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- matters of the heart. (frederico) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: matters of the heart. (frederico) ( le Jeu 7 Juin 2018 - 9:31 )
matters of the heartFREDERICO & MAÏA


« Bonne fête, Papa ! » Son père venait tout juste d’ouvrir la porte lorsque Maïa s’était mise à hurler à pleins poumons, les bras chargés de sacs. Claquant un bisou sonore sur la joue râpeuse, la brunette se permit d’entrer chez son père sans même attendre l’invitation et fut immédiatement accueillie par le bulldog anglais qu’elle lui avait offert juste avant de quitter le foyer parental. La jeune femme prit le temps de caresser la tête de l’animal avec un sourire cependant qu’elle se faisait la réflexion que le chien était véritablement très moche quand même. Mais c’était devenu une blague entre son père et elle, au fil du temps. Et puis, savoir que son père ne se retrouvait pas entièrement seul ici le soir aidait à calmer ses angoisses et à faire disparaître un peu de sa culpabilité. Maïa avait toujours su qu’elle devrait quitter ce petit cocon, un jour ou l’autre ; Maïa avait toujours su que son père allait la voir un jour passer la porte d’entrée avec ses valises à la main. Ça n’empêchait pas les remords, ça n’empêchait pas la culpabilité. Parce que son père avait toujours été là, parce qu’il était un homme formidable. Et parce qu’il avait le cœur sur la main – un peu trop parfois. Depuis que la brunette était en âge de comprendre un peu mieux les choses de la vie, elle s’était fait la promesse de veiller sur son père. Un peu comme si les rôles s’étaient subitement inversés, Maïa avait eu à cœur de voir cet homme qui l’avait élevée être enfin heureux dans la vie. Elle avait sûrement fini par se faire à l’idée que sa mère ne ferait pas partie du bonheur de son père mais ça n’empêchait pas la jeune femme d’espérer qu’il trouve quelqu’un avec qui passer du temps et dont il apprécierait un minimum la compagnie.

« Et je ne suis pas venue les mains vides, elle lâcha avec un grand sourire fier de gamine avant de farfouiller dans ses sacs. D’abord, un peu de vin. Ensuite, le dessert. Et enfin, le plus important, le cadeau ! » Elle sortit le paquet joliment emballé avec un gros nœud sur le dessus pour le tendre à son père. Elle était particulièrement fière de sa trouvaille. À trop traîner dans cette librairie, elle avait fini par faire ami-ami avec le gérant qui lui téléphonait chaque fois qu’il recevait des nouveautés au rayon histoire ancienne et mythologie. Alors quand Rafael l’avait contactée pour lui dire qu’il recevrait une toute nouvelle édition de l’Odyssée d’Homère dont les exemplaires seraient très limités, elle avait sauté sur l’occasion et demandé à ce qu’il lui en mette un de côté. Maïa était presque certaine que son père avait déjà cette œuvre-là dans sa bibliothèque parce qu’elle se rappelait avoir passé des heures à lire les livres de son père, à les feuilleter pour observer ces images qui la fascinaient. Mais la brunette n’avait tout simplement pas pu passer à côté de lui faire un tel cadeau cette fois. « Allez, ouvre, le pressa-t-elle comme il avait l’habitude de faire lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant et qu’elle observait ses cadeaux de Noël sans savoir par lequel commencer. Que je sache si tu es déçu ou pas ! » Maïa laissa échapper un léger rire, à la fois amusée mais un peu nerveuse aussi. C’était important que le présent puisse plaire à son père. Lui, il ne l’avait jamais déçue dans la vie – même quand il faisait ses blagues honteuses qui l’embarrassaient au plus haut point. Alors Maïa espérait ne jamais avoir à le décevoir à son tour.




