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- Megara - Find a little help from my friends -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Megara - Find a little help from my friends ( le Ven 15 Juin 2018 - 23:07 )
Ce soir j’ai décidé de rentrer tôt chez-moi, histoire de donner le change à Sienna, aussi et surtout pour faire taire ses soupçons. Ce soir, pas de réunions bidons, pas de dîners improvisés, juste elle et moi pour partager une gentille soirée télé, un moment pour discuter. S’arrêter. Analyser... Se retrouver ? 
C’est pourtant un silence glacial qui m’accueille quand je pousse la porte de notre foyer. Je l’appelle, crie son prénom au travers de la maison. Sienna t’es la ?  Pas de surnoms affectifs, plus de tendres sobriquets. Les démonstrations d’affections ne sont plus vraiment de mise chez les Morelli ! Rien, personne ne me répond... Je n’entends que l’écho de ma propre voix qui résonne à l’intérieur des pièces résolument vides. 
Ma femme a sans doute elle aussi, prit le parti de déserter le plus souvent possible notre domicile plus vraiment conjugale, triste et sans joie. De toute évidence nous ne conjuguons plus nos vies ensemble... Et je me retrouve comme un con, seul au milieu de notre salon. L’amertume m’envahit. D’une part j’en veux à Sienna d’avoir potentiellement gâché mes projets, d’autre part je ne peux que m’en prendre à moi même si ma vie ressemble aujourd’hui à ce qu’elle est... un véritable merdier. 
Les paroles de Megara lors de notre dernière soirée me reviennent subitement en mémoire et me percute de plein fouet... tu vas en chier. T’avais raison ma belle, j’en chie... en même temps ce n’est un secret pour personne, le monde de l’adultère, qu’elle a elle-même exploré, n’est pas peuplé en général d’une quelconque sérénité, bien au contraire. L’adultère est synonyme de tromperies, de duperies et de mensonges en tout genre que j’aurais de loin préféré éviter... Mais je suis pieds et poings liés. Boulversé. Charmé par sa beauté. Enivré par le parfum de sa peau. Envouté par sa douceur, accro à sa candeur. Pia mon amour c’est encore ton nom que je murmure en ce moment. Comme une incantation, un appel... Une supplication.

Je me demande où elle en est Meg, si elle s’entête à ignorer la jolie consultante qu’elle a embauché, si elle projette toujours de se marier... un peu contre son gré. Je n’ai pas de nouvelles d’elle depuis cette fameuse soirée où nous avons réussi à nous confier... sans fards et sans efforts particuliers. C’est évident qu’en exerçant les professions qui sont les nôtres nous masquons en permanence aux autres une bonne partie de nos ressentis. Ensemble nous savons nous libérer des contraintes, faire une pause, stopper le cinéma... et discuter librement sans se cacher. Et puis nous sommes confrontés à la même réalité difficile à accepter. Nous nous couchons chaque nuit auprès de la mauvaise personne, du moins pas celle qu’on espère en secret. Je sors mon téléphone pour la contacter et lui envoyer par texto les initiales qu’elle seule peut décrypter : CC !
Seulement ma missive reste sans réponse, ce qui à plutôt tendance à m’inquiéter. La De Massiri, comme elle aime se nommer, n’a jamais été adepte du mutisme, avec moi en tout cas. Je tente un nouvel essai. Meg, répond moi ! Mais l’objet que je tiens toujours entre les mains, s’obstine à rester désespérément silencieux, et une image d’elle seule comme moi sur son canapé me traverse l’esprit. La patience n’étant pas une de mes qualités j’attrape une bonne bouteille de vin blanc français que la rédactrice de Vogue saura apprécier, grimpe dans ma voiture et me dirige tout droit vers sa propriété. Planté devant sa porte j’y frappe comme un forcené. Meg, ouvre cette porte s’il te plaît !


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Megara de MassiriLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Mar 19 Juin 2018 - 11:32 )
Deux semaines s'étaient passées depuis qu'Isia avait pris ses affaires et avait claqué la porte de l'appartement. Il était arrivé ce qui devait arriver un jour, la séparation était en quelque sorte inévitable mais même si la trentenaire s'y était attendue, la douleur était quand même là. Elle avait eu des moments où elle voulait l'appeler, lui dire de revenir, que sa présence lui provoquait un manque cruel. Oui, elle avait mal mais elle devait passer par là pour tirer un trait et avancer. Megara était dispersée c'est pourquoi elle avait fait un saut en fin de journée, avait emporté son portable de travail pour continuer de travailler à la maison. Elle n'avait pas quitté son appartement, vivant dans un passé qui n'existerait plus à partir du moment où elle reprendrait son quotidien.
C'était ça plus grande peur, voir ce qui se passait à l'extérieur. Remarquer que le monde ne s'était pas arrêté de tourner alors qu'elle avait l'impression que tout son monde s'était écroulé au moment où elle avait mis un terme à leur relation. Elle se leva, se dirigea vers le bar et en tira un verre à Whisky, puis la bouteille dans le tiroir contenant diverses bouteilles entamées. Elle prit une profonde respiration et dévissa tellement lentement le bouchon qu'elle mit un temps avant de comprendre que quelqu'un était derrière la porte.
Megara ignorait complètement quel était l'individu osant venir déranger la Rédactrice à une heure pareille et surtout sans prévenir. Elle pensait à Augustus et soudain, elle s'était dit qu'en le laissant sur le pas de la porte, il allait sûrement se décourager. Elle ne voulait voir personne. Elle porta la bouteille à son verre, ayant au préalable mis trois petits cubes glacés à l'intérieur, quand une voix qu'elle connaissait trop bien, la héla : « Meg, ouvre cette porte s'il te plaît ! »
Un soupire gonfla la poitrine de brunette qui reposa la bouteille sur le bar, rebouchant la bouteille. Elle prit une profonde respiration  alors qu'elle se regardait dans le miroir scellé au mur. Megara ne se sentait pas du tout présentable d'autant plus qu'elle ne savait pas quoi lui inventer comme excuse. Elle chopa son téléphone et grogna. Elle n'avait pas entendu ni vu le message qu'il avait envoyé. C'était sûrement sa non-réponse qui l'avait alerté et porté jusqu'à chez elle.
« J'arrive ! » annonça t-elle sans grande conviction puis redonna un peu de volume à sa coiffure qui aurait un grand besoin d'un bon brushing. Elle retira la chaînette, le verrou de la porte, puis l'ouvrit doucement : « Hey, Luciano. Quelle surprise ! » Il ne fallait pas se méprendre sur l'attitude de Megara, elle adorait cet homme mais elle n'était clairement pas d'humeur à papoter autour d'un cocktail : « Je suis désolée, je n'avais pas mon portable et il était sur silencieux. Je... »
Comme s'il avait comprit qu'elle allait le congédier, il brandit son arme meurtrière qu'était un bon vin blanc qui respirait la France. Son plus grand faible, en réalité. Elle ouvrit la porte un peu plus grand en lui offrant un spectacle qu'il n'avait probablement jamais vu. Megara en bas de pyjama et t-shirt large et un gilet en maille : « Tu es démoniaque ! » l'insulta t-elle alors qu'elle referma la porte derrière lui et se couvrit le ventre par les pans d'un vêtement qui aurait bien besoin de faire un tour en machine : « Alors, Quel bon vent t'amène dans ma demeure ? » Toujours garder bonne figure face aux autres, elle n'avait jamais agi autrement car elle savait qu'il était facile de retourner ses faiblesses contre elle. Luciano était différent mais chasser le naturel et il revenait au galop...
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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Mer 27 Juin 2018 - 21:14 )
La musique, douce et mélancolique, qui s’échappe et se diffuse dans l’habitacle de mon auto ne m’aide en aucun cas à m’extirper de mes pensées. Au contraire... Au volant de mon bolide je m’interroge. Encore. Comme témoigne la jolie voiture que je conduis, l’élégant costume que je porte tout semble indiquer que j’ai plutôt réussi ma vie. Oui j’ai voulu tout ça, cet apparat. J’y ai travaillé. Comme un acharné. Pour quel résultat ? J’y ai sacrifié mon mariage, ma vie de couple et notre bonheur. 
Avant, il y a longtemps, nous étions heureux tous les deux. Amoureux. Quand je l’ai rencontré elle avait tout ce qu’une jeune femme puisse espérer. La fortune et la beauté. Son incroyable beauté... des yeux encore plus bleus que les miens dans lesquels je pouvais aisément me noyer. Un sourire radieux. De longs cheveux soyeux que j’adorais caresser, surtout quand nous nous retrouvions seuls pour nous aimer. Aujourd’hui encore je me demande pourquoi elle a jeté son dévolu sur moi, alors que je n’avais rien à lui offrir, absolument rien à part mon amour. Pourtant elle a été la seule à croire en moi quand je n’avais pas un sou en poche. En l’épousant je me suis promis de lui donner tout ce qu’une femme de son rang, une princesse, méritait. Une belle maison, une penderie digne de ce nom, des voyages à foison. On a tout ça maintenant... mais en cours de route, nous nous sommes perdus, oubliés. 

Pour échapper à mes réflexions qui tournent en rond et n’aboutissent jamais à rien de bon, j’appuie sur la pédale d’accélérateur. Ce serait dommage de tomber sur un carabinieri mais la tentation est trop forte... et je compte bien exploiter la puissance de ma berline et me laisser griser par la sensation de vitesse qu’elle procure. J’arrive rapidement et sans encombre à destination. Il ne me reste plus qu’à découvrir pourquoi Megara se mure dans un tel silence ?
Armé de ma bouteille de vin blanc, je frappe à sa porte bien décidé à obtenir les réponses à mes questions, et ce n’est qu’au moment où je pensais renoncer que j’entends un j’arrive lassé et résigné. « Hey, Luciano. Quelle surprise ! » Elle a la mine défaite, ce qui ne m’empêche pas de gentiment l’houspiller... " Tu plaisantes... je t’ai envoyé plusieurs messages. J’ai même tenté de te joindre pendant que je conduisais. Je sais ce n’est pas très sérieux. Enfin... Si tu veux mon avis ce qui n’est vraiment pas sérieux c’est de laisser ses amis s’inquiéter ! " « Je suis désolée, je n'avais pas mon portable et il était sur silencieux. Je... » Je sens plutôt bien son hésitation à me laisser entrer, alors je lui mets sous le nez la seule chose qui pourrait venir à bout de ses réticences... ou de sa volonté. « Tu es démoniaque ! » " Tu ne crois pas si bien dire, j’y travaille... d’arrache-pied ! " Heureux d’y être arrivé je la suis le long de son couloir en prenant soin de la détailler. « Alors, Quel bon vent t'amène dans ma demeure ? » " Je voulais vérifier un truc urgent avec toi... il parait que la dernière tendance est de se la jouer décontracté ? Seulement j’ai un peu de mal à me débarrasser de mes costumes... Ils sont hors de prix mais... tu crois que je devrais ? " Je ris pour dédramatiser mais traîne dans son appartement un parfum de solitude avec lequel il ne vaut mieux pas flirter. " En fait Sienna n’est pas à la maison et j’en avais marre de traîner seul sur mon canapé. Je me suis donc dis que j’allais un peu t’emmerder ! Apparemment c’est ce que je fais ? " La vérité, rien que la vérité. Pas de langue de bois, de cinéma entre nous ça n’a jamais été le cas et ce n’est pas maintenant que ça va commencer. " Meg... c’est moi, tu peux arrêter de te la raconter. Si tu préfères que je te laisse seule je vais y aller... mais je peux aussi rester, juste un peu et échanger deux trois banalités si tu veux éviter de parler... "


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Megara de MassiriLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Dim 8 Juil 2018 - 22:14 )
A aucun moment, Megara ne s'attendait à avoir de la visite. Ce n'était pas envisageable surtout dans son état d'autant plus qu'elle ne se montrait jamais dehors sans avoir étudié son style de la journée la veille. Depuis deux semaines, elle ne faisait rien du tout, si ce n'était qu'envoyer ses directives par des mails suivant ce qu'on lui renvoyait en retour. Elle ne voulait voir personne, cela se sentait et se voyait comme le nez d'un clown au beau mieux du visage. Isia était partie et, même si c'était ce qu'elle avait décidé, Megara en souffrait énormément. Le retour au silence, à la solitude, elle en avait peur et n'arrivait pas à se consoler. Impossible, d'après elle, Isia avait partagé sa vie pendant une bonne dizaine d'année et cela ne s'effaçait pas d'un revers de la main même si elle n'avait pas été sa seule compagne durant tout ce temps. Elle prit son temps pour aller répondre, peut-être qu'il ou elle n'allait pas insister et lorsqu'elle allait ouvrir, elle découvrirait un couloir vide ?
Quelques minutes passèrent avant qu'elle n'offrait à Luciano – le visiteur surprise – le droit d'entrer chez elle. Il l'avait prit par les sentiments mais en réalité, elle était contente de le voir, juste gênée qu'il la voyait dans un état aussi pitoyable que celui là. Il fallait bien qu'il détende l'atmosphère, Megara savait très bien qu'il ne la jugeait jamais et ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer : « Je voulais vérifier un truc urgent avec toi... » « Oulah ! » avait-elle rétorqué avant qu'il ne continua : « Il paraît que la dernière tendance est de ce la jouer décontracté ? » Megara se retourna qu'à moitié pour le jauger du regard, un demi sourire aux lèvres comprenant ses allusions mais elle préféra le laisser continuer : « Seulement, j'ai un peu de mal à me débarrasser de mes costumes … Ils sont hors de prix mais... tu crois que je devrais ? » Une fois dans le salon s'ouvrant sur un cuisine légèrement plus haute que le salon où elle le mena directement : « Je vois que tu as mangé un clown avant de venir, je vais chercher les verres, installe toi à ton aise ! Tu m'en as apporté un petit peu ?  » Il riait et cela faisait du bien à la brune qui trainait dans un appartement silencieux depuis des jours, ne comptant pas les nuits où elle tournait inlassablement dans ses draps glacés. De là où elle était, elle lui lança : « Alors ? Tu ne me diras rien sur ce que tu es vraiment venue faire ici ? » « En fait, Sienna n'est pas à la maison et j'en avais marre de traîner seul sur mon canapé. Je me suis donc dis que j'allais un peu t'emmerder ! Apparemment c'est ce que je fais ? » Son regard partit directement dans un monde où il n'y avait pas accès, dans un monde vide et dur où elle devait apprendre à vivre dans cette vie là : « Meg... » Elle était revenue, silencieuse, les verres à vin coincés entre ses doigts, pendus vers le bas : « C'est moi, tu peux arrêter de te la raconter. » Elle sourit légèrement en les posant sur la table basse. Elle tira sur un tiroir d'où elle pensait trouver le tire-bouchon mais elle ne trouva rien mais en y cherchant bien, pendant ce temps : « Si tu préfères que je te laisse seule je vais y aller... mais je peux aussi rester, juste un peu et échanger deux trois banalités si tu veux éviter de parler... » Il avait visé juste à ceci près qu'elle ne voulait pas qu'il parte. Du point de vu extérieur, elle semblait revisiter son appartement en cherchant ce fichu tire-bouchon dans les endroits qui lui semblaient le plus logique : « Non, je.. Bordel, il est où ce put... » Elle s'arrêta lorsqu'elle le trouva dans le tiroir de la grande vaisselle. Isia était celle qui s'occupait de tout dans leur appartement... Évidemment, pensa t-elle en revenant vers Luciano. Hésitante, elle revenait s'asseoir près de son ami, le seul : « ça m'fait vraiment plaisir que tu sois là. Vraiment. » assura t-elle se montrant la plus sincère que son visage fatigué le permettait : « Ca n'a rien à voir avec toi, c'est... » Elle souffla. Allait-elle le dire ? Allait-elle signer cette fin redoutable qui lui pendait au nez : « Isia est partie. Elle est venue prendre ses dernières affaires cette après-midi. » Voilà. Bim ! Megara De Massiri allait rompre le silence pour la première fois depuis deux semaines : « J'ai rompu avec Isia ! » Le tire-bouchon trembla sous ses mains et elle ajouta : « Et je ne suis clairement pas chez moi ici. » Tout. Isia s'occupait jusqu'au rangement des draps de la maison. Elle jeta ce dernier sur la table basse ou trônait des fleurs de lis blanches, fanées depuis un bon petit moment. Pourtant, tout était à son nom, jusqu'à sur la boite aux lettres maintenant.



