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- (Valente) Blood brothers -

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Charlie WilsonLa jeunesse dorée et éclatante
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Âge : Vingt-deux sourires innocents de l'éternel enfant.
Métier : Sans emploi fixe, il fait ce qu'on lui demande, et essaie d'économiser de l'argent aussi souvent qu'il le peut.
Sujet: (Valente) Blood brothers ( le Jeu 24 Mai - 14:49 )

L’éternel sourire laissait la place à un air consterné et anxieux, pour l’une de ces rares occasions qu’il pouvait compter sur le bout des doigts. Il n’avait pas réussi à dormir la nuit dernière, des angoisses folles l’avaient rattrapé en plein vol et s’étaient chargées de lui faire remettre les pieds sur terre. Son optimisme continuel se retrouvait entravé par la nervosité, l’appréhension d’être un boulet qui débarquait pour s’enchaîner aux pieds de son demi-frère. Peut-être qu’il ne l’aimerait pas. Peut-être qu’il le trouverait trop chiant, trop collant, trop sensible, trop risible. Il n’était pas sourd aux multiples discours qu’on pouvait avoir sur lui. Il faisait semblant de ne pas les écouter, mais les mots des autres l’atteignaient souvent en plein cœur. Mais jamais il ne les laisserait le changer. Il restera fidèle à lui-même jusqu’au bout, peu importe ce qui s’interposera sur son chemin. Il l’avait promis à la Mamma il y a très longtemps, lorsqu’elle avait admis qu’elle l’aimait comme il était malgré l’inquiétude qu’il suscitait chez elle, à se foutre tout le temps en danger. Rien que l’autre jour, il avait failli se faire cogner parce qu’il avait trop regardé une jeune fille dans la rue qu’il trouvait trop belle. Son petit ami était d’ailleurs d’accord, puisqu’il était venu en parler à Charlie qui avait admis qu’il l’admirait parce qu’elle était jolie. Ça ne lui avait pas beaucoup plu, et le jeunot avait dû courir pour éviter les poings vindicatifs du mec qui faisait une fois et demie sa taille. Il avait du mal à filtrer, à se retenir de dire ce qu’il pensait. Il comprenait que ça pouvait parfois être une mauvaise idée, mais pourtant il ne pouvait rien y faire. Sa spontanéité était sa meilleure alliée et sa pire ennemie. Le stress fusait dans ses veines, plusieurs substances dont il ignorait les noms semblaient mener un combat redoutable pour déterminer l’état dans lequel il était. Oscillant entre l’excitation, la joie, la frustration, l’effroi. Agité encore plus que d’habitude, alors qu’il savait qu’il était proche de l’adresse. Ce n’était pas la première fois qu’il passait par ici. Il était déjà venu en repérage sans arriver à se donner du courage pour faire le pas. Il avait peur de la réaction de son demi-frère qui avait l’air d’un individu plein de bon sens et de sérieux. C’était un vrai adulte lui, pas un homme-enfant comme lui qui n’arrivait pas à trouver ses marques dans ce monde un peu trop cruel pour lui.

L’entrée de la villa était aussi intimidante que la dernière fois. Charlie avait grandi loin de tout ce luxe, cette opulence qui lui paraissait incongrue alors qu’il pourrait très bien se contenter d’un petit studio. Lui n’aimerait pas vivre dans ces grands endroits un peu sans vie, qui n’exsudaient qu’un désir d’impressionner les voisins. Il préférerait passer sa vie dans une cabane dans les bois, se réveiller avec le soleil qui taperait contre son visage,  et pouvoir danser tout son saoul sans aucune contrainte. Peut-être qu’il aurait été bien différent, et qu’il aurait un autre point de vue si son père ne l’avait pas abandonné, et s’il avait bien voulu le recueillir auprès de ses autres enfants. La boule dans sa gorge ne semblait pas vouloir lui accorder de répit, et grossissait au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient et qu’il n’avait toujours pas appuyé sur la sonnette. Comme si miraculeusement, Valente allait apparaître sans qu’il ne fasse l’effort monstre de toucher un bouton qui paraissait bien menaçant pour ce qu’il était. On aurait presque dit qu’il allait le mordre. Les gens l’auraient sûrement trouvé louche, à zieuter comme ça la maison sans pour autant annoncer sa venue. Mais bien heureusement, la rue était calme et déserte, il n’avait rien à craindre des regards méfiants. Il savait qu’il avait en réserve du courage à foison, pourtant bizarrement, il n’arrivait pas à puiser dedans. Il se dégonflait petit à petit, comme un ballon où il n’y avait qu’un minuscule trou qui faisait toute la différence. Ce n’était sûrement pas le bon jour. Puis en plus, il était mal habillé pour les lieux. Il se cherchait toutes les excuses du monde, probablement loin d’être prêt à franchir cet obstacle. Lui qui avait tout fait jusqu’ici, qui avait fait tous les efforts du monde pour enfin avoir contact avec cette famille qu’il n’avait jamais connue, il peinait à trouver les dernières rudiments de force pour confronter. Il lui semblait qu’il n’avait pas encore acquis les mots exacts, qu’il n’avait pas révisé son speech par cœur. Tout à coup, il se rendait compte qu’il allait juste être ridicule, que Valente éclaterait de rire et qu’il lui claquerait la porte au nez. Alors, il décida de faire demi-tour. Il reviendra quand il sera prêt, quand il sera sûr d’être entièrement convaincant. Et c’était alors qu’il donnait le dos à la porte que celle-ci s’ouvrit en grand.
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Valente PaludiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: (Valente) Blood brothers ( le Mer 6 Juin - 22:04 )
Affalé sur un fauteuil, un livre posé sur mon torse, je me suis assoupie. La nuit dernière a été difficile, le sommeil chassé par mes cauchemars habituels qui ne sont que le reflet d’un passé qui me poursuit. C’est le châtiment que mon esprit me réserve pour m’être égaré, provoquant le drame qui m’affectera jusqu’à la fin de mes jours. Je n’ai guère pu me replonger dans ma nuit après cela, préférant rincer mes sueurs sous une douche tiède. Ce genre de nuit n’est pas un cas isolé. Elles sont nombreuses à me rappeler qui je suis et ce que j’ai fait depuis bientôt quinze années. Je me lève, prenant soin de poser mon bouquin sur la petite table et décide d’aller me rafraichir avec un verre d’eau bien frais, histoire de me réveiller. Je quitte cette pièce aux allures de bibliothèque et demande à haute voix un peu de musique. La maison connectée s’exécute et reprend là où ma playlist s’est arrêté, un titre du groupe islandais Sigur Rós. Je sais que beaucoup pense que ces gadgets sont sans intérêt et plus tape-à-l’œil qu’autre chose. Je ne peux pas les contredire. Pour ma part, c’est un gain de temps. La nouvelle technologie me permet d’éviter de passer de précieuses minutes à chercher comment avoir ci ou ça. Après une journée de travail exténuant, c’est un outil fort agréable. J’ouvre une bouteille d’eau que je bois au goulot avant de la poser sur l’ilot. La journée est déjà bien entamée et j’ai l’impression d’être passé à côté. Mes pensées s’égarent, repensant à mes confessions devant la pierre tombale de ma défunte femme. Où en suis-je dans ma vie ? Perdu entre paraitre et être, je ne sais même plus ce qui me rend réellement heureux. Peut-être rien. Peut-être que suis-je destiné à errer dans cette vie sans le but de caresser le bonheur du bout de mes doigts. Pourtant, plus les années passent et plus l’envie de réaliser mes rêves se fait plus puissant. En témoigne la table de la salle à manger, noyée sous quelques dossiers et le combiné du téléphone que j’ai oublié de replacer sur son socle avant mon activité lecture. Ce matin, j’ai passé quelques coups de fil, dont l’un à une agence de réparation afin qu’il s’occupe de mon portail sécurisé, bloqué en position ouverte. Une aubaine pour d’éventuel cambrioleur. Forte heureusement, je n’ai pas eu à me battre pour qu’ils se déplacent en fin de journée. Mes autres appels concernent mon projet de créer un magazine qui me correspond bien plus que celui que je dirige actuellement. Vogue était une belle opportunité, mais si je me débrouille dans la gestion des finances, j’aimerai, à présent, laisser mon âme transparaitre sur les pages d’une autre revue. J’empile les dossiers et range le combiné. Je saisis les quelques brouillons devenus inutiles et me rend à la poubelle que je constate pleine. Après avoir engouffré mes quelques feuilles, je sors le sac afin de l’expédier dans les conteneurs à tris sélectifs à l’extérieur. En tant qu’amoureux de la nature, j’éprouve un besoin particulier de la respecter. Lorsque j’ouvre la porte d’entrée, un jeune homme de dos me fait obstacle. Surpris, je fronce les sourcils, m’interrogeant sur cette visite impromptue. Est-ce l’un des hommes de la maintenance ? Si c’était le cas, pourquoi semblait-il prendre la fuite ? « Je peux vous aider ? » Je demande, suspicieux. Est-ce du repérage ? J’en ai oublié les politesses. Mais s’il s’agit d’un futur cambrioleur, pourquoi m’en embarrasser ? Cette présence ne présage rien de bon. Du moins, c’est le sentiment que cela m’inspire. Le sac poubelle à la main, j’attends sa réponse, restant entre la porte d’entrée et lui afin de lui faire obstacle.


Le temps s'écoule, les cicatrices restent. Panser les blessures, c'est tout ce que je peux faire.
©crack in time
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