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- unveil. (lucy) -

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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: unveil. (lucy) ( le Dim 3 Juin 2018 - 14:37 )
nothing but the truthLUCY & TULLIA


Probablement que Tullia n’aurait pas dû être là. En fait, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était là. Elle aurait tout aussi bien pu rentrer auprès de Clémence, essayer de passer un peu de temps avec celle qui était sa petite-amie. Tournaient encore dans sa tête les mots couperets, tant et si bien qu’elle fuyait leur appartement comme la peste désormais. La brunette avait bien trop peur de rentrer, d’affronter le regard triste de son amante et de se rendre véritablement compte que Clémence était malheureuse. Mais il y avait aussi cette inquiétude pour Lucy. Cette petite voix qui lui répétait sans cesse depuis ce jour-là que quelque chose n’allait pas avec Lucy. Et Tullia aurait pu se dire que ça ne la regardait pas ; Tullia aurait pu se dire qu’elle en avait assez du comportement imprévisible de sa comparse. Tullia aurait pu se dire que la jeune femme ne voulait sans doute plus la voir. Mais restait néanmoins ces questions, ces interrogations à son sujet. Restait un petit nœud à l’estomac pour lui rappeler cette soirée-là. Alors la jeune femme avait pris le chemin de chez Lucy, souvenir de ces soirées où elle la raccompagnait jusqu’au pas de sa porte. Tullia n’avait pas l’âme chevaleresque mais, de temps à autre, elle préférait s’assurer que Lucy arrivait saine et sauve chez elle.

Elle avait attendu quelque temps devant l’immeuble, sans penser une seconde à ce qu’on la prenne pour une espèce de lunatique un peu dérangée. Elle s’était surtout posé la question de savoir si c’était vraiment une bonne idée. Tullia n’avait pas l’habitude de se poser des questions – elle détestait ça. Alors quand un des locataires a poussé la porte d’entrée, la brunette a tout simplement foncé. Sans plus réfléchir. Elle fit semblant de ne pas voir le regard à la fois courroucé et interrogateur du petit vieux pour plutôt se concentrer sur les noms inscrits sur les boîtes aux lettres dans le hall. Lorsqu’elle finit par trouver celui qu’elle cherchait, Tullia grimpa les escaliers quatre à quatre en dénigrant l’ascenseur le plus naturellement du monde. Devant la porte au numéro tracé en lettres dorées, elle ne laissa pas le temps d’hésiter et frappa trois petits coups. Se mordillant la lèvre inférieure, elle sentit sa jambe droite s’agiter nerveusement comme si son corps lui-même savait qu’il n’aurait pas dû se trouver là. Et la jeune femme était prête à faire demi-tour lorsque la serrure cliqueta dans un tintement clair avant que la porte ne s’ouvre sur Lucy. « Bonsoir, souffla Tullia, soudainement un peu intimidée. Je… J’espère que je ne te dérange pas. Je passais dans le coin… » C’était là un pieux mensonge mais Lucy ne le saurait pas. « Je voulais savoir comment tu allais… depuis la dernière fois. Je n’ai pas eu de tes nouvelles. » Tullia avait l’impression de ressembler à un de ces pauvres amoureux transis qui attendaient désespérément un signe de leur âme sœur. En vain. La brunette était juste inquiète. Elle n’avait pas l’habitude d’être aussi inquiète. Et il n’y avait pas que Lucy, Tullia s’inquiétait pour beaucoup de choses. Beaucoup trop.


