Revenir en haut
Aller en bas


 

- { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2937-le-coeur-dune-femme-est-un-oce http://www.ciao-vecchio.com/t3885-anabela-nobody-said-it-was-easy-no-one-ever-said-it-would-be-so-hard#125671
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Amber Heard + ©january cosy + ASTRA + droits d'auteur accordés par monsieur Spinoza (texte de la signature).
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - GABRiELA ViSCONTi - MiLA CLARiZiO
Messages : 1548 - Points : 3102

Âge : J'ai trente-deux ans.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Sam 11 Aoû 2018 - 18:03 )
Monsieur l'impatient
Juste ton regard.
Je me trouve à bout de forces, mais surtout, je n'arrive plus à repousser Francesco. Je lui en veux à cause du silence radio durant ses deux mois interminables, mais trop fière, je ne voulais pas faire le premier pas. Je l'imaginais au bras d'autres femmes, ce qui ne serait pas étonnant. À la seconde où j'ai croisé son regard à la fête d'anniversaire de notre ami commun, je suis tombée irrémédiablement amoureuse de lui. La soirée que nous avons passée était magique, hors du temps et malheureusement, la vie a repris son cour… J'aurais aimé rester dans le creux de ses bras puissant pour toujours, mais c'était impossible, cela me semble toujours l'être. J'ai laissé le silence s'installer entre nous par la suite, puis je me combattais contre mes démons, avant de baisser les bras et d'ainsi les laisser m'envahir, ne laissant plus aucune trace de bonheur ou de sérénité en moi. J'étais à présent grignotée par ceux-ci, sachant pertinemment qu'ils allaient m'avoir à l'usure. Je ne désirais aucune aide, préférant me laisser couler, pensant le mériter dans le fond, mais attendant tout de même une main à laquelle je pourrais m'accrocher. Ce n'était pas n'importe quelle main, ce n'était pas non plus n'importe quel individu, puisqu'il me suffisait de jeter un coup d'œil à la villa voisine, celle de monsieur Francesco Spinoza. Repenser à tout cela, à toutes ses envies de franchir ces quelques mètres qui nous séparaient me fait atrocement souffrir. Je ne désire que lui, que son aide, sachant que je pourrais gravir n'importe quelle montagne, n'importe quel obstacle de la vie à ses côtés. Tout mon être désire lui crier je t'aime, mais j'en suis incapable. Je suis blessée, cette blessure étant si profonde, si puissante qu'elle fait écho dans chaque recoin de mon corps, mais également de mon esprit. Je sais que personne n'a le pouvoir de d'aider, de me venir en aide, de me procurer une sérénité, sauf LUI. Cet homme que j'ai aimé dès la première seconde, cet homme pour qui je vibrais comme je n'avais jamais vibré pour qui que ce soit… Cet homme pour qui je vibre toujours. Malheureusement, je me suis renfermée, me persuadant que je ne suis personne pour lui, me répétant sans aucun répit que je n'ai été qu'une conquête de plus parmi tant d'autres, parce que je ne le mérite pas, mais surtout, parce qu'il mérite mieux.

Je pousse un soupire, ne sachant plus quoi faire, comment m'y prendre pour qu'il me laisse alors que tout mon être ne désire que lui. J'ai conscience de le vouloir, mais je me force à le repousser encore et toujours, sauf qu'à cet instant, je suis prête à baisser les armes. S'il avait s'agit d'une autre personne, j'aurais tenu bon, je le sais, seulement, il ne s'agit pas de n'importe qui. Francesco est ma faiblesse, et je ne sais pas comment faire pour le laisser m'approcher sans me brûler les ailes. Je pourrais tout lui donner, m'offrir totalement à lui, lui appartenir, mais la chute serait immense s'il me laissait lui aussi sur le bas-côté de la route. Alors je doute. J'ai peur, peur qu'il me blesse et que cela me détruise totalement, que cela m'achève. Il m'assénerait le dernier coup, celui qui me laisserait à terre et qui me ferait disparaître. Ai-je tout de même envie d'essayer dans le fond ? Mon cœur me crie oui, alors que mon cerveau refuse. Je sens des larmes perler dans mon regard alors que je sens également SA présence. Je frissonne déjà alors qu'il est dans mon dos et lorsqu'il me touche, j'en ai des vertiges. Mon corps se crispe, réaction naturelle pour me protéger alors que je n'ai qu'une envie, me tourner et me serrer tout contre lui. Je désire sentir son odeur qui ne m'a jamais quitté depuis ce soir-là, ce soir où j'ai rendu les armes pour m'offrir à lui sur la plage. Repenser à cet instant me perturbe, d'autant que je perçois son besoin de m'avoir près de lui, du moins je crois, je l'espère. Son souffle me retourne alors que je suis comme paralysée rien que par le son mélodieux de sa voix qui m'hypnotise, qui m'attire inévitablement. Je voudrais lui répondre, je voudrais prendre la parole, le repousser encore et toujours, mais j'en suis incapable. C'est tout bonnement impossible. Je décide donc de rester silencieuse, plutôt que de réagir, plutôt que de me jeter à corps perdu dans son regard auquel je voudrais évidemment me noyer. Mon cœur frappe avec force dans ma poitrine, provoquant une douleur intense, à couper le souffle. J'ai la réelle sensation que je vais suffoquer, que je vais manquer d'air, seulement, je sens son corps encore plus proche du mien, il me presse contre lui et soudainement, l'air entre à nouveau par ma bouche et mon cœur cesse de se serrer, il cesse de vouloir s'échapper, grâce au contact de ses mains, de son corps auquel je n'ai qu'une envie : m'y raccrocher.

Je faiblis alors qu'il me retourne afin de me regarder, sans doute, à vrai dire, je ne sais plus. Je suis totalement perdue, ne sachant pas si je suis prête à sauter le pas et ainsi m'accrocher à lui comme à une bouée de sauvetage. Je voudrais lui dire à quel point j'ai besoin de lui, je voudrais lui crier à quel point j'ai un besoin animal de n'être qu'avec lui, mais je ne trouve pas les mots. Ma bouche s'ouvre, mais aucun son ne sort d'entre mes lèvres, alors que mon regard s'accroche au sien. Étant hypnotisée par ses magnifiques yeux, mais aussi par sa voix et ses mots, je reste coite. Ceux-ci me transpercent le cœur alors que je suis toujours aussi incapable de répondre, de bouger. Francesco me semble submerger par l'émotion alors qu'il me demande de ne plus le repousser. Mon bel Italien se livre toujours, se mettant à nu sous mes yeux afin que je comprenne à quel point il semble tenir à moi, ou alors, je me berce d'illusions. Le fait est qu'il désire m'aider et qu'il me demande de me saisir de sa main. Seulement, je manque de courage et j'ai bien trop peur. Je suis blessée, mon cœur est brisé et je ne peux pas me saisir de celle-ci, malgré ses demandes, malgré la tristesse de son regard, malgré la souffrance que je parviens à lire dans celui-ci. Sa phrase reste en suspend alors que j'ai la sensation qu'il s'éloigne de moi. Son regard est à présent perdu, il fixe un point au-delà de l'horizon, au-delà de tout, bien loin de nous, de cet instant intense que nous sommes en train de vivre. Je me demande ce qui lui arrive, quand je réalise qu'il doit se trouver à bout de forces, réalisant sans doute que malgré toutes ses demandes, je ne parviens pas à m'ouvrir à lui. Je me dis soudainement que si je ne réagis pas, je risque de le perdre et cela me fend davantage le cœur. Des larmes roulent sur mes joues alors que je scrute toujours son regard, impuissante pour le moment. Je ne sais pas comment le ramener à moi, quand soudainement, après plusieurs secondes, il reprend. Un poids immense quitte mon cœur lourd, alors que je commence à trembloter par la situation, par mon manque de force, mais également par mon besoin de craquer, de me rendre. Cette barrière que j'ai moi-même monté pour nous séparer s'effondre et après ses derniers mots qui atteignent mon cœur, alors que son regard s'emplit de larmes et qu'il va craquer, je pose mes mains sur les siennes. « Francesco. » Je souffle quand une larme roule sur sa joue et finalement, je cède. J'enjambe cette barrière qui nous a trop longtemps tenu loin l'un de l'autre et avec des gestes incertains, j'embrasse cette larme, avant de déposer mes lèvres sur les siennes. Sans m'en rendre compte, je me presse tout contre lui, tremblant comme une feuille alors que je désire plus. Notre baiser s'intensifie et l'une de mes mains se place sur sa poitrine. La seconde s'accroche à sa nuque alors que je suis incapable de rompre notre baiser. Mon souffle devient le sien et je réalise que j'ai un besoin vital d'être à ses côtés, seulement, je ne suis pas encore prête à lui dire tout ce que je ressens à son égard.

Désireuse de réduire la distance qui nous sépare, je veux tout de même lui faire comprendre, sans les mots pour l'instant, que je me donne à lui. Seul cet homme peut m'aider à me sortir de cet enfer sur Terre, seul Francesco sans Totti peut me faire à nouveau sourire, seul cet homme peut me procurer un nouveau souffle. Rompant finalement notre baiser, je colle mon front contre le sien et je lui souffle, hésitante, essayant de m'ouvrir à lui, bien que je ne sache pas si je vais y parvenir : « J'ai besoin de toi. Il n'y a que toi. » Je frissonne, tant l'émotion me gagne et ravalant avec difficulté ma salive, ainsi que ma fierté, je continue : « Francesco… Je… Je n'ai pas non plus besoin de regarder plus loin que la barrière qui nous sépare. Je n'ai besoin de personne hormis toi. Je n'ai besoin que de ton regard, juste ton regard, de tes mots... » Ma voix se brise alors que je lui déclare à demi-mot que je l'aime. Des larmes roulent à nouveau sur mes joues alors que j'ai peur d'avoir mal compris ce qu'il désirait me dire, et finalement, je ressens le besoin de me livrer à lui, quitte à tout perdre. Tremblotant davantage, je n'ose plus dire quoi que ce soit. Je ne veux pas affronter son regard alors que je suis toujours agrippée à lui. Je voudrais que cet instant se fige pour rester ainsi, tout contre lui, éternellement.
Pando


Franciana
(...) il commençait déjà à lui donner des petits qualificatifs typiquement tirés du vocabulaire d'un adolescent amoureux. M'enfin, c'était ça ou ma petite crevette en sucre (...)

FRANCIANA:
 

♡♡♡





Dernière édition par Anabela Laranjeira le Jeu 30 Aoû 2018 - 1:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Zac Efron + Merci à Vito Inglese!
Multi-comptes : James Weaver
Messages : 468 - Points : 2118
Âge : 30 ans
Métier : PDG d'une société de transport par hélicoptère et acteur majeur en bourse dans les secteurs aéronautiques et automobiles.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Mar 14 Aoû 2018 - 12:16 )
Juste ton regard
Des femmes, Francesco en avait côtoyé plus d'une... Jusque dans son lit. Elle avaient toujours un petit quelque chose de spécial qui faisait qu'elles accrochaient le beau brun, et c'était pourquoi il cédait. Il ne cédait jamais pour n'importe qui. En revanche, Anabela, c'était une toute autre affaire. La blonde lui avait plu, dés le premier regard. Aller savoir pourquoi. Sa provocation peut-être? Peut-être. Ou alors son caractère à la fois doux et sauvage. Car oui, elle se montrait comme une femme énergique, sauvage, avec du répondant, mais en réalité, elle avait aussi tout ce côté doux, plein d'amour, ce côté qu'elle avait perdu ces derniers mois, sans doute emporté par ces problèmes. Mais au fond e lui, Francesco savait qu'elle avait toujours cette partie d'elle, le tout étant de ranimer un peu la flamme. Si il avait su que les choses allaient si mal, peut-être aurait-il fait le nécessaire, il se serait conduit en gentleman, aurait tenté de faire quelque chose, mais à la vérité, le tête dans ses comptes, les yeux rivés sur le compteur de ses automobiles et de ses comptes en banque, il n'avait rien vu venir. Et aujourd'hui il ramassait une sacré claque dans sa gueule, c'était le moins que l'on puisse dire. Elle lui avait donné la première et le simple fait de la voir ainsi lui avait fourni une deuxième gifle. Il tentait tant bien que mal de la ramener, de la sortir de là. Il n'avait pas d'arrière pensée, simplement une envie: Ne pas la perdre.

