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- i am bruised. (barbara) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: i am bruised. (barbara) ( le Ven 15 Juin 2018 - 14:24 )
i am bruisedBARBARA & MAÏA


Maïa n’était pas bien certaine de savoir pourquoi elle se trouvait là. Elle avait beaucoup hésité à venir rendre visite à Barbara mais le souvenir de cette rencontre fortuite au cimetière lui avait fait comprendre que ça ne pouvait pas simplement être un heureux hasard. La brunette avait même voulu croire à une rencontre prédestinée, comme s’il était écrit quelque part qu’elle et Barbara devaient se rencontrer. Elles avaient toutes les deux perdus un être cher et en souffraient. Elles avaient toutes les deux ce trou béant dans la poitrine qui leur rappelait douloureusement que leur vie ne serait plus la même désormais. Alors la jeune femme se sentait proche de cette quasi-inconnue. D’une façon un peu étrange et inexplicable, c’était un peu comme si elles étaient connectées. Connectées dans leur deuil. Alors il aurait été simple de comprendre pourquoi elle était là ; il aurait été simple de comprendre pourquoi elle avait besoin d’être là. Comme avec Nemesis, Maïa avait besoin de se sentir entourée par des gens qui la comprenaient dans son état d’esprit. Qui la comprenaient dans sa souffrance. Elle ne savait pas si Nemesis avait elle aussi perdu quelqu’un qui lui était cher mais elle avait toujours l’impression d’être écoutée, d’être comprise. D’être accompagnée, de ne pas être seule dans cette adversité. Maïa supposait que ce serait un sentiment tout à fait similaire aux côtés de Barbara. Peut-être un peu plus profond, un peu plus sombre aussi parce qu’elles partageaient véritablement cette douleur de la perte. Et la jeune femme ne voulait pas que sa relation à Barbara, si tant est qu’elle existe vraiment, ne se résume qu’à ça.

Alors qu’elle se trouvait devant la grande porte depuis quelques minutes déjà, Maïa préféra observer la bâtisse et les alentours. La villa lui semblait majestueuse, dressée dans toute sa splendeur ; le décor lui paraissait idyllique, à entendre le bruit des vagues un peu plus loin. La brunette pouvait presque sentir le sable chaud sous ses pieds. Ça devait être un endroit bien tranquille pour y vivre en paix. Tout semblait si calme ici, loin du tumulte du centre-ville de Naples. C’était comme un tout autre monde. C’était comme entrer dans une petite parenthèse de la vie. Est-ce que Barbara avait elle aussi cette impression ? Ou bien ne supportait-elle plus ce silence qui la ramenait irrémédiablement à sa solitude ? Parfois, Maïa le ressentait, ce poids du silence. Lourd sur ses épaules ; lourd sur sa poitrine. C’était insoutenable, certains soirs quand elle se retrouvait seule. Lorsqu’elle n’avait pas Lorenzo à ses côtés. Secouant légèrement la tête pour se défaire de ces pensées moroses, la brunette se décida à sonner. C’était presque un crime de déranger toute cette si belle tranquillité. Alors quand elle se retrouva face à Barbara, elle se sentit le devoir de s’excuser. « Bonjour Barbara, elle lâcha avec un sourire timide. J’espère que je ne vous dérange pas… » Et comme si elle devait trouver une raison à sa présence sur le pas de sa porte, elle brandit alors la boîte en carton remplie de pâtisseries. « J’ai apporté des gâteaux que j’ai pris à la pâtisserie en bas de chez moi. Elles sont parfaites avec une tasse de thé, commenta-t-elle. Ou de café, comme vous préférez. » Ça n’était pas vraiment de la première importance, au fond.




