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- papa m’aime pas. (katerin) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: papa m’aime pas. (katerin) ( le Ven 15 Juin - 15:06 )
papa m’aime pasKATERIN & MAÏA


Elle en avait assez que son père lui fasse des remarques sur sa relation avec Lorenzo. Depuis qu’il avait appris qu’elle était en couple avec une de ses connaissances (même pas un ami, une connaissance), il semblait plus intrusif qu’à l’habitude. Et Maïa ne le supportait pas. Ne le supportait plus. De quel droit se mêlait-il de sa vie privée ? De quel droit se permettait-il de la juger ? D’accord, il était son père et il avait toujours veillé sur elle d’aussi loin qu’elle se souvienne mais ça ne lui donnait pas le droit d’empiéter sur ses relations amoureuses. La brunette en était même certaine : jamais il ne se serait montré aussi curieux si Lorenzo avait eu quelques années de moins. S’il avait été un gentil jeune homme de son âge à elle, sans enfant et sans divorce. Qu’est-ce qu’il peut être idiot parfois, pensa la jeune femme avec rage alors qu’elle finissait de ranger sa boutique dans des gestes énervés. Son père avait parfois le don de tout gâcher. Qu’est-ce que ça pouvait faire qu’il ait deux fois son âge ? Qu’est-ce que ça pouvait faire qu’il soit divorcé et père de famille ? Lui-même n’était plus avec sa mère. Et il était bien père de famille. Alors où était la différence ? La différence, c’est qu’il s’agit de sa fille et qu’il s’est toujours montré très protecteur, pensa Maïa avec un peu d’amertume. Elle comprenait son besoin de la protéger mais il ne pouvait rien contre les blessures au cœur. Il ne pourrait pas la protéger de cette douleur-là tout comme il ne pourrait pas la protéger de toutes les autres douleurs de la vie.

La jeune femme pesta, râla cependant qu’elle finissait de noter les recettes de la journée sur son carnet de bord. Elle ne put même pas se réjouir de son bon chiffre d’affaires – avec l’été qui arrivait, les mariages se préparaient et le beau temps poussait les gens à fleurir leur maison. Non, elle ne put pas même sourire. Parce que ses disputes avec son père la pesaient. Elle aurait tant voulu qu’il comprenne que cette relation lui tenait à cœur. Qu’il était important pour elle. Est-ce qu’il finirait par accepter tout ça ? C’était une question à laquelle Maïa ne pouvait pas répondre. Elle ne pouvait même pas poser la question à son père, elle savait pertinemment que cela n’amènerait qu’une dispute de plus. Elle aimait son père, de tout son cœur, mais la jeune femme détestait quand il faisait sa tête de cochon comme ça. Il était toujours impossible de discuter avec lui quand il était aussi borné. Sur un coup de tête, alors qu’elle tournait la clé dans la serrure de sa petite échoppe de fleurs, Maïa décidé de rendre visite à Katerin, sa marraine. Katerin la comprendrait, elle. Katerin ne la jugerait pas. Et, surtout, Katerin saurait trouver les mots pour l’apaiser, lui faire entrevoir le point de vue de son père. Ainsi, elle prit la route et frappa rapidement à la porte de chez sa marraine, le cœur un peu plus léger. « Papa est un idiot, elle lâcha avec mauvaise humeur lorsque la femme lui eut ouvert la porte. Un gros idiot borné et stupide. » Un gros idiot borné et stupide qu’elle aimait pourtant plus que n’importe qui. Même plus que Lorenzo.




