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- [Terminé] Summertime Sadness -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Matteo DragoniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Dim 10 Juin - 18:45 )
« Merci ». Je pris la bouteille qu’elle me tendait, avant de la décapsuler à l’aide de mon briquet et de porter directement le goulot à mes lèvres. Je me penchais à la fenêtre, fermant un court instant les yeux, profiter de la légère brise caresser mon visage. Le silence s’était fait entre nous. Toutefois, ce n’était pas un silence malsain, qui nous mettait mal à l’aise. On était tout simplement bien là, comme si nous étions à notre place, sans avoir besoin de combler les blancs. En parfaite harmonie. Je me tournais, fixant un court instant la jeune femme. J’hochais la tête, comprenant, portant une nouvelle fois la bouteille à mes lèvres. « Oublie pas, tu me dois 10 € », dis-je, alors qu’elle était en train de s’éloigner direction la salle de bain. Me retrouvant seul, je fis passer mes jambes sur le rebord de la fenêtre, direction extérieure. Les coudes posés sur mes genoux, je regardais le paysage devant moi, levant de temps à autre la tête vers les étoiles. Je profitais de cet instant pour savoir quoi faire. C’était bien beau, sur le coup de l’émotion, l’excitation, d’être partie comme des voleurs, sans avoir de plans précis, mais maintenant que ça s’était concrétisé et je me retrouvais là, je n’étais plus sûr de rien. Pourtant, depuis le temps qu’on se connaissait, je ne devrais pas me sentir mal à l’aise avec elle. Et ce n’était pas non plus la première fois que je partais en road trip. Surtout que là, je la connaissais alors qu’à l’époque, c’était juste l’inconnu le plus complet. Je me passais une main dans les cheveux, soupirant, n’entendant pas les pas de la jeune femme revenir vers moi. Ses mains vinrent se poser dans mon dos, nos regards l’un dans l’autre – je m’étais juste décalé pour pouvoir la regarder – tandis qu’elle se blottissait tout contre moi, sa tête au creux de mes épaules. « Arrête de faire ça, s’il-te-plaît, si tu tiens à ta vie », dis-je, faisant référence au fait qu’elle se mordait la lèvre. Souriant d’un air taquin. Finalement, je lui fis signe de se décaler, histoire que je puisse revenir à l’intérieur. Je jetai un coup d’œil rapide à ma montre. 4h du matin. Bon, c’était peut-être l’heure d’aller se coucher, si je voulais être en forme le lendemain et, disons que, franchement, je ne comptais pas élire domicile ici. À la première heure, je reprendrais la route, cherchant un hôtel un peu moins mal famé. Malgré tout, et la fatigue, je savais d’avance que je n’arriverais pas à dormir. Je lui pris la main, l’entraînant vers le lit. « Faut qu’on essaie de se reposer un moment ». Je finis la bière que je tenais à la main, avant de poser le bouteille vide sur la table de chevet. « Prends seulement le lit, je dormirais … », je regardais autour de moi. M’ouais, je n’avais pas vraiment le choix, à vrai dire. « … je trouverais bien », finis-je par dire, presque sur un ton d’excuse.

Je ne lui laissais pas vraiment le temps de répondre, me dirigeant à mon tour vers la salle de bain. Une fois enfermé, je me passais de l’eau sur le visage, avant de retourner dans la minuscule pièce principale, alors que la jeune femme était déjà au lit. J’allais fouiller dans un placard pour en ressortir avec une couverture miteuse … j’avais déjà vu mieux. Grimaçant, j’allais près du lit pour prendre le deuxième cousin avant de tout poser par terre, me couchant. Bon, ce n’était pas la position la plus confortable, mais déjà mieux que de dormir assis, sur une chaise. Je fermais les yeux, espérant que le marchant de sable passera rapidement. Sans succès, au bout d’un quart d’heure, le sommeil ne venait toujours pas. Finalement, je me levai, reprenant le cousin et m’approchant du lit, remettant celui-ci à sa place. Je m’assis au bord, de dos à Isadora. « Je crois que tu n’aurais pas le choix de partager ». Au vu des couvertures douteuse, je me laisser tomber au-dessus de celles-ci. Finalement, je me tournais vers elle, me penchant plutôt au-dessus et, sans vraiment réfléchir, je posais mes lèvres sur les siennes. Au fond de moi, je savais que c’était mal, que je ne devais pas. Pourtant, tout mon être criait le contraire. Je chassais Emilia de ma tête, avant de poser mon regard sur la jeune femme, m’asseyant à califourchon sur elle, mes jambes à chaque part des siennes, mes lèvres repartant à l’exploration des siennes. Ma main se posant au creux de ses reins. « J’avais plutôt imaginé finir la journée en regardant un bon film d’horreur mais … je doute qu’on trouve quelque chose, à cette heure-ci ».


