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- (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mar 29 Mai 2018 - 20:19 )
Les mots blessent autant que les coups.feat Azkadelio
Gus arrive tôt au restaurant. Enfin tôt il est presque huit heures, dés fois il y est à six heures surtout quand il ouvre pour le service de midi.
Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
De plus il avait besoin de dormir après cette soirée d’inauguration. Fini par un super repas partagé avec Isaiah.
Mais il ne peut s’empêcher de penser à son ami Az.
Il l’a aperçu rapidement hier soir. Trop occupé avec le monde, client et passant, il n’est pas spécialement allé vers lui. Alors qu’il aurait pu prendre cinq minutes de son temps pour aller le saluer et lui parler.
Il y avait aussi cette euphorie donnée par l’ambiance et peut être la présence de l’artiste.
A-t-il été égoïste hier soir ?
Oubliant son ami d’enfant pour se griser avec un autre ?
Peut être.

Et là il en prend un peu plein la tronche. C’est surement mérité.

En tout cas Az ne se gêne pas pour balancer à Gus, ces quatre vérités au travers des sms qu’ils échangent. Le restaurateur cherche à s’excuser mais aux yeux d’Az il ne pense qu’à lui.
Gus ne voit pas les choses de la même façon.
Et il ne comprend pas les réactions et les mots de son ami d’enfance. Ou plutôt il ne cherche pas à voir plus loin.
Az et lui cela a toujours été à la vie à la mort.
Ils sont d’ailleurs bien plus que des amis, vu que le charnel c’est mélangé à leur relation depuis pas mal d’année. Le restaurateur ne prend pas conscience de l’ampleur que prend leur relation.
Coincé dans sa peur d’aimer.
Bouffé par la douleur encore bien vorace du à la mort de son jumeau.
Enfin il essaie de s’occuper l’esprit. Espérant juste que la discussion ne virera pas à l’embrouille une fois qu’Az sera là.

Gus s’attaque à la salle. Son personnel a fait un part du rangement avant de partir, mais il reste quelques petites choses à faire. Comme remettre en place correctement les tables et les chaises. Ramasser les quelques verres qui trainent.
Il continue à échanger des sms avec Az, essayant de le persuader de passer.
Cela l’ennui vraiment qu’ils se prennent la tête pour une merde pareille.
Enfin le beau gosse lui assure qu’il passe.
Il se sent plus serein, un poids en moins sur sa poitrine.
Il passe derrière le bar pour prendre les bouteilles vides. Il vérifie les frigos et met le lave vaisselle en route. Il se fait un café. Puis il file en cuisine pour continuer son rangement.
Regardant parfois l’heure.
Az lui a dit dans vingt minutes, et il a la sensation que cela fait une heure qu’il lui a envoyé ce message.

Gus prend alors sa tasse et son paquet de cigarette. Il va se mettre dehors devant la porte d’entrée de la cuisine. Il a besoin de prendre l’air et puis comme ça il verra arriver Az.
Il regarde son portable mais pas de réponse à son dernier message.
Il avale son café manquant de se bruler.
« Putain c’est chaud. » Puis il allume sa clope.
Il laisse son regard se faire séduire par la fumée qui s’envole.
Avant de détailler les courbes d’un mec qui passe.
Son regard accroche enfin sur une silhouette familière. Az.
Du coup Gus s’avance vers lui. Voudrait-il se faire pardonner ?
« Salut Az. Content que tu sois venu. » Il l’attrape pour lui donner une bonne accolade.
Se retenant de lui voler un baiser. Faudrait pas qu’Az croit qu’il veut l’acheter.





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Dernière édition par Augusto Rinaldi le Jeu 26 Juil 2018 - 11:09, édité 1 fois
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Azkadelio MelchiorreLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mar 29 Mai 2018 - 22:29 )
J’ai une boule au ventre alors que je ferme la porte de ma voiture. Clic. Les portières se verrouillent et mes pieds viennent rythmer le bitume jusqu’à venir faire crépiter les graviers de la petite ruelle menant à la porte de service du restaurant de mon meilleur ami. Je prends une grand respiration, les mains au fond des poches de mon manteau noir col officier, puis j’expire avec lassitude appréhendant déjà de voir mon meilleur ami. D’ailleurs, voilà Augusto qui s’approche de moi. Il me salut et me prend directement dans ses bras. Je reste statique un moment avant de prendre moi aussi mon meilleur ami entre mes bras, respirant son doux parfum au creux de son cou.

« Salut. »

Je ne tarde pas à relâcher mon étreinte et me reculer un peu de lui. J’ai envie de garder un peu de distance avec lui, car j’ai toujours un peu les nerfs envers lui. Je sais au fond de moi que j’ai des sentiments pour lui et je sais que pour lui, ce n’est ni le moment, ça le sera sans doute jamais d’ailleurs. Et de toute manière, il préfère se plonger dans des histoires d’une nuit avec tout Napoli. Il est tant pour moi de tourner la page une bonne fois pour toute.