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Katerin BoschettiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: papa m’aime pas. (katerin) ( le Sam 23 Juin - 19:21 )
papa m’aime pasKATERIN & MAÏA


En pleine préparation du repas du soir, j’étudiais avec minutie la recette qui m’était présentée sur un livre que je venais de me procurer. Ce soir, mon fils allait pouvoir se régaler avec de délicieuses côtes de porc. Généralement, le soir, je prends soin de cuisiner un repas léger qui s’apparente plus à des salades légères. Mais l’appétit d’ogre de mon cadet a eu raison de moi et l’entendre se plaindre de son ventre qui le tiraille, à chaque fois que je le croise dans la maison, m’a convaincue de ne pas le laisser mourir de faim avec mes mini menus pour le diner. Alors ce sera soir de fête. Même si nous ne sommes que deux à manger, ce sera déjà une petite consolation pour lui, sur ce week-end dont une promesse n’a toujours pas été tenue. Car oui, ce qui me sert de mari a encore annulé la sortie qu’il avait prévu avec notre fils. Mais qu’est-ce que je fais encore avec cet homme ? Je dissimule souvent mon ressentie, face à cet homme, essentiellement dans le but d'assurer l'éducation de mes enfants sans m'abaisser à oublier grâce à la boisson. Mais je lui en veux. Notre relation n'est pas en dent de scie, elle est un fiasco dont mes gosses ne sont que les rescapés. Je m'en suis bien sortie, je dois dire. Qu'ils survivent à ce père les ayant délaissés pour son emploi, n'était pas une mince affaire.  Lorsque l’on frappa à la porte, j’ai eu une petite lueur d’espoir. Il ne me fallut qu’une fraction de seconde pour redescendre sur terre et me demander qui pouvait me rendre visite. En chemin, j’entendis un cri venant du haut. Bien que majoritairement estompé par l’isolation phonique de la maison, je peux percevoir mon fils pester devant son ordinateur, s’amusant probablement en ligne avec ses amis. Je fis la grimace et finis par arriver à la porte à l’aide de mes béquilles. Je les passe dans la même main et, en équilibre sur un pied, afin d’ouvrir. « Maïa ! bonjour. » Elle pesta directement à propos de son père, ce qui eut pour effet de me faire sourire. Elle n’y allait pas de main morte. Connaissant son père, il avait dû faire de même. « Tu ne m’apprends rien. J’étais au courant avant même que tu ne sois conçue. » Je lui réponds, suivi d’un petit rire. « Entre. J’imagine que tu n’as pas fait tout ce chemin juste pour me mettre au courant de cette évidence. » J’ouvre un peu plus la porte, sautillant à cloche pieds, afin de la laisser pénétrer dans la demeure. Je referme derrière elle, prenant ensuite appuie sur mes béquilles. « Allons à la cuisine. Tu vas m’expliquer comment tu en es venue à cette conclusion. » Je m’amuse, en prenant la tête de la marche. Arrivée à l’îlot, je lui tire légèrement un tabouret avant de me rendre péniblement de l’autre côté afin de reprendre la préparation du repas du soir. « Tu veux quelque chose à boire ? » J’attends sa réponse avant de couper mes concombres en rondelles, puis m’intéresse au sujet de sa venue : « Alors ? Qu’a-t-il encore bien pu faire ? » J’en ai bien une petite idée. Frederico et moi, nous nous parlons et Maïa est un sujet qui nous revient souvent au même titre que mes propres enfants. Je me concentre sur ma balance, pesant mes aliments au gramme près. En tant que nutritionniste, il est de mon devoir de montrer l’exemple. Je ne suis pas esclave des calories, c’est juste un choix de vie. Je sais que cela peut exaspérer mes enfants, cependant, je ne peux être punie de leur souhaiter une nourriture saine, pour un corps sain. Je ne peux pas les encourager à manger des Mars à longueur de journée. Tout en l’écoutant, je mélange ma préparation avant de la mettre de côté et me concentre sur Maïa. Je saisis un fruit que je coupe en deux, avant de saisir une cuillère afin d’y prendre les arilles : « Tu veux un peu de grenade ? J’ai été les chercher au marché ce matin, c’est délicieux. » Je lui partage, lui tendant une cuillère pour qu’elle pique dans mon fruit. En passant à la pharmacie ce matin pour acheter de nouvelles béquilles, je n’ai pu m’empêcher de faire un tour sur le marché afin de remplir mon frigidaire bien remplie. Mon fils, l’aîné, m’avait accompagné, fier de me montrer sa nouvelle application GPS, nous avons pris une branche pour nous sommes égarés sur l’autoroute, alors qu’une vingtaine de kilomètre nous sépare de ce lieu commerçant. La nouvelle technologie a encore des progrès à faire. J’ai passé plus de temps dans la voiture que dans le marché. Ça m’a, au moins, donné l’impression je ne pas avoir trop marché.


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Dernière édition par Katerin Boschetti le Mer 11 Juil - 20:14, édité 1 fois
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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: papa m’aime pas. (katerin) ( le Lun 25 Juin - 10:19 )
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Maïa était si furieuse après son père qu’elle se rendit compte (trop tard) avoir oublié ses bonnes manières. Elle fit alors volte-face pour claquer un baiser sur la joue de sa marraine et lui adresser un sourire. « Bonjour Kate, elle la salua. Je suis désolée, mon énervement me rend impolie. J’espère que je ne te dérange pas, au moins ? » La jeune femme se fit la réflexion qu’il était un peu tard pour demander ça puisqu’elle était déjà entrée chez la blonde, mais Katerin ne semblait pas s’en formaliser une seule seconde. Sa marraine parvint d’ailleurs à lui arracher un sourire lorsqu’elle spécifia qu’elle connaissait déjà depuis bien longtemps ce trait de caractère de son père. Mais ce ne fut que cela – un simple sourire. Parce que, dans le fond, Maïa souffrait. Maïa souffrait de cette défiance, de ces remarques. Ce n’était pas tant la colère qui la consumait mais surtout la douleur de voir que, pour la première fois de sa vie, Maïa décevait son père. Elle avait souvent eu à prendre des décisions plus ou moins faciles ; elle avait souvent eu à persuader son père que c’était le chemin qu’elle désirait prendre, que c’était ce qu’elle voulait vraiment. Et parce que Frederico était un père formidable, il avait toujours eu le bon sens de comprendre sa fille. De faire l’effort de se mettre à sa place et de voir ce qu’elle désirait véritablement. Bien sûr, il avait eu peur pour elle quand elle était partie comme fille au pair ; bien sûr, il avait été ému de savoir qu’elle allait quitter la maison familiale, celle où ils avaient tant de souvenirs tous les deux. Mais son père l’avait toujours soutenue, dans chacun de ses choix. La brunette avait espéré que cette fois-ci serait pareil. Maïa avait espéré qu’il comprendrait que Lorenzo et elle s’aimaient.

Distraitement, la jeune femme suivit sa marraine jusqu’à la cuisine où elle s’installa sur un des tabourets. « Tu as du thé glacé ? » La brunette soupira longuement avant de mettre son menton dans sa main, observant sa marraine peser ses aliments avec cette minutie qu’elle avait toujours apprécié chez elle. « Il s’est encore permis de juger ma relation avec Lorenzo, lâcha-t-elle avec une grimace. Selon lui, je devrais me trouver quelqu’un de mon âge, pas un vieux qui a déjà des enfants et qui, en plus, est divorcé. Il dit qu’il ne me mérite pas, ce genre de choses. Et ça m’exaspère. » Quelque part, Maïa comprenait que sa relation avec Lorenzo puisse être un sujet délicat pour son père et elle s’était imaginé qu’il n’accepterait pas immédiatement qu’elle puisse aimer un homme de deux fois son âge. Mais il devenait bien trop insistant. Bien trop persistant. Et la jeune femme n’en pouvait plus. « Oh oui avec plaisir, elle accepta en tendant la main pour attraper le fruit avant de continuer. C’est comme s’il n’avait que ces mots-là à la bouche. C’est comme s’il était incapable de parler d’autre chose. Lorenzo par-ci, Lorenzo par-là ; il est trop vieux pour toi, il a déjà des enfants alors comment vous allez faire quand tu voudras des enfants à toi. » Elle soupira une nouvelle fois. « Je me doutais bien qu’il ne serait pas d’accord au début, admit-elle. Mais je ne pensais pas qu’il deviendrait comme un de ces vieux disques rayés qui tournent en boucle. » La brunette sentait sa bouche devenir comme pâteuse. Et son cœur était lourd. « À chaque fois, c’est comme s’il me lançait à la figure combien je le déçois… » Et c’était un sentiment terrible pour Maïa. Son père était la personne la plus important de sa vie. Elle ne pouvait pas le décevoir. Jamais.




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Sujet: Re: papa m’aime pas. (katerin) ( le Mer 11 Juil - 15:44 )
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Vu l’état dans lequel se trouve Maïa lorsque je lui ouvre, je peux comprendre le manque de politesse. Moi-même, lorsque je suis en colère, je manque cruellement de savoir vivre. Alors je ne lui reproche rien et lui partage : « Ne t’excuse pas. Tu as l’air d’en avoir gros sur le cœur. » L’accompagnant jusqu’à la cuisine, je commence par lui proposer une boisson : « J’ai du thé fait maison de ce matin. » Je sors le pichet du frigo et le présente comme une speakerine des années 80. Maïa connait mon goût pour les produits bio, frais, ainsi que le contrôle sur mon alimentation. Dans la nourriture ou les boissons que l’on trouve dans les magasins, il y a trop d’addictifs rajoutés qui me rebutent. De par mon métier, je ne sais que trop de quoi il s’agit et ce que cela implique pour notre santé. Je prends un verre dans l’un les meubles haut et le lui remplis tout en précisant : « Thé vert et quelques agrumes pour un goût un peu plus fruité. Nouvelle recette. Tu m’en diras des nouvelles. » Avec mon jeune fils, il est difficile d’avoir des compliments sur ma cuisine. Il m’en fait, mais son goût prononcé pour la mal bouffe me pousse à croire que c’est par pure politesse. Avec Maïa, je sais que son avis ne sera pas biaisé. Après lui avoir tendu le verre, je m’installe de nouveau et reprend mes petites manies et lui demande ce qui la tracasse. Ma filleule me raconte alors ces petits soucis. « En effet, ça ressemble bien à ton père. Ça part d’un bon sentiment. Mais tu le connais, il est maladroit. Il voit les choses de son côté uniquement. » Je lui dis en cessant mon activité. Je m’occupe ensuite de couper une grenade et lui en propose une part. Elle accepte, puis je l’écoute dépiter son flot de parole. La situation me fait sourire. Je comprends sa frustration. Pourquoi ne sommes-nous pas libres d’aimer qui nous voulons ? Et vouloir est un grand mot puisque nous n’avons guère le choix. Ça nous tombe dessus, sans que nous l’ayons demandé. Alors oui, je la comprends. Mais d’un autre côté, je comprends Frederico. Ce n’est pas un soutien envers un ami, mais plus un soutien envers un parent. J’essaie de m’immiscer le moins possible dans les affaires de cœurs de mes enfants, mais cela ne veut pas dire que je suis prête à tout approuver sur le champ. Je passe forcément par plusieurs étapes : La surprise, la frustration, la peur et la jalousie. C’est toujours un déchirement que de devoir partager l’amour qu’ils nous portent avec une autre personne. A la longue, on s’y fait, mais pour mes deux garçons, j’aurai aimé rester la seule femme de leur vie. C’est égoïste, je le sais. Avec un travail qui se fait naturellement, je me dis que s’ils peuvent trouver encore plus de bonheur avec une autre, ce sera une bonne chose. De plus, je ne serai pas toujours là. Je me mets à la place de Frederico. Non seulement il doit partager cet amour qu’il recevait de sa fille avec un autre homme, mais il s’agit de le partager avec un homme qui lui ressemble. Un homme qui pourrait être son père. Mais encore une fois, les choses sont complexes et je ne peux me ranger exclusivement du côté de mon ami. Je la laisse finir ses paroles et fais la grimace lorsqu’elle parle de déception. Je tente de la rassurer : « Tu ne seras jamais une déception pour ton père. Il ne cesse de dire à quel point il est fière de toi. » Et lorsqu’il ne le dit pas, c’est dans son regard qu’on le perçoit. Je l’observe longuement, me penche sur l’îlot, tendant la main qui se pose sur la sienne. J’ajoute : « S’il y a une déception, c’est envers la situation. Pas envers toi. Il a du mal à se faire à l’idée, mais il s’y fera. C’est difficile pour des parents lorsqu’il voit la vision de l’avenir de leur enfant qu’il s’imaginait prendre un chemin totalement différent. On a beau se dire qu’il s’agit de leur vie, on croit toujours savoir ce qu’il y a de mieux pour eux. » On les a élevés, on les a construits. On a tout fait pour qu’ils aient ce qu’il y a de mieux. Mais dans « ce qu’il y a de mieux », il s’agit surtout de ce qu’on pense être le mieux pour eux. On ne se pose pas la question de savoir s’ils ne préféreraient pas autre chose. On pense les diriger vers la liberté, mais les diriger n’est-il pas contraire à cette liberté ? Les jeunes se disent incompris, mais les parents ne sont compris que par ceux qui le deviennent. « Cela dit, je veux bien te croire au sujet du disque rayé. » Frederico peut-être borné. J’en ai fait les frais pendant les études. Nous nous sommes fâchés à cause de ce détail d’ailleurs. Incapable de m’inviter à un foutu bal, incapable d’admettre son erreur. « Il te faut de la patience. Il finira par se faire une raison. Là, il croit avoir totalement raison, mais il finira par comprendre que sa fille est devenue une femme et qu’elle a le droit de faire ses propres choix. » Je lui souris, j’espère la rassurer et atténuer cette colère qu’elle ressent envers son père. Il est quelqu’un de bien et ces deux personnes, précieuses à ma vie, ne devraient pas être en froid. Ils ont besoin l’une de l’autre. Cela me peine de voir cette tension entre eux. Je me redresse et ai un petit rictus lorsqu’une pensée me traverse l’esprit : « Et ne t’inquiète pas, bientôt nous serons toutes les deux les cibles de ses leçons de moral. » Je m’en amuse, mais je crains le moment où la conversation nous mènera vers ce prof de yoga qui me fait, peu à peu, tourner la tête. J’entends déjà les « ça pourrait être ton fils ». J’en ai conscience, merci bien. Mais je suis une grande fille. L’impact sera moindre par rapport à ce que ressent Maïa. Je ne suis qu’une amie. Si l’avis de Fredi m’est précieux, je peux aussi ne pas l’écouter. J’ai suffisamment d’expérience pour prendre mes propres décisions sans qu’il me juge. Et puis s’il est pas content, il n’avait qu’à m’inviter à ce fameux bal de promo, on en serait peut-être pas là aujourd’hui.


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Sujet: Re: papa m’aime pas. (katerin) ( le Mar 17 Juil - 10:18 )
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La présence de Kate parvint à apaiser Maïa, d’une certaine façon. La brunette savait qu’en venant toquer à sa porte, elle pourrait y trouver une oreille attentive et compréhensive. C’était un peu comme un refuge de dernière minute, parce qu’elle ne savait plus où aller et vers qui se tourner pour épancher ses peines et ses doutes. Toute cette histoire avec son père, leurs disputes – ça devenait lourd sur sa poitrine. Lourd à porter. Lourd à encaisser. Et même si, elle le savait, tout ça partait d’un bon sentiment, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être triste que la situation se dégrade ainsi. Elle ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir, de lui en vouloir aussi. Et la rancœur devenait alors comme un poison qui lui brûlait le sang, tant et si bien que tout était voilé de rouge instantanément. Maïa soupira légèrement, le regard plongé au fond de son thé vert et aux agrumes. « Il est très bon, elle commenta malgré son cœur qui n’y était pas. Tu as mis quels agrumes dedans ? Il y a du citron, non ? De l’orange ? Tu as essayé avec de la clémentine ? » La brune essayait tant bien que mal de faire bonne figure mais son moral ressemblait davantage à des montagnes russes ces derniers temps. Elle devait déjà jongler avec les soirées de déprime, passées au téléphone avec Nemesis alors elle n’était pas mentalement assez forte pour subir les reproches de son père en ce moment. Maïa ne pouvait tout simplement pas. Ses épaules n’étaient pas assez larges pour ça. « Pourtant, tu verrais le regard qu’il me lance chaque fois qu’il me parle de Lorenzo, elle lâcha. J’ai l’impression d’être en couple avec un monstre… »

Maïa avait toujours respecté son père. Elle l’avait toujours admirée, même quand il faisait ses blagues qui n’étaient jamais drôles. Même quand il essayait de lui faire honte devant ses camarades d’école. Elle avait toujours aimé son père, plus que tout au monde. Parce qu’elle avait la sensation qu’elle n’avait toujours eu que lui, réellement ; parce qu’elle avait la sensation qu’il était son monde. Et même alors qu’elle devenait grande, qu’elle s’était installée dans son propre appartement, elle restait indéniablement la petite fille à son papa. La petite fille qui recherchait les étoiles qui brillaient dans son regard comme autrefois. Parfois, Maïa avait l’impression que ces étoiles avaient disparu. Et elle s’en voulait. « Je voudrais surtout qu’il comprenne que mon histoire avec Lorenzo n’est pas là pour le blesser ou le rendre triste, rétorqua-t-elle en coulant un regard vers sa marraine. Qu’il comprenne que je ne fais pas ça contre lui, que je suis vraiment bien avec Lorenzo et qu’il me rend heureuse. » La brunette n’attendait rien de sa relation avec Lorenzo. C’était encore trop nouveau, trop frais dans son esprit. Elle ne voulait pas précipiter les choses. Il venait de divorcer et il avait une famille à s’occuper. Maïa, elle, se contentait de ce qu’il voulait bien lui donner – et ça lui suffisait. Ça leur suffisait. « La cible de ses leçons de morale ? elle répéta, les sourcils haussés de surprise. Pourquoi tu dis ça ? » L’esprit encore un peu embrumé de toutes ses pensées noires, la jeune femme mit un peu de temps à comprendre ce que Katerin voulait insinuer. Quand les connexions se firent dans sa tête, elle se mit à sourire légèrement, un peu amusée. « Alors comme ça, toi aussi tu es avec quelqu’un qui n’est pas de ton âge ? Raconte ! Tu m’avais caché ça, vilaine, rit-elle. Dis-moi tout : il est comment, tu l’as rencontré où, il fait quoi dans la vie ? » C’était une belle opportunité pour la jeune femme de ne pas penser à sa propre existence, à ses propres histoires trop compliquées et douloureuses. Et savoir que Kate était dans une situation similaire à la sienne la rassurait quelque peu. Après tout, si Kate le faisait, pourquoi pas elle ?




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Sujet: Re: papa m’aime pas. (katerin) ( le Sam 21 Juil - 16:44 )
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C’est toujours plaisant de recevoir ce genre de visite. Même si Maïa semble être dans tous ses états, elle reste une jeune femme dont il me plait de discuter avec. Elle est ma filleule, je l’ai vu grandir, devenir adulte. Une chose que Frederico a eu plus de mal à ressentir. Mais je ne le blâme pas, j’ai éprouvé la même chose pour mes propres enfants. Aujourd’hui, Maïa semble parfois plus mature que son paternel. Je lui offre mon thé fait maison et mes lèvres s’étendent en un sourire lorsqu’elle s’intéresse aux ingrédients. Elle a vu juste. Il y a bien de l’orange et du citron. Je n’étais pas sûre d’utiliser le premier fruit cela dit, car j’aime utiliser que ceux de saison. Mais j’ai dû faire un compromis. Pour ma conscience, je me dis que le fuit en plus rééquilibre le tout. J’hoche donc la tête affirmativement et me permet d’ajouter : « Il y a du pomelo aussi. La clémentine est une bonne idée, mais ce n’est pas encore la saison. J’en prends note, cela dit. » J’appuie avec un clin d’œil. J’essaie ensuite de la rassurer, lui donnant raison sur ce qu’elle ressent. Je ne veux pas qu’elle se brouille avec Frederico. Aucun des deux ne le mérite. Elle, veut vivre son histoire d’amour et lui s’inquiète pour elle. Aucun des deux n’ont de mauvaises intentions. Lorsqu’elle évoque la sensation de sortir avec un monstre, je ne peux que me montrer compatissante et honnête : « C’est probablement ce qu’il est à ses yeux. » Je lance, me permettant d’en rire malgré moi. « Il n’a pas les idées claires, il voit noir. Il pense probablement que Lorenzo profite de la situation. » Je ne connais pas cet homme. Je ne peux affirmer si ce n’est pas le cas. Je ne peux pas le juger non plus. Et quoi que me dise mon ami, je sais que son avis est biaisé par le sentiment de protéger sa fille. Nous nous inquiétons déjà lorsque notre progéniture sort avec une personne de son âge, c’est dans la nature de tous parents. J’ai beaucoup de peine pour ce qu’elle traverse. J’en ai aussi pour son père. Bien qu’il est sans doute tort, lui en souffre aussi. Mais des deux, c’est à ce dernier de faire un pas en avant. Maïa vit sa vie et j’entends ce qu’elle dit, ce qu’elle décide. Je tente donc de la rassurer : « A un moment, il s’en rendra compte. Mais de la même façon que nous parents, nous laissons nos enfants expérimenter les choses pour qu’ils se rendent compte par eux même de leurs erreurs, il faut laisse le temps à ton père de se rendre compte qu’il fait fausse route. N’oublie pas qu’il pense faire ça pour ton bien. Je comprends ta frustration, mais il va te falloir être patiente. » Le temps est la solution à tous les maux. Que puis-je lui donner comme autres conseils ? Son père est buté. Il se braque à chaque fois qu’on le confronte à une vérité qu’il ne veut pas accepter. Il est un homme, simplement. C’est bien leur défaut à ceux-là. Mon mari est peut-être le pire de tous. J’ai bien essayé de le retenir, de lui faire comprendre qu’on avait besoin de lui, que ses enfants le demandaient. Il a toujours fui devant ces reproches. Pour rassurer ma filleule, je lui partage, dans un sous-entendu, ce que j’ai avoué à nulle autre pour le moment. Bien sûr, j’ai vite éveillé sa curiosité et les questions ne tardent pas : « Hé bien… » Je laisse trainer, avant que Maïa ne finisse par comprendre. Je rigole avec elle, mais je préfère rectifier directement : « Alors d’une, Je ne suis pas avec lui. Je te rappelle que je suis mariée. Je sais que je n’en ai pas l’air et que j’ai parfois du mal à me rappeler du visage de mon mari, mais je reste unie par les liens sacrés du mariage. » Je roule les yeux vers le haut pour lui partager que ça ne me plait pas forcément. Puis je continue : « Il n’y a pas grand-chose à en dire. Ça relève plus du fantasme. » Je me pince les lèvres pour m’empêcher de rire. « Je t’ai déjà dit que je prenais des cours de Yoga ? Ça me permet de me canaliser un peu. Après des années, je me suis enfin décidée à arrêter de participer à ces cours. Il me suffit d’en faire chez moi. Mais... » Je fais une petite grimace. « Mais on a changé de professeur entre temps et j’avoue que je n’y vais plus pour les mêmes raisons. » Je finis par rire de bon cœur. Je crois que c’est la première fois que je partage cela à haute voix. A mes amies, je n’ai pas eu besoin de le dire, elles l’ont vu par elles même au cours de Yoga, et pourtant je m’évertue à prétendre qu’elles ont tort. Ceci étant, devant Maïa, je ne peine pas trop à l’avouer. « Je ne connais pas son âge, mais il se rapproche plus de celui de mon fils que du mien. » Je grimace. Le dire à autre voix me semble bizarre. J’ai l’impression d’avouer un crime. J’entends de nouveau la voix de Frederico raisonner dans ma tête, lorsqu’il affirmait que je n’oserai jamais sortir avec un homme plus jeune que moi. « Tu ne dis rien à ton père surtout. » Je m’inquiète, prenant une bouchée de grenade. « De tout façon, ce n’est que de l’ordre du fantasme. » Je lui rappelle. Je n’ai encore rien fait de mal, même si les voir se réaliser ne me quitte jamais, à chaque fois que je le vois.


Caught Up
IN YOU
I JUST CAN'T TELL YOU WHY

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Maïa DioliLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: papa m’aime pas. (katerin) ( le Mar 24 Juil - 12:55 )
papa m’aime pasKATERIN & MAÏA


Katerin la traitait comme l’adulte qu’elle était devenue, et Maïa appréciait ça par-dessus tout. Surtout dans des situations pareilles où elle était dans tous ses états à cause de son père. Son père continuait de la voir comme l’enfant qu’elle avait été, la petite fille qu’il avait élevée. Et si la brunette avait toujours aimé follement son père, aimé sa façon de s’inquiéter pour elle même si c’était pour descendre la rue et acheter des bonbons. Son père, c’était son héros. Il resterait son héros à tout jamais. Mais depuis qu’il avait appris pour sa relation avec Lorenzo, leurs rapports étaient devenus tendus. C’était une situation difficile pour la jeune femme qui vivait très mal le fait d’être en conflit avec son père. Eux qui avaient toujours été si proches, si fusionnels. Maïa avait la douloureuse impression qu’ils s’éloignaient, petit à petit. Indubitablement. « Pourquoi Lorenzo profiterait de la situation ? Ce n’est pas comme si j’étais riche à millions, laissa-t-elle échapper. Il n’a rien à gagner dans l’histoire… » Mais Kate avait probablement raison : son père ne faisait ça que pour son bien et il ne pensait pas à mal. Juste à protéger sa petite fille du grand méchant loup. Maïa pouvait comprendre et elle n’en aimait son père que plus fort encore mais la situation devenait douloureuse pour elle. Comment est-ce qu’elle pouvait faire comprendre à son père que Lorenzo n’était pas un ennemi ? « Patiente, elle soupira avant d’acquiescer mollement. Oui, je serai patiente. » Avait-elle seulement un autre choix que celui-là ?

C’était rassurant de pouvoir parler avec Kate. Il y avait chez elle une douceur innée, cette façon de la comprendre qui faisait que la brunette se sentait en sécurité. Écoutée. Et découvrir que sa marraine avait le béguin pour quelqu’un de plus jeune qu’elle ne faisait que les rapprocher un peu plus. Comme si ce point commun allait aider Maïa à se sentir mieux dans sa peau. « Si tu as du mal à te souvenir du visage de ton mari, peut-être serait-il temps de se poser les bonnes questions ? argua la brunette, la tête penchée sur le côté. » Maïa ne voulait pas blesser Katerin. Elle ne voulait pas non plus lui paraître insolente. Mais Maïa n’était pas dupe et elle avait des yeux pour voir : comment Kate pouvait-elle continuer ce mariage qui n’en avait rien que le nom ? « Promis, juré, Papa n’en saura rien, elle fit en levant sa main droite. Ce n’est pas moi qui vendrai la mèche, en tout cas. » La brunette eut un sourire entendu, le regard malicieux. Elle comprenait que sa marraine ne veuille rien dire à son père. Il serait capable de se mêler d’une histoire qui n’en est pas encore une. Il serait capable de tout gâcher, sans même le vouloir. « Fantasme ou non, il semble te plaire. » La brunette observa un instant le jus dans son verre. Elle se demandait pourquoi c’était si compliqué d’être simplement heureux dans la vie ? Maïa se sentait heureuse avec Lorenzo. Elle se sentait heureuse dans sa vie de tous les jours. Elle essayait tant bien que mal de faire son deuil, de ne pas trop s’enfoncer dans la douleur de la perte de Andrea. « Katerin, je peux te poser une question ? » Oui, la jeune femme faisait en sorte d’avancer dans sa vie. Mais parfois, rien que de faire un seul pas en avant semblait être trop difficile pour elle ou le monde autour. « Pourquoi est-ce que tu n’as jamais demandé le divorce ? elle demanda, la voix presque ailleurs. Est-ce que tu es vraiment heureuse dans ce mariage ? » Vivre avec un mari absent devait être difficile. Douloureux. Combien de temps pouvait-on continuer de vivre dans ce genre de situation ?




te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fous, te dire que les méchants c’est pas nous, que si moi je suis barge ce n’est que de tes yeux car ils ont l’avantage d’être deux.
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