Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
Faceclaim : Sean O'Pry ©art acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Messages : 1094 - Points : 3803
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Tumblr_ngr5g8BQiO1u2hh13o9_250
Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Mar 22 Mai 2018 - 0:57 )
Une serviette à la main, Demetrio sort de la salle de bain, séchant ses cheveux dont quelques bouclettes qu’il replace en arrière. Appuyé contre l’encadrement de la porte, il observe ce dossier qui traîne sur la table basse, sur lequel il a jeté un œil il y a plus d’une heure, avant de l’abandonner pour céder à l’appel de la douche, un rendez-vous prioritaire, mais qui n’est pas plus important que ce qui l’attend là. En se remémorant la gêne du responsable informatique au téléphone, il a compris que ce qui se trouvait dedans n’allait pas lui plaire, que son intervention sera donc plus que justifiée et forcément, il est tendu. Lâchant la serviette sur le dossier du canapé, il saisit son t-shirt à manches courtes, proche du corps, et l’enfile, suivi d’un bas de pyjama. Le bâton de sa e-cigarette trouve refuge entre ses lèvres et alors qu’il s’apprête à l’allumer, retrouve sa place initiale sur la table basse. En un week-end, il a déconné plus qu’en un mois entier. Trop de pression, trop loin de son meilleur ami avec qui pouvoir en discuter. Ce dernier l’inquiète d’ailleurs énormément, puisque ce jour est particulier. Il aurait préféré être à ses côtés, plutôt que dans cette suite, à devoir se plonger dans une affaire délicate, avec une femme non loin de lui, restée sous la demande de son employée et dont la présence l’agace. La barrière d’une porte ne suffit pas. Néanmoins, depuis leur dispute de la veille, il a la sensation qu’il aura la paix jusqu’à la fin du séjour. Elle est entêtée, a un sale caractère et lui est obstiné et n’a pas la moindre envie de lui accorder une once d’importance, toujours blessé par une confidence qui s’est finalement retourné contre lui. Ca, il n’oublie pas et s’il s’inquiétait pour sa santé, l’homme se fait à présent violence en laissant son empathie de côté. Ce n’est pas parce qu’il est passé par là, qu’il doit impérativement lui porter de l’attention. Après s’être préparé un thé, Demetrio s’installe sur son lit de fortune, saisit le dossier et commence à le feuilleter. Tellement de feuilles, si peu d’échanges la première année. Juste des rapports professionnels, rien de très grave. Des services, parfois demandés impoliment. Pas de s’il vous plaît, ni de merci, mais ça ne l’interpelle pas énormément. Tout bascule en décembre 2017. Une première approche par courriel, pour savoir si Clara a de la famille, si elle compte s’y rendre pour les fêtes. Un message adorable, une attention particulière qui la pousse à répondre, lui dire qu’elle ne vient pas de Gênes, mais qu’elle fêtera Noël comme il se doit, avec sa fille. Peiné sans doute, il lui propose e boire un verre pour fêter ça un peu plus gaiement. La réponse arrive une heure après, durant laquelle elle a probablement tourné sa phrase dans tous les sens, de sorte à ce que ça puisse bien passer. C’est un refus et ça s’ajoute un autre message, un peu plus insistant, avant qu’il ne laisse tomber en lui souhaitant bonne soirée. Ce qui peut paraître comme étant soft, ne l’est plus au fil des pages qu’il lit. Dépité, ses yeux se ferment quelques secondes, à la vue d’une photo d’une silhouette dévêtue, avec des mots salaces comme légende « Tu m’excites. Si tu souhaites une avance, viens donc dans mon bureau. », des mots qui laissent peu de place à l’imagination. Et il y a en a d’autres, des similaires, avec des phrases plus crues encore, plus sévères, comme s’il ne lui laissait plus le choix. Savoir qu’elle le résiste lui plaît, le rend complètement fou, toujours d’après ce qu’il lui dit. En plus d’être assez stupide pour envoyer des mails depuis le bureau, Achenza est un enfoiré de première, qui n’a visiblement aucun scrupule. Le cœur lourd, il lâche le dossier sur la table et se dirige vers la cuisine. Ce n’est plus d’un thé qu’il a besoin, mais de son Whisky qu’il chérit tant. Il ajoute quelques gouttes dans sa boisson chaude qu’il prend dans sa main gauche, puis craque, cède, en allumant sa cigarette électronique qu’il coince entre ses dents. Il y a des moments comme ça où il n’a pas envie de voir le lendemain. Sa soif de vivre est imposante, mais quand il se prend en pleine face ce qu’il avait déjà réalisé, que des hommes pourris existent, ont assez d’argent pour vivre confortablement et que parallèlement, ils foncent droit dans le mur en forçant autrui à réaliser le moindre de leurs désirs… Ca le dégoûte. Que ça se fasse dans sa boîte, d’autant plus, parce que s’il a la main sur son sort final, il s’est tout de même passé une année entière où cette jeune femme a souffert, est venue travailler avec une boule au creux de son estomac, à se demander de quoi serait fait demain.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t5665-cisco-does-it-make-me-bad#179097
Faceclaim : Shanina Shaik + Scythe
Messages : 464 - Points : 1675
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Original
Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Mar 22 Mai 2018 - 2:35 )
Les deux dernières journées ont été essentiellement passées avec Clara qui lui a montré divers recoins de Gênes, lui mettant des étoiles dans les yeux. C’était un bon moyen pour lui changer les idées, lui faire un peu oublier que Lundi, une confrontation aussi difficile que douloureuse l’attend. Ces escapades ne servent pas qu’à Clara, elles lui servent aussi à la Saddler pour éviter au possible de se retrouver entre les 4 murs de cette chambre d’hôtel avec Demetrio. S’éloigner un peu de cette tension qui perdure depuis la veille. Oublier cette dispute qui l’a amené à user d’une méthode peu orthodoxe : retourner une confidence que Demetrio lui a faite contre lui. Le blesser par la même occasion, fermant une porte à laquelle elle n’ose pas se présenter ni y frapper. Peut-être par orgueil ou tout simplement par peur qu’elle reste scellée. De se rendre compte qu’elle lui est, désormais, plus du tout accessible. Le doute, à cet instant précis, il lui paraît plus supportable que les certitudes qu’elle cherche à éviter. Se réconfortant en se disant que c’était sûrement mieux ainsi, chercher du positif dans cette distance naissante parce que leur rapprochement prenait un tournant dangereux mais la vérité est là, petite voix qu’elle tente d’étouffer : ca la pèse. Ca l’attriste aussi. A la demande presque suppliante de Clara, Magda n’a hésité que quelque minute avant de la rassurer qu’elle resterait à Gênes, qu’elle prolongerait son séjour ne laissant pas le choix à Demetrio sur ce point au final. La métisse avait envie de soutenir Clara et si sa présence pouvait l’empêcher de se gaver de calmant, c’était encore mieux. Au moins, elle avait la sensation agréable de servir à quelque chose, d’avoir une utilité positive, de faire quelque chose de bien quand à Naples, tout lui rappelle qu’elle fait tout mal. Qu’elle a fait du mal aussi autour d’elle : suffit de voir les images de la fusillade. Suffit de voir le visage fermé de Demetrio. Là, ici, quelqu’un avait besoin d’elle et elle ne pouvait juste pas lui tourner le dos, combien même elle avait des doutes sur ses capacités à pouvoir réellement faire le poids face aux angoisses anxieuses qui enrôlent Clara. A peine revenue de sa journée avec Clara, Magda s’enfonce dans le moelleux du matelas et n’y tient plus, s’endort rapidement. Crevée, autant pour avoir tant marché que par les tensions qui se sont réveillés dès que son corps a passé le pas de la porte. Malgré les apparences que la brune s’efforce de donner, cette armure de force inébranlable, se cache une faiblesse dû à ce cœur fatigué. Si la jeune femme n’hésite pas à se lancer corps et âme dans les confrontations, son cœur, lui, s’en fatigue rapidement, manque d’endurance et son corps suit forcément, se fatigue et a toujours besoin de longues siestes après une guerre verbale ou quand il y a trop de tensions comme maintenant. Lorsque ses yeux s’ouvrent à nouveau, le soleil a laissé sa place à la lune se rendant compte qu’elle a sûrement dormi quelque heures, entamant déjà la soirée. Son corps part se réveiller sous un jet d’eau tiède en y restant de longues minutes, histoire que l’eau chaude détende aussi ses épaules nouées. Une fois sortie, Magda enfile une longue et confortable nuisette en soie lui arrivant aux chevilles et remonte ses cheveux dans un chignon bâclé. Ses pas posés en catimini la mènent vers la porte de la chambre à coucher, tendant l’oreille pour savoir si elle peut percevoir le moindre signe de vie de l’autre côté. Sonder si elle peut sortir de sa petite cage de luxe. Appréhendant tout de même, sa main tourne la poignée, laissant la porte s’ouvrir et la première chose qu’elle voit c’est Demetrio, posé sur le canapé, des dossiers ouverts ci et là sur la table basse. D’un pas tranquille, le visage se refusant de trahir quoique ce soit, Magda se dirige vers le téléphone et s’adosse au mur face à l’homme plongé dans ses dossiers ou qui l’ignore, rayez la mention inutile. « Je vais appeler le room service pour me commander quelque chose à manger. Vous voulez quelque chose ? » Sa main attrape le combiné et le cale entre son épaule et son oreille, attendant sa réponse pour composer le numéro. « C’est l’historique des emails ? » Demande-t-elle, un œil qui fouine sur la table basse. Demetrio pourrait très bien l’envoyer paître, lui dire que ça ne la concerne pas. C’est vrai après tout, elle ne fait pas partie de cette société mais pourtant, Magda, elle, elle se sent concernée. Parce que c’est à elle que Clara s’est confiée, qu’elle a vu son désarroi et sa souffrance. Qu’elle s’est reconnu dans cette douleur, dans les tentatives vaines de la contrôler par ce vice qui est aussi le sien. Puis tout simplement parce qu’elle est humaine malgré les airs de robot qu’elle veut se donner. « Vous allez bien ? » Se hasarde-t-elle à demander, l'osant en sachant parfaitement qu'elle peut se prendre un mur. Elle ose poussée par une intuition, par le visage de Demetrio qui semble être fermé mais pas vraiment comme d'habitude. Comme si ... elle sait pas, il y avait quelque chose d'autre. Bon, elle pouvait aussi se tromper. Ce n'est pas comme s'ils se connaissaient, au fond ...


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
Faceclaim : Sean O'Pry ©art acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Messages : 1094 - Points : 3803
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Tumblr_ngr5g8BQiO1u2hh13o9_250
Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Mer 23 Mai 2018 - 2:28 )
Sa voix résonne dans la pièce, le pousse à relever la tête dans sa direction. Si d’habitude, les repas de la journée sont primordiaux, Demetrio a, cette fois-ci, manque d’attention et ne compte pas y remédier. Perte d’appétit quand le monde dans lequel il n’est qu’un grain de sable ne tourne plus vraiment rond. La naïveté n’est pourtant pas l’un de ses défauts, bien trop réaliste et méfiant pour se faire avoir facilement. Néanmoins, se sentir responsable d’avoir engagé un homme, de lui avoir accordé sa confiance au point de lui laisser les clés du navire, n’est pas envisageable. En tant que PDG, son rôle n’est pas des plus agréables. Il se doutait qu’il y aurait des difficultés, des obstacles fréquents à franchir. C’est juste qu’il est humain, que ça le touche. Parfois, sa tête s’essouffle et ce week-end est justement l’un de ces moments. « Non, ça ira, merci. » Sa boisson chaude lui suffit amplement et il est évident qu’avec ce qu’il vient d’apprendre, il ne fera pas long feu. « Hm hm. » La sentant concernée, l’intérieur du dossier pourrait l’intéresser, mais la rendrait tout aussi malade que lui, alors il le referme sous ses yeux, de sorte à lui faire comprendre que le contenu est confidentiel et qu’elle n’en saura pas davantage. Magda devra se contenter des grandes lignes soufflées par Clara. Se mordant la lève inférieure, il se lève et ouvre la baie vitrée sur laquelle il s’appuie. La fumée s’extirpe de sa bouche, tandis qu’il se refuse de lui répondre. La dernière fois qu’il lui a confié ses états d’âme, ça lui est retombé dessus, alors il s’abstient de faire des commentaires sur ce qu’il ressent. « Faites-moi plaisir, mêlez-vous de ce qui vous regarde. » D’elle, pas de lui, de ses humeurs dont elle ne devrait pas se préoccuper. De son côté, il est habitué à garder le silence, ne rien dévoiler de ce qui se déroule dans sa tête, alors ça ne change rien. Après une bonne nuit de sommeil, il espère voir un lendemain meilleur, où il aura suffisamment repris de force. Il se raccroche à ce licenciement, à la réputation d’Achenza qui sera détruite. Avec un tel bagage, à moins d’un pourri comme employeur, ou d’un autre qui ne s’intéresse pas de plus près à son parcours professionnel, il ne trouvera pas une place aussi haute de sitôt. Il a beaucoup de colère en lui, mais sa haine ne s’exprime qu’avec des gens de cette catégorie. « Comptez-vous rester en contact avec Clara ? » Toutes les deux se sont bien entendues, ont accroché dès leur première rencontre, alors peut-être ont-elles l’intention de s’appeler de temps en temps, se donner des nouvelles et à dire vrai, ça l’arrangerait que ce soit le cas. En tant que Chef d’entreprise, tout ce qu’il est en mesure de faire, c’est un soutien psychologique, en plus du reste, mais ce ne sera jamais à la hauteur d’une amitié naissante avec une femme avec qui, certes, il ne s’entend pas des masses, mais qui a tout de même des valeurs. Demetrio ne crache pas dessus, en a conscience. « J’aimerais savoir ce qu’elle devient. » Se connaissant, il lui laissera certainement ses coordonnées afin qu’elle l’utilise au moindre besoin, lui demandera les siens pour l’appeler, mais ne le fera pas régulièrement, contrairement à la brune qui se fera une joie. Qui sait, elle a peut-être trouvée une amie qui pourrait l’héberger de temps en temps, pour fuir Naples, comme elle semble vouloir le faire. « Elle sera plus à l’aise avec vous, qu’elle le sera avec moi. » Parce qu’il s’agit d’une femme, qu’elle a la sensibilité qu’il n’a pas lui, en apparence, aussi parce qu’elles ont passé les deux dernières journées ensemble et que Clara a bien dû s’apercevoir du grand cœur de Magda. Toutes les décisions prises l’ont été pour lui venir en aide. Si elle n’avait pas été là, il n’en aurait jamais rien su. « Vous sentez-vous capable de me donner de ses nouvelles ? » Lui se sent apte à les entendre. Il les demande. Mais qui sait, sa fausse compagne peut très bien lui refermer la porte au nez, ne pas lui faciliter la tâche. « C’est bien ce que vous faites pour elle. » dit-il, d’un ton évasif, le regard détourné sur la vue donnant sur la plage. Il ne peut pas lui retirer ça.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t5665-cisco-does-it-make-me-bad#179097