« Tu pues la cigarette. »

Mon ton est sec et je ne cherche pas à le ménager.

« Du coup tu voulais qu’on se voit ? Tu veux me dire quoi ? »

J’arque un sourcil attendant une réponse de sa part. Mon téléphone vibre dans ma poche, mais je l’ignore portant mon attention sur Augusto et aux mots qui vont sortir de ses lèvres douces et désirables.
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mer 30 Mai 2018 - 14:28 )
Les mots blessent autant que les coups.feat Azkadelio
Gus ne peut pas s’empêcher d’être stressé.
L’échange sms avec Az l’a un peu secoué. Même s’il ne le dira pas. Il ne lui aurait pas suffi de grand-chose pour éviter de lire ces mots. Un peu plus d’attention hier soir.
Mais bon le mal était fait.
Du coup il espère qu’il va pouvoir rectifier le tir quand son ami sera là. Enfin s’il passe. Juste pour l’emmerder Az pourrait ne pas venir. Et le laisser en carafe. Parce qu’il lui semble que les vingt minutes sont déjà passés depuis un bail.
Ou alors c’est sa culpabilité qui le ronge.
Pourquoi il se sentirait coupable au fond ? Il n’a rien de spécial. Du coup il décide de sortir du restaurant pour s’offrir une pause en fumant une cigarette. De toute façon la salle est rangée, il lui manque à reremplir le bar et finir la cuisine.
Il peut prendre un peu de temps et ainsi il pourra voir Az arriver.

Gus boit son café, puis allume sa cigarette. Il tire quelques taffes, laisse son regard s’égarer et puis il voit Az. Il le regarde un instant avant de partir à sa rencontre après avoir éteint sa clope.
Il le trouve beau et à envie de le taquiner, mais il préfère d’abord tâter l’ambiance en lui offrant une belle étreinte.
Les sms ont surement énervé son ami, et il reste distant dans l’échange. Alors pas la peine de le braquer, autant essayer de le détendre d’abord. Et puis Gus verra. Enfin cela ne sera peut être pas si simple que ça.
"Et boum prends ça dans la gueule. "
« Oui désolé je viens d’en griller une. » Il fume même de plus en plus. Cela le calme, comme l’alcool ou la drogue.
« Parce qu’il y a besoin d’une raison pour ce voir maintenant. » La tension est là bien palpable.
Et cela agasse le restaurateur.

Gus pense qu'il n’a aucun compte à rendre à son ami. Même s’ils sont très proches, enfin pas aussi proche que ce que Az le souhaiterait.
Mais cette relation convient à Gus. Pas d’attache sentimentale. L’amour cela fait juste souffrir.
Et il ne se sent pas prêt à accepter une relation de couple, ce qui l’obligerait aussi à être fidèle. Alors que là il peut butiner plusieurs fleurs, des femmes comme des hommes et pas de compte à rendre à personne.
« Rien de spécial. Je voulais vraiment m’excuser pour hier soir. Je te jure que cela n’était pas volontaire. J’ai juste était pris et je n’ai pas fais attention au temps. » La soirée a bien marché, un succès autant pour le peintre que pour lui.
Il est vrai qu’il n’a pas pensé à ses devoirs d’ami fidèle.
« Si tu veux on se fait un truc tous les deux pour me faire pardonner. Ce que tu veux. Ou tu veux. Et quand tu veux. Enfin en dehors de mes jours de boulot. Quoi que je peux toujours voir avec mes parents pour qu’ils soient là si besoin. »

Gus sourit et lui fait un clin.
« On retourne au restau, il me reste encore un peu de rangement. Tu as pris ton petit dej ? Sinon je peux te faire un petit truc à grignoter. » Sa voix reste calme et douce.
Il n’a pas l’intention de s’énerver. Sauf si bien sur la discussion dégénère. Mais pour le moment il veut juste éclaircir le mal entendu et surtout faire comprendre à Az qu’Isaiah n’est pas son mec.
Ils s’entendent bien et le peintre le trouble mais c’est peut être parce qu’ils partagent une même douleur.
Et qu’ils ressentent le même vide. La même absence.
Ils marchent côte à côte jusqu’à la porte du personnel, ils n’ont quelques pas à faire. Gus laisse entrer Az et il referme la porte derrière eux.
La fermant même à clé.
Chiara lui suffisamment fait un flan là dernière fois parce qu’il ne l’avait pas fermé.





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Azkadelio MelchiorreLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mar 5 Juin 2018 - 12:53 )
Les poings enfoncés au fond de mes poches, j’avance sans un sourire dans la petite allée où se trouve assis Augusto. Ce dernier se lève et vient me rejoindre et me prends dans ses bras. Je reste stoïque puis lui accorde un brève étreinte avant d’y mettre fin et de me reculer d’un pas, soulignant l’odeur de clope qui m’écoeure.