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Ven 15 Juin 2018 - 3:58 )
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Attendant impatiemment l’arrivée de ma fille, je me suis commencé une nouvelle partie de billard sur l’ordi. Mais alors que je suis très concentré sur le jeu, prêt à effectuer un coup, Igor jappe, me faisait sursauter. Bien entendu, mon coup est raté, et je vois la boule noire se diriger vers un des coins « Non, non, non, non. » Je répète rapidement à plusieurs reprises, priant le ciel pour qu’elle s’arrête avant de tomber dans la poche. Le billard en ligne, c'est important. Oui, oui. Je lâche donc un énorme soupir lorsque la boule disparait, tout comme les mille euros que je venais de parier sur la partie. Ce n'est pas de la vraie argent en jeu, mais c'est quand même chiant. En arrière plan, Igor continue de se donner à coeur joie devant la fenêtre du salon. Ça doit faire la sixième fois qu'il me donne de faux espoirs en me faisant croire que Maïa est arrivée. Mais comme la fois précédente, je n'ai pas appris ma leçon, je me lève pour aller jeter un coup d'oeil. Heureusement, cette fois est la bonne. Je n'ai pas perdu mille euros pour rien. Je lui ouvre la porte et son accueil me fait rire. Rapidement, mon regard se pose derrière elle. À mon plus grand bonheur, Lorenzo ne s'y trouve pas. Lorsque nous avions planifié cette journée, je n'avais pas précisé que la présence de son petit ami me dérangerait. En même temps, ce n'est pas comme si je devais lui mentionner, elle le savait déjà. Je réponds à sa bise avec le même enthousiasme, mais rapidement, l'attention se tourne vers le chien. « Igor a droit à des caresses alors que je n'ai eu qu'une bise ! Je retiens. » dis-je faisant mine de bouder. Bah ouais. Igor, c'est pas un père, aujourd'hui, c'est ma journée ! La boule de gras peut attendre. Mais lorsqu'elle parle de ses sacs, le sourire me revient rapidement. Parce qu'on a beau dire qu'on ne veut pas de cadeaux, on est bien content d'en recevoir. « Bon, t'es pardonnée. » Je plaisante en m'approchant alors qu'elle énumère le contenue de ses sacs. « Bah dis donc, je suis gâté. » Mon ton se fait amusé, mais mes paroles sont sincères. Je suis réellement gâté, sacs ou pas. Elle aurait pu venir les mains vides, j'aurais été tout aussi heureux de la recevoir. Et aussi niais que ça peut être, elle me manque. Et même si Igor est un peu comme un enfant dont je dois m'occuper, ça ne remplacera pas la présence de ma fille dans la maison. Pas du tout. Elle me presse à ouvrir mon cadeau, ça me fait rire. Tel père, telle fille. Honnêtement, dans mon cas, offrir un cadeau est beaucoup plus amusant qu'en recevoir. Du moins, quand t'as trouvé un cadeau cool et que tu sais que l'autre va aimer. « J'ai envie de te faire patienter, mais c'est moi qui ne pourra pas tenir. » Elle semble si fière de ce fameux cadeau, ça pique la curiosité. Puis, le grand gamin que je suis veut connaître ce qui se cache cet emballage. Sans perdre une minute de plus, je tire sur un bout de l'emballage pour le déchirer jusqu'à ce que je le dévoile. À la vue du livre, je souris bêtement. « L'Odyssée. » Je lève la tête vers Maïa. « Et tu croyais que j'aurais pu être déçu ? » Voir qu'elle m'offre un livre ayant pour thème la mythologie et que je n'aurais pas aimé. Elle est drôle elle. « J'avais ce livre, mais j'sais plus ce que j'en ai fait. Ça doit être ta mère qui me l'a pris. » Faut bien blâmer quelqu'un, non ? Puis, lors de notre séparation, elle aurait pu le mettre dans ses boites sans faire exprès. Bref, pour la remercier, je viens la prendre dans mes bras, déposant un bisou sur son front. « Merci. Je l'adore. » Je lui souffle, sincèrement, profitant de ce moment. Dans quelques heures, je vais être à nouveau seul à me contenter de l'attention du chien. Elle, de retour chez dans son chez soi à sa petite vie quotidienne. Ces derniers temps, j'ai tenté de la voir plus souvent, vu les tristes évènements qui se sont passés. J'aimerais être sa source de réconfort, je dois seulement apprendre à la partager. « J'ai droit à mon dessert maintenant ? »




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Ven 15 Juin 2018 - 20:51 )
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Maïa n’avait pu s’empêcher de remarquer le coup d’œil jeté par son père dans son dos, comme s’il s’était attendu à y voir quelqu’un l’accompagnant. Elle avait retenu une remarque un peu acerbe, préférant ne pas gâcher cette journée qui était entièrement dédiée à son père en disputes inutiles. Bien sûr que Lorenzo ne l’accompagnait pas. Il n’avait même pas été question qu’il vienne aujourd’hui – Maïa ne s’imaginait pas être accompagnée de son petit-ami le jour de la fête des pères. Lui-même fêtait ce jour avec ses propres enfants. Sans doute se retrouveraient-ils ce soir, tard, quand ils seraient tous les deux libérés. Mais pas avant. Alors pour ne pas mal démarrer leur petit rendez-vous, Maïa avait fait semblant de rien et était entrée dans la maison, accueillie par Igor et ses jappements graves. Cela lui faisait oublier toutes les pensées sombres qui lui envahissaient soudainement l’esprit. « Ne râle pas, il n’aura pas le droit à du gâteau, lui, elle rétorqua non sans rire avec amusement, jetant un regard à son père qui bougonnait faussement. » La jeune femme savait parfaitement que son père ne faisait que rire, qu’il n’était pas sérieux. Elle avait appris avec les années à interpréter le ton de sa voix, à reconnaître les vrais sourires de ceux qui lui paraissaient forcés. Maïa connaissait son père sur le bout des doigts et il y avait peu de choses qu’il pouvait lui cacher. C’était sûrement parce qu’ils étaient tous les deux si proches qu’elle pouvait se vanter de lire en lui comme dans un livre ouvert.

