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- I am falling, say my name and I'll lie in the sound... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Sienna MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Dim 24 Juin 2018 - 20:05 )

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L’eau du bain est froide, et c’est ce qui me tire de là. De la salle de bain, de mes pensées. Mais absolument pas de ma solitude. Non, pour ça, il faudrait plus, bien plus. Je m’extirpe, l’eau qui coule sur le corps, espérant probablement qu’elle fera aussi couler mes sentiments. Le reflet qui apparaît dans le miroir embué ne me satisfait pas, alors, je tourne rapidement les yeux pour m’enrouler dans une serviette moelleuse et réconfortante. Ne pas me voir, ne pas me regarder me permet d’éviter le constat effarant que je fane chaque jour un peu plus. On m’a souvent comparé à une jolie fleur, une rose. Magnifique mais piquante. Mais comme toues les autres fleurs, elle fane avec le temps. C’est la vie, personne ne peut rien y changer. Même la rose de la Bête fane sous sa cloche de cristal…

Quand je jette un oeil sur le réveil de Luciano sur sa table de nuit, je remarque qu’il est déjà neuf heures du soir. Et il n’est toujours pas là. Je souffle, les yeux fermés, seulement pour prendre la direction du dressing. Si je prends une bouffée de son odeur, c’est seulement pour mieux me diriger de mon côté, à l’opposé du sien. Bien rangé, ordonné comme dans un magazine. Comme si personne ne vivait là. Comme si tout ça, cet appartement, cette vie sortait de l’irréel : comme si elle était exemplaire.

Non, nous n’avons pas une vie exemplaire. Non, nous ne sommes plus transis d’amour comme les nouveaux couples. On s’aime, on vit ensemble. Le problème étant peut-être que l’on vit l’un avec l’autre, plutôt que l’un pour l’autre. Les mots, leur portée, leur signification. La différence qui peut être faite quand on change la préposition entre deux mots… Parce qu’au début, malgré ma dévotion à ma carrière, c’est pour Luciano que je vivais. Son sourire, son regard amoureux. Sa main qui tient la mienne. Mais maintenant… Nous dormons côté à côté dans un lit, nous partageons des amis, un appartement, des vacances… Mais, cela, ce n’est pas l’amour. Tout ça, ça n’a rien à voir avec les voeux que nous avons échangés il y a presque 20 ans.

Sous mes doigts glisse la soie beige d’une robe de nuit La Perla. Parce que, même dans le sommeil, je contrôle cette image. Je ne veux être qu’une vision de perfection. Je dois être la perfection. C’est une obsession qui me tire vers le fond, un peu plus chaque jour. Probablement comme elle attire irrémédiablement mon couple dans les fonds obscurs… Habillée, même pour passer la nuit, je ressemble plus à une gravure des temps anciens qu’à une femme ordinaire. Être ordinaire, c’est probablement être insipide. Et depuis ma plus tendre enfance, on m’a apprit à ne jamais l’être. Jamais. Sous peine d’être invisible.

Si n’importe qui d’autre serait passé au reste de sa soirée sans y réfléchir plus que de mesure, je pense surtout à tout ce qui n’est pas parfait, tout ce qui n’est pas dans le cadre. Les affaires de Luciano, qu’il a négligées dans la panière à linge pour sortir. Et c’est lui qui le réintroduit violemment dans mes pensées. Luciano. Son absence. Qui n’a rien d’habituelle, encore que, cela arrive plus qu’avant ces temps-ci. Le soin qu’il a apporté à sa tenue. Parce que je connais par coeur les tenues qu’il a, et je sais qu’il est sorti élégant. élégant, jusqu’à ses boutons de manchettes. Et j’ai mal au coeur, de savoir que c’est pour quelqu’un d’autre que moi.

J’ai besoin d’un autre verre.

Le clocher sonne minuit et quart. Je jette un oeil par la grande baie vitrée pour voir que la ville est endormie. Moi, je suis toujours éveillée, à attendre que Luciano rentre. Les bras sur le dossier du canapé qui fait dos à la terrasse. Le regard bleu perdu sur le paysage qui pourrait ressembler à une toile de maître. La vue est divine d’ici. Et peut-être que le flou provoqué par mon abus de vin n’y est pas étranger. J’ai descendu presque la totalité de la bouteille, sans être capable d’avaler autre chose. Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir préparé le dîner dans l’espoir qu’il reviendrait. D’avoir même préparé son plat préféré, en espérant peut-être me faire pardonner son escapade. Le paradoxe. Vouloir être pardonnée pour ses actes, pour ses choix.

Dans le silence, sa clé tourne dans la serrure. Pas d’erreur possible, cela ne peut être que lui. Je tourne tout juste la tête pour regarder vers l’entrée, soufflant doucement son prénom. « Luciano. » Je ne sais pas si je suis soulagée ou non. Je ne sais pas si je suis heureuse ou non. Tant de sentiments, contraires qui se bousculent quand enfin, je le vois.  



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Mer 27 Juin 2018 - 22:20 )

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Fin de journée. Enfin pas vraiment. Je rassemble distraitement quelques dossiers sur lesquels je ferais mieux de m’attarder, mais je consulte aussi ma jolie montre sans arrêt... J'occulte bien sûr le fait que le luxueux bijou que j’exhibe au poignet est le dernier cadeau que ma femme m’ait donné. Non, je ne pense pas à Sienna ou si peu en réalité. Comme un parfait égoïste, je me laisse seulement gagner par le plaisir et l’idée de rejoindre bientôt celle qui hante chaque jour un peu plus mes pensées. J’arbore même un sourire particulier. Celui qui m’avait depuis un bon moment quitté et que j’ai tant de joie à retrouver. Le sourire des gens amoureux, pressés de retrouver l’être aimé.