« Oui, je m’en serais douté merci. »

Je lève les yeux au ciel sous le sarcasme de ma réponse. Qu’est-ce que je fous ici ? Je suis bien trop gentil avec ce mec qui me fait tourner bourrique à chaque fois.

« A toi de me dire ça, on dirait bien qu’il faille une rendez-vous pour avoir un bonjour. Enfin, espérer un bonjour, puisque même quand tu donnes rendez-vous, ce n’est pas sûr. »

Il se confond en excuses encore et encore, mais là, s’en est assez et je ne me prive pas de le lui faire savoir un bonne fois pour toutes.

« Arrête de t’excuser, ça me saoule. Surtout que ce n’est pas la première ni la dernière fois. »

Il reprend la parole de nouveau pour me proposer qu’on fasse un truc un jour, rien que nous deux. Cela me fait dessiner un sourire sarcastique.

« Quand je veux, mais quand tu seras dispo ? La bonne blague ! Si c’était pour me dire ça, tu pouvais renvoyer un sms au lieu de me faire perdre mon temps, et ton temps si précieux apparemment. »

Je soupire tandis que lui efface peu à peu le sourire qu’il avait jusqu’à ce que je prenne la parole. Il me propose de prendre le petit déjeuner avec lui.

« Je pense que je vais y aller, ça vaut mieux pour toi sincèrement. »

Plus je l’observe et plus j’ai envie de le frapper pour agir comme un con avec moi. J’en ai marre d’être autant accroc à lui. Et même être véritablement énervé contre lui, je n’y arrive pas. J’ai juste envie de blottir mon corps conte le sien, respirer son odeur de musque et laisser glisser mes mains sur son corps que j’aimerais tant avoir comme propriété. Mais, Augusto n’est pas dans cette optique et il ne le sera certainement jamais. Je ferais mieux de tourner la page définitivement. Une bonne fois pour toute, tel un pansement. Malgré tout, en voyant l’ai de son visage, je prends une grande inspiration et décide de prendre sur moi.

« Bon, va pour un petit dej. Mais rapidement, j’ai des trucs à faire. »

Pour une fois, ce n’était pas un prétexte, je dois me rendre chez le cousin de mon père pour honorer sa mémoire puisque aujourd’hui il s’agit du trentième anniversaire de sa disparition. Ce que Augusto ignore bien évidemment, bien trop préoccupé par sa peine pour s’apercevoir que ma vie n’a pas été rose non plus. Je sais qu’il pense que personne ne peut comprendre le vide qu’il ressent, preuve qu’il ne se préoccupe pas autant de moi que moi de lui.

Je pénètre dans la cuisine alors qu’il ferme la porte à clé. J’avance et retire ma veste pour la déposer sur le plan de travail. Le froid entre nous est palpable, mais son égoïsme m’énerve. Ce n’est pas tant qu’il m’est zappé qui me met hors de moi, mais qu’il ait préféré s’amuser toute une soirée à baiser un mec alors que je souffrais de la date qui s’approchait de plus en plus. Tous les ans c’est la même rengaine, je vais mal à cette période et il le sait, mais cette année comme toujours, il ne préfère qu’écouter sa souffrance personnelle puisque Monsieur est le seul à pouvoir éprouver de la peine.
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Ven 8 Juin 2018 - 15:51 )
Les mots blessent autant que les coups.feat Azkadelio
Gus voit bien qu’il y a un malaise avec Az.
Et ce n’est pas que du à l’odeur de cigarette qui traine sur sa peau.
Sa manière de ce tenir. Sa façon de parler. Tout son être dégage ce sentiment de mal être.
L’attitude du restaurateur hier soir a pesé à son ami. Plus qu’il ne le voulait. Et là il en paie les frais.
Pour lui il n’a rien fait de mal. Il faisait son boulot. Et il est vrai qu’il a été un peu submergé. Il ne pensait pas qu’autant de monde viendrait dans sa trattoria pour découvrir les tableaux d’Isaiah.
Alors il s’excuse et essaie de rectifier le tir.
Chose compliqué, Az garde la distance.

Cela le bouffe de le voir agir de la sorte. Parce qu’il tient au beau gosse, même s’il ne le ne montre pas autant qu’Az le voudrait. A croire que la jalousie le dévore ou l’aveugle. Gus se sent vraiment mal, cela le touche profondément.
Même la solution qu’il propose de faire quelque chose ensemble, n’a pas l’effet escompté sa tristesse.

Gus soupire, ne sachant pas vraiment comment agir. Il se sent démuni face à cette situation. Il ne sait pas comment faire pour apaiser Az.
Là il a juste la sensation que tous ses mots le butent d’avantage et l’éloignent un peu plus.
« Okay c’est bon j’ai compris tu m’en veux. Et je risque de bouffer de ta mauvaise humeur durant un bout de temps. Je comprends. Je n’ai pas été cool et j’ai fais passer d’autre priorité avec notre amitié … j’en suis désolé. Après pour ma proposition elle est sincère. Mais j’ai un restau et je ne peux pas le fermer comme je veux. Surtout en étant ouvert sept jours sur sept. Je n’ai pas toujours le même jour de congés, cela dépend aussi de mes parents. Du coup dis moi quand toi tu serais libre et dans ce cas je verrais comment je peux m’arranger. Enfin si cela te tente. »
Sa voix est douce, pas de signe de colère ou d’agressivité.
Il est fautif et il l’accepte, même si cela lui crève le cœur.
Il baisse les yeux, il espère que tourner de cette façon ses mots passeront mieux.