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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Dim 10 Juin - 19:52 )
Matteo & Isadora
“ Summertime sadness ”


Isadora lui offre un sourire énigmatique lorsqu’il la prie de cesser de se mordiller la lèvre, et elle hausse les épaules en soutenant son regard. Elle n’a pas envie de cesser, à dire vrai, elle voudrait que cet instant ne se termine jamais… Elle sait bien que ce qu’ils font n’appartient pas nécessairement à leur réalité, que dans quelques heures, celle-ci reviendra les frapper tous les deux en plein visage. Mais elle refuse d’y penser, de se laisser arrêter par la crainte de ce dont demain sera fait. Tout ce qui compte, c’est le regard qu’il pose sur elle en cet instant précis. « Tu as raison, on devrait dormir… » Pourtant, malgré l’heure plus que tardive et les émotions vécues pendant la soirée, elle n’a pas sommeil. Elle approche du lit et dégage les couvertures, suspicieuse d’y trouver quelques saletés ou bestioles, mais jugeant la propreté suffisante pour la nuit, elle se glisse entre les draps en adressant une moue amusée à Matteo. Elle voudrait lui dire de ne pas faire l’idiot et de simplement dormir avec elle, comme deux amis, mais il ne lui laisse pas le temps de répondre, filant vers la salle de bain. Isadora en profite pour retirer son jeans qu’elle dépose sur sa table de chevet, et s’installe le plus confortablement possible, ses yeux fixant le plafond, son cœur battant à toute vitesse.

Lorsqu’il revient avec sa couverture rapiécée et qu’il s’installe sur le sol, Isadora le suit d’un regard amusé, attendant impatiemment le moment où il flanchera. Elle éteint la lampe en lui souhaitant une bonne nuit, retenant le fou rire qui menace de s’échapper de ses lèvres, et après un moment il la rejoint finalement. Et Isadora se laisse finalement aller à son hilarité, d’abord doucement, puis plaquant une main sur ses lèvres pour retenir ses éclats de rire. « Je savais que tu ne tiendrais pas… Tu tiens trop à ton confort. » Ses yeux s’étant habitués à la pénombre, elle observe le visage de Matteo en lui offrant un large sourire un peu narquois, qui s’efface aussitôt alors qu’il s’approche d’elle. Ses lèvres se déposent sur les siennes avec une douceur infinie, et tout s’efface autour d’eux. Leurs vies respectives ne comptent plus, Emilia n’existe pas. Il n’y a rien de compliqué, aucun non-dit. Tout ce qui existe, c’est les lèvres de Matteo sur les siennes, son corps qui se positionne au dessus du sien. La recherche de deux corps assoiffés l’un de l’autre.

Les mains d’Isadora plongent dans sa chevelure, alors qu’elle laisse le baiser s’approfondir. Elle a l’impression de revenir des années en arrière, alors qu’ils s’abandonnaient dans les bras l’un de l’autre. Une nuit unique et pourtant merveilleuse, marquante. La jeune femme y a souvent songé durant toutes ces années écoulées, se demandant quelle sensation ça lui ferait de retrouver le confort de ses bras, la douceur de ses baisers. Mais jamais ses fantasmes n’auraient pu prévoir à quel point la réalité serait merveilleuse. Peu importe qu’ils se trouvent dans la chambre la plus miteuse qu’elle ait jamais vu, pour elle ça a l’effet d’un palace. Doucement, ses mains descendent le long de son dos, attrapent les pans du t-shirt qu’il porte pour le lui retirer. Une fois le vêtement lancé sur le sol, elle l’attire de nouveau à elle, caressant la peau chaude de son dos, plantant légèrement ses ongles dans la chair. Puis, dans un mouvement, elle repousse Matteo pour qu’il s’allonge sur le dos, et c’est à son tour de s’assoir sur lui, un sourire aux lèvres alors qu’elle retire son débardeur pour qu’il aille rejoindre le t-shirt de Matteo sur le sol, avant de s’incliner vers lui pour l’embrasser tendrement. Ses lèvres se séparent des siennes pour rejoindre son cou, mordant doucement la peau, avant de tracer un sillon le long de sa gorge, puis de ton torse.