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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Mar 31 Juil 2018 - 1:06 )
Après plusieurs minutes d’attentes devant une porte close, je découvre atterré une Meg que je ne reconnais pas, une Meg que je n’ai jamais vu. C’est elle oui. Mais envolées les tenues étudiées qu’elle porte d’habitude, son sourire pétillant, son regard malicieux. Là où je suis rassuré c’est qu’elle n’a rien perdu de son mordant. Je ne devrais pas être là et elle me le fait remarquer. Mais quelque chose me dit d’insister, de ne pas la laisser. Heureusement elle me laisse pénétrer dans son appartement, un peu plus également dans son intimité. Je la suis patiemment en plaisantant, mais mon cœur se serre un peu plus en découvrant l’intérieur de son appartement. Apparemment la rédactrice campe depuis un moment chez elle en témoigne son portable allumé, ses notes griffonnées, éparpillées. Je relève également les fleurs fanées. L’absence d’Isa. C’est exactement ça. Tout ici démontre un manque, une carence, une page qui se tourne de manière compliquée. 
L’amour à t’il encore fait des siennes ? Ravager, emporter l’amie que je connaissais ? Moi aussi je sais qu’il va m’avaler me manger. Tout cru, comme nous tous j’en ai peur. Maintenant que j’y pense je ne vois personne de mon entourage qui défende avec fierté ses choix en la matière. Lorelei rêve du même homme depuis 15 ans alors qu’elle l’a laissé, Meg va peut-être se marier tout en convoitant une autre et moi... je me retrouve à jouer les jeunes premiers, alors qu’une femme formidable m’attend à la maison. Qu’est ce qui nous prend ? Je crois que finalement c’est Alessandro qui a trouvé la voie du bonheur en changeant de partenaire aussi souvent et rapidement sans jamais vraiment se fixer... Mais je sais qu’au fond de lui il n’est pas plus satisfait que moi de ce qu’il vit.

Évidemment je choisis de rire pour dissiper mon trouble grandissant. Megara et moi partageons une sincère amitié, une histoire commune. Celle d’un amour passionné... mais inapproprié. « Je vois que tu as mangé un clown avant de venir, je vais chercher les verres, installe toi à ton aise ! Tu m'en as apporté un petit peu ? » " La prochaine fois je partagerai, je te le promets. " Comme elle me l’a recommandé j’enlève ma veste et m’installe confortablement sur le canapé, en lui expliquant la vraie raison de ma présence. La solitude. Celle que je partage déjà intrinsèquement avec elle.  De la cuisine je l’entends pester, jurer. « Non, je.. Bordel, il est où ce put... » " Tu as besoin d’aide ? " Doucement je l’enjoins à se confier... ou à me congédier. « ça m'fait vraiment plaisir que tu sois là. Vraiment. » " A moi aussi tu sais. " Assise à mes côtés, je vois un pâle sourire étirer les traits de son visage épuisé. Dans ses mains se trouve le tire-bouchon et la bouteille que j’ai ramené mais le simple fait de l’ouvrir semble une épreuve insurmontable. « Ça n'a rien à voir avec toi, c'est... » " C’est... " « Isia est partie. Elle est venue prendre ses dernières affaires cette après-midi. » Même si je m’en doutais l’annonce de sa rupture me secoue terriblement. « J'ai rompu avec Isia ! » " Je suis vraiment désolé Meg. " « Et je ne suis clairement pas chez moi ici. » " Bien sûr que tu l’es... " Débouchant le vin blanc je finis par lui avouer. " Meg, tu as pris la bonne décision. Je t’admire tu sais. " 


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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Sam 4 Aoû 2018 - 18:34 )
De toute évidence, Megara n'était plus la femme que tout le monde avait eu l'occasion de croiser. Belle, forte, impeccable et bon sous tout rapport. Aujourd'hui, c'était un loque passible de se briser au moindre coup de vent. Elle ne voulait pas rejeter son ami, celui en qui elle avait une confiance aveugle mais elle ne se sentait pas bien du tout. La boule qu'elle avait dans sa gorge était permanente et risquait de sortir ou de tomber. A chacune de ses respiration, le risque était gros et bien là. Cela dit, elle devait bien se l'admettre, l'humour et la présence de Luciano lui procura quelque chose de bon, comme une sorte de trève dans ses réflexion et la rancune qu'elle s'était créée envers elle même. Injustement, elle avait brisé deux personnes : Isia par son égoisme et elle-même, pour sa lâcheter. Elle pleurait maintenant, elle voyait maintenant tout ce qu'Isia faisait pour être parfaite aux yeux de sa brune mais Megara était aveugle, infidèle, abusive. Elle avait encore les reproches et les rappels de son ex en tête, beaucoup trop frais et dont elle prenait tout pour argent comptant. La Rédactrice en Chef n'avait plus de toute sa grandeur maintenant que son château de carte avait volé en éclat et révélé au grand jour à sa rousse. Néanmoins, elle prit partie de jouer sur l'humour avec Luce, il ne méritait pas qu'elle le rejette avec autant de violence que tout inconnu qui tentait une approche furtive. Sourire, en avait-elle encore le droit maintenant qu'elle réalisait tout le monde qu'elle avait causé à une seule personne ? Et les dommages collatéraux, en avait-elle conscience désormais ? Oui – Megara était pleinement dans la vérité et l'état de son appartement parlait de lui-même : C'était la débacle intérieur et extérieur. La brune n'avait plus aucun repère et pour le moment, de perspective d'avenir. Après s'être battue avec l'entière cuisine dont elle ne connaissait pas la moitié de son fonctionnement, elle revenait, chancelante vers son amie. Le whisky y était pour beaucoup mais elle restait quand même solide malgré tout. Une fois qu'il lui avait prit le tire-bouchon qui pesait bien lourd pour son poignet fragile et tremblant, elle avait finit par avoué ce qui se passait. Elle avait rompu et la boule manquait de la faire vomir. Mais elle déglutit aussitôt : « Je suis vraiment désolée Meg. » De toute les personnes sur Terre, Luciano était clairement le seul à comprendre son désarrois et sa chute. C'était surement pour ça qu'elle l'avait laissé entrer dans son enfer. « Et je ne suis clairement pas chez moi, ici.. » « Bien sûr que tu l'es... » Il avait répondu du tac-o-tac mais elle en fit de même : « Non, tu ne comprends pas. Je ne sais rien de cet appart. Je passe des heures à trouver quelque chose. Je pense que... » Il ouvrit la bouteille et le bruit du bouchon réchauffa légèrement le coeur de Meg : « J'ai tout foutu en l'air... » Elle le réalisait même si, à chaque fois qu'elle quittait le lit d'une autre, cet épée d'Amoclès tournoyait autour d'elle. « J'ai tout ce que je mérite... » « Meg, tu as pris la bonne décision. » « Tu crois ? » Et de cela il ajouta : « Je t'admire, tu sais. » Un faible sourire élargit le visage abattue de la brune tandis qu'il servit les verres à vin qu'elle avait sortie. L'alcool, elle savait bien où ça se trouvait, c'était déjà ça. « Je ne sais pas si tu dois m'admirer. Je n'ai rien fait d'admirable en dehors de briser une vie. » Elle haussa des épaules, une main caressa sa nuque en montrant l'état de fatigue évidente de la brune et de sa main droite, elle prit son verre mais n'eut clairement pas le courage de trinquer. Elle attendit. Une fois que Luciano mentionna, elle lâcha un vague : « Santé. » pour slirper ce vin blanc d'une étrange rareté : « Humm... J'aime tellement la France et sa liqueur... » souffla t-elle, après avoir fait roulé le liquide sur sa langue pour ensuite l'avaler. Elle regarda son ami : « Il est magnifique, merci ! » remercia t-elle en attendant le verdict de son ami avec un sourire beaucoup plus concluant : « Alors ? Maintenant que j'ai terminé de me morfondre sur mon sort... » l'incita t-elle à s'ouvrir à son tour, comme ils en avaient eu l'habitude jusqu'à présent. Ce n'était pas une demande de réciprocité, c'était la demande d'une amie envers un ami, qui était de toute évidence dans le besoin. Forcément, sinon il n'aurait pas fait appel à leur code secret qui dénonçait ce besoin d'évacuer.



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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Mer 8 Aoû 2018 - 23:29 )
Mon regard croise celui de mon amie lorsqu’elle sort de la cuisine. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, chancelante, hésitante, pantelante. Pantelante oui, comme une poupée déséquilibrée, désarticulée qui met un pied devant l’autre par obligation et non par envie.
La voir dans cet état de profond désarroi me brise le cœur à bien des égards. D’une part je ressens de la peine pour elle. Je connais Megara. Je sais sa force de caractère, son sang-froid et sa détermination. Meg c’est un électron libre, un trublion. Tantôt facétieuse, tantôt audacieuse elle est toujours la première à nous montrer que la vie n’est qu’une énorme farce, une mascarade et choisit en général d’en rire plutôt que d’en pleurer. 
Et puis d’autres part… d’autres part en elle c’est moi que je vois. Moi quand Pia ou Sienna découvriront que je ne suis en rien l’homme parfait que je prétends être... Et la litanie incessante, insupportable reprend. Regarde toi Luciano tu n’es rien de plus qu’un imposteur, qu’un putain de menteur qui joue un rôle, tour à tour, devant l’une ou devant l’autre. Tu as peur Luce, tu te caches, tu te planques derrière le besoin irrépressible, profond de la découvrir, de ne pas rompre ce lien particulier, profond, intense et intime, qui s’établit entre elle et toi... mais tu découvres effaré, impuissant, que petit à petit aussi lentement que sûrement tu creuses ta propre tombe. Devant toi, le plus souvent logé juste là, au creux de ton cœur ou de tes entrailles, se trouve un trou béant qui grossit à pas de géant. 

C’est dans un souffle qu’elle m’avoue l’impensable. Pour moi ça l’est. Affronter qui on est. 
Je transpose une fois encore sa situation à la mienne, imagine Sienna claquer définitivement la porte de notre appartement pour se réfugier en pleurs chez ses parents. Moi non plus je ne me sentirais plus chez moi sans elle. Elle a toujours tout géré d’une main de maître, notre foyer, son métier, et moi je me suis laissé faire. Dire qu’en plus je lui ai reproché de ne pas me donner d’enfants. « Non, tu ne comprends pas. Je ne sais rien de cet appart. Je passe des heures à trouver quelque chose. Je pense que... » Patiemment je la laisse terminer, hochant la tête pour l’encourager. « J'ai tout foutu en l'air... » Cette fois c’est par une négation que je réponds. Mon visage oscille de droite à gauche et de gauche à droite pour lui signifier ma désapprobation. Non... " Je t’interdit de t’en vouloir Meg. " Il est plus que temps de faire sauter le bouchon de cette bouteille. « J'ai tout ce que je mérite... » " Tu as le mérite d’avoir affronté la situation comme il se doit. “ « Tu crois ? » " J’en suis persuadé. " En lui tendant son verre je lui signifie mon admiration, pleine et entière. Totale et sincère. « Je ne sais pas si tu dois m'admirer. Je n'ai rien fait d'admirable en dehors de briser une vie. » " Tu as eu le courage d’affronter la vérité... je ne peux pas en dire autant... "

Affalés l’un contre l’autre dans ce canapé, comme deux ados désœuvrés nous trempons en silence ou presque nos lèvres dans nos verres. « Humm... J'aime tellement la France et sa liqueur... » " On devrait s’y installer qu’est-ce que t’en penses ? " Pour la première fois de la soirée je vois mon amie sourire et je l’accompagne volontiers. « Il est magnifique, merci ! » " Je t’en prie c’est..." Pourquoi chaque mot, chaque geste finit toujours par me plonger vers le tréfonds de nos pensées ? " C’est le père de Sienna qui me l’a conseillé. " La directrice de Vogue lit en moi comme dans un livre ouvert, je n’ai rien de plus à ajouter. « Alors ? Maintenant que j'ai terminé de me morfondre sur mon sort... » " Tu veux parler du mien. " Un rire amer m’échappe alors involontairement. " Je sais plus Meg, je suis perdu... Sienna est... et Pia je... " Glissant une main dans mes cheveux je reprends. " En gros ma belle, Sienna se fustige, Pia s’interroge et moi je culpabilise... Enfin c’est ce que j’aime raconter. À moi en particulier. La vérité c’est que ne je suis qu’un sale égoïste incapable de tirer un trait, ni sur l’une, ni sur l’autre... Et quand bien même si j’y parvenais aucune des deux ne voudraient me pardonner. "



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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Sam 25 Aoû 2018 - 18:02 )
Il n'était plus aussi certain pour Megara d'avoir fait les bons choix toute sa vie. Au fond, elle s'était cachée derrière une peur irrationnelle, elle avait peur de tout perdre et c'était presque ça au final. Son cœur lui faisait mal, pas parce qu'elle avait le cœur brisé mais parce qu'il était lourd d'une vie pleine de mensonge, de tromperie et de non-dit. Elle avait réussi à se trouver bons nombres d'excuse qui ne payait pas trop cher la plupart du temps, parfois, elle n'en avait tout simplement pas besoin. Megara était beaucoup trop maniaque dans sa vie personnelle comme professionnelle laissait la moindre trace suspect. Celle de la voisine un peu trop curieuse par les relations entre femmes avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. La trentenaire avait affronté la vérité, elle avait tout dit à Isia sans le moindre oubli. Elle prit une profonde respiration en entendant les mots de son ami. Il était totalement attentif, comme à chaque fois qu'ils se voyaient. Luciano était quelqu'un de bien à qui la vie ne lui avait pas forcément donné les bonnes cartes à jouer. Peut-être bien qu'il avait toujours peur des imprévus, qu'il gardait involontairement un joker dans sa manche. Megara ne pouvait pas le blâmer, des jokers, elle en avait collectionné durant toute sa vie. Elle s'en cachait bien mais il fallait bien qu'elle se l'avouait, elle avait été une garce, la méchante dans l'histoire. Un jour, elle allait le payer mais à quel prix.
Pour le moment, elle pouvait encore s'accrocher à quelque chose ou plutôt, à quelqu'un : « Je t'interdit de t'en vouloir Meg. » Elle avait haussé les épaules en se larmoyant. Contrairement à ce qu'elle pouvait laisser paraître, elle n'était abattue pour elle-même mais plutôt pour la femme à qui elle avait causé autant de souffrance. « Tu as le mérite d'avoir affronté la situation comme il se doit. » Le regard plus sombre que jamais, Megara releva cette idée, la gorge sérrée. Peut-être qu'il avait raison, mieux vaut tard que jamais, au moins, Isia allait pouvoir refaire sa vie de son côté, elle allait pouvoir avoir ce qu'elle désirait tant : une famille, un mariage solide et probablement des enfants en pagaille... « J'en suis persuadé. » Elle prit le verre que Luciano lui tendit, regarda le liquide blanc délicieux, à la liqueur ajustée, claire, presque collante au verre, tellement français, tellement délicieux. Aujourd'hui, elle n'allait pas penser au futur, c'était beaucoup trop tôt, pour le moment, elle pensait aux larmes d'Isia, silencieuses, déchirantes. Durant ce laps de temps, Meg avait tenu, elle n'avait pas pleuré, elle n'en avait pas le droit, surtout devant son ex-fiancée. C'était une fois la porte fermée qu'elle s'était effondrée et avait laissé le temps envahir son appartement et ses pensées morbides.

Bien calé dans un canapé qu'elle avait à peine connu jusqu'à ces deux dernières semaines de procrastination, elle se cala contre son ami et ils trempèrent leur lèvre sans ajouter quoique ce soit. Que pouvait-elle dire exactement ? Rien. Il avait raison d'un côté et puis, qui allait dire que la vérité était toujours bonne à prendre ? Personne, ou en tout cas pas sur le moment. La douleur était trop profonde, c'était l'après qui comptait...

Megara dégusta ce vin d'une beauté incontournable. Elle n'était pas connaisseuse, elle n'en avait pas fait une passion, elle aimait juste connaître ce qu'elle aimait. Il fallait dire que c'était le premier alcool que ses parents lui avaient autorisé à ses quinze ans. Elle commenta, c'était une évidence, elle ne pouvait pas boire le verre d'un trait sans laisser la liqueur envelopper sa langue, émoustiller ses papilles et brûler légèrement le fond de sa gorge : « On devrait y aller, qu'est-ce que t'en pense ? » Elle souriait, l'étirement de ses zygomatiques lui réchauffa les joues, c'était une sensation tellement agréable qu'elle mit quelques secondes de plus avant de répondre : « Chiche ! » lâcha t-elle avant d'ajouter que ce vin était franchement divin, de le remercier aussi. Elle ne le fit pas uniquement pas pour le vin mais aussi pour être à ses côtés. « Je t'en prie c'est... » L'hésitation dans sa voix fit que Megara tourna la tête vers l'homme. Ils étaient coude à coude, le geste était presque imperceptible : « C'est le père de Sienna qui me l'a conseillé. » L'enchaînement était presque parfait mais pour le coup, il fallait quand même qu'elle lui pose la question. C'était comme ça entre eux, c'était à tour de rôle. Elle mit une petite pression sur son épaule pour l'inciter à s'y mettre. Elle en avait marre de se plaindre, certainement qu'il s'en était rendu compte puisqu'il enchaîna : « Tu veux parler du mien. » Le rire de Luciano ne surprit pas Meg, elle le regarda seulement se mettre en scelle et trempa à nouveau ses lèvres nues dans le vin pour ensuite le caler sur son ventre : « Je sais plus Meg, je suis perdu.... » Elle baissa les yeux en acquiesçant. Elle avait un train d'avance sur lui, peut-être même deux mais cela ne méritait pas la médaille. Sa situation était beaucoup plus compliquée puisque lui, il aimait les deux femmes. Comment expliquer cela à ces dernières...? « Sienna est... et Pia je.... » Elle porta son regard vers lui, elle l'incita à continuer. Il fallait parfois vider son sac : « En gros ma belle » Ce surnom surprit la Rédactrice mais elle n'en donna pas l'impression pour ne pas le couper dans son élan : « Sienna se fustige, Pia s'interroge et moi, je culpabilise... » Un parfait trio auquel cas Megara donnait peu de chance pour survivre. Accompagné de l'air accablé de son ami, elle pouvait voir à quel point il le savait lui-même. Elle n'avait même pas besoin de lui demander au final. « Enfin c'est ce que je j'aime raconter. » Ah!Une nouveauté!? Elle prit une plus grande gorgée de ce vin : « A moi en particulier. La vérité c'est que je ne suis qu'un sale égoïste incapable de tirer un trait, ni sur l'une, ni sur l'autre... Et quand bien même si j'y parvenais aucune des deux ne voudraient me pardonner. » Le glas sonnait durement sur la fin de cette phrase et Megara imaginait parfaitement bien la loque que son ami deviendrait en perdant les deux femmes de sa vie. C'était certain, ce n'était pas vivable et cette situation allait lui peter à la gueule, un jour ou l'autre néanmoins, la brune ne pouvait pas lui jeter la première pierre. Non pas parce qu'elle était son amie ou parce qu'elle avait commis plus d'une fois ce crime de tromper Isia mais parce qu'elle savait parfaitement ce que ça faisait d'être déchirée entre le passé et le présent. « Je ne dirais pas que tu es égoïste. » Elle marqua une pause : « J'ai été égoïste. Je n'aimais plus Isia. Je n'aimais qu'un.. "souvenir"... Je n'en pouvais plus de ses demandes, de ses caprices et pourtant, je restais avec elle. Ça c'est de l'égoïsme puisque j'allais voir ailleurs... Toi, tu les aimes toutes les deux. » cala t-elle. Elle avait fait un petit aparté sur elle pour comparer même si elle n'aimait pas trop faire ça. « Bref, ce que je veux dire, Lucian, c'est que tu... » Elle réfléchissait gravement aux mots qu'elle allait aborder avec son ami : « Je pense que tu t'accroches au passé. Tu te culpabilise parce que Sienna a fait énormément pour toi. Elle t'a poussé jusqu'au sommet pour que tu réussisses. Pia, c'est l'inverse. Elle connait l'homme que tu es devenu. » Elle se redressa commençant à sentir une raideur dans sa nuque : « Je te connais depuis assez longtemps pour dire que c'est un coup du sort. » Elle souria quand même en demandant : « Regarde. Il est tôt. Le plus tôt qu'on a fait ensemble, c'était quoi.. 23h.. ? Tu es rentré plus tôt, tu voulais retrouver ta femme mais, elle n'était pas là... Tu voulais tomber sur elle pour tenter de discuter ? De renouer ? » Le regard surprit de son ami la fit sourire. Tout comme elle, il savait qu'elle ne le jugeait pas, elle voulait seulement lui faire comprendre qu'il n'avait rien d'un connard. Elle arqua un sourcil pour lui montrer qu'elle n'était pas dupe : « Un homme ou une femme égoïste ne culpabilise pas, ne se morfond pas. Il vit sa vie et crois moi, je l'ai fait pendant dix ans … Je sais de quoi je parle. » Tout d'un coup, elle avait besoin d'un rapprochement, quelque chose. Alors elle tira sur sa main libre pour étirer le bras de son ami puis elle se nicha tout contre lui : « Je ne dis pas que ça t'excuse. J'ai été trompé aussi. Je sais que ça fait... Mais le temps fait toujours bien les choses. Attends toi à tendre les joues pour morfler après... Enfin.. après avoir fait ton choix.. » Elle repensa à celle qu'Isia lui avait donné à la fin de son récit de 10 ans de vie. Elle ria amèrement à son tour. Sentir la respiration de Luciano dans ses cheveux et voir le mouvement de son abdomen lui faisaient du bien : « T'es un homme bien... mais tu restes humain... et l'humain est une espèce compliquée, très compliquée. » Elle laissa quelques minutes de silence, elle avait bien parlé : « As-tu déjà essayé de peser le pour et le contre ? Ce que tu as avec l'une et ce que tu as avec l'autre ? Je sais que c'est horrible dit comme ça mais le plus important, aujourd'hui, pour toi c'est de faire un choix, non ? »  



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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Dim 7 Oct 2018 - 22:01 )
De nos deux soirées bancales, qui s’annonçaient triste et sans chaleur Meg et moi avons trouvé le moyen le plus sûr pour changer un peu la donne et la transformer en une soirée plus que convenable... Deux âmes moroses et solitaires, embourbées jusqu’au cou dans leurs problèmes réunies pour prendre le temps de faire un arrêt sur image, de rêver à un ailleurs où tout serait meilleur... ou du moins plus facile. Confortablement installés l’un contre l’autre dans le canapé nous avalons ensemble une première gorgée du liquide doré en pensant à sa provenance, à ce qui pourrait ressembler à des vacances, une trêve loin de nos emmerdes. 
La France m’a toujours attiré et faire la route des vins avec la connaisseuse qui se trouve à mes côtés me parait soudainement une excellente idée. À moins que la célèbre rédactrice en chef de Vogue n’opte pour Paris et à nous la tournée des bars, les caves enfumées. N’importe quoi pourvu que nous retrouvions un peu de paix et de sérénité, à l’image de ce pâle sourire qui s’inscrit en même temps sur nos deux visages pendant que je soumets à mon amie cette pensée. Presque du tac au tac elle me répond un chiche plus joyeux que tout ce qu’elle a jusqu’alors prononcé et que je répète volontiers. " Chiche... "

Mais la récréation est de courte durée. Adieu Paris, route des vins et vacances insouciantes. Retour à la réalité, cette réalité à laquelle nous ne pouvons pas échapper. Pendant que la liqueur coule lentement dans le fond ma gorge je me rappelle de ce dîner dominical, tous assis autour d’une table placée à l’ombre d’un arbre dans la propriété des parents de Sienna. C’est au cours de ce repas que son père a évoqué ce vin pour le moins divin. Perdu dans mes souvenirs, je sens néanmoins la main de Megara se poser légèrement sur mon épaule pour m’encourager. Je m’engouffre dans la brèche, ne me fais pas prier et avoue sans rien occulter. Ni les mensonges que j’ai inventés, ni le fait que je me répugne un peu plus chaque jour... Mais que pourtant je continue, je m’obstine, je m’échine à suivre la mauvaise route sur laquelle j’ai un jour, ou plutôt une nuit violemment bifurquée. « Je ne dirais pas que tu es égoïste. » " Ah non... Comment appelles-tu ça alors ? "

Est-ce que Meg trouve une échappatoire à ses propres soucis en parlant des miens, je n’en sais rien... Quoiqu’il en soit elle opère une espèce de rapprochement entre nos deux histoires, construit un parallèle qui tenterait de me disculper. « J'ai été égoïste. Je n'aimais plus Isia. Je n'aimais qu'un.. "souvenir"... Je n'en pouvais plus de ses demandes, de ses caprices et pourtant, je restais avec elle. Ça c'est de l'égoïsme puisque j'allais voir ailleurs... Toi, tu les aimes toutes les deux. » Lui jetant un regard attendri, je suis pourtant tout à fait conscient du mal qui me ronge et qui va finir par se propager. Il ressemble à une traînée de poudre prête à s’enflammer. " Si je les aimais vraiment alors je ne leur infligerais pas de vivre cette relation fantasmé, idyllique, qui ne repose que sur des mensonges. On ne trompe pas ceux qu’on aime, on les respecte... " « Bref, ce que je veux dire, Lucian, c'est que tu... » " Que je quoi ?! " Sans m’en rendre compte, j’ai haussé le ton de ma voix... Que les choses soient bien clair c’est contre moi que je m’emporte, d’autant plus que la sollicitude de celle qui recueille mes plaintes me touche au plus profond. Les gestes ont parfois plus de valeur que les mots et j’attrape sa main que je serre dans la mienne avant de me cacher derrière mon verre et d’avaler un peu de bonheur. « Je pense que tu t'accroches au passé. Tu te culpabilise parce que Sienna a fait énormément pour toi. Elle t'a poussé jusqu'au sommet pour que tu réussisses. Pia, c'est l'inverse. Elle connait l'homme que tu es devenu. » " L’homme que je suis devenu, laisse-moi rire... C’est un vrai connard ce mec ! "

Lassé de tourner et de retourner la situation dans tous les sens pour en arriver toujours au même constat je retombe lourdement dans le moelleux du fauteuil, entrainant avec moi Megara. « Je te connais depuis assez longtemps pour dire que c'est un coup du sort. » " La destinée, mais quelle merde ! " Un autre rire amer s’échappa, résonna au milieu de cette ambiance lourde et pesante. « Regarde. Il est tôt. Le plus tôt qu'on a fait ensemble, c'était quoi.. 23h.. ? Tu es rentré plus tôt, tu voulais retrouver ta femme mais, elle n'était pas là... Tu voulais tomber sur elle pour tenter de discuter ? De renouer ? » Je croise les prunelles remplis de malice de mon amie... comme toujours elle a parfaitement compris. " Je voulais être ce que je suis, un mari... Le pire je crois c’est qu’au fond j’ai été soulagé de ne pas la trouver. Je n’arrive plus à la regarder elle et son visage triste, à l’écouter et encore moins à la toucher... Mon dieu mais qu’est-ce que j’ai fait ? " Et merde... devant celle qui avait apparemment plus besoin d’aide que moi je suis à deux doigts de m’effondrer. « Un homme ou une femme égoïste ne culpabilise pas, ne se morfond pas. Il vit sa vie et crois moi, je l'ai fait pendant dix ans … Je sais de quoi je parle. » " Le résultat est le même tu ne crois pas ?

À ma plus grande surprise Meg tire sur ma main et mon bras pour se nicher contre moi. Sa tête contre mon épaule me fait un bien fou. « Je ne dis pas que ça t'excuse. J'ai été trompé aussi. Je sais que ça fait... Mais le temps fait toujours bien les choses. Attends toi à tendre les joues pour morfler après... Enfin.. après avoir fait ton choix.. » " Je ne sais pas... J’ai plutôt l’impression que ce choix s’imposera de lui-même, qu’un jour ou l’autre la vérité éclatera ou plutôt qu’elle me, qu’elle nous pétera à la gueule... à tous les trois... “ « T'es un homme bien... mais tu restes humain... et l'humain est une espèce compliquée, très compliquée. » " Très... trop... " Répondis je en soupirant. « As-tu déjà essayé de peser le pour et le contre ? Ce que tu as avec l'une et ce que tu as avec l'autre ? Je sais que c'est horrible dit comme ça mais le plus important, aujourd'hui, pour toi c'est de faire un choix, non ? » " Je l’ai fait un nombre incalculable de fois. Avec Sienna j’ai une vie rassurante, sécurisante, mais j’ai l’impression que l’on est au bout de ce que nous avions à vivre elle et moi. Plus de surprises et plus de joies. Avec elle... " Même prononcer son prénom est une souffrance sans nom. " Avec elle ce sont les montagnes russes à chaque fois. L’attente de la voir, de la serrer contre moi et ce putain de désir qui m’envahit, qui ne me quitte pas... " L’amour est une malédiction, une ombre qui vous assaille et vous harcèle à longueur de temps. " Je n’arrive pas à lutter contre ça, et si ce n’est pas de l’égoïsme alors c’est de la lâcheté... Mais toi dis-moi, qu’est-ce qui t’as poussé à avouer à Isia ? "



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Sujet: Re: Megara - Find a little help from my friends ( le Mer 7 Nov 2018 - 17:21 )
Est-ce que Megara trouvait un refuge réconfortant en se plongeant dans les problèmes de son meilleur ami ? Non, elle s’accordait volontiers une petite pause afin de ne plus penser, de plus essayer de trouver une solution qui ne viendrait pas. Et puis, Luciano était venu pour elle mais aussi pour vider son sac. C’était comme ça entre les deux, ils étaient le vide sac de l’un et de l’autre. Parfois, ils finissaient légèrement bourrés, à insulter à tord et à travers ce qui n’allait pas dans leur vie et d’autre fois, ils parlaient plus sérieusement, à coeur ouvert. Quand il insinua qu’il était un pur égoïste, elle l’avait contredit, il n’était pas question qu’il se mette ça en tête. Luciano avait commis des erreurs en craquant pour cette autre femme mais cela ne le catégorisait pas pour autant là-dessus. “Je dis seulement que nous sommes que des êtres humains et que nous ne sommes pas des étagères. Rien ne peut être rangé et classé comme dans une bibliothèque.” lâcha t-elle en y trouvant également quelque chose réconfort dans ses propres paroles. Quoiqu’il en soit, elle avait laissé les choses traîner beaucoup trop longtemps pour que cela passe inaperçu, ce qui faisait d’elle quelqu’un de parfaitement égoïste et cruelle. Non seulement pour les femmes qu’elle avait laissé venir dans son lit mais également pour celle avec qui elle vivait officiellement. Cela n’avait pas durait dix ans mais au fond, elle n’avait jamais vraiment vraiment aimé Isia au point de tenir à elle ou d’avoir peur de la perdre. Luciano, c’était différent, il avait peur de faire du mal à l’une comme l’autre, il craignait de briser les deux coeurs qu’il avait aimé et qu’il aimait aujourd’hui. Megara n’avait jamais rien ressenti pour elles jusqu’à ce qu’Angelina débarque dans sa vie et que cela change tout.

Plus elle parlait et plus, il se bornait à se rendre coupable. Comment l’en empêchait ? Elle savait ce que c’était de tromper et d’être trompée. Sans aucune prise de risque, elle pouvait imaginer ce que les deux camps pouvaient ressentir. "Si je les aimais vraiment alors je ne leur infligerais pas de vivre cette relation fantasmé, idyllique, qui ne repose que sur des mensonges. On ne trompe pas ceux qu’on aime, on les respecte…” Impossible d’en placer une avant d’être accablé mais Megara tenait bon : “Que tu n’obtiendras aucune réponse à fantasmer sur des hypothèses. Ta femme doit forcément se douter de quelque chose..” répondit-elle sans le suivre dans le ton qu’il employait. A quoi cela aurait-il servi ? Sa colère n’était pas dirigé contre elle mais contre lui, elle le savait. Et puis elle lui avoua ce qu’elle pensait. Ce n’était pas une habitude, c’était nouveau alors elle s’élança ce à quoi elle avait comme réponse : “L’homme que je suis devenu, laisse-moi rire… C’est un vrai connard ce mec.” Elle ne pouvait pas s’empêcher que de rire : “On peut ouvrir un club si tu veux, je suis sûr qu’on aura très vite des supporter à ce niveau-là.” Elle continua de prendre quelques lampées du vin que son ami lui avait apporté. C’était tout aussi réconfortant et rire l’était d’autant plus.

La destinée, mais quelle merde !” “Qui a dit la vie était facile ?” rétoqua la brune en se blottissant contre son ami. La chaleur humaine avait toujours eu quelque chose de particulier chez elle. D’apparence stricte et froide, elle était au fond une femme qui cherchait une complicité et une sécurité. Chose qu’elle n’avait jamais les deux à la fois. Ce qui était ironique, c’était de l’avoir trouvé auprès de deux hommes et pour autant, rien n’y faisait, elle n’aimait que les femmes. Aujourd’hui, une en particulier. La conclusion allait vite apparaître pour les deux trentenaire qui étaient entrain de se morfondre. Encore fallait-il avoir les yeux grand ouvert pour cela : “Tu es rentré plus tôt, tu voulais retrouver ta femme mais, elle n'était pas là... Tu voulais tomber sur elle pour tenter de discuter ? De renouer ?” “Je voulais être ce que je suis, un mari... Le pire je crois c’est qu’au fond j’ai été soulagé de ne pas la trouver. Je n’arrive plus à la regarder elle et son visage triste, à l’écouter et encore moins à la toucher... Mon dieu mais qu’est-ce que j’ai fait ?” Elle tourna la tête vers son ami et le regarda avec une moue, les lèvres pincées, elle n’était pas celle qui allait lui donner la réponse. Force est de constater qu’elle était surement la pire des personnes à pouvoir donner des conseils de couple : “Un homme ou une femme égoïste ne culpabilise pas, ne se morfond pas. Il vit sa vie et crois moi, je l'ai fait pendant dix ans … Je sais de quoi je parle.” “Le résultat est le même tu ne crois pas ?” Elle soupira : “Non, je trouve qu'il y a toujours un détail qui fera toute la différence. ” C’était dur pour sa femme parce qu’elle aimait beaucoup la femme de Luciano mais son avis n’importait pas rien dans les problèmes qu’ils avaient actuellement. “J’ai l’impression de me voir à travers toi. Je me plaignais parce qu’il n’y avait plus rien entre Isia et moi mais je me forçais à rester avec elle pour les formes et les usages. Regarde où j’en suis ?Clairement.

Après avoir prit l’initiative de se caler dans les bras de Luciano, elle soupira d’aise. Qu’estce que cela faisait du bien d’être aussi apaisée. “Je ne sais pas... J’ai plutôt l’impression que ce choix s’imposera de lui-même, qu’un jour ou l’autre la vérité éclatera ou plutôt qu’elle me, qu’elle nous pétera à la gueule... à tous les trois…” Elle pointa ses deux index vers son visage : “Tu veux un exemple plus vivant que celui de cette nana là ou pas ?” déclara t-elle avec une pointe d’ironie dans la voix, pontué d’une pointe de tristesse non dissimulée. Cela ne servait à rien de cacher quoique ce soit à Luciano. Qui mieux que cet énergumène pouvait la comprendre ? “T’es un homme bien… mais tu restes humain… et l’humain est une espèce compliquée, très compliquée.” Il valida ses propos et il n’y avait rien d’autre à ajouter, sauf une chose. Elle lui proposa de faire la balance entre les deux femmes. Même après ce qui avait été jusqu’à présent, Luciano avait probablement besoin d’y voir plus claire, quitte à le mettre sur papier. “Je l’ai fait un nombre incalculable de fois. Avec Sienna j’ai une vie rassurante, sécurisante, mais j’ai l’impression que l’on est au bout de ce que nous avions à vivre elle et moi. Plus de surprises et plus de joies. Avec elle…” Pause, elle resta silencieuse et prétexta une autre petite lampée pour le laisser dans ses pensées : “Avec elle ce sont les montagnes russes à chaque fois. L’attente de la voir, de la serrer contre moi et ce putain de désir qui m’envahit, qui ne me quitte pas…” Inconsciemment, elle acquiesça. Même si elle n’avait échangé qu’un baiser clandestin avec Angelina, elle savait de quoi il parlait. Le désir devenait obsessionnelle, maladif, il tordait les entrailles et attendait que Megara craque. Eteinte pour le moment, elle trouvait un répit forcé mais combien de temps cela allait durer ? “Je n’arrive pas à lutter contre ça.” Elle souria tristement en guise de réponse : “...et si ce n’est pas de l'égoïsme alors c’est de la lâcheté…” Encore une fois, elle ne pouvait pas objecté, elle avait été lâche toute sa vie sous couvert d’être aussi autoritaire et tyrannique au boulot, sa vie privée était un véritable bordel. “Mais toi dis-moi, qu’est-ce qui t’as poussé à avouer à Isia ?” Pause, blanc dans cette pièce pesante. Elle inspira : “Oh !?” Elle avala le reste du vin, impossible de faire trainer plus longtemps le fond du verre : “J’ai voulu faire comme toi. Attendre que les choses se fassent tout seul. J’ai trop tiré sur la corde et elle a finit par se briser.” répondit-elle en imageant la réalité. Elle était beaucoup plus plaisante dite comme ça : “Y’a deux semaines, une nouvelle dispute s’est provoquée lorsque je lui ai demandé de ne pas se précipiter sur le mariage. Je prétextais trop de boulot, trop de rendez-vous, trop de tout.” Elle ria amèrement : “Elle devait partir en voyage d’affaire pendant une semaine, le soir-même. Elle a déchiré les invitations et est partie en trombe. Suite à ça, j’ai tout laissé sur la table et… j’ai appelé une “amie”.” Un léger mouvement de tête fit comprendre à Luciano ce qui s’était passé ensuite. Elle était venue et elles n’avaient pas discuté longtemps : “Quand Isia est entrée par surprise. D’après elle, elle voulait s’excuser mais elle nous a vu. Dans la cuisine. La suite tu la connais ou tu peux imaginer, je pense.” Elle raconta qu’ensuite l’amie en question avait été jeter dehors par la rousse et qu’une autre dispute beaucoup plus violente avait éclaté : “Je voyais bien qu’elle essayait de me haïr mais plus elle parlait et plus j’avais comprit qu’elle savait depuis le début que je la trompais alors je lui ai dit que je voulais rompre les fiançailles.” Megara se redressa et se servit un autre verre de vin, levant la bouteille vers le brun, elle finit par en verser dans le verre de ce dernier avant de se blottir à nouveau : “Comme tu peux le voir, les choses m’ont pété à la gueule.” Megara se tourna vers Luciano : “Ecoute, je comprends que ça te fait flipper mais attendre n’est pas la solution. Je me vois à travers toi, avec mille wagons de retard c’est sûr mais ce que je veux dire c’est… que ta femme doit se douter qu’il y a quelque chose. Ne soit pas aussi lâche que moi et fonce. Reprend ta vie avant qu’il ne soit trop tard. Crois-moi, y’a rien de bon à attendre.” conclua t-elle, en venant poser sa tête dans son cou. De sa main libre, elle s’accrocha à sa chemise comme à une bouée. Revivre ce qu’elle avait fait subir à Isia lui avait foutu un coups, personne ne méritait d’être traitée de la sorte. "Tout ce que je sais, c'est qu'il n'y a que toi qui peut déterminer l'homme que tu veux devenir dans le futur. Les cartes sont entre tes mains, j'ai envie de dire.."



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