Mais là Az a plus l’air d’avoir envie de l’envoyer chier qu’autre chose. D’ailleurs son ami veut partir.
« Tu fais comme tu le sens. Mais le petit déjeuner c’est vraiment de bon cœur que je te l’offre. On n’ouvre pas à midi alors on à un peu de temps devant nous. » Peut être le fait de savoir qu’ils seront seuls, qu’ils pourront parler ou se prendre la tronche.
Cela sera selon Az. Gus ne sait pas trop. Mais il est prêt à voir et à accepter le courroux comme la tendresse.
« Okay on fait ça rapidement. » Un sourire né sur les lèvres du restaurateur.
Il sourit, charmeur même si il ne cherche rien.
Gus pourrait avoir tout avec Az. Mais pour le moment il se contente de leur amitié et de certains accotés. Même si dans ce contexte il ne sait plus s’il va lui accorder.
Car la froideur s’installe et elle est douloureuse à accepter.

Gus n’a pas capté que cette douleur est aussi lié à un évènement de la vie de son ami. Il ne voit souvent que la sienne et il oublie qu’il n’est pas le seul à pleurer un être cher.
« Tu veux un café ? Et tu préfères du salé ou du sucré ? » Il peut faire les deux cela ne lui prendra pas plus de temps.
Il garde un œil sur son ami, il a envie de le serrer contre lui. De retrouver ses lèvres, ses courbes.
Il a d’autre amant, mais le corps d’Az a une saveur bien particulière. Il est lié à cette nuit ou la noirceur a envahi le cœur et l’âme de l’italien. Bien entendu ils ont partagé d’autre joute.
Mais pour Gus cette nuit là fut la première avec un homme. Il ne l’a pas oublié. Il ne l’oubliera jamais.
Il avait noyé sa tristesse au départ dans l’alcool avant de venir finir de la perdre entre les bras de son ami. Chair contre chair. Il secoue sa tête.
Il ne veut pas se laisser envahir. Et c’est en pensant à cette nuit passée qu’un fait par rapport à Az vient le titiller. Il s’arrête de préparer le petit déjeuner et s’approche de son ami. Il glisse sa main sur sa joue, plongeant son regard dans le sien.
« Et si tu me disais ce que tu as vraiment sur le cœur. » Gus est prêt à tout entendre, à tout encaisser si cela peut soulager Az et lui redonner son sourire.
Et surtout détruire cette distance qui se fait lourde à supporter.






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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Lun 11 Juin 2018 - 12:55 )
Le voir prendre une voix douce et baisser le regard me fend le coeur. Je sais que je le blesse, mais c’est minime au vue du nombre de fois où il m’avait blesser involontairement. Je finis donc par céder à son offre de petit déjeuner. J’ai un devoir de mémoire envers mon père, particulièrement aujourd’hui, mais comment résister à l’homme pour lequel j’ai des sentiments, bien qu’il me mette actuellement hors de moi.

Son sourire charmeur si particulier me fait fondre comme d’habitude, mais je fais mine de rien. Inutile de lui donner cette satisfaction. Il me conduit vers l’intérieur du restaurant, fermant la porte à clé tandis que je me dirige dans la cuisine, retirant ma veste et la déposant sur l’un des nombreux plans de travail. Puis il me demande ce que je veux boire. Un nouveau faux pas pour toi Augusto, bravo ! Tu me connais bien à ce que je vois.

« Un café ? Sérieusement ? Laisse tomber, j’ai pas très faim. Une tranche de pain va me suffire, t’en fais pas. »

Encore une nouvelle preuve de son égoïsme. En presque quinze ans, il n’a toujours pas compris que j’avais horreur du café. Pourtant, ce n’est pas faute de lui avoir dit encore et encore.
Je sens son regard se poser sur moi. Il semble pensif. Il ne me regarde pas comme d’habitude, il est plus insistant. On pourrait même croire qu’il me dévore des yeux. Mais je le connais que trop bien, Augusto n’est pas ce genre d’homme. Trop axé sur sa petite personne, il ne peut s’intéresser à quelqu’un d’autre. Toutefois, ses pensées m’intriguent et j’aimerais beaucoup savoir à quoi il songe. Cela ne semble pas être quelque chose d’agréable puisqu’il se met à secouer la tête. Il doit certainement repenser à sa nuit avec son peintre. Et se sentir gêné de penser à ses ébats pendant que je suis avec lui.
Il s’arrête brusquement de préparer le petit déjeuner pour s’approcher de moi et glisser sa main sur ma joue. Son regard plonge dans le mien. J’ai envie de me relâcher et de foncer sur ses lèvres. Mais je me retiens. Je prends sur moi et pose ma main sur son poignet pour me retirer de son emprise en tournant la tête pour fuir ses yeux de braise.