Alors il tente plus que les mots: Les gestes. Il joint à la parole ses mains, ses bras, il tente de la réconforter, de la calmer, de lui montrer qu'elle n'est pas seule et qu'il est prêt à prendre les armes avec elle, à lutter à ses côtés. Elle se crispe, elle résiste sans doute, mais il se fait plus doux, et plus présent, il l'entoure de ses bras fort, et il la sent qui se détend. Le pari risqué qu'il venait de lancer venait d'être concluant. Il la sentait qui respirait mieux, qui se calmait, mais encore fallait-il qu'elle accepte son aide, et ce n'était pas encore gagné. Elle avait bâti des murs. Comme on bâti une forteresse sur un rocher escarpé, à l'abri des assauts, elle avait fait de même, s'assurant ainsi la possibilité de résister, de ne pas avoir besoin de l'aide des autres. Or, les murs craquaient sous le poids des problèmes, la citadelle s'effondrait. Et avant que ce ne soit le mal qui pénètre ses murs, qui pénètre son coeur, Francesco devait y faire rentrer l'espoir, l'amour, la joie également. C'était peut-être un peu idyllique comme vision, un peu enfantin, mais c'était le cas. Car elle en avait besoin. Alors il décida d'enchaîner. Il dressait toutes ses armes pour combattre contre ces murs qu'elle avait érigé. Il donnait tout. Il la retourna pour qu'elle lui fasse face, lui adressa à nouveau la parole. Pourtant, c'était lui qui commençait à craquer alors qu'il ne savait pas si il parviendrait à la regagner. Puis, finalement, alors qu'il s'arrête, elle cède. Elle prononce son prénom alors qu'il plonge son regard dans le sien, elle le prononce d'une manière douce, aimante. Et finalement, elle cède. Elle craque, les murs s’effondrent et elle s'approche de lui, embrassant sa larme avant de venir trouver ses lèvres. Hésitante au départ avant que leur baiser ne devienne plus passionné. Alors qu'elle pose une main sur son torse et une autre dans sa nuque pour le tenir fermement, il vient la serrer dans ses bras, ne la lâchant plus, goûtant à ses lèvres, tentant de lui faire passer toute l'énergie dont elle a besoin. Finalement, elle rompt leur baiser, les laissant reprendre leur souffle alors qu'elle pose son front contre le sien et qu'il ne bouge pas, restant ainsi prés d'elle, dans la cuisine, sans un mot. Le repas peut bien attendre.

Finalement, elle lui déclare dans un souffle qu'elle a besoin de lui. Qu'il n'y a que lui. Ses mots lui réchauffe le coeur. L'accès de colère passé, elle reconnais alors qu'elle a besoin d'aide, de lui notamment. Elle continue, il ne la coupe pas. Elle n'a pas besoin non plus de regarder plus loin que la barrière qui les sépare, elle se rend compte qu'elle a besoin de lui, de ses mots, de son regard... En d'autres termes, elle l'aime plus que ce qu'elle veut bien l'admettre. Elle se met alors à pleurer. Les nerfs lâchent, elle craque entièrement. Il la serre contre lui, venant poser la tête de la blonde contre son torse et posant son menton sur le haut de sa tête, comme si il tentait de la recouvrir entièrement. Il la serre, lui caresse le dos, comme on rassure un animal, il agit de même.
- C'est bon Ana... Souffle-t-il alors. Ça va aller. Tout va bien se passer. Il se montre rassurant, mais au fond, il sait qu'elle a besoin de lâcher ses larmes, elle a besoin de se rendre, d'abandonner. Depuis le début, elle lui a tenu tête, engageant un combat qu'elle n'avait pas à engager. Tout simplement. Mais il a tenu, sans jamais lui faire de mal. Du moins l'espère-t-il. Il la tient tout contre lui, ne la presse pas, la laisse se vider et finalement, alors qu'il la sent qui se calme, alors qu'il la garde contre lui, il finit par lui relever le visage pour plonger son regard dans le sien.
- Ça va aller maintenant... D'accord? Elle tente de dire quelque chose mais il lui mets un doigt sur ses lèvres. Chut... Ne dis rien tu vas encore dire une bêtise. Fait-il dans un sourire. Embrasse-moi plutôt. Et il n'a pas à le lui dire deux fois alors que leurs lèvres se retrouvent, que leurs langues se rencontrent et qu'ils se laissent aller dans une formidable étreinte. Il goûte à nouveau à elle, et cela lui plait. Malgré qu'elle soit amaigrie, malgré qu'elle ait les traits tirés, elle lui plait encore. Leur souffle ne font plus qu'un, leurs caresses se font plus pressantes, mais finalement, il rompt leur baiser et l'éloigne un peu de lui.
- Viens, allons manger. Elle en a besoin, et lui aussi. Puis finalement, il la lâche, et va s'emparer de la casserole dans laquelle se trouve les pâtes. Et il lui fait signe de le suivre.

Il dépose la casserole sur la table et lui tire la chaise pour qu'elle s’assoit. Le vent de la mer est tombé, et seul le bruit apaisant des vagues se fait entendre, roulant sur la plage sans cesse. Il s’assoit en face d'elle et se sert un grand verre d'eau qu'il descend d'un trait.
- Il y a pas à dire... L'eau c'est quand même quelque chose! Fait-il. Puis, sans attendre, parce qu'il a faim mais aussi parce qu'il ne veut pas faire traîner les moments gênants, il lui sert une belle assiette de pâtes.
- Et me dit pas que t'as pas faim parce que c'est bibi qui a préparé le repas, d'accord? Autrement dit, elle a intérêt à manger tout ce qu'il y a dans son assiette. Il lui adresse un grand sourire avant de se servir à son tour, puis, il finit par remettre le couvercle sur la casserole et, dans un "bon appétit" des plus heureux, il commence à manger. Il apprécie la sauce, qu'il a poivré parfaitement soit dit en passant, et se fait un plaisir d'apprécier ce repas. Finalement, il relève la tête vers elle, et la regarde avant de demander:
- Et sinon? Qu'est-ce que tu fais de tes journées? demande-t-il alors qu'il croit comprendre qu'elle ne travaille pas et que la cause de ses problèmes pourrait aussi être un arrêt dans ses activités. Comme elle n'a rien à faire, elle boit. Tout simplement. Il sait que ce n'est pas simple et il tient vraiment à l'aider. Il en a l'envie folle, il veut la voir remise à flot et prête à se battre à nouveau en pleine possession de ses moyens. Et visiblement... Les pâtes lui plaisent. Un bon point pour lui.       

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2937-le-coeur-dune-femme-est-un-oce http://www.ciao-vecchio.com/t3885-anabela-nobody-said-it-was-easy-no-one-ever-said-it-would-be-so-hard#125671
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Amber Heard + ©january cosy + ASTRA + droits d'auteur accordés par monsieur Spinoza (texte de la signature).
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - GABRiELA ViSCONTi - MiLA CLARiZiO
Messages : 1548 - Points : 3102

Âge : J'ai trente-deux ans.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Sam 18 Aoû 2018 - 22:58 )
Monsieur l'impatient
Juste ton regard.
Les sentiments que je ressens à son égard me chamboulent. Mon cœur lui crie je t'aime, alors que mon cerveau refuse que je prononce ces trois mots. Je me déteste beaucoup trop pour lui faire subir en permanence cette douleur qui m'accable, alors, je me refuse de lui demander de l'aide ou plutôt, je me refusais. Je ne sais pourquoi, depuis que j'ai croisé son regard lors de cette soirée, une connexion s'est établie entre nous, une connexion que je n'ai jamais connu jusqu'alors. Il y a comme une évidence, comme une sorte de lien indéfectible, quoi qu'il se passe. J'ai la sensation de pouvoir me livrer à lui, et cela me fait peur. Je ne veux pas m'attacher, seulement, je sais que je le suis déjà. Ce mur que j'ai érigé entre nous s'effrite peu à peu et j'essaye de distiller les informations que je veux qu'il connaisse, sans trop me dévoiler pour autant. Je suis douée pour faire semblant, souriant toujours, étant perpétuellement "joyeuse", avenante, irréprochable. J'ai grandi ainsi, me forgeant cette barrière seule. À vrai dire, c'est sans doute une part du problème, je me blinde en permanence, je garde tout pour moi. Je peux porter la souffrance du monde entier sur mes épaules, mais je ne peux pas exprimer la mienne. Je ne peux pas me confier afin d'avoir le cœur moins lourd, je suis sans doute trop pudique, ou j'ai peur, peur qu'on ne me comprenne pas, peur que l'on découvre que j'ai un cœur immense, qui aime, mais qui peut également souffrir atrocement. Je donne, sans désir de recevoir en retour, refusant même de recevoir en échange, comme si je ne méritais pas. Que m'est-il arrivée ? Je ne sais pas. Je reste persuader que j'ai toujours été comme ça et plutôt qu'attraper les mains que l'on me tend, l'aide que l'on désire m'offrir, je me ferme, je me recroqueville et je laisse s'installer le silence. Seul Francesco réussit à me sortir de ce mutisme qui me fait souffrir, seul lui persévère, seul lui garde la main tendue, même si je la lui refuse. Il n'y a que lui, il n'y a que cet homme qui m'a captivé au premier regard, il n'y a que ce voisin, celui qui est si proche de moi, beaucoup plus proche que je ne l'aurais envisagé. L'idée de ressentir tous ces sentiments à son égard m'effraie, alors je préfère ne pas y penser. Je suis persuadée qu'il figurera parmi les personnes qui auront le plus compté dans ma vie puisque les instants les plus intenses de mon existence ont été ceux que j'ai vécus en sa compagnie, seulement, je ne le lui dirais pas.

Je m'effondre dans ses bras, ma tête poser contre son torse puissant, alors que je sanglote, que je relâche la pression, celle que j'ai instauré entre nous alors qu'il m'a rejoint à l'intérieur de la villa familiale. Ce refus catégorique et net, ce refus qu'il m'apporte son aide m'a fait énormément de mal, mais il a également puisé toute l'énergie que je possédais. C'est sans doute pour cette raison que je craque à présent, bien que je sache que je suis dans cet état parce que le voir souffrir ainsi par ma faute m'a fendu le cœur. Je voudrais que cette larme n'ait jamais coulé, dans le sens où je ne veux pas le voir malheureux, parce que cela m'est insupportable. Francesco ne mérite aucune peine, aucune douleur, et alors que je me dis que je peux être forte pour lui, je me rends compte que le véritable problème est mon dégoût de ma propre personne. Seulement, je ne sais pas en parler, je tais cette souffrance et, je ne sais pas quoi faire, comment agir, puis surtout, j'ai peur d'un éventuel rejet. Ce n'est pas le cas de Francesco, puisqu'il se montre présent, à l'épreuve des balles pour moi, ce que j'ai du mal à comprendre. Où trouve-t-il toute cette force ? Je n'en sais rien, mais à cet instant, cela ne compte pas vraiment. Je me vide de toute cette souffrance que j'ai ressentie en le repoussant, en lui parlant d'une façon que je ne conçois pas lorsque j'y repense. Francesco ne m'a rien fait, hormis gonflé mon cœur de joie lorsque nous avons passé cet instant ensemble, lorsque nous avons rejoint la plage et que nous nous sommes donnés l'un à l'autre. Puis, il y a eu le drame, la fusillade où, il m'a pris dans ses bras, m'a rassuré alors que je me trouvais tétaniser. Lui a su se relever de cette épreuve, et à présent, il me vient à nouveau en aide, où plutôt, il essaye de me sauver de cette addiction morbide pour l'alcool, cette addiction qui m'est vitale depuis presque deux mois parce qu'en boire anesthésie mon mal-être, mon immense souffrance, ce déferlement constant de haine contre moi-même, ce dégoût d'être en vie, pensant inévitablement que j'ai "tué" mon amie, que j'ai chargé l'arme même si ce n'est pas moi qui aie tiré. Je me rejette la faute, sans doute parce que je ne sais pas sur qui je pourrais la rejeter, parce qu'à mon sens personne ne mérite de mourir ainsi. Alors, je me laisse sombrer, ou plutôt, je me laissais sombrer jusqu'à présent.

