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- [Terminé] Magda | Après une rude matinée... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Sujet: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Lun 28 Mai 2018 - 3:12 )
Bercé par la respiration de sa partenaire, Demetrio s’est endormi, tenant dans ses bras la brune qui bouleverse le cours des choses, la serrant avec tendresse contre lui, se raccrochant à sa silhouette comme si sa vie en dépendait. La dernière fois qu’une femme a partagé le même lit que lui remonte à quelques semaines maintenant. Période courte pour quelqu’un qui arrive à s’en passer, mais très long pour lui qui supporte mal les nuits de solitude. Sa dernière à Gênes s’est donc passée sans trop d’encombre, s’est montrée même plus que surprenante. Il était loin de s’imaginer que ce séjour prendrait un tel tournant, encore moins qu’il le terminerait avec elle, dénudée, contre lui. Dire que ça lui déplaît serait mentir, mais il se doit de prendre une certaine distance, de calmer le rythme de son cœur, d’effacer ce sourire qui se dessine sur son visage lorsqu’au petit matin, son regard la trouve sur son épaule, la bouche entrouverte qu’il effleure de son index qui termine sa course sur son cou. Avec douceur, il dépose un baiser sur sa tempe et se libère lentement, de sorte à ne pas la réveiller. Demetrio récupère son t-shirt, en même temps que les vêtements de Magda qu’il place sur le dossier d’une chaise, puis s’éclipse en fermant la porte de la chambre derrière lui. Après avoir passé une heure sous la douche, s’être vêtu de son jean noir, avec un pull fin, gris, et avoir pris son traitement, il sort de la suite d’hôtel et prend la direction de l’agence immobilière où il arrive à huit heures quarante-cinq. L’hôtesse d’accueil, surprise de se retrouver face au grand patron, se tend d’un coup et lui indique le bureau du directeur vers lequel il se dirige. Premier étage, deuxième porte à gauche et la première personne à qui il fait face, c’est Clara qui a la lèvre tremblante. A cette attitude, il suppose qu’Achenza est dans les parages et sans attendre, le PDG s’avance, interrompu par Clara qui lui informe d’une réunion ayant débuté depuis quinze minutes déjà. S’il n’avait pas perdu autant de temps dans la salle de bain, sans doute aurait-il pu le croiser avant, mais il n’en a que faire et ouvre la porte du grand bureau sans même frapper. « Je vous ai dit de ne pas nous déranger. » dit-il, sèchement, alors que Demetrio se racle la gorge. Aussitôt, le directeur déchante, fait profil bas et se lève à la vue de son patron. « Monsieur Clarizio. » se reprend-il, d’une voix mielleuse. « La réunion est ajournée. Laissez-nous. » Son ton est sec, ne laisse pas place à la discussion. Tout le monde se regarde, mais personne n’insiste. Les cinq personnes présentes se retirent avec des messes basses, tandis que Demetrio referme derrière eux pour discuter avec l’homme. « Avez-vous une idée de la raison qui m’amène ici ? » Comme un maître interrogeant des enfants. Achenza semble réfléchir, sans trouver, ne fait que des suppositions : « Notre projet en cours ? Il met un peu de temps, mais- » « Je ne remets pas en cause vos compétences professionnelles, mais vos méthodes de management. J’ai reçu une plainte. » Là, il se réinstalle, le regard fuyard, la bouche légèrement ouverte. A-t-il compris ? Ou cherche-t-il la personne qui a pu se plaindre à lui ? « Quel est l’objet exact de votre visite ? » Sans plus attendre, il ouvre la porte et interpelle Clara qui relâche son téléphone portable. Appel, message, il n’en sait trop rien, mais elle semblait avoir besoin d’appeler quelqu’un. Angoissée, stressée, elle s’avance dans le bureau les doigts liés entre eux, puis prend place sur la chaise en face de son directeur, tête baissée. Demetrio croise un bras, observe la scène qui se déroule sous ses yeux : Achenza lançant un regard noir vers son assistante qui n’ose même pas relever les yeux. « Votre assistante s’est confiée à ma compagne sur sa situation professionnelle. Dois-je vous refaire le topo ? » « Situation professionnelle ? De quoi il en retourne ? » « De harcèlement. » Il rit, jaune, mais il rit. « Enfin, c’est une blague. Pourquoi donc irai-je faire ça ? Clara, pourquoi lancer de telles accusations ? Pour avoir repoussé vos avances ? Enfin mon enfant. » « Je- » « Vous rendez-vous compte de ce que vous prétendez ? » lui demande-t-il, plus sèchement cette fois-ci. Lâchant un soupir, commençant sérieusement à perdre patience, il balance le dossier en main qui glisse sur la table, jusqu’à son employé. « Vous rendez-vous compte de l’horreur de ces messages ? De ces photos ? » Achenza ose, regarde l’intérieur du dossier et déglutit face aux preuves qui s’accumulent contre lui. Demetrio pose les mains sur la table et plante ses yeux dans les siens. « Avez-vous une idée de ce je peux faire de votre réputation ? Entre mes doigts, ça peut aller très loin. Du bon comme du mauvais côté. Il me suffit de quelques appels pour vous traîner dans la boue et croyez-moi, vous ne pourrez plus prétendre à un poste aussi gradé que celui-ci. » Ne s’arrêtant pas là, Demetrio glisse une copie du courrier qu’il recevra en recommandé. « Ceci est votre lettre de licenciement que vous recevrez d’ici peu. Elle prend effet à partir d’aujourd’hui. Je ne veux plus vous voir dans ce bâtiment. » Là, il se redresse, puis interpelle l’assistante pour lui demander de le suivre. Tout a été si vite qu’elle ne semble pas se remettre de ce qui vient de se dérouler sous ses yeux. S’en suit rapidement un entrevue avec l’adjoint, afin de savoir s’il peut compter sur lui durant l’embauche d’un nouveau directeur. Un poste qui intéresse ce dernier qui n’hésite d’ailleurs pas à proposer ses services pendant une durée temporaire, ce qui lui laissera également le temps de faire ses preuves.

La matinée est longue, avec un temps de travail entre l’adjoint et Clara qui, après avoir pris connaissance des premiers changements, a l’autorisation de rentrer chez elle. C’est vers treize heures qu’il rentre à l’hôtel et ce qui lui vient en tête, c’est se vider la tête en laissant rouler de l’eau sur sa peau. « Vous êtes là ? » demande-t-il, en prenant sa cigarette électronique entre les doigts, avant de la reposer sur la table, conscient que ce n’est pas de cette façon qu’il se sentira mieux. Ce vice, il aimerait le laisser de côté pour aujourd’hui, bien qu’il lui fasse de l’œil. Il en a trop profité ces derniers jours.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Lun 25 Juin 2018 - 1:46, édité 1 fois
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Magda Saddler
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Lun 28 Mai 2018 - 11:53 )
Le soleil filtrant à travers les persiennes réchauffe son visage, titille ses paupières closes la forçant un ouvrir un œil puis le deuxième. Encore dans le brouillard d’un songe tranquille, Magda prend quelque minute pour se resituer dans l’espace temps avant de poser sa main sur l’espace vide à ses côtés. Aucun son ne résonne dans toute la chambre lui confirmant bien que Demetrio a dû déjà quitter les lieux pour confronter Archenza et Clara. Ses pensées se perdent entre son inquiétude pour la jeune assistante et cette nuit passée dans les bras de son contrat. Une clause qui a implosé en une soirée, brisant leur arrangement mais pas pour lui déplaire. Oh non. Son corps encore dénué s’enroule dans les draps, s’autorisant de flâner encore un peu. Le grand patron ne devrait pas rentrer d’aussitôt vu le dossier conséquent dont il devait s’occuper ce matin. Elle aurait aimé pouvoir l’accompagner, assister même à cet entretien, Clara espérant de même mais ce n’était pas sa place ni son rôle. Puis se connaissant parfaitement, elle aurait pu rendre les choses encore plus compliquées et s’emporter à la moindre mauvaise tournure de phrase qu’Archenza pourrait sortir. La situation était assez compliquée et étriquée pour qu’elle en rajoute une couche avec son sale caractère d’harpie. Demetrio saurait s’occuper de son cas et espère que tout se passera au mieux, surtout pour Clara. Un long soupir s’échappe de sa cage thoracique alors que la jeune femme s’étale dans le lit, posant sa tête sur l’oreiller de son voisin. Souhaitant sa présence plus que son absence mais cet éloignement est nécessaire, important pour l’avenir professionnel de Clara alors elle la met en veilleuse, Magda. Façon, c’est mieux de ne pas ressentir le manque. Le manque de quelqu’un, ça veut dire qu’on s’y attache et ça lui faisait un peu peur. Il ne fallait pas. Non. Jamais. Mais passer sa nuit à ses côtés, dans ses bras, ça avait été si agréable. Pourtant la brune préfère dormir seule, avoir un lit rien que pour elle et ne pas partager ses nuits. Les hommes avec qui elle avait passé une nuit entière, dormant dans leur bras pouvaient se compter sur les doigts d’une main et Demetrio venait de s’y greffer. Bercée par les souvenirs de cette nuit, Magda s’endort encore une demi-heure avant d’émerger officiellement, son portable vibrant sur la table de chevet. Clara s’affiche à l’écran et fait bondir la Saddler sur son téléphone. « Magda … » A l’autre bout du fil, elle l’entend sa panique, son souffle qui se fait court. « Clara, calme-toi. Respire. Je suis là, t’es pas seule » Vouvoiement qui s’est envolé grâce à ces deux journées passées avec elle. Rapprochement pas du tout contrôlé. « Monsieur Clarizio vient d’arriver. Il a interrompu une réunion importante et…. » « Ta situation est bien plus importante que n’importe quelle réunion, Clara. Il sait ce qu’il fait et c’est le PDG, il a le droit de faire comme bon lui semble » « Mais il ne sera pas cont… » « La satisfaction d’Archenza est bien la dernière chose à laquelle Monsieur Clarizio pense en ce moment même. On s’est dit quoi la dernière fois ? Hmm, Clara ? » « Monsie…. Archenza est un connard et il mérite de s’en mordre les doigts » « Voilà. Garde ça en tête, ma belle. Il n’avait pas le droit de te faire vivre tout ça, maintenant, il doit en assumer les conséquences. T’avise pas de culpabiliser pour lui sinon je m’occupe de ton cas personnellement et ça sera pas une partie de plaisir … pour toi ! » Le ton de sa dernière phrase se veut plus léger, malgré les mots, c’est affectueux. Clara le sait, a vu les façons de faire de Magda et cette propension à communiquer son affection de façon particulière. « Je…Je dois y aller » « Courage » Magda repose son téléphone et se force à sortir du lit pour s’engouffrer dans la salle de bain. Une douche tiède qui finit froide sur les dernières minutes pour calmer tous les scénarios qu’elle se fait dans sa tête de ce rendez-vous. Scénarios hachurés par les souvenirs de la veille : sa peau caressée, ses cicatrices embrassées, les baisers échangés, le plaisir ressenti. Tout ça fait battre son cœur un peu plus rapidement. Ses pensées sont désordres, se mélangent et le jet d’eau froide, au final, ne sert pas vraiment. Il fallait qu’elle s’occupe jusqu’à le retour de son faux-compagnon sinon elle allait partir en dérive. Magda enfile une robe chemise à broderie bleue puis réceptionne à la porte sa commande au room-service. « Je me demandais si vous alliez ouvrir cette fois-ci » Un sourire gêné s’affiche sur ses lèvres. « Désolée » Sans demander son reste, la brune attrape son assiette de fruits et son café avant de poser sur le balcon de la chambre, s’installant sur le fauteuil en rotin, les pieds reposant sur la balustrade. Sur ces genoux, son calepin où se greffe des croquis, tout en grignotant ses fruits et en profitant du soleil. Inspiration subite alors elle dessine au crayon les idées de pièces en dentelle qui lui traversent l’esprit. Ca faisait un petit moment qu’elle n’avait pas eu une inspiration aussi franche et le temps s’écoule sans qu’elle le voie passer. C’est le bruit de la porte qui se referme qui la tire de son effervescence artistique. Un sourire s’affiche sans qu’elle puisse le contrôler sur ses lèvres, fermant les yeux quand la voix de Demetrio s’élève de l’intérieur. Il est de retour et juste le savoir à quelque mètres d’elle fait déjà accélérer son cœur. Mais une censure est nécessaire pour ne pas balancer son calepin et ses crayons dans les airs pour se ruer vers lui. Alors la brune se contente de toquer sur la baie vitrée avec ses doigts pour montrer à l’homme qu’elle se trouve de l'autre côté des rideaux tirés. « Je suis là » Posant ses affaires sur la petite table en verre, la métisse se relève et se plante sur le chambranle de la baie vitrée. « Bonjour » Elle reprend l’emprise sur son corps, sur son visage qui voudrait se fendre dans un large sourire mais sa souveraineté est mise à mal par ce cœur qui se rebelle et un sourire se greffe tout de même sur son visage, même faible avant de disparaître. « Alors ? Ca s’est passé comment ? Clara va bien ? J’ai pas de nouvelles depuis son appel. Archenza s’est défendu ? Il a dit quoi ? » Sale manie d’aligner toutes les questions qui trônent dans sa tête depuis ce matin et encore, il y en avait d’autres. Mais la brune se fait du mouron, se sent concernée. « Et vous ? Vous allez bien ? » Parce que ça, ça la concerne aussi d’une façon ou d’une autre. Elle se souvient de son visage la veille alors qu’il planchait sur le dossier de l’horreur.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Mer 30 Mai 2018 - 2:22 )
Au bruit de ses doigts sur la baie, Demetrio relève les yeux sur sa silhouette qui fait son apparition. Lentement, il part de ses chevilles, à ses jambes, s’attarde sur ses formes renfermées dans cette robe qui la met en valeur, se rappelant du moment passé ensemble la veille. La voir le ramène à la sensation de ses lèvres sur sa peau, de son corps qui se cambre sous ses caresses. Ses souvenirs effacent un instant la confrontation ente Clara et son directeur, ainsi que la suite des événements qui prend pourtant une grande place. Magda est là, à l’attirer avec ce sourire qui se dessine, si furtivement qu’il pense l’avoir rêvé. « Bonjour. » dit-il, en redescendant sur Terre, glissant sa main sur le bas de son visage. Ses questions l’y aident bien, le remettent dans le bain de la matinée passée, le replonge dans ses interrogations à résoudre qu’il se posait en se dirigeant à l’hôtel. « Eh bien… » Peu habitué à discuter de ses affaires avec quiconque, si ce n’est Camillo à qui il se confie de temps en temps et qui lui apporte du réconfort, tout en étant le plus objectif possible. Ce qui est dur, avec l’estime qu’il ressent pour son patron, mais il arrive à discerner lorsque ce dernier va trop loin et se permet de lui en toucher deux mots, avec délicatesse, lorsque ça arrive. Demetrio n’est pas parfait, mais il essaie d’être quelqu’un de bien. « Je ne lui ai pas laissé le choix, dirons-nous. Il y avait trop de preuve contre lui dans ce dossier pour qu’il trouve de quoi se défendre. » raconte-t-il, en déposant le fameux dossier sur la table basse qui finira dans ses archives. Sait-on jamais ce qui pourrait se passer par la suite. Achenza pourrait avoir le culot de saisir les prud’hommes, mais au fond de lui, il doit bien savoir que les torts ne sont pas partagés, qu’il est le seul responsable de sa situation. « J’ai envoyé un mail à mon assistante, contenant la lettre de licenciement à lui faire parvenir en recommandé. Elle est partie ce matin et devrait lui arriver d’ici peu. Clara n’a plus de souci à se faire à ce niveau. » Même si c’est encore difficile à imaginer, que c’est trop tôt pour réaliser que son calvaire s’est terminé rapidement, il sait que son avenir sera meilleur, que son moral mettra du temps à remonter, mais qu’il n’a plus de raison d’être en chute libre. Si tel est le cas, il compte sur Magda pour l’en informer. « Elle est soulagée. Elle a pris son après-midi pour souffler. » C’est la meilleure décision qu’il ait pris, ne se voyait pas lui accorder une chance de prouver ses bonnes intentions. Elles sont inexistantes. Achenza a été malhonnête, mauvais, blessant et s’est permis des choses qui ne lui étaient pas autorisées. En revenant vers lui avant qu’il ne parte, pour essayer de rattraper sa faute, alléger la gravité, il n’a eu aucune dignité, l’a dégoûté en affirmant que ça arrivait dans toutes les boîtes, a insinué qu’ils pouvaient se comprendre. Des propos maladroits, ou alors essayait-il de jouer sa dernière carte en supposant que Demetrio faisait partie de la même trempe, mais qu’il devait faire profil bas face à Clara. En soi, il a insinué que c’était un enfoiré de première. En y repensant, ça l’achève, si bien qu’il ouvre le bar et se sert un verre de Whisky. « Des absurdités. Il a dit des absurdités. » lâche-t-il, soudainement, alors qu’il s’efforçait jusque là de rester évasif, de ne pas s’attarder sur les détails. Il se sent tellement offusqué… La mâchoire crispée, Demetrio réduit la distance, serrant entre ses doigts le verre qu’il porte à ses lèvres pour en boire une gorgée. « Les Hommes m’échappent parfois. » Souvent. Il ne les comprend pas toujours, se raccroche à l’idée qu’il y en a des bons qu’il côtoie régulièrement, tente de ne pas en faire une généralité, mais son refus d’une simple poigne prouve à quel point il a un problème avec la gent masculine. « Je repasserai dans les semaines à venir, pour les candidatures. » Lui qui ne pensait pas séjourner à Gênes avant plusieurs mois, cette affaire est là pour contrer ses plans. Demetrio pourrait déléguer, mais il aimerait mettre les points sur les ï avec les postulants. « Je suis un peu tendu, pour être tout à fait honnête. Frustré, furieux. C’est le temps de redescendre. » Appuyant sa main sur l’encadrement de la porte vitrée, juste derrière elle, Son cœur s’emballe, se rappelle de leur proximité, de son contact chaud. « Et vous ? Comment allez-vous ? » S’il est droit comme un i, Demetrio est tout de même ravi de pouvoir échanger avec elle. Son point de vue n’est pas différent du sien, même si une question le taraude. « Pensiez-vous que j’aurais été capable de me joindre à lui ? » D’être de son côté, lui donner raison, ne pas défendre une femme en souffrance. La question un peu trop personnelle le mettant mal à l’aise, il reprend bien vite : « Qu’étiez-vous en train de faire ? »


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Jeu 31 Mai 2018 - 12:28 )
Sa présence lui fait l’effet d’une bouffée d’air frais. Ce vent doux qui fait du bien sur la peau, donnant envie de rester là, à en profiter les cheveux dans le vent. La brune sent son corps s’électriser quand son regard la parcourt de bas en haut, sentant presque à nouveau ses doigts courir sur sa chair mais sa voix la maintient dans l’instant présent. Sa concentration se pose sur les réponses qu’il lui fournit. Une bonne nouvelle entre les lignes. « Parfait ! » Ses yeux suivent le dossier qui s’écrase sur la table basse. Sa voix devient condamnation et au fond d’elle, la métisse est ravie qu’Archenza n’aie pu trouver aucune faille qui puisse lui donner le bénéfice du doute. Un soupir de soulagement s’échappe de ses lippes quand cette lettre de licenciement est mise sur le tapis, décapitant Archenza de ce pouvoir dont il a abusé contre Clara. « Vivement qu’elle arrive cette lettre dans ce cas. C’est un premier pas vers la cicatrisation de cette longue épreuve pour Clara.  C’est bien qu’elle ait son après-midi de libre. Elle était tellement stressée ce matin, elle va pouvoir se reposer, se remettre de ses émotions » Elle avait entendu dans sa voix les trémolos d’angoisses. Magda la voyait en face d’elle, tremblante et ça l’agaçait. C’était Archenza qui devait être dans cet état, pas Clara. Les innocents, c’est toujours eux qui bouffent avant que les coupables prennent pour leurs actes, si toute fois les coupables se faisaient prendre. Dans son cas à elle, Magda attendait toujours que le coupable qui lui a volé sa sœur aîné soit arrêté et jugé pour ses actes, même si ça ne redonnerait pas la vie à Sahar, ni à toutes ses autres victimes, bien malheureusement. Sans un mot, la brune observe son faux compagnon se diriger vers le bar et se servir un verre de Whisky. Sa bouche n’émet aucun commentaire, pouvant comprendre le besoin de boire un peu d’alcool fort pour se calmer les nerfs. A n’en pas douter, la réunion de ce matin a pu être éprouvante autant pour Clara que pour Demetrio, après concernant Archenza, la Saddler n’en avait que faire de lui et de ce qu’il a pu ressentir. Puis, c’était bien l’heure de l’apéro quelque part dans le monde, non ? L’éclat de sa voix, soudaine, la fait presque sursauter avant de lui donner envie de creuser un peu plus. De lui tirer les vers du nez, pensant qu’il y avait là, un trop plein peut-être à exorciser. « Et qu’est ce qu’il a osé vous dire ? Je paris qu’il a essayé de vous dire que ça arrive partout ? Que c’est presque « normal », non ? » Parce que ça serait bien son genre. Parce que c’est ce qu’ils disent presque tous pour expliquer leurs comportements abjects une fois qu’ils sont pris sur le faite accompli. Ce n’est pas de leur faute, c’est la faute de la secrétaire presque. Trop attirante. Trop belle. Ils ne font que ce que tout homme ferait. Ah la belle excuse ! Sa tête se hoche à l’affirmation de Demetrio sur les hommes. Elle rejoint son point de vue pour le coup. « Parfois essayer de comprendre fait juste plus mal qu’autre chose » Simple commentaire qu’elle extirpe de son vécu à elle. Tout ce temps perdu à tenter de comprendre pourquoi Sahar ? Pourquoi lui faire vivre un tel calvaire ? C’était s’essayer à rentrer dans un esprit étriqué d’un malade mentale et au final, ça n’avait jamais eu l’effet qu’elle voulait : l’apaiser. Ca n’avait que soulever des vagues de douleur et au final, elle n’avait pas bougé d’un pouce. Ca ne l’avait avancé à rien de s’essayer à comprendre. Pendant un court instant, Magda a envie de se greffer à son prochain séjour à Gênes mais reste bouche close, n’ose pas. Ce n’est pas le moment ni l’instant. Il fallait bien à un moment ou un autre affronter Naples et les soucis qui l’y attendent. Elle ne pouvait pas fuir dès la première occasion qui se présente à elle, même si c’était tellement tentant. Comme l’idée de se retrouver rien que lui et elle le temps de quelque jours, loin de tout. « Vous resterez combien de temps ? » Histoire de savoir combien de jours il sera à Gênes et elle, à Naples. Si loin. Trop loin. L’idée ne lui plaît guère mais le choix, elle ne l’a pas. De toute façon, il faudra faire avec. Et puis pourquoi s’angoisser d’une telle distance alors qu’il est là, juste en face d’elle. Si près d’elle. La jeune femme décide de mettre cette stupide angoisse en sourdine, de l’étouffer. Avant tout ça, elle ne craignait pas du tout son absence et cela devait rester ainsi. Face à ses états d’âmes, Magda a le cœur qui se serre pour Demetrio. Ressent un élan de compassion pour lui et en même temps, inexplicablement, cette facette si humaine gonfle l’attirance qu’elle a déjà pour lui. Instinctivement, sans réfléchir, sa main se lève et vient se poser sur sa joue. La spontanéité de son geste la surprend et fait mourir sa caresse sur son menton avant de reprendre sa main. Le voir ainsi la bouleverse un peu, elle voudrait l’aider à se sentir mieux. Se sentir bien, tout en sachant qu’elle n’a sûrement pas ce qu’il faut en elle pour l’apaiser. « Je suis désolée que ça se passe ainsi pour vous. Vous voulez qu’on sorte cet après-midi ou ce soir ? » Proposition qui n’a que pour but de lui changer les idées, d’essayer d’adoucir le feu de cette lamentable matinée. « Je vais bien. Préoccupée par Clara … et vous maintenant mais ça va. Comparé à vous, je suis restée tranquille dans une chambre d’hôtel. Il y a plus horrible » La question qui lui pose soudainement laisse un temps de suspense avant qu’elle finisse par répondre à son autre interrogation, sûrement là pour faire diversion. Le suivant sur sa lancée, elle passe au dessus : « Prendre le soleil en m’occupant » Magda pourrait lui dire qu’elle était entrain d’esquisser des motifs, raconter cette panne d’inspiration qu’elle avait finie par retrouver mais n’y arrive pas. Encore sous la marque de cette question posée et à laquelle elle n’a pas répondu. Parce que la vérité, c’est qu’elle voulait y répondre. Lui arracher ses doutes. « Je ne vais pas vous mentir, j’ai eu des doutes lorsque je vous en ai parlé le soir de la présentation. Un peu trop influencée par une image projetée qui n’était pas la vôtre. J’ai eu un conflit interne qui a rapidement trouvé une fin le soir-même. Ce matin, je m’en faisais pour Clara, essentiellement pour Clara mais pour le reste, j’étais confiante. J’ai confiance en vous, je savais que vous ferez ce qu’il faut pour protéger Clara. Vous êtes très différent d’Archenza. Totalement à l’opposé. Alors vous ranger de son côté, non, je ne pense pas. Je n’y croirai pas si on me le disait » Parce que contrairement au début de leur séjour, Magda a  foi en lui, a une image de lui beaucoup plus forte et établie qu’auparavant et tous les bobards ne pouvaient y changer quoique ce soit sauf si une preuve existe. Sa tête se penche légèrement, cherche son regard. « Vous m’avez entendu ? » Son pouce se pose sur son menton, le force à plonger ses yeux dans les siens. « Il y a du bon en vous quand en Archenza, il n’y en a pas de prime abord. J’ai raison ou pas ? Sachez cedi dit que j’ai toujours raison » Vaine tentative d’humour pour alléger l’atmosphère, même si la brune le pensait quand même un peu. Elle espérait surtout que ces mots lui parviendraient et qu’ils sauraient se frayer un chemin vers lui.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Ven 1 Juin 2018 - 0:57 )
« Quelque chose dans ce goût-là. Je trouve ça écœurant, répugnant. Cet homme est une véritable ordure. » Et il pèse ses mots. Ca ne devrait pas le surprendre… Il a longtemps côtoyé des pourris. Une mère ne prenant pas la défense de son rejeton, un beau-père qui pose ses mains sur un gamin, mais c’est beaucoup de choses à la fois. D’abord les révélations de son mentor et maintenant un type qui, en plus de n’avoir aucune fierté, se permet d’avancer une réalité qui n’est pas la sienne. Il ne fait définitivement pas partie de cette catégorie de gens qui pensent que cet événement est normal, irréprochable. Décontenancé, Demetrio accuse encore le coup en se remémorant leur dernière conversation à laquelle il avait répondu sèchement, froidement, ne laissant aucune faille visible, tandis que son cœur souffrait, peu habitué à ce qu’on lui parle aussi franchement, sans aucune gêne. Ce personnage ne lui apporte guère de la sympathie. La main placée sur sa nuque qu’il frotte, l’homme boit une nouvelle gorgée de cet alcool fort qui brûle sa gorge, presque autant que les propos de son ancien Directeur immobilier. Il lui donne raison et a conscience qu’il ne devrait pas s’obstiner à tenter de comprendre des personnes incompréhensibles. Ses motivations sont tellement différentes que ça lui échappera toujours, alors il abandonne l’idée, la balaye d’un geste de la main. « Quelques jours. Deux, minimum. » Pas moins. Il souhaite avoir un regard sur les candidatures, sur le choix final, prendra certainement quelques décisions, mais les laissera ensuite se débrouiller, ayant d’autres occupations à côté qui lui prennent du temps, notamment ses bateaux à Naples et il n’attend que ça. Les retrouver, pouvoir continuer des croquis, terminer une maquette. Néanmoins, il s’y prendra autrement et ne s’engagera pas dans un trajet de sept heures, prendra son jet privé afin d’éviter un trop plein d’épuisement. « Peut-être que je n'irai pas seul. » Sous-entendant qu'elle prendrait place dans son sac. « Nous en reparlerons en temps voulu. Je vous le proposerai peut-être. Pour terminer ce que j'ai entrepris hier. » Il a saisi que ça pouvait éventuellement l’intéresser, mais ne préfère pas lui promettre la lune. Tout peut changer en une fraction de secondes. Elle-même doit bien s’en douter, puisque leur relation n’a eu de cesse de faire des ricochets. Tout semble se stabiliser pour le moment et ses doigts sur sa joue en témoignent, le surprennent, cette main prenant la sienne tout autant. Ils ont beau avoir partagé un instant tendre et passionnel la veille, Demetrio ne s’habitue pas à cette proximité, mais ne désire pas à la repousser, non. Il en a besoin, la cherche et cette façon qu’elle a de vouloir lui changer les idées, de penser à lui… Ca le touche. « Vous prendrez de ses nouvelles dans la journée, lui donner rendez-vous si vous le souhaitez. Quant à moi, tout va bien. Je vous l’ai dit, c’est le temps que ça redescende. » la rassure-t-il, tout en espérant que ce soit le cas et que ça ne joue pas sur son moral indéfiniment, mais il ne s’inquiète pas tant que ça. Il sait gérer au quotidien et trouve du réconfort dans sa solitude qu’il s’impose dans ses nombreux passages dans la salle de bain. Il n’y a que comme ça qu’il arrive à décompresser ; en laissant sa peine, sa rage rouler sur ses joues, mais en ne donnant la possibilité à personne de le voir et ainsi l’atteindre. « Vous savez… Il y a mieux que rester dans une chambre d’hôtel. » Magda a Gênes sous ses pieds, pourrait en profiter, ou même se rendre sur cette plage qu’elle aime tant pour continuer ses occupations. Au lieu de quoi, elle s’emprisonne dans cette grande suite. Et alors qu’il pense que sa question est partie dans l’oubli, la brune y répond. Si d’abord, sa gorge se noue, cette boule s’efface au fur et à mesure qu’elle parle. Elle ne le connait pourtant pas énormément, mais lui accorde sa confiance et ce qui termine de le soulager, c’est qu’elle ne le met pas dans la même série qu’Achenza : un gros connard. « Hm hm. » fait-il, en