« J’en ai juste assez de ton égoïsme, ça ne va pas plus loin. Et tant que tu n’auras pas changé, Augusto, je ne pense pas avoir envie de te revoir. »
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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mer 13 Juin 2018 - 19:52 )
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Gus ne sait pas comment agir.
Avec Az ils se connaissent depuis tellement d’année. Mais tout semble parfois compliqué entre eux. Peut être est à cause de leur amitié a pris un tournant différent il y a plus de dix ans.
Pour le restaurateur, Az était le seul à pouvoir pallier à la douleur qui le traversait.
Il n’a pas spécialement réfléchi à ce qui pourrait suivre ou découler de cette relation et de cet abandon charnel. Et là encore aujourd’hui il se sent gauche. Même s’il essaie d’être le plus à l’écoute.
Az compte beaucoup pour lui, surement plus qu’il ne le dit.
Toujours freiné par ces craintes.
Mais le faire souffrir le déchire.
Et dans sa tête cela met le bordel. Toujours plus de bordel.

En tout cas Gus fait de son mieux. Il espère que l’idée du petit déjeuner à partager, fera plaisir à Az. En plus ils seront seuls, de quoi leur donner l’occasion de parler à cœur ouvert.
Pas sur que cela soit la bonne solution. D’ailleurs il fait encore une gaffe en proposant un café à son ami. Plus réflex professionnel qu’autre chose. Mais Az le prend de travers.
« Merde ne le prend pas comme ça Az. J’ai dis ça comme ça, c’est venu naturellement. Je peux te faire ce que tu veux. Même un chocolat viennois si tu souhaites. »
Il se frotte les sourcils et les yeux comme s’il était fatigué.
C’est plutôt cette situation idiote qui le fatigue. Le blesse. Le perd.

Gus  n’a pas beaucoup dormi, c’est vrai. Enfin ce n’est pas la première fois qu’il dort peu, son métier l’amène souvent sur ce terrain là. Mais il ne va pas le dire.
Il s’en prendrait surement plein la gueule encore.
Alors que c’est involontaire.
Le restaurateur ne veut pas que la situation se dégrade. Parfois il a la sensation de faire tout de travers avec Az. Comme s’il cherchait à le faire partir, peut être une façon de fuir ce qu’il ressent vraiment et qu’il s’entête à cacher. Mais penser que son ami pourrait le haïr est insupportable pour Gus.
Oui sa tête est en bordel, un vrai champ de bataille et cela risque fort de finir par une hécatombe à force de jouer au con.

Difficile pour Gus de ne pas le regarder et de ne pas le désirer. Alors il lutte entre cette folie qui lui bouffe la tête. Il essaie de garder la tête froide et de ce concentrer sur la préparation du petit déjeuner.
Mais il a du mal à comprendre les réactions d’Az.
Quelque chose cloche mais il n’arrive pas à y mettre le doigt dessus.
Pourquoi est-il aussi agressif ? Aussi froid ?
Alors il s’approche et vient chercher le contact physique. Un rapprochement amical. Leurs regards se kidnappent. Mais son geste est vite stoppé par Az. Son ami détourne même le regard.
Gus ne comprend plus.
Ou est le problème ?


Et là les mots tombent.
Il a la sensation de sentir un vent glacial lui caresser la nuque. A part que ce ne soit une lame de couteau que l’on plonge dans son cœur. Il reste silencieux sur le coup. Okay il n’est pas toujours cool mais de là à ne plus se voir. Cela lui fiche un sacré coup.
« Égoïste ? Il est vrai que parfois je ne réagis pas comme tu le voudrais. Mais de là à en arriver à ce point .. » Il marque une pause. « Tu me tues là Az. » Sa voix se fait plus basse. Il en a les bras coupé.
« Où je fais une erreur ? Je ne veux pas te blesser putain .. tu sais que je tiens à toi .. tu comptes pour moi .. tu es plus qu’un ami .. » Il passe nerveusement sa main dans ses cheveux.
Puis Gus se ressaisit et attrape Az par la taille l’attirant vers lui. Il s’empare des lèvres de son ami avec ferveur.
Sans vraiment savoir ce qu’il cherche à faire.
En sachant que ce baiser peut se retourner contre lui.
Mais au point où il en est, il risque quoi ? S’en prendre une dans la tronche.
Au moins il sera pourquoi il souffre.








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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mer 13 Juin 2018 - 20:47 )
Le brun semble décontenancé devant mes propos. Ne pas réagir comme je le veux ? Il pense sincèrement que là est le problème ? Il n’a décidément rien compris. Pour changer.