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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: unveil. (lucy) ( le Dim 12 Aoû 2018 - 16:15 )
Stressée et épuisée, Lucy observe sans cesser sa jambe alors qu’elle se trouve allongée dans le canapé de son salon. Si elle a fait beaucoup de progrès depuis la fusillade, si elle parvient désormais à délaisser ses béquilles pour marcher avec une boiterie encore prononcée, toujours est-il que ses progrès ne sont pas encore à la hauteur de ce qu’elle attend. Reprendre la course à pied est encore impensable, tant et si bien que l’idée l’obsède de plus en plus. Il faut croire que c’est un truc propre à l’espèce humaine ce genre de comportement : plus quelque chose vous est impossible ou interdit, plus vous avez envie de le faire. Avant la fusillade, Lucy rejetait complètement l’idée de reprendre la course à pied, perdue dans le deuil de sa petite-amie qui excellait elle aussi dans ce sport. Aujourd’hui, alors qu’elle a cru un instant en être privée par une balle logée au mauvais endroit, Lucy se retrouve prête à replonger dans le bain de sa passion autrefois éteinte. Un premier pas vers la guérison, vers la fin des dommages causées par la perte de l’être le plus cher de sa vie ? Peut-être bien. Pour le moment, cependant, Lucy est encore bel et bien égarée dans l’étendue vaste de son chagrin auquel s’ajoute à présent la colère face à cette jambe qui ne semble plus vouloir faire tout à fait ce qu’elle lui dit. Comme si le destin lui faisait un énième pied de nez, la rabaissait plus bas que terre alors qu’elle ne pensait pas pouvoir descendre plus bas qu’elle ne l’était. Alors cette maudite jambe, Lucy la regarde, encore et encore et sans doute qu’elle aurait pu y passer toute l’après-midi si quelqu’un n’était pas venue la déranger en frappant à sa porte. Un instant, Lucy pense à ne pas se lever, à ignorer quelque soit la personne qui se trouve derrière la porte mais se ravise finalement au bout d’un instant, pensant à la possible venue de Stefan pour un nouvel entraînement qu’elle ne peut décemment pas se permettre de louper. Soupirant, tentant de calmer les pensées négatives qui grondent dans son cœur, Lucy sort de son canapé et arrive lentement à la porte d’entrée, claudiquant comme elle le peut. Son sang se glace à la vue de la personne en face d’elle. Tullia. Aka la fille dont elle est la maîtresse. Aka la sosie de sa petite-amie disparue. Ce n’est qu’en la voyant que Lucy se rend compte d’à quel point ses pensées se sont éloignées de son ex-fiancée ces derniers jours, se concentrant uniquement sur son état et sur ses objectifs. Un constat qui déclenche automatiquement la culpabilité de la jeune femme qui voit là un affront fait à Cat’, un oubli impensable. Et c’est tout le problème que représente Tullia pour Lucy justement : elle est le terrible miroir de son deuil, la poussant chaque fois un peu plus à des réactions incongrues. La dernière en date avait été mémorable au point que Lucy avait quitté brusquement Tullia alors qu’elle était dans un vague flou artistique quant à ses sentiments. Que ressent-elle exactement pour cette femme ? La posséder physiquement lui suffit-elle ou recherche-t-elle plus ? Et si oui, est-ce dû à sa seule ressemblance avec l’amour de sa vie ou bien à la personnalité de Tullia en elle-même ? Autant de questions sans réponses. « Qu’est-ce que tu fais là Tullia ? On avait pourtant une règle qui était clair. » A savoir : ne jamais se rendre chez l’autre. Lucy pour la raison évidente qui était de ne pas croiser la petite-amie de Tullia et Tullia parce que Lucy n’y tenait pas pour une bonne raison : des photos de sa défunte petite-amie se trouvent partout dans l’appartement. Réalisant cela, Lucy fait un pas vers Tullia, la force à se reculer et referme la porte de son appartement derrière elle, espérant qu’elle n’a rien vu. « Oh Tullia, s’il te plaît, ne fais pas comme si on était censés s’inquiéter l’une pour l’autre. » Crache-t-elle alors, sur la défensive, souhaitant faire partie la jeune femme au plus vite. « Mais je vais bien merci. Et toi, ça va ? Ta copine aussi ? » Pour ce faire, autant frapper là où ça fait mal. En espérant que ça fonctionne.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
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