Faceclaim : Shanina Shaik + Scythe
Messages : 464 - Points : 1675
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Original
Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Mer 23 Mai 2018 - 11:06 )
Comme Magda s’en doutait, c’est un mur qu’elle se prend en pleine figure. Pas étonnée, elle s’y était préparé, l’avait senti venir mais avait tout même osé faire un pas pour finir avec une épine dans le pied. « Bien » Orgueil tout de même piqué à vif, la jeune femme laisse un ton sec s’échapper de sa gorge, se détournant pour passer sa commande. Des pancakes. Ce n’est ni l’heure ni le bon moment pour mais elle s’enfiche, c’est ça qu’elle a envie de se mettre sous la dent. Se réconforter comme elle peut parce que c’est toujours ce que Sahar faisait à l’époque, inverser les repas pour lui changer les idées, lui donner une impression de grain de folie, cloîtrée entre les quatre murs de leur maison, leur mère en geôlier. Pendant un mince moment, l’idée lui vient à l’esprit de lui tourner le dos et repartir dans sa petite cage mais la vérité, c’est qu’elle commence à plus la supporter cette chambre fermée, lui rappelant un peu trop son enfance. La métisse préfère faire face à un Demetrio glacé par une colère qu’elle a suscité, en se disant que l’homme qu’elle a appris à apprécier est toujours là, quelque part, enfoui sous des braises qui brûlent plus qu’elles ne réchauffent, désormais. « C’est ce dont j’ai l’intention de faire, oui » Son ton se radoucit, Clara étant devenue une clé à la serrure de cette sensibilité qu’elle cherche pourtant à fermer à double tour. Il faut croire que Clara a su ouvrir cette porte en un claquement de doigt, quand d’autres restent à la porte. « C’est tout à votre honneur. » Simple remarque qui pourtant voudrait en dire plus mais la suite reste bloquée dans sa gorge. Magda se dit, qu’au final, elle a bien fait de rester dans cette pièce plutôt que de rentrer dans ses quartiers. Ca lui permet une fois de plus, peut-être la dernière fois d’assister à ce côté de Demetrio que les autres ne semblent pas voir, ce côté un peu plus humain. Et c’est là cette façade qui l’a amené à l’apprécier un peu plus. « Je pense aussi. En plus d’être un homme, vous êtes son supérieur … Moi, je ne suis rien de tout cela » Vérité énoncée, quand Magda n’est pas grand-chose, surtout à ses yeux mais pour Clara, il en était autrement. Peut-être que l’assistante avait ressenti quelque chose ? Vu quelque chose en Magda ? Seule Clara le sait. Quittant son mur, la brune se dirige vers le canapé et s’y pose, combattant son envie d’ouvrir un des dossiers, de faire face à toute l’horreur de la situation mais elle se fait force, a bien compris que Demetrio ne voulait pas qu’elle y mette son nez. « Pourquoi je n’en serais pas capable ? Cette histoire n’a rien à voir avec vous ou moi ou encore notre incapacité à nous entendre. Il s’agit de Clara et la concernant, je saurais faire la part des choses, Demetrio. » Ce n’était pas parce qu’ils étaient en froid qu’elle le laisserait dans le flou, sans la moindre nouvelle. La brune a tous les défauts du monde, des méthodes peu correctes par moment pour se faire entendre mais elle savait aussi passer au dessus des choses si le besoin était. Quelle genre de personne serait-elle à lui refuser ça ? Ce n’était pas la mer à boire de lui transmettre des nouvelles de l’assistante. « Si ça vous tient à cœur d’avoir de ses nouvelles, je vous en donnerai dès que j’en ai. Je ne compte pas vous laisser dans le flou ni utiliser Clara juste pour le plaisir de vous enquiquiner ou de vous atteindre d’une quelque façon que ce soit. Ca serait bien bas et je ne suis pas ce genre de personne non plus, même si j’ai à mon actif, bon nombre d’imperfections » Aucune véhémence dans les timbres de sa voix, juste une neutralité qui veut camoufler une mince déception. Au fond, elle ne pouvait pas le blâmer de croire qu’elle essaierait de lui compliquer les choses. Qu’elle avait peut-être un mauvais fond. La Saddler lui avait fait une belle démonstration la veille de ce dont elle pouvait être capable quand elle désirait repousser quelqu’un hors de ses frontières. « Hmm… Hmm » Et c’est là tout ce qu’elle trouve à dire, Demetrio appuyant sur une brèche sensible qui vibre encore en elle, même loin de Naples. Pourtant, malgré l’affirmation de son faux compagnon, Magda continuait à douter, se sentant tellement pas à la hauteur. S’estimant incapable de faire bien les choses.  Point sensible, sa langue dévie le sujet sur lui. « Vous aussi. Je n’ai fait que transmettre des informations. Faire en sorte qu’elle retrouve un environnement professionnel sécurisant et sain, c’est vous qui en êtes l’initiateur » Si elle pouvait soulager Clara, prendre un peu de son fardeau avec elle, elle le ferait mais hélas, ça ne fonctionne pas ainsi. La métisse espérait néanmoins que ce vice qu’elles partageaient, bientôt, Clara cesserait de l’utiliser. Ses mains se posent à plat sur ses cuisses, le regard perdu sur le tapis. Ose-t-elle ou pas ? Oser laisser sortir ce qui se trouve à la porte de ses lèvres. Plus douée pour faire des conflits qu’en régler mais fallait-elle qu’elle s’y essaie ? « Est-ce qu’on peut percer l’abcès ou vous voulez continuer comme ça jusqu’à la fin du contrat ? Histoire que je sache à quoi m’en tenir » Bon, essai peu concluant mais savoir communiquer correctement, ça s’apprend, non ? Et il semblerait que ce contrat de fausse compagne pouvait lui apprendre plus qu’elle n’aurait cru.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
Faceclaim : Sean O'Pry ©art acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Messages : 1094 - Points : 3803
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Tumblr_ngr5g8BQiO1u2hh13o9_250
Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Mer 23 Mai 2018 - 12:55 )
Sa vision identique à la sienne, Demetrio acquiesce d’un hochement de tête. A défaut d’oser se tourner vers lui, même en ayant ses coordonnées, il espère que Clara osera chercher du réconfort auprès de Magda, comme elle l’a fait une première fois, qu’elle n’hésite pas à lui exprimer son mal-être qui pourra lui être transmis. Même si cette situation délicate est proche de la fin, il s’est tout de même passé un an durant lequel son directeur lui a fait vivre un calvaire. Le harcèlement sexuel vécu, les humiliations publiques, la sensation de n’être qu’une moins que rien, ça ne disparaît pas en claquant des doigts. « Très bien. » Ca le soulage de pouvoir obtenir des nouvelles par son biais, qu’elle passe au-dessus de la froideur qui persiste entre eux. Certains ne savent pas faire, préfèrent se renfermer, plutôt que de rendre service à une personne qu’ils détestent, peu importe le bien que ça peut faire. Magda pense à son employée, à son bien-être avant le sien. « Ca me tient à cœur. » Cette histoire le remue, si bien qu’il appuie son souhait, sans relever le reste. Le fait est que oui, en effet, il la pense capable d’utiliser des faits pour le contrarier. Pas parce qu’elle désire le