« Tu crois quoi ? Que je veux contrôler chaque fait et geste ? Je ne suis pas un maniaque du contrôle. Je t’aime comme tu es, mais j’arrive à un point où je n’en peux plus Augusto. »

Me dire que je le tuais me fait frissonner. Je ne veux pas le blesser juste le réveiller. J’ai envie de le prendre dans mes bras et lui dire que tout est pardonné, mais je m’abstiens, car on ne partirait pas sur une bonne voie concernant notre amitié. Ses doigts viennent nerveusement jouer avec ses mèches de cheveux. Je vois bien qu’il est blessé, mais je l’ai été bon nombre de fois avant lui. Toutefois, je l’écoute avec attention.

« Sincèrement, je ne sais pas Augusto… je ne sais plus ce que tu es pour moi. »

Je me passe une main sur le visage pour dissimuler ma tristesse tout en lui tournant le dos. Ses mots sont sortis de ma bouche comme des lames de rasoir, me tranchant violemment à chaque syllabe. C’est alors qu’il m’attrape par la taille, me tourne vers lui et se rue sur mes lèvres pour les emprisonner avec envie. Même si sentir ses lèvres me plaît, je souffre trop de son manque d’intérêt pour me laisser aller. Je le repousse doucement, posant mon front contre le sien.

« Non Augusto… ne fait pas ça. »

Je me redresse et me recule de quelques pas. Des milliers de pensées me passent devant les yeux à vitesse grand v. Toutes sur comment je pourrais, là tout de suite, me jeter sur lui et l’embrasser tout en l’allongeant sur le plan de travail à côté. Mes doigts passeraient sous ses tissus pour venir palper son torse sculpté, mes lèvres traceraient des lignes de sa bouche à sa mâchoire avant de se ruer pour dévorer le creux de son cou. Mes doigts remplaceraient les siens dans sa chevelure pour tirer sur chacune des mèches brunes sur son crâne avec tendresse et amour. Mais je ne pouvais me laisser aller.

« Si tu veux savoir ce que tu as fait comme erreur, rappelle-toi quel jour on est aujourd’hui. »

Je marque une légère pause sans le lâcher de mon regard froid et distant.

« Et oui, on est mardi, c’est pas ça la question avant que tu ne répondes. Je te parle de la date Augusto. Bien sûr que tu ne sais pas ce qu’elle signifie. Après tout, moi je me dois de connaître la date du 13 Janvier, mais toi le 29 Mai te passe au dessus. Voilà ce que je te reproche Augusto. Ton égoïsme et le fantôme d’Amadeo t’empêchent de te centrer sur autre chose que ta peine. Mais il faut que tu te mettes en tête que tu n’es pas le seul à avoir un vide à combler. »

Je pousse son torse de l’index d’un air accusateur lorsque je prononce cette dernière phrase. Je me dirige vers la sortie les larmes aux yeux vers la sortie avant de me retourner vers l’homme que j’aime.

« Tu m’as abandonné alors que ça fait trente ans aujourd’hui que mon père est mort. J’avais besoin de toi Augusto. Je pensais que tu l’avais compris hier quand tu m’as convié à ta soirée pour ta pute. En même temps, en plus de dix ans, ça me paraissait normal que mon meilleur ami s’en rappelle. T’as merdé Augusto, et je suis pas prêt à te le pardonner ! »

Les mots fusaient aussi vite que ma voix prend de l’ampleur dans la pièce, raisonnant dans le bâtiment. Les larmes coulent sur mes joues alors que je m’apprête à ouvrir la porte. Mais celle-ci refuse de s’ouvrir malgré mes tentatives. Je la frappe du poing, ayant oublié qu’il l’avait fermé à clé lorsqu’on est entré.

« Et cette putain de porte ! Tu pouvais pas la laisser ouverte merde ! »

En pleurs, je me laisse glisser contre le mur, genoux contre le torse, visage dans les bras croisés au dessus. J’étais à bout. Pour la première fois depuis qu’on se connaît, Augusto me pousse à bout. J’ai atteint la limite de ce que je pouvais encaisser. Il ne pourra plus jamais autant me blesser qu’aujourd’hui. Mais avec Augusto, il ne faut jamais dire jamais.
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Ven 15 Juin 2018 - 18:10 )
Les mots blessent autant que les coups.feat Azkadelio
Gus pensait passer un bon moment en compagnie de son ami Az.
Mais plus les secondes s’égrainent et plus cette rencontre se fait douloureuse.
Il sait qu’il a des torts. Il en est conscient. Et pour envenimer tout ça il cumule les bourdes. A croire qu’il est tombé sur un mauvais karma aujourd’hui.
Il voulait juste être avec Az, se rattraper un peu pour hier ou il a oublié son ami. Mais il s’enfonce d’avantage. Au point qu’il ne sait plus que faire. Il a la sensation qu’il est en train de tout bousiller. De bousiller cette amitié solide et sincère et qui compte bien plus qu’il ne le montre.
Car là est le nœud du problème.
A force de lutter et d’enfouir ses réels sentiments il fait plus de mal que de bien. Et c’est Az qui en pâtit et là il ne le supporte plus.

