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- Our world is falling apart -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Our world is falling apart ( le Mer 6 Juin 2018 - 21:29 )
La veille au soir.
Tranquillement affalé sur mon canapé, une bière à la main, une sonnerie bien connue de moi-même retentit dans une autre pièce. Péniblement, je me levai. Le travail m’appelait. Ma vraie profession. Celle que personne ne connaissait. Traînant le pas, je franchis finalement la porte de mon bureau avant de m’installer à mon bureau et de sortir mon ordinateur portable – toujours en mode veille – de sa housse. J’ouvris l’écran. Effectivement, un petit 1 clignotait dans la barre des tâches, non loin de l’heure et la date. Un nouveau contrait venait d’arriver. Je fis craquer mes phalanges, avant de m’y mettre. Après avoir passé par plusieurs proxy, brouilleurs d’IP et tout autre logiciels et manipulations du genre – histoire de mieux brouiller les pistes – j’ouvris ma messagerie cryptée. Un e-mail attendait là, bien sagement. Je double-cliquer sur le lien et, le temps qu’il se charge, je repartis à la cuisine prendre une deuxième bière, la première l’ayant finie d’un trait en arrivant dans le bureau. De retour, je lus rapidement le corps du message, tout en enregistrant les informations dans un coin de ma tête, en quoi la mission consistait exactement (nombre de cibles, pays, rémunération, etc.) avant de cliquer sur la première pièce-jointe.

Citation :
Nom : Sarno
Prénom : Adamo
Sexe : M
Âge : 40 ans
Profession : Courtier en bourse
Adresse : Q. Posillipo, Via Stazio 12, Naples, IT
Statut civil : Fiancé
Enfant : 0
Autres : en voyage d'affaires jusqu'au 08.06.2018

Les doigts sur mon menton, je réfléchissais. En soit, ça ressemblait à une histoire plutôt banale. Un type, comme tant d'autres avant lui, dans les affaires, qui avait décider de blanchir de l'argent, pour des raisons qui lui étaient propres et qu'il fallait dès à présent éliminer. C'était presque trop simple. Trop ... banal. Je lus en diagonale d'autres informations, plus au moins importantes, avant de réduire la fenêtre pour ouvrir le deuxième onglet. Sans trop savoir pourquoi, j'eus une sorte d'intuition. Comme si, je savais d'avance que je n'allais pas apprécier ce que j'allais y trouver. d'ailleurs, mon cœur se mit à battre plus rapidement.

Citation :
Nom : De Luca
Prénom : Leah
Sexe : F
Âge : 38 ans
Profession : Avocate
Adresse : Q. Posillipo, Via Stazio 12, Naples, IT
Statut civil : Fiancée
Enfant : 0

Mon cœur s’arrêta de battre. Toute couleur quitta mon corps. J’étais pétrifié sur place, ne comprenant tout simplement pas. Je relus la description sous son identité, maintes et maintes fois, pour essayer d’y voir plus clair. Sans succès. Leah. Ma Leah. Je me passais une main dans les cheveux, cigarette déjà en main, avant de sortir sur le balcon. J’avais besoin d’air. À l’intérieur de la petite pièce, j’étouffais, au point d’en devenir presque fou. J’avais déjà fini ma cigarette depuis plusieurs minutes, pourtant, je restais dehors, à contempler Naples. Là, quelque part, ici au ailleurs, voulait la mort de Leah. Et c’était à moi, moi, qu’il s’était adressé pour remplir la mission. À cet instant précis, je maudis mon choix de carrière. Jusqu’à présent, je n’avais jamais eu un seul état d’âme. Enfin, si … Je chassais cet épisode de ma mémoire, m’accroupissant au sol, le visage enfoui dans mes mains. Après plusieurs minutes de réflexion, je décidais de retourner à l’intérieur, la peur au ventre, me disant que c’était une farce ou que je rêvais tout simplement. J’avais tort. Là, sur l’écran, les coordonnées de la jeune femme. Je fermais l’onglet, rouvrant celui du fiancé. De l’homme à abattre. C’était lui. Pas elle. Je décidais de répondre, proposant un prix à six zéros, afin de voir jusqu’à combien il était prêt à mettre et en même temps, par ce biais, en connaître la gravité. La réponse ne tarda pas. Il acceptait. Pianotant mes doigts sur le bureau, me mordant la lèvre, je tapais rapidement un message. Je n’acceptais et ne refusais pas. Je précisais juste que, j’allais y réfléchir et que, d’ici 48h, il aurait une réponse. Oui ou non. Toutefois, d’ici là, il fallait qu’il verse un acompte, la moitié de la somme convenue, avant minuit.

Aujourd'hui.
L’avantage d’être son propre patron ? Faire ce qu’on veut quand on veut. Ce matin, en me levant, j’avais prévenu un de mes employés – Leonardo, de tenir la boutique ces prochains jours. J’étais resté vague, ne donnait pas trop d’explication. J’avais juste averti que je devais m’absenter mais que je ne savais pas encore pendant combien de temps exactement. J’avais pris ma décision. Du moins, une partie. J’allais profiter des 48h de sursis pour mettre en place un plan. Qu’Adamo y passe, ce n’était pas mon problème, je pouvais très bien le faire de mes propres mains. Leah, il en était hors de question mais pour cela, il fallait que je la mette en sécurité, le temps que ça se tasse ou que j’arrive à convaincre les commanditaires, ce qui ne risquait pas d’être aisé. Après avoir pris une bonne douche, je fourrais pêle-mêle plusieurs vêtements, produits de douche dans une valise, tout en y rangeant également mon arme, bien cachée entre deux serviettes de bain. Toutes les informations importantes notées sur un bloc-notes, ordinateur portable sous le coude, j’allais ranger le tout dans le coffre de ma voiture, avant de me diriger à une destination connue de moi seul. Dès mon arrivée en ville, je louais un box de stockage, sous une fausse identité. J’y rangeais la plupart des mes armes et, vu la mission qui m’attendait, un simple flinque ne me suffisait pas. À nouveau, je pris ce qui m’intéressait le plus, rajoutant le tout dans le coffre, au côté de ma valise. Ensuite, je retournais en ville, me balader, comme une journée normale. Comme si rien n’était sur le point d’éclater en mille morceaux.

