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- C'était le verre de trop, non? [Anabela] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Jeu 14 Juin - 10:55 )
C'était le verre de trop, non?
James caressa le chat tigré qui depuis maintenant près d'une heure ne cessait de vouloir des câlins. Tigrou, comme il l'appelait, était le genre de chat tranquille, quoique aimant s'absenter pour aller chasser quelques oiseaux, parfois des souris si elles se présentaient, il restait néanmoins le genre de chat très câlin, qui ronronnait dés la première caresse. James appréciait la compagnie du félin qui, la plupart du temps, étaient loin d'être encombrante. L'animal comme l'homme, avait ses habitudes, et savait ce qui lui était permis ou non. Mais à la fin, il choisissait toujours de profiter de James, surtout lorsqu'il était sur son canapé à écouter les informations ou regarder un film, et grimpait sur lui, sa petite tête venant se frotter sous le menton du chauffeur qui ne pouvait que répondre aux câlins du chat, décidément trop mignon pour être laissé de côté. La journée s'était passé sans accroc pour l'ex militaire qui n'avait eu que deux trois conflits à régler avec certaines personnes, adversaires de l'un de ses employés habituels. Les choses étaient rentrés dans l'ordre sans le moindre problème et James avait été payé, ce qui était fort appréciable, bien qu'avec ses économies et ses coups passés, il avait largement de quoi ne pas s'inquiéter pour l'avenir. Un coup d'oeil rapide à sa montre lui indiqua cependant que la journée allait toucher à sa fin. Il hésitait encore à prendre sa voiture et à jouer les chauffeurs, ou alors à sortir juste pour se changer les idées. Il opta finalement, pour aller courir. Le temps pour lui de prendre un short, un tee-shirt adéquat également et un sweet à capuche,, et il était parti, des écouteurs dans les oreilles, la musique défilant selon la playlist choisie. On partait sur un morceau bien connu de Queen: I want to break free.

Allongeant sa foulée, profitant de l'air frais du soir qui tombait, James se dirigeait vers la campagne, prenant les sentiers de terre plutôt que les routes toutes faîtes de goudron. L'effort ne devint pénible qu'au bout d'une heure. Entraîné et se maintenant en forme par des entraînements réguliers, il avait appris à ne plus vraiment compter les heures. Il décida de faire demi tour et retourna chez lui sur une allure encore plus soutenue qu'à l'allée. Il salua de la tête l'un de ses voisins et rentra finalement chez lui après s'être donné pendant un peu plus d'une heure et demie. Son chat, toujours allongé sur le canapé ne lui jeta qu'un regard mais ne se déplaça pas. James sourit et fila sous la douche... Douche qui ne prit pas une éternité. Il aimait parfois passer du temps sous l'eau pour se décrasser, mais en règle général, il détestait perdre du temps sous la douche. Il en perdait déjà bien assez comme ça le reste de la journée. Du moins c'était son point de vue. Une fois sortie, il opta, comme à son habitude pour une tenue correcte et classe. Un costume simple, une veste de costard correctement taillée, noire, une chemise blanche, un pantalon noire. Il ouvrit son tiroir dans lequel il rangeait ses cravates. Est-ce qu'il en avait vraiment besoin? Une bleue ferait l'affaire... Non, plutôt noire. Il fallait garder ce côté sobre. Ou alors une rouge? Non, non, le noir serait parfait. Il fit le nœud, serra la cravate et en quelques secondes, il était prêt à partir. Il se saisit des clés de sa voiture et caressa encore un peu tigrou qui ronronna en se mettant sur le dos pour se faire grattouiller le ventre. Finalement, James ferma sa maison, grimpa dans sa voiture qui était garée devant chez lui et démarra. Il mangerait en ville, ce serait plus simple pour lui. Il ne tarda guère à recevoir son premier client alors qu'il se dirigeait vers le centre-ville. Ce-dernier était un cadre dans une boîte de Naples, une industrie de boîtes de conserve. Comme quoi, on rencontrait du monde intéressant parfois. James le déposa juste devant l'usine et s'en retourna après avoir été payé.

A cette heure, le centre ville grouillait d'une certaine activité. James aimait particulièrement la vieille ville, faîte de ces vieux bâtiments, pour certains datant du moyen-âge et il adorait rouler entre ces rues pavées de lumières. Il s'arrêta finalement pour manger à un petit snack dont il connaissait le patron pour l'avoir menacé une fois. Ce-dernier, depuis, le servait convenablement, et ils avaient appris à se connaître si bien que d'ennemis, ils étaient devenus sympathisants. James réglait chacun de ses repas et veillait à ce que aucun débordement n'ait lieu dans les parages. Il attendit sa barquette de frites et son hamburger tranquillement, salua le fils du patron d'un air tranquille et attendit patiemment, regardant les voitures qui filaient à côté de la sienne. La nuit promettait d'être longue, mais qui sait, peut-être y aurait-il un peu d'animation? Finalement, son plateau arriva, et il commença à manger, son regard à l'affût du moindre geste de chaque personne. Il ne tarda guère à terminer son repas, alla régler au comptoir et prit à nouveau place dans sa voiture. il n'eut pas le temps de démarrer, qu'une femme, la cinquantaine environ, lui demanda de la ramener, son mari l'ayant laissé planter là. Il sourit et la fit monter dans son taxi. Il engagea un peu la conversation avec elle et ne tarda guère à comprendre pourquoi son mari l'avait planté sur place. Elle était chiante... Mais alors! Bavarde à souhait, ne lui laissant pas le temps d'en placer une, et surtout elle parlait d'une voix forte et aiguë, il crut bien qu'il allait s'arrêter pour la faire descendre, mais finalement, il arriva à son domicile, vaste maison du vieux centre, grande masure de pierre dans laquelle devait se trouver quelques richesses. Elle paya la course et après un dernier remerciement s'éclipsa. Son téléphone sonna, et il ne tarda guère à être appelé par un autre client. Ce soir, décidément c'était son soir.

La soirée, la nuit, continua ainsi. Il alternait les voyages, les courses, d'un bout à l'autre de la ville sans que la fatigue ne le gagne, il avait appris comment lutter. Il s'arrêta cependant pour prendre un café dans un petit bar du centre qu'il connaissait bien et dont le récent patron était l'un de ses amis. Il lui offrit le café et James repartit après une petite discussion. L'heure tournait, le centre-ville se dégorgeait des multiples automobiles qui le parcouraient, laissant les taxis maîtres de la route. L'Audi continuait de rouler, et son chauffeur, d'une main experte l'amenait dans les divers endroits où il savait trouver une potentielle clientèle. Tous feux allumés pour voir et être vu, la belle allemande, qui loin d'être blanche, avait ce ton plus discret du noir, à l'égal du costard de son chauffeur, et ne cessait pas de le satisfaire de ses services on ne peut meilleur. Après une énième course, il s'arrêta un instant, le temps pour lui de prendre une pause et de boire un peu dans la bouteille d'eau qu'il prenait soin de toujours avoir avec lui. L'eau eut le don de lui rafraîchir le gosier. Heureusement que le siège de sa voiture était confortable, sinon cela ferait belle lurette qu'il aurait arrêter son métier. Il fût alors surpris d'entendre un bruit sur l'arrière de sa carrosserie. Il sortit. Quel ne fût pas sa surprise de se retrouver face à une jolie blonde, quelque peu éméché visiblement, qui ne le remarqua pas et alla prendre appui contre un mur juste en face tentant visiblement de se diriger comme elle le pouvait. Elle était bourrée, peut-être même sur le point de rendre, elle tenait à peine debout, et il la seule question qu'il se posait étant de savoir finalement quand elle allait tomber. C'était même un miracle qu'elle tienne debout. Il regarda sa montre. Il était minuit passé. Il vint se poster à ses côtés et au moment où elle allait s'écrouler comme une poupée de chiffons, il la rattrapa de ses bras puissants pour éviter qu'elle ne tombe trop violemment.
- Est-ce que ça va aller? demanda-t-il. Il avait déjà la réponse à sa question, mais préféra demander. Asseyez-vous quelques instants, sinon vous allez vous écrouler. Il l'aida à s'asseoir sur quelques marches de l'entrée d'un immeuble et resta en face d'elle. Il alla chercher sa bouteille d'eau fraîche et revint vers elle. La blonde n'était décidément pas en état de faire quoi que ce soit. Il s'accroupit juste en face d'elle, ouvrit la bouteille et la lui tendit. Buvez. Ordonna-t-il. Elle se saisit de la bouteille et il dût la ralentir un peu. Pas trop vite! Pas trop vite... Vous allez vous étouffez... Il eut un petit rire avant de récupérer sa bouteille et attendit qu'elle veuille bien dire quelque chose.        

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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : J'ai dépassé la trentaine puisque j'ai trente-deux ans à l'heure actuelle. Le cap de cette fameuse trentaine n'a pas été difficile, seulement, je redoute quand même les premiers cheveux blancs ainsi que les premières rides. Je sais la chance que j'ai de pouvoir vieillir, toutefois, je ne suis pas pressée de m'en rendre compte lorsque je me regarde dans la glace.
Métier : En ce moment, je me "repose" à cause de mon récent divorce. C'est à mes dix-sept ans, que j'ai commencé ma carrière de mannequin en parcourant le monde, puis j'y ai mis à terme avant de devenir actrice dans une télénovéla se déroulant à Lisbonne. Officiellement, je suis toujours actrice, seulement, je réfléchis à autre chose, puisque je ne souhaite pas quitter Naples dans un avenir proche.
Sujet: Re: C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Jeu 14 Juin - 18:04 )
C'était le verre de trop, non ?
Je ris. C'est heureuse que je serre fermement la main de mon amie alors que nous rejoignons la place. Cela fait tellement longtemps que nous ne nous sommes pas vues que je sautille presque au lieu de marcher. Je suis aux anges tout simplement. C'est dans la joie et la bonne humeur que nous arrivons pour boire un verre afin de rattraper le temps perdu. Cécilia souhaite s'installer dans un café en retrait, mais je ne suis pas du même avis. Aller au café où nous buvions de l'alcool en douce lorsque nous étions jeunes me ferait plaisir, du coup, je l'oblige presque, la tirant par la main. « S'il te plaît, ça fait tellement longtemps ! » Je la supplie du regard, d'ailleurs, celui-ci pétille quand elle entreprend de s'asseoir. « Non, attends. Je voudrais m'asseoir à ta place. Je n'ai pas envie que l'on me reconnaisse et que l'on nous ennuie. » C'est après un soupire qu'elle accepte ma requête et nous commençons à discuter avant que le serveur n'arrive. « Mojito ! » Je réponds, lorsque le serveur me demande ce que je désire boire. Mon amie est bien plus timide, mais au vu de mon regard elle choisit d'en prendre un elle aussi. Nous commençons à discuter lorsque l'on entend un premier coup de feu partir. Je me précipite immédiatement sous la table et je vois mon amie chuter pour ensuite se cogner la tête contre le bitume. Lorsque je regarde autour de nous, apeurer et ne réalisant pas tout de suite qu'elle a malheureusement perdu la vie, j'aperçois le tireur… Il s'agit de moi, le regard sombre arborant un sourire sadique. « Tu l'as tué. » M'affirme mon double avant de rire, puis il ajoute : « Tu le payeras tout au long de ton existence, jour après jour, jusqu'à la fin. » À la fin de sa tirade, mon double se tire une balle et s'effondre.

Mon cœur frappe violemment contre ma cage thoracique. C'est en sueur que je me réveille, le souffle coupé. Alors que je m'assois, je porte une main à ma poitrine, une larme roulant sur ma joue. Je me sens si mal que je rejoins la salle de bain afin de rendre. Je ne sais pas où j'ai trouvé la force de me lever, le fait est qu'à présent, je suis devant la cuvette, mais je ne rends que de la bile. Je mange si peu que je n'en suis pas surprise, seulement, j'ai la sensation que je vais perdre connaissance. Dans un sens, je le voudrais. Je cesserais de souffrir, puisque j'ai l'impression que l'on me presse le cœur… Fermant un instant mes prunelles bleutées, je pose ma tête contre le mur, me concentrant uniquement sur mon souffle saccadé. J'essaye tant bien que mal de me calmer, j'essaye de faire le vide, seulement, je me revois, me disant que j'ai tué mon amie Cécilia avant de me tirer une balle. Repenser à cela est rude, puis je vis seule et je ne peux pas demander l'aide de qui que ce soit. Bien sûr, j'ai des voisins, j'ai également un téléphone, mais je n'ai pas la force nécessaire pour me relever et regagner ma chambre, puis je ne peux pas crier, de toute façon personne ne pourrait m'entendre. Ma villa est bien trop grande pour qu'un voisin puisse percevoir mes supplications, puis de toute manière, je mérite de souffrir. Je n'ai pas tiré sur Cécilia, mais c'est tout comme dans le fond. J'ai « chargé l'arme » en quelque sorte et cela m'implique dans son décès. Cette conclusion me donne le vertige et c'est en me penchant au-dessus de la cuvette que je continue de rendre.

J'ai la nette sensation que le temps s'est figé même si je sais pertinemment que ce n'est pas le cas. Me relevant avec peine, je m'appuie dans un premier temps contre le mur avant de tirer la chasse d'eau, puis je rejoins avec lenteur le lavabo afin de me rafraîchir le visage. Croisant mon propre regard dans la glace, je ne me reconnais pas. Je perçois l'image d'une femme exténuée, bien trop amaigrit avec le regard vide. L'étincelle qui animait autrefois mon regard a disparu et je suis quasiment convaincu qu'elle ne reviendra jamais. Je ne supporte pas mon reflet, alors je regarde tout autour de moi. C'est vêtue de ma nuisette que je rejoins la douche, faisant couler l'eau alors que je n'ai pas pris le temps de me dévêtir. Les prunelles closent, je commence à trembler puisque l'eau est tout bonnement gelée. Après de longues minutes, je sors de la cabine avant d'enrouler une serviette autour de ma frêle silhouette. J'ai envie de me laisser tomber, je souhaite m'écrouler seulement, j'entends la sonnerie de mon téléphone. Est-ce une sorte de signe afin que je demande de l'aide ? Dois-je répondre ? C'est machinalement que je rejoins ma chambre lorsque je constate que c'est un appel de l'étranger. En faisant attention au numéro, je comprends qu'il s'agit d'un appel provenant du Portugal, c'est celui de mes parents. Me pinçant les lèvres, je m'assois au bord de mon immense lit avant de décrocher. « Maman ? » Je prononce, lorsque je me rends compte que ma vie est un véritable cauchemar. Ma grand-mère maternelle a fait une crise cardiaque, ils n'en savent pas plus pour le moment. Très rapidement, je me sens coupable. Cela fait quasiment un an que je ne l'ai pas vu, prenant de temps à autre des nouvelles, mais sans plus. Pourtant, je sais qu'elle m'adore, qu'elle m'aime éperdument et aujourd'hui, je suis bien loin d'elle. Ma mère tente vainement de me rassurer, m'affirmant qu'elle a été prise à temps, mais je m'en moque, le mal est fait. Je raccroche rapidement, parce que de toute façon, ils n'en savent pas plus, puis surtout parce que je désire pleurer en silence. Une fois que je coupe mon téléphone, l'éteignant même, je me laisse glisser sur le sol, entrainant ma couverture pour me couvrir, mais surtout pour disparaître. C'est en moins d'une minute que je sombre...  

Lorsque je rouvre les yeux, lorsque je me redresse, je suis désespérément seule. Je n'ai aucun homme dans ma vie et malgré les sourires que j'affiche je me sens inutile. Je ne pense pas que l'on m'aimera à nouveau, j'ai loupé le coche comme on dit. J'ai la nette sensation que je ne suis pas assez bien pour qui que ce soit. Je ne dois pas être supportable, puis je ne peux pas avoir d'enfant, alors plus personne ne veut de moi. Malgré les idées préconçues, pas mal d'hommes désirent fonder une famille lorsqu'ils vieillissent, mais j'en suis incapable. Je suis seulement une belle blonde que l'on veut mettre dans son lit à qui on demande de partir au petit matin. J'ai rencontré quelques hommes à Naples, dont un qui m'a tapé dans l'œil, mais cela n'a jamais été bien loin. On peut penser que c'est parce que je suis rebelle et sans attache, mais c'est surtout parce que je sais très bien comment cela va finir… Je pousse un soupire me demandant quelle heure il doit être, bien que cela importe peu. Après tout, je n'ai pas de travail, puis dès qu'il commence à faire nuit je sors pour ne rentrer qu'au petit matin. Alors que je réalise que je me suis lavée avec ma nuisette, je me décide à me relever pour prendre une véritable douche, avant de me vêtir. Il est temps pour moi de fuir ma villa, de fuir cette solitude qui me colle à la peau. Je préfère aller boire, parler, rire, être une autre en quelque sorte. Le fait est que je n'ai plus le permis, puisqu'il m'a été retiré, alors j'appelle un taxi. Comme toujours, les hommes qui viennent me chercher me regarde à travers leur rétroviseur intérieur. Lorsque je suis sobre cela ne me dérange pas outre mesure puisque je fais à nouveau de la boxe, mais lorsque je suis pompette, c'est différent. Je remercie mon chauffeur grassement avec un gros billet avant de claquer la porte pour commencer ma nuit dans les bars des rues du centre.

Je n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre. Il n'est pas tard, mais je n'ai rien avalé de la journée, alors je suis bien imbibée, à l'image d'un excellent baba au rhume. Je fais une pause alors que je me dis que je devrais ôter mes talons, lorsque je réalise que je suis à plat, portant des mocassins. « T'es conne. » Je me dis à moi-même, sachant que je n'arriverais pas à me rendre dans un autre bar. Je pense que je vais finir ma nuit ici, contre ce mur qui me permet de tenir. Je n'aurais pas dû boire autant, je pourrais faire un malaise, mais je m'en moque à cet instant. Je ne sais plus vraiment pour quoi je tiens, ou encore pour qui. Mes parents et mon frère vivent très bien à Lisbonne, puis on s'appelle de temps à autre, surtout le week-end. Ici, j'ai des amis bien sûr, le fait est que je ne me sens pas à ma place où que ce soit. Je repense à un homme qui m'a dépanné, Stefan, qui m'expliquait qu'il ressentait la même chose. Il y a un vide en lui que rien ne peut combler et c'est ce que je ressens en permanence depuis la fusillade. N'aimant pas y penser, j'essaye tant bien que mal d'avancer et lorsque je m'emmêle les pieds, je me rattrape en prenant prise sur une voiture. Cela fait un bruit monstre, du moins à mon sens comme je suis bien bourrée, puis je décide de retrouver un mur afin de me stabiliser. Je pourrais tenter de décuver ici, contre ce mur, en silence. Le fait est qu'un homme arrive et me rattrape alors que j'allais m'effondrer sur le bitume. Je me serais sans doute cogné la tête, mais ce n'est pas le cas, il faut croire qu'il existe encore des gentleman, à moins qu'il soit venu près de moi pour profiter de mon état ainsi que de mon corps. Lorsqu'il me demande si ça va aller, j'ai bien envie de rire. C'est quelque chose que l'on dit par politesse sans doute, parce que vu mon état, ça ne doit pas aller du tout, à moins que je fête quelque chose, mais ce n'est pas le cas. « Oui oui... » Je réponds, amusé, alors que je repose toujours entre les bras puissants de cet inconnu. Alors qu'il m'aide à m'asseoir sur des escaliers, je pousse un soupire. Ma tête est soutenue par les barreaux encadrant le dit escalier et l'homme qui m'a porté secours retourne à sa voiture. Je me demande bien ce qu'il fait, mais de toute façon, même si ses intentions sont mauvaises, je ne pourrais pas lutter. Alors qu'il arrive à ma hauteur, il m'ordonne de boire et, contre toute attente, je fais ce qu'il me dit. La fraîcheur de l'eau me fait du bien, alors je bois comme si je mourrais de soif. Quand il me dit de ralentir, je réalise qu'il s'agit de sa bouteille, bien que je ne pense pas qu'il boive derrière moi, quoi qu'on n'est pas bourré en partageant une bouteille d'eau. « Merci. » Je prononce, avant de poser les yeux sur l'homme qui m'est venu en aide. « Je vous préviens tout de suite, je ne vais pas coucher avec vous. Je ne suis pas une… Une femme de joie. » C'est sans doute idiot, mais au moins ce point a été éclaircie. « Si vous m'avez porté secours parce que vous êtes un gentleman… » Je m'arrête, postant une main devant ma bouche. J'ai envie de rendre, seulement, je n'ai rien dans le ventre. Je préfère tout de même me décaler, vomir sur l'homme qui me porte secours serait déplacé. Après quelques secondes de souffrance intense à cause de cette envie de vomir ma bile, je recouvre mes esprits. « Excusez-moi. » Inutile d'ajouter que j'ai trop bu, il a dû s'en apercevoir. « Vous devriez rentrer chez vous et retrouver votre femme. » Il est évident qu'un homme avec de telles manières doit être marié, ou alors je me fais none…  





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tu sais que tu ne peux rien faire d’autres. }

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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Sam 16 Juin - 16:56 )
C'était le verre de trop, non?
James resta accroupi, non loin de cette jeune femme visiblement bien bourrée. Charmante, elle devait attirer les regards, mais ce n'était pas pour cette raison qu'il lui était venu en aide, et elle eut tôt fait, également, d'éclaircir le sujet: Elle ne coucherait pas avec lui, arguant qu'elle n'était pas une fille de joie. Il eut un sourire immédiat et ne put retenir un grand rire. C'était rare lorsque ça le prenait, mais la jeune femme avait dit cela si rapidement, et de manière si prompt que cela sonnait presque comme un avertissement. Le monde était-il si cruel pour que les gens ne se portent assistance que parce qu'ils avaient des intérêts? Il ne faisait pas parti de ceux-là et la rassura d'un regard tranquille avant de répondre:
- Ne vous en faîtes pas Madame la comtesse, je vois bien que vous n'êtes pas de ces filles qui font les trottoirs. Il s'arrêta un instant avant de reprendre. Et je ne suis pas là pour coucher avec vous, ce n'était pas mon intention de toute manière. Il la laisse continuer, visiblement elle a envie de rendre et pousse sa tête sur le côté pour ne pas lui vomir le contenu de son estomac dessus, si tant est qu'elle ait mangé avant. Mais elle ne parvient pas à vomir malgré les contractions de ses muscles qui indique qu'elle lutte, soit pour vomir, soit pour éviter le pire. Elle n'est pas bien du tout et visiblement, elle a bu trop d'alcool, plus que ce qu'elle aurait dû, c'est sûr. Pendant un instant, il se demande si il ne devrait pas appeler les pompiers, ou un service d'urgence pour la prendre en charge, mais finalement, elle parvient à se calmer et s'excuse. Il lève la main pour faire signe que ce n'est rien et attends encore un peu alors qu'elle lui dit qu'il devrait rentrer chez lui pour retrouver sa femme. Son chat plutôt il dirait, mais il ne répond pas immédiatement.

- Je ne suis pas pressé, et je bosse encore ce soir. Car oui, quoi qu'on en dise, il est censé bosser, même si la réalité est plus compliqué, tout en étant plus simple en fait car il n'a pas la même contrainte que ces "amis" de travail qui n'ont pas les mêmes moyens financiers derrière. Et comme aucune femme n'a encore réussi à me supporter... Il tire un sourire avant d'ajouter. Et que je ne les supportais pas non plus. Bref, ne vous en faîtes pas pour ça. Il lui prends la bouteille d'eau qu'il prends soin de refermer mais qu'il laisse à côté d'elle au cas où elle est envie de boire. Il lit dans son regard qu'elle n'ait pas au mieux de sa forme, et mieux encore, qu'elle se concentre de toutes ses forces pour garder les yeux ouverts. Vous n'avez pas l'air d'être en très grande forme si je puis me permettre... La prochaine fois, évitez de boire autant. Bon, elle retiendra sans doute la leçon, quoique... Il doute tout de même. Elle a l'air cependant un peu faible et il ouvre la portière de sa voiture, avant de venir se saisir d'une barre énergétiques qu'il garde dans son vide-poche. Il en conserve toujours quelques unes au cas où il ait besoin de reprendre des forces, et cela risque d'être fort utile à la blonde. Il ouvre le papier et tend la barre à la jeune femme alors que l'air frais du soir, agréable soit dit en passant, vient lui rafraîchir les poumons. Tenez, ça vous permettra de reprendre des forces. Il lui tend la barre, mais il voit bien à sa tête qu'elle n'en a pas trop envie. Il est vrai que ce n'est pas la chose la plus délicieuse, mais c'est riche en vitamines et c'est efficace. Faîtes-moi confiance ce n'est pas une drogue. Il en croque un morceau comme pour lui prouver que ce qu'il lui tend n'est pas du poison et il lui laisse la barre, libre à elle de la manger ou non.

Il reste silencieux tout en se redressant, consulte son son téléphone pour voir l'heure. Il n'est pas pressé, mais il commence à se faire tard... Ou tôt. Tout dépend de la notion que l'on a du temps. Il finit par demander:
- Vous avez un numéro que je puisse joindre? Quelqu'un qui puisse vous aider? Une amie? Encore faut-il qu'elle parvienne à s'en souvenir, sinon il la ramènera, cela ne lui pose pas vraiment problème. Il la laisse un peu tranquille le temps qu'elle s'y retrouve dans ses pensées, car en plus de l'alcool, elle semble perdue quelque part, d'où il ne semble pas possible de la faire revenir. Il manque de lui demander si ça va, mais il se rend compte qu'il lui a déjà demandée et que la question serait de trop, il préfère donc s'abstenir. Au loin, quelques jeunes sortent d'un bar, visiblement un peu éméchés mais s'en vont dans l'autre sens, chantant à tue tête parce que leur équipe a gagné. James les regarde, avant de reporter son attention sur la jeune femme qui n'a pas bougé d'un iota. "Au moins, elle ne risque pas de s'en aller en courant..." pense-t-il. Il attends donc, c'est la meilleure chose qu'il ait a faire pour le moment, et il préfère attendre de voir comme va se dérouler la suite des événements avant de savoir si oui ou no il appelle quelqu'un d'autre, ou une ambulance. Le regard alerte et l'oreille attentive au moindre bruit, il reste à l'écoute de son environnement tout en gardant une certaine attention sur elle, en se demandant comment elle en a bien pu arriver là. Une fête de trop? Non, elle ne sortait pas d'une fête vu la tête qu'elle tire. Son regard n'indique pas la joie, son corps non plus, et malgré une certaine beauté, elle reste en fait assez maigre. Cependant, il préfère ne faire aucune remarque, ni même poser une seule question. C'est le genre de sujet qu'il vaut mieux éviter. Pour l'heure, l'objectif est de voir comment elle va se porter ensuite, et peut-être après, pourquoi pas, la ramener chez elle.     

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Âge : J'ai dépassé la trentaine puisque j'ai trente-deux ans à l'heure actuelle. Le cap de cette fameuse trentaine n'a pas été difficile, seulement, je redoute quand même les premiers cheveux blancs ainsi que les premières rides. Je sais la chance que j'ai de pouvoir vieillir, toutefois, je ne suis pas pressée de m'en rendre compte lorsque je me regarde dans la glace.
Métier : En ce moment, je me "repose" à cause de mon récent divorce. C'est à mes dix-sept ans, que j'ai commencé ma carrière de mannequin en parcourant le monde, puis j'y ai mis à terme avant de devenir actrice dans une télénovéla se déroulant à Lisbonne. Officiellement, je suis toujours actrice, seulement, je réfléchis à autre chose, puisque je ne souhaite pas quitter Naples dans un avenir proche.
Sujet: Re: C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Sam 16 Juin - 18:07 )
C'était le verre de trop, non ?
Les prunelles closent, je revois le visage de mon amie Cécilia. Son regard est vide quand il devient soudainement noir. Je rouvre les yeux alors que j'ai la sensation d'étouffer. Je ne dois pas avoir assez bu puisque je n'arrive pas à occulter cet instant où ma vie à de nouveau basculer. « Cécilia. » Je pense alors que je me souviens que tout est de ma faute, que j'aurais dû prendre cette balle qui l'a tué. Je me rappelle également du visage du tireur qui dans mes cauchemars devient le mien. Croisant à nouveau le regard de l'homme qui m'est venu en aide, je l'observe rire, me demandant ce qui est drôle dans cette situation. Heureusement pour lui, mon ventre me fait souffrir, alors je ne rétorque rien, le laissant profiter de cet instant où il rit de mes propos. Poussant légèrement une réflexion quant au « pourquoi » il rit, l'homme reprend la parole. C'est après qu'il ait terminé que je réalise pourquoi il me charrie, comme on dit, c'est de bonne guerre. « Madame la Comtesse préfère être claire. » Je réponds, avant d'esquisser un léger sourire. « Effectivement, je ne suis pas le genre de femmes qui fait le trottoir. » Arborant un jean et des mocassins griffés, je n'ai pas l'allure de ses femmes qui offrent leurs corps pour obtenir de l'argent afin de pouvoir vivre la plupart du temps, ou encore étant obligé de le faire. Après cette réflexion intérieure, je décide de rendre le change. « C'est con pour vous. Je suis un super coup. » Je hausse les épaules, croisant son regard avec l'envie de rire à mon tour. Malheureusement, je me tords et me déplace pour ne pas rendre sur lui. Je souffre durant de nombreuses minutes qui me semblent interminables quand enfin, une accalmie se profile. Je ne souhaite pas qu'il m'amène à l'hôpital et je ne veux pas non plus qu'il appelle qui que ce soit, parce que je désire rester à distance de mon entourage. Me confondant en excuses, le bel inconnu me fait comprendre qu'il ne tient pas rigueur à ce qu'il vient de m'arriver, il a dû en voir des vertes et des pas mûrs. Alors que je le questionne pour en savoir plus sur lui, notamment parce que je parle beaucoup quand j'ai un coup dans le nez, il m'explique qu'il travaille. Je le fixe avec interrogation alors qu'il continue. Aucune femme n'a réussi à le supporter et il admet même que lui non plus n'arrive pas à en supporter. Je trouve cela étrange, il ne semble pas si difficile à vivre, du moins au premier abord. Réalisant que je me suis dit intérieurement que s'il était seul, je me ferrais none, je n'arrive pas à contenir un rire. « Je ne me moque pas de vous, seulement, je m'étais dit que si vous étiez seul, je rentrerais dans les ordres. » Et il est clair que je suis loin d'en être une, j'ai envie d'ajouter, mais je me garde de le lui dire. Alors que mes prunelles papillonnent à cause de l'alcool que j'ai ingurgité, je l'écoute me faire une sorte de « remontrance » puisqu'il me dit que je ne devrais pas boire autant. Je le fixe avec l'air de dire « en quoi ça vous regarde », puis finalement, je lui réponds. « Vous n'êtes pas de ceux qui pensent que l'on doit repousser les limites ? » J'arque un sourcil, et j'ajoute : « C'est ma vie, et même si vous dîtes cela pour mon bien, ça ne vous regarde pas. Puis lorsqu'on boit comme ça, c'est pour une bonne raison. Oh, et je vous interdis de me juger. » Je termine, avant de toucher avec l'un de mes doigts le bout de son nez. Soudainement, je suis prise de vertige, alors je ferme une nouvelle fois les yeux quand il rejoint à nouveau son véhicule. Je n'ai plus envie de rendre, mais j'admets volontiers que mon ventre crie famine. Il est vrai que je mange peu puisque le vin est les autres alcools ne nourrissent pas malheureusement. Lorsqu'il me tend une barre énergétique, je suis perplexe. J'ai bien envie de lui rétorquer qu'il peut se la mettre où je pense, mais il mord dedans afin de me faire comprendre après ses propos qu'il n'y a rien dedans, aucune drogue. « OK. » Je souffle, la prenant avant de croquer également dedans. Je la déguste avec lenteur alors que mon « sauveur » est à nouveau silencieux. Il semble être discret, poli et mystérieux. Je me demande pourquoi il porte un costume, me demandant également quel est son métier. Je garde ses questions pour plus tard alors que je mâche toujours la dite barre alors qu'il finit par me demander s'il peut joindre quelqu'un afin que l'on vienne m'aider. En somme, il désire se tirer et me laisser à quelqu'un d'autre, en même temps, je ne peux pas le blâmer. À sa place, si j'étais tombée sur la personne que je suis devenue, je serais remontée dans mon véhicule et j'aurais laissé en plan la dite personne. « Nop. » Je réponds, avant de pousser un soupire et continuer. « Je ne veux pas mêler mon entourage à tout cela, ils n'ont pas besoin de savoir. » Ai-je honte ? Non, ce n'est pas ce qui prime dans mon esprit actuellement. J'ai seulement besoin d'oublier, je désire arrêter de souffrir durant quelques heures avant de boire à nouveau pour dissiper ma peine, mais surtout ma colère à l'encontre de ma petite personne. Le silence s'installe à nouveau durant des minutes qui me semblent longues lorsque l'on entend des jeunes. Ils chantent et j'ai bien envie de leur dire de la fermer, parce que ça m'agace. Puis, après avoir terminé la barre énergique, j'entreprends de me lever afin de marcher, ayant l'idée en tête de lui dire qu'il peut retourner à ses activités, parce que je ne mérite aucune aide, et cela, de qui que ce soit. « Vous devriez vous remettre au boulot. Votre pause doit être terminée, vous ne croyez pas ? » Alors que je me tiens à la rambarde, je retrouve mon souffle. « Pardon, mais... Quel est votre métier ? Parce qu'un homme en costume et élégant comme vous à cette heure de la nuit... » Je ne termine pas ma phrase, alors que je me dis que si ça se trouve, c'est un tueur, dans le genre James Bond. J'esquisse un sourire mutin avant de partager ma pensée. « Vous êtes tueur à gages c'est ça ? » Je n'arrive pas à retenir mon rire, je divague totalement.  





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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Dim 17 Juin - 19:11 )
C'était le verre de trop, non?
Elle garde malgré tout une certaine vivacité pour lui répondre. Bourrée, mais pas assez pour ne plus rien dire. Lorsqu'il la charrie légèrement, elle réponds en reprenant les termes qu'il a utilisé, ajoutant qu'elle préfère être clair. Il ne lui en tient pas rigueur et lui fait signe qu'il n'a rien a redire à cela de toute manière. Elle ajoute cependant que c'est idiot pour lui car elle est un super coup. Soit elle ne sait pas ce qu'elle veut, soit elle... Bref, elle est bourrée, alors autant dire qu'elle doit changer d'avis toutes les cinq secondes, ne parvenant peut-être pas à faire le vide dans son esprit et à clarifier ses idées. Il décide cependant de lui répondre:
- Sans doute un super coup... Mais un coup qui n'est pas lucide et qui parle sans réfléchir. Fait-il amusé malgré tout. Il ne peut le nier, elle reste séduisante, et elle oit sans doute attirer les hommes autour d'elle. Mais il s'en moque. Il n'est pas là pour cela ce soir. Bien qu'il aurait peut-être put, c'est vrai, mais il n'est pas du genre à abuser ou a faire du forcing, classe britannique oblige. Donc, il se tient correctement, et ça il sait bien le faire. De plus, il n'est pas le genre d'hommes à céder facilement à ce genre de pulsions, le fait peut-être qu'il n'ait jamais vraiment côtoyé de femmes. Certains pourrait se dire que c'est idiot, mais comme il y a goûté, sans toutefois ressentir le besoin d'avoir toujours une femme à ses côtés, il a pris l'habitude d'une vie solitaire, non pas sans quelques frayeurs et montée d'adrénaline, tout comme il se laisse allé à quelques soirées délicieuses, certes rares.

Elle ne peut s'empêcher de rire et il hausse un sourcil curieux vers elle, mais ne pose aucune question, attendant plutôt une explication qui ne tarde guère à arriver. L'explication le fait sourire, et s'il n'en rigole pas, il doit admettre qu'elle a réussi à lui tirer un second sourire. Félicitations à la demoiselle bourrée. Comme quoi, il ne faut pas parler trop vite. Cependant, si il garde cela pour lui, il note qu'elle n'a guère le profil d'une none. Il la voit plutôt comme une jeune femme aimant sortir, faire la fête. Sans doute un peu allumeuse, n'hésitant pas à jouer de ses courbes et de ses jolies formes pour faire tomber plus d'un homme dans ses filets, jouant avec leur sens, et s'offrant à celui qu'elle aura choisi. Il garde ses réflexions pour lui, cela ne le concerne pas, et il est vrai que l'on a pas a jugé les gens aussi rapidement. On le fait toujours malgré tout, mais autant éviter de dire tout haut ce que l'on pense, cela évitera de devoir réparer les pots cassés après. Il écoute finalement la question, réponse à la remarque qu'il lui a faîte quand à la boisson. Repousser les limites? Il la regarde droit dans les yeux. Si elle savait jusqu'où il repoussé les limites, elle se rendrait compte que le verre d'alcool de trop, c'est stupide, pour ne pas dire enfantin à côté. Boire trop, au point de perdre la tête, ce n'est pas repousser les limites pour lui. Il n'est pas de cet avis en tout cas. Sans attendre de réponse, elle argue finalement que de toute manière, c'est sa vie, et qu'il n'avait pas à s'en mêler. Il hocha la tête sur le côté. Oui, cela dit, elle était à deux doigts de s'écrouler toute à l'heure, donc un peu d'aide ne lui avait pas fait tant de mal. Elle ajouta également que de toute manière les gens buvaient pour quelque chose. Quelques bonnes raisons en soit. Ah, voilà le vrai coeur du problème. Elle n'avait pas bu pour repousser les limites. Certainement pas. Elle avait simplement posé la question comme pour le provoquer un peu, mais son esprit, trop embué d'alcool sans doute, ne lui permettait peut-être pas de réfléchir assez pour faire semblant d'avoir raison. Elle rajouta alors qu'il n'avait pas à la juger et il eut un petit sourire. C'était déjà fait, qu'elle le veuille ou non. Cela dit, le jugement qu'il portait sur elle n'était en rien accusatoire. C'était plutôt une constatation qu'un jugement en fait. Il n'avait pas à juger, et il s'en garderait bien, cependant, il ne put s'empêcher de répondre:
- Boire pour oublier... Pour se consoler. C'est une solution oui. Il la regarda droit dans les yeux une nouvelle fois. Mais je doute que cela ne repousse quelques limites, si ce n'est pour avoir l'air un peu plus dépravé chaque instant qui passe, ou alors de perdre le contrôle de soit. Rassurez-vous, je ne vous jugerez pas, on a chacun nos torts et nos travers. Au moins c'était dit.

ll finit par aller lui chercher une barre énergétique dans sa voiture et, après un moment de flottement et d'hésitation de la part de la jeune femme, elle finit par accepter de manger. Et visiblement, elle apprécie la barre. Comme quoi, malgré sa réticence, cela lui fait du bien. Silencieux, il l'est, jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé un peu de ses forces pour qu'il lui demande si il peut joindre quelqu'un de son entourage qui puisse venir lui prêter main forte. Or, c'est une tête de mule qui lui réponds que c'est non. Elle ne veut pas mêler ses proches à cela. Il ne dit rien mais hausse un sourcil face à cette déclaration. Serait-elle fâchée avec son entourage? C'est peut-être la raison pour laquelle elle boit au fond, non? Il n'ose pas tirer de conclusion hâtive et préfère la laisser finir la barre sans ajouter autre chose, bien qu'il sait qu'il devra poser la question du comment du pourquoi un peu plus tard. Finalement, elle se lève, avec un peu d'hésitation, mais parvient à tenir debout, se tenant à la rambarde. Il la regarde. Elle a déjà l'air d'avoir meilleur mine et de pouvoir tenir sur ses jambes un peu mieux que toute à l'heure. Finalement elle lui demande alors si ça pause n'est pas censée être terminée. Il sourit mais n'a pas le temps de répondre qu'elle lui demande alors quel est son métier. Elle continue en expliquant qu'elle ne voit pas. Bien habillé, à une heure pareille, elle ne voit pas dans quoi il travaille. La plupart ont des doutes, mais lorsqu'ils voient la voiture, il n'y a plus de doute possible. Il ne réponds rien alors qu'il sent qu'elle réfléchit, puis, soudain, dans un sourire mutin, elle le regarde et déclare qu'il doit être tueur à gage, avant de partir dans un fou rire. Ouais, l'alcool fait encore des ravages quand même. Il ne déclare rien, se contente d'un sourire avant de répondre un peu plus calme qu'elle.
- Je n'ai pour arme qu'une voiture, mais c'est déjà pas mal me direz-vous. Il prends une petite pause, le temps qu'elle se calme et reprends à nouveau. Je suis chauffeur de Taxi mademoiselle. Quand à ma pause, comme je travaille pour moi, je la ferait durer autant que je le souhaiterais. Cela aussi c'est dit. Il la laisse se remettre des émotions ne sachant trop que faire. En tout cas, il ne compte pas la laisser comme ça. Si vous ne voulez pas appeler quelqu'un, permettez-moi de vous ramener.

Elle hésite. La proposition est tentante, et on pourrait se dire qu'il tente de se faire de l'argent facile. Cependant, la raison première, pour ce soir, n'est guère l'argent. Il en a assez pour bien vivre. Mais il s'inquiète un peu plus pour cette drôle de blonde un peu bourrée qui est visiblement bien seule. Elle n'est pas mariée. Aucune alliance à son doigt, rien qui ne témoigne d'une quelconque relation dans ses dires, alors autant dire que ce n'est sans doute pas un éventuel "petit ami" qui viendra la chercher, et comme elle n'a voulu lui donner aucun numéro, elle est, pour l'heure, à sa charge. Il s'empresse donc de répliquer:
- Je vous offre la course si c'est tout ce qui vous turlupine, mais ne me faîtes pas croire que vous parviendrez à rentrer dans cet état, sauf si le parvis de l'immeuble sur lequel nous nous trouvons est le vôtre. Il n'ajoute pas que ce n'est certainement pas le cas de son avis et qu'il s'en doute fort. Hors de question qu'il la laisse filer dans cet état dans tous les cas. Qu'elle le veuille ou non. Si elle fait sa difficile, il appellera une ambulance ou les pompiers, et ça c'est sûr! Elle peut y compter la "comtesse". Il lui a déjà trouver un surnom, mais se garde bien de le réemployer pour l'heure. Votre choix? Fait-il alors la mettant au pied du mur. Il va bien falloir qu'ils bougent de toute manière, et avec un peu de chance, c'est une patrouille de flic qui s'arrêtera pour voir ce qu'il se passe, et si ils la trouve dans cet état, ils l'embarquent vu son état, sans le moindre doute.        

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