blesser volontairement, mais parce que la colère vous pousse parfois à agir de manière injuste. « Elle retrouvera un environnement sain, je peux vous l’assurer. » Il n’y a plus aucun doute quant au fin mot de l’histoire. L’entretien n’est que formel, tout comme la confrontation entre Clara et Achenza, mais l’issue sera la même : avec toutes les pièces qui justifient un comportement déplacé, il prendra la porte. Demetrio a besoin de s’entourer de personnes en qui il peut avoir confiance, qui ne provoqueront pas des tensions au sein de son équipe et qui sera assez correct pour mériter une haute place. Parfois, on commet des erreurs de jugement. « Dois-je vous rappeler les termes de notre contrat ? » Puisqu’il faut qu’ils en parlent, alors remettre sur le tapis les clauses qui les lient semble répondre à son interrogation. Buvant une gorgée de son thé-whisky, l’homme s’avance vers elle, s’assoit sur l’accoudoir du canapé. « Ce qui s’est passé entre nous n’arrivera plus. Il n’existera plus aucune… parenthèse. Nos rapports seront uniquement professionnels. Ce qui se passe dans votre vie personnelle et dans la mienne ne concerne ni l’un, ni l’autre. » Bien qu’en apparence, son ton et son attitude montrent une assurance sans faille, au fond de lui, ça lui coûte et il ne s’en cache pas. « Vous affirmer que c’était une erreur serait facile. Vous assurer que ça m’a déplu serait mentir, mais si c’est pour partager des choses, relativement intimes, pour se les renvoyer en pleine figure ensuite, les utiliser dans un but précis qu’est de se blesser. Alors il va falloir se contenter d’échanges cordiaux. » A force d’y réfléchir, de se repasser leur dispute en boucle dans sa tête, il a pris conscience qu’utiliser son désir de prolonger un séjour, de sorte à prendre une pause dans sa vie, pour qu’elle rencontre son chirurgien n’était pas adapté. Il comprend qu’elle ait pu se sentir attaqué. De son côté, c’est réciproque. Il n’a pas apprécié de se faire traiter d’hypocrite. En fumant, il ne se fait pas plaisir, ne crache pas sur ce nouveau cœur, cette nouvelle chance, à l’aide de la nicotine, avec un large sourire. Quand il exprimait que le lendemain était très important, qu’il vivait dans l’optique de revoir le jour, Demetrio disait vrai. C’est juste qu’il passe une mauvaise période et que son seul réconfort, c’est cette chose qui lui fait un peu de bien sur l’instant, mais qui provoque des nœuds dans l’estomac. « Il n’y aura plus de séjour comme celui-ci. Je me contenterai de vous solliciter lors de certains événements à Naples. Ils ne dureront pas plus de quelques heures. Camillo vous raccompagnera par la suite, en me déposant au passage. » Tout ça ayant pour objectif de se voir le moins souvent possible, de mettre un terme à toute cette ambiguïté entre eux. « Quelques heures, ce n’est pas la mer à boire. Nous pouvons nous entendre pendant ce laps de temps. Qu’en pensez-vous ? » Ils ne sont pas obligés de se marcher sur les pieds, peuvent se comporter comme deux adultes responsables.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t5665-cisco-does-it-make-me-bad#179097
Faceclaim : Shanina Shaik + Scythe
Messages : 464 - Points : 1675
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Original
Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Jeu 24 Mai 2018 - 12:12 )
C’est bien parce que ça lui tenait à cœur que la Saddler voulait faire des efforts, passer outre cette guerre froide qui s’est déclenchée entre eux. Puis ça ne serait pas correct vis-à-vis de Clara de laisser des enjeux personnels prendre le dessus. Elle pouvait ne jamais l’apprendre, c’est vrai mais si Clara n’en savait rien, Magda, elle le saurait et en culpabiliserait. Autant mieux s’éviter une mauvaise conscience dès le début parce que la Magda se connaît, ça aurait fini par la ronger. Comme les mots qu’elle a pu balancer à son faux compagnon. Des mots qui commençaient sérieusement à la tourmenter. A moins que ce soit le faite d’avoir blessé l’homme. « Je vous crois sur parole. Je vous fais totalement confiance » Quelque part, ancré solidement, la jeune femme savait que Demetrio ferait tout pour licencier Achenza, rendant sa liberté à Clara et lui offrant un environnement plus sain, tout à fait normal à vrai dire aussi car ce qu’elle a vécu ne l’est absolument pas. Elle avait vu l’implication qu’il y mettait, cette façon de se sentir concerné quand d’autres n’auraient pas pris les choses ainsi, n’y voyant pas de « mal ». Parce que c’était normal qu’un homme drague son assistante … Ouais dans un monde de macho sexiste et fort heureusement, Demetrio n’en faisait pas parti. Il était dans une tout autre catégorie d’homme mais laquelle exactement ? La métisse n’en avait aucune idée, découvrant toujours des facettes sur lui qui la déstabilise : une certaine humanité, une compassion voilée mais présente tout de même, l’expérience qu’elle partage avec lui d’un cœur condamné. Puis un amour pour les règles aussi à l’entendre encore parler des termes de leur contrat. Termes qu’il avait lui-même outrepasser dans cet ascenseur… Bon, elle l’avait peut-être provoqué un peu. Un soupir s’échappe de sa cage thoracique « Si ça peut vous faire plaisir … » Façon peu importe sa réponse, il allait les lui rappeler tout de même, il semblait y tenir énormément après tout. « J’en prend note » Regard soudé sur la table basse, ne voyant même plus les dossiers qui, un instant plus tôt, avaient agrippé sa curiosité. Son corps se tend, voudrait vouloir contrôler le flux d’émotions qui le traversent ci et là. Voudrait leur ordonner de se taire aussi. Et cette tristesse en latence, qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire ici ?! Elle n’avait pas sa place, ici, maintenant. Pas plus que ce sentiment de rejet qu’elle ressentait. Dans cette chute vertigineuse dont l’atterrissage lui fait peur, un faible espoir s’insuffle en elle, tentant de s’y accrocher vainement. Le faite que leur proximité incompréhensible ne lui ai pas déplu, ça change tout. Parce que ça faisait une fois encore un point commun entre eux mais Magda avait tout gâché, comme elle le fait à chaque fois, faut-il croire. Blesser les autres quand son orgueil prend le dessus, alors que son cœur, lui, ne veut pourtant pas faire de mal. Le coup de grâce à cet élan d’espoir tombe, le plombe quand il lui annonce qu’il n’y aura plus de séjour comme celui-ci, qu’ils redeviendront des étrangers ne se parlant à peine comme au tout début, avant tout cela : leur première soirée, leur séjour à Gênes. Son dos se voûte, son bras s’accoudant sur sa cuisse, laissant son visage venir s’enfouir dans sa main qui presse ses temps. C’est comme une sensation désagréable de déjà-vu. Dans sa tête, défile à nouveau les images de ce jour où Magda a repoussé violemment Lana, lui hurlant des mots aussi blessants qu’horribles juste pour l’expulser de ses frontières, la mettre à la porte. Elle était sortie de sa vie, Lana, après ça, devenant des étrangères. Magda a toujours su qu’elle était fautive de cette amitié brisée mais n’a eu l’audace d’avouer ses torts que cinq ans plus tard. Si Lana lui avait accordé une seconde chance, ça aurait pu être autrement. Que fallait-il faire maintenant ? Sacrifier un lien qui lui fait du bien sur l’autel de son orgueil ? S’essayer à rattraper le coup ? Rattraper Demetrio qui pour le coup la laisse sur le banc de touche. Sa tête hésite : « J’en pense que … » Mais son cœur a déjà choisi pour eux : « Non, je ne veux pas et je ne peux pas m’entendre avec vous » Magda se redresse sur ses pieds, lui fait face, se rapprochant de lui. « Pas de la façon dont vous parlez » De façon impersonnelle. Comme des étrangers. La brune n’en a pas envie, se refuse à faire l’impasse sur une personne qu’elle ne pensait pas connaître un jour : quelqu’un qui peut la comprendre, qui sait ce qu’elle peut traverser et endurer et surtout qui arrive à l’apaiser.  