En début d’après-midi, étant sûre que je ne risquais pas d’être rattrapé par le temps, j’écrivis un message à Leah. J’étais censé le faire la veille mais j’avais reporté cette tâche au lendemain. Je lui expliquais tout simplement que sa voiture était prête, qu’elle pouvait venir la chercher dès qu’elle le voulait. C’était maintenant que tout se jouait. Elle me répondit rapidement. Elle arriverait dans 30 minutes. Soit c’était le temps qu’il me restait pour tout mettre en place, voire un peu plus, le temps qu’elle aille la chercher, qu’on lui refile les clés et qu’elle rentre ou plus, si elle décidait de retourner travailler au lieu de revenir chez elle. Sans hésiter, je me mis au volant, direction Posillipo. Une fois dans sa rue, je me garais à bonne distance, hors de portée de vue, avant de rejoindre sa maison, d’un pas nonchalant, casquette sur la tête et lunettes de soleil. Pour la peine, je m’étais également habillé différemment. Dans le doute. Devant chez elle, j’inspectais toutes les portes, fenêtres. Apparemment, les informations reçues étaient exactes, aucune voiture ne se trouvait dans son allée. Je fis le tour, crochetant la porte donnant sur la terrasse. Il ne me suffit que de quelques secondes avant de pénétrer à l’intérieur. Profitant du temps qu’il me restait, j’allais de pièce en pièce, avant de m’arrêter dans sa chambre. Leur chambre. Mon regard se durcit. Mes poings se serrèrent. Je dus me faire violence et revenir à l’instant présent. Je me mis à fouiller dans les placards, en sortant la première valise qui me tombait sous la main avant d’y jeter à l’arrache des habits appartenant à la jeune femme. Maintenant, il ne resait plus qu’à l’attendre, qu’elle rentre à la maison. Je redescendis au rez-de-chaussée, m’asseyant sur un canapé, d’où je pouvais voir l’entrée, sa valise à mes côtés. J’étais fin prêt. Maintenant, il restait le plus compliqué. La convaincre de partir loin d'ici, sans trop lui en dire, tout devoir lui dévoiler. Sans qu'elle ne pose des questions.

@Leah De Luca


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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Mer 6 Juin 2018 - 22:28 )
Ditlev & Leah
“ Our world is falling apart ”


Ce matin là, Leah avait décidé de travailler de la maison. Ça lui arrivait de temps en temps lorsqu’elle n’avait pas de rendez-vous planifiés avec des clients et qu’elle préférait profiter de la solitude de la grande maison pour bien travailler ses dossiers. Il faut dire que son esprit n’était pas particulièrement focalisé sur le travail dernièrement,  depuis qu’elle avait revu Ditlev. Elle savait bien que cette rencontre n’avait été qu’une parenthèse dans sa vie et que cette incartade ne devrait plus se reproduire. Mais ça n’empêchait pas son esprit de la torturer inlassablement, ses pensées toujours dirigées vers lui. Après vingt ans d’attente, retrouver son premier – et seul – amour lui avait fait tout un effet, et elle ignorait sincèrement si elle pourrait continuer à vivre sa vie comme si de rien n’était. Combien de fois avait-elle été tentée de retourner au garage pour le revoir? Chaque seconde depuis leur séparation avait été une pure torture, et pourtant, quelque chose l’empêchait d’aller le retrouver. Parce qu’il avait été sans équivoque sur ce point – il n’était pas quelqu’un de bien. Et il avait refusé de répondre à ses demandes d’explication, si bien que la jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser au pire. Peut-être qu’elle était véritablement mieux sans lui, qui sait… mais une vie passée loin de l’être aimé était-elle vraiment une vie? Elle ne savait plus vraiment quoi en penser.

En début d’après midi, la sonnerie de son portable l’avait arrachée à ses pensées, elle qui fixait sans vraiment le voir un dossier sur lequel elle devait travailler. S’attendant plus ou moins à un message d’Adamo ou de Vanina, son cœur fait un bond dans sa poitrine lorsqu’elle voit que le message vient de Ditlev. Son enthousiasme se calme lorsqu’elle voit qu’il ne fait que la prévenir que sa voiture est réparée, et elle lui répond qu’elle passera bientôt au garage. Peut-être qu’en face à face, ils trouveront le moyen de reparler de ce qui s’est passé entre eux… Elle passe rapidement à sa chambre se jeter un coup d’œil dans le miroir, retire son pantalon de yoga qu’elle pose sur son lit pour enfiler des shorts en jeans, conservant le débardeur noir qu’elle portait déjà. Puis elle appelle un service de taxi, attendant à l’extérieur en fumant une cigarette.

Une fois arrivée au garage, elle est accueillie par Leonardo, le même qui était là l’autre soir et qui les a surpris. Voyant sa moue légèrement amusé en reconnaissant la jeune femme, Leah lui envoie un regard noir qui signifie au jeune homme que s’il tient à sa vie, il s’abstiendra de tous commentaires. « Ditlev est là? », demande-t-elle d’un ton qui se veut dégagé en regardant la porte de son bureau fermée, et lorsque Leonardo répond par la négative elle sent son cœur se serrer. Manifestement, il ne blaguait pas lorsqu’il disait qu’ils ne devaient plus se revoir. Se mordant la lèvre inférieure, elle règle son addition et reprend les clés de sa voiture, avant de rentrer chez elle. Il faut vraiment qu’elle oublie ce qui s’est passé entre eux et qu’elle reprenne le contrôle d’elle-même. Elle a trop longtemps vécu dans le passé à cause de lui, hors de question de recommencer.

En ouvrant la porte de la maison, elle lance ses clés sur la petite table à l’entrée et envoie balader ses chaussures dans un coin. Elle a besoin d’un verre de vin, peut-être d’une bouteille complète. Trainant ses pieds vers la cuisine, elle remarque une silhouette assise sur son canapé et elle sursaute violemment, en poussant un cri de pure terreur. Mais rapidement elle reconnait Ditlev et elle interrompt son cri, son visage reflétant toujours sa panique. « Ditlev Sørensen! What the fuck? » Elle attrape un coussin posé sur le fauteuil près d’elle et le lui lance en plein visage, regrettant presque de ne pas avoir un objet plus lourd sous la main. « Qu’est-ce que tu fiches ici, et comment es-tu entré?! » Sa voix est plus aigue qu’à l’habitude, déformée par la peur et la surprise. Elle le dévisage du regard, remarque la valise posée à ses pieds et hausse les sourcils en entrouvrant la bouche, son regard alternant entre le visage de Ditlev et la valise à plusieurs reprises. « Tu m’expliques? »




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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Lun 18 Juin 2018 - 21:54 )
Gardant tout mon sang-froid, j’attendis patiemment le retour de Leah, assis sur un des fauteuils, ses valises à mes côtés, remplies à ras bord. Kimono en soie, nuisette, peignoir, et tout le reste de l’attirail d’une fille. Ken et Barbie le retour, en référence à un des surnoms qu’on nous donnait, adolescents. À la seule différence que les rôles étaient inversés, Barbie n’était plus blonde mais brune et Ken blond. C’est fou, quand même, à quel point certains souvenirs peuvent refaire surface. Je n’y avais plus pensé, à ce surnom débile, que je détestais par-dessus tout – pour des raisons évidentes – et voilà que, tout à coup, sans crier gare, je m’en souvenais à nouveau, les circonstances faisant que. La tête enfouie dans mes mains, je réfléchissais une dernière fois. À vrai dire, je n’avais aucun plan précis. Juste l’éloigner le plus loin possible de cette ville. Mettre le plus de kilomètres entre ici et un lieu tenu secret. Connu seulement de moi-même. En pleine forêt, complètement isolé, loin de toute existence. Seul le bruit des cerfs, lièvres, brise le silence de cet endroit qui, souvent, me détend, me délivre de toutes ces pensées qui me rongent lorsque j’y suis. Malheureusement, je n’y vais pas plus autant que je le voudrais. La vie poursuivant son cours. Métro – boulot – dodo. Alors que, les moyens, je les ais amplement, pour arrêter de travailler et rester seul, loin de tout. Perdu dans mes pensées, revoyant pour la millième fois tout de A à Z, je n’entendis pas de suite la porte d’entrée s’ouvrir. Ce fut le cri qu’elle poussa qui me ramena sur terre. Je n’avais même pas eu le temps de réagir, juste lever la tête dans sa direction, que je me recevais un coussin en pleine face. Ok, c’était mérité et heureusement, ce n’était qu’un coussin. Je me levai, bras levés, paumes en l’air, m’approchant d’elle, gardant toutefois une certaine distance. Un sourire taquin s’afficha sur mon visage. « Surprise » Me rendant compte que c’était plus que débile, je croisais les bras, mon regard s’arrêtant un court instant sur le coussin, qui gisait au sol, avant de le reporter sur elle. Un sourire railleur remplaça le taquin. « Tu pensais vraiment m’attaquer avec ça ? », demandais-je, faisant référence au tas de plumes. Je secouais la tête, levant les yeux au ciel. « M’ouais. Faudra que je t’apprenne quelques techniques de défense ». J’avais repris un ton froid. Ce n’était rien contre elle, mais il le fallait. Si je voulais mener à bien ma mission. Il fallait que je reste le plus concentré possible, que je mette de côté mon ressenti, mes sentiments. Je ne savais pas vraiment comment amener la discussion. Mais j’étais sûr que je n’allais pas lui parler de but en blanc la vraie raison de ma présence en ces lieux. Il en était hors de question. Je me passais une main dans les cheveux. « Ne pose pas de question si tu n’es pas prête à entendre la réponse ». Au lieu de poursuivre, je fis quelques pas en arrière, je me penchais pour prendre sa valise en main avant de m’approcher d’elle. « Tu me suis où tu comptes te défendre ? » lui demandais-je, à moitié moqueur. Sans vraiment lui laisser le temps de répondre, j’empoignais son poignet, sans trop serrer pour ne pas la blesser sans aucune raison. Je me penchais vers elle, nos visages collés l’un contre l’autre. « Je t’expliquerais en chemin ». Étonnamment, elle se laissa entraîner à ma suite. Une fois dehors, je m’arrêtais un court instant, regardant à droite et à gauche, plusieurs fois, m’assurant que la voie était libre. La tenant toujours par le poignet, j’avançais dans son allée, avant de prendre à droite. « J’ai ma voiture garée un peu plus loin. Tu auras toutes les réponses que tu voudras », ou presque, « une fois qu’on sera en route ». Pas avant. Déjà, parce qu’une fois dans la voiture, elle sera déjà plus en sûreté qu’ici, exposée en pleine rue. Je tournais le visage vers elle. « Tu te souviens, à l’époque, quand on faisait des plans sur la comète ? Que je voulais dans un endroit spécial ? Nous y voilà ». Toutefois, les circonstances étaient toutes autres.


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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Jeu 21 Juin 2018 - 2:25 )
Ditlev & Leah
“ Our world is falling apart ”


Maintenant que le choc est passé, et qu’elle voit le sourire moqueur aux lèvres de Ditlev, Leah ne peut s’empêcher de pouffer de rire, se mordant aussitôt l’intérieur de la joue pour camoufler son hilarité. « Ouais bon, c’est tout ce que j’avais sous la main… », se défend-elle en haussant les épaules. Ditlev reprend cependant un ton plus dur pour lui annoncer qu’il lui donnera des cours d’autodéfense, et Leah hausse un sourcil, son regard passant de Ditlev à la valise. L’incompréhension totale s’impose à elle. Mais alors qu’elle entrouvre la bouche pour lui demander une nouvelle fois des explications, Ditlev la devance en lui demandant de ne pas poser de question, de simplement le suivre. Lorsqu’il s’approche d’elle, Leah sent les battements de son cœur s’accélérer et elle inspire profondément, hochant doucement la tête en soutenant son regard. « D’accord. Allons-y. » Elle déglutit avec difficulté et amorce un pas pour le suivre.

Une fois à l’extérieur, elle ne peut s’empêcher de remarquer la manière étrange qu’il a d’agir, observant tout autour de lui comme s’il s’attendait à ce qu’on les attaque à tout moment. Sans trop regarder où elle va, trop prise par la situation qu’elle ne comprend pas tout à fait, Leah sent une horrible douleur sur le haut de son crâne, et elle réalise qu’elle est désormais assise sur le sol. Elle lève les yeux vers le haut, aveuglée comme une taupe, fixant le poteau situé au bout de l’allée qui vient de l’attaquer injustement, qui lui laissera sans doute une bosse sur la tête jusqu’au mois d’août. « Ça va. », annonce-t-elle avant que Ditlev n’ait pu la réprimander. « J’ai juste mal à mon égo. » Elle se relève et passe rapidement ses mains sur ses fesses pour chasser toutes traces de poussière, puis suit docilement son ancien amant vers sa voiture, se massant le crâne en maudissant satan qui doit bien se moquer d’elle en ce moment. Karma de merde. Klaxonnant à l’intention de la jeune femme qui, un peu étourdie, marche trop près de la rue, une voiture les dépasse rapidement et Leah fait un pas de côté, atterrissant directement sur le torse de Ditlev. Elle lève les yeux vers lui et se perd dans son regard un moment avant de reculer d’un pas, reprenant finalement ses esprits. « Pardon. » C’est tellement loin d’elle, être si déconnectée! Elle qui est habituellement toujours en contrôle de la situation se sent bien prise au dépourvu.

« Tu… tu veux m’amener dans un endroit spécial? » Elle serre les mâchoires en se glissant dans la voiture, malgré toutes les questions qui se bousculent dans son esprit. « Je vais te suivre sans poser de question. Mais sois certain qu’une fois arrivé, tu as intérêt à t’expliquer, parce que je ne comprends rien à rien. » Une fois installée sur son siège, elle appuie sa tête un peu douloureuse contre le dossier et suit Ditlev du regard alors qu’il contourne la voiture pour venir prendre place derrière le volant. Et, une fois la voiture démarrée, elle fouille dans son sac à main pour en sortir son paquet de cigarette et un briquet, en allumant une qu’elle tend à Ditlev, conservant la deuxième pour elle-même. Elle reste silencieuse en fumant, tentant tant bien que mal de faire de l’ordre dans ses pensées, et une fois qu’ils se sont un peu éloignés des artères principales de son quartier, elle ne tient plus. « Je sais que j’ai dit que j’attendrais d’être arrivée pour exiger des explications, mais j’ai changé d’idée. Alors… qu’est-ce que tu es en train de faire, exactement? »




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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Sam 23 Juin 2018 - 23:03 )
Fallait vraiment que je joue au loto. Premièrement, Leah n’avait pas trop fait d’histoire en rentrant chez elle et me trouvant tranquillement assis dans son salon – outre le fait qu’elle m’ait quand même envoyé un cousin dans la gueule – et maintenant, elle me suivait docilement. Que demander de plus ? Sa valise en main, Leah sur mes pas, je franchis la porte, me retrouvant à l’extérieur. Je plissais les yeux, avant de remettre en place mes lunettes de soleil. Le soleil se faisait trop agressif. Je pris une grande inspiration. Je ne m’en étais pas rendu compte mais j’étouffais entre ces quatre murs. Rien que le fait de savoir qu’elle partageait ce nid douillet avec quelqu’un, autre que moi et qui plus est son futur mari, me répugnait. Sans dire un mot, tenant toujours son bagage, je pris la direction de son allée, avant de bifurquer sur la gauche, ma voiture étant parquée un peu plus loin. Hors de portée de vue. Alors que nous marchions tranquillement vers cette destination, Leah ne se trouva plus à ma hauteur. Elle était pourtant là, vautrée au sol. J’arquais un sourcil, avant de remarquer le poteau qui se dressait devant elle. Je souris en coin, moqueur, lui tendant la main pour l’aider à se relever. « Ça va ? », demandais-je au même moment qu’elle en fit de même. Je secouais la tête, incrédule. Mon dieu. Tout compte fait … peut-être que la roue tournait. En effet, peu de temps plus tard, une voiture klaxonna. J’étais à deux doigts de lever mon majeur pour lui faire comprendre ma façon de penser quand Leah se jeta carrément contre moi. Machinalement, je passais mon bras autour de sa taille, la tenant contre moi. Appréciant cette proximité tout en me disant que c’était mieux ainsi. Elle serait encore capable de se faire tuer bêtement à ce rythme. « T’es sûre que tout va bien ? » Nous reprîmes notre marche, dans le silence, mon bras toujours autour d’elle, que je lâchais juste pour ouvrir le coffre – à distance – avant d’y glisser sa valise. Heureusement, Leah ne s’était pas assez approchée pour voir tout ce qui s’y trouvait déjà. Quoique, même si elle l’aurait fait, tout était bien dissimulé.

Une fois installé à mon tour derrière le volant, je restais focalisé sur ma mission, m’en tenant qu’à des gestes habituels. Méthodiques. Allumer et tapoter ma cigarette avant de la porter à mes lèvres, mettre le contact, enclencher la climatisation.  Comme je devais m’y attendre, ce fut elle qui brisa le silence en premier. Tandis que je restais froid, presque indifférent. Je n’en avais pas le choix. Je n’avais rien répondu, m’efforçant à l’écouter. « Tu peux allumer la radio, si tu veux un peu de musique », fut la seule chose que je prononçais durant plusieurs minutes. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire, la regardant du coin de l’œil. « Je me disais bien que tu ne tiendrais pas. Félicitations », je jetai un coup d’œil à l’heure sur mon tableau de bord. « Tu as tenu en tout et pour tout dix minutes. J’avais parié sur moins ». Je tournais légèrement la tête, souriant, avant de reporter mon attention sur la route. Manquait plus qu’on fasse un accident de voiture. Je gardais le silence encore un court instant, pesant le pour et le contre. Dans tous les cas, il faudra bien que je lui parle. Pas maintenant, toutefois. Une fois, à l’abri. Surtout que je ne savais pas comment elle réagirait. Mieux valait donc ne rien dire. « Tu tu tu. Je t’en parlerais en temps voulu » je levai un bras en l’air, l’interrompant, au cas où « Et je t’arrête. On est en démocratie ici. Tu ne peux pas me forcer à répondre si je n’en ai pas envie » Coup d’œil dans sa direction. « Le sujet est clos ». Je montais le volume de la radio.

Après environ une heure de route, dépassant même la vitesse autorisée, je perdis patience. Je dus freiner d’un coup sec, tout ça en raison d’un utilitaire, qui ne s’était pas pris à temps pour dépasser le car de l’équipe de water-polo, de ce que j’avais pu lire sur leur vitre arrière. D’un coup brusque du volent, je me mis sur la voie de gauche, appuyant sur les gaz et dépassant tout ce petit monde, me retenant de jurer. Encore une heure plus tard, je m’arrêtais sur une aire d’autoroute, histoire de nous dégourdir les jambes, acheter deux-trois bricoles et pause pipi pour la demoiselle. Le chemin était encore loin et ce ne serait certainement pas le dernier arrêt. Je profitais pour m’appuyer contre la voiture, lunettes de soleil sur le nez, clope à la main, tandis qu’elle vaquait à ses affaires. En jetant un coup d’œil à l’arrière, je remarquais qu’en raison du freinage plus tôt, deux dossiers bruns avaient glissés en dehors d’un sac à dos, que j’avais laissé ouvert. Alors que Leah était en train de revenir, j’eus juste le temps de les remettre à leur place. Ni vu ni connu.

Après environ quatre heures de routes – et d’autres arrêts – je garais ma voiture dans un endroit boisé, entourés d’arbres. Il n’y avait que cela. Au revoir la civilisation. Droit devant nous, un simple petit chalet. Qui, toutefois, avait tout le confort à disposition. Du moins, les basiques. Eau et électricité. En détachant ma ceinture, je me tournais vers la jeune femme. « Nous sommes arrivés à destination. La température extérieure est de … », je jetai juste un rapide coup d’œil au tableau de bord « … 20 degré » L’avantage d’être perdu en forêt, au milieu de nulle part et en altitude. La température qui diminuait drastiquement. Au revoir la canicule de Naples. Je sortis de mon véhicule, le contournant et allant ouvrir le coffre, suivi de Leah. « Je t’avais pris un châle mais je pense que tu en auras pas besoin, quoique peut-être le soir, pour te tenir chaud ». Je sortais mon téléphone de ma poche. « Merde, pas de réception ». JE me tournais vers elle. « Et toi ? T’as quelque chose ? » Petit détail que j’avais oublié. Pas de réseau à cet endroit. Tant pis. À nouveau, je pris sa valise en main, après avoir sorti une autre clé de ma poche. Je lu fis signe de me suivre avant de pénétrer à l’intérieur de la pièce. J’allumais la lumière, m’arrêtant un instant, regardant autour de moi. Bon. Fallait aérer tout ça. Je me tournais vers elle, ayant au préalable posé sa valise près de la porte. « Tu peux t’occuper d’ouvrir volets et fenêtres ? En attendant, je vais m’occuper d’aller chercher du bois dans la remise ». Si la nuit était trop fraîche, on pouvait toujours allumer un feu. Je n’attendis pas vraiment sa réponse avant de faire demi-tour et de disparaître de son champ de vision. À quelque pas de là, se trouvait une remise. Petits bois tout prêt à utilisation, tondeuse, hache, marteau, clous et vis et tous autres objets divers et variés. Je fis plusieurs aller – retour avant de me poser, me laissant carrément tomber sur un fauteuil, me passant une main sur le front. Mes affaires dans la voiture attendraient encore un instant. « Bon », je lui fis signe de s’installer, même si je n’en avais pas vraiment besoin. « Tu dois certainement avoir une tonne de questions en tête, mais je ne voulais pas que tu partes en peur panique » Je m’interrompis, me levant, n’arrivant plus à rester sans bouger. « Hum … Je voulais juste t’amener ici. Quelques jours. Rien que nous deux, toi et moi. Loin de tout » J’esquissais un sourire. M’ouais, explication plutôt bancale qui ne tenait aucunement la route, surtout au vu de ce que j’avais dit, quelques secondes auparavant.


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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Dim 24 Juin 2018 - 21:40 )
Ditlev & Leah
“ Our world is falling apart ”


Encore un peu sous le choc de sa chute et de la voiture qui l’a frôlée, Leah se sent planer, comme si elle était en orbite. C’est le bras rassurant de Ditlev qui la force à maintenir le contact avec la réalité, et elle profite de cette proximité entre eux pour appuyer sa tête contre son torse alors qu’ils marchent vers la voiture. Une fois à l’intérieur, elle ne tient plus, et la réaction de Ditlev l’agace autant qu’elle l’amuse. Lui adressant un sourire sarcastique, elle rejette la bouffée de sa cigarette en haussant les épaules. « Tu avais parié sur combien de minutes? », demande-t-elle d’un ton léger, n’ayant pas particulièrement envie de se disputer avec lui. Elle hausse les épaules de nouveau lorsqu’il lui répète qu’il lui donnera des explications plus tard, et elle appuie sa tête contre le dossier, fixant la route devant elle, bercée par la musique qui joue dans l’habitacle. Elle finit même par s’endormir sur la route, ne se réveillant que pour les pauses pipi, en profitant pour acheter des timbres et des pastilles à la cerise histoire de calmer sa gorge rendue un peu sèche, provoquée par le stress de la situation. Elle déteste la perte de contrôle, même si elle ne peut s’empêcher de ressentir un certain fourmillement d’excitation la parcourir.

À un moment, ils s’éloignent des grandes routes, vers la forêt, et si Leah décroche à Ditlev un regard interrogateur, celui-ci se contente de fixer la route, même s’il semble à la jeune femme remarquer l’ombre d’un sourire amusé sur ses lèvres. Il doit bien se douter qu’elle ne tient plus et meurt d’envie de lui poser de nouveau des questions, mais elle reste silencieuse, ne voulant pas lui donner la satisfaction de se moquer d’elle et de sa curiosité maladive à nouveau. Une fois la voiture arrêtée, Leah suit Ditlev du regard alors qu’il vient ouvrir sa portière, et elle sort en s’étirant longuement, courbaturée par la longue route, puis regarde son portable en secouant la tête. « Rien non plus. » Une petite onde d’angoisse l’envahit, ignorant combien de temps Ditlev compte la garder captive ici. Mine de rien, elle a son boulot, des clients qui chercheront sans doute à la contacter, qui seraient sans doute mécontents de la trouver injoignable. Peut-être qu’elle aurait mieux fait de rester chez elle, plutôt que de le suivre sans poser de question. « Je m’occupe de ça. » Le suivant du regard lorsqu’il quitte la pièce, elle tourne ensuite les talons et s’occupe d’ouvrir les fenêtres, laissant l’air frais envahir l’espace. Puis elle évalue la pièce du regard, remarquant quelques meubles dépareillés, des outils posés sur une petite table en bois, le foyer qui porte encore quelques traces de cendres. Puis, Ditlev revient, et elle le suit docilement vers l’espace qui sert de salon, se laissant tomber face à lui sur le canapé.

Finalement, il prend parole, et Leah fronce d’abord les sourcils, s’attendant au pire. Si elle est aujourd’hui connue pour son caractère assez fort, Ditlev a plutôt connu une jeune femme douce et agréable en toutes circonstances. Alors le simple fait qu’il mentionne une éventuelle peur panique pique sa curiosité… Mais la jeune femme s’adoucit suite à ses paroles, bien qu’elle reste un brin sceptique. « Mais enfin… Pourquoi j’aurais eu peur, si tu m’avais simplement dit ça chez moi? » Surtout lorsqu’on se souvient qu’elle avait mentionné, lors de leurs retrouvailles inattendues, qu’elle serait prête à le suivre s’il le lui demandait. « Tu ne pensais quand même pas que je dirais non? » Elle plonge son regard dans celui du blond et le soutient un bon moment, avant d’esquisser un sourire. « Je pense que tu ne me dis pas tout. Surtout, ça n’explique pas pourquoi tu es rentré chez moi par infraction… » Le tout accompagné d’un regard légèrement plus sévère, qui contraste avec le sourire qu’elle a toujours aux lèvres. Elle hausse les épaules avec désinvolture, à dire vrai, en ce moment elle se fiche un peu des réelles raisons qui ont motivé Ditlev. Parce que tout ce qui compte réellement à ses yeux, c’est d’être avec lui. Seuls. C’est complètement idiot, irrationnel, mais lorsqu’elle est avec lui, elle ne peut s’empêcher d’être contrôlée par ses sentiments et ses pulsions premières – leur dernière rencontre le lui a prouvé. « C’est quoi cet endroit, au fait? Ça t’appartient? »




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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Mar 17 Juil 2018 - 17:57 )
Vingt ans. Vingt ans que j’avais choisi ma voie, des centaines de missions réussies, quelques-unes échouées. Que j’avais su conserver mon sang-froid, en toutes circonstances. Vingt ans que je rêvais de ce moment. De ces retrouvailles. Il n’avait suffi que d’une seule seconde pour que tout bascule. Mon sang-froid s’était fait la malle. Mon cerveau se livrait bataille. Impossible de rester concentré dans ces conditions. Ne tenant plus en place, alors que je m’étais laissé tomber sur un des fauteuils de la pièce principale, je me levai, me mettant à marcher en rond, à faire les cents pas. La nervosité était peu à peu en train de prendre le dessus. Tout se bousculait dans ma tête. Les mots qui ne voulaient pas sortir d’entre mes lèvres. Le gosier sec. Sans rien dire, je quittais la pièce, rejoignant la cuisine. Je sortis d’un placard deux verres que je posais sur un plateau, bientôt suivi par une bouteille de vodka et de whisky. Les deux seuls vrais alcools fort présents. Profitant d’être sur place, j’ouvris le congélateur, déjà bien rempli, et j’en sortis des filets de saumon, le rangeant prestement dans le frigo. Je doutais qu’on aille faim, même plus tard, mais ne sait-on jamais. Plateau en main, je retournais au coin salon, le posant sur la table basse, m’affalant à nouveau sur le fauteuil, en face de la jeune femme. « Je ne savais pas ce que tu voulais, alors … », je désignais les deux bouteilles, prenant le whisky en main et me servant une bonne rasade. Tant pis pour les standards. Le verre était plein à ras-bord. Je vidais celui-ci d’un trait, avant de me resservir. Mains jointes, je me raclais la gorge. Avant de les passer dans mes cheveux. Il fallait que je me reprenne. Que je reste en contrôle. Comme durant d’autres « missions », celle-ci n’en étant pas vraiment une, mais un simple découlement. Toutefois, j’étais encore à moitié sous le choc, de savoir que Leah, pour une obscure raison, était ciblée. Et le travail m’incombait. À bien y réfléchir, il n’y avait pas de situation plus rêvée que celle qui se présentait à moi. Nous deux, seuls, perdu au milieu de nulle part. Il me suffisait de me rendre à ma voiture, ou encore de sortir l’arme automatique cachée dans mon blouson, et le tour serait joué. Une balle entre les deux yeux. L’histoire de quelques secondes. Première partie du contrat, remplie. Ce dont je ne pouvais pas me résoudre à exécuter. Je posais mon regard dans le sien. « Pourquoi ? Parce qu’une fois que tu seras au courant de tout, jamais tu ne m’aurais suivie de ton propre gré » Et je n’étais pas encore prêt à lui donner d’autres explications. Ni à lui mentir effrontément. À la place, je me levai, la laissant à nouveau seule un court instant. Je sortis du chalet, profitant de respirer un grand bol d’air. Vers la voiture, je m’y appuyais, regardant les arbres, au loin, cigarette à la main. J’avais beau réussi la première partie du « plan » à la perfection, la suite était une autre paire de manches. Une fois les cendres voltigeant dans l’air, le mégot, écrasé, en main, j’ouvris le coffre et j’en sortis mon sac de sport, avant d’ouvrir la portière arrière et d’y prendre le sac à dos, contenant, entre autre, les dossiers incriminant. De retour au salon, je laissais tout tomber vers la commode, à l’entrée. Je repris ma place. Mon regard dans le sien. « Si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas. Fais comme chez toi », j’haussais les épaules. « Malheureusement, le majordome n’était pas disponible à ces dates ». J’essayais de détourner l’attention, d’alléger l’atmosphère un tant soit peu. À la voir, là, je n’avais juste pas envie de l’accabler encore plus, de la déranger. Pourtant, je n’entrevoyais aucune autre solution. Je déjoignis mes mains, levant un doigt en l’air. J’avais décidé de lui apporter quelques réponses. « Ce chalet m’appartient. J’y viens surtout pour m’évader, me ressourcer », je me levai, posant mes mains sur le dossier, mon regard toujours planté dans le sien. Je me mordis la lèvre. « Enfin, il appartient à un certain Anders Nyquist ». Qui n’était autre qu’une de mes identités fictives. Inconnue. Anonyme. Je savais très bien que Leah allait se poser encore plus de question, j’en avais bien conscience, pourtant, je ne pouvais pas lui déballer tout de go. Cassant le contact visuel, je réduisis les huit pas qui me séparaient de l’entrée, et de mon sac à dos. De retour à ma place, je posais celui-ci sur le fauteuil, avant de l’ouvrir et en sortir deux dossiers cartonnés. Je les posais sur la table. Je n’avais pas le cœur de tout lui raconter. Pas maintenant, même si je savais pertinemment qu’après lecture de ces bombes à retardement, son monde allait éclater en mille morceaux et ses questions se déverseraient par milliers. « C’est mieux que tu voies par toi-même, la raison de ta présence ici », je lui désignais le deuxième dossier.  « Je serais quelque part, si tu as besoin ». Je reculais, embarquant au passage la bouteille de whisky. Je m’arrêtais au niveau de la porte, me retournant vers elle. « Je suis désolé », furent les seuls mots que je réussis à prononcer. Je sortis de là, prenant au passage un magazine médical/scientifique qui traînait sur un guéridon. Je retournais dehors, me laissant tomber un peu plus loin de l’habitation, le dos appuyé contre un arbre. Mes yeux essayèrent de se concentrer sur la revue que je tenais en mains. Comment éliminer le plus efficacement possible les verrues ? Études de la mutation du gène p53 dans les cancers. Langage barbare. Soupirant, je jetais au loin le magazine, m’allumait une cigarette et, fermant les yeux, à l’affût du moindre bruit, j’attendis. Au fond, je savais que j’’aurais dû rester avec elle. Je n’en avais tout simplement pas eu le courage. Et c’était mieux ainsi. C’est, du moins, ce que j’essayais de m’avouer.


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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Ven 3 Aoû 2018 - 2:49 )
Ditlev & Leah
“ Our world is falling apart ”


Leah observe la bouteille de vodka, un sourire aux lèvres, repensant à ces retrouvailles quelques temps plus tôt. Elle a encore le goût des lèvres de Ditlev sur les siennes, et l’alcool lui donne l’impression de retrouver l’ambiance un peu étouffée de ce bureau où ils se sont enfin retrouvés après trop d’années d’éloignement. Elle s’en sert donc une petite portion dans un verre, trempant ses lèvres en haussant les sourcils alors que Ditlev vide le sien cul sec. Visiblement, quelque chose le tourmente, et malgré ses propos elle se doute bien qu’il y a une autre raison à cette escapade improvisée. Il le confirme d’ailleurs par ses paroles, et Leah hoche lentement la tête, soutenant son regard. Mais Ditlev se lève de nouveau en fuyant vers l’extérieur, et pour la première fois la jeune femme sent une petite pointe d’angoisse l’envahir. C’est décidé, lorsqu’il reviendra, elle l’obligera à lui expliquer la situation, sinon elle exigera qu’il la ramène à Naples. Et s’il refuse, elle rentrera par ses propres moyens – à pied s’il le faut. « Enfin! », lâche-t-elle lorsqu’il revient, prenant de nouveau place face à elle. « Je n’ai besoin de rien, juste de comprendre ce qui se passe. » Elle soutient son regard et soupire doucement, fronçant les sourcils lorsqu’il évoque un certain Anders Nyquist. En tant qu’avocate, elle ne peut faire autrement que de se poser des questions. Lorsqu’on fait usage de fausses identités, c’est forcément qu’on a quelque chose à cacher, et la jeune femme sent sa curiosité aussitôt piquée. Il ne s’agit pas toutefois de la même curiosité qui l’anime lorsqu’elle se glisse dans son rôle d’avocate, mais bien d’une réelle inquiétude face à une personne qu’elle a profondément aimée – qu’elle aime probablement toujours.

Les dossiers qu’il glisse vers elle attirent son regard, et elle remarque à peine qu’il quitte la pièce alors que ses doigts légèrement tremblants viennent effleurer le carton du bout des doigts, ouvrant finalement ce dossier qui, sans qu’elle le sache, va changer sa vie. Rapidement, elle comprend ce dont il est question, et alors qu’un goût amer vient envahir sa bouche, elle sent la pièce tanguer autour d’elle. D’un geste ferme, elle attrape la bouteille de vodka et en boit plusieurs gorgées au goulot, avant de sentir un haut-le-cœur la secouer. Elle se lève d’un bond en courant vers la cuisine pour vomir directement dans l’évier, faute de ne pas avoir repéré la salle de bain un peu plus tôt. Et alors qu’elle fait couler de l’eau fraîche pour nettoyer son dégât et pour s’humecter le visage, elle sent les battements de son cœur qui se désordonnent complètement. Qui? Et surtout, pourquoi? Leah est avocate, elle s’est sans doute fait de nombreux ennemis au courant de sa carrière. Mais jamais elle n’aurait imaginé qu’on la haïrait au point de vouloir la faire assassiner. Et, surtout, jamais elle n’aurait cru mettre ainsi la vie d’Adamo en danger. Se donnant des petites claques sur le visage dans l’espoir de se ressaisir, la jeune femme arpente le chalet et trouve finalement la salle de bain, attrapant un tube de dentifrice pour se laver les dents, tentant de réduire les dégâts provoqués par le choc et la panique. Puis, finalement, elle sort à l’extérieur, son regard aussitôt attiré par Ditlev.

D’un pas ferme, elle s’approche de lui, le fusillant du regard. « What the fuck?! » Sa voix, plus aigüe qu’à l’habitude, résonne dans le calme des lieux. « C’est pour ça que tu es parti? Pour devenir un assassin? » Elle crache presque ce dernier mot, avant que sa voix ne brise, et elle porte une main tremblante à son visage pour rejeter sa chevelure vers l’arrière. « C’est pour ça que tu m’as amenée ici? Pour faire ton boulot? Et tu as décidé de me le faire savoir avant pour quoi, exactement? Pour jouer avec ta victime? » Rationnellement, elle sait bien que Ditlev n’a sans doute pas l’intention d’aller jusqu’au bout de ce contrat. Mais elle a besoin d’évacuer sa panique, et la colère lui semble être la seule bouée de secours à sa portée – elle doit à tout prix s’y accrocher pour ne pas sombrer. « Je peux au moins savoir qui a commandé ma mort? Promis, j’emporterai le secret dans la tombe. » Ces dernières paroles prononcées d’un ton sarcastique, lui arrachant un petit rire nerveux qui se transforme rapidement en des sanglots désordonnés. Puis, oubliant déjà les paroles qu’elle vient de prononcer, elle fait un pas vers lui pour se réfugier dans ses bras, parce que c’est bien le seul endroit au monde où elle se sente en sécurité.




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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Mer 8 Aoû 2018 - 20:14 )
Une éternité. Les secondes se transformaient en heures. J’essayais de m’occuper comme je le pouvais, avant de jeter au loin le magazine que je tenais en main. Du pur ramassais de conneries, selon moi. À la place, j’allumais une cigarette. La première d’une longue lignée. J’avais beau être dehors, entouré de pins de toute part, j’avais l’impression d’être comme un lion en cage. Je n’arrivais pas à rester tranquille. Pas en sachant que, à l’instant même, Leah était certainement en train de feuilleter les dossiers que j’avais déposés sur la table basse, avant de sortir. J’étais totalement impuissant, sans aucun moyen de prédire sa réaction. J’étais dans le flou le plus total. Finalement, l’attente toucha à sa fin. Une furie brune s’approchant de moi. Heureusement qu’on ne pouvait pas tuer d’un simple regard. Réaction, tout compte fait, plus que normale. Si les rôles avaient pu être échangés, j’aurais certainement réagi d’une façon beaucoup plus virulente que la sienne. C’était compréhensible. J’eus toutefois un mouvement de recul. On ne savait jamais de quoi les gens étaient capables, surtout après avoir appris ce qu’elle venait d’apprendre. Son monde avait certainement dû virer au cauchemar. Tant de choses à assimiler, en si peu de temps. Les comprendre. Je restais muet, gardant toujours une infime distance de sécurité, sachant qu’elle ne ferait pas le poids et encore, justement, on n’était jamais sûr de rien. Surtout d’une femme, en colère. J’en avais déjà fait les frais, d’ailleurs. Inconsciemment, je me passais une main à la base de mon cou, grimaçant. Oui. Les femmes étaient beaucoup plus imprévisibles que les hommes. Je laissais sa fureur éclater, sans rien dire. Pourtant, j’aurais pu me justifier, lui expliquer, calmement. Qu’elle faisait fausse route. Que je ne l’avais pas quittée pour devenir un assassin. À la place, je la laisse s’exprimer, se vider. Cracher tout ce qu’elle sur le cœur. Puis, changement d’attitude. Elle s’approche de moi, ses larmes sur le point de couler. Elle pose tout son corps contre le mien. J’ouvre les bras pour qu’elle s’y blottisse, avant de l’entourer, comme une barrière protectrice. Je pose une de ma main sur sa tête, les doigts s’enfonçant dans ses cheveux, sa tête posée contre mon torse. « chuuuut ». J’essayais de la border comme on ferait avec un enfant. De la calmer. De lui faire comprendre que tout allait bien se passer, malgré tout. Que j’étais là. Plutôt ironique comme situation. Je laissais le silence imprégner les lieux, nous entourait, les minutes s’égrenant. Au bout d’un moment, je pris quand même la parole, d’une voix douce. « Je suis là. Ne t’en fais pas » m’ouais, là aussi, c’était plutôt ironique. Je pris son visage entre mes deux mains, posant l’une d’elles sous son menton, levant légèrement sa tête, nos yeux se rencontrant. De mon autre main, délicatement, je séchais ses larmes. « Laisse-moi t’expliquer, tu veux ? » Sans vraiment attendre sa réponse, je poursuivis, prenant une grande inspiration. « Si j’en crois t’as réaction, tu as tout lu. Et tout compris. Si je t’ai amenée ici, ce n’est pas comme tu dis, pour te tuer, mais plus pour te protéger. Des gens qui te veulent du mal » Moi, je n’étais que l’exécuteur. « Il ne t’arrivera rien, tant que je serais à tes côtés. Quand … », ma gorge se serra « … je suis tombé sur ton identité, j’ai … », non, c’était tout bonnement impossible de décrire la réaction que j’avais eue. « Faut juste savoir que j’ai refusé. Jamais je ne pourrais te faire de mal, j’espère que tu le sais ». Pas physiquement du moins. « Viens, retournons à l’intérieur » Comment gagner du temps. La suite ne s’annonçait pas simple. Moi, qui avouer que oui, je tuais des gens pour gagner ma vie. Elle, qui devait tout assimiler. Ma main vint rejoindre la sienne avant que je l’entraîne à l’intérieur. Je la laissais à l’entrée de la pièce qui servait de salon, retournant auprès des dossiers, les rangeant à la vite, loin de sa vue. Du moins, pour l’instant. Après tout, c’est elle qui décidait, au final. C’était juste pour lui éviter un deuxième choc. Un suffisait amplement. Je revins vers elle, l’entraînait cette fois-ci sur le fauteuil. Je m’assis à côté d’elle, la tenant par la taille, avant de la reprendre contre moi, déposant un rapide baiser sur son front. « Attends-moi là ». Je me levai, montant à l’étage. Direction la salle de bain. En deux-trois mouvements, j’ouvris les robinets de la baignoire. Je redescendis, retournant à ma place, à ses côtés. « Je vais te préparer un bain. Ça te ferait le plus grand bien. Après, on … » je cassais le contact visuel, regardant un court instant droit devant moi avant de revenir vers elle. « …on discutera. Tu aurais le droit à toutes les réponses aux questions que tu dois certainement te poser ». C’était ce que je voulais, un petit moment d’accalmie. Qu’elle se calme. Se repose et ensuite … ensuite que la tempête se déchaîne à nouveau. Je voulais juste la ménager, encore un court instant. Et si elle en décidait autrement, soit.


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Sujet: Re: Our world is falling apart ( le Mer 15 Aoû 2018 - 1:44 )
Ditlev & Leah
“ Our world is falling apart ”


Dans ses bras, elle se sent à la fois en sécurité et en danger. L’impression désagréable de se trouver auprès de la seule personne au monde qui la comprenne réellement, mais en même temps de sentir que cette personne est désormais un inconnu… Elle ne sait plus rien de lui, de sa vie, et elle meurt d’envie de savoir. Non pas pour le juger, mais pour comprendre comment un jeune homme avec autant de potentiel a pu choisir cette voie. Elle voudrait connaître chaque parcelle de sa vie, savoir s’il y a une possibilité qu’elle-même puisse y trouver sa place. Parce que depuis l’instant même où elle a posé son regard sur lui dans son garage, elle sait qu’elle ne veut plus jamais s’éloigner de lui. Elle sanglote toujours contre lui, puis, doucement, elle se calme, et finit par hocher doucement la tête lorsqu’il saisit avec délicatesse son visage entre ses paumes pour la regarder droit dans les yeux. « Oui, je sais. », répond-elle dans un souffle. Elle a une confiance infinie en lui, malgré tout. Mais elle ne peut s’empêcher de penser – et si ça n’avait pas été elle dans ce dossier, si c’était une illustre inconnue… serait-elle déjà morte à l’heure actuelle? Ditlev aurait-il simplement fait sa besogne, avant de poursuivre sa vie comme si de rien n’était, sans remords ni regrets? Et s’ils ne s’étaient pas recroisés par hasard quelques temps plus tôt, aurait-il accepté le contrat sans broncher? Non. La réponse s’impose à elle comme une évidence. Parce que si elle n’a jamais réussi à complètement tourner la page sur lui, elle est à peu près certaine que c’est réciproque. Leurs retrouvailles l’ont d’ailleurs prouvé – l’attirance qui existait entre eux est toujours intacte malgré toutes les années. Il ne s’agit pas seulement d’une attirance physique, mais bien d’un besoin viscéral de l’autre qui les prend directement aux tripes. Elle n’est réellement complète que lorsqu’il est à ses côtés, et elle le sait.

Leah se laisse entraîner à l’intérieur, hochant doucement la tête lorsqu’il propose de lui faire couler un bain. Seule, elle refuse de tourner la tête vers l’endroit où les dossiers se trouvaient, fixant l’escalier jusqu’à ce que Ditlev apparaisse de nouveau. « Viens avec moi. », demande-t-elle dans un souffle. Elle est visiblement en état de choc, incapable de s’insurger davantage contre la situation. Au contraire, elle semble parfaitement zen, alors que sa main se glisse dans celle de Ditlev et qu’elle l’entraîne dans l’escalier. Une fois dans la salle de bain, elle se tourne vers lui et lui retire lentement son t-shirt, l’invitant visiblement à partager son bain. Elle a besoin de présence, de chaleur humaine. Plus précisément, elle a besoin que Ditlev les lui procure. Il est à la fois son bourreau et son sauveur dans la situation, le seul qui puisse l’aider à maintenir un niveau de sanité d’esprit. Puis, rapidement, elle se débarrasse de ses propres vêtements et se glisse dans l’eau chaude, l’implorant presque du regard à venir la rejoindre. « Pas besoin de parler, pas tout de suite. Mais ne me laisse pas seule… » De toute façon, son discours ne ferait aucun sens, parce que ses pensées défilent à une vitesse folle, sans logique aucune. Elle voudrait tellement comprendre pourquoi quelqu’un souhaite sa mort, mais surtout, comment échapper à la situation. Parce que même si Ditlev a refusé le contrat, ce n’est pas dit qu’un autre ne l’acceptera pas. L’angoisse revient, sournoise, accélérant les battements de son cœur. Mais Leah ferme les paupières en inspirant profondément, tentant de se maîtriser malgré tout.




AVENGEDINCHAINS


one step closer
I have died everyday waiting for you, darling don't be afraid I have loved you for a thousand years. I'll love you for a thousand more.
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