Lorsqu’elle lui tendit son cadeau, Maïa eut ce sourire de gamine qu’elle se souvenait avoir plus jeune, quand elle ramenait l’affreux cadre photo décoré de coquilles d’œuf peintes dans sa classe d’école primaire – un sourire à la fois fier et anxieux, parce que Papa devait absolument être heureux de son cadeau. Et peu importait l’horreur qu’elle pouvait lui offrir, son père avait toujours eu cet air béat, satisfait. Cet air qui lui disait : T’es une artiste ma fille, je suis fier de toi. Maintenant que la brunette avait les moyens de lui offrir de véritables cadeaux, elle les choisissait toujours avec grand soin et se retrouvait pourtant toujours dans la peau de cette gamine de sept ans, à attendre que Papa ouvre le paquet cadeau. Alors quand elle vit l’expression sur son visage, entre surprise et intérêt, elle sentit un petit soupir de soulagement lui échapper. « Je savais que tu en avais déjà un exemplaire, mais celui-ci est très ancien, elle rétorqua avec un demi-sourire. On dit qu’il a beaucoup voyagé, qu’il a appartenu à beaucoup de monde et qu’ils ont laissé leur trace dans ce livre. Des annotations, des commentaires, des réflexions. J’ai pensé que ça pouvait être intéressant pour toi à découvrir. » Que son père ait égaré son autre exemplaire n’étonna pas Maïa plus que ça, elle le connaissait. Elle retint un rire quand il blâma sa mère et elle enchaîna : « Ou tu l’as prêté à quelqu’un qui ne te l’a jamais rendu. Et tu as oublié, ce qui fait qu’il ou elle l’a gardé dans sa bibliothèque. Tu as toujours été trop gentil, Papa. Beaucoup trop. » Et si cette qualité était profondément admirable et qu’elle aimait de façon infinie son père pour ça, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être un peu triste également. Triste parce qu’elle savait que le monde profitait de lui et qu’il ne s’en rendait pas compte – à commencer par sa propre ex-femme. Son père était formidable, un être unique derrière ses blagues stupides et embarrassantes. Il méritait vraiment de rencontrer quelqu’un qui le voit tel qu’elle, sa fille, le voyait aujourd’hui. Maïa se laissa alors à prolonger leur étreinte lorsqu’il vint la remercier. Ses câlins lui manquaient, ses baisers sur son front lui manquaient. Son père lui manquait. « Je suis contente alors, elle souffla dans son cou toujours légèrement parfumé comme d’antan. Il fallait bien un cadeau à la hauteur du meilleur papa du monde. » Elle rit un peu, comme pour cacher son émotion. Ce n’était pas le genre de moments qu’ils préféraient tous les deux mais elle n’en avait pas vu de meilleur qu’en cet instant. « On pourrait peut-être déjeuner avant, non ? se mit-elle à rire, plus franchement. Je n’ai pas petit-déjeuné ce matin, j’ai une faim de loup ! Tu as quelque chose de rapide dans ton frigo ? » Tandis qu’elle prenait le chemin de la cuisine, elle avisa l’ordinateur allumé et se retourna vers son père, les yeux plissés. « Au fait, tu as fait des rencontres dernièrement ? »




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Mer 11 Juil 2018 - 5:28 )
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Plusieurs de mes amis me disent souvent comment ils sont bien maintenant que leurs enfants ont quitté le nid familial. Qu’ils ont beau les aimer du plus profond de leur cœur, la liberté qu’ils ont ne se refuse pas. Eh bien, pas moi. Ça me manque de me faire déranger par ma fille pour des trucs inutiles, de nos petites disputes inutiles, de sa monopolisation de la salle de bain alors que mon envie de pisser ne peut plus attendre. De sa présence, tout simplement. Il m’arrive souvent d’avoir des pensées égoïstes où l’idée que les choses ne fonctionnent pas pour elle et qu’elle décide de revenir me rendrait heureux. Je ne souhaite que son bonheur, pas ses échecs, mais la voir vivre sa vie ailleurs, me pousse à croire que son bonheur est loin de moi. Donc, dès qu’on passe une journée ensemble, je fais tout pour savourer ces moments le temps qu’ils durent. Mon sourire ne décroche pas de mon visage à la vue du livre qu’elle m’offre. Je suis touchée, parce qu’il ne s’agit pas d’un simple cadeau acheté vite-fait pour s’en débarrasser. Non, elle y a pensé. Beaucoup même. J’arque les sourcils lorsqu’elle m’explique la valeur de ce livre, baissant mon regard dans celui-ci alors que je feuillette rapidement les pages. « Il ne doit pas être donné. » Déjà qu’un livre historique, ça coûte cher, je n’ose pas imaginer la valeur monétaire de ce dernier. Et même si j’adore le cadeau, l’idée qu’elle aille débourser beaucoup pour moi me gêne un peu. Mon humilité qui me fait croire que je ne mérite pas de gros cadeau. « Tu me mets la pression, je vais avoir peur de l’abîmer. » Je lance dans un rire léger, refermant le bouquin délicatement, comme s’il s’agissait d’un objet précieux. J’ai l’impression que si je l’use, un cyclope va débarquer chez moi pour me le faire payer. « Je vais pouvoir me vanter auprès de mes collègues. » Du moins, auprès des passionnés. Parce qu'il y en a qui en n'ont rien à faire des trucs historiques, ils sont là que pour avoir du revenu. Les autres devaient déjà avoir le livre dans leur bibliothèque. C'est tout de même un classique. Cependant, ils n'ont sûrement pas cette version. Donc, je vais pouvoir vanter ma version et aussi, ma fille. Après tout, elle aurait pu se contenter d'un t-shirt avec écrit « Papa Bear » dessus, mais non. Elle y a été en fonction de mes intérêts et a trouvé le cadeau parfait. Ma fille défend alors sa mère, trouvant une hypothèse un peu plus plausible sur l'emplacement de mon livre. « Trop gentil ? Moi ? J'vois pas de quoi tu parles. » Je plaisante, bien entendu. Je sais que je le suis un peu trop, que je me laisse faire facilement. Mes proches me le reprochent régulièrement, me poussant à mettre mon pied à terre. Mais je n'ai jamais aimé m'imposer, dire non. J'ai mes limites, mais malheureusement, ça m'en prend beaucoup pour les atteindre. Je la prends dans mes bras et savoure cet instant en le faisant durer, la remerciant du cadeau. À son compliment, je lève les yeux au ciel, le rejetant automatiquement. Comme la plupart des gens, je n'accepte pas les compliments, grimaçant dès que l'on de bonnes choses à mon sujet. « Il est où mon t-shirt ? » Je plaisante à nouveau en mettant fin à notre étreint. Je réclame ensuite le dessert, mais elle me remet tout de suite sur le droit chemin. Le repas avant le dessert. Dire qu'avant, c'était moi qui devait lui rappeler. Ce n'est pas comme si les rôles n'avaient jamais été inversé. J'ai souvent eu l'impression qu'elle s'occupait plus de moi que je m'occupais d'elle. D'où j'ai du mal à accepter qu'elle me dise être le « meilleur papa ». Enfin, je suppose que nous ne sommes jamais satisfait de notre boulot. C'est le cas pour moi à quatre-vingt-dix pourcent du temps. « D'accord, maman. » Je réfléchis au contenu de mon réfrigérateur. Un truc vite fait ? « Il me reste de la pizza d'hier. Sinon, rôtis et céréales. Rien de bien excitant. » On se dirige à la cuisine, lui donnant la chance de m'interroger sur mes rencontres... Urgh... La bonne nouvelle : j'en ai fait. La mauvaise : ça ne s'est pas aussi bien passé que je l'aurais cru. Pas que je m'imaginais trouver l'amour, mais je me disais que, peut-être, j'aurai envie de revoir ces femmes. Pas vraiment. Du coup, j'hésite. Je lui raconte que tout va bien, que je rencontre plein de femmes, qu'elle n'a pas à s'inquiéter pour ma vie amoureuse. OU. Je lui dis la vérité, que ça ne se passe pas bien. J'opte pour la carte vérité. Peut-être qu'elle allait comprendre que je n'étais pas fait pour ces trucs internets. « Quelques-unes, ouais. Ce fut... intéressant. » J'arrive près du frigo, et en sort la boîte de pizza, contenant les quelques morceaux restant d'hier. Vivre seul me pousse à opter plus souvent pour la livraison, ou aller manger au restaurant. Disons que se faire de la bouffe pour nous-même, c'est loin d'être motivant. Plus simple de prendre le téléphone et de composer le numéro de la pizzeria la plus proche. « Tu sais, je crois pas que ce soit pour moi, les sites de rencontre. J'te l'ai déjà dit, mais maintenant que j'ai tenté, je confirme. » Pas seulement parce que je suis vieux jeu et que je préfère rencontrer une femme par moi-même, par hasard et que les choses se passent naturellement entre nous. Je n'ai surtout pas eu de chance... « Y a des femmes bizarres là-dessus. J'te le jure. Et même que j'ai failli me faire agresser par une fille, parce que son amie s'est fait passer pour elle et nous a organisé un rencard. J'suis arrivé là-bas, la fille devait avoir ton âge... J'ai passé pour un pervers ! » Cependant, j'omets de lui dire que les choses se sont vites misent au clair et que j'ai tout de même passé une bonne soirée, mais c'est de détails inutiles au point que je tente d'apporter. « Peut-être pas agresser, j'exagère. Mais elle n'aurait sûrement pas hésité. » Je reprends, ouvrant la boite pour attraper une pointe et rapidement prendre une bouchée. Je n'ai pas besoin de son accord pour supprimer mes comptes. Pourtant, me voilà à me justifier pour devoir le faire. Parce que je le fais pour elle, pas pour moi. Et que si elle y tient tant, je vais continuer d'y être et de discuter avec ces folles qui s'y trouvent.





