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- et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) -

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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Mar 17 Juil 2018 - 11:07 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


La situation semblait comme tout droit sortir d’un mauvais rêve. D’un cauchemar. Et Tullia avait peur de comprendre ce qu’il se passait réellement. Elle avait beau se forcer à ne pas entendre ce que Clémence lui disait, la vérité qu’elle laissait échapper avec précaution, il y avait tout de même tous ses mots qui tournaient dans sa tête. Il y avait toute cette angoisse que cela provoquait. La jeune femme n’avait jamais pensé que Clémence puisse être attirée par d’autres femmes qu’elle. Égoïstement, elle s’était toujours imaginée être la seule. La seule pour Clémence. Ce qui était une pensée terrible, dans le fond. Parce que sa compagne était infiniment belle et douce. Tendre. Clémence possédait des qualités que Tullia n’aurait jamais pu imaginer même dans ses rêves les plus fous. Clémence était une petite-amie comme il en existait peu. Et ça, Tullia l’avait peu à peu oublié. Elle l’avait peu à peu occulté, se cachant derrière la pensée qu’elle-même avait fait le sacrifice ultime d’avorter son voyage autour du monde pour la brune, pour qu’elles puissent enfin se poser. Toutes les deux. Et aujourd’hui, Tullia prenait conscience de l’idiotie dont elle avait preuve. De l’égotisme dont elle avait fait preuve. Pourtant, sa petite-amie n’avait jamais rien dit. Elle ne s’était jamais plainte. Et Tullia avait continué sa vie. Elle avait mené sa barque presque en solitaire, Clémence ne devenant plus qu’un meuble dans leur petite appartement douillet. Ce petit appartement qui aurait dû abriter leur amour, leur désir. Leurs plans sur la comète et les rêves d’avenir. Mais à trop avoir peur de végéter, à trop avoir peur de son futur, Tullia avait tout gâché.

Alors quand la vérité lui éclata en pleine figure avec la violence d’un ouragan, la brunette eut la sensation de ne pas pouvoir respirer. La réalité lui apparaissait dans son plus simple appareil, crue : Clémence s’était éloignée. Elle avait petit à petit perdu sa petite-amie. Et il ne restait de leur couple qu’une mer de regrets et d’amertume qui était en train de les noyer. Tullia n’avait que rarement vu Clémence en colère, pour ne pas dire jamais. Jamais encore son visage ne s’était teinté de cet éclat sombre de déception et un nœud noua l’estomac de la trentenaire. Avalant sa salive, elle écoutait sa petite-amie en train de rompre avec elle. Parce que c’était finalement à ça qu’avait mené toute la conversation. C’était à ça qu’avaient mené tous ces derniers mois. Et Tullia se sentait complètement sonnée. Déboussolée. Si bien qu’elle ne bougea pas lorsqu’elle vit Clémence quitter la cuisine, comme si elle rendait les armes. Comme si elle était fatiguée de tenir leur couple à bout de bras. Il y eut un instant de flottement avant que la brunette ne se lance à sa poursuite. « Clémence ! » Sa voix tremblait. Il y avait comme un accent de peur dans la vibration de ses mots. Elle avait peur – peur de ce qu’il se passait, peur de ce qu’il adviendrait d’elle, peur de ne pas réussir à retenir celle qu’elle aimait. « Qu’est-ce que tu racontes ? Je ne comprends pas, elle laissa échapper, haletante avant d’empoigner la brune par le bras. Attends ! Explique-toi, bon sang ! » Tullia, trop nerveuse, commençait à s’énerver. À perdre ses moyens parce qu’elle n’avait jamais su comment gérer les crises. En général, elle fermait les yeux et attendait que la tempête veuille bien passer. Mais ce soir, elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas ignorer la situation telle qu’elle était. « Mais pourquoi tu pleures ? elle demanda, lorsqu’elle aperçut les yeux bruns pleins de larmes. Alors c’est vraiment ce que tu veux ? » La jeune femme ne parvenait pas à y croire. À se faire à cette idée. Il y avait quelque chose de coincé entre sa gorge et ses poumons qui l’empêchait de respirer. « C’est ce que tu veux ? Refaire ta vie ? Avec une autre personne que moi ? » C’était terrible pour Tullia de se dire que Clémence était déjà prête à tourner la page de leur histoire.


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Clémence RimbaudLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Mar 31 Juil 2018 - 12:57 )
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Clemia ?
Pendant longtemps, le regard de Tullia sur elle avait suffi à Clémence pour se sentir belle et surtout pour ne pas avoir besoin de rechercher dans le regard d’autres femmes ce sentiment d’être belle.

Elle n’avait jamais trompé sa compagne, elle détestait l’infidélité et elle n’allait pas faire un tel coup bas à sa compagne. Elle trouvait les personnes infidèles lâches, ils préféraient détruire le cœur de quelqu’un de façon brutale plutôt que de lui dire ses quatre vérités en face. Enfin elle jugeait ces personnes, mais elle avait bien laissé son couple moisir tranquillement.

Au début, elle ne s’en était pas rendu compte, Tullia bossait beaucoup tout comme elle et elle revenait encore le soir. Mais la situation avait commencé à se dégrader au fil des mois et l’espace de quelques semaines, Clémence avait même songé que Tullia pourrait avoir un amant ou une amante.

Elle avait vite chassé cette pensée, à défaut d’être une bonne petite amie, Tullia n’était pas une lâche et elle ne lui ferait jamais un truc comme ça. La jeune femme savait que la brune détestait ce type de comportement, elle lui avait assez répété et elle avait déjà exprimé son opinion sur le sujet.

Elle était tranquillement en train d’éplucher des légumes lorsqu’elle craqua.  Elle ne supportait plus l’attitude de sa compagne qui préférait se mettre la tête dans le sable plutôt que d’affronter la vérité. Clem avait essayé de la préparer en douceur à leur rupture, elle avait glissé des petits sous-entendus, lui avait parlé de l’idée de vivre seule.

Elle n’avait pas encore recherché un autre appartement et elle ne voulait pas déranger sa collègue en allant vivre chez elle.

Elle allait sûrement devoir dormir dans un hôtel ou à la belle étoile. Peut-être que Tullia avait également un autre lieu pour dormir, elle n’en savait rien. C’était peut-être ça le plus dur, elle ne savait plus grand-chose de sa compagne, elle ne savait plus ce que cette dernière mangeait ou faisait de ses journées et cela lui brisait le cœur. Après avoir dit sa façon de penser à sa petite amie, enfin ex petite amie, un terme que Clem trouvait bizarre même dans son esprit.

Elle n’arrivait pas à se dire que leurs histoires étaient réellement fini, elles étaient ensemble depuis tellement longtemps qu’à une certaine époque Clémence avait commencé à rêver de mariage et d’enfant. Penser à un enfant lui fit monter les larmes aux yeux ou alors c’était la conséquence de tout ce gâchis, elle n’en savait rien et elle était bien trop fatiguée pour y réfléchir.


Elle sentit la main de sa compagne la retenir et elle la regarda avec toute la douleur du monde.

Elle lâcha un faible rire en entendant sa compagne lui demander pourquoi elle pleurait et elle nia de la tête lorsque cette dernière lui demanda si c’est vraiment ce qu’elle voulait. Non, non elle ne voulait pas redevenir célibataire, devoir tout reconstruire à zéro, retrouver l’amour et surtout faire confiance de nouveau à quelqu’un.

Elle ferma les yeux et prit quelques minutes pour reprendre contenance avant de regarder son interlocutrice. Nous n’avons pas le choix, nous sommes tombés bien trop bas pour que la situation soit réparable. On ne vit même plus ensemble, tu ne prends plus mes Tupperware, tu passes en coup de vent ici, je ne sais plus rien de toi et tu peux me dire la dernière fois que nous avons fait l’amour ? Parce que moi non, j’en suis incapable et ça veut tout dire. C’est mieux ainsi, tout ira bien, tu verras. Elle essaya de rassurer son interlocutrice, elle ne voulait pas que celle qu’elle aimait sois mal.

Elle posa ses deux mains sur les joues de la jeune femme avant de la regarder dans les yeux, un sourire triste aux lèvres. Tout ira bien, ne t’en fait pas. Elle déposa un baiser sur la joue de Tullia avant de la relâcher pour se diriger vers leurs chambres à coucher.


B-Ever

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Dernière édition par Clémence Rimbaud le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:27, édité 1 fois
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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Jeu 2 Aoû 2018 - 13:20 )
et nos amours ont jeté l’encreCLÉMENCE & TULLIA


Tullia était complètement tétanisée. Jamais encore elle n’avait eu aussi peur de toute sa vie. Elle n’avait pas souvenir de s’être déjà sentie effrayée ainsi. Elle avait toujours été une tête brûlée, fonçant directement dans le tas sans réfléchir et voir ensuite ce que ça faisait. Elle ne réfléchissait jamais aux conséquences de ses actes, Tullia. Elle agissait. Bien des fois, cela lui avait porté préjudice mais cela ne l’avait jamais arrêtée. Bien au contraire, elle redoublait toujours plus d’ardeur car la vie devait être croquée à pleines dents. Mais là, la trentenaire comprenait que la situation était beaucoup plus grave qu’elle ne l’imaginait. Elle continuait d’observer, totalement impuissante, les larmes de sa petite-amie. Elle semblait si malheureuse. Clémence semblait si triste. Et Tullia se demanda comment elle avait fait pour ne pas le voir avant. Mais, au fond, elle connaissait déjà la réponse et la brune en face d’elle aussi : Tullia s’était peu à peu éloignée de la vie quotidienne que tentait désespérément de lui offrir Clémence. Effrayée à l’idée d’être domestiquée et de se prendre dans une routine ennuyeuse, la brunette avait fui. Elle avait fui Clémence et son amour, sa tendresse. Tout ce qu’elle avait tant voulu lui donner et que Tullia avait rejeté. Elle avala sa salive, accueillit avec douleur la pierre lourde qui lui tomba sur l’estomac. « Mais je peux faire un effort, elle plaida, la voix tremblante. Je peux faire un effort, Clémence… » Pour toi. Mais c’était déjà trop tard et l’on pouvait lire toute la résignation dans les prunelles autrefois si brillantes de Clémence. C’est trop tard.

La brunette pressa les paupières lorsqu’elle sentit les lèvres de sa compagne se poser sur sa joue. Tous ses gestes, tous ses mots – tout sonnait comme un au revoir. Tullia détestait les au revoir. Son corps semblait comme paralysé sur place. Le sang dans ses veines s’était comme glacé et ses muscles étaient complètement pétrifiés. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était observer. Observer Clémence lui tourner le dos et s’éloigner. Observer son couple imploser. Observer son histoire d’amour partir à la dérive, emportée par le courant. « Mais… » Non, tout n’irait pas bien. Tout n’irait pas bien parce que Tullia était incapable de se débrouiller sans Clémence. Elle ne savait pas vivre sans Clémence. Bien sûr, elle avait passé plus de temps à papillonner qu’à vivre avec sa petite-amie mais Clémence était toujours là quand elle rentrait. Clémence était toujours là à l’attendre. Et Tullia se savait égoïste mais elle n’arrivait pas à se sentir coupable de vouloir garder sa compagne. Sauf que tout partait à vau l’eau. Tout était détruit. Et la trentenaire observa la brune s’enfermer dans la chambre à coucher, le douloureux dans sa poitrine. Je suis en train de la perdre, se dit-elle avec désespoir avant de secouer la tête, les épaules affaissées. C’était faux. Tullia n’était pas en train de perdre Clémence. Elle n’était pas en train de la perdre, parce qu’elle l’avait d’ores et déjà perdue.


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Sujet: Re: et nos amours ont jeté l’encre. (clémence) ( le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:28 )
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Clemia ?
Clémence avait le cœur brisé, elle ne savait même pas comment elle allait pouvoir rester debout. Tullia était littéralement toute sa vie, elle l’avait connu très jeune et elle n’avait presque aucune expérience lorsqu’elle l’avait connu

. Elle n’avait pas été sa première copine, mais presque. Elle était en tout cas sa première et seule histoire d’amour, les autres n’avaient été que des femmes éphémères, femmes traversant sa vie sans laisser de trace. Elle ne savait pas trop comment elle allait supporter de ne plus avoir sa compagne près d’elle.

Enfin Tullia avait souvent été absente ces derniers jours et Clem était peut-être plus prête qu’elle le pensait à vivre sans elle. Enfin elle n’en savait rien et cela lui faisait peur. Elle ne le montra pas à Tullia, même dans la rupture, elle essayait de préserver celle qui était désormais son ex copine.

En partant, elle allait sûrement lui préparer de la nourriture pour les prochains jours te l’inscrire à un cours de cuisine. Clem avait toujours veillé sur Tullia, veillant à ce que la jeune femme soit bien et surtout qu’elle ait une raison de rester. Et cette rupture lui renvoyait cette vérité en pleines dents, en pleine face et elle avait mal.


Elle avait mal parce que Tullia n’avait jamais fait ça pour elle. Elle ne s’était jamais souciée de savoir si Clem avait bien dormi, si elle avait de quoi manger pour le lendemain et elle ne se souciait pas de son bien-être psychique.

Elle s’en moquait, comme elle se moquait de savoir où Clem allait vivre. Parce que la jeune femme ne savait pas où elle allait vivre, comme d’habitude elle allait se sacrifier pour sa compagne en lui laissant l’appartement, mais elle ne savait pas où elle allait pouvoir dormir.

Elle travaillait, mais elle ne gagnait pas une fortune non plus et se payer l’hôtel tous les soirs n’allait pas être possible. Elle devait trouver une solution, elle n’allait pas baisser les bras parce qu’elle ne baissait jamais les bras.

Enfin sauf ce soir et elle voyait bien ce que cette défaite lui apportait. Elle avait envie de hurler tellement elle avait mal, mais elle gardait cette douleur en elle préférant pleurer en silence dans son oreiller. Elle devait avoir une passion pour le masochiste, elle préférait toujours souffrir à la place de l’autre, surtout quand il s’agissait de son ex petite amie. Malgré que cette lui ait brisé le cœur en mille morceaux.


Elle ne montrait rien, ne disait rien laissant ses larmes couler librement sur ses joues. Elle voulait juste s’endormir pour ne plus jamais se réveiller, elle savait que cette situation était impossible à moins de se donner la mort, ce qu’elle ne ferait jamais. Elle n’avait pas ce courage et elle aimait bien trop la vie, elle savait qu’après chaque orage, il y avait du soleil. Mais Dieu que cet orage faisait mal, elle avait tellement mal qu’elle ne pouvait même plus dire où elle avait mal. Tout son corps la faisait souffrir.


B-Ever

.


FIN
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