’intérieur à ses côtés. S’il se fait violence, Demetrio ne résiste pas à l’envie de rétorquer : « Pour vous, prendre en charge votre santé est une lubie ? Mais vous plaisantez ? Dans quelle planète vivez-vous ? » Elle doit bien se douter qu’étant passé par là, ça le touche, que ce n’est pas pour se comporter comme un type bon et gentil, qui se contente de réaliser une bonne action. Ca va au-delà de ça. La crise de la veille, il l’a vécu avec elle et elle n’a pas idée à quel point ça l’a travaillé. Son attachement pour elle y est également pour quelque chose. Demetrio ne peut pas rester les bras croisés sans rien faire, alors qu’il pourrait, avec l’aide de son médecin, avoir un suivi bien plus régulier que celui qui se charge d’elle, qu’il ne connait pas et en qui il n’a aucune confiance. Ce n’est pas son rôle, mais il se sent si concerné qu’il ressent le besoin de contrôler la situation dans laquelle elle se trouve. La cage se referme et en temps normal, il se serait exclusivement concentré sur les étages qui défilent, à cause de cette peur des endroits clos, mais cette fois-ci, il s’en fiche bien, se tourne vers Magda sur qui il pose ses yeux bleus. « Je n’ai nullement besoin de marchander avec des méthodes aussi minables, comme vous le dites si bien. Seulement avec une personne qui pourrait s’obstiner et refuser un rendez-vous important. » Qu’elle a obtenu rapidement qui plus est, avec quelqu’un de compétent, qui pourrait immédiatement voir où elle en est, lui prescrire un traitement adapté, sans faire dans la dentelle. Il est doué, est compatissant, mais se montre ferme. Les cas qu’il traite sont souvent graves pour qu’il se le permette. « Quand je pense que vous fulminez à chaque fois que je fume, mais c’est de l’hypocrisie pure ! » Il a encore en mémoire sa réflexion très sympathique d’aujourd’hui et s’il sait que c’est pour son bien, en voyant qu’elle refuse catégoriquement de faire un effort, préférant rentrer à Naples avec tous ses tourments, ça le rend fou. « Regardez-vous dans un miroir. Vous êtes exactement en train de faire la même chose : vous ruinez la santé, vous laissez mourir. » Et après, il doit s’étouffer avec sa cigarette ? Magda est-elle réellement en mesure de lui sortir de tels propos ? Agacé, il tourne en rond dans la cage dorée, puis s’arrête face à elle, pose subitement une main sur la paroi derrière elle. Son corps se retrouve à quelques centimètres seulement, ses yeux sont ancrés dans les siens, ne se détournent pas une seconde. « Je me fiche bien de votre professionnel, incapable de vous faire entendre raison, incapable de vous faire poursuivre un traitement qui pourrait vous faire gagner du temps. » Et c’est précieux. Même quelques heures peuvent être importantes. « Peut-être que pour vous, ça ne veut rien dire, mais ce sont des moments comme nous en avons passés hier que vous prenez le risque de rater. N’auriez-vous pas été déçue, Magda ? » Sa demande de la veille était pourtant claire : ne jamais revenir sur leur parenthèse, l’oublier. Seulement, quand il la voit s’entêter, remballer sa proposition, peu importe que ce soit à cause de ce chantage ou pour une autre raison, ça l’exaspère. C’est de sa vie dont il est question, pas d’une télécommande abîmée. « De ne pas vous être baignée dans la mer de Ligurie ? De ne pas avoir senti les vagues sur votre visage. » Parce que lui, ça lui avait plu, alors il n’imagine pas ce que ça peut être pour une femme qui aime la mer autant qu’elle semble l’apprécier. D’un ton ferme, toujours aussi durement, il ajoute : « Ou encore votre corps contre le mien. » Son cœur rate un battement, tandis qu’il s’avance d’un pas, saisissant sa main dans la sienne pour la relever en haut de sa tête et la bloquer contre la paroi. « Vous n’auriez pas été frustrée de ne pas avoir su ce que c’était de sentir mon souffle sur votre peau ? » Impulsivement, il chatouille son cou avec son souffle, puis l’effleure avec le bout de ses lèvres, remontant jusqu’à son oreille pour y murmurer : « Vous comprenez ? C’est un échange. Je vous fais plaisir et vous me le rendez bien… Tout en sachant que c’est pour vous, que j’agis de la sorte. » Il lui donne ce qu’elle souhaite : un prolongement à Gênes et en retour, elle accepte un rencontre avec un chirurgien qui saura gérer son dossier à la perfection.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Lun 21 Mai 2018 - 2:10 )