Les yeux toujours rivés sur cette montre qui pèse malgré tout de plus en plus lourd sur ma conscience, je pénètre dans notre bel appartement. Il est assez tôt pour que je ne croise pas mon épouse... assez tard pour me préparer à emmener ma maîtresse au restaurant. Stratège, calculateur et imposteur voilà ce que je suis maintenant. 
Sans m’appesantir sur le sujet je me dirige tout droit vers notre chambre et en particulier vers la salle de bain où je me débarrasse des vêtements que j’ai porté toute la journée. Je les jette précipitamment et sans m’en soucier dans la corbeille de linge sale. Comme toujours tout est, autour de moi, en ordre et impeccablement rangé. Sienna n’aime pas quand les choses débordent, dépassent et en a même fait une religion à laquelle je me suis petit à petit plié. Pourtant j’ai essayé de l’en détourner, voulu tant de fois crier que la perfection n’était qu’un miroir aux alouettes, un rêve hors de portée. Nous ne sommes ni des dieux ni des déesses, seulement des hommes qui avons le droit de se tromper. Et c’est de ce droit dont j’abuse désormais... Sans vraiment me préoccuper du mal qu’il va engendrer.

Mission accomplie. Je suis de nouveau un homme frais, changé, lavé. De tous soupçons ou de tous regrets... pas vraiment. Pourtant je m’illusionne tout au long de la soirée, ris, fanfaronne, profite de chaque instant qui m’est donné de la regarder... de la toucher. Ce n’est que très tard que je me résous à la raccompagner, à la laisser filer... sans pouvoir l’accompagner. Une fois encore je me suis caché derrière un discours bien huilé, parfaitement rodé. Une fois encore je lui ai répété de ne pas nous précipiter, qu’il fallait que nous prenions notre temps pour nous aimer... mais je la regarde partir impuissant et désarmé.

Ma clé se faufile discrètement dans la serrure de la porte. Ne pas la réveiller, ne pas croiser son regard de femme délaissée, ni lui offrir le mien qui pourrait la faire douter. Pourtant une faible lueur provenant du salon m’indique qu’elle n’est toujours pas couchée. Et puis il y a sa veste, son sac et ses hauts talons qui traîne négligemment dans l’entrée. Ce qui est loin de lui ressembler... Comme un vilain garnement pris sur le fait je me prépare à l’affronter. Les mains dans les poches, tête baissée, voire brûlée je l’observe un instant du coin de l’œil en prenant mon air le plus décontracté. " Sienna ? Qu’est-ce que tu fais debout à cette heure, assise pratiquement dans le noir ? Tu n’arrivais pas à dormir ? Un problème durant ta journée ? " Comme si de rien n’était je rejoins notre cuisine pour me servir un peu de vin blanc que j’ai pris soin de réfrigérer avant de m’en aller. La bouteille n’est plus dans le frigo mais il y a maintenant un énorme plat de lasagnes. Un plat ancestral dont la recette secrète se transmet de génération en génération. Mes préférés. Et je réalise subitement ce que je lui fais endurer. Mortifié je bredouille des excuses qui n’en sont pas vraiment... comment pourrais-je sincèrement me justifier ? " Tu as préparé le dîner ? Je t’avais pourtant prévenu que je rentrais tard... tu as oublié ? Le vin tu sais où il est ? " Cette fois je la regarde vraiment. Elle est spectaculaire dans sa chemise de nuit de soie beige, ornée de dentelle, fendue sur un côté, dévoilant en partie ses longues jambes repliées. N’importe quel homme normalement constitué fonderait d’amour devant son élégance et sa beauté... Moi le premier. Je ne peux réfréner cet élan qui me pousse à la rejoindre, à l’enlacer. En effectuant quelques pas, je vois sur la table basse devant elle la bouteille que je cherchais... et presque vidée ! " Chérie, tu commences vraiment à m’effrayer. Raconte-moi ce qui s’est passé ? "
 



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Ven 29 Juin 2018 - 21:11 )

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L’entrée en scène de Luciano change tout. Ou elle ne change rien. Je ne sais pas trop, maintenant que je le vois, debout, élégant, séduisant. IL a dans les yeux cette lueur qui le rend jeune, cette lueur qui me renvoie presque vingt ans en arrière. Cette lueur qu’il cache, et que je ne saurai interpréter maintenant qu’il baisse la tête.  Les premiers mots qui échappent à ses lèvres m’échappent aussi. Je ne retiens que sa façon de prononcer mon prénom. La surprise, la lassitude, et peut-être, un peu, dans le fond, de l’agacement. Juste une petite pointe. Que fais-je dans tout ce tableau qu’il a sous les yeux ? Parce qu’il est vrai, que je ne suis que rarement aussi inactive. Je ne passe jamais en mode « mute ». Cet espèce d’état ou tout se coupe, ou je coupe tout. Les images, les sons, les sensations. Il ne me reste que les émotions dans cet instant suspendu, qui parfois, dure probablement des heures. Comme ce soir. Ces moments sont rares, si rares. C’est peut-être bien la première fois qu’il en est témoin. Pourtant, il en est toujours à l’origine. Toujours. L’évidence, c’est qu’il est toujours l’élément déclencheur de mes pensées les plus profondes, de mes sentiments les plus intenses. Qu’importe qu’ils soient bons, ou mauvais.

« Je t’attendais. » La réponse tombe dans un souffle, un murmure de ma part. Pas besoin de crier dans le silence qui nous entoure. Le silence, alors que je sais que certains des voisins se sont offerts le luxe d’une soirée en terrasse quelques étages en dessous, parfois même d’organiser un dîner avec des amis quand j’ai entendu les rires et senti l’odeur du barbecue tout à l’heure… Et moi, je suis restée là, dans cet appartement, seule, dans le silence le plus complet. A préparer de façon minutieuse son repas. Dans l’attente de son retour. Aussi, pour combler la solitude et l’ennui, j’ai presque vidé la bouteille de vin, comme j’ai vidé la corbeille de linge. Je me suis perdue dans mes pensées, le regard vague, alors que j’astiquais la vaisselle…

J’ai beau chercher dans ma mémoire, je n’ai absolument aucun souvenir d’un tel avertissement. Je sais que je suis débordée, et que j’ai tendance à oublier les choses. C’est pour cela que je note tout, absolument tout. Et absolument nulle part, aussi bien dans mon agenda papier que dans celui de mon iPhone, je ne me rappelle avoir noté que Luciano serait absent ce soir. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai cru, naïvement peut-être, qu’un vendredi soir, il serait là. Nous pourrions dîner tranquillement tous les deux, prendre le temps d’échanger autour d’un verre de vin. Connecter, l’un et l’autre, pour la première fois de la semaine. « Le vin est là. »  Le vin… Enfin, ce qu’il en reste. Quand il approche de nouveau, et qu’il s’arrête en contemplant ce que j’ai infligé à la bouteille, je n’ai qu’une seule réaction, celle de m’enfoncer un peu plus dans le moelleux du canapé. Je suis exigeante, avec moi-même d’abord, avec les autres ensuite. Quand je l’entends me demander ce qui s’est passé, je fronce les sourcils.

