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- [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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James WeaverToujours frais après un litre de café
James Weaver
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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Ven 10 Aoû 2018 - 10:19 )
C'était le verre de trop, non?
La main sûre, le regard attentif, James se concentre sur la route, sans pour autant oublier la jeune femme. Cette dernière ne tarde guère à lui demander si il vit ici depuis longtemps. Il sourit. En réalité, si l'on compare à certains, non. Il est un petit nouveau. Mais ce qui fait son avantage au James, c'est le fait que de par son métier de couverture, il a rapidement dû s'adapter aux rues sinueuses de Naples. Les connaître par coeur, non pas par leur nom, mais par leur emplacement, pour savoir échapper au pire, ou aller au plus vite, pour faire de lui un chauffeur performant. Voilà qui lui donne effectivement la sensation d'être là depuis pas mal de temps et de bien connaître la ville. En réalité, il connait surtout les rues, les routes de Naples. Quand on est "homme de main", en quelques sortes, on commence à connaître les divers endroits de la ville, on commence à s'y faire, et on en apprend un peu plus. Il répond finalement alors qu'ils se rapprochent du Macdo:
- Je ne suis ici que depuis quelques années... Mais à force, on commence à connaître la ville. Fait-il dans un sourire. Il reste un peu curieux devant la réaction de la blonde qui finit par lui expliquer qu'elle le fixe car elle arrive à voir si ils disent la vérité juste en scrutant leurs yeux. Et aux vues de ce qui suit, il comprend bien vite qu'il doit y avoir encore quelques grammes d'alcool dans le sang de la blonde. Il se laisse cependant aller à un petit rire. Elle divague, elle se dit que mentalist aurait été un super job. Il ne réponds pas, se contente de hausser les épaules.

Finalement, il ne tarde guère à se garer devant le Macdonald. Cette fois, d'un air enjoué, elle lui déclare qu'elle l'aime. Il incline légèrement la tête dans un sourire mais préfère ne pas répondre. Ouais... L'alcool est pas encore parti. Pas totalement du moins. Cependant, à ses côtés, elle frétille d'excitation. Et il faut se souvenir que tout cela c'est à cause d'un fast-food. Elle est simplement heureuse de pouvoir aller manger un morceau, un bon hamburger, quelques frites, voilà ce qui la fait rêver. Du moins c'est ce qu'il faut croire alors qu'ils se précipitent vers les portes du Macdo. Finalement, ils rentrent, au grand dam de quelques employés qui pensaient enfin pouvoir fermer. Elle lui murmure alors, comme sur le ton d'une confidence, qu'elle tiens les choses en main. Il sourit et fait signe qu'il la laisse faire. Après tout, lui n'est pas le spécialiste de ce genre de choses. Il mange en général, équilibré. Il se cuisine ses propres plats, et a appris à s'adapter très rapidement pour se concocter quelques bons petits plats même si il lui arrive parfois d'aller manger un hamburger dans le petit snack d'un ami. Cependant, il y va peu souvent et dans deux genres de situation: Quand il a la flemme de cuisiner ou alors lorsqu'il est pressé, la seconde solution étant souvent la raison de sa venue dans un fast-food. Mais ce soir, grande exception, c'est elle qui l'emmène dans l'une de ces grandes chaines de restauration rapide. Il se laisse entraîner cependant, n'ayant pas trop manger et puis pour la ramener ensuite. Elle lui demande son nom. Il réponds rapidement alors qu'ils se retrouvent devant la borne de commande:
- Moi c'est James. Fait-il. Et vous? demande-t-il alors qu'un employé arrive pour leur filer un coup de main, sans doute aussi pour faire accélérer le mouvement. Mais la blonde fait signe que tout va bien et renvoi l'employé gentiment.

Finalement, elle se tourne vers l'écran et lui donne ses conseils. Un menu maxi, plus un sandwich et un dessert. Il sourit et la laisse faire alors qu'elle tapote sur l'écran pour commencer à prendre les commandes. D'un geste expert, d'une main aussi sûre que la sienne lorsqu'il conduit, elle commence. Un hamburger au bacon.
- Vous commencez bien, fait-il. Je suis fan de bacon. Il lui sourit alors qu'elle continue, imperturbable même. Plus un bon sandwich, et elle continue. les frites, la boisson, pour lui un Ice tea, précise-t-il alors qu'elle tape à vitesse grand V sur l'écran. Mais finalement, elle en arrive au dessert et sans plus d'attente, elle prends des glaces M&M's. Il la laisse choisir, n'étant pas grand professionnel des glaces au macdo. Avec une dextérité remarquable, elle passe commande et finalement, alors que le ticket sort, et qu'elle s'en empare, elle lui fait signe de la suivre pour aller s'asseoir et il la suit. Il salue un couple qui mange son dessert et va s'asseoir en face de la blonde qui, bavarde décidément, continue en lui demandant si il joue d'un instrument. Il n'a pas le temps de répondre que déjà elle lui fait part de son idée. De la guitare. Non... Il sourit.
- Je ne joue pas d'instrument, fait-il alors. Je n'ai jamais vraiment eu de talents pour la musique. J'étais meilleur en sport à l'école, fait-il dans un clin d'oeil. Il est vrai que dans les arts, il n'a jamais été très doué, si ce n'était en poésie et dans les arts littéraire, chose pour lesquelles il savait démontrer un certain talent et une certaine motivation, mais le reste il s'en moquait bien. Il n'a pas le temps d'aller plus loin que déjà elle pose une nouvelle question.

Cette fois il ne peut s'empêcher de sourire. Quand elle est bourrée, elle est visiblement directe. Il est amusé, mais il sait que l'alcool y est aussi pour quelque chose. Elle fait son petit manège, et il la laisse se regarder pour être sûr qu'elle n'est pas de coupure. Elle reprends alors en disant que jeune, il faut le retirer et elle rajoute à la place "une superbe blonde trentenaire". Il en sourit. Et bien au moins, elle se sent belle, c'est déjà une bonne chose. Remarque, il faut bien admettre qu'elle reste séduisante. Les hommes doivent tomber comme des mouches devant elle, il n'y a aucun doute. Elle a de l'allure, du charme, et si ce soir elle est un peu éméchée, il ressent un caractère fort. En revanche, il n'arrive toujours pas à comprendre comment elle en a pu arriver à se bourrer autant. Une soirée qui a mal fini? Ou bien fini plutôt non? Il ne sait pas. Il préfère ne pas lui en parler, ne pas la braquer alors que les menus arrivent. Il s'empare des frites également et commence à les manger alors qu'elle dévore, trop heureuse, les frites, qu'elle vient enfin de recevoir.
- Bon appétit également. Il boit finalement quelques gorgées de sa boisson alors qu'elle déclare que c'est délicieux. Je dois admettre qu'après une telle soirée, c'est plutôt agréable de manger des frites chaudes et un bon hamburger. Manger lui fait du bien en effet, et il profite de cet instant pour recouvrer un peu de ses forces quoi qu'il ne se sente pas réellement fatigué, mais sait-on jamais, la fatigue pourrait venir après.

Finalement, il la laisse manger et profite d'un moment de silence avant de reprendre.
- Et sinon, à part sortir le soir, vous faîtes autre chose? Fait-il sur un ton empli d'humour. Non pas qu'il lui reproche ces sorties nocturnes, elle fait bien ce qu'elle veut, mais juste pour savoir ce qu'elle fait le reste de la journée. Un boulot? Peut-être. Il la soupçonne de travailler dans la beauté, ou alors mannequin pour les publicités, mais il n'en donnerait pas sa main à couper. Il continue en entamant son hamburger qu'il commence à dévorer en l'appréciant. Elle a fait les bons choix, il le reconnait. Le macdo tranquillement, se vide. Bientôt, il ne reste plus grand monde, mais James s'en moque, et puis il reste un peu de temps avant la fermeture, alors autant savourer ces instants de calme. Un coup d'oeil à sa voiture lui indique que tout va bien de ce côté là, et c'est l'esprit tanquille qu'il déguste son plateau repas, sans se soucier du reste si ce n'est de la "superbe blonde trentenaire" devant lui comme elle l'a si bien dit.          

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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Sam 18 Aoû 2018 - 17:09 )
C'était le verre
de trop, non ?
Je frétille, excité comme une puce comme mon père me le dit souvent. Il faut savoir que je suis rarement ainsi, en vérité, il y a deux exceptions seulement, et ce pauvre James subit l'une d'elles. Évidemment l'alcool, heureusement, je n'ai pas celui qu'on nomme "alcool mauvais", bien au contraire même et puis, la seconde exception, lorsque je suis heureuse, avec mes proches, ceux qui me connaissent le mieux. Je ne peux pas être ainsi avec n'importe qui, sauf exception : l'alcool. Je le précise à nouveau, puis je ne sais pour quelles raisons, je me sens en sécurité près de cet homme. Il a comme un aspect rassurant, doux, posé, ce que sont couramment les psychopathes, mais il n'est pas ainsi, je le sens. J'ai le nez comme on dit, ou plutôt le flaire, quelque chose comme ça. Puis, le moment que nous vivons ensemble est hors du temps. Cette soirée est toute bonnement magique et finalement, je ne regrette pas qu'il se soit arrêté pour me venir en aide. Je suis ravie de faire sa connaissance, même si c'est dans une situation délicate parce que j'ai tendance à lever le coude ses derniers temps. À vrai dire, je lève beaucoup trop le coude, à cause de ce qui s'est produit à Naples, il y a peut-être deux mois déjà... La fusillade a emporté beaucoup de personnes ce soir-là et malheureusement, j'ai perdu une amie qui m'était chère, Cécilia. Nous ne nous étions pas parlé depuis pas mal de temps, nous avons mis de la distance entre nous, où plutôt, la distance s'est installée sans que l'on ne le décide, par manque de temps, manque d'envie de prendre des nouvelles de l'autre, sans pour autant nous oublier. Le fait est que je reste persuader que tout est de ma faute. Tous les choix que j'ai faits ce soir-là, on conduit à son décès, c'est là le véritable problème. Je me sens souiller, j'ai la sensation d'avoir son sang sur mes mains et je ne le supporte pas. J'aurais dû être assise à sa place et peu désireuse que certains hommes me reconnaissent, je lui ai demandé de prendre l'autre siège, celui du condamné. Chaque fois que je me repasse la scène, je me dis « et si... » Et si je l'avais suivi pour me rendre dans un autre café, et si nous étions rentrées à l'intérieur, et si je lui avais laissé ma place… C'est à cet instant que j'éprouve une véritable haine à mon égard, parce que j'aurais dû recevoir cette balle. J'aurais dû m'effondrer sur le bitume, j'aurais dû perdre la vie.

Le regard perdu, je sens un flot de larmes perler dans mon regard bleuté. Je pourrais m'effondrer, je pourrais hurler afin de faire ressortir la peine ainsi que la douleur qui m'accablent, seulement, mon cerveau refuse. Je préfère me détruire de l'intérieur, je préfère tout affronter seule, je préfère garder le silence. Déjà, lorsque je vivais au Portugal, à Lisbonne, j'agissais ainsi. Je grandissais dans mon coin alors que mes parents se concentraient sur mon petit frère de trois ans de moins que moi, Alenjandro, qui malheureusement avait très souvent des soucis de santé. Mes parents se relayaient lorsqu'ils pouvaient passer des nuits à ses côtés à l'hôpital, alors, je ne disais rien. Je souriais, toujours et surtout, j'affirmais en permanence que j'allais bien. Le fait est que ce n'était pas le cas. Je refoulais à l'intérieur de moi toutes mes angoisses, étant persuadé que personne ne le remarquerait et j'avais raison, quoi que… On dit souvent que certains parents ont des œillères, qu'ils ne peuvent pas tout voir où qu'ils refusent d'accepter une vérité qui les dépasse tout simplement. Ignorer la souffrance est semble-t-il, plus facile, bien que cela nous dévore de l'intérieur… C'est ce que j'ai fait durant ses trente-deux dernières années et aujourd'hui, j'en paye le prix fort. Je pousse un soupire alors que je retrouve le regard de cet homme avec qui je me sens à mon aise. Je ne veux pas miner cet instant que nous vivons ensemble et puis, son regard rieur chasse toute la tristesse que je ressentais il y a encore quelques secondes. Je voudrais bien rester ici, avec lui, face à lui en dévorant mes frites grasses, mais délicieuses, ce serait idéal. Attrapant une nouvelle frite, je commence à la mâchouiller, alors que j'en prends une autre et que je la lève en l'air, signe que je vais prendre la parole. « Vous savez, rapport à tout à l'heure, dans votre voiture super confortable. » Je jette un coup d'œil à la dite voiture et je souris, avant de le regarder à nouveau et de reprendre : « Oui, donc, bah si vous m'aviez dit vous êtes ici depuis l'enfance, je vous aurais certainement cru. En même temps, avec votre boulot, il est normal que vous connaissiez les rues, mais quand même. Puis, vous savez que vous conduisez super bien ? J'adorais conduire durant la nuit avant qu'on me choppe à vingt kilomètres heures, la tête dehors, sans aucune voiture alentour. » C'est bête de perdre son permis ainsi, mais c'est mérité à mon sens. Je n'aurais pas dû boire autant, je voulais anesthésier ma douleur et au final, je n'ai fait que l'amplifier. Aujourd'hui, je suis une piétonne, c'est bien fait pour moi. Dans le fond, je m'enfonce, je n'ai pas besoin d'une tierce personne pour couler, je me débrouille très bien toute seule…

J'offre à James un magnifique sourire, comme je le fais toujours, c'est presque machinale. J'ai appris à agir ainsi depuis très longtemps maintenant, si longtemps que je ne m'en souviens même plus. Il me semble que je portais encore des couches quand je souriais, ravi de l'attention qu'on me portait, parce qu'il faut savoir qu'avec un beau sourire, pas mal de portes s'ouvrent sans aucune difficulté. Sur cette réflexion, je tilt qu'il se nomme James, comme James Bond. Les yeux ronds, je le fixe un instant, ma mâchoire se décroche alors que je plaisante bien sûr, mais j'aime voir naître un beau sourire sur son visage. « James comme monsieur 007 ! En fait, c'est vous le véritable James Bond, non ? Je vous préférerais à Daniel Craig… Je n'ai jamais trop aimé cet homme dans ce rôle. » Ce qui est vrai. Dans le dernier, j'ai trouvé qu'il jouait très bien, mais je pense que monsieur James, l'homme qui est assis en face de moi, le jouerait à la perfection. Je souris à nouveau, quand je reprends, levant à nouveau une frite en l'air, signe que je vais continuer mon presque monologue, les réflexions fusent dans mon esprit. « Monsieur Bond, je ne vous ai pas dit comment je me nommais, je suis désolée. » Je m'empourpre alors que, gêner, je finis par lui tendre une main ferme. « Je me nomme Anabela, mais on me surnomme Ana, ou miss atomic bombe ! » Je ris fort, si fort que je pose une main sur ma bouche, heureusement, je peux mettre mon comportement sur mon abus d'alcool. « Je ne sais pas si vous connaissez, mais c'est une chanson de mon groupe préféré, The Killers. Ils sont de Vegas. » Détail important ? Non, mais je le signale tout de même, sait-on jamais. Je scrute à nouveau son regard, plissant les yeux alors que cela m'amuse et, toujours dans mon état d'euphorie, je reprends : « N'oubliez pas que je suis medium mon cher monsieur James. Je sais tout, tout le temps, sur tout le monde. » Je glousse, avant d'ajouter : « En vérité, je pense que c'est plus vous qui avez la capacité de savoir qui est qui, mais on va faire comme si. » C'est vrai que c'est amusant, du moins à mon sens et alors que je vois un morceau de bacon dans mon sandwich, je le saisis pour le mettre dans ma bouche et l'avaler tout rond. « C'est vrai que vous m'avez dit que vous aimez le bacon. Moi aussi ! C'est presque une tradition de manger des œufs sur le plat le dimanche matin avec du bacon. Contrairement à vous monsieur James, je ne suis pas anglaise, mais j'aurais adoré pour être franche. Les Anglais sont tous très classes, puis le flegme britannique fait rêver de nombreuses femmes. C'est comme quand on dit qu'on est français et qu'on se trouve à l'étranger. On dit n'importe quel mot, ou mieux, on dit simplement bonjour et hop, on a quelqu'un dans notre lit ! J'ai jamais fait ça, je ne suis pas française, mais j'ai vu cela avec des amis quand je parcourais le monde pour défiler sur des podiums. » Peu de personnes savent que malgré mes changements de continent tous les deux jours lorsque j'épousais ma carrière de mannequin, je continuais à étudier, dans mon coin, préférant même rester dans ma suite plutôt que de faire la fête comme une folle pour rentrer alcooliser et droguer. À vrai dire, je peux même affirmer que je n'avais jamais été bourrée jusqu'à il y a à peu près deux mois. Je buvais évidemment de l'alcool, mais pas au point de ne plus rien suivre, de ne plus réagir, d'être au ralenti. Généralement, je m'arrêtais à un verre et puis, si j'en buvais deux, je ne changeais pas d'alcool. Alors, soupirant, je regarde mon gobelet de coca-cola et je me perds dans les glaçons…

On m'a souvent dit que l'on pouvait dire beaucoup plus de choses personnelles à des inconnus, plutôt qu'à des proches. Bien évidemment, j'ai testé ces dires et je dois bien avouer que ces personnes ont raison. Je pourrais me confier à monsieur James, je pourrais lui expliquer ma descente aux enfers, mais je n'ai ni l'envie de l'ennuyer, ni l'envie qu'il se débarrasse rapidement de moi, prétextant qu'il doit rentrer chez lui. Je dois bien admettre que j'ai un besoin vital de vivre à travers son regard, alors je préfère taire ma souffrance, même si dans le fond, j'ai réellement besoin de me confier. De ce fait, n'écoutant pas la raison, je choisis de sourire encore et toujours, plutôt que d'ôter une partie du poids qui pèse sur mon cœur meurtri. Attrapant une nouvelle frite qui est à présent plus tiède que chaude, voir froide, je le questionne, ce qui semble l'amuser dans le fond. Il m'affirme qu'il ne joue pas d'instrument, ce qui ne me surprend pas forcément. À vrai dire, à le fixer ainsi, à force de le scruter, j'aurais pu l'imaginer pianiste, mais ce n'est pas le cas. « C'est bête. » Je souffle, c'est plutôt ma phrase qui est bête. « Un Anglais qui joue d'un instrument ça fait craquer toutes les femmes, croyez-moi. » Je ris, à la réflexion que je me fais intérieurement et je partage avec monsieur James. « Vous devez vous dire que j'ai un problème avec les Anglais ! Ce n'est pas de ma faute, je les aime ! Je suis fan des Rolling Stones, je n'aime pas ceux à la coupe au bol, puis j'aime beaucoup d'acteurs anglais. Afin que vous ne vous moquiez pas de moi, je tairais leurs prénoms, sauf un : Hugh Grant. D'ailleurs, mon film préféré reste indéniablement "Pour un garçon". Je ne sais pas si vous avez vu le film, mais il est excellent. Difficile au début, au milieu, et même un peu à la fin, mais c'est un film magnifique. » J'accentue mes dires en hochant positivement de la tête, alors qu'il me confie que c'est "plutôt agréable cette soirée". Je suis touchée, heureuse et je sautille presque sur place. Puis, sur le ton de la confidence, rapprochant mon visage, je lui murmure : « Je passe une meilleure soirée grâce à vous monsieur James. Si je n'avais pas croisé votre route, je serais toujours dans cette rue, trop bourrer pour avancer, ou je me serais rendu dans un autre bar et je ne sais pas ce qu'il me serait arrivé ensuite... » C'est vrai, il aurait pu m'arriver n'importe quoi, mais je ne sais quelle force supérieure m'a fait croiser son chemin. Sur cette pensée, le silence s'installe, et je grignote quelques autres frites en silence. Je croque dans mon hamburger et, alors que je me dis qu'il ne prendra pas l'initiative de parler, il me surprend, comme s'il lisait dans mes pensées. Quand il me demande ce que je fais en général, je ne sais pas vraiment quoi répondre. Je baisse le regard, honteuse, alors que je hausse les épaules. « Pas grand-chose dernièrement… J'avais l'opportunité de travailler avec un ami de longue date, mais ça ne s'est pas fait. Puis, je me suis perdue le jour de la fusillade, j'ai... » Je me stoppe net alors que ma vue se brouille et sans même m'en rendre compte, je commence à pleurer. « Pardon. » Je souffle, honteuse, alors que je cache mon visage afin qu'il ne perçoive pas le rictus de souffrance présent sur mon visage.
Pando


LORSQUE TES MAINS SE POSENT SUR MES HANCHES, JE FRISSONNE. LORSQUE TON REGARD ACCROCHE LE MIEN, IL N'Y A PLUS QUE NOUS AU MONDE. LORSQUE TU T'ÉLOIGNES DE MOI, JE NE CESSE DE PENSER À TOI. TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER, MON FRANCESCO SANS TOTTI.
∞ FRANCIANA FOREVER


Dernière édition par Anabela Laranjeira le Jeu 30 Aoû 2018 - 0:58, édité 1 fois
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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Mar 28 Aoû 2018 - 17:01 )
C'était le verre de trop, non?
L'arrivée au Macdo s'est faîte de manière remarquée, mais il faut croire que cela va continuer. Si elle n'est pas bourrée au point de ne pas tenir debout, elle est assez bourrée pour ne pas s'arrêter de parler, rire fort, et faire des blagues. James connait ce genre de situations. Il en a ramasser à la pelle des types bourrés, et ce genre de situations ne se comptent pas sur les doigts d'une main. Par chance, il n'a jamais eu trop de problème. Les gens préférent souvent dormir quand ils sont bourrés et qu'il les ramène, du moins lorsqu'ils arrivent à dormir. Sinon ils sont plutôt calme. Il lui est certes arrivé de tomber sur deux trois cas, mais jamais rien de bien gros. Quelques héros que l'alcool avait rendu courageux mais malheureusement leur muscle ou leur cerveau n'avait pas grossi en même temps que leurs vaillance et leur volonté d'acier... Ou d'alcool. Mais elle, elle parlait. De tout, de rien, de la pluie du beau temps, de son nom, de ses origines, elle aurait pu déblatérer un cours de cinq heures à des étudiants sur le simple fait qu'il était britannique. Au moins était-elle bout en train, ce qui n'était pas mal. Et puis, elle n'était pas désagréable. D'ailleurs, une fois ses frites sous le nez, elle commença à manger, appréciant la bonne bouffe américaine, bien grasse, mais qui plaisait tant à plus de la moitié du monde. Comme quoi de la patate cuite, salée et finement tranchée, pouvait vous rendre riche. Et on parlait là juste d'une patate. Elle finit par reprendre la parole, annonçant qu'elle l'aurait sûrement cru si il lui avait dit qu'il était d'ici. La plupart des gens le pensait d'ici, d'autant que contrairement à beaucoup de ses compatriotes il avait sut s'adapter à l'accent chantant et le parlait merveilleusement bien. Quoique le napolitain était un patois parfois incompréhensible, mais il s'en sortait là aussi sans trop de difficultés. Elle lui déclare alors qu'il conduit bien. Il hoche la tête en remerciement du compliment alors qu'elle lui explique comment elle a perdu son permis. Il ne peut s'empêcher de laisser échapper un léger rire avant de dire:
- Et bien sûr, ce soir-là, vous étiez légèrement bourrée non?

Il la taquine un peu, mais après tout, c'est sûrement la vérité, donc autant ne pas se cacher, c'est la première chose à laquelle il a pensé, et beaucoup aurait sans doute pensé comme lui. Mais elle reprends infatigable, pour ne pas s'arrêter de parler. Elle commence déjà par son prénom. James, elle ne tarde guère à faire le lien, comme beaucoup de monde de toute manière, avec James Bond, notant qu'elle le préférerait à Daniel Craig. Une nouvelle fois, il ne dit rien, mais son sourire affichait sur ses lèvres montre qu'elle l'amuse. Il boit un peu de sa boisson alors qu'elle continue, imperturbable, comme si elle n'avait pas parlé depuis un bye. En fait, c'est peut-être le cas. Elle n'a peut-être fait que boire. Puis elle se présente. Anabela. Nom plutôt atypique, du moins ne connait-il pas. Tout le monde ne porte pas ce prénom. La suite le fait rire alors qu'elle se présente comme "miss atomic bomb". Il sourit.
- Je connais oui, mais je n'écoute pas... Ce n'est pas vraiment le genre de musique que j'ai l'habitude d'écouter. Fait-il tranquillement en s'attaquant lui aussi aux frites alors qu'elle tente de retenir son rire fort, mais peu importe. Elle est bourrée, et les quelques personnes autour d'eux l'ont bien compris. Puis elle reprends, parlant cette fois de ses talents de "médium". Mouais. Comme elle le dit si bien, celui qui en connait un bon paquet sur les gens: C'est lui. Il les transporte, à parfois l'immense privilège d'écouter leur conversation téléphonique qui sont pour le moins... Passionnantes. Pour certaines. Ce qui est dans le taxi reste dans... La tête de James!  

Et, sans s'arrêter, elle repart sur le bacon. Bon sang, elle ne s'arrêtera pas de parler. Heureusement que sa voix reste agréable et qu'elle-même est agréable dans son comportement et ses gestes. Sinon cela ferait belle lurette qu'il l'aurait ramené chez elle. Alors il l'écoute. Après tout, peut-être que personne n'a pris le temps de le faire depuis le début. Il se met là simplement à l'écouter, mangeant de temps en temps, sans relâcher l'attention qu'il lui porte, Il reste attentif, et à son écoute, montrant par son regard et ses gestes calme qu'il prête attention à ses paroles. Et il ne peut que sourire en les entendant avant de répondre à ses petits préjugés:
- Toute l’Angleterre n'est pas habitée de ce flegme... Fait-il. Quand aux français... J'ignore si ils mettent ou non plus de femmes dans leur lit à chaque bonjour, mais je comprends pourquoi la population croît rapidement las-bas. Fait-il sur un ton amusé, usant d'un peu de plaisanterie, lui pourtant habitué à la froideur et au respect, ainsi qu'à la classe de son pays.  Il retient cependant qu'elle défilait sur des podiums. Elle avait donc une "vie" avant de venir ici. Non pas qu'elle n'en ait plus, mais que vu où elle est tombée, ce doit être une vie légèrement différente. Parfois les gens partent pour se reconstruire, d'autre fois pour échapper à un coup de destin, mais parfois c'est simplement par obligation personnelle ou professionnelle. Mais elle alors? Peut-être les trois à la fois. Il l'ignore et ne lui demande pas, le moment est mal choisi de toute manière.

Finalement, elle réponds quand au fait qu'il ne joue pas d'instrument, que c'est dommage. En effet. Mais lui il s'en moque bien. Il fait d'autres choses, c'est amplement suffisant, inutile de rajouter un passe-temps certes intéressant, mais au combien un passe-temps qui fait perdre du temps. Non, il est mieux ainsi à ne jouer d'aucun instrument. Elle reprends alors comme pour se justifier de la dent qu'elle a contre les anglais, mais elle admets finalement qu'elle est fan de ces-derniers. La raison? Les rolling stones? C'est ce qu'elle lui raconte, mais il doute que ce soit pour cette raison seulement. Il la laisse parler alors qu'elle lui parle d'un fil avec Hugh Grant. Il ne connait pas et n'essai même pas de faire comme si il avait regardé, le genre de truc "Ah ouais... C'est ça, ça me dit quelque chose là..." Non. Il ne l'a pas vu et ne s'en cache pas.
- Je n'ai pas eu l'occasion de le voir et j'ignore si c'est le genre de fil qui me plairait. Fait-il honnêtement. Autant se montrer clair, d'autant que le titre ne l'inspire pas, mais, parfois, on est agréablement surpris, alors qui sait... Peut-être aura-t-il le droit à une surprise avec ce film. Mais pour l'heure, ce n'est pas à son programme de le regarder, c’est même hors de question, il a d'autres choses à voir ou a faire.

Puis, elle finit par dire qu'elle passe aussi une bonne soirée et que cette-dernière aurait pu se dérouler d'une toute autre manière si il n'était pas intervenu. C'est vrai. Elle ne serait peut-être pas là à déblatérer sur toutes sortes de sujet, peut-être serait-elle dans la rue, un peu perdue, l'alcool dans le crâne, ou alors en boîte de nuit, à draguer et à se faire draguer. Elle aurait été entraîné dans une soirée dont elle ne se serait pas souvenu le lendemain sans doute. Il acquiesce à ses dires, montrant qu'il est bien d'accord avec elle. Il croit alors l'opportunité pour lui demander ce qu'elle fait, voulant des réponses à ses suppositions, mais elle finit par fondre en larme. Elle devait travailler avec une amie qui était visiblement morte lors de la fusillade. Le simple fait qu'elle se mette à pleurer, qu'elle s'excuse le mets mal à l'aise, mais il croit savoir d'où vient le problème. Il sort un paquet de mouchoirs de sa veste et lui en tends un.
- Tenez, ça vous aidera à tenir le coup. Fait-il dans un clin d'oeil rassurant. Il garde toujours sur lui des mouchoirs au cas où, et il a bien eu raison pour cette fois. Il attends qu'elle se calme un peu et finit par déclarer nonchalant. Ne parlons plus de cela voulez-vous? Il regarde sa belle-montre et s'aperçoit que l'heure a tourné. Elle commence à fatigué, et si il lui reste encore quelques petites choses à faire, lui s'arrêtera incessamment sous peu. Il finit donc par déclarer:
- C'est bon? Vous allez mieux? Demande-t-il alors qu'elle finit son plateau et qui lui termine également son plateau. Si vous le permettez, on va rentrer... Souffle-t-il finalement. Ce sera une bonne chose pour chacun d'entre nous, fait-il dans un sourire rassurant.          

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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Jeu 6 Sep 2018 - 2:38 )
C'était le verre
de trop, non ?
La nourriture a refroidi, mais je m'en moque pour être franche. Ce qui compte à mes yeux est ce moment hors du temps que je partage avec monsieur James. Alors, même si les frites sont froides, je prends du plaisir, je ris, je me sens en sécurité et j'aime discuter avec mon sauveur du soir, bien qu'il s'agit assez souvent de monologue interminable de ma part dans le fond. Le fait est que j'avais besoin de parler, c'est du moins ce que je conclus au final. Il faut dire que lorsque j'affronte mes problèmes seule, je préfère me mettre en retrait et tout gérer à ma façon. Je ne peux pas prétendre que c'est la meilleure des solutions, seulement, j'ai toujours agi ainsi et je ne sais pas si à mon âge, on peut changer. Seulement, ce soir, j'ai accepté l'aide de monsieur James, sans doute parce que je suis bourrée. Il faut bien admettre que boire sans manger, ce n'est pas la meilleure des solutions si l'on désire avoir l'esprit clair et non embrumer comme c'est mon cas depuis quelques heures maintenant. J'abuse beaucoup trop de la boisson, alors que j'avais décidé d'arrêter après la fusillade. Durant un temps, j'ai affiché un magnifique sourire, prétendant que tout allait bien, ce qui n'était pas le cas. Je pense que je me mentais également à moi-même, préférant me persuader que je vivais tout ce qui s'était produit relativement bien, hors ce n'était pas le cas du tout. Après un week-end avec une amie qui m'est chère, sans boire la moindre goutte d'une boisson alcoolisée, j'ai flanché. Vivre seule dans une immense villa donnant sur la mer est un cadre parfait, du moins sur papier, mais la vérité est toute autre. Bien sûr, j'ai des amis ici, seulement, ils ont leur propre vie et je ne peux pas leur demander de la mettre en suspend, seulement pour m'aider à me remettre. Je sais qu'il y a les thérapeutes, mais cela m'a toujours fait peur. Je ne sais pas comment je pourrais me confier à un parfait inconnu, bien que cela soit son métier. Le rapport, je parle, on m'écoute et la personne en face de moi en tire des conclusions ne me plaît pas, d'autant qu'il faut payer à la fin de l'échange. J'ai toujours trouvé cela étrange ainsi que déplacer au final et par conséquent, je ne suis pas prête à parler à ce genre de spécialistes. Puis, j'admets que discuter avec monsieur James me plaît beaucoup, c'est un homme bon, du moins c'est ce que je ressens.

Quand il me taquine à propos de ce que je lui ai révélé, c'est-à-dire ma perte de permis, je constate un regard rieur qui me plaît beaucoup. Monsieur James semble s'amuser à mes côtés, puis comme on dit, qui aime bien châtie bien. C'est donc en esquissant un sourire sans même m'en rendre immédiatement compte, que je le regarde, amuser moi aussi. « Très légèrement, pas grand-chose du tout ! » Je rétorque, alors que c'était tout le contraire. Pour conduire à la vitesse d'un piéton, c'est qu'on a forcément un coup dans le nez, du moins, cela me semble évident. « Bon, vous avez raison. J'étais légèrement bourrée, enfin, légèrement plus que légèrement ! » Je ris, alors que je pose à nouveau mes mains sur ma bouche, pour l'étouffer tant, il est fort. Il me semble que je n'ai pas ri ainsi depuis un certain temps et cela me réjouit réellement. Alors que nous continuons de discuter, il me dit connaître vaguement de quoi je parle, mais que ce n'est pas son style. Je fais alors la moue, mais je ne réponds pas, préférant avaler une nouvelle frite alors que je reprends une nouvelle fois, parlant encore et toujours, ce qui me donne soif au final. J'avale une rapide gorgée de ma boisson et j'aborde à nouveau le sujet « British », puisque monsieur James en est un. Il m'explique d'ailleurs que tous les Anglais ne possèdent pas cette flegme dont je parle, ce qui me déçoit dans le sens que j'imaginais que tous les Anglais étaient ainsi. À vrai dire, en y repensant, mon idée me semble bête et préconçue, ce qui me fait rougir. Je sens d'ailleurs mon sang affluer à mes joues, et je préfère baisser le regard, afin de fixer le peu de frites qu'il me reste. Alors qu'il enchaîne avec ce que j'ai dit sur les Français, je reporte rapidement mon regard sur mon sauveur, car il me fait rire. « C'est vrai que maintenant, avec vos propos, je comprends mieux ! Cela me semble évident à présent. » J'esquisse un doux sourire, avalant encore quelques gorgées de ma boisson, alors que nous continuons à converser. J'ai réellement la sensation que cet homme m'écoute attentivement et cela m'emplit le cœur de joie. Généralement, les hommes que je rencontre se préoccupent de mon physique, désireux de pouvoir goûter à ma peau et bien plus encore, ce qui n'est pas le cas de monsieur James et j'apprécie cela. D'ailleurs, je me sens en sécurité et confiante en sa présence, ce qui me fait beaucoup de bien. J'ai la nette sensation que je peux me confier à lui, lui parlant de tout et de rien, sans doute parce que nous sommes comme dans une bulle, loin de tout, couper du monde.

Malheureusement pour monsieur James, mais également pour moi, je m'effondre. Aborder le sujet de la fusillade m'est toujours difficile, beaucoup trop difficile même. Je ne tiens jamais le coup, même si j'essaye, bourrer ou non. Le fait est que vivre ce genre d'évènement abominable change les personnes étant présentes sur les lieux et c'est exactement cela qui m'est arrivé. J'ai l'impression que je garderais cette image du corps sans vie de mon amie Cécilia gravée sur ma rétine, comme si elle ne me quitterait jamais. C'est sans aucun doute cela qui est le plus difficile à supporter, du moins, sans boire la moindre goûte d'alcool. Alors que monsieur James me tend un mouchoir, me laissant le temps de me remettre de mes émotions, il finit par me dire que nous pouvons ne plus parler de ce sujet, sans doute parce que je me suis effondrée, mais également parce qu'il doit se sentir mal à l'aise. Cela fait écho en moi, et je m'empourpre à nouveau. « Pardon. » Je dis tout bas, n'osant pas affronter son regard. Finalement, il me demande si je me sens mieux, avant de m'annoncer que nous devrions rentrer. J'imagine qu'il en a assez de me supporter depuis une bonne grosse heure à présent, voir même beaucoup plus. Je me sens sotte et je me contente de hocher la tête positivement, alors que je m'empare de l'un des plateaux afin de le vider dans la poubelle. C'est en silence que je le suis, alors que nous rejoignons sa superbe voiture et qu'il m'ouvre galamment la portière du côté passager. Je pénètre dans l'habitacle, attachant ma ceinture alors qu'il me rejoint et qu'il attache également la sienne, avant de mettre le contact. Alors qu'il démarre aisément, et qu'il n'y a que très peu de voitures sur les routes qu'il prend afin de me ramener chez moi, je finis par reprendre la parole. « James, je vis à Posillipo, mais vous pouvez me laisser près de la plage, j'aimerais marcher un peu, afin de recouvrer mes esprits et ainsi rejoindre la villa à pied si possible. » Je me mordille la lèvre, alors que j'ose lui jeter un coup d'œil, regrettant déjà de devoir laisser mon sauveur, me doutant que nous ne nous reverrons pas avant un bon moment, à moins que j'ose lui demander de me conduire où je le désire, avant de récupérer mon permis de conduire. Le fait est que je n'ose pas aborder le sujet, peu désireuse d'entendre une réponse négative, peu désireuse d'être repoussé, peu désireuse d'être rejeté, tout bonnement.
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LORSQUE TES MAINS SE POSENT SUR MES HANCHES, JE FRISSONNE. LORSQUE TON REGARD ACCROCHE LE MIEN, IL N'Y A PLUS QUE NOUS AU MONDE. LORSQUE TU T'ÉLOIGNES DE MOI, JE NE CESSE DE PENSER À TOI. TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER, MON FRANCESCO SANS TOTTI.
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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Sam 22 Sep 2018 - 8:38 )
C'était le verre de trop, non?
Converser avec elle n'est pas déplaisant, loin de là. Malgré qu'elle soit bourrée, elle a l'alcool rigolo on dira, ce qui reste bien mieux qu'un alcool désagréable, et mauvais, et violent. Bref, autant dire qu'il aurait pu tomber sur pire. La blonde a d'ailleurs très envie de rire, et si elle lui raconte la raison du retrait de son permis, tout laisse entendre qu'elle était, une fois de plus, bourrée. Mais la situation a cette fois-ci le don d'être hilarante. Quoique... Quand ne l'était-elle pas? Il imagine facilement la scène qu'elle lui décrit et ne peut se retenir de rire. Finalement, ils continuent leurs conversations, parlant des britanniques, de leur flegme, mais aussi des français. La musique, les films, bientôt, la conversation part dans tous les sens. Cela ne le dérange pas le moins du monde, parler de tout et de rien, voilà quelque chose qu'il peut faire. Cependant, lorsqu'elle parle de l'épisode de la fusillade, James note que cette fois, elle change radicalement. Elle s'effondre, s'empourpre, ne peut retenir quelques larmes. Ce sujet là, il en a entendu parler lui aussi, il faut dire que toutes les chaînes d'informations italiennes se sont arrachées l'informations durant une bonne semaine à savoir qui était le terroriste, où avait-il eu ses armes, et pourquoi avait-il agi ainsi. Bref, les infos avaient défilé, et c'était le genre de sujet dont les médias étaient typiquement friands, oubliant légèrement que derrière ce problème, il y avait eu des victimes, des pertes, des proches, des familles brisées, des couples détruits en moins de quelques secondes. Lui-même, pourtant "tueur" si l'on pouvait dire, ne se permettait pas de telles atrocités, cependant était-il meilleur que le type qui avait ouvert le feu sur la place? Il l'ignorait.

Finalement, il préfère s'arrêter là. Non pas qu'il ne la supporte plus. Mais plutôt qu'il a besoin d'aller se reposer, et elle aussi. Elle le suit sans un mot et il préfère ne rien ajouter et, prenant exemple sur elle, il vide son plateau dans l'une des poubelles du Macdonald avant de la suivre dehors. L'air est frais, agréable même. Il déverrouille sa voiture, et vient lui ouvrir la portière de manière galante afin qu'elle puisse se réinstaller du côté passager. Il la laissa monter tranquillement et alla lui-même reprendre sa place sans un mot, appréciant malgré tout le calme apaisant de l'habitacle de la belle automobile. Il mit les clés dans le contact, tourna la clé et démarra. Le moteur ronronna, son agréable de toute la belle mécanique allemande dont il était particulièrement fan, quoique la mécanique américaine lui plaisait bien également. Finalement, il prit la route. Sur la route, peu de monde, due à l'heure tardive, ou plutôt trop tôt. La lumière du soleil ne venait même pas encore éclairer le ciel et James prit la direction de Posilippo, indiquée par la blonde qui lui demanda de la laisser sur la plage. Il hésita un instant, la laisser sur la plage... Et si elle allait trouver une autre bouteille? Cependant, il la fixa un instant, et elle semblait véritablement décidée à ne pas lui mentir, ou alors elle mentait très bien. Il décida de lui faire confiance, et puis, elle allait mieux que toute à l'heure, il n'y avait pas photo, donc il pouvait déjà la laisser se débrouiller.

- Très bien, je vais vous laisser sur le bord de plage. Répondit-il calmement alors que déjà il sortait du centre-ville. Le pied souple, la main adroite, l'Audi répondait parfaitement aux commandes pour la plus grande fierté de son chauffeur qui ne tarda guère à apercevoir un endroit où il pourrait la laisser. Il ralentit peu à peu, enclencha le clignotant et bientôt, la voiture s'arrêta sur le côté, sur un petit coin de goudron surplombant le bord de plage. Il sentit qu'elle ne savait trop que dire et finalement, sans couper le contact car il allait repartir de toute manière, il déclara sur ton ferme et assuré.
- Ne vous en faîtes pas, vous ne me devez rien. Il lui adressa un sourire rassurant. Après tout vous m'avez payé le restaurant. Lâcha-t-il. Il fouilla alors dans la poche intérieur de sa veste, et finalement, il ne tarda guère à trouver une petite carte sur laquelle était inscrit son numéro. Il la lui tendit. Si besoin est, n'hésitez pas à m'appeler. Je ferais mon possible pour venir vous conduire où il le faudra. Elle semble rassurée et il continua. Si vraiment je ne peux pas et que vous avez absolument besoin d'un taxi, je vous recommanderais l'un de mes amis. Il est comme moi... Mais en moins beau. Fit-il pour terminer sur une pointe d'humour. Elle ne tarda guère à sortir de la voiture alors qu'ils se saluèrent une dernière fois, puis, finalement, il allait repartir lorsqu'il ouvrit la vitre de sa voiture. Et Anabela? Elle le regarda. Vous perdez pas en chemin cette fois. Fit-il amusé. Il lui adressa un dernier sourire avant de ferme la vitre, de mettre son clignotant et de partir dans le sens opposé après un dernier petit coup de klaxon pour la blonde. Quelque chose lui disait qu'elle ne tarderait pas à le rappeler... Parce qu'elle n'était pas prête de récupérer son permis.     

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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le Dim 23 Sep 2018 - 21:50 )
C'était le verre
de trop, non ?
Si on m'avait affirmé que je ferais une si jolie rencontre en sortant de l'un des bars où j'ai pris l'habitude de me rendre, je ne l'aurais jamais cru. Le fait est que cela est arrivé puisque j'ai rencontré monsieur James, un chauffeur de taxi, avec beaucoup d'allure, mais également avec beaucoup d'humour. Nous avons passé un très bon moment ensemble, loin de ce qui aurait dû se passer s'il ne s'était pas arrêté pour me venir en aide. À vrai dire, maintenant que j'y pense, je crois sincèrement qu'il faut que je réduise ma consommation d'alcool, parce qu'à un moment donné, je n'aurais plus cette chance de tomber sur une personne bienveillante comme monsieur James. Après tout, je me rappelle à peine mes dernières soirées alcoolisées, seulement, la souffrance que je ressens lorsque je suis sobre est insupportable. J'imagine que j'ai besoin d'aide et qu'il faut que je l'accepte, avant de me faire véritablement aider. Plus j'y réfléchis, plus je me rends compte qu'il est possible que je ne puisse pas m'en sortir seule, le fait est que j'ai besoin de me reposer avant de réfléchir davantage à tout cela.

Je suis toujours confortablement installée sur le siège avant de la voiture de monsieur James. Je lui ai demandé de me déposer près de la plage, afin de marcher pour recouvrer mes esprits, mais aussi parce que j'ai besoin d'un moment de solitude pour rejoindre la villa familiale. J'ai envie de sentir le vent frais de la nuit caresser mon visage, en ôtant mes chaussures afin de sentir le sable sous mes pieds. Il faut que je prenne ce temps de pause pour me calmer, sans réfléchir, profitant seulement de la quiétude, du son des vagues, ainsi que celui du vent. C'est pour cette seule raison que je ne lui demande pas de me déposer directement devant la villa. Depuis mon retrait de permis, j'ai la malheureuse habitude d'appeler des taxis pour me rendre quelque part, trop souvent aux rues du centre pour aller boire, mais j'appelle aussi des chauffeurs de taxi pour aller faire quelques courses. Évidemment, il serait plus simple pour moi de récupérer mon permis, seulement, pour le moment, comme je ne suis pas sortie de l'alcool, je sais que ça ne servira à rien, hormis mettre en danger la vie d'autrui.

Perdue dans mes pensées, j'émerge en entendant la voix de monsieur James. Il est d'accord pour me laisser sur la plage, bien qu'il a dû y réfléchir, je crois. Alors que je me pince les lèvres quand il met son clignotant avant de s'arrêter, pour me laisser au bord de plage, je me sens soudainement envahie par un sentiment de tristesse. J'aurais aimé faire davantage sa connaissance, seulement, il se fait tard ou plutôt très tôt et il est temps qu'il rejoigne l'endroit où il vit pour se reposer, dormir sans doute, ce qui va m'être bien difficile. Quand il m'annonce que je ne lui dois rien puisque j'ai payé le repas, j'ose esquisser un sourire. Prête à le laisser, je suis légèrement surprise alors qu'il me tend l'une de ses cartes, avec son numéro afin que je puisse l'appeler si besoin est. À cet instant, je me demande s'il ne lit pas dans les pensées et puis, il s'ose à une pointe d'humour ce qui me fait davantage sourire. « Aucun conducteur de taxi n'arrivera à votre cheville monsieur James. » Je lui dis, alors que j'ouvre la portière et qu'une moue triste s'affiche à présent sur mon visage. « Au revoir et merci. » Je lui souffle, quand je me décide à marcher et qu'il ouvre sa vitre. Entendant mon prénom, je me retourne et taquin, il me demande de ne pas me perdre. « Je vais essayer. » Je lui dis, ajoutant : « Au pire, j'ai votre numéro monsieur James. » L'instant d'après, il m'offre un petit coup de klaxon et sa voiture disparaît. Ma silhouette fait de même alors que je marche sur le sable, profitant du son mélodieux des vagues ainsi que du vent, afin de rejoindre la villa pour peut-être trouver le sommeil.
Pando

& voilà, c'est fini ! Sujet terminé.


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Sujet: Re: [terminé] C'était le verre de trop, non? [Anabela] ( le )
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