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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Jeu 12 Juil 2018 - 13:16 )
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« Ne te préoccupe pas du prix, c’est un cadeau, asséna-t-elle avec aplomb. » Maïa connaissait son père. Elle savait exactement ce qu’il se passait dans sa tête en cet instant – c’était toute la beauté de leur relation. Elle savait qu’il se disait ne pas mériter un tel cadeau ; elle savait qu’il se sentait un peu gêné que sa fille ait déboursé autant d’argent pour lui. Et encore tout un tas de bêtises que la brune balaya d’un mouvement de la main comme si ça n’avait aucune importance. Parce que ça n’en avait pas, clairement. C’était un cadeau, un présent. Et Maïa ne comptait pas lorsqu’il s’agissait d’offrir quelque chose à son père. C’était sûrement un des moments les plus importants pour elle – choisir le parfait présent pour Papa. Papa avait toujours été là : il avait soigné tous les bobos sur ses genoux écorchés, avait séché toutes les larmes de son cœur blessé. Il avait souri à ses réussites, le regard fier ; il avait pleuré avec elle sur ses échecs, avec en mains un pot de crème glacée à la fraise. Il avait toujours été là pour elle. Et maintenant qu’elle était devenue une adulte, Maïa voulait lui rendre la pareille. C’était important pour elle. C’était important pour elle de montrer à son père qu’elle était capable de prendre soin de lui, elle aussi. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour lui, à le savoir dans cette maison, tout seul. Il y avait bien Igor mais ce n’était pas pareil. Elle avait un peu peur qu’il se morfonde quand elle n’était pas là. Elle le connaissait bien. C’était pour cette raison qu’elle avait tant tenu à lui offrir ce chien, qu’elle avait insisté pour qu’il rencontre enfin quelqu’un. Son père avait le droit de refaire sa vie, de s’occuper un peu de lui pour changer. C’était le moment ou jamais.