« Non ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Je sais très bien que tu ne veux pas tout contrôler. Personne ne le peut. » Gus se sent tendu face aux mots d’Az l’entendre dire "je t’aime" le panique.
« Je t’aime aussi tu le sais .. pas comme tu le voudrais  .. j’en suis conscient .. et tu en as surement assez d’attendre .. »
La tension est palpable et se fait pesante.
Une souffrance pour les deux amis qui sont comme des funambules jouant au dessus du vide. A savoir qui va tomber en premier ?
Et la suite de la discussion n’éclaire pas plus le restaurateur. Au contraire il est encore plus troublé, plus perdu.
« Tu doutes de mon amitié .. de notre amitié ? » Il y a de la tristesse dans sa voix.
Il est sur qu’il n’est surement pas l’ami que Az voudrait qu’il soit. Enfin surtout depuis la mort de son jumeau. Il le déçoit souvent mais il a toujours fait de son mieux même s’il sait qu’il pourrait faire plus. Notamment en lui donnant son cœur. Mais cela reste difficile.

Gus s’approche et vient embrasser Az. Retrouver ses lèvres lui fait du bien. Cela ne le dérangerait pas de prolonger l’instant.
De gouter à plus qu’à ses lèvres.
Mais son ami stoppe l’échange, le repoussant doucement. Le restaurateur respecte son geste, même si cela lui serre le cœur et les tripes. Il se dit qu’il gâche pas mal de chose en se comportant de la sorte.
Il ne suffirait pas de grand-chose pour qu’entre les deux amis tout roulent. Gus sait qu’Az pourrait le rendre heureux. Et au lit ils s’entendent à merveille et ce depuis leur première fois.
Ce fut même une évidence de se laisser aller entre ses bras.
Et l’amitié c’est changé en amour mais cet amour lui fait peur. Et il ne l’assume pas. Alors il essaie de comprendre où il fait une gaffe. Voulant emprisonner son désir dans une explication.
Sans trop savoir où cette discussion va le mener. Va les mener.

Et vu le regard qu’Az pose sur Gus, rien n’est gagné. Il va pour répondre à sa question qu’il trouve un peu idiote au départ. Mais son ami ne lui en laisse pas le temps.
Il répond même au départ de façon moqueuse avant de balancer le pavé dans la marre.
Et une gaffe de plus pour le restaurateur qui trop prit dans toutes ses préoccupations professionnelles et privées a zappé la date. Il se retrouve mis au banc des accusés et là pas d’avocat pour le défendre.
D’ailleurs il est indéfendable.
C’est vraiment la grosse erreur impardonnable. Il a blessé son ami, ses larmes montrent à quel point.
« Okay là c’est sur j’ai merdé .. vraiment merdé .. tu as raison je ne suis qu’un égoïste bouffé par la mort de son jumeau. » Il n’a pas spécialement d’élément pour sa défense.
De toute façon il se ferait crucifier par Az s’il essayait.
Il le regarde s’éloigner vers la porte de sortir. Il ne pense même pas qu’en arrivant il l’a fermé. Et qu’Az va se trouver coincé.

La suite de ses propos alors que Az fait face à Gus sont pires. Il est coupable oui, mais il est le seul coupable.
« Isaiah n’est pas ma pute okay. Tu m’en veux je peux comprendre mais ne le mêle pas à cette histoire. Je suis le seul fautif sur ce coup là. Et je comprends ta rage et ta rancœur .. elle est tout à fait légitime. Logique que tu m’en veuilles. » Il repasse ses mains dans ses cheveux. Il soupire.
Il est écœuré de s’être montrer si con et si distant avec Az.
Surtout à ce moment là. Et pas évident de rectifier le tir. Les larmes de son ami se font plus fortes et son énervement contre la porte d’entrée du personnel aussi.
« Une habitude quand je suis seul .. excuse. » Une habitude poussée par la colère de sa sœur parce que Gus avait tendance à la laisser tout le temps ouverte cette putain de porte. Mais là il est heureux qu’elle soit close, au moins Az n’a pas pu sortir.
Pas qu’il veuille le retenir contre sa volonté mais il aura le temps de ce calmer et lui peut être le temps de s’expliquer.

Gus vient s’installer à ses côtés, il rejoint le sol et se colle contre Az. Il pose sa main sur son bras.
« Ca va. » Il parle doucement par peur de s’en prendre plein la gueule. « Je ne suis pas digne d’être ton ami .. et encore moins l’homme que tu aimes. »
Ses mots lui arrache une douleur en pleine poitrine. Il sait très bien que perdre Az serait autant douloureux que la perte d’Amedeo.
« Je suis con .. tu es mec bien et je gâche tout .. je suis impardonnable n’est ce pas ? » Il passe son bras autour des épaules de son ami pour le tirer vers lui.
Il a la clé de la porte dans sa poche, s’il veut partir il lui ouvrira. Mais avant il aimerait qu’il se calme.
Après s’il doit tirer un trait sur leur amitié à cause de sa connerie et bien il apprendra à vivre avec ce vide.