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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Lun 18 Juin - 23:23 )
Avant de la rejoindre réellement, je m’arrêtais au bord du lit, debout, fixant mon regard sur elle. Du moins, sur ce que je pensais être son visage, les lumières étant éteinte et étant juste éclairé par la lumière de la lune. « Mon confort ? », je secouais la tête, désignant ensuite le lit, n’étant même pas sûr qu’elle voie mon mouvement. « T’appelles ça du confort ? Je suis sûr que même mon canap’ est plus confortable que ce lit ». Enfin … non. En arrivant dans la pièce, c’était la première chose que j’avais testée et, effectivement, le matelas est plus que confortable. Toutefois, je ne voulais pas lui donner raison. Au lieu de cela, je me laissais tomber sur le lit, avant de me retourner vers elle, rampant vers sa silhouette, en silence, pour finalement me poster directement sur elle, à califourchon. Sans dire un mot et ne lui laissant pas le temps de réagir, mes lèvres vinrent se poser sur les siennes. Plus rien d’autre n’avait de l’importance. Juste le moment présent. Elle. Moi. Je posai ma main au creux de ses reins, tandis que l’autre caressait délicatement ses cheveux, n’interrompant pas le baiser. En profitant le maximum de cet instant. Avant qu’il ne soit trop tard car, malgré tout, au fond de moi j’étais bien conscient que ce moment ne pouvait pas durer éternellement. Et que j’avais franchi une ligne invisible. Impossible de reculer, de réparer les dégâts. Je m’abandonnais complètement, ne contrôlant plus rien. Comme si quelqu’un d’autre avait pris les commandes à ma place. D’ailleurs, Isadora ne mit pas longtemps à y répondre, à s’y accrocher comme si sa vie en dépendait, plongeant ses mains dans mes cheveux. Comme à une bouée de sauvetage. Puis, tout s’arrête. Sans vraiment avoir eu le temps de réaliser ce qu’il venait de se passer, mon t-shirt finit au pied du lit, sur la moquette douteuse avant de me retrouver à mon tour couché sur le dos, Isadora à califourchon sur moi. Par automatisme, je plaçais mes mains autour de sa taille, mon regard – brillant – plongé dans le sien, tandis qu’elle enlevait à son tour son débardeur qui, lui aussi, finit au pied du lit, aux côtés de mon t-shirt. Ses lèvres rejoignent à nouveau les miennes, avant de descendre, le long du cou, ses dents se joignant à la partie, pour continuer sa corse le long de mon torse.

Déclic. Mon cerveau s’arrêta. Planta complètement. J’ouvris les yeux, que j’avais fermé entre temps, pour voir une chevelure brune, au niveau de mon torse, se rapprochant dangereusement d’une autre partie de mon anatomie. Doucement, je relevai son visage, plongeant mon regard dans le sien, dans une sorte d’excuse, avant de la repousser, sans ménagement, pour sortir du lit. En moins de deux, j’avais enfilé mon t-shirt, tout en jetant son débardeur vers elle. Le message était clair. Rhabille-toi. Sans prononcer un seul mot, en rage, contre moi-même, je pris brusquement mon paquet de cigarette que j’avais laissé traîner sur le rebord de la fenêtre avant de sortir sur le porche, claquant la porte derrière moi. Une fois dehors, je me laissais tomber, les mains dans les cheveux, cigarettes entre les lèvres. Je pestais contre moi-même. Me maudissant d’être allé si loin. De ne pas avoir réussi à me contrôler. Je restais dans cette position quelques secondes avant de me lever et de m’appuyer contre la barrière de la « terrasse ». Barrière qui délimitait donc le parking goudronné aux chambres. Les mains jointes, je regardais droit devant moi. Réfléchissant à toute allure, me disant qu’il fallait vraiment que je laisse le passé au passé, l’essentiel étant l’instant présent, et non une « aventure » d’il y a plusieurs années en arrière, ni cette impression qui me poursuivait comme la peste, d'avoir tout gâché, à l’époque et présentement Je ne saurais dire exactement combien de temps je restais dehors, en tout cas cinq bonnes minutes, de quoi fumer tranquillement ma cigarette et certainement quelques autres minutes de plus. J’avais besoin de me retrouver seul. Finalement, je retournais à l’intérieur, sans vraiment oser regarder la jeune femme. Trop honteux. « Je suis désolé », furent les premiers mots que je réussis à prononcer, la gorge nouée. « Je ne peux tout simplement pas » Je levai légèrement la tête, mais évitant toujours son regard. « Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque », j’essayais d’esquisser un sourire. « Pourtant, ce ne serait pas juste. Vis-à-vis d’Emilia. Ni de toi. Je ne suis pas ce genre de gars ». J’haussais les épaules, tout en m’approchant d’une bouteille de bière, avant de retourner vers la porte. « Je vais dormir dans la voiture », d’un geste de la main, je lu fis signe de garder le silence, de me laisser parler. « Je crois que c’est mieux si on rentrait, demain. Repose-toi seulement et … on repartira quand ça ira mieux ». Sur ce mots, je quittai la pièce, bière et clés de la voiture en main. Ce soir, Emilia avait gagné. Il n'y avait certes plus de sentiments depuis longtemps, je m'en étais à peu près rendu compte, ce n'était pas un raison pour que je devienne infidèle pour autant. Je préférais régler cette histoire dans les règles.


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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Mar 19 Juin - 4:08 )
Matteo & Isadora
“ Summertime sadness ”


Enfin, le moment tant attendu, tant idéalisé. Isadora perd la tête entre ses bras, esclave de ses sentiments, son corps se mouvant de manière lascive contre celui de Matteo, ses mains effleurant doucement les muscles de son torse. Une escapade bien irréfléchie, alors qu’ils basculent tous les deux vers cette pente glissante, sans scrupules. Elle embrasse la peau de son torse avec tendresse, ses mains ne cessant de le caresser, ne voulant qu’une seule et unique chose – enfin assouvir ces pulsions qui la hantent depuis des années, qui lui donnent envie de s’abandonner complètement sans craindre l’éventuelle blessure. Mais Matteo semble malheureusement reprendre le contact avec la réalité, la repoussant sans douceur alors qu’il se lève du lit. Troublée, Isadora pose son regard sur lui, se mordant la lèvre inférieure, soudain honteuse. Elle le regarde enfiler son t-shirt en silence, le suit du regard alors qu’il quitte la chambre, les larmes venant lui piquer les yeux. Quelle idiote! Elle n’aurait jamais dû se laisser entraîner dans cette histoire. Accablée par la honte, elle enfile son débardeur, penaude, et soupire longuement en fourrant son visage entre ses mains.

Son attention détournée par la sonnerie de son portable, elle jette un coup d’œil dégoûté vers son téléphone, voyant un message de Kieran qui lui demande s’il peut donner son numéro à un client. L’homme l’ayant vue jouer un peu plus tôt aimerait l’engager pour l’anniversaire de sa sœur, ce qui en temps normal ravirait la jeune femme. Mais en ce moment, elle n’arrive pas à ressentir autre chose que la gêne absolue provoquée par cette incartade avec Matteo… Tant pis, elle répondra à Kieran plus tard. Alors qu’elle repose son téléphone sur la table de chevet, Matteo entre de nouveau dans la chambre, et Isadora lui adresse un coup d’œil timide, avant d’aussitôt détourner le regard. « Je sais. Tu as bien fait de nous arrêter. » Enfin, elle n’est pas heureuse de la situation, encore un peu sous le choc, mais avec du recul elle réalisera qu’elle aurait détesté vivre avec un tel secret. Si elle doit s’abandonner dans les bras de l’homme qu’elle aime, elle veut que ce soit fait dans les règles. « Elle a de la chance de t’avoir. », ajoute-t-elle d’une petite voix, avant de tousser pour chasser son trouble.

Lorsqu’il mentionne qu’il compte dormir dans la voiture, Isadora soupire. Matteo ne lui laisse pas le temps de réagir que, déjà, il sort, clés en main, et la jeune femme s’empresse de sauter du lit pour le rattraper, laissant la porte entrouverte derrière elle. Elle se rend près de lui et lève les yeux vers le jeune homme, l'évidence même de son trouble très visible. « Enfin, c’est idiot, tu peux dormir ici. On est mûrs, on peut se tenir. » Elle voit bien son incertitude, et elle le suit un peu plus loin, s’approchant de lui pour poser une main sur son épaule. « Matteo… S’il te plaît. On a fait une connerie, on peut ne jamais en reparler si c’est ce que tu veux. Mais ne te ferme pas à moi… Pas alors qu’on vient de se retrouver. » Elle sent sa voix presque suppliante, se mord l’intérieur de la joue en se maudissant intérieurement. Sa main retombe doucement le long de son corps alors qu’elle lui lance un dernier regard, et elle recule d’un pas, vers la chambre. « On va juste dormir, d’accord? Et demain, on fera comme si rien ne s’était passé. » Elle retourne vers la chambre, reprenant sa place sous les draps, s’installant aussi confortablement que possible en guettant la porte, espérant de tout son cœur qu’il revienne vers elle. Parce qu’elle ne supporterait pas de le perdre une fois encore.




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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Sam 23 Juin - 18:51 )
Alors que j’étais en train de me diriger vers ma voiture, garée à quelques pas de l’entrée du motel, Isadora arriva à mes côtés. M’arrêtant, je me tournais vers elle, croisant les bras. J’esquissais un sourire, qui devait plus ressembler à une grimace, vu mon état. « Sûre ? » lui demandais-je, car, pour ma part, je ne l’étais pas. On avait été à deux doigts de déraper, pour de bon. Mûrs, nous l’étions. Dans tous les sens du terme. Prêt à exploser surtout. Fatigué, complètement paumé, je n’essayais de savoir à quoi elle jouait. Il me semblait pourtant avoir été clair, tout à l’heure. Et je doutais fortement qu’à son âge, elle avait déjà besoin d’une prothèse auditive. Toutefois, au fond de moi, je pouvais la comprendre. En un sens. Je posais mon regard dans le sien, qui s’était obscurci. « C’est ce que tu veux, ne plus en reparler ? Soit » Je fis quelques pas de côté pour déloger sa main posée sur mon épaule, gardant mes brais croisés, mon regard toujours dans le sien. « Et tu vois ce que ça donne ? », répliquais-je, à la volée, sèchement. « C’est ce que tu veux ? » Je secouais la tête, c’était mieux d’en rester là. Avant que tout ça ne dégénère. Je connaissais suffisamment Isadora qu’elle pouvait contre-attaquer très facilement, toutes griffes dehors, et ce n’était pas beau à voir. Pas pour moi. Finalement, mon ton s’adoucit. « écoute, ce n’est pas … », je me passais une main dans les cheveux, me mordillant la lèvre, avant de poursuivre. « C’est mieux ainsi, crois-moi. Je sais que rien de bon en sortira, si je retourne à l’intérieur de cette pièce. Je ne suis pas sûr de réussir à me contrôler, moi. Je suis avec Emilia, je ne peux tout simplement pas … » C’était si dur à comprendre ? Autant je savais que des gens on en avaient rien à cirer, trompaient leur femme, conjointe à droite et à gauche, sans aucun scrupule, autant ce n’était pas mon genre. Je n’étais pas de cette trempe. « Je suis désolé » ce fut les seuls mots que je réussis à dire. Déçue, Isadora se tourna, tandis que je me traitais de triple buse, de faire tout à l’envers, la regardant s’éloigner. « On pourra en reparler, si tu veux … juste pas maintenant », dis-je juste avant qu’elle s’efface complètement de ma vue. Me trouvant seul, au milieu de la nuit, je restais immobile. Au vu des événements, je savais que je ne trouverais pas le sommeil. Pas de sitôt du moins. Pourtant, il le faudrait bien, Naples étant à plusieurs kilomètres d’ici. Il était hors de question de rester plus longtemps ici, dans la pauvreté de ce paysage désuet. Finalement, je retournais auprès de l’entrée, glissant une pièce dans le distributeur, attrapant le bière que j’avais achetée. L’ouvrant, je me mis à marcher, sans but précis. Juste histoire de passer le temps. Se fatiguer. Penser à autre chose. Je fis le tour du motel, tout autant délabré à l’avant qu’à l’arrière. D’ailleurs, l’arrière était bien pire, de mon point de vue. Plusieurs objets se trouvaient là, cassés. Un jeu de fléchettes, un frigo, un vélo etc se livraient bataille. C’était désolant. Je refis le tour, me dirigeant vers la voiture. Je me couchais à l’arrière, les mains derrière la tête, le silence flottant autour de moi.

[…]

Dès que j’ouvris les yeux, encore plus fatigué que la veille, je m’étirais, la bouche un peu pâteuse. Je me forçais à me lever. Posé contre la voiture, cigarette la main, je plissais les yeux, le soleil éblouissant le pâturage droit devant moi. Finalement, je bougeais. Je retournais auprès du distributeur, achetant trois bouteilles de Coca. Pour se rafraîchir durant le trajet du retour et, surtout, pour pas que je m’endorme au volant. Je pris une grande inspiration, retournant dans la chambre que j’avais louée. Isadora était toujours au lit, endormie. Je m’approchais à pas de loup, m’essayant au bord du lit, posant ma main sur son épaule. « Isadora ? », j’essayais de la réveiller, gentiment. Elle ouvrit les yeux et j’esquissais un sourire. « C’est … mieux qu’on rentre chez nous ». Les mots étaient sortis difficilement. Tout devenait plus compliqué. Je me levai, mes passant une main sur le visage. « Prend seulement ton temps. Je vais déjà à la réception réglé la nuit. Rejoins-moi dès que tu seras prête ». Sans trop savoir pourquoi, je posais un baiser sur son front, avant de faire demi-tour et me diriger vers la réception. Cette fois-ci, contrairement à la veille, une jeune femme se tenait derrière le comptoir, habillée d’une chemise et d’un tailleur, tout sourire. Peut être la chose la plus belle qui se trouvait entre ces quatre murs. J’allais donc régler l’addition, attendant Isadora.


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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le Mar 3 Juil - 0:10 )
Matteo & Isadora
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Nuit de merde. Isadora a passé la nuit à se retourner dans son lit, incapable de réellement trouver le sommeil. Elle a fini par sombrer aux alentours de cinq heures du matin, dans un sommeil agité et peu réparateur. D’ailleurs, lorsque la main de Matteo se pose sur son épaule, elle ouvre aussitôt les paupières, ayant l’impression d’avoir dormi quelques minutes seulement. Elle lève alors le visage vers lui et réussit à esquisser un petit sourire, hochant doucement la tête. « Parfait. Donne-moi quelques minutes, le temps de me réveiller. » Ses lèvres qui effleurent son front lui serrent le cœur, et elle garde les mâchoires serrées le temps qu’il quitte la chambre. C’était con ce qu’ils ont fait hier, surtout ce qu’ils ont failli faire. Parce qu’elle ignore si leur amitié pourra survivre à ça. Elle pourrait difficilement supporter un éloignement, mais elle imaginerait mal faire comme si de rien ne s’était passé, malgré ses paroles de la veille. En soupirant, elle se lève et se dirige d’un pas lourd vers la salle de bain, faisant couler un peu d’eau fraîche dans ses mains pour ensuite se laver le visage, à défaut de prendre une douche. Puis, traînant un peu des pieds, elle rassemble ses effets personnels et sort de la chambre, rejoignant Matteo près de la voiture. « On peut y aller. », souffle-t-elle en se glissant sur son siège, attendant que Matteo la rejoigne dans la voiture pour poser son regard sur lui. « Et ça va aller. On en reparlera plus tard, tu veux? Quand on aura plus que deux-trois heures de sommeil dans le corps… »

Terminé




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Sujet: Re: [Terminé] Summertime Sadness ( le )
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