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- don't you want a balloon ? • tina -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Frederico DioliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : Un vieux de quarante-huit ans.
Métier : Médiateur culturel au musée archéologique national de Naples. Parfois, animateur ou guide, si besoin.
Sujet: don't you want a balloon ? • tina ( le Ven 15 Juin - 5:15 )
tina & freddy
don't you want a balloon ?

Aide-cuisinier, concierge, vendeur, guide. Mon expérience s’étale sur plusieurs domaines, mais aujourd’hui est une nouvelle aventure qui commence. Une aventure qui ne dura que quelques heures, mais je trépigne d’impatience d’aller jouer mon rôle. Il y a deux jours, Franco m’a appelé pour un service. Un service, hors du commun, dont on demande rarement. Jamais, en fait. La fête d’anniversaire de son petit a lieu samedi et le clown engagé pour amuser les enfants s’est brisé une jambe et personne ne pouvait le remplacer. Apparemment, les clowns sont très populaires ces temps-ci. Avoir su qu’on pouvait en vivre... Quoi ? C'est cool un clown. Donc, l’appel n’est pas arrivé à moi par hasard. Je doute que Franco ait appelé tous ses contacts, désespéré de trouver un ami pour mettre une perruque, du maquillage et porter des chaussures trop grandes. Mais non voyons. Je suis l’ami serviable, celui qui dit « oui » à tout. Il est donc, normal que l’on demande à moi. J’aimerais bien vous dire que l’idée ne me tente pas tellement, mais que ma gentillesse m’empêche de ne pas rendre service à un ami, ce pourquoi j’ai accepté de le faire. Mais non... L’idée me plait et m’amuse. J’adore les enfants et eux m’aiment bien aussi. Je crois bien. Pour moi, ils sont le meilleur public. Des rires faciles à mes blagues me montent facilement à la tête, faisant de moi le meilleur humoriste de Naples pour les quelques jours qui suivent. Jusqu’à ce que je voie ma fille et qu’elle me fait la gueule dès que je sors une connerie. Incompris par ma propre fille ! C'est triste. Ou pas vraiment. Ça rend le tout plus amusant. Lui faire honte devant ses copines avec mes blagues de papa, mes jeux de mots pourris, ça m'amusait. Ça me manque. Bref, j'ai été me chercher un costume de clown dans un magasin d'halloween. Il n'y en avait qu'un, malheureusement et, honnêtement, il n'était pas si bien. Je m'attendais à de quoi de mieux, mais je vais devoir faire avec. Il était trop tard pour que je commande en ligne. Puis, pour vingt euros, je ne vais pas me plaindre. Et je n'allais pas à un concours de déguisement. Les enfants ne verront pas la différence entre un costume de qualité et celui provenant du magasin du coin. La partie qui m'inquiétait le plus, c'était le maquillage. Disons que je n'ai pas énormément d'expérience là-dedans. Surprenant, non ? J'ai donc perdu un bon trois heures à galérer devant le miroir de ma salle de bain, faisant plusieurs tentatives pour finalement recommencer, jusqu'à ce que je sois satisfait du résultat. Ça de fait, je m'empresse de m'être mon costume pour m'admirer devant le miroir et me mettre à pratiquer mon rôle. Comme vous pouvez le voir, je prend cela très au sérieux. Si on ne me réfère pas après aujourd'hui, je ne sais plus ce que je ferai de ma vie. Sauf qu'en pratiquant, je réalise un détail important. J'ai peut-être une bonne présence, je n'ai pas de talent. Les clowns ne font pas que parler... Ils doivent faire des tours de magie débiles, gonfler des ballons. Oups. Voilà un détail auquel je n'avais pas réfléchis. C'est donc dans mon costume que je me rends rapidement au magasin à bas prix pour y prendre quelques jouets et des ballons. Je sais tout de même gonflé un ballon, je ne suis pas con non plus. Je pense en me tenant devant la caissière, habillé en clown. « C'est pour un anniversaire. » Je me justifie à la demoiselle qui me lance quelques regards moqueurs. Dès que je vais mettre les pieds dehors, ses collègues et elle vont se faire un plaisir à en rire. Ça, c'est certain.

Une heure plus tard, me voilà devant l'adresse que j'avais prise en note. Je ne vois pas de ballon signalant que la maison était sujet d'une fête. C'était peut-être une surprise. Après tout, il me fait arriver plus tôt en attendant le retour de son fils d'une sortie avec ses amis. Je frappe à la porte et alors que j'attends quelques secondes avant qu'on m'ouvre la porte, j'ai la brillante idée de me cacher à côté de la porte, hors de la vue de celui qui l'ouvrira. Faire des jump scare, c'est une passion pour moi et on a beau me dire d'arrêter, je ne crois pas y arriver. Sauf que peut-être cette fois-ci, je vais apprendre ma leçon. Dès que j'entends la porte s'ouvrir, je saute devant la porte, prêt à crier « BOO ! », mais je n'ai pas le temps de placer un mot, ni même de voir ce qui se passe, que quelque chose vient s'écraser contre mon nez, projetant ma tête vers l'arrière et le reste de mon corps... sur le sol.