Quand il lui énuméra les restes dans son réfrigérateur, Maïa se sentit grimacer. « Et les légumes frais ? Tu n’as jamais entendu parler de légumes frais ? soupira-t-elle en levant les yeux au ciel. Toi qui tenais toujours à ce que je finisse mes brocolis quand j’avais six ans… » Elle laissa échapper un petit rire, autant émue par le souvenir qu’amusée par la situation qui s’était inversée avec le temps. Mais elle devait avouer qu’elle aussi se laissait aller parfois à simplement décrocher son téléphone et commander au chinois le plus proche. C’était plus simple. C’était plus pratique aussi que de se forcer à faire la cuisine pour une seule personne. Maïa faisait plus d’effort quand Lorenzo venait passer la nuit. Alors elle comprenait que son père fasse pareil même si cela l’inquiétait encore une fois. Elle s’en fichait qu’il se commande son dîner à la pizzeria, ce n’était pas le problème – c’était surtout le message derrière qui était alertant : Papa se sentait seul. Même s’il essayait de le cacher quand elle venait le voir ou qu’ils en discutaient, la brunette savait que son père se sentait seul ici. Et la jeune femme ne pouvait s’empêcher de se sentir alors un peu coupable de ne plus sous son toit. Elle savait bien qu’il lui fallait grandir et voler de ses propres ailes mais elle ne voulait pas que son père ait la sensation qu’elle l’abandonne sans regarder en arrière. Égoïstement, son acharnement à vouloir qu’il rencontre quelqu’un était surtout un moyen pour elle de se rassurer. Mais quand Maïa écouta son père lui parler de ses mésaventures, elle se sentit mal d’avoir autant insisté. « Tu sais Papa, tu n’es pas forcé de continuer si tu ne fais ça que moi, tenta-t-elle de le rassurer cependant qu’il commençait à manger une part de pizza – sans même la réchauffer. Je ne veux juste pas que tu te sentes trop seul ici. Ou triste. » Ou bien les deux, pensa la brunette. « Il faut surtout que tu aies envie de rencontrer quelqu’un, toi. Tu as envie de rencontrer quelqu’un ? » Maïa était convaincue que son père pouvait offrir beaucoup à la femme qu’il aimerait et qui l’aimerait en retour. Il pouvait rendre heureuse n’importe quelle femme si elle voulait bien lui laisser sa chance – et surtout dépasser le stade des blagues nulles. « Tu as passé toutes ces années à ne vivre que pour moi, et je t’en serai éternellement reconnaissante, ajouta-t-elle avec un sourire. Mais maintenant, il est grand temps que tu penses à toi. À ce que tu veux, ce que tu souhaites. Tu n’es pas obligé de te trouver quelqu’un dans la seconde. Mais sache que je serais heureuse pour toi si tu partageais à nouveau ta vie avec une personne. » Peut-être que les sites de rencontre n’étaient pas l’idéal mais Maïa connaissait assez son père pour savoir qu’il n’allait pas faire le premier pas dans la vie réel. Ou alors il serait beaucoup trop gauche et maladroit. Et ce serait la catastrophe assurée.




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Mer 18 Juil 2018 - 17:10 )
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« Ouais, mais tu me connais... » Mais elle a raison : c’est un cadeau. Avec elle, je fais la même. Prêt à débourser n’importe quel montant, si c’est pour la voir sourire en découvrant son cadeau. Pour ça, nous sommes les mêmes. Lorsque c’est pour faire le bonheur de quelqu’un, on ne voit pas le prix. Un sourire en vaut la peine. Avec son cadeau, je réalise qu’elle a beau ne plus vivre avec moi, elle ne change pas. Ces petites attentions envers moi semble toujours là. Ça me soulage. Faut dire que j’ai eu peur qu’en goutant enfin à la vie d’adulte indépendant, notre relation allait changer. Et j’aurais compris. Une fois libre, ce n’est pas toujours facile pour certains de rester aussi près de leurs parents. De plus, avec le drame que Maïa a vécu en perdant son meilleur ami, pendant un moment, j’ai eu peur. Peur qu’elle suivre les traces de sa cousine, Leila, et qu’elle s’isole, refusant de répondre à mes appels. À mon plus grand soulagement, ce ne fut pas le cas. Notre lien est fort et le sera toujours. « Ils sont sur la pizza. » Je réponds d'un sourire innocent, prêt à sortir les fausses raisons pour lesquelles la pizza est un mets santé. J'avoue que ces temps-ci, j'opte pour le vite-fait, ne voulant pas perdre de temps à cuisiner pour un. Surtout que je suis nul pour mesurer les portions, donc, je termine avec plus de bouffe que je voulais et en gaspille à la fin du compte. C'est aussi pour cela que mon frigo n'est pas remplis. Je fais des efforts que lorsqu'il y a de la visite. « On m’avait dit que les brocolis seraient bons pour tes beaux yeux. Maintenant que je sais que c’est faux, je leur fais la grève. » Je plaisante pour me justifier. Mais reste que ce que je dis n’est pas faux. On veut que nos enfants mangent sains pour leur santé, vénérant les bienfaits de certains légumes pour finalement se retrouver avec une facture de deux-cents euros pour une paire de lunettes qui ne lui servait pas tout le temps. Heureusement qu'elle lit beaucoup. On en vient à parler de mes rencontres internet et j’en ai beaucoup à dire à ce sujet. Mes rencontres désastreuses, des femmes bizarres, des faux comptes... Faut dire que grâce à ces sites, ma vie est rapidement devenue animé. Bien que j’aurais bien aimé ce genre de divertissement, ça me fait des anecdotes à raconter. Avec les gars, on en rit beaucoup, au moins. Vaut mieux en rire qu’en pleurer, non ? J’écoute ma fille me répéter ces intentions en m’inscrivant sur ces sites. Un mince sourire triste vient se dessiner sur mes lèvres. Pas que la conversation me rend triste, mais le fait qu’elle croit que je le suis. « Je n'suis pas triste. » À cet instant, je me pose la question. Suis-je triste ? C’est vrai que depuis son départ, je me sens seul, malgré la présence de Igor. Mais pas de là à être maussade. Enfin... pas totalement. Sa prochaine question me porte à réflexion aussi. Je finis par hausser les épaules. « J'sais pas. Je me suis tout simplement habitué à cette vie de célibat. » Après un moment, faut se faire à l'idée, accepter que je suis sûrement destiné à Igor pour le temps qu'il me reste à vivre. Ou plutôt, qu'il lui reste à vivre, parce que si je pars avant lui, il y a problème. M'enfin... La vie est courte. Cependant, il est vrai qu'il m'arrive à songer à une vie de couple, mais surtout, me remémorer la mienne. La seule relation sérieuse que j'ai connu, ce qui fait en sorte qu'il m'est difficile de l'oublier. La mère de ma fille revient souvent hanter mes pensées avec de faux espoirs. Après plusieurs années, j'ai réussi à tourner la page - ou presque -, mais de temps à autre, je me surprends à penser à ce que serait la vie si nous étions toujours ensemble. « Ça m’a tout de même fait du bien d’essayer. » J’avoue, contre mon gré, réalisant que je lui donnais des raisons de s’inquiéter. En fait, ce n’est pas moi qui est triste, c’est ma situation amoureuse. Je ne l’avais jamais remarqué, puisque j’avais Maïa et que ça me suffisait de devoir m’occuper d’elle. Ça me donnait aussi plus de temps avec elle. Mes tête-à-tête se faisaient avec elle. Faire de nouvelles rencontres, afin de, peut-être, trouver une petite amie potentielle, m’a fait sentir jeune à nouveau. Les craintes, les maladresses, la gêne... Je réalise aussi qu’à ce niveau, je n’ai pas changé. Je suis toujours le gamin timide qui a du mal à parler aux femmes lorsqu’il s’agit de draguer. Ce pourquoi je préfère que le tout se passe sans que je m’en rende compte. Déjà, une sortie amicale me stresse moins qu’un rencard. Il y a la pression en moins. Je ne me sens pas obligé d’être sur mon trente-et-un. « Je sais que tu fais ça pour mon bien et ça me touche énormément, mais je suis bien comme ça. Et je ne suis pas si seul. J’ai Katerin, le reste du groupe, mes voisins et tes tantes. » Je suis entouré de gens, je fais des activités. Je m’enferme rarement dans la maison. Peut-être que si je le faisais, le besoin de trouver quelqu’un serait plus présent, mais pour l’instant non. « En tant que parent, c'est difficile de penser à moi. Surtout ces derniers temps, avec ce qui s'est passé. » Pas besoin de dire de quoi il s'agit, elle le sait. Je la connais assez pour savoir que la mort de son meilleur ami l'affecte toujours autant, qu'elle a besoin de soutien et je veux être là pour elle. Elle n'a pas besoin d'aller se trouver un autre vieux pour ça, je suis là. « Je dois penser à toi, à ton bonheur aussi. Ça me préoccupe beaucoup... » Et pas qu'à cause de sa perte, mais de sa relation avec Lorenzo qui vient tout remettre en question. Je sais qu'on ne peut pas choisir qui on aime, ça serait trop facile sinon. Mais reste qu'il faut aussi penser à son futur, à ses besoins et en ce moment, j'ai l'impression qu'elle met un trait là-dessus. Être avec un homme plus vieux, ce n'est pas pareil. Lui, il a déjà vécu sa vie. Pas elle. « Je n'veux pas que tu aies de regrets. » Parce que faire marche arrière est impossible.