hochant la tête. Oui, il a très bien entendu et ça tourne en boucle dans sa tête. Ses lèvres saisissent son pouce, l’embrassent avec tendresse. « Si vous aviez toujours raison, nous n’en serions pas là. Vos idées sur ceux qui vous entourent ne sont pas toujours bonnes. Les apparences Magda… Les « on dit », il faut s’en méfier. » Toujours se faire son propre avis, voir de soi-même, même si ce n’est jamais évident. Demetrio le premier peut se laisser aller à un quiproquo, même s’il apprécie de voir de lui-même. « Je vous remercie. Vous pouvez avoir confiance en moi. Je ne suis pas fin, certes, mais mes intentions ne sont pas mauvaises. Vous le savez, n'est-ce pas ? » Surtout pas la concernant. Demetrio finit son verre et le pose sur la table basse. « Qu’avez-vous visité ces derniers jours ? Avez-vous vu le centre-ville ? Belvedere Castelletto ? » Cette vue imprenable sur Gênes est un incontournable, si bien que ça ne l’étonnerait pas qu’elle ait fait un détour par là-bas. « Des édifices, palais, forts, château d’Albertis ? Des musées, places ? » Il est évident qu’elle ne peut pas tout faire, mais avec une guide qui connaît bien Gênes, elle a dû passer par des points très connus. Demetrio récupère une veste dans son sac et la place sur les épaules de Magda, sachant qu’elle en aura l’utilité. « Il y a un endroit par lequel je suis certain que vous n’êtes pas passée. Nous y ferons un détour ce soir. En attendant, nous pouvons continuer cette fameuse visite de la ville. Vous pouvez également proposer à votre amie de se joindre à nous, si vous êtes trop inquiète pour elle. Qu’en pensez-vous ? » Ses doigts se perdent dans sa chevelure, puis viennent s’écraser sur ses hanches. « Je dois juste… prendre une douche avant. » Passage obligatoire. Avec tout ça, il se sent plus que sale. En clair, elle a une heure devant elle. Heure qui lui est nécessaire, à lui. « D'ailleurs… J'ai encore la trace de vos ongles sur mon dos. » Amusé, il affiche un sourire, avant de l'encercler de ses bras et capturer cette lèvre inférieure qui lui fait tant de l’œil. Oh ça oui, il a encore des marques et elles sont bien visible. Magda n'y a pas été de main morte.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Ven 1 Juin 2018 - 12:49 )
Ses iris se posent sur le brun quand sa bouche reste silencieuse mais dans sa tête tout un tas de nom d’oiseau tout aussi moches que réalistes s’y bousculent. Ils rejoignent tous les adjectifs que Demetrio utilise pour décrire Archenza et encore, elle n’a pas eu entre les mains les preuves irréfutables, Magda. Elle n’a eu que le récit douloureux de Clara, ses émotions nées de ce comportement déviant qui n’a rien de normal, qui n’a rien de juste mais qui a été pourtant le quotidien de cette jeune femme. La poussant à se blesser pour tenir bon, pour rester solide pour sa fille, pour elle. Ne pas mettre de l’huile sur le feu, c’est là sûrement la raison de son silence bien qu’elle n’en pense pas moins la Saddler. Son avis est bien arrêté sur la question et Archenza pourrait avoir tous les drames du monde au sein de sa vie, rien n’expliquera un tel comportement, rien n’adoucira son cas. Ses dents viennent mordiller l’intérieur de sa lèvre inférieure. Quelque jour à Gênes. Pas la mer à boire et pourtant l’idée d’une telle distance ne l’enchante pas vraiment. Une sensation qui l’agace car elle ne devrait pas prendre vie, ne devrait même pas exister ne serait qu’une seconde. Le contrôle, quand va-t-elle le retrouver sur elle-même ?! Sur ses états d’âmes, sur ses émotions, sur ses gestes ? A croire que rien n’allait dans le bon sens dès qu’elle se trouvait en la présence de son faux compagnon. Cependant, son visage prend une autre teinte, une autre aura lorsqu’il émet l’hypothèse de ne pas venir seul la prochaine fois. Un espoir incontrôlable se faufile et s’impose à elle, comme ce sourire qui veut se caler sur ses lèvres, ravi par l’idée de revenir en ces lieux avec lui.  Sourire qui se fait dompter tout de même pour masquer l’enjouement de cette hypothèse. Un demi-sourire au coin de ses lèvres, vite happé par ses mots, diversion : « Très bien. Nous verrons ça quand le moment viendra » Ils n’étaient pas à l’abri que tout change. Rien qu’à voir leur relation qui n’était pas réellement sous de bon auspice au tout début. La donne pouvait changer, bien que la métisse n’espérait pas mais son caractère flambé, lui, n’en avait que faire de ses expectations. « Si vous le dites, c’est que ça va. Vous vous connaissez mieux que moi, après tout. » Son œil glisse vers son portable, juste pour voir si aucun sms de la part de Clara ne s’était affiché sur son écran. Demetrio avait beau dire que tout allait bien, ça ne l’empêchait pas de s’en faire, même juste un peu. « Je sais mais j’ai eu envie de flâner ce matin. Vous m’excuserez mais la nuit a été plutôt courte » Agréablement courte mais Magda avait besoin de davantage de repos pour se remettre d’aplomb, pour être en forme. Ce corps n’arrive pas forcément à suivre le rythme de ce séjour puis son quotidien à Naples aussi par moment. Tout va trop vite et jamais assez de temps pour se reposer comme il le faudrait, ce matin, elle l’avait pris. La métisse fronce du nez, sa remarque pleine de sens pique et tape en plein dans le mille, lui rappelant sa faute : celle de l’avoir mal juger. Le baiser qu’il dépose sur son pouce fait mieux passer la pilule ceci dit. « Oui. Oui. Oui … Vous en faites pas, je retiens la leçon » Celle de se faire sa propre opinion et surtout de faire plus confiance à son instinct mais là encore, la route est longue. Magda est en perpétuelle remise en question, doute toujours d’elle-même. Une constance qui a toujours rythmé sa vie, malheureusement. Ses épaules se haussent, prenant un air détaché bien que gênée par ses remerciements. Il n’y avait pas besoin de la remercier de dire ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait au fond d’elle. « Je le sais, oui » Son pouce encore contre son menton émet une simple pression avant de se défaire de sa peau à contrecœur. « Je l’ai vu oui. Clara m’y a emmené pour le coucher du soleil. C’était juste … pfffiou » Les mots lui manquent pour en parler mais son expression parle pour elle. La vue sur le centre-ville, c’est un souvenir qu’elle souhaite graver solidement dans son esprit. « On a fait quelque arrêts rapides à certains endroits, faisant l’impasse sur les musées, malheureusement. Les journées ne sont pas assez longues. Clara a pris le temps aussi de me faire découvrir les spécialités culinaires aussi dans des restaurants bien précis. Elle m’a fait tout un parcours » Deux journées, c’était bien trop court pour tout voir et ça la frustrait un peu mais ceci dit, comme Clara le lui avait dit, elle pouvait revenir et l’assistante se ferait un plaisir de la recevoir. C’était fort aimable de sa part, ça l’avait touché. « Ah bon ? Lequel ? Je serais ravie de pouvoir continuer à faire la touriste. J’en pense que c’est une excellente idée. Je vais l’appeler » Enthousiaste par cette idée, Magda s’apprête à bondir sur son téléphone mais s’arrête dans son élan, sentant les doigts de Demetrio se plonger dans ses cheveux. Ca lui fait du bien, tellement que ses yeux se closent un bref instant, savourant la caresse. Une moue s’affiche sur son faciès, jugeant pas nécessaire de filer sous la douche quand ils pouvaient parti à la conquête de Gênes dès maintenant mais Magda en oublie son verbe quand ses doigts se posent sur ses hanches. Contaminée par son sourire, Magda lâche un faible rire qui vient s’étouffer dans les retrouvailles de leurs lèvres, ses bras s’enroulant autour d’elle. « Tant mieux. Vous me direz quand elle aura disparue, histoire que je vous en refasse une autre » Rajoute-t-elle, de la malice dans les yeux. Fallait bien qu’elle laisse une trace de son passage quelque part. Au moins, si une autre qu’elle trouve une place dans ses draps, il y aura une marque d’elle qui signifiera à