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- [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Sujet: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Ven 15 Juin 2018 - 5:15 )
tina & freddy
don't you want a balloon ?

Aide-cuisinier, concierge, vendeur, guide. Mon expérience s’étale sur plusieurs domaines, mais aujourd’hui est une nouvelle aventure qui commence. Une aventure qui ne dura que quelques heures, mais je trépigne d’impatience d’aller jouer mon rôle. Il y a deux jours, Franco m’a appelé pour un service. Un service, hors du commun, dont on demande rarement. Jamais, en fait. La fête d’anniversaire de son petit a lieu samedi et le clown engagé pour amuser les enfants s’est brisé une jambe et personne ne pouvait le remplacer. Apparemment, les clowns sont très populaires ces temps-ci. Avoir su qu’on pouvait en vivre... Quoi ? C'est cool un clown. Donc, l’appel n’est pas arrivé à moi par hasard. Je doute que Franco ait appelé tous ses contacts, désespéré de trouver un ami pour mettre une perruque, du maquillage et porter des chaussures trop grandes. Mais non voyons. Je suis l’ami serviable, celui qui dit « oui » à tout. Il est donc, normal que l’on demande à moi. J’aimerais bien vous dire que l’idée ne me tente pas tellement, mais que ma gentillesse m’empêche de ne pas rendre service à un ami, ce pourquoi j’ai accepté de le faire. Mais non... L’idée me plait et m’amuse. J’adore les enfants et eux m’aiment bien aussi. Je crois bien. Pour moi, ils sont le meilleur public. Des rires faciles à mes blagues me montent facilement à la tête, faisant de moi le meilleur humoriste de Naples pour les quelques jours qui suivent. Jusqu’à ce que je voie ma fille et qu’elle me fait la gueule dès que je sors une connerie. Incompris par ma propre fille ! C'est triste. Ou pas vraiment. Ça rend le tout plus amusant. Lui faire honte devant ses copines avec mes blagues de papa, mes jeux de mots pourris, ça m'amusait. Ça me manque. Bref, j'ai été me chercher un costume de clown dans un magasin d'halloween. Il n'y en avait qu'un, malheureusement et, honnêtement, il n'était pas si bien. Je m'attendais à de quoi de mieux, mais je vais devoir faire avec. Il était trop tard pour que je commande en ligne. Puis, pour vingt euros, je ne vais pas me plaindre. Et je n'allais pas à un concours de déguisement. Les enfants ne verront pas la différence entre un costume de qualité et celui provenant du magasin du coin. La partie qui m'inquiétait le plus, c'était le maquillage. Disons que je n'ai pas énormément d'expérience là-dedans. Surprenant, non ? J'ai donc perdu un bon trois heures à galérer devant le miroir de ma salle de bain, faisant plusieurs tentatives pour finalement recommencer, jusqu'à ce que je sois satisfait du résultat. Ça de fait, je m'empresse de m'être mon costume pour m'admirer devant le miroir et me mettre à pratiquer mon rôle. Comme vous pouvez le voir, je prend cela très au sérieux. Si on ne me réfère pas après aujourd'hui, je ne sais plus ce que je ferai de ma vie. Sauf qu'en pratiquant, je réalise un détail important. J'ai peut-être une bonne présence, je n'ai pas de talent. Les clowns ne font pas que parler... Ils doivent faire des tours de magie débiles, gonfler des ballons. Oups. Voilà un détail auquel je n'avais pas réfléchis. C'est donc dans mon costume que je me rends rapidement au magasin à bas prix pour y prendre quelques jouets et des ballons. Je sais tout de même gonflé un ballon, je ne suis pas con non plus. Je pense en me tenant devant la caissière, habillé en clown. « C'est pour un anniversaire. » Je me justifie à la demoiselle qui me lance quelques regards moqueurs. Dès que je vais mettre les pieds dehors, ses collègues et elle vont se faire un plaisir à en rire. Ça, c'est certain.

Une heure plus tard, me voilà devant l'adresse que j'avais prise en note. Je ne vois pas de ballon signalant que la maison était sujet d'une fête. C'était peut-être une surprise. Après tout, il me fait arriver plus tôt en attendant le retour de son fils d'une sortie avec ses amis. Je frappe à la porte et alors que j'attends quelques secondes avant qu'on m'ouvre la porte, j'ai la brillante idée de me cacher à côté de la porte, hors de la vue de celui qui l'ouvrira. Faire des jump scare, c'est une passion pour moi et on a beau me dire d'arrêter, je ne crois pas y arriver. Sauf que peut-être cette fois-ci, je vais apprendre ma leçon. Dès que j'entends la porte s'ouvrir, je saute devant la porte, prêt à crier « BOO ! », mais je n'ai pas le temps de placer un mot, ni même de voir ce qui se passe, que quelque chose vient s'écraser contre mon nez, projetant ma tête vers l'arrière et le reste de mon corps... sur le sol.






