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- [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Lun 21 Mai - 3:37 )
Bien sûr qu’il l’est. Important pour elle, même si Magda a décidé qu’il en serait autrement. Son choix est fait et il peine à le concevoir. Lui qui souhait tant vivre, continuer à voir le jour, n’arrive pas à saisir comment une femme qui a encore toute la vie devant elle, avec tant de choses à accomplir, dont remettre à flot son entreprise, peut baiser les bras, accepter un destin qui a des chances d’être changé. Sans doute a-t-elle ses raisons et par curiosité, il aimerait les connaître afin d’y voir plus clair, parce que pour le moment, c’est l’incompréhension la plus totale. A son attaque, Demetrio entrouvre la bouche, puis la referme aussitôt, blessé. La veille, en lui confiant qu’il s’agissait de l’un de ses vices, puis en écoutant sa réponse, il pensait qu’elle comprenait, qu’elle ne le jugeait pas. Lui s’en occupe déjà suffisamment. Ca lui avait retiré un poids, mais il prend conscience que ce n’était que de belles paroles soufflées sur le moment. Ou alors réagit-elle à la seconde, sous le coup de la colère ? Quand bien même, ça le déçoit, si bien qu’il ne trouve rien à répliquer, préfère se lancer dans une tirade, argumentant de sorte à ce qu’elle change d’avis sur ce rendez-vous, laissant de côté sa rancœur dû à des paroles qui tournent en boucle dans sa tête. Des paroles auxquelles il ne s’attendait pas. Sa priorité, ce n’est pas d’avoir été piqué au vif, mais bien ce cœur qui fonctionne mal. Il aimerait au moins qu’elle fasse des analyses, un scanner, mais même ça, ça semble être trop, alors il y va au culot. « En effet. » C’était le deal. Ne plus revenir dessus, passer à autre chose, faire comme si leur rapprochement n’avait jamais existé, mais c’était tellement particulier et intense qu’il n’y a pas meilleur exemple. Il le sent à sa poitrine qui se soulève, à son souffle saccadé, ses yeux fermés. Comment pourrait-elle en vivre de nouveau, si elle ne se soigne pas ? « Un échange. » répète-t-il, en retrouvant une respiration régulière. Ses bras tombent le long de son corps en même temps qu’elle se libère de son emprise, pas pour s’éloigner, non, pour réduire un peu plus la distance, comme si ça ne lui suffisait pas, qu’elle en redemandait. Et c’est bien ce qu’elle fait à travers sa proposition. « Je vous demande pardon ? » Une nouvelle parenthèse, un deuxième moment à eux. Rien de spontané. Imposé et donc, rien de très enchantant pour Demetrio qui n’apprécie pas la manœuvre. Son nez caressant le sien est doux, tendre, mais il prend ça comme une provocation, appuyé du sarcasme de ses mots. Ses mains se placent sur ses épaules, ses dents capturent sa lèvre inférieure. « C’est ça que vous voulez ? » Dans d’autres circonstances, il en aurait eu très envie, ne se serait pas fait prié tant Magda l’attire. Toute la matinée, il s’est fait violence, s’est efforcé de ne plus repenser à la veille, mais y revenait à chaque minute libre. Ses doigts défont le premier bouton de son chemisier, puis glissent sur sa peau. « Ca. » Le deuxième bouton défait laisse entrevoir la dentelle de son soutien-gorge sur lequel il serait bien attardé, s’il n’avait pas une idée bien arrêtée. Sa bouche rencontre le tissu, remonte sur son cou, sur son menton, sa joue, puis tout contre ses lèvres, il murmure : « Je n’ai pas la moindre envie d’offrir une nouvelle parenthèse à une femme qui me renvoie une faute en pleine figure. Une faute qui me fait culpabiliser, vous le saviez. » Cette cigarette qu’il prend quand il est tendu, anxieux et apparemment, selon ses propres dires, c’est humain. « Je vous ai confié ce détail qui m’est très personnel. Je vous ai fait confiance et d’après ce que vous m’aviez dit, vous compreniez qu’on puisse parfois y replonger. Nous ne sommes pas parfaits, n’est-ce pas ? » Ca aussi, ça vient d’elle. Cette conversation l’a marqué, touché. Ca lui a fait beaucoup de bien, parce qu’il sentait qu’elle était en mesure de se mettre à sa place. « Mais visiblement… Vous êtes très douée pour dire ce que les autres souhaitent entendre sans vraiment le penser. » Et sur le moment, c’était bien ça. Demetrio s’écarte, interpellé par le bruit de l’ascenseur qui arrive enfin. « Faites comme bon vous semble. Vous êtes assez grande pour décider de vos propres choix et si votre limite est là, alors je me contenterai d’annuler. » Il n’insistera pas, parce qu’il n’a pas envie de lui donner ce qu’elle lui demande, blessé dans son orgueil. « En passant, le but n’était pas de vous greffer un organe de force. Seulement de faire le point sur votre état de santé. Comprenez que suite à votre crise, il y a de quoi se poser des questions. » dit-il, en passant les portes de la cabine, y voyant maintenant un nouvel objectif : la rencontre avec son employée. Même s’il est de mauvaise humeur, il s’efforce de la garder au fond de lui. Clara n’a pas à subir ses désaccords avec sa charmante compagne.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Lun 21 Mai - 10:16 )
« Vous m’avez très bien comprise » Ses prunelles qui le toisent, le fixent pensant avoir une longueur d’avance. Pensant mener la danse désormais. Le but de cette proposition était de le faire reculer sur ses pas, le faire revenir sur cette idée subite qu’il avait eue. Décision qu’il s’était octroyé de lui-même de lui prendre un rendez-vous sans la consulter, sans lui en parler. Un certain manque de respect qui l’agaçait mais plus que ça, cette sensation que l’homme lui donne : celle de vouloir avoir le contrôle sur quelque chose dont elle seule devrait avoir l’ascendant. Puis en latence, entre les syllabes, c’est vrai que cette proposition avait un second but : celui de grappiller encore quelque instant. D’en voler encore un peu pour se fabriquer d’autres souvenirs à glisser sous son oreiller. Le repousser, le retenir, une dualité qui la perd, qui met un peu plus de bordel là où il y en a déjà. Mais celui qui en rajoute une couche, c’est bien Demetrio. Si Magda pensait avoir une longueur d’avance, elle la perd aussitôt que les doigts de Demetrio partent apprivoiser son chemiser. Perte totale de cette longueur d’avance, de ses pensées et de ce besoin de le faire reculer, sentant son emprise se refermer sur elle comme la mâchoire d’un loup sur sa proie. Sa raison lui hurle de se défaire de lui, de repousser ses doigts qui viennent de faire céder une première frontière, le premier bouton mais son corps se paralyse, son bras ne l’écoute pas et ne le repousse pas. Ses yeux se scellent à nouveau dans la vaine tentative de trouver la force, le courage de se rebiffer, de ne pas s’abandonner aux sensations que l’homme lui arrache en faisant abdiquer le second bouton de son chemisier. La métisse sent le contrôle lui échapper au fur et à mesure que ses lèvres parcourent sa peau, remonte le long de son cou pour venir s’échouer sur son visage. Les battements désordonnés de son cœur résonnent dans son crâne alors que sa main trouve le courage pour se poser au creux de son torse, sans trouver la force de le repousser pour autant. Ses ongles s’enfoncent à travers le vêtement alors qu’elle prend conscience de cette sensation aussi désagréable qu’enivrante : à cet instant précis, c’est lui qui a le contrôle. Qui la contrôle et il pourrait en faire ce qu’il voudrait. Et ça… ça lui est insupportable, refusant que les choses se tournent ainsi entre eux, ne pouvant le tolérer. Retrouvant une certaine autorité sur son corps, ses yeux se ré-ouvrent brusquement pendant que sa main le repousse, l’éloigne de ses lèvres qui en redemandent pourtant. Ses pupilles dilatées, trahissant l’attirance déchaînée qu’elle ressent envers Demetrio, se posent sur lui. Sourcils froncées, la brune accuse le coup de ses mots, des mots qui semblent porter des reproches entre leurs lettres. Elle garde le silence, ne cherche même pas à se défendre, laissant Demetrio supposer, condamner aussi. Parce que si sa remarque a pu le toucher à quelque niveau que ce soit, c’est que le contrôle, elle l’avait encore un peu. Qu’elle pouvait quelque part, peut-être à moindre intensité, avoir un contrôle sur lui : posséder la capacité de pouvoir le blesser. Et à ça, elle s’accrochait farouchement malgré les relents de culpabilité qui lui grimpent à la gorge. Malgré qu’elle sache parfaitement que c'était mal, qu’elle s’était montrée injuste mais un coup bas en réponse à un autre, voilà à quoi ils en étaient rendus pour se dompter. « Non, nous ne sommes pas parfaits » Elle, la première avec cette manie de blesser pour faire reculer les gens, pour les détourner, les dégoûter d’elle. Ce n’était pas la première fois qu’elle usait de cette méthode qui lui avait fait perdre Lana, il y a 5 ans. Sentant qu’elle pourrait céder à cet homme qui gagne de plus en plus de terrain, d’emprise sur elle, Magda se mord la langue pour ne pas lui dire qu’elle accepte ce rendez-vous. Qu’il a gagné. « Ayez le contrôle sur vos pensées et ne vous en posez pas, des questions » Si Demetrio s’échappe de l’ascenseur, la métisse y reste. Accole son corps contre la paroi froide pour se remettre de cet instant, l’air contenant encore des tensions palpables. Demetrio est enclin à laisser tomber ce rendez-vous et à l’annuler : c’est une victoire pour Magda mais bien amère malheureusement. Obtenir gain de cause n’a jamais eu un goût aussi acide. Un long soupire s’échappe de ses lèvres pendant qu’elle reboutonne son chemiser. Putain ! C’est à en perdre la boule, sérieusement ! Ses mains viennent se presser sur son visage pour se recentrer sur le moment présent, sur l’entretien qui va commencer incessamment sous peu. Elle se devait de switcher son état d’esprit pour un autre plus neutre. Se balancer un seau d’eau froide, ça sera l’idéal mais elle n’en a pas à portée de main. Elle n’en a pas le temps. Puisqu’il faut y aller, allons-y. Son corps s’extirpe de l’ascenseur et rejoint à pas plus rapides Demetrio qui a pris de l’avance pendant qu’elle se remettait de ses émotions. Arrivant à son niveau, ses pas se calent aux siens un instant. « J’y réfléchirais… Je vous confirmerai si vous devez l’annuler ou pas » Son regard se pose sur la silhouette de Clara qui se dessine vers le bar. « Après … » Quand exactement ? Elle ne sait pas, Magda, quand elle aura réfléchi loin de l’emprise de l’homme qu’elle laisse derrière elle pour accoster Clara qu’elle sent d’ici tendue. « Bonjour Clara » Un sourire se greffe sur son visage, envoyant valser ce qui vient de se passer pour se centrer sur Clara. Sa main se pose sur son bras juste pour lui montrer qu’elle est là, qu’elle est présente et la soutient. Pour sûr cet entretien ne sera pas facile mais c’est un mal pour un bien.


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Faisons comme si de rien n'était ou comment ça se passe ? ( le Lun 21 Mai - 20:58 )
C’est bien son intention. Ne plus s’interroger, la laisser gérer sa vie comme elle l’entend, se contenter du contrat et des conditions gravées dessus sans atteindre des limites qu’il ne doit pas franchir. Cette discussion l’a tellement refroidi qu’il ne devrait ressentir aucune difficulté à agir comme ses employés le lui reprochent souvent : sec, distant, tout ce qui le met à l’aise lui, et provoque des tensions chez les autres. Il en vient à regretter leur rapprochement de la veille, culpabiliser de ne pas avoir su mettre le holà. Il s’est laissé emporter par ses émotions qui n’auraient pas dû parler pour lui. Impossible de se mentir, se cacher derrière la fatigue, la frustration de la journée, ou encore sa solitude un peu trop pesante, même si ça a dû jouer. Il est responsable de ses actes, mais compte bien rectifier le tir. Alors qu’elle le retrouve, Demetrio l’observe du coin de l’œil. « Vous avez un professionnel en charge de votre dossier et d’après ce que j’ai pu entendre, il vous convient. Alors contentez-vous de lui. Je n’ai pas de temps à perdre, encore moins à vous en accorder. » En langage Clarizio, ça veut dire : faites votre vie de votre côté, contentons-nous de nous dire bonjour et au revoir en privé et feindre une complicité en public, le temps de trois mois. Ce n’est pas la mer à boire.

La discussion se termine lorsqu’elle s’approche de Clara. Il la suit de près, la salue d’un signe de tête, appuyant avec un « Bonjour. ». Leur rencontre date de la veille, mais la métisse semble s’être prise d’affection, se montre tactile et n’hésite pas à avoir un geste tendre, quand lui préfère user de formalités. De la main, il désigne une table non loin du bar, mais assez pour éviter des oreilles indiscrètes de se mêler à leur entrevue. Un serveur arrive aussitôt qu’ils se sont installés, les invitant à commander. Ce sera un whisky pour lui. « Magda m’a fait part de la situation. » Rentrer dans le vif du sujet, ne pas s’attarder, pour mieux trouver des solutions ensuite. Demetrio y a longuement réfléchi, a d’ailleurs commencé à prendre des mesures en début de matinée qu’il ne préfère pas dévoiler à l’instant. C’est son problème. Le sien, c’est de lui raconter avec ses mots à elle, son quotidien. « Sachez tout d’abord que je suis navré de ce qui vous arrive. » Ce ne sont pas des paroles en l’air, dites uniquement pour faire passer la pilule. C’est sincère. « J’aimerais que vous me racontiez. Quand est-ce que ça a commencé, comment, où, s’il y a d’autres personnes au courant, des témoins… » Clara souffle, se raccroche au bras de sa voisine, panique un peu, mais se focalise sur sa respiration qu’elle tente de calmer. « Ca… Ca remonte à un peu plus d’un an. » Sa voix tremble, ses yeux s’emplissent de larmes. « Prenez votre temps. » Le serveur dépose les verres sur la table, ainsi que des olives et du saucisson, puis disparaît. Clara reprend alors son récit, raconte les premières approches, puis comment il s’y est pris pour lui faire du rentre-dedans, un soir, alors qu’il était supposé avoir besoin d’elle. La décente aux enfers suite à son refus. Les dossiers toujours imparfaits, le ton qui monte, les humiliations en public, si bien qu’aujourd’hui, elle a l’air de se sentir moins que rien, incapable de gérer son travail à bien. Les larmes roulent sur ses joues tandis qu’elle exprime sa honte, sa culpabilité, ses interrogations, à savoir si ça ne vient pas d’elle, puis enchaîne sur son envie de baisser les bras, alors qu’elle a une petite fille à élever, à nourrir seule. Clara se trouve dans une position où elle ne sait plus vers qui se tourner pour que son calvaire s’arrête. « Et ces messages, qu’il vous envoie, vous les avez encore ? » demande-t-il, en lui tendant un mouchoir qu’elle prend aussitôt. « J’avais tellement honte. » Même s’ils sont effacés, ça ne l’inquiète pas. Les données sont gardées pendant cinq ans, avant qu’elles ne soient définitivement supprimées. « Aucun texto ? Messages oraux ? » De nouveau, elle secoue la tête, sentant son monde s’écrouler sous ses pieds. « Très bien. » Si aucune trace écrite ne peut faire foi, alors sa seule issue est d’attendre après son service informatique. Silencieux, Demetrio saisit son verre de Whisky, en boit une gorgée, réfléchissant à la meilleure attitude à opter. Lui accorder quelques jours de congés afin qu’elle se remette de ses émotions, qu’elle puisse se reposer lui effleure un instant l’esprit, puis s’efface. Si l’idée le révulse, peut-être sera-t-il nécessaire de les confronter l’un à l’autre. Il y a également tout un travail qui l’attend par la suite ; licencier un directeur engendrera forcément des complications au sein de l’agence et la solution temporaire, il l’a bien en tête. Encore faut-il que son adjoint puisse faire l’intérim, en lien avec Clara. Tant de choses à penser, sans avoir pu encore agir. « Vous irez travailler lundi. Je passerai dès 8 heures 30. Ne soyez pas sur place avant moi. » Tout ça dans le but de la protéger, qu’ils ne se croisent pas avant qu’il ne soit dans les locaux. Qui sait ce qu’il peut se passer en cinq minutes. « Je prends tout en charge, ne vous préoccupez plus de rien. » « C’est… C’est tout ? » Demetrio acquiesce, puis se lève. « C’est tout. » L’homme boit d’une seule traite son verre qu’il repose sur la table. « Changez-vous les idées. Magda ne connait pas Gênes, peut-être pourrait-elle vous y accompagner. J’ai du travail devant moi. » Ce qui est vrai, mais la vraie raison de cette suggestion est qu’il a envie de se débarrasser de sa fausse compagne pour la journée et c'est ce qui finit par arriver. C'est sur ça qu'ils se séparent.

Sujet terminé


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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