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- à bout de souffle. (mona) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: à bout de souffle. (mona) ( le Jeu 7 Juin 2018 - 21:12 )
à bout de souffleMONA & MAÏA


Le moment qu’elle avait tant redouté était finalement arrivé. Elle avait espéré avoir encore un peu de temps devant elle ; elle avait espéré pouvoir lui parler encore un petit peu. Elle avait également espéré qu’elle la préviendrait. Mais Maïa s’était seulement retrouvée face à une voix inconnue. Depuis ce tout premier soir où, les doigts tremblants et les lèvres sèches, elle avait composé ce numéro, la brunette avait ressenti ce besoin presque viscéral de toujours rappeler. Un peu plus longtemps. Un peu plus souvent. Et dans un petit coin de sa tête s’était élevée une voix sourde qui lui répétait sans cesse qu’un jour viendrait où elle ne répondrait plus. Un jour viendrait où sa voix serait remplacée par celle d’une personne inconnue. La jeune femme avait préféré ne pas y penser, elle avait préféré oublier cette idée. Mais aujourd’hui que son téléphone avait sonné dans le vide, aujourd’hui qu’elle avait même entendu cet homme à l’autre bout du fil, Maïa devait se rendre à l’évidence : Nemesis ne répondrait plus. Et elle supposait que c’était normal ou que c’était une évidence mais ça n’en restait pas moins douloureux. Idiotement, Maïa se sentait complètement abandonnée. Esseulée. Nemesis n’était pourtant qu’une voix et elle aurait certainement pu parler à quelqu’un d’autre mais elle n’avait pas voulu. Maïa voulait Nemesis. Parce que la brunette s’était habituée à sa voix, à ses mots. Parce qu’elle s’était habituée à cette présence réconfortante dans le creux de son oreille le soir, avant de s’endormir. À qui allait-elle pouvoir parler d’Andrea ? Vers qui pourrait-elle se tourner pour épancher son cœur qui souffrait de cette perte atroce ? Maïa n’avait eu que Nemesis pour l’écouter. Maïa n’avait eu que Nemesis pour la réconforter.

Bien sûr, la jeune femme aurait pu contacter son père ; elle aurait même pu en parler avec Lorenzo. Mais quelque chose bloquait dans sa poitrine. Comme si les mots n’existaient plus face à eux. Maïa devait se rendre à l’évidence : Nemesis n’existait plus. Ou peut-être était-elle simplement à un autre poste, une autre table d’appels. Ou peut-être ne veut-elle tout simplement plus m’écouter geindre soir après soir, pensa la brunette avec dépit et tristesse. Il y eut comme un sanglot qui se coinça dans sa gorge. Mais lorsqu’elle vit s’afficher vingt-et-une heures trente à son réveil, elle composa le numéro comme par automatisme. Comme dans un dernier élan d’espoir, la peur au ventre. Si c’est encore cet homme, je ne rappellerai plus, se promit-elle sans conviction parce qu’elle ne se sentait pas prête à abandonner ça aussi. Il y eut les tonalités, lentes. Longues. Insupportables. Et alors quand la voix devenue désormais si familière retentit à l’autre bout du combiné, Maïa eut bêtement l’envie de pleurer. Pleurer de soulagement et un peu de honte aussi parce qu’elle se sentait bête de se mettre dans un état pareil pour quelqu’un qu’elle ne connaissait pas vraiment. « Nemesis, soupira-t-elle, la voix chevrotante. Mais où étais-tu passée ? Je n’ai pas arrêté d’essayer de t’appeler et tu ne répondais pas ! À la place, j’ai eu le droit à des appels sans réponse ou bien c’était un homme qui décrochait ! » La brunette nota un peu distraitement que sa voix était partie dans les aigus sous le coup de l’émotion. Ses lèvres tremblaient et elle s’était inconsciemment accrochée à son téléphone portable des deux mains comme un naufragé s’accrocherait à une bouée. Peu élégamment, elle renifla et pressa les paupières. « Excuse-moi, je… Je ne voulais pas te crier dessus, j’ai… Je me suis inquiétée. » La jeune femme se trouvait idiote mais elle ne parvenait pas à contrôler le maelström d’émotions qui l’envahissait. « Tout va bien pour toi ? finit-elle par demander, comme pour se redonner un semblant de contenance cependant que ses mains tremblaient encore. » Allongée en position fœtale sur son lit, Maïa laissa ses muscles se détendre un à un. Elle ramena la couverture sur son corps endolori cependant que sa respiration résonnait encore un peu contre le téléphone. C’était stupide. Tout ça était stupide. Mais Maïa en avait encore besoin.