Son cœur tambourine dans sa cage, Magda ne sait pas trop ce qu’elle fait, ne sait pas trop où ça va la mener, ni si ça aura l’effet escompté, c’est la première fois qu’elle s’essaie à rattraper le coche. Et pas juste battre en retraite, emmitouflée dans sa fierté, en faisant celle qui n’en a rien à faire. Sa main vient se poser sur celle de Demetrio, prenant le contrôle sur celle-ci. Elle la fait glisser le long de sa jambe, remontant le tissu de sa nuisette, son autre main se posant sur son visage, l’obligeant à garder le regard vers elle et non vers ce qu’elle s’apprête à lui montrer à moitié. Guidé par Magda, les doigts du brun remontent sa cuisse, cette zone en tant normal infranchissable et effleurent la boursouflure de quelque cicatrices avant de s’arrêter soudainement, remontant sa main rapidement pour la poser à sa taille. Contact presque douloureux pour elle. Se dévoiler n’a jamais été aussi pénible mais elle tentait le tout pour tout. « Mon vice à moi, Demetrio, ce sont des lames de rasoir … Ce que je vous ai dit sur cette plage, je le pensais sincèrement comparé à ce que j’ai osé vous dire hier. » Son front se pose sur le sien, tremblant encore par ce qu’elle venait de faire, d’avouer. « Je n’aurais pas dû. C’est juste que … je sais pas faire autrement. Que c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me protéger toutes ces années » Une façon de s’excuser, de dire qu’elle était désolée sans le dire texto, des travers de sa personnalité encore trop présents malgré son besoin de rédemption. Puisque sa langue n’arrive pas à l’exprimer convenablement, la métisse laisse son corps le faire pour elle : son nez effleure le sien, son pouce caresse sa joue « Je regrette de vous avoir blessé » Et si ça ne fonctionne pas, au moins, elle n’aura pas les remords de ne pas avoir essayé.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
Faceclaim : Sean O'Pry ©art acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Messages : 1094 - Points : 3803
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Tumblr_ngr5g8BQiO1u2hh13o9_250
Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Ven 25 Mai 2018 - 4:13 )
« Ca a le mérite d’être clair. » marmonne-t-il, dans sa barbe, plus pour lui que pour elle, s’attendant à une autre issue. Celle où elle rompt définitivement le contrat, bien que celui-ci stipule que sa durée de validité est de trois mois, mais elle aurait de bons arguments de pouvoir le jeter par les fenêtres en appuyant sur sa condition des quatre gestes imposés et qui n’ont pas été respecté, que ce soit lors de cette parenthèse, ou même avant. Sauf qu’il est loin de la vérité, ne voit d’ailleurs pas où elle souhaite en venir. Est-ce trop sévère pour elle ? C’est possible. Demetrio ne fait pas dans la demi-mesure, les prive de tout, d’un contact pour imposer un lien uniquement professionnel. Son corps se tend dès lors que sa main trouve la sienne, son cœur s’emballe, cogne si fort qu’il résonne jusque dans ses tempes. La bouche entrouverte, il s’apprête à lui demander ce qu’elle fait, mais sa peau qui se dévoile sous ses yeux lui font oublier ses mots. La nuisette qu’elle porte est séduisante et même s’il ignore ce qu’elle mijote, Demetrio n’arrive pas à la repousser. La vue de sa chair ne dure que quelques secondes qui lui semblent trop courtes et si elle ne l’avait pas interrompu, il se serait figé devant le spectacle qu’elle lui offre. Son regard ancré dans le sien, il se concentre sur le toucher, sur sa cuisse, puis plisse les yeux en sentant ce qu’il pense être une cicatrice. Comment, pourquoi, il n’en sait strictement rien, mais c’est abîmé. Trop court pour se faire un avis, il sent la frustration, les interrogations s’installer. A quoi est-elle en train de jouer ? Avec ses nerfs ? Ou essaie-t-elle de lui montrer ce qu’il rate en la jetant de la sorte ? Ou alors… Peut-être a-t-elle simplement le besoin de revivre un moment agréable, comme elle le lui avait déjà proposé dans l’ascenseur. Rien de tout ça. C’est une confidence qui le prend au dépourvu. Il s’attendait à bien des choses, sauf à ce qu’elle lui ouvre une porte de son jardin secret en lui avouant son addiction pour l’automutilation et il tombe des nues. Ses doigts se resserrent sur sa taille, alors qu’il se remémore la sensation du cadavre de sa scarification, de sa souffrance qu’elle tait en fabriquant des empreintes qui se sont incrustées dans sa peau. Certains diront que ça enlaidit la peau, que ce n’est pas esthétique. Lui voit les choses différemment. Une marque témoignant de sa douleur qu’elle s’efforce de cacher avec des vêtements recouvrant cette partie. Son front collé contre le sien, Demetrio est de nouveau surpris par ses excuses, ou ce qui s’en rapproche le plus. Ses yeux se ferment au contact de son nez, puis alors qu’elle termine son discours, il ne réfléchit plus, pose sa main sur sa nuque, capture ses lèvres, le cœur affolé par toutes les émotions qu’elle lui procure, par ses révélations qu’il prend pour une preuve de confiance, mais surtout, parce qu’il la sent sincère, parce qu’elle ne se fiche pas de lui. Les paroles dépassent parfois les pensées de ceux qui les prononcent, ça lui arrive aussi, pour se protéger, alors il comprend qu’elle ait eu besoin de se préserver. Lui-même agit de la sorte avec elle, parce qu’il sent qu’elle peut bousculer des choses en lui et ce qu’elle fait à l’instant. Appuyant sa main sur sa taille, il la ramène tout contre lui, la pousse à s’asseoir sur ses genoux, une jambe de chaque côté des siennes, puis alors qu’il est obligé de mettre un terme au baiser, par manque de souffle. « C’est ça que vous voulez. » Cette proximité entre eux, cette nouvelle parenthèse, parce qu’il cède, oublie tout ce qu’il a dit il y a encore quelques minutes, son souhait de limiter le plus possible les sorties en couple, de moins lui parler, mais après une telle confession, il ne se voit pas faire comme si de rien n’était. « Est-ce bien utile de vous protéger de moi ? » Même s’il a conscience que c’est plus facile à dire qu’à faire, que ça va au-delà de la volonté. C’est la peur qui parle. Elle est paralysante, peut faire des dégâts. Avec tendresse, il place son pouce sous son menton afin de relever son visage. « Je vous veux que du bien. » Sans doute ne s’y prend-il pas toujours de la bonne manière, qu’il est de temps en temps un peu trop sec et qu’il donne l’impression de la regarder de haut, mais ce n’est pas le cas. Il a beaucoup de respect pour elle. « L’objectif de cette initiative n’était pas de vous piéger, uniquement faire le point sur votre état. Je vous le répète, je vous veux que du bien. » Et prendre rendez-vous avec son chirurgien est une preuve dont elle n’a peut-être pas conscience, mais c’est important pour lui. « Je me fais du souci pour vous. » Son attachement prend forme, s’installe, ne souhaite pas s’effacer. Magda est une femme avec qui il a des points communs, mais qui est si différente de lui. S’il a des choses à lui apprendre, elle en a à lui transmettre également. Il tend la main vers sa chevelure et défait son chignon, observant ses cheveux tomber en cascade sur ses épaules. Du bout de son nez, il effleure sa joue, son cou, puis murmure au creux de son oreille : « Je vous remercie pour votre confiance. » En douceur, il glisse sa main sous sa tenue de soie, la remonte, jusqu’à s’arrêter, craignant d’aller trop loin, de franchir une limite qui ne lui est pas autorisée. « Je peux ? » Escalader sa peau, la toucher, mais surtout, partir à la découverte de cette cicatrice qui définit une partie de ce qu’elle est.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t5665-cisco-does-it-make-me-bad#179097
Faceclaim : Shanina Shaik + Scythe
Messages : 464 - Points : 1675
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Original
Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Ven 25 Mai 2018 - 11:48 )
Soutenir son regard pendant qu’elle se dévoile, met à nue ses entailles est éprouvant. Sensation en latence de vulnérabilité, des remparts qui disparaissent subitement. Geste intime que Magda n’a jamais réellement désirer partager si ce n’est avec Erio, seul témoin de son vice. A l’époque, malgré la difficulté du moment, ca lui était plus facile. Elle n’avait pas eu à l’avouer, à confesser ses actes de désespoir, ils avaient été percés à jour par l’inspecteur arrivé au mauvais moment ou au bon moment, dépendamment d’où on se positionne. Là, c’était différent, totalement. Elle avait fait le choix de se mettre à découvert, prenant un gros risque. Un risque que sa fierté n’accepte pas, ne tolère pas. Si elle la poussait à dire des choses qu’elle ne pensait pas, à donner l’image d’une femme qu’elle n’est pas réellement au fond, sa fierté avait aussi cette fonction de protection que Magda a mis sur pause un instant. Les doigts de Demetrio qu’elle avait guidé jusqu’à ses zones d’ombre forment un contact doux mais qui pourtant lui semble douloureux aussi. La métisse ne laissait jamais réellement ses conquêtes d’un soir parcourir sa peau, ils allaient à l’essentiel et puis basta. La lumière était toujours éteinte ou tamisée pour ne rien laisse entrevoir puis si jamais des questions se posaient, elle ne se privait pas de les remettre à leur place, leur rappelant pourquoi ils étaient là et ce qu’ils étaient censés faire. Sa motivation première était de les mettre à ex aequo, un vice contre un vice et de lui montrer qu’elle avait été sincère avec lui, que ces mots qu’elle lui avait dits n’étaient pas des mensonges énoncés juste dans l’idée de le réconforter. Outre sa carapace qu’elle mettait en péril, il y avait un autre danger qui l’effrayait maintenant que ses instants de désespoir avaient été dévoilés : le danger de le faire fuir. Ca aussi, c’est une possibilité. Qui serait attiré par un corps pareil ? Qui aurait envie de le toucher ? Ce corps stigmatisé par une douleur fantôme, matérialisé dans des coupures. Magda le déteste, le trouve repoussant avec ses zébrures cicatrisés.  Pourtant, contre toute attente, Demetrio ne se détourne pas d’elle, non et sa main l’amène à lui pour l’embrasser, apaisant sa peur, l’atténuant encore plus en réduisant leur proximité, la guidant vers lui comme un passage qui s’ouvre juste pour elle. Sans émettre la moindre réticence, n’en ayant pas envie aussi, la brune se pose sur ses genoux et passe ses bras autour de son cou comme pour s’empêcher de prendre la fuite et se planquer sous la honte qu’elle ressent. « Peut-être … oui » Réponse qui vient du cœur quand la tête lui dit que ce n’est pas raisonnable, que c’est jouer avec le feu et met une demi-mesure dans sa réponse. Son faux compagnon avait eu raison d’interrompre leur parenthèse, jugeant que cela apporterait des complications, Magda le sait bien mais sur le moment, ici et là, elle ne veut pas y penser, veut les remettre au lendemain. A sa question, son regard le fuit, cherche un point d’ancrage, son esprit lui, divague entre deux camps, deux horizons. « Je sais pas trop, Demetrio. Une partie de moi ne le juge pas nécessaire mais l’autre … L’autre a du mal de se sentir aussi à découvert. C’est une vieille habitude de se protéger de tout » Et parce que c’était nouveau, la métisse ne savait pas bien comment gérer, ni où se poser entre ce qu’elle voudrait et ce qu’il est nécessaire de faire pour s’éviter un mal quelconque. Son pouce redresse son visage, impose un contact oculaire alors que cette phrase de six mots lui parvient aux oreilles, la touche en plein dans le mille, se répercutant sur sa sensibilité. Ses mots la laissent muette, une vague d’émotion la submergeant, prenant en otage son visage sans arriver à cacher quoique ce soit. Les mots qui suivent n’aident en rien et plombent le peu qui lui reste de barrages. Il se fait du soucis pour elle quand dans son entêtement, elle a mal interprété son geste, sa volonté de la faire voir un chirurgien, le sien. Ses lèvres se posent sur les siennes, contact doux et tendre. Une façon silencieuse de le remercier, de lui montrer une sorte de reconnaissance parce que ce n’était peut-être que des lettres accolées ensemble, juste des syllabes reliées entre elles mais ça représentait beaucoup comme ça lui faisait du bien. Ca la réconforte de savoir que quelqu’un lui veut du bien quand tout un tas de personne ne lui souhaitent que du mal à Naples. La voulant parmi les victimes de la fusillade et non les survivants. Ses bras se resserrent un peu plus, ses doigts venant se perdre dans sa chevelure. « Ne vous en faites pas pour moi. Je vais bien » Oui, maintenant. Dans quelque mois, peut-être pas mais ce sont les risques d’un cœur malformé. C’est le jeu, ma pauvre Lucette. Sa main se porte à son chignon, le défait, rendant sa liberté à sa crinière qui s’échappe sur ses épaules. « C’est vrai … Vous préférez quand je suis naturelle et accessible » Commentaire qui fait référence à leur première sortie officielle, là où tout a commencé, là où leur relation a commencé à prendre un tout autre tournant. Magda ferme les yeux, presse sa tête contre celle de Demetrio, perdue dans le creux de son cou. « De rien » La remercier n’était pas réellement nécessaire mais cela est apprécié, la réconforte dans son choix. Son corps se tend alors que son cœur s’emballe, sentant la main de son faux compagnon courir sur sa peau, emprunter le même chemin qu’elle lui a montré un instant plus tôt. Ses dents s’enfoncent dans sa lèvre inférieure, perdue entre la panique, la peur et cette sensation d’apaisement. Dualité suscitée par la frontière de ses cicatrices qu’il s’apprête à franchir jusqu’à qu’il s’arrête, lui demandant la permission. La métisse hésite, appréhende un instant qu’elle n’a jamais laissé à qui que ce soit vraiment tout comme la curiosité la pique, voulant savoir ce qui se pourrait se passer si elle accepte, voulant savoir ce que ça peut lui faire. Silencieuse, sa tête acquiesce avant de s’enfoncer dans le creux de sa nuque, perdue dans ces sentiments se contredisant en elle. Son cœur au bord de l’implosion fait monter autant d’océans à ses cils que de « et si ». Et si ca finit par le dégoûter ? Et si elle ne supporte pas le contact de ses doigts sur ses fêlures ? Et s’il la trouve aussi misérable qu’elle ? … Et si ça lui fait bien ? Et si ça se passe bien mieux que toutes les scènes qu’elle se joue dans sa tête à cet instant précis ? « Juste ... Ne les regardez pas » Simple condition qu’elle demande toutefois, ressentant trop de honte à ce qu’il fasse face à ce qu’elle hait voir dans son miroir. Les toucher, c'était déjà énorme pour la Saddler mais les voir, les laisser prendre vie dans le regard de Demetrio, elle ne s'y sent pas prête.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