la personne que Saddler, oui, est passée par là. La métisse profite de cette proximité, se cale dans ses bras passant ses bras autour de sa taille. Ses lèvres retrouvent les siennes, se délectent de ce contact. Pour peu, elle voudrait s’enfermer dans cette chambre et rester qu’avec lui et il se faut de peu pour qu’elle finisse par lui proposer cette option mais profiter de Gênes avec Clara et lui semble plus raisonnable. Avec un goût de trop peu, Magda se fait force et se défait de ses bras, ses mains se posant sur ses épaules. « Allez ! Allez ! Filez sous votre douche ! Plus vite vous y serez, plus vite vous en ressortirez. Il est déjà 13 heures passé et vos douches sont plus longues que les miennes ! C’est à se demander ce vous y fabriquez » Ca, elle l’avait remarqué et ça l’intriguait aussi un peu. Elle qui pensait traîner trop longtemps sous la douche, elle avait trouvé plus long qu’elle. « Je serais sur la plage » Alors qu’elle allait récupérer ses affaires et filer à l’anglaise, Magda revient sur ses pas et saisit le col de sa veste pour l’attirer à elle. « J’impatienterai sagement. Me faites pas trop languir tout de même » Un clin d’œil avant de l’embrasser puis Magda file. A peine la porte refermée, son portable se greffe à son oreille, appelant Clara pour lui proposer de passer l'après-midi avec eux.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Sam 2 Juin 2018 - 12:53 )
Demetrio est d’accord avec elle : la vue sur Gênes, encore plus au coucher de soleil, depuis le Belvedere est magnifique et il est ravi qu’elle ait pu passer par là. On ne passe pas dans cette ville sans ça. Il prend note de ces endroits, bien qu’il soit déçu pour elle qu’elle n’ait pu faire les musées, mais peut-être aura-t-elle plus de temps la prochaine fois, si elle l’accompagne lors de son séjour. Son sourire incontrôlé s’agrandit au son de ce rire étouffé par ses lèvres qui se pressent, lui volant un baiser qu’il n’aurait peut-être pas dû lui donner, afin de redescendre un peu sur Terre, aussi garder une certaine contenance, mais c’est peine perdue. Sa présence lui fait du bien, ce qu’elle lui dit aussi. L’estime qu’elle a pour lui et qu’il ressent dans son regard, tout comme cette forme d’insolence dont elle fait preuve, notamment en désirant  le marquer. « Je vais peut-être penser à vous attacher les mains. » Mais il ne le fera pas, parce que même s’il ne le dit pas, il a aimé sentir ses doigts sur sa chair, être la victime de cette passion dévorante, liée à ce qu’il lui faisait. Son étreinte se resserre, tandis qu’il répond à ce contact, puis, poussé par la demoiselle, se dirige dans la pièce d’à côté. « Ne critiquez pas ! Chacun à ses besoins. » Et lui, c’est s’enfermer dans une salle de bain, se retrouver pendant une bonne heure. Ca lui est nécessaire pour se ressourcer, même s’il a conscience que ce soit incompréhensible pour les autres. Demetrio sait ce qui se passe, c’est suffisant. Il ne changera pas cette habitude devenue pire qu’une drogue et même s’il en ressentait le désir, ne pourrait pas. C’est plus fort que lui. Ca l’aide à se canaliser ensuite, à passer une journée sans trop d’encombre, sans penser à ces brûlures invisibles qui s’acharnent sur lui. « Vous impatienterez. » souffle-t-il, en secouant la tête, un brin amusé, tandis qu'il disparaît.

Il est quatorze heures quinze lorsqu’il quitte l’hôtel pour la retrouver sur la plage, vêtu du jean qu’il portait lorsqu’ils se sont retrouvés la première fois près de la mer, qui a pris l’eau, mais qui a fini par sécher et il est frustré de ne pas avoir pris beaucoup plus de vêtement, ne pas avoir préparé un imprévu qu’il pensait impossible. Il ne s’attendait pas à de tels événements. Doucement, il s’approche de Magda, pose ses mains sur sa taille et colle son torse contre son dos, le cœur battant un peu plus fort, plus vite. Ses bras l’encerclent, se resserrent autour de sa silhouette. Son visage se cale contre son épaule sur laquelle il dépose un baiser, avant qu’il ne la prenne par les épaules, l’emmenant avec lui vers son véhicule afin de rejoindre Clara au centre-ville où, au passage, il achète un sandwich, coupant sa faim. L’après-midi passe relativement vite, durant laquelle ils visitent le château d’Albertis, le quartier de Boccadasse, ainsi que le porto antico. Si son employée semblait tendue à l’idée de passer l’après-midi en compagnie de son patron, elle s’est très vite apaisée, avec l’aide de Magda qui ne l’a pas laissé tombé. Son investissement l’a touché, effaçant définitivement l’amertume de ces derniers jours, la rendant d’autant plus attachante.

La journée se termine, le faux couple quitte Clara, avec pour projet de prendre de ses nouvelles de temps à autre. Demetrio lui souffle également qu’ils auront la possibilité de se voir lors de sa prochaine escapade, comptant bien suivre son évolution de près. Une fois éloignée, le PDG se tourne vers Magda. « Il faut qu’on se presse, si vous souhaitez voir Gênes avant que la nuit tombe. » dit-il, en pressant sa main sur son dos, qu’il glisse ensuite dans la sienne pour la tirer en avant. En quinze minutes, ils rejoignent la Lanterna de Gênes. Le phare est fermé en semaine, ouvre exclusivement le week-end et durant les jours fériés, bien qu’y accéder soit  encore difficile, mais après un appel, il a réussi à prendre contact avec le gardien qui les attende d’ailleurs avec un sourire qui se loge sur son visage. « Monsieur Clarizio. » « Bonsoir. Merci d’avoir accepté de nous ouvrir l’accès. » « Je vous en prie. Passez un agréable moment. » Il acquiesce d’un signe de tête et s’avance vers l’intérieur du phare, refermant la porte derrière eux. « Vous êtes déjà montée jusqu’au sommet d’un phare ? » Sans plus attendre, il se dirige vers le haut, montant les escaliers une à une, resserrant ses doigts autour des siens, tout en gardant un rythme lent, mais régulier, de sorte à ce qu’elle ne s’épuise pas. Son cœur est fragile, Demetrio en a conscience, ne l’oublie pas, si bien qu’il s’arrête à la moitié du trajet, profitant de la petite fenêtre ouverte pour lui désigner la vue qui s’offre déjà à eux. « Tout va bien ? » s’inquiète-t-il, espérant qu’elle ne s’essouffle pas trop vite, puis descend d’une marche afin d’être à sa hauteur. « Votre cœur, est-ce que ça va ? » Les efforts faits sont conséquents, alors prendre une pause pendant quelques minutes ne le dérange pas. Qui plus est, le soleil commence tout juste à se coucher. Ils ont encore le temps de parvenir au bout et de ne pas rater ça. Avec tendresse, Demetrio caresse sa chevelure, poussé par l’envie d’un contact physique qu’il se refusera peut-être dans les jours à venir, à cause du retour à la réalité, mais également pour prendre du recul quant à leur relation étrange, si ambigüe.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Sam 2 Juin 2018 - 17:09 )
L’aiguille défile sur sa montre mais pas assez vite. Pas aussi vite qu’elle le voudrait. Magda s’impatiente, tapote du pied dans le sable avant de laisser ses orteils s’y enfoncer. Profiter de la sensation sableuse sur sa peau. Qui sait quand elle la retrouvera ? Peut-être bientôt mais peut-être aussi dans trop de temps. Son regard se perd sur l’horizon, il fait bon et son esprit devient greffier, veut marquer ce moment dans sa mémoire. Se rappeler le vent sur son visage, les pieds dans le sable, le son des vagues et l’odeur iodée de la mer. Poser ce souvenir à côté de ceux fabriqués avec Sahar, Stefan et maintenant Demetrio. Son cœur rate un battement lorsque la brune sent deux mains se poser sur sa taille, la surprenant. Perdue dans ses pensées, dans sa mémorisation de l’instant présent, elle ne l’avait pas entendu arriver. Ses bras l’enveloppent et arrivent à lui procurer cette sensation de sûreté. Fortification qui empêcherait tout danger de l’atteindre et c’est agréable. Tellement agréable de pas être sur la défensive, de cesser d’être un instant son propre bouclier, de laisser quelqu’un l’être pour soi. Juste un moment, une courte durée dans une existence, c’est rien. Magda apprécie cette sensation tout en sachant qu’elle ne doit pas y prendre goût, qu’elle ne doit pas s’y habituer. Dans trois mois, elle n’aura qu’elle pour se barricader, se protéger. Puis il y a bien une chose contre laquelle il ne pourra pas la préserver : elle-même. Ce cœur perdu d’avance. Le visage de Demetrio trouve sa place sur son épaule, la tête brune venant s’y poser, la caresser de sa tempe. Un baiser aussi rapide qu’un battement d'ailes de papillon sur sa peau et ils quittent l’hôtel pour rejoindre Clara. Prospectus dans les mains, Magda suit le rythme des visites, prend des photos ci et là en parfaite petite touriste. Découvrir de tels endroits, de les voir de ses propres yeux, c’est grisant et cela se ressent à sa voix, son visage, ses expressions. Au moins, ça a le don de calmer Clara qui a mis le temps mais qui a fini par être plus à l’aise en présence de Demetrio. Cette fois-ci, pas besoin de noter les hommes aux alentours, elles avaient fait du chemin depuis. Calée entre Clara et Demetrio, Magda passe une belle journée, oui. De celles qui laissent un sourire sur le visage avec un sentiment d’euphorie dans la chair. De celles qui deviennent de bons souvenirs comme des diapositives indélébiles qui défileront une fois ses paupières closes. Cette journée arrive cependant à son terme et le couple imposteur doit se séparer de Clara. Bien qu’aucune des deux femmes savent quand elles se reverront mais il est certain qu’elles se reverront. Les au revoir de la brune sont remplis de pudeur, se retenant de la moindre démonstration d’affection, sûrement à cause de ce mélange de tristesse et d’appréhension qu’elle ressent. La fin du séjour se faisait sentir de plus en plus fort et ça la rendait déjà nostalgique. Néanmoins, Clara la prend dans ses bras, lui enlevant une épine du pied puis part de son côté. Pas le temps de se remettre de la séparation, Demetrio la presse, la précipite vers un endroit encore inconnu. « Et on va où ? » Sa main se glisse dans la sienne et l’entraîne dans son sillon mais une réponse, ce n’est qu’une quinzaine de minutes plus tard qu’elle l’obtient quand ils s’arrêtent au pied du phare qui les regarde de toute sa longueur. L’accès est fermé pour aujourd’hui et la laisse perplexe sur la raison de leur présence ici mais le gardien les attend à l’entrée, tout sourire. Non… Non…Non ?! C’est bien ce qu’elle croit comprendre, la Saddler ? Demetrio a pu réussir à avoir accès au phare ?!! « Oh purée ! Vous avez osé ! » Exclamation lâchée dès que la porte se referme derrière eux. Elle n’en revient toujours pas et surtout peine à cacher l'effervescence qui monte en elle. « Non. Ja-mais ! » Excitation à son comble qui se reflète dans un rire qui résonne dans le couloir. Pas de répit pour s’en remettre, Demetrio l’entraîne dans l’ascension vers le sommet. Magda suit le rythme, ne traîne pas la patte et malgré un rythme correct, son souffle se fait plus court, son endurance n’est pas l’égal de celui de son acolyte et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir envie d’atteindre rapidement le sommet du bâtiment, de se noyer dans le paysage. La pause qu’il lui impose n’est pas de refus et la laisse reprendre son souffle. Son pouce se lève dans l’air lui signifiant que oui, ça va. Son visage se tourne vers la petite fenêtre ouverte, l’air lui caressant la peau. Le paysage de là est déjà magnifique et la motive à reprendre l’ascension, dans quelque minutes, juste le temps de respirer. « Il va bien, vous en faites pas pour lui. Il subit bien plus quand je m’énerve que quand je grimpe un long escalier. Et vous, ça va ? » Son front se pose sur son torse, quand sa main se perd dans sa chevelure, l’aidant à calmer sa respiration désordonnée. Après quelque longues inspirations et expirations plus tard, Magda se redresse et lui fait comprendre d’un signe empressé de reprendre leur ascension, impatiente d'être tout en haut. « C’est bon. C’est bon ! On y retourne ! J’ai pas envie de tout rater » Ses mains le pressent un peu et la course contre le soleil reprend. « Vous lui avez dit quoi au gardien pour qu’il accepte de nous laisser passer ? » Parce qu’elle était curieuse de savoir les arguments émis. Bien que, elle se doutait bien que le premier argument et pas des moindres, c’était qu’il était Demetrio Clarizio et qu’on ne pouvait pas lui dire non. Ca aussi, elle commençait à le comprendre à ses dépens.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Dim 3 Juin 2018 - 0:44 )
Oui, il a osé. Séjourner à Gênes sans accéder au sommet du phare, ce n’est pas une bonne visite. Cet endroit est l’un de ses favoris, en plus du port dans lequel il pourrait se perdre durant des heures, bien que ce qu’il préfère par-dessus tout, c’est être au beau milieu de la mer, sur son bateau, là où il sent la pression du monde s’éloigner, le poids des secrets s’alléger et c’est ce dont il a envie ce soir, pour elle. Qu’elle puisse ne plus penser à rien d’autre qu’à ce qu’elle va vivre à l’instant présent. Néanmoins, il tient à ce qu’elle arrive en haut de la tour en bonne santé, alors il prend le temps dont elle a besoin pour qu’elle puisse récupérer son souffle.  Il acquiesce d’un signe de tête à son interrogation et avec tendresse, longe son dos de ses doigts, jusqu’à sa nuque sur laquelle il place sa main fraîche. « C’est à vous que je pose la question. » Mais lui, ça va très bien et il est rassuré  de la voir reprendre de l’aplomb. Poussé par sa motivation, Demetrio reprend son ascension, suivi de près de la brune. « Je me suis présenté. » Simplement. Il n’a pas eu la nécessité d’en faire davantage. Le fait est qu’il est assez réputé pour qu’on lui donne tout sur un plateau doré. Rares sont ceux qui se mettent en travers de sa route et lorsque ça arrive, c’est en le poignardant dans le dos, comme l’a fait Elvezia. Avec son influence, ils savent qu’il vaut mieux se le mettre dans la poche, plutôt que de l’avoir en ennemi. Il n’a pourtant pas la rancune tenace, ou seulement lorsqu’on le blesse à un point de non retour. Sa mère pourrait en témoigner : il ne lui a plus adressé la parole depuis qu’elle l’a traité de menteur, qu’elle s’est rangée dans le camp de son beau-père. Elle a bien essayé de lui envoyer un message vocal auquel il n’a pas répondu. C’était par intérêt, nullement pour s’excuser de son comportement et faire part de ses regrets, bien qu’il ignore s’il en aurait pris compte. A l’époque, il l’a appelé à l’aide et n’a reçu aucune main tendue de sa part, alors, c’est vrai, il lui en veut encore aujourd’hui pour ce qu’elle a fait, mais d’autres personnes comme ceux qui ne lui ont laissé aucune chance professionnellement, jugeant qu’il avait trop de diplômes, ou pas assez d’expérience, il est passé outre. Avec son empire autour de lui, il a su leur montrer qu’ils avaient eu tort et qu’ils auraient dû lui faire confiance. Au fond de lui, il ose espérer qu’ils s’en mordent les doigts et qu’ils remarquent l’erreur commise. « Il n’y a pas eu besoin d’épiloguer. Clarizio fait partie du langage privilégié, vous en doutiez encore ? » Et il en est fier. Rien ne lui est refusé, notamment parce qu’il a l’argent pour remercier et que son bouche à oreille fonctionne bien lorsqu’il s’agit de mettre en avant un lieu sympathique qui mérite d’être connu, mais ça, il ne le fait pas forcément exprès. Il en parle une fois, les gens font le travail ensuite. Arrivé en haut, il pousse la porte du phare et l’attire jusqu’à la rambarde, de sorte à ce qu’elle puisse voir au mieux la vue. A gauche se trouve la ville qui commence à s’illuminer. A droite, la mer ligurienne. Demetrio place ses deux mains sur sa taille, se resserre contre elle, torse contre son dos et murmure au creux de son oreille : « C’est pour des choses comme ça, que je souhaite vivre les lendemains. » Pour la beauté du monde. « La vie n’est pas que cruelle, Magda. » Et il en a pris conscience lorsque son cœur est parti en vrille. Lui qui souhaitait mourir, s’apprêtait à faire une tentative de suicide, a compris deux ans plus tard qu’il était attaché à la vie, qu’il souhaitait encore réaliser plein de choses. Il a beau avoir l’argent qui le lui permet, il n’a pas encore tout vu et est convaincu de rater des perles. Il aimerait qu’elle s’en rende compte à son tour et peut-être bien qu’elle accepte un choix raisonnable : lui laisser le gouvernail de sa vie pendant une journée supplémentaire, le temps des analyses que son chirurgien pourrait faire. Ca lui importe beaucoup, bien qu’il n’en reparle pas pour le moment, jugeant que le moment n’est pas propice à une discussion houleuse. « A Naples, il y a de très jolis endroits comme ici. » Ca, c’est parce qu’il a bien entendu son appréhension à revenir, qu’il comprend pourquoi elle souhaite fuir, mais à côté de la cruauté humaine, Naples est une ville dans laquelle elle pourrait trouver quelques refuges.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Magda Saddler