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Mar 24 Juil 2018 - 10:29 )
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Maïa n’avait poussé son père à s’inscrire sur des sites de rencontres que par besoin d’apaiser sa culpabilité. Bien sûr, elle avait espéré qu’il puisse faire de belles rencontres. Elle avait espéré qu’il se défasse de sa solitude et de ses habitudes de célibataire. Elle avait espéré. Mais peut-être s’était-elle trompée de tactique ? Peut-être que son père avait besoin d’autre chose, de quelque chose de différent pour se rapprocher des femmes ? La brunette soupira discrètement, un peu rassurée de savoir que l’expérience n’avait pas été un complet désastre aux yeux de son père. Malgré ses rendez-vous ratés, ses mauvais choix en matière de femmes, il semblait voir enfin le côté positif des sites de rencontres sur lesquels elle l’avait forcé à s’inscrire. Ça ne changeait pourtant rien à sa situation, à son célibat. À sa solitude. Et Maïa imaginait que c’était surtout le fait qu’il soit seul ou qu’il se sente triste qui l’angoissait. Certains soirs, elle imaginait son père assis sur le canapé, Igor à moitié allongé sur ses cuisses en train de ronfler bruyamment, à regarder une émission stupide à la télévision. Et cette image-là l’effrayait. Depuis le décès de Andrea, la jeune femme était terrifiée à l’idée de savoir son père seul. Souvent, elle se demandait : Et si je n’étais véritablement plus là, un jour ? Et si un accident de la route me coûtait la vie et que Papa se retrouvait totalement seul ? C’était là des questions légitimes. C’était là des pensées terribles. « Bien sûr que tu as tous ces gens, admit la brunette avec un hochement de tête. Mais je parle d’une personne avec qui tu voudras vieillir, avec qui tu te verras dans une maison de campagne, sur ton rocking-chair, à simplement profiter du temps qui passe. »

