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- Stratégie caféinée - Enrik / Mike -

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Michael ChapmanToujours frais après un litre de café
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Sujet: Stratégie caféinée - Enrik / Mike ( le Ven 1 Juin - 12:54 )
Quel était le pseudo d'Enrik sur l'application ?
C'était la grande question qui le taraudait depuis des jours, depuis qu'il avait vu l'application sur son téléphone quand il avait dû le lui ramener chez lui. Sur le coup, il avait juste été surpris et un peu inquiet même qu'Enrik ait cette application : il savait que cela allait mal avec son époux, il était chaque jour le témoin de l'enfer que vivait son ami. Et bien qu'il lui ait parfois suggéré, à mots couverts, de s'éloigner d'Alexander avait d'en souffrir réellement lui-même, il avait toujours pensé qu'Enrik n'en ferait rien. Que jamais il n'oserait tromper l'homme qu'il aimait par-dessus tout.
Enrik avait plus d'une fois prouvé qu'il avait les épaules solides et de l'énergie à revendre, ainsi qu'un optimisme qui parfois frôlait le ridicule : Alexander avait beau lui causé mille tourments, il gardait l'idée que tout irait mieux un jour et que cela ne serait plus qu'un lointain souvenir entre eux. Il gardait espoir pour leur couple et Mike avait appris à respecter cela tout en se disant que lui-même en aurait été bonnement incapable : il aimait que les choses soient simples, et la maladie d'Alexander compliquait tout.

Cela dit, il y avait cette application. Et Mike savait pertinemment qu'on ne l'utilisait que pour rencontrer des amants potentiels et prendre un peu de bon temps : on ne cherchait pas l'amour sur ce genre de site, bien au contraire. Lui-même y allait assez souvent, très souvent accaparé d'ailleurs par le même pseudo avec qui il s'amusait énormément. Imaginer Enrik aller là-dessus était difficile, mais peut-être que la situation était encore pire que ce que son ami lui avouait.
Au-delà de ce constat, l'idée qu'il ait déjà pu l'y croiser le rendait à la fois nerveux et excité. L'inaccessibilité d'Enrik s'était sérieusement fissuré quand ils avaient fait ce shooting il y avait quelques semaines, et depuis son souvenir hantait Mike. Mais s'il découvrait qu'il avait déjà communiquer avec lui et lui avait envoyé des sextos auxquels il avait répondu, alors... Ce mur s'effondrerait une bonne fois pour toute.

Enrik avait toujours été un ami avant d'être un fantasme : totalement hors de portée à cause d'Alexander, Mike s'était bien gardé de construire des châteaux en Espagne et de rêver au-delà de ses moyens. Il lui devait trop pour corrompre tout cela par un flirt déplacé et il s'était sagement tenu, faisant sa vie de son côté et laissant Enrik sur son piédestal. Piédestal qui prenait l'eau et qui faisait alors ressurgir de vieux désirs et des envies inconscientes : il était très bel homme, cela aurait été stupide de le nier. Et il avait envie de lui, cela aussi aurait été stupide à nier.

Il fallait qu'il regarde dans son téléphone. Pas par curiosité uniquement, pas cette fois-ci. Il n'avait jamais trahi la vie privée de son meilleur ami, mais dans ce cas précisément, il s'agissait aussi un peu de la sienne.

C'était terriblement bête mais il se présenta au bureau ce jour-là avec deux grands cafés brûlants dans les mains, qu'il était allé acheter dans une enseigne proche. Son plan était clair : puisqu'Enrik mettait toujours son téléphone dans son pantalon et que lui-même avait besoin d'avoir ce téléphone en main, il allait devoir lui faire baisser ce pantalon. Sérieusement.
La stratégie était simple et pas une seule seconde il n'eut de remords quand il exagéra son boitement. C'était infime d'habitude, seul quelqu'un le connaissant bien pouvait le voir, et la fatigue raidissant souvent son muscle abîmé, cela le faisait davantage boiter, de manière en tout cas plus évidente. Il était certes tôt, mais Mike n'était pas non plus connu pour se coucher tôt – voire pour se coucher tout court parfois. Alors il fit 'semblant' de boiter plus que d'habitude et quand il croisa Enrik pour s'arrêter à sa hauteur, il lui décocha un sourire désolé comme pour s'excuser à l'avance :

- Tiens, j'ai pris des cafés...

Le café d'Enrik n'atteignit jamais sa main et simulant une faiblesse de sa jambe, Mike trébucha – il avait dû être acteur dans une autre vie pour le réussir aussi bien !  - et laissa tomber le café sur la jambe de son meilleur ami. Evitant soigneusement l'entrejambe... Il eut le bon goût d'écarquiller les yeux en voyant la tâche s'agrandir sur le pantalon de l'infortunée cible :