Écoutant ses mots, ses paroles, je m'apaise. Les larmes ont coulé, grâce à lui, à cette étreinte, à cet instant où j'aurais désiré dire plus. D'ailleurs, alors qu'il redresse mon menton et qu'il plonge son regard dans le mien, je voudrais parler, je voudrais que des mots sortent, comme "merci", mais je n'en ai pas l'occasion. Ils ne seraient pas sortis de toute manière, puis, avec un doux sourire, il me demande de l'embrasser à nouveau. Déposant mes lèvres sur les siennes, je les goûte avec envie, comme si c'était la dernière fois que j'avais la possibilité de l'embrasser. À faute de mot, je me donne à lui par ce baiser, pour lui faire comprendre tout ce que je refuse de lui dire, tout ce que je ressens à son égard, une nouvelle fois. Malheureusement, ce moment magique, idyllique prend fin. Reprenant mon souffle, il s'éloigne lentement, avant de m'inviter à passer à table. Alors que je me rappelle qu'il préparait le repas, je me rends soudainement compte que je meurs de faim et mon ventre me le fait savoir. Je pose une main sur celui-ci, alors que Francesco me précède et que le temps qui me semblait figer, s'écoule à nouveau. Je le laisse faire, peu étonné de le voir aussi à l'aise, il me semble qu'il l'est partout, ce que je trouve intimidant dans le fond. Je le suis donc en silence alors qu'il me tire ma chaise, galant. Cela me fait sourire et alors qu'il boit un verre d'eau d'une traite et qu'il m'en vante les mérite, ce sourire ne disparaît pas, bien au contraire. Me servant une belle assiette de pâtes, il me fait comprendre que je vais devoir tout manger. Étrangement, cette idée ne me rebute pas, puis je ris quand il dit que c'est "bibi" qui a préparé le repas. Après avoir goûté une première bouchée, je suis étonnée : « C'est très bon ! » Je rétorque, alors qu'il me semble que je n'ai pas mangé de véritables repas depuis bien longtemps, préférant étancher ma soif, plutôt que d'avaler quoi que ce soit de bien consistant. Joueuse et taquine, je lui demande, le regard rieur : « Dis-moi ce que tu ne sais pas faire Francesco ? » Il est vrai qu'il est sportif, qu'il sait cuisiner, qu'il est toujours souriant, très charmant également, courageux aussi, et alors que je continue à monter la liste dans ma tête, il me demande ce que je fais de mes journées. Mon visage devient livide alors qu'une grimace s'inscrit sur mon visage de poupée, et baissant le regard, je ne sais pas vraiment quoi lui dire. « Depuis que je vais mal ou avant ? » Je demande, faisant mine que cette discussion ne me dérange pas, mais je n'en mène pas large. « J'avais des projets de reconversion ici, parce que je désire rester à Naples. L'ami pour qui je devais travailler est… Enfin, ça n'a pas pu se faire finalement. » Je n'avale plus la moindre bouchée, mon regard posé sur mon assiette de pâtes, parce que je ne pourrais pas m'ouvrir à lui autrement. « Je me suis dit qu'il fallait que je me lance seule et puis… Et puis il y a eu cette… Enfin, tu sais. » La fusillade. Il le comprend, je n'ai pas besoin de le regarder pour savoir qu'il sait que je parle de celle-ci, je n'ai pas besoin de lui faire un dessin. Prenant mon courage à deux mains, j'ose relever la tête, j'ose affronter son regard et je reprends la parole, alors que l'émotion me gagne. « Je n'ai pas pu te dire merci, lorsque tu es resté près de moi. » Mes prunelles scintillent, mais je continue : « Merci Francesco. » Je n'ajoute rien de plus, ouvrant à nouveau la bouche, afin de déguster le plat qu'il a préparé à notre intention.

Mon assiette se vide petit à petit et sur un ton plus léger, je lui demande : « Tu as un ingrédient secret ? Un petit truc en plus ? Il faut vraiment que tu me donnes ta recette. » J'imagine qu'il met ce qu'il faut en poivre, ou peut-être qu'il s'agit du dosage du parmesan qui fait toute la différence, je me pose la question. Le fait est que mon regard se pose sur la casserole, puis sur Francesco et à nouveau sur la casserole. J'hésite un instant, pinçant mes lèvres, voulant en manger encore un peu et alors que je me lève pour me resservir, je lui demande poliment s'il en désire lui aussi. « Veux-tu que je te resserve ? » Je suis bien loin de la femme qui l'a repoussé lorsqu'il est arrivé à la villa, je ne suis plus cette furie qui ne désirait que le blesser afin qu'il parte pour me laisser seule avec mes démons.
Pando


Franciana
(...) il commençait déjà à lui donner des petits qualificatifs typiquement tirés du vocabulaire d'un adolescent amoureux. M'enfin, c'était ça ou ma petite crevette en sucre (...)

FRANCIANA:
 

♡♡♡





Dernière édition par Anabela Laranjeira le Jeu 30 Aoû 2018 - 1:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Zac Efron + Merci à Vito Inglese!
Multi-comptes : James Weaver
Messages : 468 - Points : 2118
Âge : 30 ans
Métier : PDG d'une société de transport par hélicoptère et acteur majeur en bourse dans les secteurs aéronautiques et automobiles.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Lun 20 Aoû 2018 - 15:05 )
Juste ton regard
Elle a craqué. Toute la pression retombe alors d'un seul coup, sous la forme de larmes, elle ne peut s'arrêter de pleurer. Et Francesco se pose alors, choisissant de la calmer, de la consoler. Elle porte sur elle trop de fardeaux, elle a le dos courbé à force de trop en porter. Elle fait croire que tout va bien la blonde, en réalité tout va mal. Elle a eu beau affronter son regard, elle a eu beau le défier, désormais, elle ne tient plus, elle s'effondre. Toute la force qu'elle puisait pour lui tenir tête disparaît, toute cette force qu'elle usait contre lui n'est plus, soudainement anéanti par les mots doux, par l'attitude du brun qui n'a rien renvoyé à la blonde. Il aurait pu répondre, il aurait pu faire mal avec les mots, parfois sa langue est aussi acérée que de l'acier tranchant, mais là... Il n'a pas pu riposter. Vengeance trop facile, peut-être, oui, cela aurait été si simple de tout lui reprocher, de l'envoyer valser, mais Francesco n'était pas particulièrement connu pour prendre des choix simples. Il pariait gros... Parce qu'il savait que la récompense avait sa valeur. Alors, il la serra dans ses bras puissants, la laissant pleurer, se contentant de la consoler, de la calmer, de la laisser se sentir en sécurité. Il en voulait ni la stresser, ni lui ajouter du poids sur ses maigres épaules. Elle en avait assez à elle seule. Alors qu'il la tenait dans ses bras, il s'apercevait de l'importance de cette relation qu'il avait avec elle, ou tout du moins qu'il souhaitait avoir.

Anabela n'était pas n'importe qui. Elle avait pris ses quartiers dans la villa à côté de chez lui un peu après lui, mais au final, il n'avait jamais eu vraiment d'autres voisins qu'elle et Barbara, désormais reparti sur Paris. Ils se croisaient, s'apercevaient, s'échangeaient des regards lourds de sens. Oui, la voisine d'à côté lui plaisait bien, rentrait dans ses critères, Non il n'avait pas osé franchir le pas... Jusqu'au fameux soir de l'anniversaire d'Antonio. Il avait sut dés cet instant que avec elle, les choses ne risquaient pas de se passer de la même manière qu'avec les autres top modèles qu'il mettait dans son lit et qu'il affichait à son bras lors de soirées élégantes et chic. Non. Elle avait quelque chose en plus, elle l'avait accroché. Mais ensuite, il avait repris la vie qu'il avait toujours eu, s'étant comme contenté d'un seul soir, comme si la satisfaction d'avoir essayé un nouveau jouet lui était passé. En vérité, c'est qu'il avait un peu perdu de vue la jolie blonde et puis... Leur relation, loin d'être stable, avait fini par se réduire au simple signe de tête que l'on s'échangeait quand on se croisait. Ils ne s'ignoraient pas, mais c'était parfois tout comme, Francesco se préoccupant plus de ses affaires que des personnes qu'il aimait, c'était son défaut. Et pourtant, là, dans cette cuisine, il s'apercevait que la relation qu'il voulait avec elle n'était pas celle d'un plan d'un soir, ce n'était pas non plus celle de deux amis à la relation ambigü, c'était plutôt celle de deux êtres qui avaient besoin l'un de l'autre, qui s'aimaient réellement. Francesco n'était pas le genre de gars à croire en l'amour, ou au coup de foudre, il n'était pas le genre à en vouloir. Mais elle, il la désirait. Et maintenant qu'il l'avait dans ses bras, son coeur avait repris un rythme normal, presque trop tranquille, comme si la présence de la belle, même effondrée, lui suffisait. Ils en étaient là... Et finalement, il ne sut pas combien de temps elle resta là à pleurer, mais finalement, il lui fit redresser la tête, et plutôt que des mots, le baiser qu'ils échangèrent fût plus parlant que tous les mots des hommes. Il goûta encore à ses lèvres alors qu'elle l'embrasser passionnément, comme si il partait pour ne plus jamais la revoir, et il comprenait également combien elle tenait à lui, si elle ne parvenait pas à s'exprimer avec des mots, ses gestes, son baiser, étaient amplement suffisants.

Finalement, ils passèrent à table. Elle avait besoin de manger, et lui aussi mine de rien. Il servit donc les assiettes, et elle commença à manger. Elle ne tarda guère à lui déclarer que c'était délicieux et il la remercia d'un signe de tête tout en appréciant également ce qu'il avait préparé. A force de vivre seule, Francesco avait appris à cuisiner deux trois choses histoire de ne pas être à la rue, cependant, il devait bien admettre que Tony cuisinait bien mieux et que lui cuisinait bien moins souvent. C'était ainsi, et Francesco aimait le simple fait de ne pas avoir à cuisiner. Son majordome était d'ailleurs un être relativement exceptionnel lorsqu'on y pensait. Il faisait tout. Mais alors quasiment tout, à tel point que la relation entre les deux hommes passaient parfois pour une relation plus complexe que celle du maître de maison envers son majordome. Ils étaient complices quelques fois, conseillers l'un de l'autre de temps à autres. Ils s'entraidaient, tout simplement, dans la bonne humeur et la bonne volonté. Il ne put retenir un sourire lorsqu'elle lui demanda ce qu'il ne savait pas faire. Il répondit du tac au tac sans relever les yeux de son assiette.
- Respecter les règles. Obéir. Je sais pas faire. Il releva les yeux vers elle, un grand sourires sur ses lèvres. Disons que je sais cuisiner mais je ne suis pas le meilleur, ça non. Je cuisine deux trois choses, mais al plupart du temps, on cuisine pour moi. C'est qu'il avait les moyens qui plus est. Il y a bien quelques trucs que je ne sais pas faire, mais disons que bon... La liste est longue et comme c'est des trucs pas... Utile. Il eut un léger rire. Il ne savait pas tout faire. Plomberie? Il n'assurait pas. Electricité? Un peu plus au vues des appareils qu'il côtoyait jour et nuit. Pâtisserie? Une vrai quiche... En résumé, il y avait bien des choses qu'il ne savait pas faire.

Elle s'assombrit lorsqu'il lui demanda ce qu'elle faisait de ses journées. Si le ton qu'elle arbora se voulait détaché, laissant entendre que cela ne lui posait pas de problème d'en parler, son air, son visage indiquait le contraire. Cependant, elle continua, en annonçant qu'elle avait eu des projets de reconversion mais que l'ami avec qui elle devait travailler... Elle ne termina pas sa phrase et Francesco ne répliqua pas. Il se demandait simplement si il s'agissait de la même amie que lors de la fusillade. Finalement, elle annonça qu'elle aurait pu, ou plutôt voulu se lancer seule, mais depuis la fusillade, elle avait déparé, son être entier ne supportant plus toute cette souffrance, et bien évidemment, réfléchir à une reconversion professionnel était désormais très difficile.
- je comprends... Lâcha-t-il, sans pour autant vouloir rentrer dans les détails, il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Cependant, si je puis me permettre, je suis sûr que cela te ferait du bien Ana. Il ne voulait pas la vexer en lui disant ce qu'elle devait faire, il n'estimait pas avoir le droit de lui dire ce qu'elle devait faire. Mais cependant, il prit son courage à deux mains et continua. Cela te permettrait de voir du monde, de te relancer. Je t'assure, il y a pleins de choses à faire ici et... Sans vouloir aucunement te blesser, rester seule ici à broyer du noir ne t'aide pas. Il s'arrêta là alors qu'elle relevait le regard vers lui pour le remercier de ce qu'il était resté près d'elle le jour de la fusillade. Il fit signe que ce n'était rien, se contentant de répondre:
- Il fallait bien que quelqu'un le fasse non?

Finalement, ils reprirent tous les deux à manger en silence avant que elle ne termine son assiette. Visiblement, elle avait bien mangée, et elle avait encore faim. Tant mieux, elle en avait besoin. Elle lui demande alors quel est l'ingrédient secret qu'il met dans sa recette. Aucun en fait, il se contente de doser parfaitement le tout. Le vrai secret? Faire revenir légérement les lardons en compagnies de petits oignons, c'est délicieux. Mais pas trop d'oignons, juste assez pour qu'ils donnent un petit arrière goût qui ne gâche pas la carbonara.
- C'est un secret justement... Répondit-il taquin. Peut-être qu'un jour je te le dirais. Elle lui proposa de la servir à nouveau et il accepta. Elle était désormais plus joyeuse, elle avait les traits détendue, et elle semblait bien loin de la femme de toute à l'heure, celle qui l'avait rejetée, lui avait hurlé dessus d'aller se faire foutre. Si il était heureux de la voir ainsi, il n'oubliait pas non plus les mots qu'elle avait prononcé. Il savait que c'était sous l'emprise de la colère, mais comme le disent si bien certains: "On n'oublie jamais rien, on vit avec". Il faudrait faire avec, voilà tout. Il lui avait pardonné, cependant, ce soir, les mots étaient encore frais dans son esprit. Il préférait les oublier, les chasser certes, appréciant la femme qui lui faisait face, qui était bien plus agréable et dont le sourire était revenu. Elle le servit et il se laissa aller au silence le temps de manger quelques bouchées. Finalement il déclara:
- C'est agréable. Tout simplement. Le calme, la mer qui se balance. Je crois que je n'ai jamais apprécié de passer du temps dans une telle tranquillité honnêtement. D'habitude je mange à l'intérieur, rarement sur ma terrasse sauf lorsque je fais une soirée. Il lui parlait, simplement, comme le ferait n'importe quel homme avec une amie, une copine... Une petite amie. Il était tranquille ce soir malgré les heures précédentes. Il était... En paix.            

Codage par Libella sur Graphiorum



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Francis Cabrel


Revenir en haut Aller en bas
Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2937-le-coeur-dune-femme-est-un-oce http://www.ciao-vecchio.com/t3885-anabela-nobody-said-it-was-easy-no-one-ever-said-it-would-be-so-hard#125671
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Amber Heard + ©january cosy + ASTRA + droits d'auteur accordés par monsieur Spinoza (texte de la signature).
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - GABRiELA ViSCONTi - MiLA CLARiZiO
Messages : 1548 - Points : 3102

Âge : J'ai trente-deux ans.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Mar 21 Aoû 2018 - 0:30 )
Monsieur l'impatient
Juste ton regard.
L'instant que nous vivons ensemble, cette connivence me fait énormément de bien. Francesco à le don de faire disparaître une partie de mes maux, comme s'il savait me canaliser, mais également me comprendre sans pour autant me juger. D'ailleurs, je n'ai jamais eu cette impression avec lui, comme si je pouvais tout lui dire, tout lui raconter, sachant qu'il se montrera toujours rassurant, bien qu'objectif. Notre relation particulière me semble irréelle parce que je refuse d'admettre que je l'aime, pas comme un simple ami, ou encore comme un meilleur ami, ni même comme un plan cul. Je suis amoureuse de cet homme qui se trouve face à moi mais, je me le refuse toujours, parce qu'il me captive, qu'il m'attire, et tout ceci me fait trop peur. J'ai déjà épousé un homme que j'ai sincèrement aimé, mais ce que je ressens pour Francesco est encore plus fort, beaucoup plus intense, évident en somme, sauf que je ne désire pas le montrer à qui que ce soit. Pourtant, je pense m'être trahi par le second baiser que nous avons échangé, mais une nouvelle fois, je préfère me concentrer sur autre chose. Je n'ai pas le temps de réfléchir à tous ses sentiments qui se bousculent en moi, puis, il pourrait imaginer que je suis ailleurs, loin de lui, alors que ce n'est pas le cas. Nous sommes séparés par la table présente sur la terrasse familiale, mais pour être franche, j'ai la sensation que nous sommes beaucoup plus proche. Cela me fait penser à mes œillades sur sa villa pour voir s'il va passer ou sortir, s'il va regarder lui aussi dans ma direction, s'il va m'accorder l'un de ses regards.

Alors que nous mangeons en silence, je prends le temps de le regarder, espérant qu'il ne s'en rende pas compte. Je le détaille, le trouvant encore plus beau sous la lueur de la lune, mais j'ai la sensation de l'avoir peiné, ou pire encore, de l'avoir blessé. Je ne sais pas quoi faire, comment agir pour qu'il comprenne que je désirais le repousser pour qu'il s'en aille afin de me laisser seule. Jamais je n'aurais imaginé me sentir aussi malheureuse pour une personne, même pas mon ancien époux, ni même l'être que j'aime le plus au monde, mon petit frère Alejandro. Intérieurement, dans mes pensées, je me reprends, préférant utiliser le passé pour cette phrase, disant ainsi « l'être que j'aimais le plus au monde », puisqu'à ce moment précis, je sais que celui que j'aime le plus au monde se trouve devant moi. À cette pensée, j'avale de travers et je m'empare rapidement de mon verre rempli d'eau afin de faire passer ce qui est bloquée dans ma gorge. Puis finalement, alors que je le taquine afin de parler avec lui, d'entendre le doux son de cette voix qui a su m'apaiser, il me répond, franc, à propos de ce qu'il ne sait pas faire. Cet homme ne fait pas parti de ceux qui mentent, Francesco est toujours honnête. Il parle comme il le pense, parfois vexant sans doute, mais pas ce soir, pas avec moi. Quand il me dit que respecter les règles et qu'obéir, il ne sait pas faire, j'esquisse un sourire qui se transforme en rire, alors que j'essaye de rapidement me reprendre. Il continue, avec un immense sourire sur son visage magnifique, j'aime le voir ainsi. Mon sourire s'étire donc davantage au vu du sien et il continue. Il ne sait apparemment pas cuisiner, peut-être pas tout, mais le repas de ce soir est divin. Toutefois, peu désireuse de le couper et de le contredire, je me contente de l'écouter sans manger, captiver par ses mots et son regard rieur. Il finit par dire que la liste est longue, alors, faisant la moue, je préfère ne pas surenchérir. Je suis persuadée qu'il apprend vite si ce qu'il fait le captive, si cela l'intéresse, mais je le garde pour moi, puis il doit en avoir conscience.

L'atmosphère se charge alors que je lui parle de mon envie de reconversion, puisque je devais travailler aux côtés d'un ami ; Mirko. Je me rappelle le jour où nous nous sommes rencontrés lui et moi. C'était par le biais de son travail que nous étions parties en voyage toutes les mannequins de l'agence, moi y compris, afin d'avoir un temps de pause. Nous résidions dans un cadre idyllique pour quelques semaines et nous avions pris le temps de nous connaître. Ensuite nous nous étions perdus de vue et après de très nombreuses années, alors que j'errais seule dans les ruelles de Naples, nous nous étions revus. « Mirko. Il s'appelle ou s'appelait Mirko. On s'est croisé par hasard et on a longtemps discuté. Je lui ai dit que je voulais travailler ici, pour rester à Naples et en plaisantant, je lui ai demandé s'il n'avait pas une place pour moi. » J'avais commencé mon travail de mannequin à mes dix-sept ans, continuant à étudier sur n'importe quel continent, peu désireuse de me mêler aux fêtes alcoolisées avec les autres filles, puis ensuite, retrouvant les miens à Lisbonne, j'épousais la carrière d'actrice. Cela m'a pris énormément de temps, malgré le fait que je vivais à l'endroit où je travaillais, mais les journées étaient beaucoup plus longues et je devais travailler les scènes et les textes le soir, pour ne pas ralentir le reste de l'équipe. En somme, je n'avais jamais fait de pause plus longue qu'un mois ou deux, jusqu'à mon divorce. Même en pleine dépression, je me rendais sur les plateaux de tournage et ici, j'avais pris le temps de faire une pause, mais elle devait se terminer. « Je n'ai plus eu de nouvelles alors j'ai cherché à comprendre et j'ai appris qu'il souffrait d'un cancer. » Je ne sais pas où il s'est rendu, préférant imaginer qu'il est heureux, qu'il se sent mieux et qu'il ne souffre plus. J'ai essayé vainement d'avoir de ses nouvelles, lorsque j'ai compris qu'il n'avait sans doute pas l'envie de m'en donner et je me suis persuadée de passer à autre chose. Malheureusement, la fusillade m'a coupé dans mon élan, et encore aujourd'hui, je ne sais pas comment retrouver le rythme du reste du commun des mortels. J'ai la désagréable sensation d'être au ralenti et cela ne m'aide pas pour avancer, cela me handicape. Je voudrais surpasser tout cela, seulement, je ne sais pas comment faire. C'est comme si j'avais chuté d'une falaise, m'accrochant afin de ne pas disparaître, afin de ne pas terminer au fond du gouffre, que l'idée d'abandonner m'a finalement traversé l'esprit. J'ai commencé à comprendre que cela ne serait pas si difficile de me laisser tomber. Finalement, Francesco est apparu, afin que j'attrape sa main.

Alors que je l'écoute, peu désireuse d'avaler quoi que ce soit, à cause de cette sensation d'avoir la gorge nouée, comme si je risquais à tout moment de m'étouffer, il me dit qu'une activité pourrait m'aider à me remettre en scelle. Je sais qu'il a raison. Il continue, en m'expliquant qu'il y a énormément de possibilité à Naples, je partage toujours son avis. Il y a tellement de choses envisageables ici, tellement de choses que je pourrais faire, seulement, je ne crois pas en avoir la force pour le moment. Pinçant mes lèvres, je réfléchis à ce qu'il me dit, alors qu'il prononce quelques mots qui me surprennent, quelques mots qu'il n'emploie pas souvent, du moins je crois. Il dit ne pas vouloir me blesser alors qu'il ne prend jamais de gant, comme s'il désirait me protéger du monde qui nous entoure, de tout ce qui pourrait m'atteindre et me faire mal. Il souhaite se positionner comme un rempart, comme une protection devant moi, comme si je comptais à ses yeux. Je suis étonnée, ma bouche s'entrouvre, et je relève la tête, hébétée, dans l'impossibilité de prononcer le moindre mot. Je cherche dans ses yeux une explication, puis au final, je me dis qu'il ne vaut mieux pas que je nourrisse d'espoir. À cela, je préfère lui répondre plutôt que d'y penser, puisque je désire refouler tout ce que je ressens pour lui, parce que je fuis, comme j'ai fui Lisbonne pour ne pas avoir mal, pour ne pas souffrir par la suite. « Je sais que tu as raison, resté ici ne m'aidera pas. » Même si j'aime notre villa familiale, je m'ennuie ferme parfois et pour parer à cela, pour taire toutes ses paroles ignobles que je me porte à moi-même, pour cesser d'entendre cette voix qui m'affirme que je ne suis rien, que je ne suis qu'une incapable, que je ne mérite pas de vivre, j'ai commencé à boire. Au début très peu, puis beaucoup plus et cela a provoqué ma descente aux enfers. Le silence s'installe à nouveau, puis Francesco me fait comprendre que c'est normal qu'il ait été présent lors de la fusillade, comme si c'était naturel pour lui, comme si, il l'aurait fait pour n'importe qui donc, pas seulement pour moi. Je ne réponds rien, recommençant à manger, posant de temps à autre mon regard sur cette immensité que nous offre la mer, sur le son des vagues qui nous bercent avec lenteur, qui nous accompagne dans cet instant de confidences, d'intensité également, par nos gestes un peu plus tôt et par nos paroles à présent.

Je m'interroge sur notre repas absolument délicieux, bien que je pense être peu objective puisque je ne suis pas insensible au charme de mon cuisinier de ce soir. Le regard à nouveau rieur, il me dit que sa recette contient effectivement un secret et que peut-être, il acceptera de me le dire un jour. Cela me fait sourire, puisque quand mes parents cuisinaient, ils m'affirmaient toujours qu'ils ajoutaient de la poudre d'amour, afin que les plats soient encore meilleurs. Je garde ce doux souvenir pour moi, alors qu'on termine nos assiettes quand finalement, je lui demande s'il désire manger à nouveau. Je suis affamée, mais surtout, j'ai la sensation d'avoir retrouvé une paix que je n'avais pas ressenti depuis bien trop longtemps. Le servant à nouveau, avant de me resservir moi-même, il me dit que ce moment est agréable. Je ne peux qu'acquiescer, et puis sur un ton plus léger, il se confie, parlant des vagues, du calme, de la tranquillité. Il m'explique qu'il n'en profite pas assez, trop peu à l'évidence. Sur le ton de la confidence, alors que je me rapproche de lui et que l'une de mes mains va en direction de la sienne qui est posée sur la table, alors que mes doigts se posent sur les siens, je lui dis dans un murmure : « Tu devrais le faire plus souvent. » Je m'arrête, m'empourprant alors que je me rends compte que je me rapproche de lui, alors je me recule pour caler mon dos contre celui de ma chaise puis mon regard se pose sur l'immensité de la mer, bien que l'on entende davantage le son des vagues. Après une bonne minute, je reprends, plus distante. « Je voulais dire que tu devrais en profiter davantage, d'autant que la vue que nous avons sur la mer mérite que l'on s'y attarde. » Je pense ne plus rougir et je voudrais oublier ce qu'il s'est passé durant quelques secondes lourdes de sens, alors je m'adresse de nouveau à Francesco, ne lui laissant pas le luxe de me questionner par ce soudain besoin d'être en contact avec sa peau. « Je mange très souvent ici. J'adore cuisiner, puis le cadre est parfait et reposant. » Il est vrai que j'ai énormément de chance d'être ici, je m'en rends compte un peu plus chaque jour même si parfois, j'ai la sensation d'être dans une prison dorée, mais cela est dû à mon récent changement de comportement. « Tu voudrais un café ? » Je lui demande, sans pour autant le regarder alors que je me lève afin de débarrasser, puis j'ajoute : « Je m'occupe de tout, tu as fait le repas. » Mes jambes sont comme cotonneuses, alors que je prends son assiette, les mains tremblotantes sans doute dues à notre proximité, et puis, elle me glisse entre les doigts. « Merde ! » Je prononce, me mettant à genoux avec peine quand je me blesse avec l'un des morceaux de celle-ci, suçant rapidement mon doigt coupé. « Je… Je m'en occupe, ne bouge pas. » Je lui dis, alors que je rejoins à nouveau la cuisine pour passer ma coupure sous l'eau ainsi que d'y jeter un coup d'œil pour voir si la plaie est profonde et pour prendre ce qu'il faut afin de ramasser tous ses bouts de verre. Percevant le son de ses pas, alors qu'il m'a rejoint, je finis par le regarder, désireuse d'être rassurante. « Ce n'est pas très profond comme entaille, rassure-toi. » Coupant l'eau, alors qu'il se rapproche de moi, mon cœur se met à battre à tout rompre. Je me persuade que cela est dû à ma fatigue et au fait que je me sois vidée en pleurant contre lui, plutôt que d'imaginer quoi que ce soit d'autre.
Pando


Franciana
(...) il commençait déjà à lui donner des petits qualificatifs typiquement tirés du vocabulaire d'un adolescent amoureux. M'enfin, c'était ça ou ma petite crevette en sucre (...)

FRANCIANA:
 

♡♡♡





Dernière édition par Anabela Laranjeira le Jeu 30 Aoû 2018 - 1:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Zac Efron + Merci à Vito Inglese!
Multi-comptes : James Weaver
Messages : 468 - Points : 2118
Âge : 30 ans
Métier : PDG d'une société de transport par hélicoptère et acteur majeur en bourse dans les secteurs aéronautiques et automobiles.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Sam 25 Aoû 2018 - 15:09 )
Juste ton regard
Francesco apprécie un bon repas en la compagnie de la blonde enfin calmée. Soudainement, l'atmosphère a changé. Il n'est plus chargé de tensions comme tout à l'heure. Tout est soudainement plus calme, plus léger, plus... Agréable. Et il ne peut que se laisser aller au calme et à la tranquillité alors qu'ils conversent enfin, comme des grandes personnes. Les cris ont cessé, les larmes ont coulés, désormais, ils tentent de se parler, de s'appréhender peut-être. Elle répond finalement qu'elle avait prévu de travailler avec l'un de ses amis: Mirko. Francesco l'écoute attentivement. Elle semble réfléchir, comme si elle retombait elle aussi dans ce passé parfois si beau... Parfois si sombre. Puis finalement, elle lui annonce que cela ne s'est pas fait. Elle l'a cherché et a finalement appris que si il avait disparu des écrans radars, c'était parce qu'il était malade d'un cancer. Le jeune PDG ne déclare rien. Cette maladie en emporte tant. Il le sait. Et pourtant, quand cela touche des proches, on est toujours plus concerné, on se sent alors intimement touché, et on aurait envie de prendre les armes, de se battre, de tout faire pour que cette maladie disparaisse avant de s'apercevoir qu'on a pas les armes. C'est ainsi... La vie est injuste parfois.

Francesco reste cependant sûr d'une chose: rester là ne lui fera pas du bien. Elle a besoin de sortir, de voir du monde, de connaître autre chose. Ce n'est pas en restant là qu'elle réussira à changer quoi que ce soit. Et à sa grande surprise, elle réponds qu'elle sait. Elle est d'accord avec lui. Il est surpris de la réponse, pensant qu'elle allait gentiment le remballer, mais il préfère se taire et ne rien dire. Tant qu'elle le reconnait c'est une bonne chose. Pourvu qu'elle ne joue pas la comédie tout simplement. Francesco voudrait l'aider, mais pour l'heure, il devra se contenter de paroles. Si elle ne veut pas être suivi par un psychologue, elle en a le droit, et il le comprend. Pour lui, les psychologues ne font qu'écouter les gens, et ils sont payer pour ça. Ils ne sont ni bons, ni mauvais conseillers en vérité. ils donnent les conseils qu'ils pensent les bons, mais peut-être qu'en réalité ce n'est pas ce qu'il faut aux gens. Alors Francesco préfère encore écouter la jolie blonde, lui accorder de l'attention, plutôt qu'elle le fasse auprès d'un inconnu qui ne résoudra sans doute pas son problème. Puis, finalement, elle le sert à nouveau. Ils passent un bon moment autour d'un bon repas, des moments comme il en a rarement vécu en réalité, et il apprécie d'autant plus que le cadre est magnifique. Il aime cet endroit, cet instant qui semble se figer dans le temps, comme si une boule de cristal était venue se poser sur eux, sur cette terrasse, autour de cette table, préservant les deux êtres du temps et du monde extérieur.

Ils finissent par terminer leurs assiettes, et il contemple la mer, cette immensité de bleu, d'orange, de gris, en cette soirée si belle. Elle se rapproche alors de lui, posant sa main sur la sienne, il ne dit rien, appréciant le contact de sa peau sur la sienne. Elle lui murmure alors qu'il devrait le faire plus souvent. Sage conseil en vérité. Mais le faire plus souvent en sa compagnie peut-être? Elle s'empourpre aussitôt qu'il tourne le regard vers elle. Elle rompt le contact, remet de la distance: Elle n'assume pas. Il sait qu'il lui plaît, sinon elle ne se serait pas donné à lui une première fois. Car madame est difficile en vérité. Madame a bon goût. Madame ne se laisse pas aller dans les bras de n'importe qui, voilà tout. Mais madame est trop fière, trop digne. Un peu timide, légèrement angoissé aussi. Il ne dit rien alors qu'elle tente de se justifier, de reprendre, de donner un conseil plus clair, avec moins de sous-entendu peut-être. Il la laisse s'enfoncer toute seule en la regardant dans un sourire. Elle laisse aller ses mots, comme si elle venait de lui dire un "je t'aime" qu'elle pensait réellement pour finalement dire juste après "Mais c'est juste pour dire qu'on est de bons amis quo..." Et plus si affinités donc? Finalement, avant qu'il ne puisse dire quelque chose, elle a déjà repris, lui expliquant qu'elle aime cuisiner, et venir ici, admettant que c'est reposant... Oui, l'endroit à quelque chose de sublime, de tranquille également, il ne peut le nier.

Finalement, elle lui propose un café et il réponds par la positive en hochant la tête alors qu'elle se lève pour débarrasser. Il se lève aussi pour l'aider, mais elle le stoppe en déclarant qu'il a tout fait et qu'elle se charge de tout. Il préfère ne pas la vexer et la laisse faire. Il al regarde débarrasser et note qu'elle tremble légèrement, à tel point qu'elle finit par faire tomber son assiette. Elle lui fait signe de ne pas bouger et se penche pour ramasser les bouts de verre. L'instant d'après, la voilà qui s'ouvre le doigt. Une nouvelle fois, elle l'incite à ne pas bouger, faisan signe que ça va. Mais à la vérité, elle ne va pas si bien. La fatigue, la crise de toute à l'heure, tous ces événements, la proximité peut-être troublante du bel italien, il sait que tout cela peut conduire à quelques catastrophes... Qu'elle enchaîne ce soir visiblement. Elle se dirige vers la cuisine. Il décide de se lever tranquillement alors qu'il entends l'eau couler. Lorsqu'il rentre, et vient se mettre derrière elle, elle se retourne et se montre rassurante. C'est presque trop mignon. Presque. Car il sait que si elle se fait rassurante, elle est un peu chamboulée. Il sont très proche, et finalement, sans vraiment lui répondre, il prends délicatement sa main et regarde la coupure qui se remet à saigner. La plaie n'est pas très profonde c'est vrai, cependant ça reste une belle petite égratignure, assez gênante lorsqu'on veut écrire de cette main.
- Où ranges-tu tes premiers soins? Demande-t-il alors. Elle lui indique en marmonnant l'armoire où elle range tout ça. Il s'empare d'un sopalin et lui presse sur le doigt. Tiens ça comme ça le temps que je prenne le nécessaire. Et assieds-toi. Le ton est ferme, mais pas brusque. Juste ce qu'il faut d'autorité pour qu'elle ne tente pas de le dissuader de l'aider. Il s'empare rapidement d'un désinfectant et de quoi panser la blessure puis la rejoint. Il s'empare d'une chaise du salon alors qu'elle s'est assise sur le canapé. Il tend sa main pour qu'elle lui donne la sienne.

Elle ne tarde pas à déposer sa main fine et délicate dans la sienne. Il lui nettoie le doigt, et elle sursaute sous l'assaut du désinfectant qui doit piquer un peu. Il lui nettoie bien la plaie et s'assure de bien la désinfecter, avant de prendre un petit bandage. Il lui enroule tranquillement autour du doigt en déclarant:
- Mon père ne s'occupait pas vraiment de moi... Il était souvent absent. Lâche-t-il alors. Non pas qu'il ne m'aimait pas, mais il travaillait dure pour qu'on puisse avoir le meilleur. Francesco tranche le bandage pour pouvoir terminer son travail. Un jour, il était avec moi et je me suis coupé avec son laguiole. Je voulais faire le grand. Couper du saucisson. C'est con mais c'est arrivé. Du coup il m'a mis une bonne claque en me disant que si je mettais mon doigt devant la lame, je finirais comme un saucisson. Francesco prends le temps de mettre un peu de sparadrap pour tenir le bandage et continue. Mais ensuite, il m'a dit que l'on se coupait pour deux raisons: Soit parce qu'on ne s'y prenait pas de la bonne manière, avec les bons instruments, soit parce qu'on était fatigué. Francesco caresse la main de la belle alors qu'il termine juste le pansement "improvisé". Il était tard ce soir-là, et il m'a dit d'aller de me coucher... Ce que j'ai fait et j'ai dormi a poing fermé. Il plonge son regard dans celui de la belle blonde. Va dormir Ana. Le ton est doux, aimant même. Il prend alors délicatement son visage entre ses mains et vient déposer un baiser sur son front. Je m’occupe du reste. Puis, après un sourire confiant, il se redresse et la laisse.

Il ne tarde guère à trouver un balai et une pelle pour ramasser les morceaux. Il se met à genou et, doucement, avec attention, ramasse les morceaux qu'il met dans la pelle. Une fois cela fait, il va les jeter dans la poubelle de la cuisine et note qu'elle semble avoir écouté. Pour une fois. Il finit par termine der débarrasser la table, se charge de tout mettre dans le lave-vaisselle, en revanche, il ne mets rien en route, elle programmera tout demain. Il ferme la baie vitrée à clef et finit par voir qu'elle s'est endormie sur le canapé. Du moins semble-t-elle endormie, trop épuisé pour faire autre chose. Il se saisit d'une petite couverture qui traîne et vient la couvrir. Il al borde quelque peu avant de s'asseoir dans un fauteuil non loin. Puis, il la contemple dormir alors que l'heure tourne, que les minutes passent. Bientôt la fatigue l'envahit à son tour, et il ne tarde pas à sombrer dans le sommeil, une fois sûr que sa belle dort profondément.            

Codage par Libella sur Graphiorum



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Francis Cabrel


Revenir en haut Aller en bas
Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2937-le-coeur-dune-femme-est-un-oce http://www.ciao-vecchio.com/t3885-anabela-nobody-said-it-was-easy-no-one-ever-said-it-would-be-so-hard#125671
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Amber Heard + ©january cosy + ASTRA + droits d'auteur accordés par monsieur Spinoza (texte de la signature).
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - GABRiELA ViSCONTi - MiLA CLARiZiO
Messages : 1548 - Points : 3102

Âge : J'ai trente-deux ans.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Mer 29 Aoû 2018 - 3:22 )
Monsieur l'impatient
Juste ton regard.
Mon cœur s'emballe. Alors que je croise le regard de Francesco, ce bel Italien qui se trouve être mon voisin, mais surtout qui se révèle être très important à mes yeux, je me revois en larmes alors que je me suis coupée avec un bout de verre, seulement, je ne suis plus avec cet homme qui me plaît énormément, je me retrouve avec mon ancien époux, l'homme avec qui j'ai vécu durant de nombreuses années.

* * *

Il est tard, très tard et je me retrouve seule, postée contre le plan de travail avec un verre de vin rouge à la main. Alors que je regarde l'heure sur mon téléphone portable, je vois qu'il est quasiment deux heures du matin et je n'ai reçu aucun appel de mon époux. Il pourrait lui être arrivé quelque chose, ou j'aurais pu me sentir mal et je n'aurais eu aucun moyen de le contacter. Je soupire, las de cette situation. Depuis que nous avons appris que je suis stérile, il s'éloigne, montrant un visage radieux lorsque nous ne sommes pas seuls, puisqu'il fait tout pour faire « croire » que nous sommes un couple uni, puis, une fois que l'on referme la porte de notre chez nous, il est un autre homme, un inconnu. Je soupire une nouvelle fois, avant d'avaler une gorgée de vin, je m'inquiète. Étant prête à l'appeler pour une énième fois, me décidant à appeler la police s'il ne me répond pas, j'entends une clef qui se tourne afin d'ouvrir la porte. Je me retourne, furieuse, silencieuse et j'avale une nouvelle gorgée. Alors qu'il m'aperçoit et qu'il ferme derrière lui, mon époux m'ignore, se dirigeant vers le frigo afin de prendre quelque chose à manger, du moins je suppose. « Bonsoir chérie. Comment, c'est passée ta journée ? Pardon de ne pas t'avoir appelé, je suis sincèrement désolé, je ne voulais pas t'inquiéter. » Je parle à sa place, ma colère perceptible dans ma voix, alors que je le fusille du regard, mais il ne se retourne pas. Il ne me prête aucune attention et après avoir pris une bière dans le frigo, il l'ouvre, avalant une première gorgée. « Il y a quoi à manger ? » Il demande, nonchalant, alors que je le fixe toujours, sans lui accorder la moindre réponse. « Anabela, je viens de te poser une question ! » Il rétorque, le regard froid. J'ai la sensation qu'il ne s'agit plus de mon époux et alors qu'il pose sa bière, il me rejoint. L'atmosphère régnant dans la pièce devient lourde, étouffante même, et arrivant à ma hauteur, il m'attrape par le bras, il devient violent. « Anabela, réponds tout de suite ou... » Je le coupe, furieuse également, bien qu'un sentiment de peur me gagne. « Tu ouvres ton maudit frigo et tu regardes ce qu'il y a dedans. Si tu voulais dîner il fallait rentrer à l'heure. » M'attirant par le bras afin que je me rapproche de lui, son souffle chaud empestant l'alcool, il reprend, dans un murmure : « Anabela. Je suis ton époux, alors tu vas aller me préparer quelque chose et fissa. » Mon cœur s'emballe alors que ma colère gronde et je lui murmure un « NON », alors que nos regards s'accrochent. Quand il relâche enfin mon bras, je tremble, reculant d'un pas, mettant un coup sur mon verre de vin et il se brise sur le sol. « Non mais tu sais faire quoi Anabela hormis embrasser et coucher pour avoir de l'argent hein ? Réponds ! Et nettoies ça immédiatement. » Des larmes naissent dans mes prunelles bleutées et alors que je me baisse afin de ramasser les bouts de verre, je me coupe. « Tu sers vraiment à rien. » Il rétorque, avant de m'attraper à nouveau par le bras et une fois face à lui, il me met une gifle. « Comme ça, t'évitera de casser ce qui m'appartient. »

* * *
Une minute, ou un peu plus. C'est le temps que je mets alors que je croise à nouveau le regard de monsieur Francesco sans Totti. Avec délicatesse, il se saisit de ma main afin d'examiner ma coupure. Je frissonne, chamboulée, alors que j'arrête même de respirer par ce contact charnel, même s'il ne s'agit de pas « grand chose » pour la plupart des gens, sans aucun doute. Quand il me demande où je range les premiers soins, je balbutie avant de trouver les mots. Je marmonne presque alors que je me sens toute chose, j'ai très certainement besoin de me reposer, c'est la seule explication que j'accepte, bien que je me doute que cet état dans lequel je me trouve, est dû à la présence de Francesco. Me demandant avec fermeté de tenir le morceau de sopalin sur ma coupure, j'acquiesce en silence alors qu'il disparaît de mon champ de vision et je rejoins le salon, afin de pouvoir m'asseoir. Désireuse de recouvrer mes esprits, je pousse un soupire, fermant les yeux afin de recouvrer une certaine stabilité, voulant surtout que mon cœur cesse de frapper contre ma cage thoracique, alors qu'il revient avec tout ce qu'il faut. Je dois bien admettre que je suis impressionnée, émerveiller même, parce que je remarque qu'il n'est pas comme tous ses hommes riches qui ne savent rien faire hormis être servi par de nombreuses personnes dont ils ne connaissent même pas le prénom. Une fois qu'il revient près de moi, je me mordille la lèvre et il s'installe face à moi, ayant pris tout ce qu'il faut afin de soigner ma coupure. Je le trouve très attentionné, doux et délicat, ce qui me surprend une nouvelle fois, à vrai dire, il m'impressionne. Heureusement, les picotements produits à cause du désinfectant me font émerger de mes pensées et Francesco prend le temps de bien s'occuper de mon doigt. Après le désinfectant, j'ai le droit à un joli bandage, alors qu'il se montre habile, comme s'il le faisait tous les jours. Je m'interroge alors qu'il prend la parole, me parlant de sa jeunesse. Je suis ravie qu'il se confie à moi, d'autant que j'aime l'écouter et que je le fais toujours avec beaucoup d'attention, parce que je bois ses paroles, comme hypnotiser par le timbre de sa voix. Quand il me parle de son père, je me pince les lèvres. Cela me fend le cœur de l'imaginer avec un père absent, alors qu'il était jeune, trop jeune pour être éloigné des siens, même par le travail. On pense trop souvent que lorsque des parents se trouvent à l'autre bout du monde, ils manquent davantage à leurs enfants, seulement, c'est faux. Même si nos parents travaillent à deux pas du domicile, mais qu'ils sont perpétuellement absents, ils nous manquent tout autant. « Je suis désolée. » Je lui souffle, alors que je le regarde faire et qu'il continue de me raconter son histoire. Le jeune enfant qu'il était s'est coupé le doigt avec le laguiole de son père et au lieu de le cajoler, de déposer un baiser sur son front, le petit Francesco s'est pris une gifle. À cet instant, je voudrais le serrer dans mes bras, seulement, il continue et je comprends où il veut en venir. Me pinçant les lèvres, submerger par la fatigue, il me fait tout bonnement comprendre que je dois me reposer, dormir, comme il aurait dû le faire, afin de ne pas recevoir une rouste. D'ailleurs, il ajoute qu'il est allé se coucher et qu'il a très bien dormi, malgré tout. « Francesco… » Je commence, alors que je suis prise d'un doux frisson lorsqu'il caresse ma main et, encrant son regard dans le mien, je comprends que je n'ai pas d'autres choix que de l'écouter. « D'accord. » Je souffle finalement, esquissant un sourire alors qu'il prend mon visage entre ses mains. Mon cœur s'accélère, alors que je voudrais qu'il pose ses lèvres sur les miennes, mais ce désir, cette envie n'aboutit pas, puisqu'il dépose un doux baiser sur mon front et je ferme les yeux pour profiter de ce cours instant de tendresse. Me laissant aller contre le dos du canapé, je le vois s'éloigner, alors qu'il m'a affirmé qu'il se charge de tout. Je voudrais protester, seulement, fermant une nouvelle fois mes yeux, je m'endors rapidement…

Le soleil se lève alors que je rouvre les yeux, le souffle court, à cause d'un cauchemar. Cette fois-ci, ce n'est pas mon amie Cécilia qui s'écrase sur le bitume, il s'agit de Francesco. Paniquer, je pose une main sur ma poitrine alors que je le cherche, quand mon regard se pose finalement sur lui. Francesco dort à poings fermé, sans doute épuisé par sa journée de travail, mais surtout par la suite, lorsque je ne l'ai pas accueilli à bras ouvert, le repoussant même, au point de vouloir le blesser pour qu'il me laisse tranquille. Je m'en veux toujours terriblement et m'asseyant sur le rebord du canapé, je me redresse afin de déposer la couverture sur lui, celle qu'il a dû poser sur moi lorsque je dormais. Je voudrais caresser son visage, seulement, je ne désire pas le réveiller. J'ajuste avec lenteur et douceur la couverture sur monsieur Francesco sans Totti, déposant tout de même un baiser sur son front avant de me rendre à la cuisine. Lorsque j'y émerge, je remarque que tout est rangé, comme s'il n'avait jamais préparé le dîner hier soir. Jetant un coup d'œil rapide sur le lave-vaisselle, je le mets en route et je prépare le café. Je suppose qu'il va se réveiller sous peu, alors je sors tout ce qu'il faut afin qu'il ne manque de rien. Le café étant brûlant, j'ouvre la baie vitrée afin de goûter à l'air frais qui caresse mon visage. La tranquillité qui règne ici est apaisante, cela me fait penser à de merveilleux souvenirs lorsque nous venions mon frère, mes parents et moi, ici, alors que nous étions jeunes et que nous raffolions de cette demeure. Alejandro a toujours apprécié l'Italie, seulement, il préfère davantage Lisbonne, ce que je comprends puisqu'il y a tous ses amis. Un sourire triste se dessine sur mon visage, alors que je me retourne, à cause d'un bruit. Rejoignant le salon, je m'aperçois que Francesco a changé de position et, finalement, je ne peux plus résister. Caressant avec tendresse sa joue, je me penche au-dessus de lui afin de déposer un baiser sur son front puis son nez, et finalement, je lui murmure au creux de l'oreille : « Francesco, réveille toi. » Je suis prise d'un délicieux frisson alors qu'il semble m'avoir entendu, qu'il ouvre ses magnifiques billes bleutées et que je lui offre un large sourire. « J'ai préparé du café et j'ai sorti de quoi petit déjeuné. » Je reste à ses côtés, alors que ma main se pose à nouveau sur sa joue, désireuse de profiter de cet instant hors du temps, tant que nous le pouvons.
Pando


Franciana
(...) il commençait déjà à lui donner des petits qualificatifs typiquement tirés du vocabulaire d'un adolescent amoureux. M'enfin, c'était ça ou ma petite crevette en sucre (...)

FRANCIANA:
 

♡♡♡



Revenir en haut Aller en bas
Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Zac Efron + Merci à Vito Inglese!
Multi-comptes : James Weaver
Messages : 468 - Points : 2118
Âge : 30 ans
Métier : PDG d'une société de transport par hélicoptère et acteur majeur en bourse dans les secteurs aéronautiques et automobiles.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Ven 31 Aoû 2018 - 17:39 )
Juste ton regard
Elle s'est endormie rapidement, et lui, comme promis, il a rangé. Débarrasser la table, tout mettre au lave-vaisselle, mettre la marmite de pâtes au frais pour éviter de les perdre parce qu'il en a fait pas mal et qu'il reste un petit fond. Filmer le tout, ouvrir le frigo de la belle blonde, un peu trop vide au goût de Francesco qui a toujours un frigo plein sauf cas exceptionnel. Il y pose la marmite. Au moins ne peut-il pas se plaindre du manque de place dans le frigo. Il nettoie la table en passant un coup d'éponge, prends son téléphone et ramasse les débris de l'assiette. Finalement, une fois que tout est fait, un peu fatigué, il doit bien l'admettre, il rentre. Il ne tarde pas à couvrir la jolie blonde d'une couverture et s'assoit dans un fauteuil en face d'elle. La fatigue ne tarde guère à prendre possession de ses membres, et Morphée, montée sur un char tirée par quatre chevaux sans nul doute, envahit les pensées de l'Italien qui se laisse alors aller dans les doux bras de la déesse grecque... Dans un monde de rêve... Ou de cauchemars. Mais pour lui, ce soir, ce sont bel et bien des rêves qui l'assaillent...

Le matin le trouve endormi, toujours, sur le fauteuil. Il sent alors des doigts qui caressent sa joue. Puis ce sont des lèvres qui viennent embrasser son front, puis son nez. Une voix s'élève et il reconnait la voix de Anabela. Il ouvre les yeux et la fixe difficilement comme si il égermait d'une nuit difficile... Son dos lui rappelant au premier mouvement qu'il vient de dormi un peu plus de six heures sur un fauteuil. Elle garde sa main sur sa joue et lui annonce tendrement qu'elle a préparé le café et le petit déjeuner. Il la regarde avant de s'étirer un peu. Il regarde sa montre sans vraiment voir l'heure en fait.
- Il est quelle heure là?... Fait-il, encore à moitié ensuqué par le sommeil. C'est elle qui lui apporte la réponse. Il la regarde et finit par demander. Bien dormi? Il se lève finalement. Quel jour est-il? samedi? Non ça c'était hier. Il avoue lui-même avoir soudainement perdu la notion du temps alors qu'il se retrouve devant la jolie blonde. C'est... Déstabilisant. Il l'admets. Hier elle manquait de le chasser à coups de pieds au cul, désormais elle lui avait préparé le café et le petit déjeuner. Son moment de colère semblait avoir définitivement disparu. Il lisait dans ses yeux qu'elle était bien, de bonne humeur, et elle semblait véritablement détendue. Tant mieux. Finalement, il la regarda et posa sa main sur la joue de la belle blonde à son tour. Finalement, il admets:
- Je sais pas si tu m'en veux... Si j'ai l'droit ou pas l'droit de le faire... Mais comme j'sais pas quoi faire d'autres... Et il se rapproche de ses lèvres pour les lui embrasser. Et sitôt qu'il les goûte, il sait qu'il est perdu. Il chute. Leur baiser se fait plus fougueux alors qu'elle réponds avec la même passion. Il a lutté pour se dire que ce n'était pas elle, il a refusé de voir qu'elle l'attirait plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Il a refusé de voir qu'au delà de sa belle gueule et de ses belles jambes, il aimait ce qu'elle était, il aimait cette femme, et désormais, alors qu'il l'embrasse, les premiers rayons de soleil pénétrant par la baie vitrée, il comprend qu'il ne va pas s'en tirer aussi facilement avec la jolie blonde.

Peu de temps après leurs lèvres, ce sont leurs langues qui viennent se rencontrer alors que ses mains à lui viennent se balader dans le dos de la belle blonde et qu'il la plaque contre lui, comme pour signifier qu'il la voulait. Que finalement, elle l'attirait trop pour qu'il reste là, insensible en allant prendre le café avec elle comme si il s'agissait d'une simple connaissance. Non. Il ne pouvait pas résister. Finalement, il rompit le contact et la lâcha tranquillement. Aller prendre le déjeuner comme si de rien n'était? Alors que leurs regards se croisent, il comprend que ça ne va pas être possible. Il faut qu'ils aient une explication. Là. Maintenant. C'est peut-être un peu prématuré, mais Francesco ne sait plus trop où il en est, et il a besoin de savoir. Il la lâche et vient se saisir de l'une de ses mains, regardant ses jolis doigts avant de la regarder elle, droit dans les yeux.
- Anabela... Je... J'sais pas trop quoi dire. Il voulait commencer. premier essai raté. Deuxième tentative. Autre stratégie. Comment dire... C'est que, c'est un peu compliqué. Piooooooou. Le bec dans l'eau. Deuxième échec. Finalement, tant pis, il se lance, comme il sait si bien le faire parfois. On en est où là? Il continue, comme pour éclaircir. On est quoi? Juste des amis? Des amis proches? Hein? Il laisse passer un petit moment de silence alors que sa voix, douce, non agressive, retombe. Il finit par reprendre. J'suis quoi pour toi? Le beau gosse de la villa d'à côté utile de temps à autres? Il se doute que ce n'est pas le cas. Cependant, il tient à ce que les choses soient plus clair. Elle le chasse, le blesse, puis l'embrasse. Si il comprend parfaitement que hier elle était pleine crise, il ne tient pas à se reprendre une telle dose d'émotions dans l'immédiat. Je sais que t'as des emmerdes Ana, et le nie pas s'il te plait... Je... J'suis prêt à t'aider Anabela. J'suis prêt à me battre. Mais si j'suis indésirable, si tu sais pas ou si t'en as rien à foutre. J'me tire.

Inutile de faire l'hypocrite. Il ne souhaitait en aucun cas la blesser. Il voulait juste qu'elle comprenne que des excès de colère contre lui, il n'en supporterait pas tous les jours, et que si son caractère était trop changeant, il s'en irait. Il souhaitait l'aider. Il lui laissait le choix d'accepter ou non cette aide. Il ne lui posait pas d'ultimatum, il souhaitait juste savoir ce qu'elle voulait, si au moins elle était prête à accepter son aide. Il ne faisait ni chantage, ni marchandage, pour une fois. Parce qu'elle était différente, parce qu'il n'arrivait pas à faire son "lui" habituel, égoïste, pensant juste à ses envies, cédant à ses pulsions, se moquant bien du reste. Elle était différente, et il tenait à elle. Mais si elle ne voulait pas de lui, il s'en irait. Il ne briserait pas les ponts, mais il ferait en sorte que leur relation ne soit pas ambigu... Tout simplement parce qu'il ne pourrait pas tenir. Il n'avait pas envie de se prendre la tête à savoir si elle l'aimait ou non, si elle le voulait un peu dans sa vie ou pas. On s'embrasse, on couche ensemble, puis après on s'ignore. Ce genre de relations qui convenait à Francesco mais qui commençait à lui déplaire. Les gens faisaient leurs vies à côté de lui, la sienne défilait, tout simplement. Alors plutôt que de se faire prendre pour un pigeon, il tenait à mettre les choses au clair.
- J'ai pas mal de défauts Ana. Mais j'ai pas envie d'aller prendre le café, de déjeuner avec toi si demain tu m'en veux à mort parce que t'as plus de bouteille dans tes meubles. J'te l'ai dit hier, j'suis pas ton chauffeur. On m'appelles pas pour me congédier et ainsi de suite comme ça quand on veut. J'veux bien jouer deux minutes, mais après c'est Stop. Alors où voulait-il en venir finalement? Quel était son raisonnement. Il releva le menton de la blonde pour la regarder et pour qu'elle ne puisse avoir d'autre choix que de le regarder. J'peux pas Ana... Avec toi j'peux pas faire comme avec les autres. J'peux pas te mettre dans mon lit et te laisser là, une semaine plus tard comme si de rien n'était. Je peux pas te voir comme ça, amaigrie, rongé par la tristesse et l'alcool. Mais j'suis pas prêt à me prendre des gifles juste parce que j'essai de t'aider. Et de t'aimer manqua-t-il d'ajouter. Mais les derniers mots ne sortirent pas. Il n'avait pas le courage de les balancer... Trop peur qu'elle le rejette peut-être... Peut-être.               

Codage par Libella sur Graphiorum



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Francis Cabrel


Revenir en haut Aller en bas
Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2937-le-coeur-dune-femme-est-un-oce http://www.ciao-vecchio.com/t3885-anabela-nobody-said-it-was-easy-no-one-ever-said-it-would-be-so-hard#125671
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Amber Heard + ©january cosy + ASTRA + droits d'auteur accordés par monsieur Spinoza (texte de la signature).
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - GABRiELA ViSCONTi - MiLA CLARiZiO
Messages : 1548 - Points : 3102

Âge : J'ai trente-deux ans.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Jeu 6 Sep 2018 - 18:49 )
Monsieur l'impatient
Juste ton regard.
À cet instant, alors que je me montre douce avec Francesco, j'ai la sensation d'être dans un rêve éveillé et je n'ai pas envie de le quitter d'une quelconque façon. Pour être franche, je préférais même ne jamais me réveiller, tant je voudrais que l'on reste ainsi, uniquement nous, dans une bulle, notre bulle, loin du reste du monde. Je pourrais me faire à l'idée de ne plus jamais revoir mes proches, tant j'aime cet homme qui m'a tendu la main. Je pourrais me plaire dans un monde où nous ne serions que deux tant ce que je ressens à son égard est fort, puissant. Ce début de journée à ses côtés me plaît, bien plus que je l'aurais imaginé. Je me montre d'une douceur qu'il ne me connaît pas, profitant du contact avec sa peau, caressant sa joue, déposant un baiser sur son front puis un autre sur son nez. Un sourire s'inscrit immédiatement sur mon visage quand il me demande l'heure et que je lui réponds qu'il est quasiment huit heures du matin. Comme il est habitué à se lever tôt pour aller travailler, il se réveille également tôt le dimanche matin, ce qui me semble parfaitement logique. Il faut dire que lorsque je devais me lever très tôt à Lisbonne, je faisais de même les week-ends, bien que je m'accordais le luxe de temps à autre de rester au lit, me prélassant sous mes couvertures. Lorsque Francesco me demande si j'ai bien dormi, je n'ai pas envie de lui faire part de mon cauchemar qui le concernait, bien que je sois rassurée et heureuse de le voir ainsi, réveiller, en pleine forme. « Assez bien, merci. » Je lui réponds simplement, alors que mon sourire s'étire davantage quand il me rejoint. Tout me semble idyllique à cet instant, et cela me plaît beaucoup. Alors qu'il se rapproche de moi, je me pince les lèvres, peu désireuse de faire un pas en arrière, bien au contraire même, je voudrais me jeter à sa nuque pour l'embrasser, encore. Mon cœur se met à battre à tout rompre quand il réduit la distance qui nous sépare et lorsqu'il dépose sa main sur ma joue, je suis traversée par un doux frisson. Je ferme quelques secondes mes yeux, alors qu'il s'adresse à moi et lorsque je les rouvre, je me perds dans son regard. À ses dires, il n'est pas certain que je désire ce qui va suivre et alors que je le questionne du regard, finalement, il réduit davantage le peu de distance qui nous séparait jusqu'alors et ses lèvres se posent sur les miennes…

Je me sens comme transporter. L'une de mes mains se dépose sur son torse, alors que la seconde se pose sur sa nuque. Notre baiser se fait déjà plus intense, plus fougueux, plus amoureux également, du moins de mon côté et je ne désire plus jamais quitter ses douces et délicieuses lèvres. Elles sont à mon goût sucrées, ayant une saveur exquise alors que nos langues commencent à se chercher. Elles s'apprivoisent facilement, avant de ne plus se quitter elles aussi. L'union de nos lèvres devient passionnel et alors que le temps me semble avoir cessé de s'écouler, alors que Francesco me presse contre son torse puissant, je voudrais rester ainsi avec lui, éternellement. Cette simple idée gonfle mon cœur de joie, alors que finalement, après un certain laps de temps, il rompt cet instant magique, hors du temps. Gardant les prunelles closent, j'aimerais me jeter à nouveau à sa nuque, seulement, il s'éloigne avec lenteur, me laissant ainsi, chamboulée par ce baiser que nous venons d'échanger. Sans même m'en rendre compte, je m'entends prononcer un « non », en signe de protestation, parce que je ne veux pas que cela s'arrête, mais à présent, alors qu'il s'empare de l'une de mes mains avec délicatesse, alors qu'il semble fixer mes longs doigts fins et que je frissonne à nouveau, Francesco sans Totti aimerait parler. Encrant mon regard dans le sien, j'ai presque envie de lui caresser à nouveau le visage alors qu'il essaye de trouver les mots justes. D'ailleurs, il me semble qu'il manque justement de mot, alors je lui laisse le temps dont il a besoin pour les trouver, afin qu'il me dise ce qu'il a sans doute sur le cœur. Le fixant avec amour, je l'écoute à présent et mon palpitant se met à tambouriner dans ma poitrine. Que sommes-nous ? Où en sommes-nous ? Je voudrais lui dire que je l'aime, je voudrais me rapprocher davantage de lui pour le lui souffler au creux de l'oreille, mais pour le moment, je le laisse parler, à son rythme, alors qu'il me semble soudainement perdu. J'entends son questionnement alors que je sais déjà que je peux lui répondre qu'il n'est pas un simple ami, ou encore un ami avec qui j'ai envie de coucher de temps à autre. Il est bien loin d'être tout cela à mes yeux. Me mordillant la lèvre, alors que je baisse le regard, je sens des larmes affluer dans celui-ci, parce qu'il n'est pas non plus le beau gosse d'a côté, « utile » de temps à autre comme il me le dit. C'est alors qu'il continue que je relève la tête, puisque ses mots deviennent plus difficiles à entendre.

À écouter ses dires, il sait que j'ai des emmerdes, et il a raison. Je passe par des instants difficiles, c'est vrai et je ne pensais pas qu'il serait là pour m'aider à traverser cette épreuve. Seulement, tout se bouscule dans mon être, ainsi que dans mon esprit. Non, je ne veux pas qu'il se tire, je ne veux pas entendre qu'il n'en aura plus rien « à foutre » par la suite, parce que ce n'est pas cela, du tout même. Je sais ce que je ressens pour lui, et je l'ai sans plus aucun doute blessé hier, ce que je comprends aujourd'hui, à cet instant, par ses paroles. Il m'avoue qu'il a ses défauts, comme tout le monde en réalité, bien qu'il ne me semble pas en avoir, puisque comme on le dit si bien : l'amour rend aveugle. Toutefois, je serais prête à l'être jusqu'à la fin de mes jours, si je suis certaine qu'il sera toujours prêt de moi, à m'aimer, parce que j'ai davantage besoin d'amour, de son amour. Cependant, certains de ses mots me touchent, pour ne pas dire me blessent, même si c'est effectivement le cas. Je comprends qu'il a eu mal en me découvrant dans l'état où je me trouvais hier, lui hurlant de me laisser, fouillant dans mes placards sans même prendre le temps de m'expliquer, alors que je cherchais de l'alcool. Aujourd'hui, c'est lui qui m'atteint, quand il me dit qu'il ne supportera plus ce genre d'instant insupportable pour lui, comme pour moi, parce que je l'ai repoussé, parce que je l'ai blessé et qu'à présent, il a besoin de me le faire comprendre. Je ne pensais pas que les mots que j'employais le toucheraient à ce point, ce qui me chamboule davantage. Sur l'instant, je voulais qu'il me laisse, je désirais qu'il me haïsse afin de disparaître, si tel était ma décision, seulement, je comprends à quel point j'ai pu le heurter, comme si finalement, j'avais lacéré son cœur sans m'en rendre compte. Mes mots ont été beaucoup trop dur à entendre, c'est du moins ce que je comprends. Le fixant toujours, une première larme roule sur l'une de mes joues. Il continue, m'avouant que je ne suis pas comme les autres femmes, ce que je lui avais affirmé lorsque nous nous sommes rencontré lors de la soirée d'anniversaire de notre ami en commun : Antonio. Seulement, alors que je l'écoute toujours, je ne peux pas lui affirmer qu'il n'y aura plus de dispute entre nous, ni même que certains de nos mots ne dépasseront pas notre pensée. Je ne peux pas lui dire non plus que je ne le repousserais plus parce que je ne souhaite pas qu'il me voie mal, parce que je sais qu'il souffrira tout autant que moi au final. Le fait est qu'il cesse de parler et qu'à présent, j'imagine qu'il a besoin d'être rassuré, il a besoin que je comprenne qu'il ne veut plus que je m'éloigne ainsi de lui. Je crois comprendre qu'il désire être toujours présent, même s'il ne supportera pas de me voir trop souvent dans ce genre de situations. Alors, je ne sais pas quoi dire, quels mots prononcés, et ma bouche s'ouvre pour se refermer, alors que je réfléchis, essayant de trouver ce que je dois dire pour le calmer, l'apaiser, seulement, je me sens démuni, perdue.

« Francesco... » Je commence, alors qu'une nouvelle larme roule sur ma joue et que je ne la chasse pas, mon regard encré dans le sien. « Francesco tu… Tu… Tu sais très bien que… Tu n'es pas un simple ami, ou... » Ou quoi ? Un simple coup de plusieurs soirs ? Puisqu'effectivement, ce n'est pas du tout le cas. « Tu n'es pas un « toy boy » pour moi, ni même un accessoire que je prends lorsque je désire le porter et que je laisse jusqu'à envi de le mettre à nouveau. » Je ne suis pas certaine d'être claire, toutefois, je continue, parce que nous en avons besoin tous deux. « Tu n'es pas non plus le mec canon de l'autre côté de la barrière, le voisin sexy de la villa d'à côté. Tu n'es rien de tout ça. » Je prononce, alors que ma voix se brise et que j'essuie quelques larmes désireuses d'inonder mon visage. « J'ai effectivement des problèmes et j'ai toujours été habitué à tout assumer seule, j'ai toujours tout réglé seule, par moi-même et... » Et je ne sais pas faire autrement, mais je veux bien apprendre avec lui, seulement, je n'arrive pas à le lui dire. « Je… Je ne peux pas te promettre qu'à présent tout ira pour le mieux, tout le temps. Je ne peux pas te promettre que l'on ne se disputera pas, je ne peux pas te dire que je ne te repousserais plus, parce que j'ai toujours fait ainsi et… » Et je dois continuer, assurément. « Je… Je suis prête à apprendre à tes côtés, je suis prête à cesser de te repousser avec ton aide, pour tout affronter à deux. » Je cesse de parler, après ses mots lourds de sens, ses mots qui signifient un « je t'aime » à demi-mot. « Francesco… » Je souffle, essuyant de nouvelles larmes alors que je me rapproche de lui, avec lenteur et que je dépose une main sur sa joue, avant de coller mon front contre le sien. « Trois mots. Sept lettres. Deux syllabes. » Je lui dis dans un souffle, alors que mon nez frôle le sien et que je dépose mes lèvres sur les siennes, lui avouant un peu plus encore que je l'aime. Je suis amoureuse de cet homme, même si je ne prononce pas distinctement les mots « je t'aime ». Je m'accroche à sa nuque, je m'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage, comme si par un simple baisé, il avait le pouvoir de me donner un nouveau souffle, comme si par sa simple présence, il pouvait réanimer mon cœur jusqu'alors anesthésié par la peur de souffrir à nouveau, comme si par ses gestes, il pouvait faire taire toutes mes peines, toutes mes souffrances. Alors que le silence s'installe, j'ai la réelle sensation que mon cœur va s'extirper de ma poitrine s'il ne répond pas à tout ce que je viens de lui déclarer, puisqu'en vérité, je lui ai fait un peu plus comprendre encore que je suis éperdument amoureuse de lui, monsieur Francesco sans Totti. « Pardon. » Je finis par dire, rapport à la façon dont je me suis comportée avec lui la veille. « Pardonne-moi pour hier. » Je souffle, alors que j'ai peur qu'il me repousse, puisque je viens de lui ouvrir mon cœur.
Pando


Franciana
(...) il commençait déjà à lui donner des petits qualificatifs typiquement tirés du vocabulaire d'un adolescent amoureux. M'enfin, c'était ça ou ma petite crevette en sucre (...)

FRANCIANA:
 

♡♡♡



Revenir en haut Aller en bas
Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Zac Efron + Merci à Vito Inglese!
Multi-comptes : James Weaver
Messages : 468 - Points : 2118
Âge : 30 ans
Métier : PDG d'une société de transport par hélicoptère et acteur majeur en bourse dans les secteurs aéronautiques et automobiles.
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le Mar 18 Sep 2018 - 18:46 )
Juste ton regard
Un réveil dans le calme et la douceur. Des mains qui viennent vous caresser le visage, un baiser qui se dépose sur vos lèvres, le petit déjeuner qui est prêt dehors... Combien d'hommes rêverait de ce traitement? La nuit a été longue. Ou courte. Tout dépend du point de vue. Tout dépend de si l'on parle de temps de repos ou des moments restés éveillés à veiller la belle au bois dormant. Mais alors qu'il aurait pu céder à la situation, à la facilité, et même si il y cède par un baiser, Francesco se reprends. Il y a des choses qui peuvent attendre, mais parfois, il faut savoir battre le fer quand il est chaud et si leur "altercation" ne remonte qu'à hier, il tient à tout mettre au clair avec elle. Parce que son coeur s'emballe lorsqu'il la voit, parce que ses yeux ne peuvent se détacher de la belle blonde quand il est en sa compagnie, parce qu'il aime se perdre dans ses yeux magnifique, il aime la voir. Mais il sait que si elle venait à choisir un autre homme, il ne pourrai le supporter. Il en a désormais l'intime certitude. Lui qui d'habitude est partageur, pourvu que les belles jambes des demoiselles en question s'ouvrent à sa venue, il se rend compte désormais que pour elle... Non. Il ne pourrait pas le supporter. Pourtant elle en a côtoyé des hommes. Elle en a rencontré. Elle en a aimé peut-être. Mais à cet instant, si il n'a aucune place chez elle, dans son coeur, il préfère se faire une raison pendant qu'il n'est pas trop envahi par ce sentiment qui rend faible: L'amour. Oui. L'amour est une faiblesse. Car quiconque y touche vous blesse immanquablement. Les chagrins d'amour font parti des plus durs dans la vie d'après certains scientifiques. La science a mis du temps à comprendre ce à quoi l'homme à finit par s'habituer. S'habituer oui, mais sans trouver un remède, ni une solution miracle. Alors l'être humain subit. Sans broncher. Dans les larmes, la douleur, il subit ce genre de chagrins. Et Francesco préfère éviter cette triste destinée.

C'est pourquoi, il prend la parole, et n'y va pas par quatre chemins. Il aurait voulu être moins direct, peut-être, plus conciliant, mais impossible. Le sujet est non négociable. Il faut qu'il tire au clair toute cette histoire. Et elle l'écoute, attentive à ses paroles, à ses gestes. Une larme roule sur sa joue, ses yeux s'embuent alors qu'elle comprend. Elle comprend peut-être qu'elle l'a blessée, peut-être que ses mots ont dépassé sa pensée, sans aucun doute oui, mais désormais, elle n'ignore plus qu'il a eu mal. Ce n'est pas le genre de chose qu'il partage avec les autres en règle générale, mais avec elle... La vie est faîte d'exception dira-t-on. Obstiné, il continue son monologue, posant les bonnes questions, agissant en parfait orateur, sachant manier les silences avec art. Non pas pour qu'elle se sente coupable, mais qu'elle ressente tout simplement ce qu'il a ressenti. La douleur, autant que l'affection qu'il a pour elle, et cette volonté inexpugnable de vouloir savoir ce qu'il adviendra de lui, d'elle, d'eux. Alors que le soleil se lève, que ses rayons inondent la pièce, que le déjeuner est prêt, ils se tiennent là, debout, se défiant du regard. Mais ce n'est plus un défi. Plutôt que deux félins qui se défient pour un territoire, ils sont plutôt là à se "renifler", cherchant plus à se comprendre qu'autre chose. Il s'ouvre. Il se laisse aller à des mots qu'il n'oserait pas avec les autres, il se révèle. Mais ne le repoussera-t-elle pas finalement? Non. Il en a la certitude. Car il lit dans son regard, et le regard est la porte de l'âme. Et son âme aime le florentin... Cet orgueilleux Florentin, dragueur à souhait, coureur de jupon, qu'on aime que pour ses prouesses au lit en général pour les femmes et ses compétences en foot pour les hommes, ce Florentin là pourrait avoir débusquer la perle rare.

Elle finit par répondre. Il la sent émue. Elle ne le lâche pas du regard, comme pour prouver qu'elle dit la vérité. Si elle bute sur les mots, si elle hésite, ce n'est que pour mieux réfléchir à ce qu'elle va dire, pas parce qu'elle se moque de lui. Son hésitation, c'est la tristesse, c'est l'émotion qui la fait naître, c'est la situation qu'elle n'apprécie sans doute pas. Mais il faut passer par là. Et en ce qui le concerne, il ne fera pas demi tour, plus maintenant. Si elle murmure son nom, ce n'est que pour lui annoncer et lui confirmer ce qu'il pense. Il n'est pas son "toy boy". Cela aurait pu. Il n'est pas un simple accessoire pour elle, ni le mec canon d'à côté, le voisin sexy de l'autre côté de la barrière qui arrose ses fleurs de temps à autres quand son majordome ne l'a pas fait. Non, visiblement il n'est pas cela. Il la regarde, elle essuie quelques larmes avant de dire qu'elle a toujours été habituée à supporter ses problèmes seule, ayant toujours fait ainsi... Et voyez ou cela l'a mené. Mais personne n'est infaillible non? Alors elle ne lui promets rien. Elle ne lui promets pas qu'il n'y aura plus de disputes, qu'elle ne le repoussera pas encore une fois, que ses mots ne dépasseront plus sa pensée. Si elle le lui avait promis l'inverse, il ne l'aurait pas cru de toute manière. Mais cependant elle est prête à accepter son aide, elle veut apprendre, à ne plus le repousser, et à accepter l'aide du beau brun. Il sourit alors qu'elle sèche ses larmes et qu'elle s'approche de lui. Il la laisse faire, il laisse la main de la blonde se poser sur sa joue, laisse son front se poser sur le sien avant que finalement, après un jeu de mots bien tourné, ne signifiant qu'une chose merveilleuse, elle ne l'embrasse. Et il lui rends ce baiser alors qu'elle s'agrippe à lui, il goûte à ses lèvres, il se laisse aller à cet échange de douceur, d'amour. Il se laisse perdre. Finalement, elle finit par lui demander pardon. Pour hier. Il sourit faiblement avant de lui relever le menton pour qu'elle le fixe.

- C'est fini Ana... N'en parlons plus. Il manque de regarder sa montre avant d'oublier le temps. Il se plonge dans son regard. Il faut qu'il profite de l'instant. Si il repars au boulot ou dans ses activités, sans lui avoir accorder du temps, comment pourrait-il se prétendre digne d'elle. Il décide alors de venir l'embrasser. Il goûte encore à ses lèvres, gourmand, il en apprécie toutes les saveurs, laisse leurs deux langues se mélanger, danser avec enthousiasme, saluant leur amour retrouvé. Puis l'une de ses mains vient caresser la chevelure de la blonde alors que l'autre, dans le dos de Anabela, vient la plaquer contre lui. La frêle silhouette de la blonde se retrouve ainsi contre celle, plus massive, de Francesco. Finalement après une étreinte non moins passionnée, il la relâche. Il la regarde alors qu'un sourire illumine son visage. Sourire de joie. Finalement, il ose déclarer:
- Ana... Je veux qu'on reparte du bon pied. J'suis conscient de pas être un saint... Quoique, fait-il avec humour. Il se laisse aller à la joie, au bonheur. Je tiens à toi. J'aurais beau me voiler la face, j'arrive plus à nier l'évidence: J'suis amoureux. Cette fois il regarde sa montre. Il lui reste un peu de temps. Et je suis un amoureux qui va devoir y aller... Mais avant... Qu'est-ce que tu as préparé à déjeuner? Fait-il alors qu'il la soulève sans mal dans ses bras, la prenant dans ses bras comme on prend un enfant sauf qu'elle est légèrement plus grande... Mais peu lourde. Et promets-moi de reprendre du poids... Fait-il alors qu'elle s'agrippe autour de son cou et qu'il se dirige, la belle dans ses bras, pour prendre le déjeuner en sa compagnie.   

Codage par Libella sur Graphiorum



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Francis Cabrel


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- { MONSIEUR L'IMPATIENT } Juste ton regard. [Terminé] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences