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- et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Sam 16 Juin 2018 - 20:41 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


Ce soir, Tullia avait pensé à tout. Elle avait absolument tout prévu. Ce n’était pas dans ses habitudes de planifier quoique ce soit, même une simple soirée avec sa petite-amie, mais elle avait pris conscience cette nuit-là que quelque chose n’allait pas. Que si elle ne voulait pas perdre Clémence, il lui fallait agir au plus vite. Je crois que je veux arrêter. Les mots tournaient encore dans sa tête, le soir, tandis qu’elle s’allongeait dans leur lit. Elle pouvait encore entendre Clémence les murmurer, comme un aveu. Comme un cri. Tullia avait ressenti toute la peine du monde dans ces quelques mots. Je crois que je veux arrêter. La brunette ne voulait pas arrêter. La brunette ne voulait pas voir Clémence partir. La brunette ne voulait pas qu’elle souffre à cause d’elle. Et, pourtant, combien de fois Clémence avait-elle caché sa peine derrière un de ses sourires ? Combien de fois Clémence avait-elle prétendu aller bien alors qu’elle n’en pensait pas un traître mot ? Je crois que je veux arrêter. Sauf que Tullia n’avait rien vu. Sauf que Tullia avait fait semblant de ne rien voir. Et Tullia, désormais, avait peur. Elle ne s’était jamais autorisée à avoir peur de la sorte, avant. Avant Clémence. Et cette seule pensée était elle-même effrayante. C’était effrayant pour la jeune femme de se dire qu’elle n’avait jamais eu aussi peur auparavant. Alors Tullia avait pensé à tout. Elle avait absolument tout prévu.

Elle avait prévu de faire à manger, elle avait prévu de faire de Clémence sa priorité. Elle avait prévu de passer à soirée à rendre le sourire à celle qu’elle aimait. Parce que, même si Tullia avait une bien drôle façon de le montrer, elle aimait Clémence. Profondément. Elle aimait Clémence à un point qu’elle ne se serait jamais cru capable d’aimer. Et pourtant, c’était comme si un petit bout de son cœur appartenait désormais à sa Française préférée. Mais Tullia gâchait tout. Elle gâchait tout parce que leur relation était devenue trop sérieuse, parce qu’il y avait cette lueur dans les yeux de sa petite-amie chaque fois que son regard se posait sur des enfants. Sur une famille. Et Tullia savait pertinemment ce que cela signifiait. Elle n’osait pas le penser ; elle n’osait pas le dire. Elle osait à peine imaginer sa réaction si Clémence venait à aborder le sujet. Il y avait comme une main glacée qui lui emprisonnait la cage thoracique chaque fois qu’elle y pensait. « Clémence ? Je suis rentrée, elle lança joyeusement, sans doute trop fort, alors qu’elle poussait la porte de leur petit appartement, les bras chargés de sacs de courses en papier. J’espère que tu n’as rien prévu ce soir, je vais nous préparer un petit dîner ! » Même si Tullia n’était pas un vrai chef. Même si Tullia avait plus de fois risqué de brûler la cuisine que de réellement faire à manger. « J’ai même loué un film ! » Mais Tullia voulait faire un effort ce soir. Elle devait faire un effort. Parce que c’était Clémence. Sa Clémence. Et la jeune femme n’était pas prête à la perdre ou à la voir disparaître de sa vie.


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Clémence RimbaudLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Dim 17 Juin 2018 - 22:14 )
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Clemia ?
Kermesse, un mot que Clem n’aurait jamais cru entendant dans son métier. Kroumir, une prof complètement folle venant de là-bas, voulait reconnecter ses élèves à la nature. Son idée ? Prendre les élèves, les mettre en plein milieu des bois puis orchestrer des petites fêtes pour eux pour que les géniteurs puissent filmer le petit en connections, en compagnie des hiboux, des cerfs, des écureuils et les différents êtres des bois. Un exercice dépourvu d’intérêt pour elle. Pourquoi mettre des élèves en difficultés, Donner un numéro pittoresque ?

Autant dire qu’elle détestait l’idée et qu’elle ne rentra pas chez elle avec le sourire. Elle travailla sur le projet dès son retour à la maison connaissant les bois mieux que personne, elle essaya de trouver des endroits sécurisés pour les enfants.

Ketchup et pâtes allaient être son repas du soir. Kouglof et autres gourmandises ne lui faisant pas envie. La sensation d’avoir faim avait disparu depuis longtemps, depuis que son couple prenait l’eau. Former un couple, mettre en œuvre des projets communs, elle n’en était plus capable et cela lui coupait littéralement l’appétit, rien ne l’appâtait.

Hier Tullia l’avait encore rejointe à une heure tardive et Clémence lui avait dit qu’elle voulait en finir avec cette histoire. Elle était harassé, pressurer par la situation qui l’anéantissait, les problèmes la vieillissaient ce qui ne la rendait pas attrayante pour sa copine et heureusement que son vibromasseur était là. Elle était devenue hâve, pâle  et elle devait parler de cette situation avec sa compagne parce qu’elle restait une femme avec des besoins. Mais elle avait peur, mettre fin à son histoire signifiait la fin de tout.

Elle ne savait pas comment elle allait réagir une fois leur histoire finit. Elle allait sûrement partir visiter la thébaïde après elle allait éviter le bateau pour se rendre en haute Egypte, elle ne voulait pas souffrir de naupathie. Elle arrêta de songer à toutes ses conneries en entendant la porte d’entrée s’ouvrir et Tullia l’appeler.