La journée n’a rien eu d’extraordinaire. Quelques estimations, la préparation du catalogue… Des objets magnifiques venant notamment d’un divorce. Un exemple flagrant que l’argent ne fait pas le bonheur, encore que, dans leur cas, c’est aussi ce qui les a séparés… Leur envie de toujours plus. Alors, dans le fond, rien à signaler réellement. « C’est vendredi Amore. Je pensais qu’on pourrait en profiter pour dîner ensemble, discuter un peu. » C’est la seule explication que je suis capable de lui donner. Et elle est sincère dans le fond. C’est pour cela que je le contemple. Que je le dévore du regard. Il est terriblement beau, avec sa chemise légèrement entre-ouverte, son regard aussi bleu que le mien. Et alors que je le détaille, je me souviens de ce qui a tout fait déraper. Les boutons de manchette, que j’aperçois à ses poignets.

Je ne quitte le canapé que pour m’approcher de Luciano. M’approcher de lui au point d’envahir son espace vital, d’entrer en collision avec son corps, en douceur. Mes mains contre les pans de cette chemise qui se joue de moi, à caresser le tissu pour apprécier Luciano au travers du textile avant d’enfin, aller se poser de part et d’autre de son cou, mes pouces caressant doucement sa peau découverte. Je lève enfin les yeux pour le regarder. Je garde le silence, parce que, l’air de rien, j’essaye de voir quelque chose dans ses yeux. Je ne sais pas quoi. Juste quelque chose. Un sentiment. Une émotion. Le désir. Le dégoût. Le regret. L’inquiétude. Juste quelque chose. « Ou étais-tu ? » La question tombe comme une sentence. Je ne suis pas persuadée qu’elle trouvera une réponse, parce qu’elle est loin, l’époque où nous n’avions aucun secret pour l’autre. Celle où jamais je n’aurai posé cette question, simplement parce que nous aurions été ensemble, probablement, au restaurant, seuls tous les deux, ou avec des amis. Et pourtant… « Ou étais-tu Luciano ? Je t’attendais. » Une plainte qui s’échappe de mes lèvres comme un aveu.
 



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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Mer 4 Juil 2018 - 16:40 )

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Mon couple n’a pas toujours ressemblé à ce qu’il est. Froid et distant. Sans attente particulière, ni joie de se retrouver. Pourtant je suis considéré comme l’homme le plus chanceux de Naples au bras de la femme que j’ai épousé... 
Avant je l’aimais. Follement, intensément jusqu’à ce qu’un fossé vienne nous éloigner, nous séparer. En la voyant assise, seule et mélancolique, sur le canapé de notre salon, je me souviens encore de tous ces baisers volés que je lui arrachais à la dérobé, de tous ces instants magiques ou rien d’autre qu’elle et moi ne comptaient... De son sourire angélique quand nous nous sommes dit oui devant le padre qui l’a vu grandir et qui recueille aujourd’hui encore tous ses secrets. Je jalousais même cet homme qui réussissait à connaître celle que j’aimais plus intimement encore que moi-même je ne la connaissais. Quels sont aujourd’hui ses secrets ? Lui raconte-t-elle que je l’ai délaissée ? Lui raconte-t-elle que je ne suis pas l’homme qu’elle attendait, que notre union ne ressemble pas à ce qu’elle est en droit d’espérer... Lui demande-t-elle comment y remédier ? Lui demande-t-elle si elle doit me pardonner, me laisser une chance un autre essai ?

En poussant la porte de notre foyer je ne pensais pas croiser son regard chagriné, tourmenté par mon absence et plus encore peut-être par son incapacité de savoir où j’étais. Son je t’attendais tombe comme un couperet, même s’il est chuchoté, à peine susurré, suspendu dans le calme de notre appartement où seuls mes pas furtifs résonnent contre le parquet. J’ai pensé lui laisser un mot, succinct et évasif, pour justifier mon manque d’intérêt, mon besoin de déserter.  Encore que ce n’est qu’une excuse de plus pour ne pas m’avouer que la seule chose qui m’ait vraiment motivé c’est de la retrouver. De renouer avec l’amour et son incroyable capacité de vous faire tout oublier. Capituler. Se résigner. Oui, j’ai accepté de devenir cet homme qui chaque matin ose à peine se regarder, encore moins la regarder elle et son époustouflante beauté. Même si je ne lui dis plus, en tout cas pas assez, elle est plus jolie encore que le jour où je l’ai rencontré. Même le poids des années ne semble pas l’affecter... Il faut croire que de ça aussi on peut se lasser.