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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Ven 22 Juin 2018 - 0:37 )

Do you want a balloon ?
La journée de Tina n’avait pas pu mal commencer. En plus de ne pas avoir pu fermer l’œil de la nuit, elle s’était rendue compte en se réveillant qu’elle n’avait plus de jus de pomme. Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir de belles choses dans sa vie ? En temps normal, elle n’aurait pas hésité un instant à faire escale chez sa voisine pour lui en prendre sans lui demander, et avec de fortes probabilités qu’elle ne le lui rende jamais, mais pas aujourd’hui. Elle avait passé trop de temps à se plaindre sur sa condition physique pour prétendre être en état de sortir de chez elle, marcher jusque Leah et faire ses courses dans son frigo comme si elle était chez mémé. Au lieu de ça, elle passait parfois la tête par la fenêtre où elle regardait en direction de la belle avocate, dans l’espoir qu’elle intercepte ses signaux de détresse et qu’elle vienne lui apporter son jus de pomme. Et avant que les mauvaises langues ne fassent rage en disant qu’elle pourrait se déplacer, la réponse est non. Puis elle avait déjà tout essayé pour attirer l’attention de la brunette : en pensant entendre du bruit, l’Indienne s’était postée à sa fenêtre et s’était mise à tousser à plein poumon pour que Leah la remarque. Ce qu’elle a gagné de ça ? Elle a fini par être prise d’une quinte de toux tellement violente qu’elle a cru voir la mort venir pour la récupérer, et contre toute attente elle était moche et portait un borsalino.  Après s’être ressaisit et constatée qu’elle était toujours en vie, elle se traîna jusque son canapé où était allumé son ordinateur, et le prit sur ses genoux pour lire la page sur laquelle elle était restée. Voilà la raison pour laquelle elle n’avait pas pu dormir de la nuit. Souffrante, l’Indienne a eut la brillante idée de taper tous ses symptômes sur Google pour voir si elle avait quelque chose de grave : fièvre, toux, nez qui coule, fièvre… rhinopharyngite.

Au cours de la recherche d’un remède contre sa rhino-machin qu’elle estimait ne pas pouvoir combattre, la jeune femme avait commencé à discuter en ligne avec un marabout qui lui proposait ses services pour que sa vie soit meilleure. Et si en temps normal, Tina savait qu’elle avait à faire à un charlatan, elle prit un malin plaisir à lui expliquer qu’elle était très malade et qu’elle n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Pour rendre sa vie encore plus misérable, elle avait également dit qu’elle avait été admise dans un asile il y a quelque temps et qu’elle a pu en sortir seine et sauve, mais que les gens ne comprenaient pas qu’un esprit omineux avait pris possession d’elle. C’est seulement au petit matin lorsque sa fille l’appela pour la questionner au sujet de son historique de recherches, qu’elle leva le pied et ferma l’ordinateur.

La mine hâve, Tina prit quand même sur elle lorsqu’elle entendit sonner à la porte, attendant tout de même quelques secondes pour se demander si elle devait faire semblant d’être absente ou pas. Puis elle pensa que sa mauvaise tête suffirait à faire comprendre qu’elle n’était pas d’humeur aujourd’hui. Pour parfaire son personnage de personne au bord du gouffre, elle mit des lunettes de soleil et enroula un châle autour de son cou en n’oubliant pas sa tasse qu’elle avait rempli d’eau mais qui serait suffisant pour la construction de la mise en scène. Une profonde respiration, et action ! Un mince sourire étirant ses lèvres l’Indienne ouvrit la porte doucement et à ce moment, elle comprit que la vie la détestait.