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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: i am bruised. (barbara) ( le Dim 17 Juin 2018 - 16:26 )
I am bruised.
Une sensation de vide. C'est ce qui prédomine en moi depuis quelque temps déjà. J'ai la sensation de ne plus rien ressentir certains jours, comme si j'étais un monstre dépourvu de sentiment. Cloitré dans mon immense villa, je ne désire plus affronter le monde. Je ne crois plus en l'être humain depuis cette désastreuse fusillade. Je ne crois plus réellement en rien pour être franche. Je me demande pourquoi on doit vivre sur Terre, quel est le but dans le fond. Les êtres humains passent leurs existences à souffrir, appartenant à des religieux où les Dieux sont glorifiés alors qu'ils les laissent avancer sans la moindre aide, les laissant souffrir un peu plus chaque jour avant de les rappeler auprès d'eux. Lorsque Théodore et Henri sont décédés, j'ai ressenti une véritable colère envers ce dieu dans lequel j'ai toujours cru et cela ne s'est pas arrangé malgré le temps écoulé. Je me dis qu'il n'y a ni de paradis, ni même d'enfer. Il n'y a rien lorsque l'on perd la vie. Il n'y a aucune retrouvaille avec les êtres chers qui ont disparu avant nous, il n'y a ni d'anges, ni de démons. Il n'y a rien, nous n'existons plus. Petite, ayant peur de la mort, je désirais vivre éternellement avec les miens et le reste des habitants du globe et depuis peu, j'ai réalisé que l'immortalité ne serait pas un cadeau, mais plutôt un fardeau, un cauchemar. À quoi bon vivre dans un monde cruel où les personnes sont dénuées de sentiment, où les personnes sont égoïstes, où les personnes se font du mal ? Je ne comprends pas.

Je pousse un soupire alors que j'écarte une mèche qui vient se balader devant mes yeux. Cela fait bien cinq minutes que je souffle dessus, mais il n'y a pas eu de grand résultat avant que je cesse de peindre afin de la caler derrière mon oreille. Je suis concentrée, c'est ce qu'il me faut pour ne pas penser, pour ne pas réfléchir, bien que je le fasse tout de même. « Pas top. » Je me dis tout bas, alors que je scrute mon début de toile. Il s'agit d'un endroit que nous aimions tout particulièrement à Paris Teddy et moi. Mon fils me manque éperdument et cela se ressent un peu plus chaque jour ses derniers temps. J'aurais aimé le garder plus longtemps… Si j'avais su, je serais montée en voiture avec eux, si j'avais su, je les aurais retenus, si j'avais su… Si j'avais su… C'est les larmes aux yeux que je laisse tomber mon pinceau avant de m'effondrer sur le sol du salon. Je me laisse pleurer tout simplement. La souffrance que je ressens doit ressortir selon mon thérapeute parce que de toute façon elle trouvera un moyen de s'évacuer différemment. Je dois me laisser aller, je dois laisser tout ce qui me fait du mal s'extirper de mon corps, même si cela peut se révéler compliquer parfois.

Cela fait un moment que je suis effondrée au beau milieu de mon salon quand j'entends sonner. Je me demande de qui il peut s'agir, lorsque je me dis que je ne devrais pas répondre. Je ne devrais pas me lever pour rejoindre la porte d'entrée, je devrais laisser penser que je suis absente. Essuyant mes larmes du revers de la main, je me redresse machinalement passant tout de même par la salle de bain du bas afin de mouiller mon visage. Une fois tâche faite, je rejoins l'entrée, puis je regarde de qui il s'agit. Lorsque j'aperçois Maïa, je suis surprise, mais je lui ouvre. Alors qu'elle s'adresse à moi, j'esquisse un mince sourire quand elle me montre le carton empli de pâtisseries. Je ne sais pas quoi lui répondre, toutefois, je fais un pas en arrière pour lui faire comprendre qu'elle est invitée à entrer dans ma villa. « Entre. » Je finis par lui souffler, alors que je ferme la porte avant de la diriger vers le salon. Je réalise à peine qu'une toile immense trône au milieu de celui-ci. Posant à nouveau mon regard sur la jeune femme, je m'approche, réalisant que je la laisse avec ce carton encombrant. « Excuse-moi. Je prends les pâtisseries. » Elle peut me suivre bien qu'elle n'est pas à le faire puisque le salon donne sur la cuisine et inversement comme le tout est ouvert. « C'est gentil d'avoir pensé à moi. » Je lui dis faiblement, sentant sa présence derrière moi. « Tu veux que l'on déguste les pâtisseries tout de suite ? » Je lui demande, mon regard pénétrant le sien. « Les allergies. » Je prétexte, alors qu'elle doit se demander pourquoi mes prunelles sont rouges, bien que mon explication sonne fausse.