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Mona GregoryLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: à bout de souffle. (mona) ( le Sam 23 Juin 2018 - 3:07 )
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Elle l'a enfin récupéré. Enfin. Enfin ! Ce n'est pas le prix qu'il coûte, ce n'est pas la valeur physique de l'objet. Non, c'est tout ce qu'il contient. Cet univers, son univers. Mona n'est pas fière de ce boulot, même si elle dit à tout le monde que ça ne la dérange pas. Elle s'y est fait. Elle a appris, elle a évolué. Elle a sa liste de clients réguliers d'ailleurs. Mais ça ce n'est pas le plus compliqué. Ses habitués, elle les connait. Elle sait ce qu'ils veulent, ce sont ils ont besoin. Non, pour Mona ce qui est le plus compliqué ce sont les nouveaux, ceux qu'elle doit appréhender. En particulier les hommes. Il ne faut pas oublier que Mona, elle est gay. Les mecs c'est pas sa came et ça ne le sera jamais. Alors forcément, devoir les exciter... Ca relève d'un jeu de rôle hors du commun. Elle est devenue bonne à ça. Elle est devenue très douée. Quoiqu'il en soit, son téléphone entre les mains, elle attend un appel d'un régulier. Qui ne vient pas. Elle souffle... Parce que ces quelques jours séparés de son outil de travail, ces quelques jours où un autre a répondu à ses appels, ça n'a pas été bénéfique pour son business. Il va falloir du temps pour qu'elle récupère la confiance de ces hommes et quelques femmes. Et ça l'épuise d'avant. Mais ça n'ébranle pas sa confiance. Elle y arrivera. Si elle a réussi une fois, elle réussira à nouveau.

Allongée sur son lit, elle observe le plafond. Pas toutes les étoiles phosphorescentes ont survécu aux années qui sont passées. Mais il y en a encore quelques unes. Elles formaient à l'origine la constellation d'Orion. Mais trois ne sont plus là. Les traces de colle peuvent encore faire illusion. Plongée dans ses pensées, Mona se demande si elle devrait en racheter pour compléter l'oeuvre ou bien carrément tout ôter. Mais ses tergiversions sont bien vite interrompues par une sonnerie qu'elle connait bien. Elle attrape le mobile et décroche. " Bonsoir. " Elle a reconnu le numéro alors elle est prudente. "  Nemesis. Mais où étais-tu passée ? Je n’ai pas arrêté d’essayer de t’appeler et tu ne répondais pas ! À la place, j’ai eu le droit à des appels sans réponse ou bien c’était un homme qui décrochait ! " Sa voix n'est pas assurée. Elle ne l'a pas toujours été alors ça ne l'étonne pas tant que ça. Mais cette fois ci, elle a l'estomac qui se serre et la gorge qui suit le mouvement. " Je... " Comment lui expliquer cela. Comment faire pour ne pas passer pour la parfaite petite étudiante fêtarde qui a égaré son téléphone en soirée ? Elle ne veut pas renvoyer cette image. Sans trop savoir pourquoi. "  Excuse-moi, je… Je ne voulais pas te crier dessus, j’ai… Je me suis inquiétée.  " Un sourire prend place sur ses lèvres. Elle voudrait balayer ces inquiétudes d'un revers de la main. Mais elle ne peut pas. Par téléphone, c'est impossible. " Tout va bien pour toi ? " Elle soupire et reprend du poil de la bête. " Je vais bien ne t'en fais pas. " Un petit rire sort de ses lèvres. Pas pour se moquer, juste pour lui montrer qu'elle est là. " Je suis désolée vraiment. J'ai eu un contretemps et je suis navrée que tu aies du subir tout ça. " Elle soupire et se rassoit sur son lit. " Et toi ? Comment tu vas ? " C'est qu'elle en a des choses à rattraper.


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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: à bout de souffle. (mona) ( le Lun 25 Juin 2018 - 9:50 )
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Retrouver le son de sa voix fut apaisant à bien des égards. Nemesis n’était pourtant que ça, une voix, mais Maïa s’accrochait de toutes ses forces à cette mélodie comme dans l’espoir de sortir enfin du gouffre noir et sombre dans lequel elle vivait depuis le décès de son meilleur ami. C’était irrationnel et complètement fou, mais la brunette ne pouvait pas s’empêcher d’avoir besoin de ça. De Nemesis. De sa voix. Alors elle ferma un instant les paupières, força ses muscles à se détendre. Tout allait bien. Elle était de retour. Nemesis était de retour. Et c’était tout ce dont la jeune femme avait besoin. Restait au fond de sa poitrine l’angoisse de la voir disparaître à nouveau, de la perdre pour toujours ; restait au fond de son crâne cette petite voix qui l’incitait à la raison. Mais ça n’a pas d’importance, se dit Maïa. Ça n’a pas d’importance parce qu’elle est là. La brunette avait encore les doigts un peu tremblants quand elle entendit Nemesis rire légèrement de l’autre côté de la ligne. Elle se sentit sourire en réponse, presque comme par automatisme. Ça faisait du bien, ça aussi – de retrouver la sonorité de son rire. Ça la rassurait, en quelque sorte. Ça lui montrait qu’elle était bien là, qu’elle était de retour auprès d’elle. « C’est pas grave, rétorqua Maïa avec plus de douceur cette fois. Ce sont des choses qui arrivent. »

La jeune femme ne pouvait pas en vouloir à Nemesis. Elle s’en voulait surtout à elle-même d’être si dépendante de ces appels. De cette voix. De cette fille qu’elle ne connaissait même pas. Pourtant rien de tout ça ne semblait être important cependant qu’elles étaient là, au téléphone comme tous ces autres soirs avant celui-là. Quand Nemesis lui demanda finalement comment elle allait, Maïa eut un moment de flottement. Un silence un peu agité les enveloppa. Qu’était-elle censée répondre ? Y avait-il seulement une bonne réponse à donner ? « Ça va, je… elle commença avant de soupirer bruyamment. Là, je suis fatiguée. Alors j’ai l’impression que mes émotions sont sens dessus-dessous. » La brunette enfonça un peu plus sa tête dans son oreiller. Son corps tout entier semblait douloureux. Elle avait déjà perdu Andrea ; elle avait eu tellement peur de perdre Nemesis aussi. Elle n’était pas prête pour ça, c’était trop tôt. Beaucoup trop tôt pour la perdre elle aussi. Avalant sa salive, elle humecta ses lèvres d’un coup de langue. « Comme tu ne répondais plus, j’ai cru que tu en avais marre de moi, ironisa-t-elle et pourtant jamais mots ne lui avaient paru si sérieux. De m’entendre geindre pendant des heures au téléphone… » Ce que la jeune femme pouvait comprendre. Ça ne devait pas être simple d’écouter toute la journée durant des gens embourbés dans leur mal-être. Ça ne devait pas être simple de toucher la misère humaine des heures durant. Et Maïa avait toujours l’impression de porter un énorme poids sur ses épaules. Un poids qui ne la quittait que lorsque Nemesis était là, avec elle, à l’autre bout de la ligne du téléphone.




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Mona GregoryLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: à bout de souffle. (mona) ( le Ven 6 Juil 2018 - 3:20 )
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Elle s'excuse. Oui elle, Mona, s'excuse. Ca n'arrive pas souvent, vraiment pas souvent. Mais elle s'en veut. Elle aurait pu la contacter d'une autre manière mais c'était bien trop compliqué. Elle ne voulais pas paraître intrusive, elle ne voulait pas envahir son espace vital. Elle lui avait manqué Maïa. Ses appels, sa voix, ses mots. Ses petits sourires étouffés et même ses pleurs que la rouquine tentait de calmer. Elle n'avait pas mis longtemps à se rendre compte que Maïa ne savait pas à qui elle parlait, quel était le métier de Mona. Ce qu'elle faisait réellement sur cette ligne. " C’est pas grave. Ce sont des choses qui arrivent. " Elle s'en veut Mona, elle s'en veut de lui faire croire qu'elle est sur une plateforme d'aide. Enfin dans un sens oui, Mona elle aide les gens. Juste pas ce type de personne. Elle n'est pas douée pour ça, pour écouter les gens. C'est pas ce qu'elle fait Mona et pourtant. Et pourtant avec Maïa c'est naturel. Maïa elle l'écoute pendant des heures. Et elle ne louperait son appel pour rien au monde. C'est à elle qu'elle a pensé quand elle a perdu son téléphone. C'est elle qu'elle avait dans la tête en se demandant ce qu'elle pouvait penser. Et peut être qu'au fond, ça lui faisait plaisir de savoir que Maïa s'était inquiétée, qu'elle lui avait manqué. C'est pas bien de penser ça, c'est vraiment pas bien. Mona ne mérite pas qu'on s'inquiète pour elle. Surtout pas que Maïa s'inquiète pour elle. C'est la rousse qui doit s'inquiéter et pas l'inverse. Elle ne sait même pas dans quel état elle serait si Maïa loupait un appel, puis deux, puis trois. Dans son état, dans cette tristesse dans laquelle elle était. Non, Mona ne préférait pas y penser.

Elle lui demande comment elle va, elle veut savoir, elle veut que tout redevienne comme avant. Elle grimace quand elle entend sa voix. " Ça va, je… Là, je suis fatiguée. Alors j’ai l’impression que mes émotions sont sens dessus-dessous. " Maïa ne va pas bien. Et Mona n'a aucun pouvoir là dessus. Enfin quand elle entend la suite, elle se rend compte que si, elle a ce pouvoir. Elle l'a rendu mal. Et elle s'en veut. " Comme tu ne répondais plus, j’ai cru que tu en avais marre de moi. De m’entendre geindre pendant des heures au téléphone… " Elle objecta rapidement, bien trop rapidement. " Non ! Enfin non ne crois pas ça. " Elle sort de ce rôle, elle sort de cette nana qui est censée juste être là pour l'écouter. " J'en ai pas marre de toi et tu m'as manqué tu sais. " Elle sourit, rigole presque. Pourtant elle ne blague pas tant que ça, elle tente juste de le faire pour désacraliser la chose. " Qu'est ce que tu fais là ? " Changer de sujet, passer à autre chose. De cette phrase qu'elle a l'habitude de dire, de cette phrase qui sort totalement de son contexte à ce moment précis.
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: à bout de souffle. (mona) ( le Ven 6 Juil 2018 - 10:47 )
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C’était rassurant, d’entendre à nouveau Nemesis dans le creux de son oreille. Maïa avait forcément eu conscience que son interlocutrice lui avait manqué, mais elle n’avait pas su à quel point jusqu’à ce que sa voix résonne enfin à nouveau dans le combiné du téléphone. Et la jeune femme fut agréablement surprise et surtout heureuse de comprendre que le sentiment était réciproque. Qu’elle avait manqué à Nemesis aussi. « Tu m’as manqué aussi, avoua-t-elle tout doucement, comme si elle lui confiait un secret. » Et la brunette se sentit rougir, un peu bêtement, sous sa couverture. Elle n’avait pourtant pas honte de l’avouer, et pourtant. Pourtant, elle se sentait un petit peu gênée parce qu’elle savait qu’elle n’aurait pas dû être si dépendante de ces appels, de cette voix qui lui faisait du bien. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher de rappeler, encore et encore. Encore et toujours. Elle en avait besoin. Le rire qui tinta soudainement envoya comme un frisson chaud le long de sa colonne vertébrale. Maïa se sentait comme être enveloppée de coton, comme flottant sur un petit nuage qui l’emmenait loin, très loin de ses tracas quotidiens. C’était le miracle Nemesis : Maïa oubliait tout, absolument tout quand elle était au téléphone avec elle.

« Je me suis couchée dans mon lit, elle répondit avant d’observer sa tenue. Et je suis encore toute habillée et je ne suis même pas démaquillée… » La brunette laissa échapper un petit rire d’enfant. « Je vais ressembler à un panda, demain. » C’était des banalités, juste ça. Des petits mots qui marquaient la vie de tous les jours et qui n’avaient finalement pas beaucoup d’intérêt mais ça ne dérangeait pas Maïa. Bien au contraire, c’était presque reposant de pouvoir avoir une conversation banale et futile, comme si rien d’autre n’existait. Comme si la journée n’avait pas été difficile ; comme si demain ne serait pas plus dur encore. La brunette ne voulait pas y penser. Elle voulait simplement profiter du monde qui a été mis sur pause depuis que Nemesis a décroché. « Est-ce que je peux t’avouer quelque chose ? » Un murmure. La jeune femme a l’impression d’être revenue à l’époque où elle construisait une tente avec les draps de son lit et qu’elle s’y cachait avec Andrea, son meilleur ami. Et alors ils éteignaient toutes les lumières, restaient dans le noir, à regarder les ombres au plafond que créaient les réverbères. Et là, ils se racontaient des secrets. Ils se disaient des choses qu’ils ne disaient à personne d’autre. « Parfois, j’essaye de m’imaginer à quoi tu ressembles. J’essaye d’entendre ta voix quand je croise des gens. Quand j’observe les passants dans la rue, je demande si c’est toi, là, qui rigoles aux éclats à la terrasse d’un café ou bien si tu es celle qui regardes la robe exposée dans la vitrine de cette boutique. Je demande si tu es déjà venue à ma boutique, m’acheter des fleurs. Ou peut-être que tu suis des cours du soir, comme moi et je ne le sais pas encore. » Maïa l’imaginait avec un regard clair, comme un ciel d’été sans nuage. Elle l’imaginait avec un sourire communicatif, comme un soleil. Elle imaginait Nemesis brune ou bien blonde, parfois rousse et même châtain. Elle l’imaginait sous diverses formes. Il y avait juste quelque chose qui revenait à chaque fois – Nemesis lui donnait chaud dans la poitrine et dans le cœur. Partout à la fois.




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Mona GregoryLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: à bout de souffle. (mona) ( le Mar 25 Sep 2018 - 0:51 )
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Elle lui avoue qu’elle lui a manqué. De ces mots si innocents qui cachent une réalité toute autre. Elle ne lui ment pas, c’est la vérité. Maïa lui a manqué. Elle s’est inquiétée de ne pas voir de ses nouvelles, elle a eu peur que la demoiselle ne veuille plus lui parler ou pire encore. Dans l’état émotionnel précaire dans lequel elle se trouvait, elle aurait pu aller plus loin. Et si elle avait intenté à ses jours, Mona ne se le serait jamais pardonné. Pourtant elle ne lui doit rien, ce n’est pas son rôle. Mais elle s’est attachée à elle. ” Tu m’as manqué aussi. “ C’est pourquoi à l’entente de ces mots, son sourire s’élargit. Sourire dissimulé par ce combiné, secret honteux qu’elle ne partage avec personne. Elle ne veut pas que ça se sache, parce que ce serait rendre tout ça bien trop réel. Et si ça devait arriver, ça perdrait de son charme. Elles sont vouées à communiquer par l’intermédiaire de ces portables, rien d’autre. Leur destin n’est pas de se rencontrer en face à face. Lorsqu’elle y pense, cela attriste Mona, mais vu la complexité de la situation, c’est mieux ainsi.
Continuant la conversation comme si de rien n’était, la rouquine cherche à savoir ce que fait son interlocutrice. Pour passer le temps, pour discuter, pour ne pas raccrocher tout de suite. ”Je me suis couchée dans mon lit.. Et je suis encore toute habillée et je ne suis même pas démaquillée… Je vais ressembler à un panda, demain. ” Mona se joint à son rire en imaginant un panda sapé comme une femme de presque 30 ans. ” C’est super mignon les pandas. “ C’est vrai que l’image est amusante mais elle trouve ça adorable. ” Va te mettre en pyjama et te démaquiller non ? “ Idée lancée en l’air même si elle espère qu’elle ne raccrochera pas pour ça. C’est bien le soucis quand elles sont au téléphone ensemble. Mona ne veut pas mettre fin à l’appel. Elle a l’impression que c’est la même chose pour Maïa d’ailleurs, parce qu’elle cherche toujours à relancer la conversation. Même si de son côté, ça parait logique vu la nature initiale de l’appel. ” Est-ce que je peux t’avouer quelque chose ? “ Elle sort de ses pensées face à cette question qu’elle n’attendait pas. ” Oui vas y. “ Elle l’encourage, elle veut savoir. Elle est curieuse Mona. ” Parfois, j’essaye de m’imaginer à quoi tu ressembles. J’essaye d’entendre ta voix quand je croise des gens. Quand j’observe les passants dans la rue, je demande si c’est toi, là, qui rigoles aux éclats à la terrasse d’un café ou bien si tu es celle qui regardes la robe exposée dans la vitrine de cette boutique. Je demande si tu es déjà venue à ma boutique, m’acheter des fleurs. Ou peut-être que tu suis des cours du soir, comme moi et je ne le sais pas encore. “ Elle retient son souffle durant tout le temps de cette tirade. Elle sent son coeur qui accélère ses battements, une sensation étrange dans son estomac et un léger tournis au niveau de la tête. Non, définitivement, elle ne s’attendait pas à ça. ” Qui sait… Peut être. “ Elle ne veut pas la faire tourner en bourrique mais ça l’amuse un peu quand même. ” Tu m’imagines comment ? “ Parce que ça l’intéresse de le savoir. L’image qu’elle peut donner rien que par ses dires.

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Sujet: Re: à bout de souffle. (mona) ( le )
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