Un cri perçant remonta le long de sa gorge, la faisant lâcher sa tasse qui se vida sur le sol. Son poing qui s’était aussitôt formé en repérant le clown, alla cogner le nez de ce dernier. Un véritable ouragan. En le voyant tituber, Tina hésita un moment avant de lui donner le coup fatal, mais la fureur montant en elle de façon violente, elle fit la chose la plus logique à faire dans cette situation. D’une main elle arracha le châle qu’elle avait au cou et se jeta sur le clown à terre pour lui attacher les mains – plus ou moins – et les pieds pour qu’il arrête de gigoter. « PAS. AUJOURD’HUI. SATAN. » Lança l’Indienne hors d’haleine en reniflant, s’activant pour ne pas le laisser s’échapper.
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[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Lun 9 Juil 2018 - 5:15 )
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Du bonheur, c’était tout ce que je voulais répandre aujourd’hui. Mettre ce costume et ces souliers beaucoup trop grands pour moi afin de faire apparaître un sourire sur le visage des gamins me voyant rentrer. J’ai toujours aspiré à l’humour. Peut-être pas jusqu’à en faire un métier, mais j’adore savoir que je fais rire les gens. Une de mes qualités qui énervent souvent ma fille qui ne partagent pas le même avis que ses amis : je ne suis pas drôle. Je vais y croire lorsque ses copines arrêteront de me dire qu’elles souhaiteraient que leur père soit aussi cool que moi. Eh ouais. Papa Dioli a la cote ! Faut s’y faire. Je ne suis pas célibataire pour rien. Quand t’es aussi cool, ce n’est pas facile pour l’autre moitié. Avoir un petit ami qui se fait passer pour un clown sans râler et bénévolement... Faut l’aimer quand même. Bref, le costume enfiler, je pars à la recherche de mon personnage. Dans la voiture, j’essaie quelques voix, sans vraiment être satisfait du résultat. Bon, ce n’est pas la fin du monde si je ne peux pas ressortir le Pennywise en moi. Quoique, c’est mieux ainsi je crois. En sortant de la voiture, je tente une démarche à la Charlie Chaplin qui m’amuse. Je ris tout seul en faisant mon chemin vers la porte. Puis, l’enfant que je suis devenu il y a une trentaine de minute décide de faire une blague. Une blague qui me revient me frapper en pleine gueule. Littéralement. Je sens mon nez s’écraser sous le choc, me faisant valser vers l’arrière, me heurtant le coccyx sur le pavé. Tout se passe tellement vite, je n’ai aucun temps de réaction. Me voilà couché au sol, une femme sur le dos qui m’attache les mains et les pieds. Satan ? Moi ? Bah voyons. « J'suis désolé, j'voulais pas vous faire peur ! » Je gigote cherchant à me libérer, mais apparemment, j’ai affaire à une femme d’expérience – ou je suis sérieusement dû pour une séance de musculation. Pour ne pas nourrir mes nombreux complexes, on va y aller pour la première hypothèse. Je sens le sang couler sur mes lèvres et le gout de fer suit rapidement. J'aimerais l'essuyer, mais mes mains ne sont pas disponible pour le moment. « Mais lâchez-moi ! J’suis là pour Franco ! » Je crie pour expliquer ma présence. Personne ne l’a avisé qu’un clown venait divertir les enfants ? Malgré l’évocation de mon ami, elle ne semble toujours pas convaincue. Je cesse alors de bouger dans tous les sens, sentant mes membres se fatiguer à chaque mouvement. « FRANCO !!! » La porte toujours ouverte, je tente d'appeler à l'aide alors que la folle s'acharne encore sur moi. Non, mais bon sang. Elle ne me laisse aucune chance. Mais à l'intérieur, je réalise que c'est vide. Je ne vois personne. Pas de Franco en vue. Dites-moi pas que j'ai merdé... Que vient de faire peur à une pauvre femme innocente. « Pour l'anniversaire de Leo ! » Je rajoute, parce que je me rends compte que mes intentions ne sont aucunement justifiées. Que j'ai peut-être l'air d'un con psychopathe. « J'vous veux pas de mal, j'vous jure. » Mon ton se fait désoler, tentant de la calmer un peu. Cependant, bien que je suis en tort de lui avoir fait peur et que je mérite le traitement qu'elle me fait, sa réaction reste quand même un peu too much. Habituellement, les gens sursautent et crient. Un coup de poing, ça passe. Réflexe naturel d'auto-défense. Mais là... Elle nous fait une scène directement sortie de CSI. 






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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Lun 9 Juil 2018 - 17:55 )

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Alors que l’Indienne s’empressait de ligoter cette chose qu’elle ne citerait même pas, elle se dit qu’en le sentant se débattre qu’elle aurait peut-être dû cogner un peu plus fort. Au diable sa maladie, sa fatigue et le fait que son alimentation des deux derniers jours se résumé à de la soupe – qu’elle finissait par remplacer par de la soupe parce que soyons honnête, il s’agit de Tina. Voir ce monstre devant sa porte lui donna un regain d’énergie inespérée. C’était sûrement sa colère qui se manifestait et lui donnait la force dont elle avait besoin pour détruire cet individu, comme un volcan en éruption qui détruirait tout sur son passage. Lorsque la jeune femme entendit le truc parler, elle sursauta avant de tourner la tête dans sa direction. Bien sûr que ça parlait, cet enfant du diable devait parler pour terroriser les gens.

Prise d’une soudaine quinte de toux, elle s’arrêta quelques secondes pour essayer de ne pas mourir, puis lança un regard noir à l’imbécile qu’elle venait d’attraper. Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour dire quelque chose – sûrement le menacer – elle dû s’interrompre pour éternuer. Elle ne savait pas si c’était sa rhino machin ou ce que mettait le gouvernement dans le pollen, mais elle apprécierait que son corps se mette en synchronisation avec sa volonté de faire sa fête à ce clown. « Franco ? » S’enquit Tina. Elle ne connaissait pas de Franco et elle était à peu près sûre qu’il n’y avait pas de Franco dans son voisinage. En fait, elle n’était même pas sûre de connaître réellement le nom de ses voisins, mais elle était certaine de n’avoir jamais entendu parler de Franco. Donc ce clown mentait. Elle lui donna un petit coup de pied dans la jambe parce qu’elle estimait qu’il le méritait, avant de rassembler le peu de force qu’il lui restait pour le traîner à l’intérieur de la maison. Et contre toute attente, elle y était arrivée. Certes elle manqua de trébucher quelques fois, mais avec la force qu’elle avait gagné en si peu de temps, elle aurait pu le traîner jusqu’au Japon sans mal.

Très bien, maintenant elle devait trouver quoi faire de cet énergumène. Tina était tentée de prendre sa tête pour en faire un ballon de football, mais elle préféra ne rien en faire. Du moins pas pour l’instant. En le voyant regarder autour d’elle, elle était sûre qu’il était en train de s’assurer qu’ils soient seuls pour qu’il puisse l’attaquer. Elle en était sûre ! Tous les clowns sont des meurtriers. A elle, on n’allait pas la lui faire. Elle avait vu « Ca » donc elle savait. Enfin, elle avait vu l’affiche dans les rues de Naples. Elle n’a jamais assez surpassé son blocage pour se pencher sur le contenue du film ou du roman. Et pour qu’elle le fasse, il faudrait qu’elle subisse une lobotomie parce que d’elle-même il en était hors de question. Un autre coup de pied parti, cette fois par réflexe – à comprendre, par pure méchanceté en réalité.

Tina commença à faire les cent pas dans la pièce en se munissant au passage d’un bibelot en forme d’autruche qui serait l’arme de substitution parfaite si jamais elle devait assommer ce maudit clown. Elle ne s’arrêta uniquement lorsque le ton désolé de l’homme pris en otage sur son sol, la percuta. Il semblait sincère. Mais c’était peut-être un piège après tout. Un regard dans sa direction, le bras levé prête à faire tomber l’objet sur son nez déjà amoché, et la pensée qu’elle avait peut-être fait une erreur la frappa. Doucement, elle baissa le bras en prenant tous les soins possible pour ne pas le lâcher « accidentellement » pour assommer le jeune homme et traîner son corps jusqu’en Espagne où elle confierait ce qu’il reste de lui à un Gitan qui l’accueillerait comme s’il était l’un des siens. Un plan de génie. Mais qui demanderait beaucoup trop d’efforts et d’organisation pour Tina. Prise d’une nouvelle quinte de toux, elle profita de ce moment pour penser à un plan d’action, faisant même semblant de continuer de tousser quitter à renvoyer un poumon. « Bon ! » S’exclama l’Indienne qui avait fini de faire semblant de tousser. Au lieu de finir sa phrase, elle tourna les talons pour remplir un seau d’eau en vitesse et revint ensuite sur ses pas. Arrivée à la hauteur du clown, elle leva le seau bien haut des deux mains et le vida entièrement sur sa tête, avant de reculer pour ne pas se mouiller. Elle lâcha enfin le contenant et avec beaucoup de précaution, s’approcha de ce qu’il en restait et le détacher. Elle ne prit même pas la peine de vérifier s’il vivait encore ; s’il se noie il se noie, ça fait un clown en moins sur cette terre. « Une seule règle dans ma maison : pas de clowns. » Entre autre. Mais c’était la plus importante. Nonchalamment, elle tourna les talons pour aller s’asseoir sur son canapé en ramenant le plaid qui trainait sur ses jambes. Toute cette agitation l’avait encore plus fatiguée.

Ah, et non. Elle ne s’excuserait pas.
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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Jeu 19 Juil 2018 - 5:45 )
tina & freddy
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Pour la première fois de ma vie, je prie. Je prie que cette femme ne me découpe pas en petit morceau pour me servir à ses serpents. Parce que, oui, cette femme me semble trop sadique pour avoir un chien. Je la vois avec une vipère, se promenant librement dans la maison, lui servant comme repas les premiers inconnus qui osent frapper à sa porte. « Délivrez-moi du mal. » ai-je envie de crier alors qu’elle me fout un coup de pied sur les jambes. Mes mains attachées, impossible de me défendre. Je ne peux que me contenter de faire le ver sur le sol, comme un con. Non, mais ça suffit l’agression. Je l’ai peut-être mérité, mais une tape, c’est suffisant, non ? Pas besoin de s’improviser Rambo et de contrôler la situation. MAIS QUELLE SITUATION ? C’était qu’une mauvaise blague, on ne peut pas passer à autre chose ? Qu’elle me lâche, que je m’excuse... Non ? Pas tout de suite okay... Et puis, il n’y a personne qui passe dans cette foutue rue ? Je ne dirais pas non si un bon samaritain décidait de venir m’aider et de venir la contrôler qu’elle se mette à creuser ma tombe dans sa cour. Mais les chances que ça arrive ne sont plus lorsqu’elle me traine à l’intérieur. « Vous faites quoi là ? » Je m’inquiète rapidement. À travers mon nez, je sens les battements de mon cœur s’accélérer avec un léger pincement à chaque battement. Je grimace à la douleur, tentant de me libérer les mains. Un échec total. Il se prend un deuxième coup. « Eh oh ! » Je ne comprends toujours pas pourquoi elle me tape dessus en fait. Sauf pour le jump scare, je n’ai montré aucun signe de violence. Je gigote, mais seulement pour me libérer, non pour l’attaquer. Mais lorsque je la vois attraper un bibelot, j’imagine le pire. Je me replis sur moi-même en position fœtus, fermant les yeux aussi serrés que je le pouvais... Je tente une dernière fois de lui faire comprendre qu’il y a malentendu, criant la raison de ma présence, le corps toujours aussi crispé anticipant de recevoir le bibelot. Rien. Tranquillement et sûrement, j’ouvre les yeux levant la tête vers elle. Elle semble s’être calmé. Je crois. Elle n’est plus en position d’attaque, il y a ça de bon. C'est le moment où Franco sort accompagné de Ashton Kutcher en me criant « You've just been punk'd ! » Nope. Rien. C'est alors qu'elle m'abandonne dans son entrée, partant dans une autre pièce. « Hé ! » Cela commence à m'inquiéter un tantinet, mais pas seulement parce qu'elle a quitté la pièce pour faire je ne sais quoi. Mais lorsque je regarde autour, il n'y a aucun signe d'anniversaire d'enfant. Même qu'en fait, nous semblons être seuls dans cette maison. Eh merde. Rapidement, elle fait son retour vers moi, un seau en main. À ce point-ci, pourquoi pas. Je me laisse faire, n'ayant aucune façon de m'en sortir. J'abandonne, de toute façon. L'eau vient s'écraser contre mon visage que je tourne aussitôt vers le sol, grimaçant sous la douleur concentrée au milieu de mon visage au contact de l'eau. Je reste dans cette position, au cas où elle déciderait de laisser tomber le seau aussi. Pourquoi pas, hein ! À ma plus grande surprise, elle me détache et comme une femme fraîchement libéré d'une secte, je ramène mes mains devant mes yeux, n'y croyant presque pas. Je lève les yeux vers elle alors qu'elle met une règle au clair. « La note est bien étampée dans mon visage, ne vous inquiétez pas avec ça. » dis-je en la regardant s'éloigner vers son divan. Parce que oui, on abandonne toujours l'inconnu qu'on vient de tabasser dans son entrée. Je me redresse pour m'asseoir sur le plancher. Je viens ensuite glisser ma main sous mon nez, mais dès que je frôle ce dernier, je lâche un petit « Ouch ! » Voilà qui n'est pas bon signe. Je jette un coup d'oeil à ma main. Ma paume est recouverte de sang et de maquillage. Je dois être charmant en ce moment. Il recrute encore pour Ça 2 ? Je suis prêt pour mon audition. Je relève la tête vers mon agresseur, qui semble être rapidement retourné à son petit quotidien. Conscience tranquille. Sympa. Je pourrais bien être en train de crever sur son plancher par sa faute, elle s'en balancerait... « Vous n'auriez pas un mouchoir ou une serviette pour mon nez ? » Je reste assis sur le plancher, préférant garder mes distances jusqu'à ce que je me sente un peu plus en sécurité. Si je bouge, elle risque peut-être de s'y remettre. Autant ne pas prendre de chance. « Ou si vous êtes capable d'appliquer les premiers soins, ça serait bien aussi. » Après tout, vu ses talents pour capturer quelqu'un, elle doit avoir une base en premier soin. Cette fille sort des services secrets ou je ne sais quoi, c'est sûr. On ne développe pas ça en servant des burgers chez McDo quand même. « Je crois qu'il est cassé... » Je le recouvre de ma main, empêchant le sang de couler partout sur son plancher. Pas envie d'un deuxième avertissement. Les femmes et le ménage, faut pas rigoler avec ça. Elles ont déjà assez à faire dans la maison. « Je vais enlever le costume, si ça vous cause tant problème. »






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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Dim 22 Juil 2018 - 11:08 )

Do you want a balloon ?
Sans même un regard dans la direction du jeune homme, Tian tourna les talons pour aller se rassoir sur son canapé et retourner à ses occupations bien plus importantes  que de se battre avec un clown. Tellement d’énergie dépensée pour pas grand-chose. Un regard dans la direction du blessé – qui n’était pas non plus à l’article de la mort, elle aurait pu faire pire comme craquer des allumettes jusqu’à ce que sa perruque et que ses vêtements prennent feu par exemple – et elle constata qu’elle l’avait tout de même bien amoché. Mais surtout qu’il était en train de salir son sol. C’était une chose qu’elle le foute en l’air avec son seau d’eau, mais elle était en droit de le faire. C’était chez elle et de toute façon c’était elle qui le nettoyait. Elle savait qu’elle aurait dû le trainer dans son jardin ou l’abandonner dans une tanière hors de son jardin.

Elle leva les yeux au ciel lorsqu’il prit la parole pour susciter une aide quelconque, ne cachant même pas son manque de volonté à lui tendre la main.  « Mais non il n’est pas cassé. Et de toute façon si c’est le cas c’est tout ce que vous méritez. » Elle marmonna la seconde partie de sa phrase pour ne pas qu’il l’entende. Mais l’Indienne est généreuse et malgré ce qu’on peut penser d’elle, très gentille. Alors elle se leva pour aller récupérer un mouchoir qui traînait avec un motif de petites cerises imprimé dessus, avant de le lancer – tout en visant pour ne pas qu’il atterrisse sur son nez – à l’inconnu dans son salon.  « Tenez. Pour votre… truc. » Elle fit un signe de la main bizarre pour indiquer son nez qui continuait de saigner et qui lui était impossible de regarder sans qu’elle en grimace ou qu’elle ne ressente elle-même la douleur au niveau de son nez à elle aussi. Il était hors de question qu’elle s’approche de lui parce que même s’il semblait inoffensif – pour ne pas dire faible parce que vu la différence de gabarit des deux, on aurait pu penser qu’il aurait pu se libérer plus facilement pour mettre Tina KO mais visiblement ce n’était pas le cas, men ain’t shit – cela n’était pas sans risque qu’il cache une arme sur lui, genre une mitrailleuse. Et qui plus est, elle n’était pas femme médecin alors en ce qui pouvait la concerner, il pouvait aussi bien faire une crise cardiaque sur son sol qu’elle ne saurait pas quoi faire mis à part lui lancer un ballon de volley-ball dans la tête pour voir s’il bouge encore. [NDLR : la rédaction tient à préciser que non, Tina n’est pas folle au point de penser qu’il puisse cacher une si grosse arme sur lui sans qu’elle ne s’en aperçoive, mais elle a déjà vu des magiciens sortir de grandes épées de leur gosier après l’avoir engloutit donc elle est en droit de ne pas faire confiance à ce genre de personne.]  Elle tourna les talons avant de s’arrêter net, se demandant si elle ne s’était pas déjà servie de ce mouchoir pour essuyer quelque chose ou même se moucher, puis décida de ne rien dire ou faire. Il avait réclamé un mouchoir elle lui en avait donné un, les microbes qui viendraient peut-être avec n’étaient que du bonus. Elle le savait, même ses microbes étaient exceptionnels et le brun devrait se sentir honoré de pouvoir être si proche d’eux parce que pas tout le monde avait cette chance. Cela allait sans dire cependant, qu’elle ne lui ferait pas part de la chance qu’il avait, il finira bien par le deviner au bout d’un moment si c’est vraiment le cas.

« Je reviens. » Soupira l’Indienne qui avait de plus en plus de peine pour Boo boo the fool. A nouveau, elle tourna les talons pour se rendre dans la chambre d’amis et récupéré un peignoir qui serait sûrement à la taille du jeune homme, et revint au salon pour l’offrir à son invité.  « Tenez, enfilez ça. J’ai pas envie que vous attrapiez une pneumonie non plus. Ah et ne faites pas attention à ce qui ressemble à un antivol, c’est rien. » Ouais, elle avait volé ce peignoir dans une boutique d’un hôtel dans lequel elle séjournait avec sa fille. No shame. Elles avaient fini par se faire courser par des chiens dans la rue parc qu’elles avaient remplis les poches de nourriture avant de s’enfuir, mais ça en valait la peine. Tina était à peu près sûre qu’il restait quelque chose comme une tranche de bacon dans le peignoir qu’elle venait de tendre au clown. « Vous savez… si votre nez est vraiment cassé, il faut d’abord le redresser. Je peux m’en charger si vous voulez. Il faut juste que je… » Les quelques secondes qui suivirent fut une imitation voire un mime de l’Indienne qui remettait en place le nez du clown, imitant même le bruit des craquements d’os. « Ils ont fait ça dans un épisode de Dr House avec un gros orteil, j’ai bien vu comment ils faisaient. Venez, je vais vous montrer. » Avant même qu’il ne puisse répondre, elle avait déjà commencé à tendre les bras pour s’approcher de son visage. Ce qu’elle était généreuse, proposer de passer outre son dégout pour venir en aide à un plus malheureux qu’elle.
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[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Jeu 26 Juil 2018 - 8:08 )
tina & freddy
don't you want a balloon ?

De toute ma vie, je n’ai jamais connu autant de violence qu’en ce moment. Ce qui explique pourquoi je semble si faible devant cette femme qui a clairement de l’expérience. Je ne suis pas sa première victime et, honnêtement, cette idée ne me rassure pas. Après m’être fait traîné à l’intérieur, j’ai cru que c’était fini. Mais finalement, mes scénarios tirés de films suspens ne se réalise pas et la brunette semble s’être calmée. Ou ne plus avoir la force de faire ce qu’elle avait à faire. Dans les deux cas, je m’en vois bien heureux ! À l’entrée de la maison, elle m’abandonne, le nez brûlant et saignant, pour retourner à son divan. Je réclame un mouchoir ou une serviette, cherchant à calmer les chutes Niagara de sang qui quittent mes narines, ne voulant pas faire de son entrée la scène parfaite pour filmer le Red Wedding. Je le crois brisé, et elle me dit que ce n’est pas le cas. Je ne sais pas si elle le dit pour me réconforter ou, tout simplement, pour avoir la conscience tranquille, mais elle a tort. Je ne me suis jamais cassé le nez, mais avec toute la douleur concentrée au milieu de mon visage, me crispant à chaque frôlement, je doute que je me le sois foulé. Et puis, ça se foule un nez ? Je ne crois pas, non. Elle répond à ma demande, me lançant un mouchoir qui atterrit à quelques centimètres devant moi. Je me penche rapidement pour l’attraper et venir le poser sous mon nez. Mes doigts sont quasiment couverts de sang, tout comme mes lèvres qui m’apportent un goût de fer dégueulasse auquel je commence à m’habituer. « Merci. » Je lâche en lui faisant un thumbs up. Elle aurait tout de même pu m’en donner plus qu’un quand même. Je m’abstiens de commentaire, afin d’éviter qu’elle s’en prenne à une nouvelle partie de mon corps. Sinon, je vais sortir d’ici en tant qu’amputé de guerre. D’ailleurs, Franco peut oublier mon apparition à la fête d’anniversaire. Faut dire que la joie de vivre du clown s’est envolé avec le poing de la demoiselle. J’ai vite été ramené surtout, ça c’est clair. Je lève les yeux vers elle lorsqu’elle me dit revenir. Va-t-elle vraiment m’aider ? Patiemment, j’attends son retour qui se fait rapidement. En me levant debout, je prends le peignoir qu’elle me tend, arquant les sourcils lorsqu’elle parle d’antivol. Vaut mieux ne pas poser de questions. Plus elle parle, plus elle me confirme qu’elle a un dossier criminel en quelque part. « Merci, mais je vais attendre que mon nez se calme avant de le mettre, question de ne pas le tacher. Au cas où ils vous demandent de le retourner. » J’ai hésité à ajouter, mais je me le permets, croyant peut-être détendre l’atmosphère. Bien que je ne la sentais plus trop réticente à mon égard. Elle a finalement compris que je suis inoffensif. Mes sourcils se froncent aux mots qui suivent. Redressé ? Tout de suite je pense qu’elle me demande de lever la tête en l’air, mais lorsqu’elle me fait une petite démo, mes yeux s’écarquillent doucement. « Vous voulez me replacer le nez ? » Ou peu importe ce qu’elle signifie par redresser. Mais il est hors de question qu’elle touche à mon nez. Par premiers soins, je voulais surtout dire bandages, désinfectants où je-ne-sais-quoi. Pas qu’elle s’improvise médecin. Elle tente de me rassurer avec son expérience acquise à regarder Dr. House, ce qui ne fonctionne pas bien entendu. Elle est folle ou quoi ? Elle croit que regard une série portant sur un sujet nous rend expert dans le domaine ? Je regarde CSI et à voir comment je me suis fait mettre à terre par une femme, on comprend que ça ne m’a servi à rien. Je fais un pas de recul lorsqu’elle approche ses mains de mon visage. « Eh oh. Non ! On ne touche pas. Je crois que vous en avez assez fait pour aujourd’hui, vaut mieux garder vos mains pour vous. Pour mon bien. » Elle a beau se montrer sympathique avec moi, ça ne veut pas dire que je vais la laisser m’arranger le nez. Surtout qu’elle risque d’empirer les choses. « Je crois que ça va mieux même. » Je mens, pour éviter qu’elle tente de le faire, mais ma crédibilité est à zéro alors que je tente de détendre mon visage sans résultat. Mon dieu que ça fait mal. « Ça va bien arrêter de couler à un moment. » Je l’espère. Déjà le mouchoir qu’elle m’a donné il y a quelques minutes ne me sert plus à rien. « Bon... D’accord. J’vous laisse une chance, mais vous êtes certaines de savoir ce que vous faites ? » Parce que je n’ai pas envie de me rendre aux urgences, attendre pendant deux jours pour passer trois minutes avec le docteur. Alors, si elle croit pouvoir m’aider, je ne peux qu’accepter.







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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le Lun 30 Juil 2018 - 23:55 )

Do you want a balloon ?
« Hum. » Se contenta de répondre Tina en hochant la tête. Elle n’osa pas le dire parce qu’elle estimait tout de même que son commentaire n’était pas approprié à la situation – frapper un clown qui n’avait littéralement rien fait ne l’était pas non plus, me diriez-vous – mais elle avait envie de lui dire que s’il l’enfilait il pouvait le garder. Elle ne savait quel genre de microbe se trainait le brun et était déjà assez malade comme ça pour prendre le risque de se choper quelque chose d’autre. De toute façon, tel que l’Indienne le voyait, il avait une tête à vivre dans une grande maison, seul avec un rongeur qui aurait la rage.  Et elle était prête à débattre et à se battre pour son point de vue, parce qu’elle refusait de croire qu’un adulte avec une situation stable et régulière, puisse prendre du plaisir à se déguiser en clown. Déjà, elle trouvait ça curieux les gens qui aimaient passer du temps avec les enfants tout court, mais s’il fallait en plus se maquiller comme si on l’avait fait en étant somnambule, tout ça pour essayer de faire sourire un enfant en lui gonflant un ballon en forme de castor ? Flemme. Inconcevable. Inacceptable. Et elle pouvait se permettre de dire ce genre de chose, elle avait une fille et l’élever lui a suffit pour ne pas qu’elle veuille réitérer l’expérience. Une fois pas deux, Satan. Une fois, pas deux. Pendant que d’autres usaient de leur force pour régler le conflit entre l’Israël et la Palestine, Tina avait décidé de choisir ses combats et celui en haut de la liste : les clowns.

Dans sa grande bonté cependant, Tina prit sur elle et passa outre ses peurs d’attraper le tétanos en s’approchant de cet individu, et lui proposa de replacer son nez. Et la réaction ne se fit pas attendre. « Mais ce que vous pouvez être bébé. » Soupira l’Indienne en levant les yeux au ciel. Elle n’allait pas non plus l’opérer à cœur ouvert, elle allait juste lui replacer le nez bien au milieu du visage. Et comme elle venait de l’expliquer, elle avait vu faire donc par conséquent, elle savait comment s’y prendre, il suffisait d’y aller franchement, et hop, voilà. Mais s’il ne voulait pas, elle n’allait pas le forcer. Il risquait déjà de lui coller un procès parce qu’elle avait improvisé  une scène de WW, elle ne voulait pas se prendre une averse de charges  en pleine gueule. « C’est comme vous voulez, de toute façon ce n’est pas moi qui ait le nez en piteux état. » Elle se toucha le nez avec le bout du doigt et le fit même bouger pour bien montrer à Boo Boo the fool qu’elle pouvait faire ce que lui ne pouvait pas. Si elle avait été un peu plus en forme, elle lui aurait même fait un moonwalk en mettant bien son nez en évidence. « Vous voulez une bassine ? » S’enquit faussement Tina qui voyait bien que non, malgré ce qu’il pensait, son nez n’allait pas cesser de couler comme ça. Une idée lui vint alors à l’esprit, elle pouvait toujours lui passer son tube de dentifrice pour qu’il en applique sur la zone, il parait que le fluor dedans aide à apaiser les plaies. Ou le contraire, elle n’était pas sûre. Toujours est-il qu’il en airait de toute façon plus besoin qu’elle.

Lorsqu’il changea d’avis pour le nez, elle sautilla presque sur place – bien que surprise, elle ne le cacherait pas – et se frotta les mains. Enfin les choses sérieuses, pour ne pas dire drôles, pouvaient commencer. « Vous verrez, vous ne le regretterez pas ! » Ce qui bien sûr était faux, elle le savait avant même de faire quoi que ce soit. La première chose qu’elle devait trouver, c’était quelque chose dans lequel il puisse mordre. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait vu faire ça dans Urgence et Dr House, donc il était hors de question qu’elle saute cette étape. Elle s’activa dans tous les sens à la recherche de quelque chose de bon marché dans lequel Boo Boo puisse faire ses dents, et si elle avait pensé à lui donner une de ses vieilles chaussures, elle abandonna tout de suite l’idée. Elle finit par trouver une ceinture qui trainait, et la lui tendit, un sourire étirant ses lèvres. « Va falloir que vous mordiez là-dedans. » On pourrait penser qu’elle prenait un peu trop de plaisir face à la situation. Et c’était bien évidemment le cas. Bien sûr qu’elle prenait du plaisir à torturer un clown, dans ses yeux qu’elle pouvait voir dans le reflet de ceux du clown, elle y voyait l’excitation comme si elle allait courir les jeux olympiques pour la première fois. Ou quelque chose dans le genre, parce qu’elle ne courrait pas.

Elle prit son rôle très sérieux et alla se laver les mains en les frottant bien, puis les sécha avec un torchon propre et sec. « PRÊT ? » Hurla l’Indienne à l’autre bout de la pièce, s’avançant à grand pas. Arrivée à la hauteur du jeune homme, elle tendit les bras et entreprit de remettre le nez bien droit, sauf que la vue du sang, peu ragoutante, l’obligeait à tourner la tête à plusieurs reprises. « Allez, on y va ! » Dit-elle en sautillant sur place comme si elle allait monter sur le ring. C’était sûrement à ce moment qu’elle aurait dû demander à ce stupide clown de prier pour sa guérison. Ou de demander à Tina de prier pour lui vu qu’elle n’était pas athée et qu’il l’était peut-être. De toute façon, vu ce qui allait suivre, l’un des deux allait sûrement rencontrer Dieu bientôt, parce qu’il était impossible à ce stade, de penser qu’ils s’en sortiraient tous les deux vivants de cette expérience peu commune.

Elle prit une profonde respiration et se lança. Le nez remonté, une grimace déformant son visage, elle positionna ses mains et ferma les yeux avant de… faire ce qu’elle devait faire ? En réalité, elle  ne savait pas du tout ce qu’elle venait de faire. Elle savait qu’elle avait agrippé le nez en le serrant de toutes ses forces – trop fort peut-être – avant d’essayer de le redresser, mais le dégoût mélangé à la peur de lui faire encore plus mal – ouais, qui l’eut cru ça – l’emporta et elle donna un coup sec qui ne suffit pas à faire déplacer le nez comme il aurait dû l’être. « Oops. » Se contenta de dire Tina en voyant le résultat de sa tentative. « Finalement je veux plus faire. »
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Sujet: Re: [Abandonné] don't you want a balloon ? • tina ( le )
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