Elle pensait peut-être à toutes ces choses bizarres parce qu’elle avait trépassé après avoir dit cette phrase à voix haute, ses tracasseries avaient peut-être causé un arrêt cardiaque ou elle rêvait. Elle toussa un instant en voyant toutes les provisions dans les bras de sa compagne, elle s’empressa de l’aider la regardant étrangement, il y avait même une session film de prévue. Tu as besoin d’aide pour cuisiner ? Et non, je n’avais rien prévu de particulier. Tu as pris quoi comme film ? Elle se demandait vraiment ce qui se passait, sa copine avait prévu une soirée en amoureuse.


Elle prit les courses qu’elle mit sur le buffet un peu déconnecté. Une soirée entre femmes, un bon dîner puis un bon film. Une bonne soirée en perspective, enfin cette soirée, une exception. Je peux te prêter mes services si tu le veux, tu comptes cuisiner quoi comme ingrédient ou tu utilises des trucs tout prêts ? Non parce que tu ne sais pas cuisiner, donc si tu veux, je peux te donner mon corps avec plaisir. Enfin mes bras et mes mains, tu n’as pas besoin du reste. Ce qui était douloureusement vrai vu que la jeune femme rentrait tard tous les soirs et avait l’air d’avoir d’autres envies le soir que celle de toucher sa compagne. 


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Dernière édition par Clémence Rimbaud le Dim 24 Juin 2018 - 21:22, édité 1 fois
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Jeu 21 Juin 2018 - 11:55 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


C’était maladroit. C’était sûrement une très mauvaise idée, parce que Tullia devenant très dangereuse dans une cuisine sauf que la brunette voulait faire un effort un peu spécial ce soir. C’est ce qui compte, non ? se demanda-t-elle nerveusement alors qu’elle commençait à déballer les quelques sacs de courses sous le regard agrandi de stupeur de sa petite-amie qui avait fini par l’aider. Elle était un peu fière de l’effet provoqué, c’était exactement ce qu’elle avait espéré. « Je ne dis jamais non à un peu d’aide, acquiesça-t-elle, tout sourire. Surtout lorsqu’il s’agit de cuisiner. » Tullia avait un peu l’impression de retrouver leur complicité d’antan, de toucher du bout du doigt tout ce qu’elles avaient pu partager auparavant et qu’elles avaient perdu en cours de route. Par sa faute. C’était un premier pas, se répétait-elle comme pour se rassurer. Alors peut-être que la jeune femme pouvait encore espérer tout arranger. Peut-être qu’il n’était pas trop tard. « Un film d’horreur. » Il y eut un court instant de flottement silencieux avant que la jeune femme ne se mette à rire franchement, telle une adolescente. « Je plaisante. J’ai loué un dessin-animé et une comédie musicale, elle répondit cependant qu’elle enfilait un tablier qu’elle noua malhabilement autour de sa taille. Je me suis dit que c’était le genre de films sympas pour ce genre de soirée. » Se détournant légèrement, Tullia haussa les épaules. Elle se cachait derrière cette nonchalance habituelle comme par pudeur. Comme par angoisse, aussi. Il était vrai qu’elle avait choisi ce DVD parce qu’elle avait immédiatement pensé à sa compagne lorsqu’elle était tombée dessus. Clémence aime ces trucs à l’eau de rose, s’était-elle dit instantanément. Mais maintenant qu’elle le disait à haute voix, elle se sentait juste ridicule. Après tout, Tullia n’y connaissait rien en romantisme.

« Enfin, peut-être que tu ne le trouveras pas intéressant du tout, elle temporisa. Je ne savais pas trop quoi choisir… » La jeune femme s’attela à éplucher des légumes sur une feuille de papier journal. Elle se sentait tellement gauche, tellement maladroite. Elle n’avait pas l’habitude d’être aussi prévenante et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. En général, c’était Clémence qui s’occupait de tout ça, qui était aux petits soins. Ça avait toujours été Clémence la plus investie des deux dans leur relation. Avec un sourire un peu crispé, la brunette tendit un couteau à sa petite-amie. « Tu pourrais t’occuper de couper les légumes une fois qu’ils sont épluchés, proposa-t-elle. Je voudrais tester le wok de légumes accompagné de nouilles de riz. J’ai vu la recette à la télé. J’espère que j’ai acheté les bonnes épices, je ne me souvenais pas de tout… » C’était Tullia dans toute sa splendeur : rien n’était fait jusqu’au bout, elle faisait toujours les choses trop vite et à moitié. Aussi la remarque de Clémence envoya comme une décharge électrique le long de sa colonne vertébrale et la brunette se tendit. Le geste comme en suspens, elle garda le silence pendant ce qui parut être une éternité. L’air semblait tout à coup lourd au-dessus d’elles. « Est-ce qu’on a de l’huile de sésame ici ? demanda-t-elle, comme un moyen de ne pas répondre, de ne pas y penser. » De ne pas sombrer dans une sorte de gouffre sans fond où seule la douleur l’attendait. Elle fit mine de chercher dans les placards, sans vraiment regarder avant de revenir à ses légumes qui l’attendaient. Elle se racla la gorge, observa ses doigts qui tremblaient un peu. Les mots semblaient tourner dans sa tête. « Tu as tort, tu sais, finit-elle par lâcher à mi-voix. Tu as tort. » Tullia se mordit l’intérieur des joues, cherchant un courage qu’elle n’avait pas. Qu’elle n’avait probablement jamais eu. « Je n’ai pas besoin que de tes bras ou tes mains. Le reste aussi… Le reste aussi est important pour moi… » La brunette savait bien que ses mots étaient en parfaite contradiction avec tout ce qu’elle faisait. Et sans doute ses paroles n’avaient-elles plus aucune valeur aujourd’hui. Mais la trentenaire se rendit compte de la véracité de ses propos au moment où elle les prononça à haute voix dans cette cuisine devenue trop silencieuse pour elle.


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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Dim 24 Juin 2018 - 21:24 )
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Clemia ?
[u]Clem sourit à la remarque de sa compagne, elle savait que cette dernière n’était pas douée en cuisine. Elle avait d’autres qualités, mais pas celle de savoir cuisiner. Enfin elle avait d’autres qualités, tout était plus compliqué en ce moment. Il y a encore quelque temps, Clémence aurait complimenté sa petite-amie, mais tout avait changé entre elles. Elle ne pouvait plus la complimenter comme avant, elle n’avait plus ce regard rempli d’adoration qu’elle avait avant !

Elle avait perdu de sa naïveté devant le désastre de leurs situations, elle avait arrêté d’idéaliser sa compagne et c’était peut-être ce qui avait marqué la fin de leurs relations. Sa phrase d’ hier soir tournait en boucle dans sa tête, elle n’arrivait pas à penser à autres choses, même si elle essayait de s’occuper l’esprit au maximum en bossant comme une folle sur la sortie en pleine nature.

Heureusement pour elle, la sortie demandait une organisation monstre et elle croulait littéralement sous le boulot. Elle se perdait dans le travail pour éviter de penser à sa foutue phrase qui  représentait tellement la vérité. Leur couple n’était plus qu’un souvenir, la jeune femme avait bien fait un petit dîner, mais c’était peut-être trop tard non ?

Elle se concentra sur la cuisine avant de regarder sa compagne l’espace d’un instant. Le film d’horreur ne m’aurait pas dérangé, j’ai vu un film d’horreur avec une collègue, ce n’est pas si terrible, même si ma collègue n’a plus l’usage de son bras. Elle afficha un sourire joyeux à ce souvenir, elle qui ne regardait presque jamais des films d’horreur y avait pris goût.

Elle avait peu de collègues, mais elle avait la chance de bien s’entendre avec eux et avec la nouvelle. C’était d’ailleurs cette dernière qui lui avait montré un film d’horreur, Clémence avait eu des insomnies pendant quelques jours, mais elle avait réitéré l’expérience. Elle avait apprécié et vu qu’elle n’avait plus de vie de couple et bien elle pouvait rejoindre sa nouvelle amie assez régulièrement. Elle avait déjà sorti les casseroles et tous les ustensiles de cuisine lorsque Tullia lui proposa de couper les légumes.

Elle hocha la tête avant de commencer sa tâche un peu surprise par la remarque de sa compagne. Pourquoi tu fais une recette alors que tu ne te souvenais pas de toute la recette ? Enfin, tu as toujours été comme ça et nous allons bien voir ce que le mélange va donner. J’aime les plats épicés, j’espère juste ne pas finir en feu. Et oui, nous avons de l’huile de sésame, je teste de nouveaux trucs. Clémence haussa les épaules sans rien ajouter.


Elle ne lui parla pas de son manque d’appétit, ni de son envie de perdre un peu de poids. Sa compagne ne la touchait même plus alors son aspect physique devait aussi y être pour quelques choses, enfin c’est ainsi que Clémence voyait les choses. Elle avait d’ailleurs rendez-vous avec l’esthéticienne pour arranger son visage mardi prochain.

Même si elle travaillait dans les bois et qu’elle se moquait bien de son apparence lorsqu’elle travaillait, elle aimait être jolie en dehors. Elle ne voulait pas se transformer en cliché et devenir un garçon manqué. Elle aimait être féminine, les talons et les jolies robes même si elle n’avait pas l’attitude d’une princesse pour autant.

Elle était en train de couper ses légumes lorsque Tullia lui indiqua qu’elle avait tort. Clémence releva les yeux de son légume un instant avant de secouer la tête avec un sourire. Ne te donne pas cette peine et ne gâche pas la soirée s’il te plaît. Tu t’es donné du mal, ce serait dommage qu’on ne puisse pas goûter. Elle lui fit un léger sourire avant de recommencer à couper sa foutue carotte.

Elle se baissa pour prendre un bol et en sortit également un pour sa compagne. Elle mit les légumes qu’elle avait déjà coupés à l’intérieur avant de recommencer sa tâche comme un automate. C’est quoi l’étape suivante ? De ta recette ? Tu dois mettre les légumes dans la poêle ? Ou tu rajoutes un truc ? Tu veux que je t’aide à éplucher ? Elle observa le tas qui restait à sa compagne comprenant que cette dernière ne maitrisait pas énormément l’épluchage de légumes.


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Dernière édition par Clémence Rimbaud le Dim 1 Juil 2018 - 15:30, édité 1 fois
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Lun 25 Juin 2018 - 11:13 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


Elle avait l’impression d’être complètement gauche avec son économe entre les mains. Tullia se sentait comme un chien dans un jeu de quilles, mais espérait que Clémence ne remarquerait rien. Alors elle s’efforça de faire la conversation, de trouver quoi dire pour ne pas que sa petite-amie puisse se concentrer sur le désastre qu’allait probablement être ce dîner. La jeune femme fut d’ailleurs un peu étonnée d’entendre la brune se vanter d’avoir réussi à regarder un film d’horreur et de ne pas avoir trouvé ça si terrible. La trentenaire se sentit sourire, amusée, avant de rétorquer : « Bon alors je garderai l’idée du film d’horreur pour la prochaine fois. » Ce n’était pas dans les habitudes de Tullia de prévoir, de planifier les choses à l’avance. Elle avait toujours évolué dans sa vie en se laissant porter par le courant. Elle était allée là où le vent l’emportait. C’était finalement sa rencontre avec Clémence qui l’avait un minimum stabilisée – mais pas assez pour qu’elles soient toutes les deux heureuses dans cette relation. Heureuse comme auparavant. Comme quand elles étaient encore sur les routes d’un continent différent. Aujourd’hui, il semblait à Tullia qu’il ne restait que de la souffrance et de la rancœur entre elle et sa compagne. Il semblait à Tullia que chaque remarque sonnait maintenant comme des reproches. Elle comprenait que la brune puisse être exaspérée par son comportement, ce n’était pas tant ça qui l’inquiétait. C’est juste que c’était tous ces petits détails qui faisaient qu’elle m’aimait, avant, pensa la brunette avec une pointe douloureuse au cœur. « Euh… Mh, je ne sais pas, j’ai… hésita-t-elle en se mordillant la lèvre inférieure. » Tullia avait l’impression d’être en train de passer un test qu’elle ratait le plus fabuleusement du monde parce que les bonnes réponses ne lui venaient jamais. « Ça avait l’air bon ? elle expliqua, avec maladresse. C’était quelque chose de nouveau, complètement végétarien… Je me suis dit que tu pouvais aimer aussi… » Tullia se sentait un peu bête. Il est trop tard pour faire des efforts, lui siffla une voix condescendante au fond de son crâne. C’était avant qu’il fallait lui montrer que histoire avait encore un sens, une signification pour toi.

Et pourtant la brunette essayait. Mais Tullia essayait sûrement trop fort et tout ça arrivait comme un cheveu sur la soupe pour Clémence. Après tous ces mois où sa compagne l’avait attendue le soir ; après tous ces mois où elle la voyait disparaître pour mieux revenir – ce n’était sûrement pas ça, un couple. Clémence et elle n’étaient plus un couple. Alors quand la brune repoussa les aveux maladroits de Tullia dans un sourire crispé, il y eut comme un frisson glacé qui dégringola le long de sa colonne vertébrale. Ne gâche pas la soirée s’il te plaît, qu’elle lui avait dit. Clémence considérait cela comme gâcher la soirée. La jeune femme se sentit grimacer tandis qu’elle acquiesçait doucement de la tête. Elle supposait que c’était ce qu’elle appelait une tentative ratée. Elle baissa alors les yeux sur son navet à encore à moitié épluché cependant qu’elle apercevait Clémence mettre les légumes déjà coupés dans un grand bol propre. Ça se voyait que sa compagne avait l’habitude de cuisiner. Tullia, elle, se contentait des restes réchauffés ou de plats tout prêts. Elle n’avait jamais été très douée derrière les fourneaux parce qu’elle n’avait jamais pris le temps d’apprendre. Elle n’avait jamais eu la patience d’apprendre. « Euh, il faut mettre l’huile de sésame à chauffer dans une grosse poêle et laisser l’ail découpé en fines lamelles… infuser ? dans l’huile. Ça sert à la parfumer. Quand on a fini de découper les légumes, retirer l’ail, le mettre de côté et ajouter les épices puis enfin les légumes, récita-t-elle de mémoire, les sourcils froncés sous la concentration. Cuire les légumes trois minutes à feu fort. Hacher menu l’ail qu’on a gardé et le rajouter avant de servir chaud. » La brunette ne se sentait pas peu fière d’avoir au moins réussi à se souvenir des dernières étapes. Si seulement elle avait eu le bon sens de noter le nom des épices utilisées dans la recette, elle n’aurait pas eu tant d’hésitation au magasin en bas de leur rue. De son côté, Clémence ne sembla pas plus impressionnée que cela et Tullia remarqua que ses yeux étaient dirigés sur le légume qu’elle tenait entre ses doigts. D’un coup d’œil, la jeune femme vit qu’elle était très lente comparée à Clémence et eut un sourire d’excuse en sa direction. « Oui, je veux bien, elle accepta, embarrassée, avant de lui tendre les brocolis. Merci. » La brunette s’occupa de découper enfin son navet. Elle essaya de faire des morceaux aussi réguliers que possibles, se souvenant que c’était important ensuite pour la cuisson. « Sinon, tu as passé une bonne journée ? elle demanda après un silence. Comment était le travail ? »


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Clémence RimbaudLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Dim 1 Juil 2018 - 15:32 )
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Clemia ?
Clem fut un peu étonnée d’entendre la jeune femme parler de prévoir une autre soirée. Sa copine n’avait jamais été le genre de femme à prévoir les choses, elle vivait au jour le jour. Elle n’avait jamais prévu une soirée romantique pour Clémence et cela ne posait pas de problème à la jeune femme, enfin cela ne lui posait pas de problème quand elle était encore jeune.


Maintenant elle avait envie de quelques choses de plus sérieux, elle ne voulait plus la même relation qu’avant. Elle n’avait plus vingt ans, elle commençait à vouloir des enfants, une vie de couple plus sérieuse et malheureusement, elle avait la sensation que Tullia ne pouvait pas lui offrir cette vie.


Elle n’arrivait pas à se détacher complètement de sa petite-amie, les sentiments que Clémence avait pour Tullia n’avaient pas disparu, elle était encore complètement folle de son amoureuse, mais elle devait sortir de cette relation. Cette relation n’allait mener à rien et il valait mieux en finir une bonne fois pour toutes. Si Clem n’aimerait pas autant sa copine, elle serait déjà partie depuis longtemps, mais Tullia était sa drogue est la jeune femme n’arrivait pas à couper le lien qui la reliait à Tullia.


Je suis curieuse de goûter ta recette, si on loupe une étape, on pourra toujours regarder ton émission en replay ou alors tu as entendu la recette à la radio ? Enfin nous n’avons pas encore terminé, la recette sera peut-être excellente, nous ne devons pas perdre espoir. Elle lui fit un clin d’œil avant de commencer à éplucher un légume, elle avait l’habitude de cuisiner même si elle n’aimait pas forcément ça.

Elle n’aimait pas se nourrir de plat tout prêt ou réchauffé des restes. Elle préparait souvent des Tupperware pour Tullia, elle ne voulait pas que sa compagne meure de faim même si Tullia n’avait pas mangé ses derniers repas étant revenu trop tard ou ayant mangé ailleurs, Clémence ne le savait pas vraiment.

Elle écouta sa compagne lui réciter la recette de tête avant de sourire amusée. Heureusement que tu as une bonne mémoire concernant les recettes de cuisine, je pourrais te laisser seule sans avoir peur que tu ne meures de faim sans mes plats. Tu pourras survivre sans-moi si tu continues sur cette voie, je t’offrirais des cours de cuisine. Elle lui fit un sourire même si une petite voix dans sa tête lui avait soufflé que Tullia allait se retrouver seule, sans sa cuisinière une fois que Clémence allait partir.


Elle allait sérieusement prendre des cours de cuisine pour Tullia, elle ne souhaitait pas que sa copine, bientôt ex copine ne meurt de faim. Elle récupéra les légumes à éplucher laissant sa copine couper les légumes. Elle n’avait pas l’habitude de cuisiner et cela se voyait, mais elle savait couper des légumes donc les rôles étaient mieux répartis vu que Clémence était plus rapide pour éplucher les légumes.

Elle fut un peu surprise d’entendre la jeune femme lui poser des questions sur sa journée de travail, elle ne le faisait pas d’habitude. Enfin elle ne rentrait jamais assez tôt pour interroger Clem sur sa journée. Elle hésita avant de répondre ayant peur de noyer sa compagne sous un flot de paroles, mais après tout la jeune femme lui avait demandé.

J’ai reçu la visite d’une prof qui veut organiser sa fête de fin d’année dans la forêt. Elle veut mettre les élèves en plein milieu de la forêt et faire en sorte qu’ils présentent un spectacle.

Ce serait des ados, l’idée aurait pu être bonne, mais le plus vieux doit avoir cinq ans. Donc je vais devoir faire en sorte qu’aucun enfant ne se fasse manger, qu’aucun enfant ne tombe dans un ravin, un trou ou je ne sais pas quoi. Je ne me pardonnerai jamais de causer la mort même indirectement d’un adorable petit bout de chou.



Clémence adorait les enfants, elle pouvait passer des heures à jouer avec les enfants et elle ressentait de plus en plus l’envie d’en avoir un à elle. Elle savait que Tullia ne voulait pas d’enfant, enfin elle n’en avait jamais parlé alors Clem pensait que sa compagne ne voulait pas d’enfant. Elle avait commencé des recherches pour adopter. Elle devait d’abord mettre de l’ordre dans sa vie, mais elle gardait cette idée dans un coin de sa tête. Elle sourit rien qu’en imaginant un adorable bébé lui tendre les bras ou sourire.

Elle secoua la tête pour chasser cette pensée de son esprit avant de reprendre la parole. Mais j’ai le soutien et l’aide de ma formidable collègue, je ne sais pas ce que je ferais sans elle, même si elle veut me tuer parce que je n’arrête pas de parler de cette prof complètement folle à chacun de nos déjeuners. Elle va m’enterrer en pleine forêt juste pour que je me la ferme ou alors elle me fait regarder des films d’horreur pour que je meure d’une crise cardiaque.


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Dernière édition par Clémence Rimbaud le Mar 10 Juil 2018 - 19:57, édité 1 fois
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Ven 6 Juil 2018 - 11:19 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


Il y avait certains moments où Tullia parvenait à oublier ces mots qu’elle avait surpris dans la bouche de Clémence alors qu’elle la pensait endormie. Il y avait certains moments où Tullia parvenait à se persuader que ce n’était qu’une folie passagère et que sa petite-amie allait changer d’avis si elle lui montrait que leur relation comptait à ses yeux. C’était un peu le but de toute cette soirée mal organisée : montrer à la brune qu’elle n’était pas si détachée que ça de leur couple, malgré les apparences. Tullia essayait de faire des efforts, malgré son côté malhabile. Elle avait l’espoir que Clémence trouve cela attendrissant. « C’était dans une émission à la télévision, rétorqua-t-elle en opinant de la tête. Il y a sûrement moyen de la retrouver sur YouTube ou quelque chose comme ça. » Et pourtant, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de sentir comme cette brisure entre elles. Elle avait beau se forcer, s’obliger à ne pas la voir, c’était un peu comme essayer d’ignorer un éléphant dans un pièce de leur appartement. C’était gros. C’était là, juste là. Mais Tullia voulait prétendre que tout allait bien. Elle voulait prétendre qu’il n’y avait rien. Mais c’était parfois difficile d’occulter les remarques de Clémence qui laissait envisager une fin à leur histoire. Dans ces cas-là, Tullia voulait hurler et lui dire de se taire, de ne pas dire des choses comme ça. Mais elle avait cette boule au ventre qui la paralysait. Alors elle ne disait rien, se contentait de changer le sujet de la conversation avec un sourire, comme si de rien n’était. « Des cours de cuisine ? elle répéta alors, toute en sourire. Ça pourrait être intéressant ! Je crois qu’ils en organisent pour y aller à deux, tu pourrais m’accompagner même si tu n’en as clairement pas besoin. » Tullia rigola avec légèreté, avant de se concentrer sur ses légumes à découper. Oui, Tullia était douée quand il s’agissait de se mettre des œillères et de ne pas affronter la réalité.

Tout comme la jeune femme était douée pour détourner les conversations, détourner l’attention quand quelque chose devenait trop embarrassant ou trop inquiétant. Ce fut un peu le cas quand elle demanda à Clémence de lui raconter sa journée. Ce n’était pas tant que ça ne l’intéressait pas, au contraire – Clémence avait toujours ce sourire et cette brillance dans le regard quand elle lui parlait de son travail. Mais c’était une façon pour la brunette de fuir, de détourner les yeux de cet éléphant de plus en plus énorme face à elle. Alors elle écouta le plus attentivement possible sa petite-amie lui parler de cette maîtresse qui l’a contactée. Elle fronça les sourcils, chercha quelque chose d’intelligent à rétorquer. « Ce n’est pas trop dangereux une forêt pour des mômes de cet âge-là ? trouva-t-elle, en désespoir de cause. » Tullia n’avait pas l’instinct maternel de Clémence mais il ne fallait pas être un génie pour savoir que l’idée de cette institutrice était complètement folle. Heureusement que Clémence avait du bon sens et qu’elle semblait bien entourée. Très bien entourée, pensa la brunette en remarquant le sourire éclatant de sa compagne qui lui parlait de sa collègue. « Oui, elle a l’air formidable, elle répéta, serrant inconsciemment les dents alors que quelque chose semblait la gratter au fond de la poitrine. » Clémence n’avait jamais mentionné cette collègue ou alors Tullia n’avait pas fait attention. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tic nerveux, cependant que la découpe des légumes devenait de plus en plus sporadique. « Et tu t’entends si bien que ça avec cette… collègue ? elle demanda, après avoir dégluti difficilement. » Clémence n’avait jamais semblé intéressée par d’autres filles que Tullia. Tullia avait toujours cette impression un peu égoïste d’être l’univers de la brune et la jeune femme l’avait pris pour acquis, se complaisant dans une relation le plus souvent à sens unique. Et c’était désagréable d’entendre des mots si positifs dans la bouche de Clémence qui ne lui étaient pas destinés. Qui n’étaient pas pour elle, Tullia.


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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Mar 10 Juil 2018 - 19:59 )
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Clemia ?
Clémence avait appris à cuisiner grâce à sa mère, elle n’avait pas eu trop le choix en même temps. Dans son enfance la place d’une femme était à la cuisine et c’était peut-être la seule chose qu’elle aimait faire. Elle détestait faire les poussières, l’aspirateur ou la lessive, mais elle aimait bien cuisiner. Elle cuisinait plus salé que sucré, même si elle mangeait plus sucré que salé. Ce qui n’était pas vraiment logique après elle cuisinait surtout pour ses proches. Au début pour son père et pour son frère, ensuite pour Tullia et maintenant elle se demandait pour qui elle allait bien pouvoir cuisiner.

Les deux femmes avaient échangé les autres et le duo était bien plus efficace comme ça, Tullia coupait et Clémence épluchait. Clémence n’était pas une professionnelle, elle ne savait pas éplucher les légumes à toute vitesse et sa lenteur lui permettait de ne pas submerger Tullia de légumes épluchés. Elles arrivaient à enchaîner sans trop de problèmes prenant le temps de parler de tout et de rien.

La phrase qu’elle avait dit un soir tournait dans a tête, mais sa compagne ne l’avait pas entendue sinon elle ne lui aurait pas proposé de faire des cours de cuisine en duo. Parce que Clémence voulait que Tullia prenne des cours pour qu’elle puisse se débrouiller lorsqu’elle partirait.

Je te connais, si je vais avec toi au cours de cuisine, je vais finir par tout faire pendant que toi tu te contenteras de goûter à la fin. Donc je vais t’offrir des cours de cuisine pour que tu puisses te débrouiller seule quand je partirais. Elle lui fit un léger sourire, elle essayait de la préparer à la rupture sans être trop brusque.

Parce que même si cela lui crevait le cœur, elle pouvait difficilement nier que leur relation soit sur le déclin. C’était aussi gros qu’une maison, un iceberg qu’elles n’allaient pas pouvoir éviter et Clémence commençait à se dire qu’elle allait peut-être avoir moins mal si elle sautait avant l’impact. Elle n’était certaine de rien, Tullia avait été toute sa vie pendant des années et elle ne savait même pas comment elle allait pouvoir se débrouiller pour vivre sans sa compagne. C’était son point de repère depuis tellement d’année déjà qu’elle n’était plus certaine de savoir se débrouiller sans elle.

Elle raconta sa journée de travail à sa compagne parlant du projet un peu fou de ce professeur qui tenait absolument à son foutu projet de classe de fin d’année dans les bois. Oui c’est dangereux pour des gamins qui n’ont même pas six ans, tu as eu une enfance plus normale que moi donc tu sais ce que tu pouvais faire quand tu avais cinq ans non ?


Je ne pense pas que ceux qui s’occupaient de toi te lâchaient en plein milieu des bois, déjà avec moi tu n’y vas pas souvent. Quoique si c’est le cas tu devais être marrante à regarder, il faut que je retrouve une vidéo de cette expédition. Elle lui fit un clin d’œil pour lui montrer qu’elle rigolait, elle aimait sa compagne comme elle était, c’était toujours le cas malgré la situation actuelle et c’était ce qui faisait le plus mal.

Tullia l’interrogea ensuite sur sa collègue et Clémence ne put s’empêcher de lui lancer une petite pique. Ce n’était pas gentil, mais Clem voulait que Tullia ait mal comme elle avait mal lorsqu’elle ne la voyait pas rentrer. Je vais souvent chez elle, elle n’a personne et vu que tu ne rentrais pas certains soirs. Nous avons fini par décider de passer certaine de nos soirées ensemble, elle est super-sympa. Elle va même m’apprendre à cuisiner une nouvelle recette de cuisine et elle me donne envie de tester le yoga tantrique ou je ne sais plus quoi.

Clémence essaya de se souvenir du nom bizarre que lui avait dit sa collègue sans grand succès. Le yoga tantrique était un truc de couple, mais il devait y avoir une partie de cet art accessible aux célibataires vu que sa collègue lui avait proposé d’en faire, sinon pourquoi elle lui aurait proposé.


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Dernière édition par Clémence Rimbaud le Lun 16 Juil 2018 - 22:10, édité 1 fois
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Jeu 12 Juil 2018 - 11:02 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


Tullia détestait quand sa compagne parlait ainsi. Quand elle disait ce genre de mots – quand je partirai. Ça n’avait pas de sens. Tullia voulait se persuader que ça n’avait pas de sens. Parce que leur donner une certaine réalité signifiait accepter de force leur situation qui était en train de se dégrader. Le bateau prenait l’eau – leur bateau prenait l’eau. Elles étaient en train de se noyer, mais la brunette refusait de l’accepter. Elle avait toujours été du genre à penser que Jack et Rose auraient pu s’en sortir tous les deux si cette foutue Rose avait bien voulu laisser un peu de place à ce fou de Jack sur sa planche de secours. Pas parce que Tullia était optimiste ou qu’elle croyait en ces belles histoires d’amour épiques mais surtout parce qu’elle refusait les fins tristes. Elle refusait de pleurer pour une fin triste. C’était un peu comme quand elle regardait Moulin Rouge, elle arrêtait toujours le film avant la fin – avant que Satine ne meure dans les bras de Christian. Alors entendre sa petite-amie parler d’une fin potentielle, lui faire entendre que c’était probablement fini entre elles, la brunette ne pouvait pas l’accepter. Elle ne voulait pas l’accepter. Aussi faisait-elle semblant. Elle forçait un sourire brillant, presque mutin et n’entendait que ce qu’elle désirait entendre. Que ce qu’elle se sentait capable d’entendre. « Dis plutôt que tu as peur que je me débrouille mieux que toi pendant le cours, elle laissa échapper d’un air amusé, bien consciente qu’il était impossible pour elle de devenir meilleure cuisinière que sa petite-amie Clémence. » Mais au moins, elle oubliait les mots qui lui faisaient peur et lui nouaient la gorge.

La trentenaire avait mis beaucoup d’efforts dans cette soirée, même si tout n’allait pas être parfait. Elle avait fait les courses, choisi des DVDs qui plairaient forcément à la brune ; elle avait décidé de faire la cuisine même si la recette ne serait pas parfaite. Elle voulait prouver à sa compagne qu’elle était capable de faire les choses bien, qu’elle ne pensait pas qu’à elle-même et que Clémence lui importait plus qu’elle ne le laissait apparaître. Mais Tullia était maladroite et Clémence sur la défensive. Même si la jeune femme ne lui en tenait pas rigueur, elle entendait bien toutes les petites remarques lancées l’air de rien. La brunette supposait qu’elle le méritait alors elle gardait le sourire et oubliait. Elle oubliait parce que c’était plus facile que d’ouvrir les yeux sur ce qu’elles étaient devenues après toutes ces années. Tullia ne put s’empêcher de s’interroger sur cette collègue dont Clémence lui parlait. Lui avait-elle déjà mentionné cette dernière ? Très probablement. Seulement Tullia ne faisait que rarement attention. Alors quand elle comprit que sa petite-amie se sentait proche de cette femme, plus proche qu’elle ne l’avait imaginé, la brunette sentit ses sourcils se froncer. Égoïstement, Tullia désirait être unique aux yeux de Clémence. Qu’elle ne jure que par elle, et elle uniquement. « Le yoga tantrique ? elle répéta, l’air médusé. Est-ce que tu sais seulement ce qu’est le yoga tantrique, Clémence ? » La jeune femme avait la gorge sèche. Peut-être parce qu’elle sentait comme un trou profond s’ouvrir sous ses pieds. Violemment, la situation lui apparaissait dans la plus grande clarté. « Tu as compris que ta… collègue était en train de te draguer, n’est-ce pas ? Tu proposes pas du yoga tantrique à ta copine de café, laissa échapper la brunette, grimaçant. Alors quoi, elle a miraculeusement oublié que tu avais déjà quelqu’un dans ta vie ? » Tullia refusait de voir sa responsabilité dans cette situation. Elle refusait de comprendre que si Clémence s’était rapprochée ainsi de sa collègue, c’était parce qu’elle l’avait complètement négligée. Abandonnée. Non, tout ce que Tullia voyait, c’était qu’une parfaite inconnue tentait de s’immiscer dans sa vie privée. Et Tullia n’était pas d’accord avec ça – pas du tout.


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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Lun 16 Juil 2018 - 22:11 )
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Clemia ?
Clémence avait toujours été très terre-à-terre, elle ne croyait que ce qu’elle voyait et rien d’autre. C’était peut-être dû à son enfance, son père et même son frère passait leurs temps à mentir ou à être infidèles dans le cas de son père. Après avoir vu sa mère pleurer tant de fois, elle ne croyait plus aux belles paroles, elle avait confiance dans les gestes. On pouvait dire n’importe quoi à l’oral, quelqu’un de douer pouvait vendre n’importe quoi à n’importe qui.

Les gestes étaient plus vrais, lorsqu’on ne voulait pas faire quelques choses, on le faisait plus mal, on était mon attentif. C’était en tout cas ce que pensait Clem et elle détestait les mensonges ou les infidélités peut-être parce qu’elle avait connu ça en étant petit, mais surtout parce qu’elle avait à chaque fois l’impression de s’être fait rouler dans la farine.

Elle n’aimait pas être prise pour une conne, c’était parfois de sa faute, elle avait toujours été trop naïve, trop gentille et elle en payait souvent le prix. Il suffisait de voir sa relation avec Tullia, elle avait accepté beaucoup de choses par amour et maintenant leurs couples étaient presque terminés parce qu’elles n’avaient plus les mêmes envies. Elle remarqua d’ailleurs que Tullia était dans le déni, ce qui lui donna encore plus envie d’abandonner.


Si Tullia ne comprenait pas, c’était peut-être que pour elle rien ne clochait. La situation devait lui convenir, ce qui prouvait encore une fois qu’elles allaient droit dans le mur. Clémence se demandait vraiment si elle ne devait pas en parler, elle avait déjà commencé un soir, mais maintenant elle avait besoin de trouver la force pour dire ce qu’elle pensait en face de Tullia, pendant la journée, quand cette dernière était parfaitement réveillée. Elle devait juste trouver le courage de le dire et cela n’allait pas être pour tout de suite.

L’ambiance ne s’y prêtait pas et Clémence ne voulait pas gâcher la soirée organisée par sa copine. Elle lui parla de sa nouvelle collègue qu’elle aimait beaucoup, lui racontant comment elles s’étaient connues avant de lui parler des propositions de sa collègue. Cette dernière lui avait proposé de faire du yoga tantrique.

Clem ne savait pas vraiment ce que c’était et elle n’avait pas encore donné sa réponse. Elle voulait d’abord se renseigner sur internet, mais la réaction de sa compagne lui fit comprendre que le yoga tantrique n’était pas du yoga naturel. Non, je ne sais pas vraiment. Je pensais chercher sur internet, mais tu es rentrée avec les courses et cette envie de soirée film donc j’ai mis mes plans de côté.


Tullia lui disait que sa collègue essayait de la draguer, ce qui ne dérangeait pas vraiment Clem. Elle avait redouté ce moment, mais elle n’était pas lâche. Elle n’allait pas fuir devant le regard de sa compagne surtout quand cette dernière osa lui dire que sa collègue ne savait pas que Clem avait quelqu’un dans sa vie.

Non, non elle ne sait pas que j’ai quelqu’un dans ma vie tout simplement parce que tu n’es jamais là quand elle vient ici. Tu n’es jamais là quand nous organisons un repas avec mes collègues. Je ne sais pas si elle cherche à me draguer, peut-être. Et tu sais quoi ? Eh bien ça fait du bien, ça fait du bien de savoir que l’on plaît encore à une femme sur cette terre. Tu vas refaire ta vie et je fais refaire la mienne, peut-être avec ma collègue ou avec une inconnue que je n’ai pas encore rencontrée. Je ne sais pas, mais je pense que l’on devrait arrêter les dégâts.

Elle posa son couteau avant de quitter la pièce les larmes aux yeux. Elle n’avait pas pensé à mettre fin à leurs relations de cette façon, mais les mots de la jeune femme l’avaient fait sortir de ses gonds. Elle pouvait comprendre que Tullia ne veuille pas voir la réalité, mais elle refusait que cette dernière ne prenne pas ses responsabilités.


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