Une personne obstinée, c’était bien résumer la demoiselle qui pouvait se montrer aussi dure qu’entêtée lorsqu’elle s’était fixé une route, un choix, une décision. Au sujet de son cœur, encore plus. Son choix avait été fait il y a bien des années, d’abord une idée un peu trop sombre pour devenir une certitude il y a 5 ans. « Une personne qui s’obstine pour une très bonne raison. C’est un rendez-vous important, si je décide qu’il l’est. Et il ne l’est pas ! » L’éclat de sa voix se répercute contre les parois, résonne dans le mince espace. Demetrio la rendait folle, autant dans le bon sens et que dans le mauvais aussi. Et le mauvais faisait émerger une partie de l’iceberg beaucoup plus sombre, peu vu par d’autres. « Mais c’est différent, bordel ! Je n’ai pas pris le cœur de quelqu’un d’autre comparé à vous. Je n’ai pas saisi une seconde chance pour ensuite lui cracher à la figure car, c’est exactement là ce que vous faites en vous étouffant dans votre nicotine ! Pour quelqu’un qui veut vivre pour voir le lendemain, vous êtes tout aussi hypocrite » Réfuter ses arguments en usant de la confidence qu’il a pu laisser glisser, hélas, Magda en est rendu là. Parce qu’il lui fallait le repousser avec autant de force qu’elle le sentait s’immiscer dans une partie de sa vie qu’elle ne partage pas, même avec ses plus proches amis. Comment leur dire qu’elle se laisse mourir, justement. Suicide déguisé, c’est vrai mais elle avait le choix de ne pas le voir ainsi. « Mais qu’est ce que ça peut bien vous faire ?!!!! » Son ton grimpe brutalement, laisse sa colère inonder la pièce. Ses poings se serrent alors qu’elle lui fait face, son cœur s’emballant sous les émotions qui le traversent de toute part. « Et vous allez faire quoi ? M’enchaîner à un hôpital jusqu’à que j’accepte la greffe d’un cœur que je ne veux pas ?! Vous m’avez demandé de respecter votre façon de voir les choses, de ne pas vous faire franchir des limites que vous ne voulez pas dépasser, je m’y tiens et vous, vous outrepassez les miennes ? Vous vous foutez vraiment de moi, là ! » La métisse fulmine, secoue la tête, les yeux levés au plafond de ce mince espace qui les retient prisonnier. « Laissez mon médecin en dehors de tout cela » Ce n’est pas de sa faute s’il n’a jamais réussi à lui faire entendre raison, la Saddler se montre tellement entêtée, tellement bornée mais ce n’est pas de sa faute. C’est injuste de s’en prendre à lui. Elle le connaît depuis de nombreuses années, lui tape sur le système depuis tant de temps aussi. Face à sa question, la brune reste silencieuse, se refusant le droit de répondre parce que, malheureusement, Demetrio tenait le bon fil qui pouvait faire ébranler ses certitudes. Son cœur part en vrille quand il reprend la parole, se faisant conteur de leur parenthèse clandestine, lui rappelant des souvenirs qui sont encore bien vivants dans sa tête, dans son esprit. Des arguments qui font mouche même si elle refuse de le montrer. Une autre argumentation la confronte, la repousse dans ses propres retranchements : sa main qu’il saisit pour la plaquer au dessus de sa tête. Si les premières secondes, Magda tente de se défaire de sa poigne, sa motivation s’étiole petit à petit face à son souffle qui marque à nouveau sa peau, ses lèvres qui l’effleurent qui manquent de lui faire perdre pied. « Je pensais que nous devions plus en parler de ce moment » Simple réplique pour tenter de garder une contenance qui faiblit de plus en plus. Ses yeux se ferment un instant dans une vaine tentative de combattre ce frisson qui lui court le long de la colonne vertébrale, combattre les sensations qu’il lui procure. De cette bataille, elle n’en sort pas victorieuse, son cœur s’emballant davantage, sa respiration devenant saccadée. « Non » Mensonge murmuré. Bien sûr qu’elle aurait été frustrée de ne pas vivre cet instant inexplicable de la veille. Cet espace temps qu’aucun mot ne saurait décrire. Bien-sûr que ça aurait été triste de ne pas le vivre et qu’elle est, aujourd’hui, presque ravie d’en faire un souvenir cristallisé qu’elle emportera avec elle dans sa fin. Mais ça ne changeait rien, ça ne devait rien changer aux plans qu’elle s’était dessiné. « Un échange ? » Il n’était pas équitable son échange. Elle, ça coûterait d’aller consulter ce chirurgien qu’elle ne connaît pas, s’imposer une auscultation qui n’aurait d’autre but que de la sauver quand le sien de médecin a finit par baisser les bras, la laissant gagner sa bataille. Mais à Demetrio, ça lui coûtait quoi de la faire rester ? Rien du tout. Il ne faisait aucun sacrifice sur l’autel de sa fierté, de ses idéaux. Trouvant enfin la force, Magda se défait de sa poigne, s’en libère faisant un pas vers lui, détruire le mince espace qui les sépare. « Il n’est pas équitable votre échange. J’irais à votre rendez-vous … Si ce soir, vous autorisez une autre parenthèse. Là, c’est plus équitable » Ses iris se plantent dans les siens, le défiant. Espérant qu’il fasse marche arrière, qu’il se ravise, comme elle espère qu’il accepte ce marchandage. Son visage se rapproche du sien, effleure son nez du sien. « Je ne serais pas la seule à devoir faire un sacrifice, Demetrio. Vous n’avez qu’à vous dire que c’est pour vous que j’agis aussi de la sorte » La brune retourne la situation contre son initiateur, entre dissuasion et tentative de gagner un moment de plus à graver dans leurs esprits. La balle est dans son camps, désormais.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
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