Je file, fuis aussi loin que possible de ses accusations silencieuses qui m’atteignent plus que si elle s’était mise à hurler. Elle est sans doute trop fatiguée pour le faire ou déjà convaincue de ma culpabilité. Un peu agité, décontenancé je cherche le vin pour avoir les mains occupées, quelques choses d’autres à faire que d’entendre ses interrogations auxquelles je vais encore mentir, la trahir, la tromper. 
Le vin n’est pas rangé où il le devrait au milieu de cette cuisine immaculée. Il est juste là devant elle où plus vraiment. Même lui semble me calomnier pour l’avoir laissé être le seul compagnon de la femme que j’ai abandonné. La honte vient un peu plus me ronger alors que je la vois se recroqueviller dans notre canapé. Face à mon inquiétude pourtant je n’obtiens que pour seule réponse une ligne de sourcils indignée. J’insiste alors qu’au fond je connais très bien la réponse. Non, ce n’est pas un quelconque problème rencontré lors de sa journée qui l’a amené à partager sa soirée avec quelques verres, trop de verres. C’est juste son idiot de mari qui a passé la sienne à folâtrer. Son regard me fixe, m’absorbe tout entier. En premier j’y vois une façon de me soustraire à un énième mensonge, mais pas seulement. Sa manière de me prouver que je lui manque encore après toutes ces années à le pouvoir de me chambouler. " On a toute la nuit pour discuter...  Viens près de moi me murmurer Amore. "

Je lui tends la main pour qu’elle puisse y glisser la sienne, lentement son corps épouse le mien. Mon regard amusé suit le trajet de ses doigts qui se pose sur ma poitrine pour finir sur ma peau. Je suis surpris mais je me blottis contre la douceur de sa chemise de nuit en jouant négligemment avec une bretelle posée sur son épaule aussi douce que l’étoffe que j’ai envie d’enlever. Ses yeux semblent m’interroger, me sonder. Croit-elle pouvoir y lire mes propres secrets ? Non, elle n’y arrivera pas, je n’ai envie de rien d’autre que de la retrouver. La respirer... Regarde-moi Sienna, là, maintenant, il n’y a rien que toi et moi. Perdu contre son cou, je crois la partie remportée, pouvoir échapper aux questions embarrassantes, celles auxquelles je ne peux décemment répondre sans m’enfoncer un peu plus dans le péché. Luciano, tu es trop sûr de toi ! Cette question elle finit par tomber... Où j’étais ! " Avec Alessandro bien sûr... où veux-tu que je sois ? " Souffler, lui sourire, et puis l’embrasser. " Pour une fois bella, laisse-toi aller, suis-moi, allons-nous coucher... "



 



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Dim 8 Juil 2018 - 19:52 )

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Dans les bras de l’homme que j’aime, et que j’ai épousé envers et contre tout, la tempête gronde. En silence. Pourtant, elle nous fait vibrer l’un et l’autre. Mes mains sont rapidement contre sa chemise, puis sur sa peau. Le mouvement doux et régulier de mes pouces contre l’arrête de sa mâchoire me stabilisant quand je plonge enfin dans son regard bleu océan.  Nous avons toute la nuit pour discuter. C’est ce qu’il affirme, et il en a l’air convaincu. Mais moi, en suis-je aussi convaincue que lui ? Parce que, dans le fond, nous ne discutons plus, ou presque. Nous échangeons des banalités, nos partageons parfois les peines et tracas de nos quotidiens respectifs. Quand nous partons en vacances ensemble, nous sommes plus occupés avec les amis qui nous accompagnent que l’un avec l’autre. Nous sommes devenus deux étrangers, mariés l’un à l’autre, qui se tiennent la main, mais regardent chacun dans une direction différente.

Souvent, bien trop souvent, je me dis que c’est de ma faute. Je le sais, je le sens. Même ma mère me le dit. Elle m’accable des reproches que Luciano ne me fait pas. Ces reproches d’être une femme forte, une femme de carrière plutôt qu’une maman douce. Elle est désespérée de ne pas être grand-mère, et elle s’emploie chaque jour à me le rappeler. L’horloge tourne, et chaque minute qui passe me fait plonger un peu plus vers la fin. La fin de mon rôle de femme, celle qui procrée. La fin de ma vie aussi, un peu plus. Et le sentiment le plus fort, dans le fond, c’est celui de vouloir exister, de profiter de chaque instant. Elle me dit que je suis égoïste. Probablement que c’est vrai. Et pourtant, ce soir, c’est Luciano que j’accuse d’égoïsme. Quand il s’en va, quand il n’est pas là quand je rentre. C’est ce qui me pousse à lui poser la question, à insister. J’ai envie, j’ai besoin de savoir.

Ma tête bascule par réflexe pour lui laisser meilleur accès quand il se réfugie dans mon cou. Est-ce par pudeur, par peur ? Par envie ? Ou juste l’espoir de me faire perdre pieds, de me détourner de mes questions… Parce que, oui, cette possibilité est dans un petit coin de ma tête. Contre toute attente, cependant, il répond. Et la réponse me laisse perplexe.

Alessandro. Alessandro, l’autre avec qui il est marié. Pas pour les raisons sentimentales, mais pour les affaires. J’ai souvent cette sensation, que son associé me vole mon mari. La sensation d’être trompée, et que mon mari est plus fidèle à quelqu’un d’autre que moi. Je ne devrais pas lui en vouloir d’être aussi impliqué dans ses affaires. Après tout, je serais très mal placée. Je suis la première à mettre ma vie professionnelle en premier, avant celui que j’ai épousé. Devant nos amis, mes parents, devant Dieu. Pourtant, il n’y a que pour lui que je serais probablement prête à mourir. Lui, et ses yeux dans lesquels je me noie.

Ses lèvres qui se posent sur les miennes me font fermer les yeux, et je me détends entre ses bras. Mon corps qui bascule en avant pour reposer complètement contre le sien, mes mains qui glissent déjà contre son torse avant de ne repousser sa veste sur ses épaules pour l’en débarrasser. Il est magnifique dans cette chemise blanche qui semble taillée pour lui.  Je le désire comme le premier jour, et parfois, j’ai peur que la réciproque ne soit pas vraie. Alors, je force un peu plus sur mon corps, en espérant ne jamais changer, ne jamais le décevoir. Rester l’image parfaite qu’il a épousée. J’attrape chacune de ses mains entre les miennes, en passant une à ma taille pour être sûre qu’il me tienne tout contre lui. L’autre reste précieusement entre mes deux mains, alors que j’appose mes lèvres contre ses phalanges, puis contre son alliance. « Amore mio. » Je lui murmure, comme il me l’a demandé. Pour lui. Seulement pour lui.

J’entreprends de défaire la manche de sa chemise, pour pouvoir la lui ôter plus facilement ensuite. Et l’objet qui a éveillé en moi tous ces doutes, ces soupçons se trouve sous mes yeux. Les boutons de manchettes. Je ne m’arrête qu’un instant pour contempler ce que j’ai sous les yeux. L’incertitude. Aussitôt le bleu de mes yeux va rencontrer le sien de nouveau. Ces boutons là ne sortent jamais sans une occasion valable. Je le connais, un peu trop bien pour que ça ne soit pas préjudiciable pour l’un ou l’autre. « Vous êtes sortis pour célébrer quelque chose ? » Je l’accuse, je le sais, alors que j’étais prête à m’abandonner entre ses bras. Prête à n’être qu’à lui, comme j’en ai fait le vœu. Parce que, ce vœu-là, je ne m’en lasserai jamais. Il suffit de voir la façon qu’à mon pouce de caresser malgré tout la peau douce de sa main. La lutte de l’amour et de l’inquiétude.
 



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Alors que je ne m’y attendais pas, ou plus, je serre contre moi, tout contre moi, la femme à qui j’ai dit oui, à qui j’ai promis. Pour l’éternité... à perpétuité.
Je n’ai pas menti ce jour-là dans cette chapelle remplie de famille et d’amis. J’y croyais. Entièrement, totalement... absolument. Où est passé cet absolu auquel j’ai renoncé et même renié. Cette soif intarissable que nous avions l’un de l’autre, ce manque incontrôlable que nous éprouvions dès que nous nous éloignons ?
Qu’est ce qui s’est brisé pour que nous n’utilisions plus le même langage, les mêmes mots ? Est-ce le quotidien qui nous a totalement submergé, nous emportant chaque jour un peu plus loin de l’autre ? La volonté farouche de réussir qui pourtant n’était motivée que par l’espoir, plus vraisemblablement l’illusion, de lui offrir tout ce qu’elle désirait alors que nous l’avions. Nous l’avions. Sienna...  Où est passé notre vie remplie de bonheur et de tendresse, de joie et d’allégresse ?

J’aimerais y croire, je veux y croire encore un peu, rien qu’un peu tandis que sa tête se penche sur un côté. J’embrasse son cou sans retenue comme avant.  Comme avant également je murmure son deuxième prénom " Jana...
Cet amour puissant est toujours là sous-jacent. Je le sens, lentement, clairement se relever, se réveiller. Dans ses yeux comme dans les miens brûle toujours cette flamme. Elle vacille, est gracile mais un rien suffirait à la rallumer. Sienna prouve moi qu’il ne s’est rien passé, rien à part un moment où l’on s’est égaré. Dis-moi que maintenant qu’on frôle la catastrophe, le point non-retour que ces quelques vingt dernières années n’ont pas été creuses ou inutiles, qu’il est possible que nous renaissions, nous retrouvions. Qu’enfin nous renouions avec ce sentiment que nous nous appartenions.
Doucement je me laisse aller, emporter par la douceur de sa peau, par ses tendres caresses, lentes et régulières. J’aimerais qu’on se taise, du moins que nous employons un autre langage... celui du corps, de nos deux corps qui apparemment se cherchent. Mais je m’oppose à une résistance, une crainte, un regret. Évidemment je dois m’expliquer...

J’utilise l’alibi parfait. L’ami, le frère, qui est capable de mentir aussi bien, voire mieux que je ne le fais. Mon compagnon, mon comparse, qui pourtant voit d’un très mauvais œil ma transformation. De lui aussi je supporte les brimades, les reproches et regards accusateurs. Il me pense fou à lier de risquer ainsi ce qui fait l’essence même de ma vie. Mon mariage, mon couple, mon équilibre. Il m’observe chaque jour m’enfoncer, marcher sur le fil, prêt à tomber. 
Alessandro et un baisser, je pense ainsi m’en tirer, lui montrer tout ce qu’on a oublié. Au fond je tente le tout pour le tout. La rédemption, l’absolution... ou la condamnation. 
La tension monte. Elle est palpable. Je la sens prête tout comme moi à céder, se livrer. Ma veste glisse lentement à mes pieds. Elle a capturé mes mains, les a enserrés. Sa bouche se presse contre l’une d’entre elle, celle où je porte l’anneau qui symbolise notre union, notre ancienne passion. Je l’entends chuchoter les mots que j’attendais, que j’espérais. Amore. Je ne lui réponds pas. Mon souffle s’accélère contre sa joue et je caresse le creux de ses reins sur la soie qui la recouvre. Enfin j’arrive à prononcer Mia cara entre deux baisers sur son épaule ou j’ai fait glisser la bretelle de cette chemise de nuit qui l’habille encore.

Engourdi par le désir, par ses gestes je la sens se raidir subitement, instantanément. J’ai été imprudent. Pour impressionner Pia j’ai mis les boutons de manchettes que je ne sors qu’en de rares occasions. Le bleu de ses yeux se sont soudain assombris. Elle a compris.Sa question est légitime, son interrogation justifiée. Alors je ris. Jaune ou d’émotion. " Ce sont les boutons de manchettes qui t’inquiètes ? Effectivement nous avions un gros contrat à fêter. " Elle doute et elle a raison. Pourtant sa main se tient toujours dans la mienne. " Sienna regarde moi... ces boutons de manchettes je ne les mets pas souvent certes mais ce soir j’avais simplement envie de les porter. C’est un peu de toi que j’ai emporté... Tu me manques tu sais. " Dans ma tête ne tourne qu’une seule phrase. Luciano tu n’es qu’un sale enfoiré. " Si cela te pose problème je te les confie et promet de ne plus les utiliser sans ton accord. " Sans la quitter des yeux je dépose l’objet qui m’incrimine dans l’une de ses paumes. Nous y sommes je crois au moment de vérité, même si je rejette violemment cette idée. Encore un coup de poker à tenter, il est hors de question que je la laisse une fois encore m’échapper. Lentement, nonchalamment j’enlève un à un les boutons de ma chemise en emprisonnant son regard azur. " Baciami. "


 



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Dim 15 Juil 2018 - 12:24 )

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Mon second prénom se fait entendre, comme un ronronnement dans mon oreille. Cela faisait des mois, pour ne pas dire des années, que celui qui partage ma vie ne m’avait appelée comme ça. Jana. Littéralement, Jana, cela veut dire, le cadeau de Dieu. Et je l’étais, quand je suis née, pour mes parents. J’ai d’ailleurs été leur unique cadeau. Je me souviens encore la peine sur le visage de ma mère quand je lui demandais pourquoi je n’avais pas de frères et sœurs comme tous mes camarades à l’école. La peine de mon père quand il la voyait souffrir, en silence. Et avec le temps, leur amour qui a réussi à balayer la peine, pour ne laisser sur leurs visages que le sourire doux des gens qui sont faits l’un pour l’autre. La plénitude dans leurs yeux. Et en cet instant, quand c’est mon mari qui prononce mon prénom, j’ai envie de croire que je suis son cadeau de Dieu. Que nous aussi, nous serons capables de transformer ce qui nous arrive en victoire à la fin. Que nous terminerons nos vieux jours main dans la main, les yeux dans les yeux.

Pour le moment, c’est corps contre corps que nous communiquons. Une discussion physique, plus qu’orale. Mon corps qui vibre contre le sien, comme à chaque fois. Parce que c’est lui. Mes yeux qui se ferment quand sa main se presse un peu plus dans mon dos, quand ses lèvres appuient plus dur sur la peau nue de mon épaule. La réaction immédiate de mon être quand la bretelle quitte mon épaule et dévoile la peau porcelaine, avant de céder complètement et dévoiler un sein audacieux. La brise toute légère qui effleure la pointe tendue et qui me fait gémir tout doucement. Pourtant, je recouvre mes esprits, parce que je veux le sentir. Peau contre peau.

La tension change quand je lui fais remarquer qu’il porte ma marque. Parce que, dans le fond, c’est bien comme cela que je vois ces boutons de manchette. De la même façon que je porte toujours avec fierté chaque bijou qu’il a pu m’offrir. Chaque petite marque d’affection, d’amour qui est un trophée de notre relation. Il rigole, probablement de ma futilité. Oui, je m’inquiète de le voir porter ces foutus boutons de manchette. Parce que c’est important pour moi. Parce que, je doute souvent. Plus de moi, que de lui. Et je le regarde quand il me le demande. Je cherche dans ses yeux la vérité, le réconfort. Un souffle. « Tu me manques aussi. » Un aveu tout en douceur, les yeux finalement baissés.

D’après ma mère, je néglige parfois mon rôle d’épouse, au profit de celui de femme, de carriériste. C’est dans des moments comme ceux-là que je me dis qu’elle a raison ; mais, que je n’ai jamais menti sur mes envies et ambitions. Depuis le tout premier jour, j’ai toujours dit à Luciano que j’avais mes propres rêves. Que je voulais atteindre les sommets. Cela a toujours sous-entendu que nous marcherions main dans la main vers la plus haute marche. Celle de tous les succès. Celle de notre apogée. Il ne pouvait en être autrement.

Les boutons de manchette se retrouvent dans ma main, et avec, une promesse que je n’aime pas vraiment. Je refuse que Luciano se sente obligé d’avoir besoin de mon accord pour porter quelque chose que je lui ai offert. C’est la raison pour laquelle je le regarde, peinée dans le fond. Ce n’est pas ce que je voulais, absolument pas. Je me mords doucement les lèvres, m’étirant pour laisser tomber les boutons de manchette sur la table basse. A mon retour, il est occupé à défaire les boutons de sa chemise. Son regard capture le mien. Un instant, je me demande ce qu’il peut voir dans mes yeux. La confusion. Les sentiments mélangés. L’envie de lui en premier. Mais les doutes me concernant venant ronger cette sensation douce de mon sang qui s’échauffe, de mon cœur qui s’accélère.

Plutôt que de répondre à sa demande, je me débarrasse de la bretelle qui tient encore le tissu sur ma peau, et la conséquence est celle du textile qui s’effondre au sol. Je n’ai aucune pudeur face à cet homme qui est mien. Aucune pudeur non plus, quand mes doigts glissent sur la peau exposée par sa chemise ouverte, de la naissance de son torse, jusqu’à son nombril, rencontrant juste en dessous son pantalon. J’ai les mains agitées contre sa ceinture, et vite après sur la fermeture de son pantalon alors que mes lèvres explorent son torse avec avidité avant de glisser dans le textile pour le caresser. « Non. » Je ne réponds que maintenant à sa demande. Face au doute, je préfère être maîtresse de la situation pour contrôler mes émotions. Pour le surprendre. Je rejoins la soie de ma robe de nuit au sol embarquant ses vêtements sur le passage pour les faire tomber avec moi. À genoux, comme si j’étais prête à me confier à Dieu, les yeux levés vers le ciel comme pour regarder le Tout-Puissant. Pourtant, c’est celui que j’aime, plus que tout, que ma propre vie, que Dieu que je regarde. C’est lui, que je décide d’aimer et d’honorer. De mes mains, de mes lèvres.
 



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Mar 31 Juil 2018 - 0:40 )

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Jana... je chuchote son deuxième prénom comme une ode, un cantique. Le son de ma voix retentit au creux de son oreille comme un hymne désuet, un peu oublié, une marque de tendresse tant de fois répétée puis abandonnée ou plutôt délaissée. Je sais pertinemment ce que cela représente à ses yeux. Je connais le poids et la valeur de ce tout petit mot, de ce sobriquet dont je l’ai longtemps affublé. Je suis au courant que nous ne sommes qu’une poignée à l’utiliser. Moi et ses parents. Juste ceux qui sont censés l’adorer comme le don de Dieu qu’elle est.
Eux peuvent se targuer, se flatter, de n’avoir jamais failli à leurs missions. À aucune d’ailleurs. Chefs d’entreprise d’une maison de vin réputée, couple heureux et fidèle, père et mère aimant et dévoué. Ils ont longtemps été mon modèle, mon idéal à atteindre, tellement éloigné de l’exemple chaotique que mes propres parents m’ont donné. Sans doute que l’objectif que je me suis fixé était trop difficile à atteindre, hors de portée. Chaque matin en me levant, chaque soir en me couchant je me mets à ressembler un peu plus au père, le mien, que je déteste tant. Celui qui a abandonné sa famille sans jamais se retourner. 

Ce soir pourtant nous retrouvons le chemin du désir que nous avions négligé. Je presse son corps parfait contre le mien, prêt à l’honorer de tendresse et de baisers. Mon émoi est à son comble lorsque glisse une bretelle sur sa peau délicieusement nacrée, dévoilant au passage une des plus belles parties de son anatomie. Un sein fière et tendu qui ne demande plus qu’à être choyé. Je marque cependant un temps d’arrêt. Aujourd'hui  j’ai serré de mes bras deux femmes distinctes, deux femmes différentes. Je leur mens à toutes les deux et pourtant... Pourtant je suis sincèrement épris de chacune d’entre elles tout en ayant bien conscience du mal que je vais leurs causer, leurs infliger. Leurs ailes je vais les briser et les miennes les bruler. 

Je m’éloigne de ces terribles pensées, savourant dorénavant chaque seconde, comme un insouciant, un inconséquent. Mais la réalité me rattrape lorsque ma femme s’arrête sur mes boutons de manchettes. Je ris pour lui signifier que ses inquiétudes sont illégitimes, alors que ce n’est pas vrai. Je lui sers un mensonge suivi d’une vérité et lis dans ses yeux une incrédulité, une naïveté confondante qui me pousse à la rassurer. En baissant la tête elle semble se confesser, m’avouer que malgré nos démonstrations d’affection nous ne sommes en aucun cas dupe du fait que notre couple traverse une de ces tempêtes dont nous ne sommes pas sûr de nous relever. Je réponds simplement " Laisse-moi te retrouver. "

Contrariée, Sienna jette les boutons de manchettes qui m’ont transformé en suspect.  Malgré ma ligne de défense je suis coupable et devrais être condamné mais néanmoins prêt à transmettre mes dernières volontés. Celle de l'aimer. Notre route n’a pas pris le chemin que nous avions espéré, escomptés. Celui d'être uni à tout jamais. Nous sommes à l’apogée de nos carrières il est vrai et ma femme ne m’a jamais caché ses ambitions. Mais j’ai longtemps espéré qu’elles les mettent de côté pour m’offrir un cadeau que j’ai tant de fois désiré. Un bébé. 

Je brûle de désir et le lui fait montrer. J’enlève un à un les boutons de ma chemise, expose une semis nudité, l’implore de m’embrasser. Follement effrontée d’un geste licencieux elle affronte mon regard fiévreux et se débarrasse de la soie qui la recouvrait, découvrant au passage ce corps qui m’a fait, qui me fait fantasmer. Un corps sublime qui semble toujours aussi juvénile. Un corps qui malgré le temps passé n’a pas évolué, ne s’est pas arrondi comme je l’aurais souhaité.
Médusé, j’attends impatiemment qu’elle accède à ma demande mais elle contrecarre encore mes projets. Ses doigts agiles et sa bouche affamée caressent mon torse pour s’arrêter sur ma ceinture et l’enlever. Avec impulsivité je défais le chignon travaillé pour admirer sa chevelure y plonger avec avidité, mais je m’arrête crispé. Elle s’est agenouillée devant moi dévorant avec férocité ma lucidité, ma conscience, ma perspicacité. Seuls des sons rauques m’échappent exprimant le plaisir qu’elle me procure... également ma culpabilité. À mon tour de crier ce non qu’elle m’a adressé. " Ma princesse, ma beauté pas comme ça s’il te plaît... " J’agrippe ses mains pour la relever. " Jana... c’est à moi de te combler. " En me débarrassant de mes derniers vêtements je la soulève délicatement pour la transporter dans notre chambre. Je prie silencieusement de me faire pardonner.


 



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Dim 5 Aoû 2018 - 20:11 )

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Je relève les yeux, incrédule, perdue face à l’homme que j’aime. Perdue face à ces quelques mots qu’il vient de me servir, cette supplication, cette interdiction. Parce que je ne m’attendais pas à cela. Et ça me blesse au plus profond, parce que la première chose à laquelle je pense, maintenant, c’est que je m’y prends mal. Que j’ai peut-être été trop brusque. Peut-être qu’il voulait discuter. Peut-être qu’il attendait seulement un peu d’affection, et pas que je me jette sur lui comme je l’ai fait. Et je l’ai fait parce que j’en avais envie, très sincèrement. Je veux l’aimer, le désirer, le combler. Comme au premier jour, comme la première fois. Parce que, même si nous sommes ensemble depuis ce qui pourrait sembler une éternité pour certains, j’ai souvent l’impression d’être restée la même entre ses bras, dans ces moments intimes. Me suis-je donc trompée à ce point ?

Il poursuit, et je ne sais pas si il sait qu’il vient de lever une flopée de sentiments qui ravivent mes doutes. Il vient d’annoncer que c’est à lui de me combler. Comme si il se sentait coupable, comme si il était coupable. Comme si il avait quelque chose à rattraper, à se faire pardonner. Et dans le fond de mon ventre, la boule de désir se transforme en boule d’angoisse. J’ai dû mal à respirer, parce que, ça envahit mon esprit. C’est comme si il venait d’avouer une quelconque tromperie, un mensonge. Parce que les actes valent parfois bien plus que les mots. Pourtant, à cet instant, il est occupé à se débarrasser des derniers vêtements qui l’habillent encore. Et moi, je suis là, nue devant lui, incertaine. Je me sens gauche, un sentiment qui ne m’arrive jamais, je ne sais pas comment me tenir face à lui. Cependant, il ne me laisse pas réellement le temps d’y réfléchir, parce que je termine dans les airs, soulevée par ses bras, retenue contre son torse alors que je pousse un léger cri de surprise. Par instinct, je passe mes bras autour de son cou, mais, j’évite de poser mes yeux sur lui.

Il a ce don, de me faire passer d’un extrême à l’autre. De réveiller la femme amoureuse, mais d’inquiéter l’épouse fidèle. Parce que, même après tout ce temps, je lui suis fidèle. Et je le resterai. Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Telle était la promesse lorsque nous nous sommes mariés. Vingt ans dans quelques semaines. Je ne sais pas si il y pense. Moi oui. J’ai déjà prévu un séjour pour fêter cela, et je comptais même lui proposer de renouveler nos vœux. Parce que je sais que je suis parfois difficile. Parce que je sais que je n’ai pas toujours été celle qu’il attendait, celle qu’il attend. Parce que je voulais nous offrir une autre lune de miel…

« Luciano … » Je ne sais pas par ou commencer, alors que nous gagnons la chambre, et qu’il nous installe sur le lit. Mon corps contre les draps luxueux dont la douceur n’a pas d’égale ou presque, je pose mes mains contre son torse pour le garder à distance encore un peu malgré son corps terriblement près du mien, à reposer à demi dessus. « Est-ce que j’ai fait quelque chose ? » Je le sonde du regard. Bien sûr que je parle de ce qu’il vient de se passer. De ses mots, quand il m’a arrêtée alors que j’étais occupée à le mettre d’humeur, à réveiller ses instincts mâles avec une envie et une joie certaine.

A mon âge, je suis assez adulte pour assumer certaines conversations. J’ai aussi des amies bavardes, mariées depuis aussi longtemps que moi, parfois moins. Je sais aussi, que certains de leurs maris se plaignent, parce qu’elles se refusent à eux. Parce qu’elles ne fournissent que le strict minimum, invoquant la fatigue, les enfants... Des rapports insipides, sans préliminaires, sans attentions. Juste un besoin à combler, un devoir à accomplir. Est-ce que Luciano se serait lassé de moi ? Est-ce que lui aussi, voudrait finalement qu’on fasse l’amour le plus rapidement possible pour être débarrassé de ses obligations ? Que je le laisse tranquille, pour qu’il puisse se concentrer sur autre chose ? Je comprendrai qu’il ne me désire plus, ce qui ne veut pas dire que je l’accepterai. J’ai déjà tant de mal à accepter les changements de mon corps avec l’âge. SI son désir pour moi est éteint, je ne sais pas si je serais capable de m’en relever. « Tu ne me désires plus, c’est ça ? » Je murmure du bout des lèvres, de peur que cela ne devienne réel en le prononçant. Je suis à deux doigts de me glisser sous les draps pour me couvrir, anxieuse de la réponse qu’il pourrait m’offrir.

 



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Sujet: Re: I am falling, say my name and I'll lie in the sound... ( le Mer 8 Aoû 2018 - 22:52 )

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Les yeux éperdus de tristesses ou d’interrogations ma femme se relève lentement. Péniblement. Son regard me sonde. Juste l’espace d’un instant, à peine une seconde, la tension qui animait nos corps retombe... Lourdement.
Au fond je sais à quoi elle pense ou crois avoir cru comprendre. Que je l’ai repoussé, que je l’ai évincé. A n’en point douter c’est ce que je fais quand je vais retrouver la femme, l’autre femme qui m’a séduit, qui m’a ensorcelé. Celle que je serais avant Sienna, tendrement dans mes bras. Celle qui me fait oublier qui je suis ou plutôt qui j’étais avait de la rencontrer. Un homme droit, un homme honnête, fidèle et vertueux, un homme qui aurait profité sans aucun scrupule du cadeau que lui offre son épouse, et qui aurait savouré sans retenue sa ferveur et sa dévotion.

Voilà comment le chant des regrets siffle de nouveau dans mes oreilles, ce chant lancinant et torturé qui transperce une fois encore mes tympans. Je la supplie indirectement de me pardonner de me laisser encore une fois la chance de l’embrasser, de la toucher, de la caresser. À cet instant rien d’autre ne compte, mais tandis que je m’acharne à enlever mes derniers vêtements elle se tient devant moi, ébranlée, affolée par mon rejet. Ce n’en était pas un pourtant. Juste une réponse induite, suggérée suscitée par ma culpabilité. Un soubresaut, un sursaut d’honnêteté.

Je la soulève, la transporte de mes bras à peine tendus par l’effort. Elle se retrouve là contre moi, dans la même position que lorsque je l’ai emmené vers notre lit nuptial il y a vingt ans presque jour pour jour. Bientôt nous fêterons notre anniversaire. Une bougie de plus à souffler sur notre mariage qui bat de l’aile.
Pourtant elle est toujours aussi belle mais le sourire resplendissant qu’elle avait ce jour-là s’est envolé. Je ne peux que me le reprocher. Quel mari suis-je devenu pour la traiter de la sorte alors qu’elle est si dévouée, si parfaite. Parfaite oui... et cette perfection me rappelle sans cesse qu'en face à elle je ne suis rien d’autre qu’un salaud.

Un silence religieux et pourtant assourdissant semble crier ce manque de complicité qui est le nôtre maintenant. Je monte les escaliers de notre duplex, traverse le couloir arrive dans notre chambre où je la pose délicatement sur notre lit recouvert de draps blancs et gris. Tout est impeccable comme toujours. Rien ne dépasse. Cette impression d'excellence m'étouffe, m’effraie. Elle aussi m’accuse de ne pas être à la hauteur, de mettre laisser aller et de l’avoir abandonné quelque part dans son monde feutré. Un monde qu’elle voudrait régenter sans jamais s’accorder le moindre faux pas, la moindre faute, la moindre erreur. D’une voix blanche enfin elle m’interroge, mon refus ne lui a pas échappé... rien ne lui échappe jamais. " Mais pas du tout mi amore... chutttt je t‘implore Sienna, une fois encore… laisse-moi t’embrasser.

Joignant le geste à la parole je pose mes lèvres dans son cou, et d’une main tendre lui caresse le dos. Mais quelques choses c’est brisé, notre élan passionné nous a quitté pour laisser place aux questions. Des questions qu’elle n’aurait jamais dû se poser. " Je te désire comme au premier jour Jana… Pour la dernière fois je t‘en prie, t’en conjure… Lâche prise et je vais te le prouver. " Pour la faire taire j’écrase son corps du mien, plonge mon regard dans le sien… et emprisonne sa bouche de la mienne d’un fougueux baiser.


 



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