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Sujet: Re: (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio ( le Mar 17 Juil 2018 - 22:02 )
« Ho detto che a me ti piace, no che ti amo. »

Je soupire. Encore une fois, Augusto semble écouter que ce qu’il aimerait entendre. Mais je ne suis pas encore dans la capacité de lui dire ce genre de chose. J’aimerais pouvoir le faire, mais cela m’est encore impossible pour le moment. Surtout à ce moment précis, au vue de mon agacement et de ma tristesse face à ce mec qui se fiche du reste du monde, tant qu’on s’apitoie sur son sort et uniquement le sien.

« En même temps, tu n’as rien fait pour montrer ta loyauté envers elle. »

Entendre la tristesse de sa voix me tord le coeur dans tous les sens, mais je me dois de lui faire un électrochoc. Cette souffrance est nécessaire bien que cela me blesse de lui faire subir cela. Lui qui n’avait demandé que de passer un peu de bon temps avec son meilleur ami, avec moi. Je lui en prive et je me sens coupable quelque part.

C’est alors qu’il s’approche pour venir déposer ses lèvres. Elles sont douces, chaudes. Mon coeur bat à en briser ma cage thoracique. Pendant quelques secondes j’oublie tout, comme avec chacun de ses baisers. Mais très vite, mon impulsivité reprend le dessus et c’est presque contre l’avis de mon corps que mon cerveau le force à le repousser, de rompre ce tendre baiser de l’être aimé.

Et c’est au tour de ma voix d’emprunter le ton de la tristesse. Je lui rappelle le jour que nous sommes, du moins la date, de façon cinglante, telle une piqûre vive.

« Non, tu crois ? » Dis-je d’un ton ironique.

Je prends le chemin vers la porte qui se trouve être fermée et je commence à m’impatienter face à cela.

« Tu l’as mêlé seul à cette histoire à partir du moment où tu as préféré passer du temps avec lui plutôt que de venir en aide à ton meilleur ami comme il l’a toujours fait envers toi. Donc ne viens pas rejeter la faute sur moi désormais. »

Je ne contrôle plus mes larmes et m’écroule contre la foutue porte close de la cuisine. Je sens sa présence de plus en plus venir à me rencontre. Sa main vient serrer doucement mon bras et je le laisse faire. J’ai besoin de le sentir contre moi, qu’il touche ma peau et moi la sienne.

« C’est une certitude. Mais c’est de toi dont j’ai besoin tout de même... »

Ma voix s’est adoucie alors que le brun s’excuse une énième fois, demandant s’il était impardonnable. Je reste muet car j’ai envie de répondre oui dans le feu de l’action, mais je sais pertinemment que je ne le pense pas. C’est la tristesse de la perte de mon père, cette homme que je n’ai jamais eu la chance de connaître, ce nom sur une tombe, qui m’a fait péter un plomb contre le cuisinier.

Les bras d’Augusto viennent encercler mes épaules pour me ramener contre lui. Je me laisse aller contre son corps qui se soulève au rythme de sa respiration. Au final, la rage que j’avais envers le brun, c’est contre la vie que je l’ai en réalité. Cette vie qui m’a privé d’une présence paternelle à mes côtés. Et je me sens coupable de rejeter toute la faute sur le manque d’attention de mon Augusto. Mon Augusto. Si seulement. Je n’arrive pas à lui en vouloir sincèrement, même avec toute la volonté du monde. Ce serait tellement plus simple si j’arrivais à canaliser ma rage sur une seule personne. Mais c’est impossible.

Je me laisse glisser sur son torse pour venir déposer ma tête sur son bas ventre. Ma respiration se calme peu à peu et le flot qui s’échappait de mes yeux également. Je cherche les siens du regard. Son visage m’apaise, je me sens toujours aussi bien à ses côtés. Quand je pense que j’ai menacé de quitter sa vie. Je ne peux pas me délier de lui, Augusto est indissociable de moi.

Ma main passe sous sa jambe repliée  pour caresser l’intérieur de sa cuisse du pouce. Un silence apaisant prend place dans l’endroit où le conflit avait plus tôt fait rage. Je reste là, contre lui sans le lâcher du regard de longues minutes avant de finir par lui sourire faiblement au bout d’un moment. Mon ventre parle à me place en gargouillant.

« Tu accepterais toujours de me faire le petit déjeuner… ? »

Ces mots sortent avec hésitation, comme si je craignais plus de me faire rembarrer après cette scène que lui.


Dernière édition par Azkadelio Melchiorre le Mer 18 Juil 2018 - 21:49, édité 1 fois
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- (terminé) Amitié malmenée. feat Azkadelio -
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