- Merde, j'suis désolé !! Pardon Enrik !!
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Enrik ZorziLe vin est un puissant lubrifiant social
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Métier : Ancien pilote de formule 1. Il a connu une carrière fulgurante. La vitesse a été durant des années l’essence même de sa vie. Il vivait dans l’espoir de battre de nouveaux chronomètres, de surpasser les grands noms de l’époque. Il en a battu, qui ont été depuis des années battus à leur tour. Il était toujours dans les podiums, a même gagné un championnat lorsqu’il était au meilleur de sa forme. Carrière, qui s’est peu à peu éteinte face à la paranoïa de son mari. Il a arrêté pour calmer les crises de dépression de son amant. Il s’est depuis lors lancé dans la photographie de manière plus concrète. Il aime faire des photos de charme, révéler de manière artistique le corps de son mari, mais ne pouvant plus assouvir ce plaisir, il s’est tourné vers des femmes, des hommes, rien de sexuel, toujours pour la recherche d’une perfection, d’un esthétisme. Il s’est fait connaitre sous un pseudonyme, qu’il utilise toujours, pour préserver sa vie privée. En signant avec Vogue, il y a un mois, il a arrêté les photos de charme, vit toujours de photos artistiques en fonction de la demande. Il travaille parfois à son compte pour d’autres magazines, en fonction du projet, mais il continue en secret les photos de charme avec les modèles qui le désirent, qu’ils gardent pour eux.
Sujet: Re: Stratégie caféinée - Enrik / Mike ( le Sam 2 Juin - 12:57 )

Depuis qu’Alexander a découvert son inscription sur un site de rencontre gay, la situation s’est encore plus dégradée. Enrik a cru topiquement que leur moment de complicité retrouvée, était une lueur d’espoir pour leur histoire d’amour, qu’ils pouvaient se retrouver s’ils s’accrochaient. Une espérance qui s’est vite brisée lorsque poussé par la curiosité, Alexander a fouiné dans son téléphone lorsqu’il a baissé sa garde. La découverte de ces messages enflammés avec ces parfaits inconnus a réveillé la rage d’Alexander et ébranlé totalement la confiance qu’il avait en lui. Enrik le sait, il l’a vu dans la lueur brisée du regard d’Alexander et vit avec ce poids sur la poitrine. Il essaye de se rattraper, de lui faire comprendre qu’il ne s’agit pas de tromperie à proprement parlé, qu’il ressent juste ce besoin-là, car il ne peut pas le lui offrir pour le moment et il s’efforce de le comprendre. Il lui a juré qu’il ne comptait pas les rencontrer, qu’il ne franchirait jamais cette barrière-là, qu’il pouvait lui faire confiance, mais Enrik a l’impression que tout ce qu’il pourrait dire ou faire, ne pourrait combler ce vide profond qui semble s’instaurer en eux. Et putain, cela le tue profondément. Du plus profond de son être, même s’il garde la face, même s’il n’en laisse rien paraitre. Il a les traits enfarinés, la chaume de quelques jours tant il n’arrive pas à trouver le sommeil, car Alexander refuse de l’avoir à ses côtés, dans le lit. Leur maison redevient une prison où il se sent constamment épier. Alors une fois arrivé dans son studio, il prend ses aises, profite de l’absence de son acolyte pour se perdre dans ses conversations lubriques dans l’espoir d’y trouver un semblant de sérénité qui lui permettra d’affronter la journée ou la soirée. Il se trouve pathétique, il ne peut pas s’empêcher de ressentir ce sentiment de culpabilité emplir sa poitrine, mais cela lui fait un bien fou lorsque son corps se détend et consomme cette brûlure délicieuse. Il est encore tôt ce matin, mais il se sent plus serein, moins opprimé que durant toute la nuit. Il essuie les traces de ses méfaits, n’envisageant pas que Michael arrive rapidement. Il doit sans doute encore être dans les draps d’une amante ou d’un amant avec qui il aura batifolé une partie de la nuit. Indirectement, il lui envie cette liberté, bien qu’il ne compte pas échanger sa place, car son amour pour Alexander lui a permis d’être l’homme qu’il est aujourd’hui. Il s’oblige donc à se refaire une beauté, replace ses vêtements correctement et se passe même un coup d’eau sur le visage dans les toilettes du studio, qui fait office parfois de salle de bain improvisée. C’est alors qu’il sent la porte du studio s’ouvrir, l’obligeant à s’extirper hors de la pièce pour retrouver l’entrée. Il y retrouve Michael. « Salut. Super merci. T’es tombé du lit ? » Il déclare dans une voix encore un peu rauque, car c’est la première fois qu’il parle depuis les grognements de plaisir qu’il a réalisé quelques dizaines de minutes plus tôt. Il essaye de le taquiner, mais s’inquiète du boitement de son ami. « Tout va bien ? » Il questionne alors qu’il se rapproche de lui, sincèrement soucieux, car il sait combien les muscles de la jambe de son ami peuvent être fragiles. Il s’apprête à récupérer son café lorsqu’il sent son ami trébuché, faisant échouer le café brûlant sur le tissu de son pantalon. Le premier réflexe d’Enrik est d’éviter la chute. D’une poigne ferme, il l’aide à se relever. « Pas grave, tout va bien ? Assis-toi. » Il déclare en venant machinalement retirer son portable de sa poche, pour s’assurer qu’il n’a pas trop pris de café, puisqu’il se trouvait à l’endroit où le café s’est déversé. « Tu peux l’essuyer s’il te plait, pendant que je me change ? » Il questionne, naturellement confiant envers son ami alors qu’il le dépose sur la table en venant rejoindre son bureau. Il s’y enferme, cherchant un pantalon de change qui doit bien se trouver par là.


un coeur écorché par la folie, sombre dans l'oubli.
L'AVENIR NOUS TOURMENTE, LE PASSÉ NOUS RETIENT, C'EST POUR ÇA QUE LE PRÉSENT NOUS ÉCHAPPE
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