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- [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Dim 27 Mai 2018 - 2:04 )
Etrangement, celui qui le vit mal, ce n’est pas la propriétaire d’un organe mal au point, mais lui. Son cœur se resserre à chacune de ses paroles. Même si son choix est incompréhensible pour quelqu’un comme lui, qui aime autant la vie, Demetrio le respecte néanmoins. Avec difficulté, mais la forcer à franchir une porte qu’elle souhaite garder fermée n’est pas dans ses projets. Ca ne le concerne pas, mais ça ne l’empêche pas de s’interroger sur la raison qui la pousse à baisser les bras, alors qu’un espoir existe. Si son état est si grave qu’elle le prétend, alors sa place serait prioritaire sur les listes d’attente. Est-ce parce que vivre avec un cœur d’un autre est inconcevable ? Trop difficile à gérer ? Une histoire de moyen, d’assurance ? Ou est-elle effrayée à l’idée de laisser des chirurgiens trifouiller son intérieur, l’opérer ? Ou il y avait-il une autre explication à sa décision ? « Il faudrait que nous en parlions plus en détail, un jour. » Pas maintenant, pas alors qu’ils sont en train de partager un instant plus ou moins léger, encore moins alors qu’elle est en train de lui suggérer d’ajouter une clause à leur contrat et pas des moindres. L’exclusivité. Ca le ramène à l’an dernier, lorsqu’il l’avait instauré entre Dafne et lui, alors qu’il se sentait terriblement en danger face à l’impatience et l’oppression qu’elle lui faisait ressentir. Là, ce ne sont pas ces émotions qui le contrôlent, mais bien la peur. Celle de s’attacher sur le long terme et ne pouvoir se défaire d’une femme qui a fait le choix de mourir. S’il accepte, elle finira par l’abandonner et ce par la force des choses. Son instinct lui crie de se protéger, de ne pas se lancer dans une telle histoire ambigüe, qui n’est pas censée durer plus de trois mois, mais qui causera des dégâts. Alors il est évident qu’elle l’attire, l’intrigue et qu’il est touché de la réciprocité, mais n’est-ce pas là un peu trop risqué pour lui ? Parallèlement, Demetrio aimerait faire partie de ceux qui auront contribué à lui rendre son quotidien un peu moins monotone… Lui refuser ce nouveau terme n’est donc pas envisageable, et pourtant, il y pense sérieusement. Leur relation est difficilement gérable. Qui lui dit que cette situation ne lui échappera pas des mains ? D’abord silencieux, il la laisse capturer ses lèvres, les embrasse à son tour et alors qu’il réfléchit à ce qu’il compte réellement faire, Magda lui avoue la date précise où le couteau a rencontré sa peau. Pas loin d’un an. « Vous comptez. » Ce qui veut dire qu’elle y songe régulièrement, peut-être même tous les jours. « Avez-vous envie de recommencer ? » Peut-être y a-t-elle pensé. Et dans quelles circonstances ? Les conflits ? Le jet de tomates et d’œufs ? La haine des familles ayant perdu des proches lors de la fusillade ? Il espère ne pas être responsable d’une telle pensée, même s’il a conscience de n’y avoir pas été de main morte avec elle. Ses paroles étaient parfois d’une violence qu’il regrette amèrement, mais il réitérera sans aucun doute. Demetrio n’est pas le plus doué en communication, est sec, froid et ses remarques sont à la hauteur de ces traits de caractère. « Oui, juste pour trois mois. » Ils arrêteront ensuite, éviteront de se croiser, ou au moins de se fréquenter comme maintenant, devront prendre des distances qu’ils ne sont pas obligés de respecter aujourd’hui. « Comprenez que votre proposition est très tentante… » Celle de l’exclusivité, sur laquelle il revient. « Mais je joue suffisamment avec le feu en m’accordant quelques moments en votre compagnie. Je ne peux vous offrir l’exclusivité, c’est impossible. » Ses doigts effleurent ses joues devenues rouges suite à son précédent compliment. « Vous avez choisi de