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- [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 ( le Lun 11 Juin 2018 - 2:30 )
De la fenêtre de son bureau, Erio observe le ciel gris qui menace de pleurer. La météo n’est pas au beau fixe et depuis ce matin, ce sont des averses qui tombent sur Naples, mais pour une raison qu’il ignore, il a toujours réussi à passer entre les gouttes, quand son collègue, lui, est arrivé trempé, avec les chaussettes humides et la chaussure droite avec un trou. Pour autant, si la chance semble être avec lui aujourd’hui, le rendez-vous avec le psychologue l’inquiète un peu. Il l’a pris à l’arrache il y a quelques jours, en voyant son couple dégringoler, foncer droit dans le mur et c’est la première option qui lui ait venu à l’esprit. Pas qu’il soit ravi, mais Lana a l’air d’être à l’aise avec cette femme, assez pour lui raconter des pans de sa vie. L’idée ne lui plaît pas des masses, mais sans doute qu’une intermédiaire pourrait les aider à y voir un peu plus clair… Ca pourrait leur permettre de discuter, vraiment et cette fois-ci, il est prêt à faire des efforts, est plus propice à entendre ce que sa petite amie a à lui dire. Il est évident que la thérapeute n’arrivera pas à lui faire entendre raison sur certains points, notamment sur son couple qui ne survivra pas dans la longueur, peinant à y croire, ayant besoin de plus qu’une séance pour ça, ou de s’en rende compte par lui-même et là, c’est encore trop tôt pour ça. « Qu’est-ce qu’il t’a dit ? » Erio hausse les épaules à son interrogation. Dario sait qu’en ce moment, leur supérieur a un œil sur lui et ce n’est pas parce qu’il fait du bon travail, mais parce qu’il le sent à fleur de peau, prêt à péter un câble à tout moment. Il ne peut que lui donner raison au fond, mais par orgueil, aussi et surtout parce qu’il a besoin d’être ici, au commissariat, à travailler sur ses enquêtes en cours, Erio ne dit rien, se contente de faire profil bas. La fusillade l’a totalement achevé et même si c’est un gros coup dur, il doit bien admettre que ne plus avoir l’affaire sur les bras le soulage énormément. Il est tellement préoccupé par plein de choses ces derniers temps. Par Flora qui lui a envoyé un message il y a quelques minutes pour s’excuser, auquel il n’a pas su répondre plus qu’un « OK », se sentant toujours tourmenté par ce qu’elle lui a dit. Et surtout, il y a Lana. Ca a tendance à lui prendre toute la tête, lorsqu’il n’est pas ici. C’est pour ça qu’il tient à travailler. « Rien, il m’a juste donné rendez-vous dans la semaine. Il faudrait que je passe dans son bureau. » Et il ignore de quoi il en retourne, mais l’air grave de son supérieur ne le rassure pas. Il évite cependant d’y songer, récupère sa veste qu’il enfile. « J’dois y aller. J’sais pas trop c’que ça va donner, mais faut. » Dario acquiesce d’un signe de tête, alors qu’il regarde l’heure. 18 heures 30. Si Lana doit venir à 19 heures, lui a tenu à y être quinze minutes avant, pour faire le point durant trente bonnes minutes, parce qu’il a besoin de s’exprimer et qu’il ne pourra pas le faire en la présence de Lana. C’est de lui que vient l’initiative, alors il aimerait pouvoir poser des mots sur son objectif. Se sachant maladroit, il espère que la thérapeute puisse le faire à sa place, si jamais il y a utilité. Elle n’a pas l’air si mal, plutôt agréable et son sourire qui se dessine sur son visage lorsqu’elle l’accueille le prouve bien. « Alors, dites-moi Erio, avez-vous avancé depuis la dernière fois ? » La réponse ne se fait pas attendre. « Non. J’en sais rien. J’pense pas. » Il se mord sa lèvre inférieure, doute, essaie de se remémorer les événements passés. « Ca m’a perturbé. J’crois que j’étais pas préparé à tout ça, c’qui a été dit et j’pense pas que j’ai réussi à entendre tout ce qu’elle m’a dit. » C’est un fait avéré. Il reste bloqué, indéfiniment, n’avance pas, fait du surplace. C’est fou de se dire que même une jolie déclaration n’arrive pas à le rassurer, lui faire du bien. « J’suis plus calme, moins en colère. C’est juste que… J’trouve ça tellement injuste pour moi. Ca m’épuise. J’suis amoureux d’elle, mais cette relation me bouffe. J’me raccroche comme je peux à ce qu’on a, mais j’suis défaitiste. J’sais que ça rime à rien, que ça durera pas, elle, moi. C’est pas fait pour durer. J’attends d’elle des choses, elle en attend d’autres de moi. J’suis son opposé. Et j’suis… fatigué. » Pas que pour ça. Pour tout le reste. « J’aurais juste aimé que ce truc fonctionne au moins. Que ça parte pas en vrille, comme tout le reste. » explique-t-il, en baissant les yeux sur ses mains, alors qu’il souffle pour calmer ce cœur amoché. « J’nous sens vraiment dans une impasse, absolument pas dans la même phase. Et j’réagis sûrement pas comme il faudrait, mais ça ne fait qu’amplifier mes doutes, quant à notre ménage. » Il s’y accroche, parce qu’il a besoin d’elle, parce qu’il en est amoureux, mais cette relation trop compliquée pour lui commence à lui prendre la tête, si bien qu’il ne sait plus par où aller, quoi faire, comment agir, comment la regarder, quel geste avoir. La dernière fois, lorsqu’elle n’a pas répondu à son monologue, Erio a compris que ça avait encore cassé quelque chose. Il a peur que ça les détruise, qu’ils finissent par se détester, parce que c’est ce qui commence à se passer de son côté. Il se déteste, lui. Et les mots rassurants de la psychologue n’aident rien. Elle a beau lui rappeler ce qui s’est dit la dernière fois en séance, que Lana avait besoin de temps, qu’elle était passée par des choses difficiles, il ne cesse de penser que tout est injuste. Pour lui, pour elle, pour eux et même s’il ne devrait pas, il lui en veut de ne pas arriver à faire la part des choses. Ca aussi, c’est injuste. Les vingt minutes s’écoulent si rapidement que lorsque quelques coups sont donnés à la porte, son cœur se resserre, ayant trouvé ça presque trop rapide. La thérapeute se lève et accueille Lana avec enthousiasme, tandis que lui se demande si dans sa tête, elle ne va pas s’imaginer des films entre lui et la psy, mais il se contient, se lève. « Salut. » dit-il, se sentant coupable de s’être confié sur ce qu’il ressentait, alors qu’il n’arrive pas à le faire correctement avec sa petite amie.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.


Dernière édition par Erio Mazzei le Mer 13 Juin 2018 - 14:17, édité 1 fois
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 ( le Lun 11 Juin 2018 - 23:05 )
Un nouveau couple de clients après des semaines de vide dans son agenda, c’est une véritable aubaine qui est tombé sur le coin du nez de Lana. Pourtant, la jeune femme peine à prendre cette bonne nouvelle comme elle le devrait et elle ne se trouve pas si soulagée que ça de cette petite respiration financière. Obsédée par sa vie privée qui part en morceau, l’organisatrice de mariage ne se montre pas aussi souriante qu’à son habitude durant son rendez-vous, n’arrivant pas à se sortir de la tête celui qui viendra ensuite : un rendez-vous chez son psy. Mais pas à son initiative comme elle en a l’habitude mais bel et bien par à celle de son petit-ami. Plus que surprise par cette initiative, Lana s’inquiète, se demande bien ce qui peut se cacher derrière tout ça et oscille entre la tristesse et la colère. La tristesse, qui ne semble pas vouloir la quitter depuis plusieurs semaines, malgré la – trop courte – pause de bonheur qu’elle avait eu en officialisant avec Erio et la colère, plus insidieuse, qui prend place dans son cœur depuis ces derniers jours. Depuis cette soirée qui s’était terminé au bar de salsa du coin mais qui avait été loin de la fête habituelle de ce lieu privilégié pour l’Italienne. Ca aurait pourtant pu être cette soirée, celle qui allait les réconcilier, les faire partir sur de nouvelles bases plus sereines mais malgré les bonnes intentions de l’un et de l’autre, leur discussion seuls à seuls avait viré au cauchemar. Lana n’arrive pas à s’ôter de la tête les paroles d’Erio, comment Fabio était revenu sur le tapis mais surtout cette condamnation inéluctable qu’il avait donné à leur histoire d’amour. Comme s’il était impossible qu’ils y parviennent et que Lana allait forcément tout faire foirer à un moment ou à un autre. Ca l’a blessé, énormément, au point que c’est à son tour de se refermer comme une huître malgré les efforts qu’elle avait promis de faire. Le fait est qu’elle n’ose rien dire, plus intervenir de peur d’être mise au pilori comme celle qui gâche leur histoire d’amour là où elle est simplement perdue dans son rapport avec elle-même, sa confiance en elle. Elle ne sait plus quoi dire, plus quoi faire pour qu’ils puissent se sortir de ce gouffre dans lequel ils se sont enfoncés l’un l’autre, petit à petit, sans même crier gare. Et, à son tour, elle ne voit pas bien en quoi une séance avec sa psychothérapeute pourrait les aider, étant donné à quel point leur première séance s’est révélé être un fiasco la première fois. Pourtant elle s’y rend, avec une boule au ventre, échappant à l’averse de pluie qui s’est arrêté quelques secondes avant qu’elle ne franchisse la porte de son bureau. Il lui faut quelques minutes à peine pour rejoindre l’office de son psy, suite à quoi la secrétaire lui indique qu’Erio est déjà là et qu’elle doit entrer pour les rejoindre. « Salut. » Lance-t-elle d’une voix timide, totalement déstabilisée entre les multiples sentiments qu’elle ressent à l’idée de le voir ici. La reconnaissance, l’amertume, le regret, l’amour… Tout autant de choses qui se bousculent dans sa tête et qu’elle peine à gérer. « Alors, Lana, comment vous sentez-vous depuis la dernière fois que nous nous sommes vus tous ensemble ? » Sa psychothérapeute la regarde par-dessus ses lunettes, semblant vouloir lire son âme. « Bien. » Renfermée, Lana croise ses bras sur sa poitrine, signe non verbale d’une communication mal engagée. « Vraiment ? Vous êtes sûr ? Vous n’avez rien à dire ? » Lana jette un coup d’œil un instant vers Erio, presque inconsciemment, avant de hausser les épaules. « Lana… Vous êtes bien placée pour savoir que la thérapie permet souvent de se soulager de poids qui vous pèse. Regardez donc les efforts que vous avez fait depuis la première fois qu’on s’est rencontré. » Lana s’en rappelle très bien. Elle était au fond du gouffre, totalement perturbée par l’agression horrible d’une femme qu’elle considérait quelques mois auparavant comme une amie. « Dites-le lui, à lui. » Lâche-t-elle, sans pouvoir s’en empêcher. Mots qu’elle regrettent aussitôt alors qu’elle s’enfonce un peu plus dans le canapé. « Qu’entendez-vous par là, Lana ? » Nouvel haussement d’épaule. « Rien. » Auquel sa psy répond par un haussement de sourcils. « Lana… » vous pouvez parler en toute quiétude. Elle sait exactement ce que sa psy va dire et c’est pour ça qu’elle la coupe dans sa lancée avant même qu’elle ne termine sa phrase. Parce que non, elle n’a pas l’impression de pouvoir parler en toute quiétude. « Je n’ai juste pas envie d’aggraver les choses, d’accord ? Vous comprenez ? » Parce que ses paroles sont toujours mal interprétées au possible. Elle ne veut pas prendre le risque de dire encore quelque chose de mal. « Je fais des efforts. J’en fais, vraiment. Je suis restée calme face à cette fille au restaurant… » Sans s’en rendre compte, la parole de Lana se libère alors qu’elle raconte en détail la soirée, comment la fille l’a gentiment nargué, lui a dit qu’il serait difficile de pouvoir garder un homme comme Erio… Comment elle a contenu ses nerfs, dans l’optique de ne pas faire un nouveau scandale pour ne pas le blesser ou l’humilier. « … Mais ça change rien. Il le voit pas, tout ça. » Non, lui, il reste bloquée sur ses paroles malheureuses et maladroites, loin de ce qu’elle voudrait véritablement expliquer. C’est un dialogue de sourd.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 ( le Mar 12 Juin 2018 - 1:47 )
Refermée, sur la défensive, Lana ne semble pas favorable à une discussion et il le comprend, ne lui jette pas la pierre. Lui aussi a réagi de la même façon, peut-être plus agressivement encore, lorsqu’il s’est pointé pour la première fois dans ce bureau. Les souvenirs sont loin d’être agréables. Sans intervenir, il écoute attentivement ce qui suit, saisit à ses propos que les changements lui ont échappé, qu’il n’a pas remarqué l’avancée de sa petite amie, les étapes franchies sans lui. Le problème vient peut-être de là : l’un comme l’autre n’arrive plus à communiquer. Lana étouffe les mots, n’exprime pas le fond de sa pensée, ni ce qui se déroule à l’intérieur d’elle et Erio garde le vide créé en lui, laisse le gouffre s’agrandir en espérant qu’il se referme avec le temps. Seulement, il se rend compte que ça ne fonctionne pas comme ça, que les nombreux silences ne font qu’aggraver leur situation. Dans une ultime tentative, il espère que cette séance règlera leurs problèmes, bien qu’il n’y croie pas vraiment. « J’ai vu tout ça. Je t’ai dit pourquoi ça m’a pris la tête et ça n’a rien à voir avec ta demande de t’en aller. » dit-il, dans un souffle, sans vouloir se répéter. C’est de voir ses efforts réduits à néant qui l’a déçu, d’avoir souhaité lui faire une surprise et la voir tomber à l’eau. Puis comme à chaque fois, c’est parti en vrille. Ils n’ont pas réussi à se comprendre. Erio a pris la mouche, a interprété ses paroles, a pensé qu’elle insinuait qu’il serait assez bête pour tomber dans les pièges de celles qui seraient fortes en stratagèmes pour le faire céder à la tentation. A travers cette remarque, il s’est senti attaqué, n’a pas aimé qu’elle puisse le penser assez faible. C’est un manque de confiance en elle, mais également en lui et il est vrai que ça a encore du mal à passer, mais avec cette mission sauvetage, leur dernière conversation, il souhaitait réellement faire des efforts, instaurer un dialogue entre eux. Un véritable échec. Erio marche dans la pièce, puis se laisse doucement tomber sur le fauteuil, en se tournant vers elle. « J’ai entendu, ta relation avec Fabio, ce qu’elle avait engendré sur toi. J’ai compris que ça se répercutait sur notre couple. » Le fait que ses craintes soient omniprésentes. « J’ai compris aussi que t’avais sans doute besoin de temps, de ce travail avec ta psy, qu’il te fallait du temps, du soutien aussi. » Et il ne le lui donne pas. Il n’est pas vraiment le bon petit ami qu’il aurait aimé être pour elle, ne se sent vraiment pas à la hauteur. Erio ne va pas jusqu’à se mettre sur la même échelle que Fabio, mais il n’en est pas très loin. « Mais j’suis pas en mesure de te donner tout ça pour le moment, t’épauler correctement. Pas parce que je tiens pas à toi, mais parce que j’suis à cran moi aussi. Ca vient pas de toi, de nous deux, c’est un tout. » Tout ce qu’il vit ces dernières semaines, la fusillade, sa relation avec sa frangine, la pression qu’il ressent constamment au boulot. Il est arrivé à un stade où il ne sait plus où il en est. « Et j’peux pas t’en parler, parce que je sais plus comment on doit faire pour se parler. J’prends de la distance quand je devrais pas, j’te rabâche sans cesse c’qui s’est passé avec lui. C’est moche, j’devrais pas. J’oublie ton anniversaire. J’suis désolé. J’me comporte pas bien avec toi. » Il s’en veut pour ça, de ne pas être celui qu’il faudrait. « J’suis pas heureux. » avoue-t-il, calmement, en osant poser les mots sur ce qu’il ressent et la vérité est là : il ne respire pas la joie de vivre. Pas seulement à cause de leur histoire qui part dans tous les sens. « J’sais que toi non plus, que je te donne pas ce qui faut, que je reste bloqué sur des choses que t’essaies de régler. J’ai pas la patience. J’ai besoin que tu crois, là, tout de suite, en moi, à 100 %. » Chose qu’il n’arrive pas vraiment à faire en ce moment, se sentant en-dessous de tout et il culpabilise, se sent vraiment navré pour elle, de lui infliger ça. « Je sais que là, comme ça, c’est pas possible pour toi. J’te demande des choses que tu peux pas m’donner et en retour, j’arrive pas non plus à faire ce qu’il faut, pour toi. C’est en train de me bouffer, littéralement. J’en peux plus. » murmure-t-il, la gorge serrée. Il essaie, peut-être pas assez, peut-être pas de la meilleure façon. Il ignore comment s’y prendre, n’a pas assez de recul sur la situation. « Peut-être que c’est moi, finalement, qui vais craquer avant toi. » Et il s’en veut encore plus de lui dire pareille chose, tout en sachant qu’il lui a dit à de nombreuses reprises qu’il ne partirait pas, mais il doit bien admettre que s’il s’accroche tant bien que mal, il y pense parfois et culpabilise.


Erio & Lana
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 ( le Mar 12 Juin 2018 - 22:48 )
Il a vu ses efforts. C’est ce qu’Erio avance et pourtant, Lana n’en a pas l’impression. L’exemple de cette soirée au restaurant n’était là que pour illustrer l’image d’une soirée difficile dont il aurait pu sortir vainqueur en s’attachant aux points positifs – Lana et ses efforts, Erio et sa proposition romantique – mais qui s’est finalement terminé par sa montagne de reproche. Et c’est toujours la même chose, à vrai dire, depuis des semaines. La dernière soirée en date en est le meilleur exemple quand, à vouloir partir sur de bonnes bases à se dire les choses, à prendre les tords chacun pour soit, cela a tout de même fini par partir en vrille malgré leurs bonnes volontés. « Je te demande pas de tout porter pour moi, Erio. » Son petit-ami se met trop la pression, au sujet de son mal-être, de ses réactions excessives là où Lana lui demande simplement d’avoir la patience de supporter ses dérapages sans en faire une histoire personnelle. Mais c’est ce qui se passe, justement, et Lana semble prendre conscience que la cause derrière tout ça n’est autre qu’un malaise profond de son petit-ami. Pas qu’au sujet de leur relation mais d’un tout et, évidemment, tout ça fait tilt dans sa tête. La fusillade, qu’elle n’a pas oublié, mais au sujet de laquelle ils n’ont jamais pris le temps de remettre les choses à plat, contrairement à ce qu’ils avaient dit. Dans un premier temps, Lana avait simplement attendu qu’Erio soit prêt, se décide à lui parler de tout ça et, petit à petit, ils se sont par la suite embourbés dans cette histoire rocambolesque qui a fini par annihiler toute leur capacité à communiquer. Et Lana s’en veut, se sent égoïste de s’être concentrée sur ce qui ne se passait pas bien dans sa tête au dépit de cette épreuve qu’est en train de surmonter son petit-ami. Pas si bien qu’elle ne le pensait, à vrai dire, mais c’est difficile de savoir pour quelqu’un comme Erio qui souhaite toujours se montrer fort, cache ses sentiments… Quand quelque chose ne va pas, Lana est plutôt du genre à extérioriser et il lui est encore difficile de faire la part des choses en ce qui concerne son colocataire, difficile à cerner. Malgré leurs trois ans de vie en cohabitation, Lana apprend encore, fait des erreurs et celle-là s’avère monumentale. Tout ce qu’elle souhaite, c’est être une épaule sur laquelle Erio peut se confier, se reposer mais elle prend conscience aujourd’hui que le poids de ses propres problèmes entrave tout ça. « Bien sûr que si, tu peux me parler. Ce qui se passe entre nous ça se résume pas qu’à moi. Tes problèmes comptent aussi. Et je voudrais être là pour toi, j’voudrais vraiment, mais comment je peux faire moi, si tu ne me dis rien ? » Elle, en revanche, s’est confiée. Et c’est vrai que ce n’est pas une franche réussite, pour l’instant, mais Lana a au moins eu le mérite de dire ce qu’elle avait sur le cœur, de pointer du doigt le problème. C’est comme ça qu’on trouve des solutions, à son humble avis, en étant honnête envers soi-même et envers l’autre. Et c’est ce qu’Erio fait, une nouvelle fois, alors que Lana écoute attentivement ces paroles, peut-être plus à même de les entendre que dans son ancienne chambre la dernière fois. Parce qu’elle a compris que les souffrances de son petit-ami sont profondes, aussi peut-être parce qu’elle est dans un cocon de confiance, avec une femme qui pourra intervenir en cas de besoin. Et le besoin, il va y en avoir parce que c’est une véritable claque qu’elle se prend en pleine figure. C’est difficile, pour elle, de ne pas tomber dans leurs mauvais schémas habituels, de ne pas se recroqueviller comme une huitre ou de s’agacer, mais Lana l’écoute jusqu’au bout, très péniblement. C’est un crève-cœur, de savoir qu’elle le rend malheureux et cette idée de rupture qui plane une nouvelle fois au-dessus de sa tête. Désemparée, Lana jette un coup d’œil à sa psy qui lui adresse un regard bienveillant, compatissant. « Lana, dites à Erio ce que vous ressentez quand il vous dit ce genre de chose. Soyez franches. » Sa psy lui lance alors un regard appuyé, sentant sans doute que sa patiente a besoin d’un petit coup de pouce pour sortir les paroles qui restent en travers de sa gorge. « Je suis anéantie. » Ni plus, ni moins. Les mots sont peut-être forts mais ils sont tout aussi vrais. « Et pourquoi ça ? » Lana hausse les sourcils. Ca semble évident, non ? L’idée de le perdre, définitivement, fait basculer son monde du côté obscur de la force. « Parce que je voudrais le rendre heureux, moi. Je demande rien de plus que ça. Et on était bien, on était bien avant que cette photo sorte et que je parte totalement en vrille. Je donnerais tout pour revenir à ce moment, pour ne pas ouvrir ce fichu téléphone. Pour être celle qu’il attend de moi mais faut croire que je gâche toujours tout. Tous les bons trucs qui m’arrivent dans ma vie, je les gâche. A quoi ça serve que je me batte, maintenant ? il a décidé pour nous. Il a décidé qu’on y arriverait pas. » Son discours semble pour elle préparer le terrain d’une rupture à venir. Tout comme le précédent où il l’incriminait elle quant à la possibilité de mettre un terme à leur histoire. Quel que soit la version, l’issue semble inévitable.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 ( le Mer 13 Juin 2018 - 2:10 )
« Non, j’peux pas non. » Lana pourrait être cette épaule sur laquelle il poserait sa tête, la personne sur qui il aimerait pouvoir se reposer, mais ces tensions dans leur couple le pousse à s’orienter vers d’autres solutions. Sara lui reproche de se confier beaucoup trop à Dario et laisser sa petite amie de côté, mais à l’heure actuelle, c’est ce qui lui fait le plus de bien. Elle n’a pas idée à quel point son collègue a souvent les mots justes pour le rassurer. Après leur dernier entraînement, il s’est empressé de prendre de ses nouvelles par texto, pour savoir comment il se portait, s’il tenait le coup, s’il avait besoin d’un verre, de discuter, ou simplement d’une compagnie pour blaguer ou ne rien dire. Et dire qu’au début, entre eux, le courant peinait à passer. Aujourd’hui, Dario est devenu l’une des personnes sur qui il se repose le plus et en ce moment, sa présence lui est nécessaire. « J'me sens bloqué, j'arrive pas à avancer. De savoir que tu doutes de moi, ne fair qu’amplifier mes propres doutes sur moi, sur mes capacités à pouvoir être à la hauteur dans notre ménage, sur nous deux. Et je sais, j’sais très bien que t’y es pour rien, mais c’est comme ça. » S’adresser à elle, se confier comme il a pu le faire, avec tout ce qu’ils vivent en ce moment lui semble impossible. Erio manque de patience, reste figé sur ce détail qui, à ses yeux, a son importance et peine à voir le bout du tunnel, le prend pour lui personnellement, trop impliqué, n’ayant aucun recul sur la situation, sans doute trop fragile également. La confession de Lana à sa psy le touche, mais ne fait qu’appuyer ce qu’il pense de leur couple : qu’il ne survivra pas, que c’est se raccrocher à quelque chose en se faisant plus de mal que de bien, que c’est inutile. Ils n’avancent pas, en sont toujours au même point, alors qu’ils sont supposés faire des pas en avant. Et c’est peut-être le cas, mais ils sont trop infimes pour qu’il les remarque. La tête toujours tournée vers elle, alors qu’elle termine de s’exprimer, Erio garde le silence, cherchant les bons mots à poser sur ce qu’il ressent sans la blesser. « On était bien avant de se mettre ensemble. On était bien avant Alessia. Tu me l’as dit, tu te mentais à toi-même. Cette photo, ça à juste déclenché ce qui était enfouit en toi et je t’en veux pas. C’est comme ça. » dit-il, défaitiste, commençant à se faire à l’idée. « J’te demande pas de changer, j’attends pas de toi que tu sois telle ou telle personne. J’voulais juste que tu prennes conscience que j'étais suffisamment amoureux de toi pour ne pas être capable de m'envoyer en l'air avec une nana si jamais elle me faisait le pire scénario de séduction. » Il saisit sa main dans la sienne, la gorge nouée, l’estomac en vrac et le cœur qui se brise petit à petit. « Tu m’plais comme tu es, je te l’ai déjà dit plein de fois. C’est ce truc qui me bloque et sur lequel j’arrive pas à passer outre, sur lequel j’manque de patience. J’suis désolé. » Il a pourtant conscience que rien n’est acquis, mais ça lui reste en travers de la gorge. Il aurait réellement aimé qu’avec les trois années derrière eux, elle ait compris qu’elle pouvait compter sur lui, comprendre qu’il ne la trahirait pas de cette façon et peut-être bien qu’il devrait lui donner plus de temps, la laisser régler ça avec la thérapeute, sauf qu’il est incapable de se comporter normalement en connaissance de cause. « J’pense qu’on fait une erreur. » Ca lui saute aux yeux maintenant, en repassant en boucle la scène précédente : sa petite amie en train de lui répondre à l’aide d’un intermédiaire. « C’qui se passe dans ce bureau ne fait que me confirmer qu’on n’peut pas se dire les choses, qu’on peut pas communiquer. Tu t’adresses à ta psy, quand moi j’essaie de te parler. J’te parle, Lana. » Les yeux baissés sur leurs mains liées, qui ne sont pas en accord avec ce qu’ils sont, Erio reprend dans un murmure : « Je vais m’éloigner quelque temps. Je vais passer une semaine, deux, je sais pas trop, chez ma mère. J’ai besoin de me retrouver, de prendre un peu de recul. Si je m’écoutais, là, maintenant, j’prendrais une décision à chaud que je pourrais regretter et c’est pas c’que je veux. » Il est impulsif, réagit sur l’instant, seulement, leur histoire compte tellement qu’il ne souhaite pas agir n’importe comment, a besoin de réfléchir.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Psychothérapie, séance 2 ( le Mer 13 Juin 2018 - 14:01 )
Lana s'enfonce, s'engouffre encore un peu plus dans le malaise. Les paroles d'Erio sont comme des multiples petits coups de poignard qui ne lui semblent pas avoir de fin. Elle encaisse, difficilement, comprends petit à petit qu'elle ne lui apporte pas ce qu'il attendait de leur relation et fait face à la plus profonde déception de son petit-ami. Il semble dépité, résigné là où elle tente encore de se battre mais peut-être pas avec les bonnes armes. Son silence des derniers jours visait simplement à atténuer les tensions mais elle se rend compte que ça n'a fait que les couver. Et elles éclatent encore une fois devant sa psychothérapeute, qui lui fait tellement de bien individuellement mais qui semble dépassée devant le gouffre qu'est devenu leur couple. Elle se tait, observe en silence, peut-être pour mieux débriefer tout ça une fois qu'elles feront une séance seule à seule mais son manque d'intervention perturbe Lana qui s'accroche à son regard, à ses expressions pour saisir le moment où elle pourrait aller trop loin, faire tout basculer. Il lui est tellement difficile de saisir ce qui se passe dans la tête d'Erio ces derniers temps qu'elle compte sur cette intermédiaire pour la guider, peut-être trop. C'est à Erio qu'elle devrait s'adresser, lui faire comprendre qu'elle sait qu'il n'est pas Fabio, qu'elle est en voie de lâcher prise mais les mots ne sortent pas comme il le faudrait, persuadée que de toute façon il n'y croirait plus à l'heure actuelle. Et le couperet finit par tomber, implacable : ils sont en train de faire une erreur. Lana se crispe alors instantanément de tout son long, y compris sa main qui se trouve dans celle d'Erio. Elle s'accroche, désespérément, mais sent irrémédiablement qu'il est en train de lui filer entre les doigts. " Parce que quand je te parles directement, tu n'entends pas ! " Ou c'est du moins l'idée qu'elle en a. Erio déforme ses propos, leur donne toujours le plus mauvais sens possible. Perturbée, Lana a l'impression qu'il est à l'affût de la moindre petite erreur de sa part et quand elle entends ses derniers propos elle y voit là la raison : il s'en va. Peut-être pas tout à fait à 100 % mais Lana n'y voit là qu'une manière de la préparer en douceur à l'inéluctable : la rupture. Le ventre noué, l'Italienne récupère brusquement sa main avant de se lever. C'est un point de non retour qu'elle vient d'atteindre et elle ressent le besoin urgent de se retrouver loin de ce lieu jadis réconfortant mais qui lui tord à présent l'estomac. " Je te laisse réfléchir. " Articule-t-elle péniblement d'une voix qui devient chevrotante. Elle ne trouve pas la force de défendre son couple, l'amour qu'elle a pour lui mais souhaite simplement sortir de ce cauchemar au plus vite. Respirer un peu, prendre le temps de réfléchir elle aussi. " Je dois y aller. J'ai un autre rendez-vous après pour le boulot. " Vaste mensonge pour parvenir à masquer les larmes qui sont en train de lui monter aux yeux. Il est évident qu'à 19h30 passé, elle n'a plus aucun client à voir. Mais alors qu'elle entame son chemin vers la sortie avec rapidité, sa psy tente d'intervenir. " Lana, s'il vous plaît, restez, nous pourrions..." Discuter ou quelque chose du genre. Mais Lana, proche de la porte à présent, se retourne vers eux et lâche un grave et violent. " NON. " Son visage est alors parsemée de quelques larmes qu'elle avait laissé couler entre temps, se pensant proche de la délivrance au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de la sortie. " Non. " Répète-t-elle dans un murmure. Elle n'a plus envie de discuter, de s'épancher sur ce qu'elle peut ressentir une nouvelle fois pour finir par totalement s'effondrer. Non tout ce qu'elle souhaite, c'est trouver un coin pour pleurer et elle s'y attelle en quittant précipitamment le cabinet avant qu'un mot de plus ne soit échangé, avec un terrible sentiment de gâchis au bord des lèvres.

Sujet terminé.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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