Il était rassurant pour Maïa de savoir que son père ne restait pas enfermé à la maison une fois sa journée de travail terminée. C’était important pour elle de savoir qu’il sortait, qu’il voyait du monde. Après toutes ces années à n’avoir pensé qu’à elle, à ne s’être occupé que d’elle, son père avait bien le droit de penser un peu à lui. Mais Maïa comprenait : il resterait à jamais un père avant tout et elle ne pourrait rien contre cela. Elle ne pourrait pas changer cela – elle n’aurait voulu changer cela pour rien au monde puisque c’était ce qui faisait que son père était l’être humain le plus formidable du monde. « Je ne suis plus une enfant, Papa, elle rétorqua, légèrement sur la défensive. Tu m’as appris à faire attention à moi. » La jeune femme n’aimait pas vraiment la tournure que prenait leur conversation. À demi-mots, son père lui faisait comprendre une nouvelle fois combien sa relation avec Lorenzo l’inquiétait. Le dérangeait. Et Maïa se sentit immédiatement agacée qu’il veuille parler d’un tel sujet alors que la journée n’aurait dû être qu’un moment pour eux deux. « Je suis très heureuse et je n’aurai pas de regret, elle lâcha abruptement. Pourquoi est-ce que j’en aurais ? Parce qu’il est plus vieux que moi et que nous n’aurons pas toujours les mêmes attentes de la vie, de notre couple ? » La jeune femme haussa les épaules. « Peut-être. Et alors ? Pour le moment, nous sommes très heureux ainsi et nous profitons de notre relation telle qu’elle est, au jour le jour. » Maïa était naïve mais pas complètement idiote. Bien sûr qu’elle savait que Lorenzo et elle ne pourraient pas avoir toujours les mêmes envies. Elle était encore jeune, à peine trentenaire, sans enfant, et elle venait d’ouvrir sa boutique de fleurs ; il était divorcé, père de famille et avait un passif que Maïa ne pouvait pas ignorer – ne voulait pas ignorer. Mais la brunette n’était pas aveuglée par ses sentiments au point de ne pas être consciente de toutes ces différences qui les séparaient. Elle avait simplement fait le choix de se concentrer sur tout ce qui les unissait. Et elle avait espéré que son père fasse de même. « Je sais que tu ne l’aimes pas et que tu as du mal à accepter ma relation avec Lorenzo, elle continua. Mais tu ne pourrais pas simplement être heureux pour moi ? Je suis heureuse, Papa. Il me rend heureuse. » Et Maïa aurait voulu que ce soit suffisant pour son père.




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Lun 30 Juil 2018 - 18:25 )
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Avec mes parents, j’ai appris à me contenter de ce que j’avais dans la vie, voir le bon côté des choses pour ne pas se morfondre. Après tout, on ne peut pas tout avoir et ça serait con de se mettre à terre pour une chose que la vie refuse de nous donner. Dans mon cas, il n’y a que l’amour que je n’arrive pas à trouver et même si, oui, il m’arrive de le vouloir lorsque je vois les autres s’épanouir dans leur vie de couple. Sauf que je regarde le reste et, finalement, je n’ai pas à me plaindre. Je suis bien entouré et aimé de mes proches. Moi aussi, je suis épanoui. « Et si je ne me vois pas dans une maison de campagne ? » Je lâche, répondant à sa question avec une autre, évitant de lui confier qui m'arrive d'y penser. Je n'aime pas qu'elle s'inquiète pour mon futur, parce que de mon côté, je ne le suis pas. À mon âge, vaut mieux se concentrer sur le présent, vivre au jour, le jour. « Quand ça arrivera, ça arrivera. » C'est ainsi que je pense depuis toujours et comme vous pouvez le voir, ça fonctionne très bien... Faut dire que j'ai perdu beaucoup de temps à penser à la mère de Maïa, me faire de faux espoirs et espérer qu'un jour nous serions une famille. Tout ce que je connais de l'amour, c'est celui d'un père à sa fille. Ce pourquoi j'ai du mal à me faire avec l'idée qu'elle ne soit plus là, qu'elle préfère traîner avec un autre homme de mon âge que son propre père. « Tu seras toujours ma petite fille. » Elle a beau grandir, faire son propre chemin, elle restera toujours la petite fille pour qui je me suis sacrifié afin de faire fuir les monstres sous son lit. L'instinct paternel ne nous quittes jamais, nous poussant toujours à faire passer nos enfants avant nous. Leur bonheur avant le notre. Ces derniers temps, j'avoue m'être un peu mis sur son cas, jugeant que sa relation avec Lorenzo n'est pas ce dont elle a besoin. J'ai beau ne pas me préoccuper de mon futur, avec Maïa c'est différent. Je me laisse un peu emporter par la conversation, me lançant sur le sujet de tension entre nous. Celui, qui pour la première fois, cause des disputes auxquelles nous n'avons pas nécessairement l'habitude. « 'Pour le moment', ouais. Mais un jour, tu voudras des enfants. Tu crois qu'il en veut d'autres ? Je doute qu'il ait envie de pousser une poussette à soixante ans. » Je sais qu'en amour, il n'y a pas d'âge, mais faut tout de même voir plus loin que ça. Peut-être que j'aurais mieux accepté son couple si elle avait été avec un homme sans enfant, sans divorce. « Il a fait ce qu'il avait à faire dans sa vie. Toi, t'as pas fini ! À un moment, il va y avoir conflit. Alors, je vois pas l'intérêt de t'investir et de perdre ton temps avec lui. » Ma phrase terminée, je lâche un soupir, agacé par cette conversation qui se répète. Pour le coup, par contre, c'est de ma faute. J'aurais dû me retenir, me la fermer pour une fois, mais je n'y arrive pas. Ça me frustre qu'elle ne semble pas comprendre mon point de vue, qu'elle pense sûrement que je râle pour rien. Surtout qu'au fond, c'est de ma faute. J'ai été son modèle et je profite toujours du moment présent, c'est ce qu'elle fait. « Papa. Il me rend heureuse. » À ces mots, je la regarde un moment avant de détourner la tête. C'est là le problème. Elle a besoin de cet homme présentement pour être heureuse et une partie de moi me pousse à croire que je n'ai pas bien fait mon boulot. Que je ne suffis pas à son bonheur. Et le pire est que je comprends. Je comprends qu'elle aille besoin de vivre de cet amour, parce que j'ai déjà connu ce sentiment. Au fond, il s'agit surtout de jalousie envers Lorenzo. Puisque je dépends de ma fille, je n'aime pas le fait que ça ne soit pas aussi réciproque que je le pensais. Surtout qu'elle va se réfugier dans les bras d'un autre quadragénaire pour le faire. Ça me brise un peu le coeur. Je secoue la tête, me pinçant les lèvres, haussant les épaules. « Non. Désolé. » Je suis têtu et depuis le temps que je m'acharne sur son couple, je ne veux pas avoir perdu de temps. Et je crois sincèrement qu'elle pourrait trouvé mieux. « Je n'y arrive pas Maïa. Je vais pas rester les bras croisés à te regarder gâcher ce que tu pourrais avoir avec quelqu'un de ton âge. » Je me sens coupable lorsque les mots quittent ma bouche, sachant que je dépasse un peu les bornes, que je suis dur avec elle. Elle m'offre un cadeau merveilleux et je la remercie en lui faisant la morale... Loin du papa merveilleux que je suis normalement. « Comprends-tu ce que j'essaie de te dire au moins ? » Ou est-ce maintenant qu'elle décide de se fermer les oreilles à tout ce que son vieux père tente de lui faire comprendre ? « Je veux que tu sois heureuse, je ne dis pas le contraire. Mais t'es intelligente, douce, belle... Tu mérites mieux. » Le fait que je ne portais déjà pas Lorenzo dans mon coeur avant qu'il se lie à ma fille n'aide en rien à la situation. Disons qu'il n'y a pas qu'une seule raison pour laquelle je suis contre ce couple.




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Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Jeu 2 Aoû 2018 - 11:47 )
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Maïa commençait à redouter le tournant de la conversation. Elle savait combien son père pouvait se montrer têtu lorsqu’il l’avait décidé et elle avait bien compris que Lorenzo ne rentrait définitivement pas dans la case du genre idéal selon les critères de ce dernier. La brunette avait imaginé, bêtement, que son père comme elle parviendraient à éviter ce sujet de conversation épineux au moins pour aujourd’hui mais il semblerait qu’elle s’était lourdement trompée. Alors, patiemment, peut-être un peu nerveusement, la jeune femme tenta d’expliquer à son père pourquoi elle aimait Lorenzo et pourquoi il n’avait pas à s’inquiéter tant pour elle. Elle était consciente de la différence d’âge ; elle était consciente du divorce et de son statut de père de famille. Elle qui n’avait pas d’enfant, Maïa savait que ce serait difficile. Mais elle était aussi d’avis que ça en valait la peine. Sa relation avec Lorenzo en valait la peine. « Mais Papa, je ne pense même pas encore aux enfants, à ceux que je pourrais avoir, elle plaida doucement, bien que craignant de blesser un peu plus son père par là. Je ne me sens pas prête à être mère et ce n’est certainement pas une discussion que nous avons eue avec Lorenzo. » Parce que la brunette estimait leur relation trop nouvelle, trop fraîche pour ça. Parce qu’elle estimait que c’est bien trop tôt pour discuter si sérieusement. Et bien sûr, elle aurait bientôt vingt-neuf ans et la trentaine n’était pas bien loin mais Maïa ne se sentait juste pas prête encore à donner à son père des petits-enfants.

Ceci étant dit, Maïa était blessée par l’attitude complètement fermée à son père. « Sérieusement ? Tu tiens vraiment à avoir cette conversation aujourd’hui entre tous ? Le jour de la Fête des Pères ? » Alors que nous aurions dû passer un beau moment, juste tous les deux, pensa-t-elle pleine d’amertume. Depuis qu’elle avait quitté le foyer familial, la brunette n’avait plus tant l’occasion de passer du temps seule avec son père. Et si certaines fois elle se sentait coupable de le délaisser, elle savait aussi que son père voudrait qu’elle vive sa vie pleinement, qu’elle profite de sa jeunesse et découvre toutes ces choses qu’elle ne connaissait pas encore. Bien sûr, elle n’aurait pas été contre découvrir toutes ces merveilles du monde avec lui mais, juste quand elle prenait la décision de vivre, son père semblait le lui reprocher. « Désolée mais je ne vois pas ce qu’un garçon de mon âge, comme tu dis, pourrait m’apporter de plus, argua-t-elle durement, tandis qu’elle se forçait à ne pas cligner des yeux pour éviter de sentir son regard s’embuer. » La jeune femme pouvait faire l’effort de comprendre les inquiétudes de son père et, jusqu’ici, elle s’était montrée assez patiente pour l’entendre lui reprocher sa relation avec Lorenzo. Mais, aujourd’hui, il se montrait particulièrement sévère à son égard et Maïa était fatiguée de devoir se justifier. Elle était fatiguée de voir qu’elle le décevait. « Et je mérite quoi alors, hein ? elle demanda, en colère. C’est quoi ‘mieux’ pour toi ? C’est quoi le gendre idéal pour toi ? » La brunette aurait voulu pouvoir le satisfaire et lui donner ce qu’il voulait. Elle aurait voulu pouvoir tomber amoureuse d’un garçon de son âge pour le contenter. Mais son cœur avait choisi Lorenzo, contre toute attente. Maïa elle-même en avait été la première étonnée. Elle ne se l’expliquait pas. C’était juste comme ça. « Dis-moi. Dis-moi, Papa. Qu’est-ce que tu reproches tant à Lorenzo ? Et ne me parle pas de son âge parce que ce n’est clairement pas un argument valable à mes yeux. Et ne me parle pas de son mariage parce qu’il est divorcé maintenant, lâcha-t-elle avec un froncement de sourcils. Pour quelles raisons tu le détestes autant, hein ? » Mais sans doute la jeune femme était peut-être trop en colère pour entendre la vérité.




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