mourir et moi, je ne souhaite pas m’attacher. L’exclusivité serait prendre le risque de manquer à ma promesse en plus de m’infliger une douleur que j’aimerais éviter. » Il pense sincèrement que leur relation est déjà assez compliquée comme ça, qu’en rajouter n’est pas utile, même s’il est évident qu’il voit d’un mauvais œil ses aventures et qu’il n’apprécie pas que d’autres puissent marcher sur ses plates-bandes. Si ça ne tenait qu’à lui, il écrirait lui-même cet accord sur papier, le stabiloterait, mais il y a des choses à prendre en compte et ça prend le dessus sur ses envies. Un sourire s’affiche, très faible, qui disparaît après quelques courtes secondes. L’employé derrière la porte ne sera pas ravi de s’être déplacé pour rien, mais il s’en fiche bien, se perdant dans ses baisers qu’elle appose sur son cou. Demetrio penche la tête sur le côté, afin de lui laisser pleinement l’accès à sa chair. « Et ça vous déplaît ? » Ses battements s’accélèrent et tout en se levant, ses bras l’encerclent férocement pour ne pas qu’elle glisse. La portant jusque dans la chambre qu’il ouvre en poussant la porte avec son pied, Demetrio la pose sur le lit. « J’ai très envie de vous. » lui confie-t-il, tout contre ses lèvres. « Mais je n’avais pas prévu tout ça. » Entre les lignes, ça veut dire qu’il n’a aucune protection pour satisfaire ses désirs. « Ce qui ne m’interdit pas certaines choses. » A défaut d’effacer sa frustration, il peut au moins l’alléger, ou la nourrir un peu plus. Ses doigts remontent le long de ses jambes, tire sur le bord de sa nuisette pour la relever doucement, mais s’arrête quelques centimètres avant ses cicatrices. Les yeux plantés dans les siens, il attend un signe, un geste de sa part qui le pousser à continuer, ou à arrêter. Elle aussi, lui faire faire n’importe quoi.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Dim 27 Mai 2018 - 13:46 )
En parler en détail, un jour. Ou pas. Il n’y avait pas grand-chose à dire ni à ajouter au final. Peut-être qu’il voulait entendre les pourquoi d’une telle décision ? Les motivations premières ? Une explication qu’elle n’a jamais réellement offert à qui que ce soit. Pour la simple raison que son entourage n’avait pas connaissance de cette santé fragile, cette bombe endormie prête à exploser qu’elle ne voulait pas désamorcer. Et même s’ils en avaient connaissance, se lancer dans des explications, ça l’épuisait déjà. Ils ne comprendraient pas, refuseraient peut-être d’entendre ses raisons et surtout tenteraient de l’en dissuader. Ca, c’était ce que la jeune femme voulait à tout prix éviter. Alors remettre à plus tard, c’est le mieux. Un plus tard qui n’arrive pas, serait parfait d’ailleurs. « Je tiens le compte, oui. Ca m’aide » Comme ça n’aide pas non plus de lister chaque journée vécue sans, l’y faisant penser quotidiennement mais de toute façon, même sans ça, elle y penserait quand même, Magda. C’est comme une sale drogue, une fois qu’on commence, qu’on en ressent cette sorte d’apaisement qui libère ce trop plein de souffrance, c’est difficile de s’arrêter, on devient accro tout simplement. Sa bouche s’ouvre pour répondre mais aucun son ne sort. Hésitation. Bien-sûr qu’elle avait envie de recommencer, c’était son vice et en même temps sa bataille. Mais l’avouer ne serait pas donner encore plus de force à cette envie qu’elle tente d’étouffer, de tuer dans l’œuf ? C’est surtout le faite de mentir à son faux-compagnon qui ne lui faisait encore moins envie. Un soupir s’échappe de ses lippes alors que la réponse, elle le lui donne : « Oui… Mais je bataille. Voir le compte de tous les jours où j’ai gagné la bataille, ça aide à ne pas céder » Et jusqu’à lors, cette méthode avait fonctionné. Quand le désespoir l’enrôlait dans son manteau d’ombres, c’était bien le faite de ne pas voir ce compte à rebours revenir à zéro qui l’empêchait de s’en prendre encore à elle. Y’a des jours où c’est vrai, elle cédait jusqu’à tenir une lame entre ses doigts mais le geste restait bloqué par cette lucidité encore présente et la lame ne rencontrait pas sa peau, repartait dans sa cachette. Le mieux aurait été de se débarrasser de toutes les lames de sa maison mais ça la rassurait d’en avoir une ou deux planquées. On sait jamais … On ne sait jamais. Une moue s’affiche cependant sur son visage, déception sur le faciès de ne pas voir une clause d’exclusivité greffée au contrat. Alors que Magda ouvre la bouche pour argumenter, tenter de faire pencher la balance, un autre argument vient lui fermer le clapet. L’arrêter sur sa lancée et la faire reculer. La brune n’avait pas vu les choses de ce sens, de son sens à lui. Là, effectivement, son argument était totalement fondé et elle pouvait aisément comprendre. « Vous avez raison. Faites comme si je n’avais rien dit. On ne s’attachera pas. Jamais. » Jamais pour le préserver. Jamais parce que le temps, elle n’en aura peut-être pas au final. Jamais parce que c’était la meilleure option. Dans 3 mois, ça sera fini. Une page qui se tourne. Mais si elle voulait protéger Demetrio d’une douleur endeuillée, elle n’en faisait pas de même pour son entourage. Ca, c’était foutrement égoïste de sa part. Pendant quelque secondes, de la culpabilité inonde son être mais elle la boycotte assez rapidement, n’a pas envie de songer ce soir à l’horreur qu’elle réserve à ses proches. Ce deuil certain auquel ils devront faire face un jour ou l’autre. Les coups à la porte l’aident à revenir à l’instant présent, à laisser s’envoler ses pensées pour rester dans ce maintenant où son cœur est en vie. Bien trop en vie à vrai dire, il bat à cent à l’heure sans aucune interruption. Un demi-sourire s’affiche sur ses lèvres. « Non. Pas vraiment. Si ça peut vous faire sourire, ça me déplaît encore moins. » Même faible, ses yeux avait été témoins de ce sourire, il lui avait plu. Son pouce se passe sur sa peau, là où il y a quelque secondes une fossette avait pris naissance pour disparaître rapidement. Trop rapidement. Elle voudrait la revoir cette fossette, plus souvent. Du salon, ils passent à la chambre, les laissant sourds aux coups que cette pauvre porte recevait. Magda retrouve le moelleux du lit, libère Demetrio de ses deux jambes lui serrant la taille. Son muscle cardiaque part en vrille à cette confession qu’elle avait sûrement envie d’entendre, ne se sentant plus seule dans ce désir qu'elle ressentait pour lui. Sa main se presse sur son torse, serre le vêtement qu’elle voudrait lui ôter mais un interdit s’impose à elle. A eux. Balayant cette pointe de déception, la métisse se dit qu’ils ont le temps, qu’il y a 3 mois pour goûter à sa peau, en profiter aussi. Le temps était compté mais elle ne voulait pas non plus se presser, se précipiter n’importe comment. Il fallait avoir un tant soit peu la tête froide, au moins, quand elle le peut encore. « J’en ai très envie aussi. Tant pis pour ce soir. Ce n’est que partie remise, n’est-ce pas ? » Juste s’assurer qu’il ne changerait pas d’avis. Pouvoir espérer qu’il la délivrera de cette frustration un jour ou l’autre. Puis si ce jour ne venait pas, pouvoir l’embrasser, caresser sa peau, donner mais aussi recevoir cette tendresse inexplicable auront été une étreinte à son esprit fêlé, à ce cœur crevé d’être haï. Les doigts du brun remontent le long de ses jambes, met à nue sa peau mais s’arrête à la frontière. Magda ne noie un instant dans l’océan qui la fixe, elle y cherche une réponse peut-être, celle qui viendrait trancher dans l’hésitation qui la possède. Un océan qui pourrait l’engouffrer toute entière, elle mais aussi toutes ces tâches de brouillons qu’elle s’est infligées. Il lui avait bien démontré que ça ne changeait rien à son attirance pour elle, qu’il ne la condamnait pas alors qu’est-ce-qui la retenait ? Peut-être le reflet d’elle-même que lui renverrait ce regard bleu. Ca valait peut-être le coup d’en avoir un aperçu, juste voir une autre réflexion d’elle. Sa tête hoche, donne son aval avant que ses lèvres ne s’approprient celles de ce phare devant lequel elle accepte, le corps tremblant, de se montrer en totalité. Pas de demande cette fois-ci. Le contrôle, elle l’abandonne dans son étreinte. Pour la première fois avec lui. Pour la première fois de toute sa vie tout court.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Dim 27 Mai 2018 - 19:06 )
C’est une frustration de ne pouvoir aller au bout de leurs envies, de sentir ce corps sous le sien et ne pouvoir s’unir à elle. Demetrio était à mille lieux de se douter que ce séjour à Gênes se déroulerait ainsi, ne s’imaginait pas une seconde qu’elle pourrait l’attirer au point de briser ses chaînes, de vouloir vivre des moments éphémères, irréguliers afin de répondre au mieux à sa promesse. Celle de ne pas la côtoyer en perdant totalement la tête. Pourtant, ce soir, c’est bien ce qui est en train de se passer alors que ses yeux la dévorent, souhaitent en voir davantage. La découvrir dans son intégralité. « En effet. Il y a de fortes chances, oui. » Il la désire trop pour passer à côté de ça, pour s’interdire une étreinte, mais n’est pas naïf au point de se dire que c’est acquis. En quelques jours, tous ses principes ont été bousculés au fil de leurs discussions. Tout peut donc lui filer entre les doigts en une fraction de secondes, ce pourquoi il est décidé à ne pas s’arrêter-là malgré tout. Dans son regard, il espère y trouver une réponse favorable qui arrive par un signe de tête. Son corps tremblant, ses lèvres rejoignant les siennes prouvent à quel point elle n’est pas rassurée. Sa peur est palpable, si bien qu’il murmure : « Si vous sentez que ça va trop loin pour vous, j’aimerais être tenu au courant. » Parce qu’il est tout aussi concerné et qu’il souhaiterait que ce moment particulier se passe bien pour elle qui lui accorde sa confiance. « Nous allons y aller par étape. » Déposant un baiser sur son menton, Demetrio tend son bras vers la lampe de chevet encore allumée qu’il éteint, de sorte à ce que la pièce soit seulement éclairée par la lueur de la lune. C’est très faible, ça ne lui permettra pas de voir en détail ses cicatrices. A travers ce geste, il voudrait qu’elle prenne conscience qu’il la respecte, qu’il a compris que ses marques la complexaient et même si l’envie de les observer le guette, il ne franchit pas cette limite, a la patience d’attendre. « Ca va mieux ? » l’interroge-t-il, en embrassant le coin de sa bouche, puis son épaule. Ses doigts s’emparent du bas de sa nuisette qu’il remonte le long de ses cuisses, pressant ses lèvres sur sa chair, les glissant en même temps que le tissu. Le cœur battant, il arrive à ses zébrures sur lesquelles il souffle, puis les effleure, tentant d’apaiser la douleur en les humidifiant. Il ne les voit pas, mais il les sent et elles sont conséquentes. Cet aperçu de la souffrance qu’elle garde en elle lui fait mal au cœur. Il aimerait être en mesure de pouvoir la libérer de ce poids, de la convaincre qu’elle n’est pas toute seule. Il continue son ascension, apprend à découvrir chaque parcelle de sa peau, puis saisit sa main pour la tirer vers lui, de sorte à pouvoir lui retirer entièrement sa nuisette qui s’écrase sur le sol. Son t-shirt qu’il retire vient le rejoindre peu après. Ses mains partent de sa chevelure dans laquelle il se perd, caressent sa nuque, son cou, ses épaules, puis longent sa poitrine, jusqu’à ce dernier vêtement qui lui reste et qu’il fait glisser le long de ses jambes, la libérant de ce dernier tissu. Son Graal ce soir, c’est elle à qui il veut faire plaisir, qu’il souhaite voir se cambrer sous ses baisers.

••••••••••

Allongé sur le lit, Demetrio rabat les draps sur eux, l’encercle de ses bras avec tendresse, caresse du bout des doigts son dos et embrasse sa tempe. Inconsciemment, il essaie de rejeter tout l’attachement qu’il éprouve à son égard, qui prend de l’ampleur. Il se ment, préfère se dire que tout est sous maîtrise, clair, qu’entre eux, il ne s’agit que d’une attirance physique qu’ils comblent, mais la vérité, c’est qu’il est totalement perdu. Ce bout de femme met la pagaille dans sa tête, mais Demetrio s’efforce de ne pas y songer.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le Ven 1 Juin 2018 - 13:35 )
Un sourire se greffe, ravie d’entendre cette affirmation qu’elle attendait. Qu’elle espérait. Magda s’y accroche, cette frustration finira par trouver délivrance un jour ou l’autre. Ca a le don de l’apaiser autant que de l’amplifier aussi. Il faudra s’armer de patience et si la jeune femme est d’une grande impatience, là, prendre le temps ne la dérange pas. Sachant que ce moment sera particulier comparé à tous ces hommes qu’elle a déjà oubliés pour la plupart. Demetrio, c’est spécial même si ça ne devrait pas au fond mais c’est ainsi, c’est comme ça. Ca ne s’explique pas et Magda tend à l’accepter. Encore plus quand elle le voit essayer de la mettre en confiance, éteindre cette lampe qui l’expose un peu trop, mettant trop en lumière ses cicatrices qu’elle n’assume pas. Ca la touche énormément, envoie ses peurs se ranger dans un coin. Encore présentes, certes mais moins maîtresses de son esprit. « Merci » Simple son qui sort de sa bouche mais qui est vraiment sincère, qui ne montre malheureusement pas assez cette reconnaissance qu’elle ressent en elle. Cet homme, c’était fou tout ce qu’il pouvait lui faire ressentir mais surtout l’émouvoir, elle ne s’y attendait pas. Il arrive à faire ce que jusqu’à lors aucune personne n’avait réussi à faire après Leo : la mettre en confiance au point de se laisser aller dans ses caresses, son étreinte sans chercher à se contrôler. Faire naître un désir en semant des baisers sur ses stigmates, c’est nouveau. C’est une sensation qu’elle ne connaissait pas. Si les premières minutes sont difficiles, Magda y trouve un certain apaisement au fur et à mesure. Elle s’y abandonne, le laisse faire sans émettre la moindre résistance. Sa nuisette finit sur le sol, rejoint par son t-shirt juste après. Elle n’aurait jamais cru vivre un pareil moment un jour. Y’a-t-il d’autres surprises auxquelles elle n’est pas préparée ? Apparemment oui. Ce plaisir qu’elle ressent sous ces baisers faisant courber son corps, ses doigts s’enfonçant dans les draps pour ne pas se noyer sous ces vagues de bien-être.

[...]

Les yeux clos, encore ailleurs, Magda sent le drap les recouvrir avant que les bras de Demetrio forment un étau de chair autour d’elle comme des remparts qui la maintiennent en sûreté. Sa main se pose sur son torse, dessine des arabesques abstraites du bout des doigts, croisant par moment sa cicatrice. Son cœur ne s’est toujours pas calmé, encore emprisonné par ce moment sensuel qu’ils viennent de partager. Malgré les battements désordonnés de son cœur, la brune se sent bien dans ses bras, sensation de vulnérabilité partie. Pendant un court instant, elle émet le vœu que cette nuit ne se finisse pas, que cette sensation de quiétude ne s’arrête pas. Ce soir ou dans trois mois. Mais cela fait bien longtemps que Magda ne croit plus aux vœux qui se réalisent alors elle chasse les pensées d’une fin et s’accroche à ce présent. Le mental analyse, se veut placide mais son cœur, lui, s’attache, donne plus de valeur à ce qui devrait pas en avoir. Elle s’endort, se rendant aveugle à cette vérité qui prend de plus en plus de place. Les « et si » peuplent ses rêves. Et si son cœur allait bien. Et si sa vie pouvait avoir une rallonge. Et si elle pouvait passer plus de temps à vivre ce genre de moment mais aucune autre personne que Demetrio. Des « et si » qui mourront dès que le soleil se lèvera et que son conscient reprendra possession de son subconscient.

SUJET TERMINE


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Le monde ne tourne pas rond ( le )
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