Revenir en haut
Aller en bas


 

- matters of the heart. (frederico) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3455-my-daddys-little-girl-maia http://www.ciao-vecchio.com/t3468-the-sound-of-silence-maia
ID : .uninvited, jess’.
Faceclaim : lily collins @the riddler (ava) & @perséphone (signa).
Multi-comptes : tullia romanelli (a. bergès-frisbey).
Messages : 45 - Points : 99
Âge : twenty-eight yo. maintenant une adulte, parfois toujours une enfant.
Métier : fleuriste. étudie les lettres classiques aux cours du soir.
Sujet: matters of the heart. (frederico) ( le Jeu 7 Juin - 9:31 )
matters of the heartFREDERICO & MAÏA


« Bonne fête, Papa ! » Son père venait tout juste d’ouvrir la porte lorsque Maïa s’était mise à hurler à pleins poumons, les bras chargés de sacs. Claquant un bisou sonore sur la joue râpeuse, la brunette se permit d’entrer chez son père sans même attendre l’invitation et fut immédiatement accueillie par le bulldog anglais qu’elle lui avait offert juste avant de quitter le foyer parental. La jeune femme prit le temps de caresser la tête de l’animal avec un sourire cependant qu’elle se faisait la réflexion que le chien était véritablement très moche quand même. Mais c’était devenu une blague entre son père et elle, au fil du temps. Et puis, savoir que son père ne se retrouvait pas entièrement seul ici le soir aidait à calmer ses angoisses et à faire disparaître un peu de sa culpabilité. Maïa avait toujours su qu’elle devrait quitter ce petit cocon, un jour ou l’autre ; Maïa avait toujours su que son père allait la voir un jour passer la porte d’entrée avec ses valises à la main. Ça n’empêchait pas les remords, ça n’empêchait pas la culpabilité. Parce que son père avait toujours été là, parce qu’il était un homme formidable. Et parce qu’il avait le cœur sur la main – un peu trop parfois. Depuis que la brunette était en âge de comprendre un peu mieux les choses de la vie, elle s’était fait la promesse de veiller sur son père. Un peu comme si les rôles s’étaient subitement inversés, Maïa avait eu à cœur de voir cet homme qui l’avait élevée être enfin heureux dans la vie. Elle avait sûrement fini par se faire à l’idée que sa mère ne ferait pas partie du bonheur de son père mais ça n’empêchait pas la jeune femme d’espérer qu’il trouve quelqu’un avec qui passer du temps et dont il apprécierait un minimum la compagnie.

« Et je ne suis pas venue les mains vides, elle lâcha avec un grand sourire fier de gamine avant de farfouiller dans ses sacs. D’abord, un peu de vin. Ensuite, le dessert. Et enfin, le plus important, le cadeau ! » Elle sortit le paquet joliment emballé avec un gros nœud sur le dessus pour le tendre à son père. Elle était particulièrement fière de sa trouvaille. À trop traîner dans cette librairie, elle avait fini par faire ami-ami avec le gérant qui lui téléphonait chaque fois qu’il recevait des nouveautés au rayon histoire ancienne et mythologie. Alors quand Rafael l’avait contactée pour lui dire qu’il recevrait une toute nouvelle édition de l’Odyssée d’Homère dont les exemplaires seraient très limités, elle avait sauté sur l’occasion et demandé à ce qu’il lui en mette un de côté. Maïa était presque certaine que son père avait déjà cette œuvre-là dans sa bibliothèque parce qu’elle se rappelait avoir passé des heures à lire les livres de son père, à les feuilleter pour observer ces images qui la fascinaient. Mais la brunette n’avait tout simplement pas pu passer à côté de lui faire un tel cadeau cette fois. « Allez, ouvre, le pressa-t-elle comme il avait l’habitude de faire lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant et qu’elle observait ses cadeaux de Noël sans savoir par lequel commencer. Que je sache si tu es déçu ou pas ! » Maïa laissa échapper un léger rire, à la fois amusée mais un peu nerveuse aussi. C’était important que le présent puisse plaire à son père. Lui, il ne l’avait jamais déçue dans la vie – même quand il faisait ses blagues honteuses qui l’embarrassaient au plus haut point. Alors Maïa espérait ne jamais avoir à le décevoir à son tour.