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Après une rude matinée... ( le Dim 3 Juin 2018 - 7:18 )
Ses yeux se ferment, laissant sa peau s’abreuver de cette tendresse dans laquelle son compagnon simulé l’enveloppe. Contact qui lui fait du bien et bouscule ses habitudes. Son habitude de toujours se terrer dans un hiver sans fin, rejetant la moindre approche en temps normal, avant tout cela. C’était se rassurer dans une solitude, s’illusionner que dans ce vide de contact, elle y était bien, en sécurité mais aujourd’hui, tout vole en éclat. Elle se rend compte, Magda, qu’elle n’était pas aussi bien dans ce monde aseptisé dans lequel elle s’est enfermée. Que la tendresse qui l’effrayait tant peut lui faire du bien, l’apaiser, la bercer. Sa raison voudrait y émettre un hola, une petite pause pour lui éviter d’y prendre trop goût, d’éviter de souffrir du retour à la normal, du retour à son hiver façonné de toute pièce mais son corps ne suit pas, laisse ses doigts courir le long de sa colonne vertébrale pour se poser sur sa nuque, contact frais. « Demetrio Clarizio c’est le laisser passer universel, c’est ça ? » Exactement comme elle s’en doutait. Suffisait de dire qui il était pour voir les portes s’ouvrir. Comme celles d’un phare clos au public normalement mais faut croire que Demetrio Clarizio n’était pas un public lambda. La jeune femme se demande un instant ce qu’il pouvait ouvrir d’autre juste à l’énonciation de son prénom ? Des limites qui ne lui résistent pas, que ce soit celle de règles établies ou les siennes de barrières. Mais dans son cas à elle, son nom n’avait rien eu à voir dans l’affaissement de ses frontières, de ses remparts, c’était uniquement lui. L’essence de ce qu’il était en silence, celui qu’on distingue entre son air froid et son ton si dur. Ce n’était pas le grand homme d’affaire qui lui plaisait, qui l’attirait, c’était l’être humain derrière ce masque. Et si Clarizio est un langage privilégié, Magda se sentait d’une certaine façon aussi privilégiée. Elle était témoin d’une facette que peu de gens pouvait voir, elle le savait, ils étaient tellement pareils à ce niveau là. Deux êtres similaires mais pourtant si différents aussi. « Vos chevilles vont bien ? » Magda lui jette un regard du coin de l’œil, un sourire narquois au coin des lèvres. Elle le taquinait mais pouvait comprendre son sentiment de fierté. Si elle se fiait à ce qu’il lui avait dit au début de leur rencontre, il a dû se battre pour arriver où il est aujourd’hui. « Peut-être un peu mais maintenant je n'ai plus l'ombre d'un doute. J’imagine que ça fait partie de la réussite » Si le nom Clarizio ouvrait des portes, le nom Saddler, lui, en refermait. On ne peut pas dire qu’elle était proche d’une certaine réussite, la métisse mais elle se débattait pour redorer son blason. Pas pour son père. Pour Sahar. Pour elle. Enfin arrivée au sommet, son regard se visse d’emblée sur le paysage qui se déroule sous ses yeux. Magnifique. A couper le souffle. Deux mondes qui s’opposent, la terre et cette ville qui s'éveille sur sa gauche et la mer qui respire, embrassant le soleil qui s’endort. « La  vue est juste splendide. C'est incroyablement beau »Demetrio l’enlace, la serre contre lui venant enjoliver ce moment qui ne pouvait être plus parfait qu’à cet instant précis. Son cœur déjà déraillé s’emballe aux mots qu’il glisse au creux de son oreille. Des mots qui tombent justes et si Magda  n’était pas si dure, si entêtée, elle pourrait presque les laisser la convaincre. Des lendemains comme ceux-ci, oui, bien-sûr que c’est tentant. Bien-sûr que ça donne envie de rallonger ce temps bien trop court mais ils ne font pas tout. Ce n’est pas tout. A côté de ces beaux moments, il y a tout le reste à supporter et c’est ce reste âpre dont elle en peut plus, Magda. Point sensible touché, ses cils s’électrisent, sa vue s’embrouille. « Hmm hmm » Cette phrase qu’elle a si souvent entendue et qu’elle a cessé de percevoir depuis cinq années. La vie n’est pas que cruelle. Peut-être bien mais la métisse ne lui laissait plus vraiment l’occasion de lui prouver le contraire. Son passé, son histoire, parlait pour cette vie pas si cruelle mais qu’elle perçoit comme telle. « Peut-être bien mais les faits sont là. J’ai plus perdu que gagner dans cette bataille » Parce que c’était bien là ce que la vie était, non ? Une constante bataille pour sauver sa peau, survivre à ce cœur débraillé. Un soupir s’échappe de ses lèvres, ses bras s’enroulent autour de ceux de Demetrio, resserrant encore plus son emprise autour d’elle comme pour sentir davantage sa présence.  « Je n’ai pas la force de rester si c’est pour continuer à perdre. Je suis fatiguée de perdre, Demetrio. Fatiguée. » Confession sur le bout de la langue qui finit par s'échapper, par prendre vie dans l'air. Des mots qu'elle n'avait jamais vraiment dit à haute voix, se contente de se les dire à elle-même uniquement. C’était peut-être lâche, c’est vrai mais c’est comme une partie de poker, il faut s’avoir s’arrêter à un moment donné. Se coucher. C’est ce qu’elle avait décidé de faire.  Ses yeux se ferment fort, juste pour se rendre la vue, faire couler ses larmes qui l’empêchent de mirer ce beau spectacle correctement. De dos, Demetrio ne peut les voir et ça l’arrange quelque part qu’il ne puisse voir ses larmes chaudes. Larmes d’une perdante qui pourtant se surprend à espérer, à avoir cette étincelle prendre vie quelque part, celle de devenir une gagnante qui l'emporterait sur un destin mal ficelé mais la fatalité est bien trop ancrée en elle pour s’en aller d'un revers de mots bien placés. Sa future révérence sur la vie, c’était son échappatoire à elle. Une issue bien amère, faut avouer. « Naples, c’est différent de Gênes. Naples, c’est aussi le théâtre des mauvaises scènes » Mais pas que... C’est là qu’elle avait aussi fabriqué de beaux souvenirs avec  sa sœur, avec Lana, avec Stefan, avec Lulu, y’a eu Leo aussi, des souvenirs aigre-doux mais dans le lot, il y en avait des bons, même si elle préférait ne pas y penser. Il n’y a pas eu que des mauvaises scènes au final alors elle fait le choix de voir Naples peut-être autrement. Plus positivement. « ... Mais vous avez raison, Naples est une belle ville. Y’a du bon à en extirper » Même si elle la quitterait peut-être un jour pour retrouver Londres comme sa mère l'espèrait, estimant qu'elle n'a plus rien à faire à Naples. « Dites ... on s’y rendra ? » Demande qu’elle émet parce que Demetrio semblait avoir la bonne influence sur elle, semblait pouvoir la pousser à voir les choses d’une différente façon. En mieux. En plus lumineux. Et c’est peut-être ce qui lui fallait à la métisse. L’impulsion qui lui manquait tout ce temps.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
•• ALASKA (Goo Goo Dolls)
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