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Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: don't you want a balloon ? • tina ( le Ven 22 Juin - 0:37 )

Do you want a balloon ?
La journée de Tina n’avait pas pu mal commencer. En plus de ne pas avoir pu fermer l’œil de la nuit, elle s’était rendue compte en se réveillant qu’elle n’avait plus de jus de pomme. Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir de belles choses dans sa vie ? En temps normal, elle n’aurait pas hésité un instant à faire escale chez sa voisine pour lui en prendre sans lui demander, et avec de fortes probabilités qu’elle ne le lui rende jamais, mais pas aujourd’hui. Elle avait passé trop de temps à se plaindre sur sa condition physique pour prétendre être en état de sortir de chez elle, marcher jusque Leah et faire ses courses dans son frigo comme si elle était chez mémé. Au lieu de ça, elle passait parfois la tête par la fenêtre où elle regardait en direction de la belle avocate, dans l’espoir qu’elle intercepte ses signaux de détresse et qu’elle vienne lui apporter son jus de pomme. Et avant que les mauvaises langues ne fassent rage en disant qu’elle pourrait se déplacer, la réponse est non. Puis elle avait déjà tout essayé pour attirer l’attention de la brunette : en pensant entendre du bruit, l’Indienne s’était postée à sa fenêtre et s’était mise à tousser à plein poumon pour que Leah la remarque. Ce qu’elle a gagné de ça ? Elle a fini par être prise d’une quinte de toux tellement violente qu’elle a cru voir la mort venir pour la récupérer, et contre toute attente elle était moche et portait un borsalino.  Après s’être ressaisit et constatée qu’elle était toujours en vie, elle se traîna jusque son canapé où était allumé son ordinateur, et le prit sur ses genoux pour lire la page sur laquelle elle était restée. Voilà la raison pour laquelle elle n’avait pas pu dormir de la nuit. Souffrante, l’Indienne a eut la brillante idée de taper tous ses symptômes sur Google pour voir si elle avait quelque chose de grave : fièvre, toux, nez qui coule, fièvre… rhinopharyngite.

Au cours de la recherche d’un remède contre sa rhino-machin qu’elle estimait ne pas pouvoir combattre, la jeune femme avait commencé à discuter en ligne avec un marabout qui lui proposait ses services pour que sa vie soit meilleure. Et si en temps normal, Tina savait qu’elle avait à faire à un charlatan, elle prit un malin plaisir à lui expliquer qu’elle était très malade et qu’elle n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Pour rendre sa vie encore plus misérable, elle avait également dit qu’elle avait été admise dans un asile il y a quelque temps et qu’elle a pu en sortir seine et sauve, mais que les gens ne comprenaient pas qu’un esprit omineux avait pris possession d’elle. C’est seulement au petit matin lorsque sa fille l’appela pour la questionner au sujet de son historique de recherches, qu’elle leva le pied et ferma l’ordinateur.

La mine hâve, Tina prit quand même sur elle lorsqu’elle entendit sonner à la porte, attendant tout de même quelques secondes pour se demander si elle devait faire semblant d’être absente ou pas. Puis elle pensa que sa mauvaise tête suffirait à faire comprendre qu’elle n’était pas d’humeur aujourd’hui. Pour parfaire son personnage de personne au bord du gouffre, elle mit des lunettes de soleil et enroula un châle autour de son cou en n’oubliant pas sa tasse qu’elle avait rempli d’eau mais qui serait suffisant pour la construction de la mise en scène. Une profonde respiration, et action ! Un mince sourire étirant ses lèvres l’Indienne ouvrit la porte doucement et à ce moment, elle comprit que la vie la détestait.

Un cri perçant remonta le long de sa gorge, la faisant lâcher sa tasse qui se vida sur le sol. Son poing qui s’était aussitôt formé en repérant le clown, alla cogner le nez de ce dernier. Un véritable ouragan. En le voyant tituber, Tina hésita un moment avant de lui donner le coup fatal, mais la fureur montant en elle de façon violente, elle fit la chose la plus logique à faire dans cette situation. D’une main elle arracha le châle qu’elle avait au cou et se jeta sur le clown à terre pour lui attacher les mains – plus ou moins – et les pieds pour qu’il arrête de gigoter. « PAS. AUJOURD’HUI. SATAN. » Lança l’Indienne hors d’haleine en reniflant, s’activant pour ne pas le laisser s’échapper.
AVENGEDINCHAINS




Perfection is a disease of a nation


(c)Miss Pie

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