Faceclaim : Sean O'Pry ©art acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Messages : 1094 - Points : 3803
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Tumblr_ngr5g8BQiO1u2hh13o9_250
Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Ven 25 Mai 2018 - 18:14 )
« Je comprends. » Ses lèvres embrassant son bras, le longent, remontent jusqu’à son menton sur lequel il dépose un baiser. Qu’elle souhaite se préserver ne le choque pas, n’est pas surprenant pour lui qui utilise cette méthode depuis toujours. A chaque nouvelle rencontre, son corps se tend, sa tête prend de la distance, se montre méfiante. Croire naïvement que toutes les petites fourmis sur Terre ont du bon en eux, qu’il suffit de creuser un peu pour y apercevoir un trésor ne fait pas partie de sa conception des choses. Lui reste éloigné, refuse de s’attacher, laissant à des kilomètres de lui ceux qui souhaiteraient en apprendre davantage sur ce qu’il est. Beaucoup de femmes se sont confrontées à un mur, même celles qui auraient pu lui offrir quelque chose de beau à vivre. Celles qui sont plus à l’aise que lui, le poussant à ouvrir une porte afin de les laisser entrer, mais ça ne dure jamais longtemps. Une nuit, avant qu’il ne verrouille l’accès définitivement, parfois un peu plus selon l’objet de leur rencontre, comme avec Dafne qui s’est imposée à lui, le bousculant dans sa petite vie. Ô grand jamais il ne s’est retrouvé à être l’initiateur, à prendre les devants sans savoir exactement où ça va le mener. Trop dangereux pour lui qui craint l’attachement, puis l’abandon. Les relations les plus courtes sont les plus sécurisantes, mais si elles lui semblaient aussi enivrantes, avoir fait la connaissance de Magda change la donne. Ensemble, c’est plus que de la tendresse, un moment perdu dans le temps. Ils arrivent plus ou moins à se comprendre, grâce à ce cœur qui fonctionne mal, qui le replonge des années en arrière, lorsqu’il était hospitalisé, qu’il vivait avec la peur au ventre de mourir, allant jusqu’à souhaiter la mort d’une âme compatible. L’instinct de survie s’en est mêlée, son envie de s’épanouir, de réussir tout ce qu’il souhaitait entreprendre était bien plus forte et s’il a réussi à le comprendre, croiser la route de la sœur de son donneur le fait parfois culpabiliser. Si elle savait ce qui lui était passé par la tête cette période-ci, sans doute lui en voudrait-elle. Toutes ces choses qui le rongent de l’intérieur, Demetrio pourrait lui en parler, convaincu qu’elle ne le jugerait pas, qu’elle l’apaiserait même. Alors prendre des initiatives, lui montrer l’intérêt qu’il a pour elle est comme une évidence. Jamais il n’en a ressenti le besoin avant elle qu’il se doit d’aiguiller. La peur le paralyse, est terrifiante, mais celle de la laisser filer entre ses doigts à cause de ça l’effraie d’autant plus. Après tout ce qu’elle vient de lui avouer, cette facette d’elle qu’elle lui offre, qui la fragilise, mais qui la rend encore plus profonde à ses yeux, avec des blessures toujours pas cicatrisées, Demetrio ne se voit pas s’obstiner à vouloir  mettre des obstacles entre une femme intrigante, dont la douceur et la tendresse effacent temporairement la sensation de brûlure sur sa peau, avec un regard dans lequel il se plait à se noyer et une histoire qu’il aimerait connaître. Bien sûr que c’est prendre un risque, mais il est épuisé de devoir contrôler, peine à trouver la volonté d’agir comme il sait le faire si bien, surtout lorsque ses lèvres se retrouvent sur les siennes et abattent le peu de barrières encore debout. « Etes-vous certaine de ce que vous avancez ? » Va-t-elle réellement bien ? La vérité lui semble être bien loin. « Vous pouvez mentir à n’importe qui, mais pas à moi. Si je m’inquiète, c’est que c’est justifié et vous le savez très bien. Je suis passé par là, je sais de quoi il en retourne. » Les choses futiles, comme un objet cassé, une télécommande abîmée, il s’en fiche. Sa situation, en revanche, est alarmante, alors il ne cessera pas de se faire du mouron pour elle et là encore, c’est nouveau. Rares sont les fois où il laisse des inconnus l’atteindre à ce point. « Hm hm. Seulement avec moi. Je suis très possessif, Mademoiselle Saddler, surtout quand j’ai un profond attrait pour une femme. » Lier ses cheveux en chignon, se créer des coiffures un peu plus sévères, ou qui dégagent son visage, quand lui aime plonger ses doigts dans ses cheveux bouclés qu’il caresse pour la détendre, la mettre en confiance, tandis qu’il attend patiemment son autorisation qu’elle lui donne avec un hochement de tête. Il pourrait s’en contenter, mais sa position, son angoisse perceptible le pousse à y aller doucement. « Très bien. Je ne les regarderai pas. » Et pourtant, c’est tentant et c’est ce qu’il souhaitait faire, mais il respecte sa condition, glisse ses doigts jusqu’à ses cicatrices qu’il effleure, touche chaque marque qu’elle s’est elle-même infligée, torturée par des épreuves qu’elle n’a pas su maîtriser. « La dernière fois remonte à quand ? » L’espoir que ce soit ancien apparaît, que la lame n’a pas caressé sa peau les derniers mois. « Regardez-moi. » Ne lui laissant pas le choix, il relève son visage et plante ses yeux dans les siens. « Je ne juge pas. Je n’ai pas les éléments qui me permettent de comprendre le pourquoi, mais je ne vous condamne pas. » Il arrive à saisir qu’elle ait pu vouloir se faire mal, bien qu’il soit inquiet. Son pire ennemi, ce ne sont pas les autres, c’est elle-même et ça, il ne peut pas l’en protéger. Demetrio peut simplement alléger sa peine, lui montrer que ça ne change rien à cet attrait qui, au contraire, s’amplifie même. Ses doigts remontent le long de sa cuisse, son nez effleure sa joue, puis au creux de son oreille, il murmure : « C’est de cette façon que vous souhaitez qu’on se côtoie ? » Il connait pourtant les termes de leur contrat et le garder est rassurant, ça lui permet de garder la tête froide. Seulement, il se rend bien compte que s’y tenir est compliqué et que le garder en l’état serait hypocrite. « On pourrait se le permettre de temps en temps… » Sans contrainte, sans se prendre la tête à se questionner sur ce qu’ils sont l’un pour l’autre. Juste s’autoriser à partager des petites « parenthèses ». Sa bouche s’apprête à retrouver la sienne, lorsque quelques coups sont donnés à la porte. « Il me semble que vous aviez faim. Vos pancakes sont arrivés. » souffle-t-il, alors que son index s’arrête sur le bas de sa lingerie, le serre, cherchant à la retenir.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t5665-cisco-does-it-make-me-bad#179097
Faceclaim : Shanina Shaik + Scythe
Messages : 464 - Points : 1675
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Original
Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Sam 26 Mai 2018 - 7:48 )
Qu’il ne la comprenne pas sur ce besoin de se protéger, de se préserver du moindre mal l’aurait étonnée. Qui d’autre que lui pourrait comprendre cette nécessité d’élever des barrières entre elle et le monde entier. Pulsion viscérale qui lui était plus que nécessaire pour rester debout, lui aussi devait l’avoir ressenti ainsi, en faire de même. Une privation de force, un mal pour un bien, c’es ce qu’elle pensait jusqu’à lors. Mais entre eux, deux forteresses imprenables en apparence, ce n’était peut-être pas utile de garder les remparts aussi hauts, aussi infranchissables. Et si avec lui, Magda pouvait se sentir libre de toute limite ? Oser être elle-même sans ce contrôle perpétuel, sans cette manie d’étouffer chaque émotion, preuve jusqu’à lors d’une faiblesse qu’elle voulait s’ôter pour devenir quelque chose d’inhumain. Avoir cette opportunité d’être vraie était aussi tentante qu’effrayante mais ne pas essayer de le vivre, au moins une fois avant de s’éteindre, ça serait du gâchis. Ca serait des regrets et des remords, la brune le sent au fond d’elle. En rajouter quelque uns de plus à l’amertume déjà présente dans sa vie, c’était au dessus de ses forces. Ses yeux se baissent un instant, hésitant sur la réponse qu’elle lui fournirait. Il est vrai qu’elle pouvait mentir sur son cœur à qui  elle voudrait mais pas à Demetrio, il sait ce que c’est, il en connait le chemin tortueux mais plus que ça, c’est son inquiétude qui la touche. Si elle avait fait le choix d’en parler à ses amis, de raconter les travers de sa santé, sans doute s’inquiéteraient-ils aussi pour elle mais elle avait le choix d’en faire un sujet tabou. Pouvoir en parler avec soudainement un attrait libérateur et cette impulsion, elle la suit : « Mon cœur va mal, je suis plus proche de la fin que du début mais dans ma tête, je vais très bien. Je le vis très bien. Ca fait longtemps que j’ai accepté l’idée que je mourrais sûrement jeune et ça me va parfaitement. Choisir sa fin n’est pas donné à tout le monde et  j’ai fait mon choix » La mort ne lui faisait pas peur. Non. C’était pour elle juste un chapitre qui se ferme, une libération aussi quelque part. Délivrance d’une vie qui lui a fait plus de mal que de bien et surtout ce qui semblait l’apaiser, c’était l’idée, farfelue certes, de retrouver sa sœur quelque part entre ce monde et le ciel. Un sourire intimidé s’affiche sur son visage, ses joues s’empourprent légèrement entre la gêne et le plaisir de ce compliment en silence, celui qui dit qu’elle lui plaît énormément et qu’à travers ces yeux elle voit une belle qu’elle n’a jamais vu : elle-même. La métisse ne sait pas trop ce qu’il peut bien lui trouver, s’estimant banale et fade mais son envie de ne pas la partager confronte sa propre idée d’elle-même, l’envoie valser. « Est-ce là une nouvelle clause, Monsieur Clarizio ? L’exclusivité doit-elle être rajoutée à notre contrat ? » L’idée ne la rebute pas, l’arrange un peu quelque part car si elle doit se montrer exclusive, lui aussi. L’hypothèse de l’avoir rien qu’à elle le temps de leur contrat lui plaît. Ne pas le partager, qu’il soit à elle même de façon éphémère. Rien à voir avec la fidélité qu’il peut y avoir dans un couple, il s’agit là juste d’une possessivité naissante mais déjà incontrôlée. « Je n’ai aucune réserve à être rien qu’à vous le temps de notre contrat mais vous devriez l’être aussi… à moi. Je peux me montrer, moi aussi, très possessive avec un homme qui me fait autant d’effet » Aveu qu’elle lâche, ses lèvres effleurant celles de l’homme avant de s’en emparer doucement, comme pour tenter d’oublier les doigts qui parcourent sa peau, ses doigts qui caressent ses zébrures si intimes, refreinant de son mieux les mouvements de recul que son corps avait envie de faire violemment par instinct de protection. Ses lèvres lui rendent la liberté, trop perturbée par ce contact si doux, qui apaise ses tourments mais qui, aussi, lui fait un peu mal quelque part. Pas l’habitude d’être caressée à ce niveau, nouveauté qui la surprend aussi. C’est comme donner une seconde existence à ces marques qu’elle dénigre sans cesse. C’est comme les accepter quelque part mais à travers ses gestes à lui. La dernière fois qu’elle s’est infligée ce mal, la dernière fois… Son corps se met à trembler, autant par un désir naissant que par cette question qui la met à mal, n’osant pas y répondre. Mais le courage de s’engager dans une réponse, Demetrio le lui insuffle en la forçant le regarder droit dans les yeux, en lui murmurant des mots qu’elle espérait peut-être entendre en son for intérieur un jour. Et ce jour était arrivé. « C’était il y a 10 mois, 2 semaines et 4 jours. C’était un dimanche soir, de ceux qui vous donnent pas envie d’entamer une nouvelle semaine » Parce qu’elle s’en souvient. Parce qu’elle tient le compte méticuleusement dans son agenda personnel comme pour graver quelque part la victoire sur ce vice. Combattre cette mauvaise habitude en lui balançant à la figure le temps tenu sans une seule lame entre les doigts. Un dimanche soir mais pas comme ce dimanche, celui qu’elle vit présentement qui pourrait effacer le souvenir de ce jour par un autre. « Oui … De cette façon là » Echo presque inaudible qui vient du cœur, un cœur qui se gorge d’espoir tout à coup. Espérant qu’il accepte de donner des coups de couteau aux termes de ce contrat, qu’il lui cède ça et c’est ce qu’il fait. « Hmm… De temps en temps » Ca lui suffit amplement, c’est déjà beaucoup vu comment l’homme d’affaire tenait aux termes de son contrat mais pas au point de lui fermer la porte et ça … ça… Ca lui arrache un sourire radieux comme s’il venait de lui offrir le plus beau bijou qui soit. « Juste pendant la durée du contrat » Rajoute-elle comme pour le rassurer et peut-être un peu elle aussi. Ne pas se projeter, juste rester dans les limites du temps de ce contrat. En tirer aussi le plus possible. Sa tête se tourne vers la porte, alertée par les coups qui s’y frappent. Pour peu, ça l’agacerait presque mais l’hésitation est là, entre la porte et le doigt qui la retient à lui, accrochant la dentelle de sa lingerie. Entre son désir et celui d’être raisonnable. « Je n’ai plus faim » La faim semble avoir pris la poudre d’escampette ou peut-être que ce n’était plus la faim de pancakes qui était là, au creux de son ventre. Va savoir. D’autres coups se font entendre alors qu’un air de malice s’affiche sur son visage. « Ils finiront bien par s’en aller » Ou bien de s’acharner sur cette pauvre porte, pour ce qu’elle en a à faire présentement. Son visage se penche vers son cou, sa bouche s’y dépose. Embrasse sa peau, la mordillant doucement par intermittence. « Vous me faites faire n’importe quoi » Parce qu’il lui faisait tourner la tête un peu trop. Parce que le plus souvent, elle avait l’impression de perdre pied. Perdre la raison parfois à en voir le déroulement de cette soirée, de ce séjour. Ses mains viennent saisir son visage, le rapprocher d’elle pour l’embrasser. Baiser fou mais tendre à la fois. Un fougue qui trahit bien son attirance pour lui, le lui clamant ainsi. Qui cède à cette électricité qui existe entre eux depuis cette parenthèse.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
[Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond Empty
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant