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- [Terminé] Summertime Sadness -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Matteo DragoniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Summertime Sadness ( le Ven 25 Mai 2018 - 18:48 )
Téléphone à la main, je n’arrêtais pas de verrouiller et de déverrouiller l’écran, le regard dans le vide, perdu dans la nuit napolitaine, me mordillant la lèvre. Une présence se faufile derrière moi, restant à bonne distance. Je ne bougeais pas, perdu dans mes pensées. « Chéri, tu viens te coucher ? ». Je tournais légèrement la tête, me levant, me passant rapidement une main dans les cheveux. Je posais mon regard dans le sien, brièvement. « Ne m’attends pas ». Sur ces mots, je partis, faisant un détour par la chambre, prenant au passage ma veste, avant de sortir de l’appartement en claquant la porte derrière moi. L’ambiance se faisait de plus en plus pesante, insupportable. Rien que d’entendre sa voix, je ne le supportais plus. Pourtant, ce n’était pas de sa faute. De la mienne plutôt. Incapable de mettre fin à cette mascarade. Je m’en rendais bien compte, pourtant, je restais embourbé jusqu’au cou, incapable de m’en défaire. Dix mille questions à la seconde passant dans ma tête, le cerveau carburant à plein régime. Je ne comptais pas forcement sortir, d’où le fait d’être resté hésitant, toue la soirée. J’avais finalement opté pour cette solution, préférant quitter le domicile conjugal. Pour aller où ? Je n’en savais rien, même si, au fond, j’avais ma petite idée.

Mes jambes me guidèrent d’elles-mêmes à quelques pas de mon appartement. Devant la devanture du San Calisto, et découvrant par la même occasion où j’avais atterri, je soupirais, replaçant une de mes mèches de cheveux derrière la tête. Nous y voilà. Au lieu de pénétrer à l’intérieur du bar, je me décalais légèrement de l’entrer pour que les gens puissent rentrer et sortir sans problème. Je m’allumais une cigarette, me donnant le temps de la finir pour prendre une décision. Je jetai un rapide coup d’œil à ma montre. 23h. c’était maintenant au jamais, le concert finissant aux alentours de 23h30.  Après que mon mégot ait fini au cimetière, avec ses comparses, je pris mon courage à deux mains. Après tout, y avait foule, de ce que j’avais pu voir et je pouvais très bien venir ici pour boire un verre. Et pourtant … effectivement, à peine avais-je franchi la porte que la chaleur de la salle me submergea. Étonnamment, malgré le monde présent, c’était silencieux. En dehors des notes instrumentales – guitare et batterie – et de la voix de la chanteuse, qui emplissait toute la pièce. Ma gorge se noua. Je me dirigeais tout droit vers le bar, du moins j’essayais de me frayer un passage. Arrivé à bon port, je commandais une bière. Autant commencer doucement. Surtout que je devais certainement rentrer plus tard. Rien qu’à cette idée me rembrunit. Accoudé au comptoir, verre en main, je me tournais vers la scène. Juste deux personnes. Un parfait inconnu, du moins à mes yeux, était à la batterie, tapant au rythme et, assise devant lui, elle. Isadora. Accompagnée par sa guitare. Je secouais la tête. Et dire que, à peine quelques jours en arrière, elle m’avait dit qu’elle voulait tout arrêté. Quel gâchis. Je profitais de la fin du concert pour me détendre. Ne penser à rien l’autre. L’observer, sans être vu, alors qu’elle baignait dans une lumière tamisée, ses cheveux cascadant en légères boucles le long de ses épaules. Je savais qu’à tout jamais j’aurais cette image en tête. La dernière note retentit alors que je vidais mon deuxième verre. La lumière se ralluma. La salle applaudit, en cœurs, criant à qui mieux mieux. Pour ma part, le spectacle finit, il était l’heure de rentrer. Alors que j’étais sur le point de sortir, prendre l’air, rentrer chez moi, je fis demi-tour. Je me frayais à nouveau un passage parmi la foule, presque à contre-sens de tous les gens qui sortaient s’aérer, pour rejoindre le bout du bar. Ils étaient en plein rangement. Pour la peine, je pris une troisième bière. J’attendis un petit instant, attendant surtout que la voie soit libre, que les gens arrêteraient de la féliciter. Une pointe de jalousie s’insinua en moi. Je ne la voulais rien qu’à moi. Finalement, elle fut disponible.  Je m’approchais d’elle, sûr de moi alors que je ne l’étais pas du tout, comme si rien ne s’était passé entre nous. Il y a treize ans en arrière ni lors de la visite d’une maison dans un quartier chic. « Hey », dis-je pour commencer, réduisant l’espace entre nous. Je dus m’approcher assez dangereusement d’elle pour qu’on puisse s’entendre. J’allais me pencher pour lui faire la bise, comme à l’accoutumée, mais mon geste s’arrêta net. Je voulais peut-être faire comme rien ne s’était passé, les mots échangés tournaient toujours dans ma tête et je ne savais plus trop quelle place prendre. Comment réagir. Un peu mal à l’aise, je me passais une main dans les cheveux. Me connaissant, j’aurais été capable de lui balancer un grand je te l’avais dit. En lien avec la discussion. Je n’en fis rien. Mieux valait ne pas trop remuer le couteau dans la plaie dès l’entrée en matière. « Tu as été magnifique », fut la seule chose censée que je réussis à dire, et qui était également honnête. « Et tu es exactement à ta place. Là où tu dois être ». Il fallait être aveugle, sourd ou têtu pour ne pas remarquer que la musique était toute sa vie.

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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Sam 26 Mai 2018 - 3:25 )
Matteo & Isadora
“ Summertime sadness ”


Isadora n’aurait tellement su dire ce qui s’était passé pour qu’elle change d’idée. Des mois à bouder la musique, à refuser de se lancer dans ce qui était pourtant l’essence même de sa personne. Trop de déceptions accumulées, cette foutue amertume qui lui laissait un goût âcre en bouche, qui provoquait trop de frustrations. Elle avait tout abandonné pour choisir une vie complètement à l’opposé de ce qu’elle avait toujours voulu. Regrettait-elle sa décision? Impossible de le dire. Elle aimait rendre ses parents fiers et heureux, et il aurait été faux de dire qu’elle n’appréciait pas ses nouvelles conditions de vie. Ayant toujours été bohème dans l’âme, la jeune femme avait toujours su se contenter de peu, mais maintenant que l’argent ne se faisait plus rare, elle comprenait l’attrait de celui-ci. Mais il lui manquait l’essentiel. Ce feu intérieur provoqué par la passion qu’elle ressentait dès qu’elle foulait les planches d’une scène. Alors lorsque le propriétaire du San Calisto l’avait contactée pour lui proposer de venir sur scène, elle avait pris le temps de réfléchir. Au fond, ça lui faisait plaisir qu’il l’appelle comme ça, parce qu’habituellement c’était elle qui le harcelait pour qu’il lui offre quelques soirs par semaine. Si bien qu’ils étaient au fil du temps devenus amis, et de ne pas avoir de nouvelles de la jeune femme pendant si longtemps l’avait inquiété. Si elle appréciait cette marque d’amitié, elle aimait tout de même se faire croire qu’il ne l’avait pas uniquement contactée pour ça. Peut-être qu’il trouvait qu’elle avait un certain talent, que sa musique lui manquait. Et, après tout, qu’est-ce que ça pouvait lui faire à Isadora de ne pas percer mondialement? Si elle n’avait qu’une petite poignée de fan, elle pourrait s’en estimer heureuse. Elle n’avait jamais voulu poursuivre cette carrière dans un but de notoriété, juste pour l’amour de la musique. Alors elle avait finalement accepté de monter sur scène, sans toutefois en avertir ses proches. Sauf Matteo. Parce qu’au final, c’était leur conversation qui l’avait secouée, qui l’avait poussée à dire oui. Parce que bien qu’elle aurait de la difficulté à le lui dire, son opinion comptait énormément aux yeux de la jeune femme.

Lorsqu’elle monte finalement sur scène avec un batteur qu’elle connait assez bien, Isadora sent un énorme trac l’envahir, et réalise à quel point cette sensation lui avait manquée. Elle reconnait quelques visages familiers dans la salle, des habitués de l’endroit qu’elle-même fréquente assidument, et adresse quelques petits signes de la main avant de prendre place sur son petit tabouret, guitare à la main. Et, malgré elle, son regard sillonne la foule à la recherche de son visage. L’absence de Matteo provoque en elle un pincement au cœur, mais elle décide de ne pas s’en formaliser, attaquant ainsi les premières notes d’une reprise de highway to hell, revampée de façon acoustique. Elle enchaîne ainsi pendant un long moment, alternant entre ses covers et ses propres compositions, se sentant plus vivante qu’elle ne l’a été ces derniers mois. Trop rapidement, le concert prend fin, et Isadora adresse un sourire resplendissant à la petite foule, le regard brillant.

S’attardant un peu pour discuter avec quelques connaissances, elle finit par voir un éclat de cheveux blonds s’approcher, et elle a l’impression que son cœur rate plusieurs battements alors qu’elle adresse un sourire un peu timide à Matteo. Lorsqu’il se penche vers elle, elle sent sa respiration se couper, mais il se fige dans son geste, provoquant une certaine frustration chez la jeune femme qui ne peut toutefois s’empêcher de lui adresser un sourire radieux. « Tu es venu… Je ne t’avais pas vu, je pensais que.. » Elle s’interrompt en haussant les épaules, suivant du regard la main de Matteo qu’il passe dans ses cheveux. « Merci… », dit-elle dans un souffle. « Tu sais, c’est un peu grâce à toi que je suis ici ce soir… Sans notre conversation, j’aurais sans doute refusé. Je n’étais pas prête à voir la réalité en face, mais tu avais raison… C’est ma place. » Elle jette un regard ému vers la scène désormais vide, laissant son regard s’y attarder quelques instants avant de reporter son attention sur le jeune homme. « Je t’offrirais bien une bière, mais je vois que tu t’en es déjà chargé. Je t’offre la prochaine? » Enfin, en supposant qu’il voudra passer un peu de temps seul avec elle. Au vu de leur dernier entretien en tête à tête, elle ne serait pas particulièrement étonnée qu’il veuille partir assez rapidement. Mais elle n’a pas envie de repenser à cette dispute, elle a le cœur trop léger. Trop heureuse d’être remontée sur scène, trop heureuse qu’il soit là pour elle. L’euphorie de la scène lui monte à la tête, et elle adresse un large sourire à son batteur qui vient de lui apporter une bière avant d’aller rejoindre sa petite amie, tendant son verre vers Matteo afin de trinquer avec lui. « À toi, et ton manque légendaire de tact. Sans lui, je ne serais pas ici ce soir. »




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Matteo DragoniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Sam 26 Mai 2018 - 4:12 )
Malgré le léger malaise que j’avais ressenti en la voyant, ne sachant pas comment me comporter, je ne pus m’empêcher de sourire, franchement, le sien étant contagieux. À vrai dire, et comme je m’en rendais compte, je ne pouvais pas rester fâché ou en froid avec elle trop longtemps. Je ne le supportais pas. Et rien que le fait de le voir, c’était … magique ? Rien ne pouvait réellement décrire ce que je ressentais quand nous étions dans la même pièce. Aucun mot était suffisamment fort. En tant normal, j’aurais tendance à balancer une remarque bien acerbe, sarcastique, mais pas ce soir. Je ne voulais pas gâcher ce moment encore une fois. Son petit moment de gloire. Elle avait l’air si resplendissante, radieuse. Je ne le pouvais tout simplement pas. « J’ai longuement hésité mais oui, finalement je suis venu. Je ne pouvais pas louper ta prestation », j’esquissais un sourire. « Normal, tu étais concentrée et puis bon », je balayais rapidement le bar du regard « c’est plein. T’aurais eu du mal à me reconnaître, je pense, parmi tous ces gens ». A son merci, je fronçais les sourcils, ne comprenant pas de suite où elle voulait en venir, avant qu’elle ne poursuive. Une lueur taquine s’afficha dans mon regard. « J’ai toujours raison. Tu devrais le savoir, depuis le temps ». Je fis 1-2 pas en arrière, me préparant à recevoir un coup de sa part. Je suivis ensuite son regard, qui s’attarda sur la scène, avant de le poser sur son visage. Elle rayonnait. Sérieusement, rien qu’à la voir là, ce soir, je me demandais vraiment ce qu’elle faisait dans l’entreprise de ses parents. Et même comme dit la dernière fois qu’on s’était vu, qu’il fallait arrêter de rêver, de garder les pieds sur terre, elle pouvait très bien travailler dans le domaine de la musique, tout simplement. Sans forcement en jouer. Du moins, être dans ce milieu. « Mmmh ? » Je secouais la tête, levant les yeux au ciel. Quelle bonté de ta part ! » Je me penchais vers elle, approchant mon visage du sien, ma bouche près de son oreille. « Dis-moi, normalement, vous n’avez pas le droit à des bières gratuites ? » Je reculais, revenant à ma position initiale, prenant mon verre en main, haussant les épaules. « Bon, tu me diras, c’est l’intention qui compte. Va pour la prochaine alors ». Je lui souris, sincèrement, avant que le batteur vienne lui amener une boisson. Je le saluais d’un hochement de tête, pour l’avoir déjà croisé à quelque prise, sans vraiment le connaître et, machinalement, je le suivis du regard tandis qu’il rejoignait sa copine, l’étreignant dans ses bras. Je sentis une boule se former dans mon ventre. C’était de ça que j’avais envie. Rectification, je l’avais aussi. Pas avec la bonne personne. Nostalgique, je reportais mon attention sur la jeune femme, levant mon verre à sa suite. « Comme quoi, mon manque légendaire du tact, aura eu du bon ». Les verres tintèrent et je portais le mien à ma bouche, avant de me passer la langue sur ma lèvre, faisant disparaître la mousse. Tant d’autres questions se répercutaient dans ma tête. Je les chassais rapidement. Ce n’était pas le moment. Je m’accoudais au bar, mon regard toujours plongé dans le sien. Commençant à étouffer et à être un peu trop à l’étroit à mon goût, je sortis mon paquet de cigarette de la poche de mon pantalon, le brandissant devant les yeux de la jeune femme. « Ça te branche ? J’ai besoin de prendre un peu d’air là et je pense que toi aussi ». Sans vraiment attendre de réponse de sa part, je posais ma main sur son bras, l’entraînant à ma suite, ne lui laissant pas vraiment le choix. Connaissant assez bien les lieux, du moins réussissant à me repérer, je me dirigeais vers l’arrière-salle. Je n’avais aucunement envie de devoir traverser toute la salle. La porte donnant sur l’arrière-cour était bien plus proche. Arrivée à sa hauteur, je l’ouvris, laissant Isadora passer avant moi. Une fois dehors, je la laissais claquer, me décalant pour me poser contre le mur, sortant deux cigarettes du paquet, en tendant une à la jeune femme, avant de les allumer. Le regard droit devant moi, je tirais une fois sur mon mégot. En réalité, même si c’était vrai, que j’étouffais, je n’avais pas vraiment besoin de prendre l’air. C’était un simple prétexte, pour me retrouver seul avec elle. Et personne, en dehors peut-être des employés du San Calisto, penseraient à venir ici. Et encore, ils n’auraient aucune raison de sortir, à moins juste pour une pause express. « J’étais sérieux, tout à l’heure », commençais-je par dire, tournant mon visage dans le sien. « Tu étais magnifique. Et encore, le mot est trop faible. Il n’y en a aucun qui corresponde vraiment » Je me décrochais du mur, m’approchant d’elle, m’arrêtant à quelques centimètres d’elle, nos visages juste à quelques centimètres l’un de l’autre. « Franchement, je ne veux pas mettre de l’huile sur le feu, mais vu que mon tact a déjà servi … d’ailleurs ! », un sourire se dessina au coin de mes lèvres. « il faudra penser à me payer … », la taquinais-je, avant de reprendre mon sérieux « Est-ce que tu te voyais vraiment abandonner tout ça ? », demandais-je, me retournant, désignant d’un geste de la main la porte, fermée. « Tu sais que ça t’aurait détruite à petit feu ? Que tu n’aurais été que l’ombre de toi-même ? Tu ne sais pas depuis combien de temps je n’ai plus vu ce sourire sur ton visage et que j’attendais de le revoir. Tu ne t’en rendais peut-être pas compte, mais plus les jours passaient, plus je te voyais dépérir. Et plus ça me faisait souffrir, que tu sabotes à ce point. ».


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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Sam 26 Mai 2018 - 4:34 )
Matteo & Isadora
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Isadora conserve un sourire énigmatique aux lèvres lorsque Matteo mentionne qu’elle aurait eu du mal à le reconnaitre parmi la foule. Manifestement, il ne sait pas à quel point la jeune femme sait reconnaitre chacun des traits de son visage. Elle connaît sans doute mieux son visage que le sien, à force de le voir chaque fois qu’elle ferme les paupières… Elle ne relève cependant pas, mais éclate d’un rire franc suite à son commentaire taquin. La jeune femme ne peut s’empêcher de lui donner une petite tape sur le torse, riant encore plus en le voyant reculer, sachant d’avance la réaction de la musicienne. C’est si bon de parler librement avec lui, blaguer comme avant. Ce soir, elle a comme l’impression que tout est possible. Comme si elle renaissait de ses cendres. Elle a l’impression de respirer librement pour la première fois depuis des mois, et sa reconnaissance est surtout dirigée à l’égard du jeune homme. Lorsqu’il s’approche d’elle pour faire un commentaire au sujet des bières gratuites, Isadora sent un long frisson la parcourir. Le souffle de Matteo contre sa joue lui fait un effet monstre, et elle sent ses joues rougir alors qu’elle hausse les épaules, battant des paupières. « Non, normalement on doit payer. Mais comme je suis magnifique et talentueuse, c’est différent. » Elle pouffe d’un rire léger en prenant une longue gorgée de bière, poussant un soupir de satisfaction en sentant le liquide pétiller contre sa langue. « Oui bon, enfin… ne vante pas trop ce manque de tact, un jour il t’apportera sans doute des problèmes. »

En le voyant sortir son paquet de cigarettes, Isadora hoche la tête. Elle a bien besoin d’une dose de nicotine pour calmer un peu ses nerfs euphoriques, et l’idée de prendre un peu d’air frais lui semble très attirante. Elle tente donc de faire abstraction de la sensation de sa main sur son bras et le suit vers l’arrière-salle, abandonnant sa guitare dans un coin avant de le suivre à l’extérieur. La nuit est un peu fraîche, offre un bon contraste avec l’ambiance lourde de la salle, et elle frissonne de plaisir en sentant une légère brise effleurer ses bras. Acceptant la cigarette avec un sourire, elle tire une longue bouffée qu’elle rejette, fermant les paupières pour mieux apprécier le moment. Et lorsqu’elle les ouvre de nouveaux, elle voit le regard de Matteo posé sur elle, regard qu’elle soutient en lui adressant un sourire. Ses lèvres s’étirent encore plus lorsqu’il insiste sur le fait qu’elle était magnifique sur scène, et alors qu’il s’approche d’elle, elle sent de nouveau les battements de son cœur se désordonner complètement. Prise d’une soudaine impulsion, elle meurt d’envie de franchir la courte distance qui les séparent pour poser ses lèvres sur les siennes, mais elle reste parfaitement immobile à fixer son visage, écoutant ses mots qui lui arrachent un petit rire. « Te payer? Comment voudrais-tu que je te paie? », dit-elle d’un ton taquin en prenant une nouvelle bouffée de cigarette.

À sa question, Isadora hésite, observant un moment l’immeuble qu’ils viennent de quitter. Elle réfléchit quelques secondes en se mordillant la lèvre inférieure, puis pose sur lui un regard espiègle en secouant légèrement la tête. « Non. » Elle pouffe de rire en rejetant la tête vers l’arrière, son regard se perdant un moment dans la contemplation du ciel étoilé, puis redresse la tête pour le regarder bien en face, toujours souriante. « Non! Je savais bien, au fond de moi, que je continuerais. Ces derniers mois ont été… horribles! Mais je pense qu’ils étaient nécessaires. J’avais besoin de ça pour me convaincre de ce que je veux vraiment. » Elle le regarder avec une intensité inhabituelle, avant de détourner le regard en passant une main dans ses cheveux. « Je me demande juste comment mes parents vont le prendre. Parce que je ne peux pas continuer à leur mentir… à me mentir! Et tu sais quoi? Je m’en fous complètement. Même s’ils sont déçus, ou en colère… je m’en fous, parce que je ne peux plus faire semblant. » Elle hausse les épaules en prenant une gorgée de bière, sachant bien au fond d’elle qu’elle n’a pas envie de se brouiller avec sa famille. Mais, avec un peu de chance, ses parents appuieront sa décision. Après tout, elle n’a jamais caché ses ambitions et ses rêves, il serait donc surprenant que ses parents démontrent de l’incompréhension. « C’était… si pire que ça? Je pensais que je cachais bien mon jeu… » Elle-même s’est bien senti s’éteindre peu à peu ces derniers mois, mais elle faisait toujours l’effort d’être la plus joyeuse possible en compagnie de ses proches. Jamais elle n’aurait cru que Matteo verrait aussi clair.




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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Dim 27 Mai 2018 - 19:59 )
Je reculais de quelque pas, lui laissant un peu d’espace, ne voulant pas me montrer menaçant, tout en la laissant répondre, avant de prendre la parole à mon tour. « A toi de voir », dis-je, haussant les épaules, souriant d’un air taquin, faisant référence au moyen de paiement. Je plongeais mon regard dans le sien, s’y perdant. « Et le merci, il est où ? », poursuivis-je, faisant mine de bouder, croisant les bras. Secouant même la tête. « Tsss. Je m’en souviendrais », continuais-je à la taquiner. Je portais mon verre à mes lèvres, buvant une longue gorgée de bière, essayant mes lèvres à l’aide de ma paume, avant de réduire à nouveau la distance qui nous séparait, posant ma main sur son épaule. « T’es vraiment sûre que tu t’en fous de leur avis ? Parce que … on ne dirait pas vraiment » Je m’interrompis, gardant un moment le silence, réfléchissant. « Je ne dirais pas que tu dois t’en foutre, mais finalement, c’est de ta vie qu’il s’agit. Pas de la leur. Si eux n’ont pas été capable de poursuivre leur rêve, ils n’ont pas le droit de détruire le tien.  Et dans le pire des cas il se passe quoi ? Qu’ils refusent ton choix de vie ? Le plus important, c’est toi, pas eux. Reste à savoir si tu t’en sens capable maintenant, de leur faire face. Ils ne sont pas si tyranniques que ça, si ? » J’enlevais ma main de son épaule, finissant ma cigarette avant de retourner vers l’entrée, l’écrasant sur le cendrier se trouvant-là, avant de revenir vers la jeune fille. Je me passais une main dans les cheveux. « Je sais, je ne suis pas vraiment la bonne personne pour en parler ». Mes parents m’avaient toujours soutenu dans tous mes choix, quoique je fasse. Enfant, je m’étais essayé un peu à tout. Dessin, natation, équitation. Ils étaient toujours derrière moi. Du moins, ma mère. Jamais ils n’ont essayé de me diriger vers une voie qui me convenait pas. Certes, je ne m’étais jamais retrouvé dans ce cas de figure, mais je connaissais suffisamment bien ma famille pour savoir qu’ils étaient toujours derrière moi, à me soutenir, à m’encourager, quoique je fasse. Même si j’avais changé de voie en cours de route. Mes yeux accrochèrent les siens. « Puis, on sera toujours là, nous », finis-je par dire, en faisant référence aux autres. Stefan, Donatello et Santa. Certes, durant ces dernières années on s’était un peu perdu de vue mais, au final, on se retrouvait toujours. Quoiqu’il arrive. « Je ne peux pas vraiment t’aider mais … essaie de ne pas trop les brusquer non plus, qu’ils se braquent. Est-ce qu’ils t’ont déjà vu, ou entendu, jouer, chanter ? Si ce n’est pas le cas, commence peut-être par-là, pour qu’ils se rendent compte que t’es faite pour ce milieu. Au pire, essaie de les rassurer, leur disant que tu gardes en même temps un job à côté ». Je réduisis à nouveau la distance qui nous séparait, mon regard dans le sien, posant ma main sur sa joue, délicatement. « Pour les autres, je ne suis pas sûr qu’ils l’aient remarqué. Moi si. Je ne pourrais pas te l’expliquer comment, mais je l’ai ressenti ». Certainement dû à la connexion qui s’était formée entre nous deux, des années auparavant. Je ne mentais pas en disant que je ne savais pas comment le lui expliquer. Le fait est que je l’avais remarqué. Point. Même si c’était très subtil et qu’elle se comportait de façon habituelle. Même moi je ne comprenais toujours pas. C’était comme si, à chaque fois que je la voyais, j’étais connecté à elle, d’une certaine façon. Puis, je changeais de sujet. Sans aucun avertissement. Je ne voulais pas me prendre la tête. Pas ce soir. Alors que tout se passait si bien. Je me penchais, mes lèvres près de ses oreilles. « T’as quelque chose de prévu pour plus tard ? » demandais-je, innocemment, un plan se formant déjà dans mon esprit. Et elle pourrait me tirer les vers du nez comme elle le voudrait, je resterais muet comme une carpe. En attendant, je finis le fond de bière qui restait dans ma bouteille, avant de la brandir devant elle. « Alors, l’est ou ma bière que tu m’as promise ? », je souris, regardant rapidement vers la porte d’entrée/sortie. « Par contre, je n’ai pas trop envie de retourner à l’intérieur … », avant de rajouter « Au passage, prends toutes tes affaires également ».


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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Dim 27 Mai 2018 - 22:14 )
Matteo & Isadora
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Encore une fois, Matteo semble posséder cette aptitude de mettre des mots sur les pensées de la jeune femme. Elle hoche la tête, pensive, plongeant un moment dans ses pensées en tirant sur sa cigarette. « Non, ce n’est pas que je m’en fous… Tu sais à quel point je suis proche d’eux, en vrai ça m’angoisse beaucoup plus que ça ne le devrait. Mais voilà, c’est ma vie. Ma vie, mon parcours, mes choix… Est-ce que ça fait de moi quelqu’un d’égoïste? » Cette dernière question posée sur un ton de voix presque enfantin, alors qu’elle lève vers lui un regard inquiet. Isadora a toujours été définie par son indépendance naturelle, faisant souvent les choses à sa tête et selon ses désirs. Ces derniers mois, elle a pris un virage absolu en se soumettant au souhait de ses parents, et maintenant qu’elle doit faire marche arrière elle ne sait plus quoi en penser. Elle a l’impression d’être un peu égoïste, mais en même temps, ne faut-il pas l’être un brin pour être vraiment heureux? « Pourquoi tu dis ça? », demande-t-elle lorsqu’il mentionne ne pas être la bonne personne pour en parler. « Je trouve au contraire que tu es d’excellent conseil… » Enfin, il faut dire qu’elle n’est pas nécessairement objective vis-à-vis lui. Peu importe ce qu’il lui dit, ou la manière dont il le lui dit, ses mots font toujours leur chemin dans l’esprit de la jeune femme parce qu’elle accorde une grande importance à ce que Matteo pense d’elle. Et, surtout, parce qu’il semble parfois la deviner comme personne, la connaître mieux encore qu’elle ne se connaît elle-même…

Elle sourit alors qu’il mentionne que la bande sera toujours là pour elle, sentant une énorme bouffée d’amour l’envahir à l’égard de ses plus proches amis. « Je sais bien… On est vraiment comme une famille, tous les cinq. Je sais qu’avec vous je ne serai jamais seule. » Elle imagine déjà la réaction de la bande lorsqu’elle leur annoncera que, finalement, elle reprend la musique. Elle peut imaginer le regard de Stefan signifiant « je le savais déjà », Santa qui démontrera son support comme d’habitude, et Donatello qui en profitera pour proposer de composer d’autres chansons ensemble, lui promettant sans doute qu’elle finira par trouver le succès grâce à un de ses textes coécrits. « Mes parents m’ont souvent entendue quand je vivais encore avec eux, mais je ne pense pas qu’ils m’aient vu sur scène. C’est pas con comme idée, je pourrais les inviter un soir où je joue… » Elle a un petit rire en imaginant ses parents faire tache dans la foule plutôt jeune, mais elle est à peu près certaine qu’ils joueraient le jeu. Encore faut-il qu’elle ait le courage de mettre les choses en œuvre. « Merci, Matteo. De me comprendre, et de m’empêcher de faire les mauvais choix. Ça faisait longtemps qu’on avait pas discuté aussi franchement, ça me fait du bien. » Elle lui adresse un petit sourire, soudainement timide, sentant ses joues rougir légèrement et remerciant la pénombre ambiante qui camouflera sans doute ce fait.

Elle plonge son regard dans le sien alors qu’il pose sa main sur sa joue, fermant doucement les paupières en appréciant la caresse légère. Au fond, ça ne la surprend pas tellement qu’il l’ait vu. Parce qu’au fond de ses trippes, elle sait bien qu’il existe entre eux un lien inexplicable, ce quelque chose d’unique qui unit deux êtres dont les destins sont intrinsèquement reliés l’un à l’autre. Et si rationnellement elle sait bien qu’ils ont perdu leur chance et qu’ils ne seront sans doute jamais ensemble tous les deux, ce soir elle a envie de croire que tout est possible. D’autant plus qu’il s’approche d’elle pour murmurer à son oreille, lui demandant si elle a des plans pour le reste de la soirée. Elle secoue doucement la tête, lui lançant un regard brillant, curieuse de ce qu’il a à proposer même si elle se doute bien qu’il n’en dira pas un mot. Et de toute façon, Isadora adore les surprises. « Donne moi deux minutes, je reviens. » Elle serre la main de Matteo dans la sienne et lui adresse un dernier sourire avant de disparaître à l’intérieur, passant au bar pour acheter quelques bouteilles de bière qu’elle enfouit dans son sac, puis prenant sa guitare avec elle. Devant la porte toutefois, elle marque un temps d’arrêt, passant ses mains sur son visage avant de secouer la tête. Elle se fait des espoirs, elle risque d’être déçue. Peut-être vaudrait-il mieux de prétexter une soudaine fatigue? Un petit rire la secoue, pour rien au monde elle ne voudrait le quitter en cet instant. Alors victime de ses sentiments, la jeune femme pousse la porte pour venir le rejoindre, s’approchant de lui, la curiosité peinte sur son visage. « Alors, qu’est-ce que tu as en tête? »




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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Dim 27 Mai 2018 - 22:59 )
Je posais ma main sur mon menton, réfléchissant. « Hum … je pense qu’au fond on est tous un peu égoïste, non ? Et surtout, on n’a pas vraiment le choix. C’est la vie, la société qui le veux ». J’esquissais un sourire. « Tu préfères quoi ? Vivre une vie qui ne te convient pas, pour leur faire plaisir, ou vivre ta vie ? Selon moi, ce n’est pas vraiment être égoïste ». À nouveau, je dus prendre mon temps pour répondre. « Parce que je ne suis pas dans ta situation et que je sais que ma famille me soutiendrait quoique je choisisse. Dans ce sens-là, mais merci ». Je m’interrompis, avant de poursuivre. « J’y pense. T’es petits frères ne peuvent pas s’occuper, eux, de l’entreprise familiale ? Pourquoi forcement toi ? » Tranquillement, je porte toute mon attention sur elle, l’écoutant me répondre. Ne perdant aucun mot. Je voyais très bien ce qu’elle voulait dire, malgré que je n’étais pas à sa place. D’un côté, je l’enviais d’avoir une passion comme la sienne, la musique. Tandis que moi, j’avais testé pleins de choses, sans m’arrêter sans l’une d’entre elle. C’était peut-être ça aussi, qui me manquait. Toutefois, là n’était pas la question. Je revins vite à l’instant présent, me rendant compte qu’elle avait terminé de parler. « Ce que tu peux faire, ce n’est qu’une idée comme ça, pas besoin de la suivre, hein », à cet énoncé, je me mis à rire, en sachant déjà comment j’allais poursuivre « Essaie de passer une annonce ? Cherche d’autres artistes, solo ou des groupes, qui veulent se produire, et louer une salle, où tout le monde est invité. Je ne sais pas si tu vois vraiment ce que je veux dire, mais ça pourrait être une idée, pour que tes parents s’en rendent bien compte et je pense que, ils seront fiers de toi » Sur ce point, j’y allais au culot. En vrai, je n’en avais aucune idée, ne les connaissant pas suffisamment, mais quels parents ne seraient pas fiers ? Quoique, il y en avait. Après tout, il fallait de tout pour faire un monde. Je soupirais, détournant la tête. « De rien. Je serais toujours là pour toi, tu le sais ça ? » Malgré tout ce qui s’était passé. Bien que j’en voulais plus et que je me contenais de cette situation, de si peu. Malgré le fait que j’étais un vrai connard. Que j’avais l’impression de jouer avec elle. Je finis ma bière, lui demandant d’aller m’en chercher une, celle qu’elle avait promis de m’offrir. Elle ne tarda pas à s’en aller. Je dus me faire violence, quand sa main attrapa la mienne, pour ne pas l’attirer contre moi. La voyant disparaître derrière la porte, je commençais à douter. Et si elle ne revenait pas ? Si elle rentrait chez elle, passant par l’entrée principale ? Et si et si. Toujours ces foutus si de merde et le cerveau se faisant dix mille scénarios en tête. En l’attendant, je m’éloignais un peu dans la ruelle, téléphone à la main, choisissant un contact bien précis.

Finalement, elle réapparut, toutes ses affaires à la main, ainsi que ma bière. Mon appel téléphonique se termina au même instant et, rangeant mon téléphone en poche, je m’approchais d’elle. Je me penchais légèrement, lui prenant la bière des mains, sans l’ouvrir. « Merci, bella ». C’était sorti tout seul. Je plongeais mon regard dans le sien, soulagé qu’elle soit revenue. « Tu me fais confiance, Isadora ? » Sans vraiment attendre de réponse, sentant qu’au fond de moi la réponse serait oui, rien que du fait qu’elle n’était pas partie, je me décalais légèrement, posant ma bière au sol. « Attends-moi là, j’en ai juste pour cinq minutes. Je reviens » Et sur ces mots, je longeais la ruelle, débouchant sur une autre, plus animée, avant de disparaître.

Finalement, je fus de retour environ vingt minutes plus tard, ce que j’avais à faire ayant pris plus de temps. À nouveau, je fus soulagé qu’elle soit encore là, à m’attendre. Tout du long du trajet, je n’arrêtais pas de me répéter qu’elle se serait enfuie. Qu’elle avait d’autres choses à faire. Revenue vers elle, par automatisme, je la pris dans mes bras, en guise de remerciement. « Désolé du temps que j’ai mis ». C’était beaucoup pour moi. Ma main vint rejoindre la sienne. « Viens », et, comme un couple, je l’entraînais vers la rue principale, là où j’avais garé une voiture de collection. Une Chevrolet Impala cabriolet blanche, de 1967, pour être plus précis. La voiture de collection d’une de mes connaissances. Celui que j’avais eu au bout du fil il y a à peine quelques secondes. Je restais silencieux un instant, le temps qu’Isadora ait le temps d’analyser ce qu’elle avait devant elle. Je fis passer la lanière de sa guitare par-dessus son épaule avant d’aller la ranger sur la banquette arrière de la voiture, prenant en même temps ses autres affaires. J’ouvris la portière passagère, attendant, mon regard rivé sur la jeune femme. « Alors, ça te tente ? À moins, bien sûr, que tu ais prévu quelque chose de plus palpitant » Un sourire en coin se dessina au coin de mes lèvres. « Tu pourras même gérer la radio, si tu le souhaites ». Mon plan s’arrêtait là. Je n’avais pas réfléchi plus. Je voulais juste me retrouver seul, en sa seule compagnie. Et rouler. Laissant nos soucis respectifs derrière nous. Le reste, seul l'avenir nous le dira. Qui vivra verra.


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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Dim 27 Mai 2018 - 23:33 )
Matteo & Isadora
“ Summertime sadness ”


Elle le voit qui range son téléphone dans sa poche, ne peut s’empêcher de se demander avec un petit pincement au cœur s’il parlait à Emilia. Puis elle se traite aussitôt d’idiote de se laisser ainsi dominer par des sentiments bien mal placés, et elle trinque avec lui avant de boire une longue gorgée de bière, soutenant son regard. « Oui… », répond-elle dans un souffle, se demandant où il veut en venir. Matteo est sans doute l’une des personnes au monde à qui elle fait le plus confiance, elle serait prête à mettre sa propre envie entre ses mains s’il le fallait. « Parfait, je t’attends. » Elle le regarde alors qu’il s’éloigne, pouffant d’un petit rire stupéfait alors qu’elle se trouve toute seule, en profitant pour fumer une cigarette en finissant sa bière. Les secondes s’écoulent, puis les minutes, et Matteo ne revient pas. Avec un pincement au cœur, elle se dit qu’il a peut-être abandonné l’idée, qu’il est sans doute rentré chez lui. Elle actualise d’ailleurs sa messagerie à quelques reprises, espérant qu’il l’aurait au moins prévenue s’il n’avait pas l’intention de revenir la rejoindre. Après un quart d’heure, elle se rend à l’évidence – Matteo ne reviendra pas. Et, serrant les mâchoires, elle s’adosse contre un mur de brique en soupirant, se traitant de tous les noms inimaginables. Elle était si heureuse, vingt minutes plus tôt, et ses espoirs trop fous ont encore tout gâché. Elle tombe de haut, encore une fois, et la chute est terrible.

Mais alors qu’elle s’apprête à simplement rentrer chez elle, elle le voit s’approcher de nouveau, et son cœur se met à battre à toute vitesse alors qu’elle lui adresse un sourire des plus normaux, comme si toute la situation n’avait rien de particulier. Comme si elle n’avait pas eu le cœur en lambeaux quelques instants plus tôt à peine. « Je pensais que tu ne reviendrais pas. », dit-elle d’un ton qui se veut amusé, mais qui reste néanmoins sérieux. Lorsqu’il attrape sa main, elle glisse ses doigts entre les siens et le suit sans poser de question, profitant simplement de cette proximité à laquelle elle n’a pas eu le droit depuis si longtemps. En arrivant sur une plus grande artère, elle remarque aussitôt le bolide et écarquille les yeux d’admiration face à l’engin, ne comprenant pas immédiatement qu’elle leur appartient pour la soirée. Mais lorsque Matteo l’entraîne vers la portière, elle lève vers lui un regard empreint d’incompréhension et de surprise, avant de pouffer de rire en lui adressant un large sourire. « Attend, t’es sérieux? Où as-tu trouvé ça? » Elle le laisse la débarrasser de ses affaires, passant une main sur la carrosserie impeccable, le temps que Matteo lui demande si elle a envie de se lancer dans cette aventure avec lui. Évidemment, elle hoche lentement la tête, son regard plongé dans le sien. « Oui… » Avec lui, elle partirait au bout du monde. Peu importe où ils iront, peu importe quand ils reviendront, elle a envie d’échapper à leurs situations respectives le temps de quelques heures. Ainsi elle ne se fait pas prier pour se glisser sur le siège passager, et dès que Matteo vient la rejoindre et démarre la voiture, elle se met en charge de trouver un bon poste de radio. Évidemment, elle ne peut pas connecter son téléphone à la voiture pour mettre l’une de ses playlists habituelles, mais en cherchant un peu, elle arrive à trouver un post qui diffuse une balade rock bien connue, hotel california.

Elle se met à chanter doucement, sans trop s’en rendre compte, alors qu’ils quittent rapidement les rues passantes de la ville pour complètement sortir de Naples. Après quelques instants sans parler, Isadora s’échapper à la contemplation de la fenêtre pour tourner le visage vers Matteo, puis pose doucement sa main sur la sienne, lui adressant un sourire timide. « Je ne m’attendais vraiment pas à ce que ma journée se termine ainsi. », souffle-t-elle en le couvant de son regard, se mordant ensuite la lèvre inférieure. Elle brûle de lui demander où ils vont, mais elle préfère largement avoir la surprise. Tant de questions se bousculent d’ailleurs dans son esprit, la proéminente étant au sujet de sa petite amie. Que penserait-elle de cette escapade improvisée? Sans doute bien peu de bonnes choses. Mais Isadora n’a pas envie de penser à elle, en ce moment. Elle devrait se sentir coupable vis-à-vis la jeune femme qui n’a d’autres défauts que celui d’être la petite amie de l’homme qu’elle aime. Sauf qu’elle n’arrive pas à s’en vouloir, parce comme Matteo lui a dit plus tôt, parfois l’égoïsme a du bon.




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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Lun 28 Mai 2018 - 23:17 )
M’approchant d’elle, je posais ma main sur son menton, le lui relevant, nos yeux l’un dans l’autre. « Je reviendrais toujours ». Je laissais tomber ma main, avant de prendre la sienne et de l’entraîner plus loin, vers la rue principale et vers l’endroit où j’avais garé la voiture. En voyant son air surpris, ébahi, la bouche ouverte, je souris à mon tour. « Fais attention, tu vas gober une mouche », la taquinais-je, avant de me passer une main dans les cheveux, tout en prenant ensuite ses affaires pour les déposer sur la banquette arrière. « Crois-moi, tu n’as pas envie de savoir où je l’ai trouvée … » Je lui tiens la porte ouverte, avant de la refermer pour finalement rejoindre la place conducteur. Assis au volant, je pris un moment pour l’observer, gravant à tout jamais son visage dans ma mémoire. « Non, sérieusement, elle est à une connaissance. Il me la prête » C’était bien de dire la vérité, au cas où elle se creuserait réellement la tête et qu’elle se ferait des idées, fausses. Je démarrais la voiture, tandis qu’Isadora s’occupait déjà de chercher une station radio.

Sur plusieurs kilomètres, seule la musique perçait le silence, les vieux classiques de rock s’enchaînant à la radio. Concentré sur la route, je tournais tout de même de temps en temps la tête vers la jeune femme. Je restais silencieux, ne voulant pas gâcher ce moment. De toute façon, il n’y avait pas besoin de mots. Le silence suffisait. Ce genre de silence qui veut tout dire. Où tu te sens bien, sans avoir besoin de remplir les blancs. De meubler. Une fois en dehors de Naples, elle rompit cette quiétude. Je lui jetais un coup d’œil, lui souriant. « Et moi donc … » En effet, qui l’aurait cru ? J’étais sorti sur un coup de tête, au dernier moment qui plus est, alors que j’avais hésité toute la journée. Que je ne lui avais plus donné signe de vie depuis la visite de la villa. Pourtant, nous voilà. Tous les deux, dans une voiture de collection, roulant vers je ne sais où. Sans aucun remord. Je ne saurais dire d’où étais venue cette idée folle, mais je savais au fond de moi que je n’allais pas le regretter. Et si je pouvais profiter d’être avec elle, comme avant, autant le saisir avant que ça ne soit trop tard. Si quelqu’un m’avait averti de comment la soirée allait se terminer, je lui aurais certainement ris à la figure, ne le croyant pas. Je ne pensais à rien, voulant juste profiter de l’instant présent. Aucun mot ne fut prononcé suite à cette affirmation. Je continuais à rouler sur plusieurs kilomètres. Sans vraiment m’en rendre compte, ayant perdu la notion du temps, je jetai un coup d’œil rapide à l’heure, sur le tableau de bord. 2h00. Déjà. En sachant que j’étais arrivé au San Calisto aux alentours de 23h00, que le concert s’était terminé une demi-heure plus tard, ça devait bien faire deux heure que je roulais.

Au loin, j’aperçus une sortie à environ 1 km. Je décidais de l’emprunter. Une fois de retour sur une route principale, je pris sur des petites routes, loin de tout. Juste un paysage. Sauvage. Je profitais de la vue, malgré la nuit qui nous entourait. Je continuais encore sur plusieurs kilomètres, ayant l’impression d’être seuls au monde. De ne faire plus qu’un avec la nature. De s’évader complètement.

À quelques 5 km plus loin, je pris à gauche et je m’arrêtais sur le parking d’un motel. Honnêtement, rien qu’à voir l’extérieur, il avait l’air plus que glauque. C’était exactement le genre de motel qu’on pouvait trouver au bord des routes dans un film d’horreur. Toutefois, je n’en tins pas compte. Quelques autres voitures étaient déjà parquées là. Je coupais le moteur, observant Isadora. « Petite pause. J’ai besoin de me reposer un instant ». Je sortis de la voiture, me penchant au passage pour prendre ses affaires à l’arrière, avant d’aller lui ouvrir la porte. À nouveau, main dans la main, je l’entraînais vers la porte d’entrée décrépie. Ok bon, ce n’était peut-être pas une si bonne idée finalement. Dès celle-ci franchie, je me dirigeais vers le comptoir, et j’appuyais sur la sonnette avant qu’un réceptionniste douteux, qui louchait, vint nous accueillir. Une chambre double ? Une chambre chacun ? D’un côté, une chambre pour deux, je ne voulais pas lui donner de faux espoirs, même si, au fond, j’en crevais d’envie. De l’autre, elle avait peut-être besoin de se reposer seule ? Dilemme. « Bonsoir », je fixais un point derrière moi, plutôt que de devoir supporter la vue de ses cheveux gras. « Hum … est-ce qu’il vous reste quelque chose de libre ? » Je me trouvais gauche, perdant tous mes moyens. Il nous observa, l’un après l’autre, lentement, un sourire carnassier accroché au visage. L’œil lubrique. « Il ne nous reste plus qu’une chambre », dit-il, tout en prenant un trousseau de clé derrière lui, nous la tendant. « C’est à prendre ou à laisser ». De là où je me tenais, je vis bien qu’il avait d’autres clés qui étaient suspendues. Ne voulant pas discuter, je pris les clés des mains. « C’est le bungalow no 6. Faut prendre à droite en sortant ». J’hochais la tête, le remerciant vaguement, avant de m’extirper de cette ambiance … morbide. Isadora sur mes pas, je rejoignis ledit bungalow, avant de faire tourner la clé dans la serrure et d’ouvrir la porte. Une fois à l’intérieur, j’allumais la lumière, restant immobile. Grimaçant. Je me tournais vers la jeune femme, lâchant sa main, déposant sa guitare et son sac vers la porte d’entrée. « Désolé. Ce n’est pas vraiment le Ritz … » Je me passais une main dans les cheveux, mal à l’aise, m’approchant du lit et m’y laissant tomber, assis au bord, cherchant Isadora du regard. « Bon », finis-je par-dire, sautillant presque sur place. « Au moins le matelas à l’air potable » Je me levai, m’approchant d’une fenêtre pour l’ouvrir, avant d’aller chercher un verre, à la salle de bain, le remplissant d’eau. Vu l’endroit, je n’avais aucune pitié. De retour, je posais le verre sur le rebord de la fenêtre, m’allumant une cigarette tout en tendant une à la jeune femme. « Je crois avoir aperçu une petite supérette sur le chemin, si jamais, pour demain. En attendant, je crois qu’il y a un distributeur, pas loin de l’entrée. Avec de l’alcool, à ce que j’ai vu ». J’ouvris la fenêtre en grand, me tournant, posant mes bras sur la devanture, regard droit devant moi, la paysage qui s’étendait à perte de vue.


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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Mar 29 Mai 2018 - 3:39 )
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Alors que le paysage défile sous ses yeux, alors qu’elle sent la paume chaude de Matteo contre la sienne, Isadora se surprend à sourire d’un air rêveur, repensant à ces paroles prononcées avant leur départ. Je reviendrais toujours. Elle a tellement envie d’y croire, de s’y accrocher. Évidemment, sa tête lui hurle de se faire une raison, de ne pas y voir des signes mal interprétés. Mais son cœur s’emballe, et elle tente de faire taire toute sa rationalité pour simplement profiter du moment. Les minutes s’écoulent, puis les heures… Ils sont désormais loin de Naples, et la fatigue commence à se faire ressentir chez la jeune femme. Elle se met d’ailleurs à somnoler doucement, la tête appuyée contre son siège, ouvrant de temps à autre les paupières pour observer Matteo à sa guise, un sourire flottant toujours sur ses lèvres.

Lorsqu’ils sortent finalement de l’autoroute pour rejoindre une petite ville, Isadora se redresse en étouffant un bâillement, et hausse les sourcils en voyant le motel pourri qui s’offre à son regard. Elle échange d’ailleurs avec Matteo un regard abasourdi avant de hausser les épaules, puis le suit du regard alors qu’il descend de la voiture et vient ouvrir sa portière en parfait gentleman. « Je te gage dix euros que le réceptionniste est borgne. », lance-t-elle d’un ton amusé en le suivant à l’intérieur, son regard balayant la petite pièce du regard. En entendant l’employé dire qu’il ne reste qu’une seule chambre, Isadora se retient de ne pas lever les yeux au ciel, se mordant l’intérieur de la joue pour empêcher son fou rire nerveux de s’échapper. En réalité, l’idée de prendre des chambres séparées ne lui avait même pas effleuré l’esprit, mais de se voir ainsi imposer la situation l’amuse à un plus haut point. Comme si quelqu’un, là haut, décidait de tout mettre en œuvre pour forcer une proximité.

Elle suit donc Matteo vers la chambre qui leur a été désignée, secouant la tête suite à son commentaire sur le charme relatif de l’endroit. « Hein quoi, tu veux rire? C’est mieux que le Ritz! Je n’y suis jamais allée, mais je suis certaine que les œuvres d’art ne sont pas aussi… expérimentales. », dit-elle en inclinant la tête face à une peinture suspendue au mur, un mélange de couleurs criardes sans queue ni tête qui jure avec la couleur des murs de la chambre. Elle accepte la cigarette avec un sourire et en tire une longue bouffée, son regard s’attardant un moment sur le visage de Matteo avant qu’elle se détourne, soudainement timide. Si on oublie la visite de la maison faite quelques temps plus tôt, ça fait bien des années qu’ils ne se sont pas réellement trouvés seul à seule. Elle sait bien qu’avec lui, elle ne saura pas avoir de limites, mais craint d’amorcer un geste qui pourrait lui valoir un rejet. Les signaux envoyés par Matteo sont bien difficiles à lire vu la situation, provoquant chez la jeune femme une certaine incompréhension, voire même une frustration. « Oh, on pourrait aller voir ce que la machine distributrice à a offrir… Et sinon, j’ai toujours des bières. » Au bar, elle a acheté une demi douzaine de bouteilles, il en reste donc quatre et elle se dirige vers son sac pour en sortir deux, en tendant une au jeune homme en revenant près de lui, prenant une nouvelle bouffée de cigarette.

Elle conserve le silence un moment, le silence seulement rompu par la bouteille de bière qu’elle saisit de temps à autre pour en boire une gorgée, avant de la reposer sur le bord de la fenêtre. Elle aime les silences qu’ils partagent, synonyme d’un confort absolu, d’une certaine confiance mutuelle. Cette sensation de se comprendre sans mots, comme si ceux-ci n’étaient plus nécessaires. « Je reviens. », souffle-t-elle, ses pas la menant vers la salle de bain. Elle s’observe un moment dans la glace, son cœur battant la chamade, se demandant ce qu’elle devrait faire. Si elle faisait preuve d’intelligence, elle proposerait de simplement dormir, de rentrer à Naples à l’aube. Sauf qu’elle n’a pas envie de faire preuve de raison, elle veut profiter de cette escapade, se rapprocher de lui autant que possible, même si tout cela n’est qu’une parenthèse dans leur vie… Une soirée qui n’appartiendra qu’à eux, qui laissera des souvenirs indélébiles. Elle a envie d’oser, sachant toutefois qu’elle risque d’éventuellement en souffrir, mais préférant cette douleur aux regrets qu’elle ressentirait en ne tentant rien. Alors doucement, elle sort de la salle de bain et s’approche de nouveau vers Matteo, son regard se plongeant dans le sien alors qu’elle passe ses bras autour de lui, ses mains caressant doucement les muscles de son dos. Elle soutient son regard un long moment, ses dents mordillant doucement sa lèvre inférieure alors qu’elle sent ses joues se rosir légèrement, et elle appuie finalement sa tête contre son épaule, ses lèvres se posant dans le creux de son cou, prenant plaisir à humer son parfum, à apprécier la chaleur de sa peau contre ses lèvres.




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