te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fous, te dire que les méchants c’est pas nous, que si moi je suis barge ce n’est que de tes yeux car ils ont l’avantage d’être deux.
Revenir en haut Aller en bas
Frederico DioliLe vin est un puissant lubrifiant social
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2580-frederico-o-if-plan-a-didn-t-w http://www.ciao-vecchio.com/t2664-frederico-o-don-t-worry-be-happy
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : Paul Rudd + ava and gif by mrs. chaplin
Multi-comptes : donatello, le playboy (a. hammer) → vincenzo, le danseur (t. egerton) → vito, le pilote (s. stan)
Messages : 431 - Points : 321

Âge : Un vieux de quarante-huit ans.
Métier : Médiateur culturel au musée archéologique national de Naples. Parfois, animateur ou guide, si besoin.
Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Ven 15 Juin - 3:58 )
matters of the heartFREDERICO & MAÏA


Attendant impatiemment l’arrivée de ma fille, je me suis commencé une nouvelle partie de billard sur l’ordi. Mais alors que je suis très concentré sur le jeu, prêt à effectuer un coup, Igor jappe, me faisait sursauter. Bien entendu, mon coup est raté, et je vois la boule noire se diriger vers un des coins « Non, non, non, non. » Je répète rapidement à plusieurs reprises, priant le ciel pour qu’elle s’arrête avant de tomber dans la poche. Le billard en ligne, c'est important. Oui, oui. Je lâche donc un énorme soupir lorsque la boule disparait, tout comme les mille euros que je venais de parier sur la partie. Ce n'est pas de la vraie argent en jeu, mais c'est quand même chiant. En arrière plan, Igor continue de se donner à coeur joie devant la fenêtre du salon. Ça doit faire la sixième fois qu'il me donne de faux espoirs en me faisant croire que Maïa est arrivée. Mais comme la fois précédente, je n'ai pas appris ma leçon, je me lève pour aller jeter un coup d'oeil. Heureusement, cette fois est la bonne. Je n'ai pas perdu mille euros pour rien. Je lui ouvre la porte et son accueil me fait rire. Rapidement, mon regard se pose derrière elle. À mon plus grand bonheur, Lorenzo ne s'y trouve pas. Lorsque nous avions planifié cette journée, je n'avais pas précisé que la présence de son petit ami me dérangerait. En même temps, ce n'est pas comme si je devais lui mentionner, elle le savait déjà. Je réponds à sa bise avec le même enthousiasme, mais rapidement, l'attention se tourne vers le chien. « Igor a droit à des caresses alors que je n'ai eu qu'une bise ! Je retiens. » dis-je faisant mine de bouder. Bah ouais. Igor, c'est pas un père, aujourd'hui, c'est ma journée ! La boule de gras peut attendre. Mais lorsqu'elle parle de ses sacs, le sourire me revient rapidement. Parce qu'on a beau dire qu'on ne veut pas de cadeaux, on est bien content d'en recevoir. « Bon, t'es pardonnée. » Je plaisante en m'approchant alors qu'elle énumère le contenue de ses sacs. « Bah dis donc, je suis gâté. » Mon ton se fait amusé, mais mes paroles sont sincères. Je suis réellement gâté, sacs ou pas. Elle aurait pu venir les mains vides, j'aurais été tout aussi heureux de la recevoir. Et aussi niais que ça peut être, elle me manque. Et même si Igor est un peu comme un enfant dont je dois m'occuper, ça ne remplacera pas la présence de ma fille dans la maison. Pas du tout. Elle me presse à ouvrir mon cadeau, ça me fait rire. Tel père, telle fille. Honnêtement, dans mon cas, offrir un cadeau est beaucoup plus amusant qu'en recevoir. Du moins, quand t'as trouvé un cadeau cool et que tu sais que l'autre va aimer. « J'ai envie de te faire patienter, mais c'est moi qui ne pourra pas tenir. » Elle semble si fière de ce fameux cadeau, ça pique la curiosité. Puis, le grand gamin que je suis veut connaître ce qui se cache cet emballage. Sans perdre une minute de plus, je tire sur un bout de l'emballage pour le déchirer jusqu'à ce que je le dévoile. À la vue du livre, je souris bêtement. « L'Odyssée. » Je lève la tête vers Maïa. « Et tu croyais que j'aurais pu être déçu ? » Voir qu'elle m'offre un livre ayant pour thème la mythologie et que je n'aurais pas aimé. Elle est drôle elle. « J'avais ce livre, mais j'sais plus ce que j'en ai fait. Ça doit être ta mère qui me l'a pris. » Faut bien blâmer quelqu'un, non ? Puis, lors de notre séparation, elle aurait pu le mettre dans ses boites sans faire exprès. Bref, pour la remercier, je viens la prendre dans mes bras, déposant un bisou sur son front. « Merci. Je l'adore. » Je lui souffle, sincèrement, profitant de ce moment. Dans quelques heures, je vais être à nouveau seul à me contenter de l'attention du chien. Elle, de retour chez dans son chez soi à sa petite vie quotidienne. Ces derniers temps, j'ai tenté de la voir plus souvent, vu les tristes évènements qui se sont passés. J'aimerais être sa source de réconfort, je dois seulement apprendre à la partager. « J'ai droit à mon dessert maintenant ? »