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Dernière édition par Barbara Rosa le Dim 1 Juil 2018 - 0:45, édité 1 fois
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: i am bruised. (barbara) ( le Mer 20 Juin 2018 - 10:20 )
i am bruisedBARBARA & MAÏA


Maïa fit semblant de ne pas remarquer les yeux gonflés, rougis et encore humides de Barbara. Elle n’en dit pas un mot, consciente que c’était la meilleure chose à faire. Si elle avait été à la place de la jeune femme, c’est ce qu’elle aurait voulu. Elle aurait voulu qu’on lui laisse ses yeux pour pleurer, qu’on ne lui fasse pas de commentaire sur son air éploré. Elle aurait voulu être laissée tranquille, dans sa douleur, juste le temps d’apprendre à la canaliser. La contrôler. Aussi la brunette garda-t-elle le silence bien qu’elle se demanda si c’était finalement le bon moment pour venir la déranger chez elle. Peut-être que oui, parce que Barbara ne serait alors plus seule dans sa grande demeure ; peut-être que non, parce que Barbara aurait sans doute préféré pouvoir se débarrasser de toute la douleur gluante qui devait lui coller à l’estomac. Maïa savait de quoi elle parlait, elle souffrait chaque jour de ce même poids qu’elle devait porter comme une croix depuis que son meilleur ami avait disparu. La jeune fille cacha alors son trouble derrière sa boîte de pâtisseries mais pu apercevoir le fantôme d’un sourire sur les lèvres de Barbara. Un peu rassurée, Maïa se dit que c’était un bon début cependant qu’elle entrait dans la villa. Un peu curieusement, elle jeta un œil alentour, manqua de siffler d’émerveillement. Tout semblait décoré avec tant de goût tout en restant très sobre et simple. Classique. Comme celle qui vit entre ces murs, pensa alors Maïa en réfrénant un sourire.

Presque de façon automatique, la jeune fille la suivit tout en continuant de s’émerveiller en silence. C’était sans doute parce que son petit appartement lui paraissait être grand comme un mouchoir de poche à côté de cette demeure-là. « Oh c’est normal, répondit-elle distraitement. Je m’en voulais un peu d’être partie comme une voleuse la dernière fois et puis… Je voulais prendre de vos nouvelles… » Maïa haussa les épaules, avec l’air d’être une enfant prise en flagrant-délit de vol de bonbons ou de cookies avant le repas du soir. « Seulement si vous avez un petit creux. » La brunette sourit, son regard accrochant une grande toile dans le salon. Elle s’en détourna un instant, observa le visage déformé par les larmes de Barbara et lui adressa un regard compréhensif. Elle ne comprenait trop bien ce qu’elle pouvait traverser, même si leurs situations n’étaient pas tout à fait similaires. Elle n’imaginait pas la peine qu’une mère pouvait ressentir en perdant son enfant. « Oui, avec les beaux jours qui arrivent, il est difficile de se protéger de toutes ces allergies, elle rétorqua naturellement. J’ai les mêmes. » Une façon de lui rappeler qu’elle n’avait pas à se cacher ; une façon de lui faire rappeler qu’elle pouvait aussi l’aider. Ou bien que jamais elle ne jugerait Barbara pour se laisser aller à pleurer la perte de son époux et de son enfant. Maïa le faisait bien, de temps en temps. Elle ne pouvait pas nier qu’elle se sentait un peu mieux après, durant cinq trop courtes secondes. Ensuite, la souffrance revenait comme un raz-de-marée et l’engloutissait dans des bas-fonds glacés mais au moins, pendant cinq secondes, elle sentait son cœur s’alléger. « Vous peignez ? elle demanda tout à trac, comme pour changer le sujet de conversation. J’adore l’art. Je suis une passionnée de mythologie ancienne alors je passe beaucoup de temps dans les musées à étudier leurs œuvres. Je trouve ça tellement intéressant. »




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Sujet: Re: i am bruised. (barbara) ( le Ven 29 Juin 2018 - 11:49 )
I am bruised.
Étant romancière, je me suis déjà dit que je pouvais parler du drame que j'ai vécu en l'évoquant dans l'un de mes romans. Je pourrais bien inventer un personnage ayant ce trait si particulier de mon histoire, mais je n'y arrive pas. Il y a comme un blocage lorsque j'essaye de parler d'une mère ayant perdu son enfant dans un accident de la route alors qu'elle n'était pas présente. J'ai essayé maintes fois de le coucher sur papier comme on dit, mais c'est impossible. Je ne dois pas être prête, tout simplement. Le fait est que nous mettons souvent de nous dans les histoires que nous écrivons, soit en le savant pertinemment, soit le faisant inconsciemment avant de se relire et de se dire « tiens, cela me rappelle quelque chose... » Le fait est que nous mettons toujours de nous quoi que l'on entreprend. Sur cette pensée philosophique, j'ose à peine ouvrir le carton contenant les pâtisseries. J'ai toujours été assez gourmande, préférant de loin le sucré au saler. Alors que je m'humecte les lèvres, je pose à nouveau mon regard sur ma nouvelle amie, ou plutôt sur ma petite protégée. Je suis ravie qu'elle soit chez moi, d'autant que je pense assez souvent à elle. C'est donc ravi, que je la scrute alors que ses yeux se posent un peu partout dans l'immense pièce ouverte. Elle doit être étonnée, il faut dire que je me suis offert cette villa sur un « coup de tête » en quelque sorte puisque je m'y sens bien seule. Pensive, je me surprends à sourire un peu plus, je me demande si je ne devrais pas proposer à la jeune femme de s'installer chez moi quelque temps. Je réfrène cette idée, parce que je ne suis pas le genre de femme égoïste et je ne veux pas la priver de tout ce qu'elle aime en s'installant ici durant un certain laps de temps, comme dans un contrat à durée déterminé. De temps à autre, je mets un fond de musique afin de moins ressentir ma solitude, mais je préfère de loin ouvrir la baie vitrée pour profiter du son des vagues qui s'écrasent sur le sable.

Alors qu'elle me dit qu'elle s'en voulait de m'avoir laissé au cimetière alors que l'instant que nous vivions était tout particulièrement douloureux, je ne réponds rien. Inutile de lui dire que je ne lui en tiens par rigueur, puis, à sa place, j'aurais pris mes jambes à mon cou. Il faut dire que je me suis effondrée sous ses yeux, prenant en otage l'une de ses mains tant j'étais dans un état de souffrance intense. Je m'étais accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage, alors je pense que c'est plutôt à moi de lui présenter des excuses. Me pinçant les lèvres et rougissant quelque peu, je m'y attèle dans la seconde. « C'est plutôt à moi de te demander pardon. J'ai été trop... » Je cherche mes mots. « Trop insistante et... » Et quoi ? Chiante ? Possessive ? Dépressive ? Je ne sais pas vraiment quel mot choisir. « Enfin, pardonne-moi. » Je voudrais ajouter que cela ne se reproduira plus, seulement, on ne sait jamais. « C'est adorable de ta part de prendre de mes nouvelles en tout cas. » Je lui offre un sourire, sincère, dénué de tristesse ce coup-ci. Lors de notre rencontre, je me suis dit que c'était une jeune femme adorable et cela se confirme. Elle porte de l'attention aux autres, ce que peu d'humains font de nos jours. Alors qu'elle me parle à nouveau, je me dis qu'elle devrait me tutoyer, cela serait plus à propos. « Tutoie-moi. S'il te plaît. » Je dis simplement, curieuse de savoir quelles pâtisseries se cachent dans ce carton. « J'ai un creux justement. » Je réponds, riant presque, décidément, cette jeune fille est semblable à un rayon de soleil. Parlant allergies, je comprends bien quel message elle me fait passer, ce qui à le don de m'émouvoir, sans doute parce que je suis à fleur de peau ses derniers temps. Je décide d'ouvrir le dit carton contenant les délices sucrés plutôt que de me laisser pleurer quand elle me demande si je peins. Je suis presque surprise, j'avais totalement occulté ce que je faisais avant qu'elle ne frappe à la porte de ma villa. « Oui, cela m'arrive. J'aime énormément l'art tout comme toi. Pas la mythologie, mais l'histoire de l'art, les tableaux, les perspectives et tout le reste. » Cela me fait sourire, puis je repense à mes longues visites aux Louvre notamment, lorsque je vivais à Paris.  




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Sujet: Re: i am bruised. (barbara) ( le Ven 6 Juil 2018 - 9:59 )
i am bruisedBARBARA & MAÏA


Sa rencontre avec Barbara avait particulièrement été troublante. Douloureusement troublante. Ça avait été comme se retrouver face à un miroir, face à ses propres peines et Maïa n’avait pas pu le supporter bien longtemps. Elle se souvenait de la vague glaciale qui lui avait broyé, elle se souvenait de cette morsure terrible sur sa peau. Alors la jeune femme avait fui. Bien lâchement. Elle avait fui parce qu’elle n’avait rien trouvé d’autre à faire que de détourner les yeux et faire semblant. Faire semblant de ne pas voir la souffrance de Barbara, faire semblant de ne pas voir sa propre souffrance. Faire semblant que sa vie n’avait pas été mise sens dessus-dessous parce que son meilleur ami était décédé. Ce n’était qu’après, des jours après, que Maïa avait repensé à son attitude au cimetière. Ce n’était qu’après que Maïa s’était rendue compte qu’elle avait agi de façon irrationnelle. Alors elle était là aujourd’hui, avec ses pauvres pâtisseries comme un geste d’excuse parce qu’elle ne savait pas comment expliquer à cette presque inconnue que son drame personnel avait été trop lourd à regarder ce jour-là. « Je comprends que ce moment-là ait été… difficile, elle lâcha avec un pauvre sourire. Pour nous deux. Je crois que les sentiments ont été trop forts. » Si bien que la brunette n’avait pu que fuir. Fuir et appeler Nemesis pour essayer d’épancher un peu ses peines. Essayer d’oublier son mal-être dans la voix de sa sirène. Parce que c’était tout ce qu’elle était capable de faire quand les choses n’allaient pas dans vie : appeler ce numéro qu’elle connaissait désormais par cœur et pleurer. Pleurer jusqu’à ce que les mots ne viennent plus ; pleurer jusqu’à ce que l’épuisement la laisse inerte sur son canapé. Pleurer jusqu’à s’endormir avec la voix de Nemesis au creux de l’oreille qui lui murmure que tout va bien aller.

Sans cacher son étonnement et son appréciation, Maïa acquiesça vigoureusement lorsque Barbara lui proposa de la tutoyer. Il était vrai que cela lui paraissait plus naturel. Après tout, elle se sentait si proche de cette femme qu’elle ne connaissait pourtant pas. Ou très peu. Il y avait quelque chose qui les liait. Au-delà de la douleur et de leur cœur brisé, il y avait ce sentiment de partager un lourd fardeau qui les connectait. Et ça, Maïa l’appréciait. C’était agréable de ne pas se sentir seule dans cette tempête de souffrance. Et puis il y eut autre chose qui attira son attention. Autre chose qui sembla la rapprocher encore un peu plus de Barbara : cette peinture, trônant fièrement dans le salon. Elle semblait l’appeler. Elle semblait lui demander de la regarder. C’était presque inouï de comprendre que la brunette et cette dame avaient encore un autre point commun. Maïa se sentit alors sourire, sourire librement comme elle ne l’avait pas fait depuis bien longtemps. « C’est vrai ? Tu aimes l’histoire de l’art ? elle répéta, comme fascinée avant d’enchaîner, la voix suraiguë comme une enfant. Il faudra que l’on aille au musée ensemble, je suis sûre que tu pourrais m’apprendre des tas de choses ! » La jeune femme sentait comme un regain d’énergie à cette idée, comme si cette perspective avait quelque chose de rassurant. Prévoir des choses, c’était comme se dire qu’elle serait encore vivante demain. Après-demain. Dans une semaine ou bien un mois. « Papa travaille au musée archéologique national de Naples, je pourrai lui demander une visite privée si ça te tente. Tu verras, il est tout aussi passionné que moi. » Elle lâcha un petit rire avant de rectifier : « Enfin, c’est moi qui suis toute aussi passionnée que lui. C’est Papa qui m’a transmis cette passion. » Et Maïa se doutait bien que Barbara ne devait pas beaucoup sortir de son palais. De sa prison de douleur. Alors ça ferait une occasion pour elle de prendre l’air, de voir du monde. De reprendre contact avec cette vie qu’elle délaisse petit à petit. Maïa le comprenait, elle passait par là elle aussi.




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Sujet: Re: i am bruised. (barbara) ( le )
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