SUNSHINE IN MY POCKET
got that good soul in my feet
To feel the freedom that comes from being able to continue to make mistakes and choices - today I choose to feel life, not to deny my humanity but embrace it.
Revenir en haut Aller en bas
Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3455-my-daddys-little-girl-maia http://www.ciao-vecchio.com/t3468-the-sound-of-silence-maia
ID : .uninvited, jess’.
Faceclaim : lily collins @the riddler (ava) & @perséphone (signa).
Multi-comptes : tullia romanelli (a. bergès-frisbey).
Messages : 45 - Points : 99
Âge : twenty-eight yo. maintenant une adulte, parfois toujours une enfant.
Métier : fleuriste. étudie les lettres classiques aux cours du soir.
Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le Ven 15 Juin - 20:51 )
matters of the heartFREDERICO & MAÏA


Maïa n’avait pu s’empêcher de remarquer le coup d’œil jeté par son père dans son dos, comme s’il s’était attendu à y voir quelqu’un l’accompagnant. Elle avait retenu une remarque un peu acerbe, préférant ne pas gâcher cette journée qui était entièrement dédiée à son père en disputes inutiles. Bien sûr que Lorenzo ne l’accompagnait pas. Il n’avait même pas été question qu’il vienne aujourd’hui – Maïa ne s’imaginait pas être accompagnée de son petit-ami le jour de la fête des pères. Lui-même fêtait ce jour avec ses propres enfants. Sans doute se retrouveraient-ils ce soir, tard, quand ils seraient tous les deux libérés. Mais pas avant. Alors pour ne pas mal démarrer leur petit rendez-vous, Maïa avait fait semblant de rien et était entrée dans la maison, accueillie par Igor et ses jappements graves. Cela lui faisait oublier toutes les pensées sombres qui lui envahissaient soudainement l’esprit. « Ne râle pas, il n’aura pas le droit à du gâteau, lui, elle rétorqua non sans rire avec amusement, jetant un regard à son père qui bougonnait faussement. » La jeune femme savait parfaitement que son père ne faisait que rire, qu’il n’était pas sérieux. Elle avait appris avec les années à interpréter le ton de sa voix, à reconnaître les vrais sourires de ceux qui lui paraissaient forcés. Maïa connaissait son père sur le bout des doigts et il y avait peu de choses qu’il pouvait lui cacher. C’était sûrement parce qu’ils étaient tous les deux si proches qu’elle pouvait se vanter de lire en lui comme dans un livre ouvert.

Lorsqu’elle lui tendit son cadeau, Maïa eut ce sourire de gamine qu’elle se souvenait avoir plus jeune, quand elle ramenait l’affreux cadre photo décoré de coquilles d’œuf peintes dans sa classe d’école primaire – un sourire à la fois fier et anxieux, parce que Papa devait absolument être heureux de son cadeau. Et peu importait l’horreur qu’elle pouvait lui offrir, son père avait toujours eu cet air béat, satisfait. Cet air qui lui disait : T’es une artiste ma fille, je suis fier de toi. Maintenant que la brunette avait les moyens de lui offrir de véritables cadeaux, elle les choisissait toujours avec grand soin et se retrouvait pourtant toujours dans la peau de cette gamine de sept ans, à attendre que Papa ouvre le paquet cadeau. Alors quand elle vit l’expression sur son visage, entre surprise et intérêt, elle sentit un petit soupir de soulagement lui échapper. « Je savais que tu en avais déjà un exemplaire, mais celui-ci est très ancien, elle rétorqua avec un demi-sourire. On dit qu’il a beaucoup voyagé, qu’il a appartenu à beaucoup de monde et qu’ils ont laissé leur trace dans ce livre. Des annotations, des commentaires, des réflexions. J’ai pensé que ça pouvait être intéressant pour toi à découvrir. » Que son père ait égaré son autre exemplaire n’étonna pas Maïa plus que ça, elle le connaissait. Elle retint un rire quand il blâma sa mère et elle enchaîna : « Ou tu l’as prêté à quelqu’un qui ne te l’a jamais rendu. Et tu as oublié, ce qui fait qu’il ou elle l’a gardé dans sa bibliothèque. Tu as toujours été trop gentil, Papa. Beaucoup trop. » Et si cette qualité était profondément admirable et qu’elle aimait de façon infinie son père pour ça, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être un peu triste également. Triste parce qu’elle savait que le monde profitait de lui et qu’il ne s’en rendait pas compte – à commencer par sa propre ex-femme. Son père était formidable, un être unique derrière ses blagues stupides et embarrassantes. Il méritait vraiment de rencontrer quelqu’un qui le voit tel qu’elle, sa fille, le voyait aujourd’hui. Maïa se laissa alors à prolonger leur étreinte lorsqu’il vint la remercier. Ses câlins lui manquaient, ses baisers sur son front lui manquaient. Son père lui manquait. « Je suis contente alors, elle souffla dans son cou toujours légèrement parfumé comme d’antan. Il fallait bien un cadeau à la hauteur du meilleur papa du monde. » Elle rit un peu, comme pour cacher son émotion. Ce n’était pas le genre de moments qu’ils préféraient tous les deux mais elle n’en avait pas vu de meilleur qu’en cet instant. « On pourrait peut-être déjeuner avant, non ? se mit-elle à rire, plus franchement. Je n’ai pas petit-déjeuné ce matin, j’ai une faim de loup ! Tu as quelque chose de rapide dans ton frigo ? » Tandis qu’elle prenait le chemin de la cuisine, elle avisa l’ordinateur allumé et se retourna vers son père, les yeux plissés. « Au fait, tu as fait des rencontres dernièrement ? »




te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fous, te dire que les méchants c’est pas nous, que si moi je suis barge ce n’est que de tes yeux car ils ont l’avantage d’être deux.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: matters of the heart. (frederico) ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- matters of the heart. (frederico) -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences