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- Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Lun 25 Juin 2018 - 0:08 )

Do I Wanna Know ?
Jane & Nicolaï Invanov

Nuit sans sommeil et cœur lourd. Cocktail explosif, pas vraiment efficace pour commencer la journée. Ce matin je ne reconnais pas la femme que je vois devant le miroir, n’identifie pas mon propre reflet. Le constat est implacable et cruel. Sans appel. Yeux gonflés, cernés, teint blafard et rides marquées. Elles étaient là hier ?  En tout cas je ne les avais pas remarqués ! Ne pas m’apitoyer... me concentrer sur des gestes simples de tous les jours que l’on répète sans y penser. Attraper du coton pour me démaquiller. Ne pas songer à la dernière nuit ou je m’étais écroulée dans un lit sans avoir pris la peine de me débarrasser du fard qui sert à cacher les méfaits du temps qui passe ou qui vous dévaste... Enlever ce chemisier ou traine encore son odeur, laisser la colère monter, le jeter... Et apercevoir son bracelet toujours accroché à mon poignet... Le caresser. Sans trop savoir pourquoi, ou plutôt si... l’interpréter comme une infime raison d’espérer. Sentir mon cœur se serrer. Lutter encore une fois contre ces larmes qui voudraient désespérément couler. Les retenir encore un peu de peur qu’elles ne s’arrêtent jamais. Trouver le courage d’affronter les prochaines heures, rien que quelques heures avant de pouvoir de nouveau m’effondrer. Me souvenir que dans la pièce d’à côté dort paisiblement notre bébé... notre bébé. Me raccrocher à cette simple idée que je me dois d’être présente pour lui, plus que jamais. Relever la tête et soupirer. Et puis laisser mon regard errer vers la douche. Serrer les poings pour ne pas me laisser submerger par les mots qu’il avait prononcé la dernière fois que nous nous y étions attardés. Tu es la seule personne au monde avec Luka, qui comptez autant pour moi... Jane, c’était avant, avant que tout ne dérape, avant que tout ne m’échappe. Hier... hier il a hurlé ce qui est fait est fait sans se soucier du poids de sa phrase ni du mal qu’elle m’a fait... Souffler. Recommencer. Finalement abandonner. Incapable de me retrouver nez à nez avec sa brosse à dents ou son parfum je me déleste de ma jupe en regagnant notre chambre. Notre lit n’est défait que d’un côté. En sous-vêtements, perdue, j’attrape un t-shirt pour sortir au plus vite de cette pièce qui est pourtant ma préférée. Celle où je m’endors... m’endormais, chaque soir contre sa peau, nichée contre son épaule, rassurée par ses baisers.
À pieds nus je me faufile dans la cuisine pour me faire un café. C’est ça un café pour me réveiller et me sortir de cette torpeur. Il coule. Mais je n’arrive toujours pas à bouger. Attraper une cuillère, du sucre, du lait... ce sont les gazouillis de Luka s’échappant de l’interphone qui me ramène à la réalité. 

Sourire. Sauver les apparences, au moins devant mon fils que j’ai installé sur sa chaise haute et à qui je donne un biscuit pour le faire patienter. Lui parler de sa nuit, lui demander si maman et papa ne lui ont pas trop manqué, omettre que maman est rentrée sans papa et qu’elle ne sait pas quand il repassera la porte d’entrée. Je crois même rêver en l’entendant claquer. Le bruit de ses pas approcher. Je ne tourne pas mon visage pour le regarder, je m’adresse juste à mon bébé. " Regarde chéri, c’est papa qui est là pour t’embrasser et te donner ton déjeuné. " Passer une main dans ses cheveux blonds avant de m’enfuir une fois encore sans me retourner. Courrier dans les escaliers. Braver cette douche que j’ai repoussé et laisser l’eau froide m’immerger. M’habiller. Aujourd’hui pas de talons, de jupe ou de chemisier... plus besoin de se déguiser, les masques sont tombés.
Tourner comme un lion dans sa cage avant d’oser redescendre. M’y obliger. Continuer à l’ignorer. Tendre les bras vers Luka et simplement prononcer. " Viens mon grand, on va laisser papa aller travailler.

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Dernière édition par Jane Invanov le Mar 31 Juil 2018 - 1:09, édité 2 fois
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Mar 26 Juin 2018 - 11:13 )

Do I Wanna Know ?
Jane & Nicolaï Invanov

Passé la nuit seul, sanction méritée, pour m’être comporté comme un abruti. Ce dont je n’avais pas tout à fait conscience jusqu’à ce matin. Mais il eut fallu que mes paroles tournent et retournent dans ma tête pour me rendre compte à quel point je suis loin de l’homme que j’ai promis d’être à Jane, lors de ce fameux concert, la première fois que cet éclair de lucidité m’a traversé, quand je me suis rendu compte que celle qu’il me fallait, c’était elle, et qu’à partir de ce jour je ne pourrais plus jamais vivre sans elle. C’est un fait, avéré, puisque c’est encore le cas aujourd’hui, impossible pour moi de m’imaginer la quitter, ou qu’elle-même ne puisse le faire. Luka est entre nous, un puissant ciment capable de nous souder en toute circonstance. Et je comprends au final ce que redoute ma femme. Qu’Erwann soit le même genre de ciment entre sa mère et moi. Certes nous sommes liés, jusqu’à la fin de nos jours, par cet enfant. Mais est-ce utopiste de croire que ces deux choses peuvent être dissociées ? L’amour que je porte à Jane et celui que je porte à Loreleï sont différents, et ils l’ont toujours été. Je ne renie pas mon histoire avec cette jeune femme, gamine à l’époque. Les faits sont là, on doit les accepter, moi surtout et je les impose à ma femme… égoïste que je suis.

Courte nuit, à peine quelques heures de sommeil, si on peut le compter en heures, ce qui est déjà bien prétentieux. Quand je m’extirpe du lit, difficilement, et que je me traine jusqu’à la salle de bain, je me rends bien compte à quel point mon teint est blafard et que j’ai non seulement la tête mais l’esprit de la gueule de bois. Une boule au fond du ventre en plus. Quel genre d’homme je suis pour m’adresser comme ça à ma femme alors que mon rôle serait avant tout de la rassurer, de lui assurer ce que je ressens, que je l’aime et que je reconnais avoir déconné mais que rien ne changera pour nous. Il n’est de toute façon pas question que ça change.
Je trouve le courage de réenfiler mes fringues de la veille, le parfum de Jane les imprègnes, souvenir d’un élan amoureux et passionné dans l’ascenseur, mais beaucoup plus conflictuel une fois dans la chambre et la vérité révélée au grand jour. Il est presque 7 h 30, une journée de travail m’attends, encore que c’est le dernier de mes soucis.
Quand je me gare dans l’allée de la maison après avoir réglé la chambre, je prends une seconde pour me rappeler que si j’étais le pire des connards hier soir, j’ai encore une chance de me rattraper étant donné que nous vivons sous le même toit, dans l’idée où Jane n’aurait pas disparue avec Luka pendant la nuit et je ne pourrais pas lui en vouloir. Je pousse la porte, et la vision de mon fils dans sa chaise haute me réchauffe le cœur. Lui-même qui, tout innocent, m’offre un sourire des plus radieux, édenté, mais tellement spontané. " Regarde chéri, c’est papa qui est là pour t’embrasser et te donner ton déjeuné. " « Bonjour mon fils. » L’embrassant tendrement sur la tête, prenant le temps de sentir ses doux cheveux de bébés sous mes doigts. Jane fuit mon regard, premier round, mérité.
Jane fuit instantanément dans la salle de bain, à l’étage du moins, mais la savoir encore en tenue de nuit à cette heure-ci est bien différent de d’habitude. « On déjeuner mon grand ? » Luka est passé au solide, ce qui me permet de participer un peu, et je prends toujours autant de plaisir à m’en occuper. Je sors son yaourt et m’occupe de lui couper un fruit, il adore ça, pour peu qu’il puisse le manger seul et en mettre partout. « Qu’est-ce-que tu préfères ? Ca ou ça ? » D’un Mm expressif il me désigne l’un des deux, impossible de savoir si c’est un choix conscient mais c’est un choix. Profitant de l’absence de sa mère, je lui glisse un peu de chocolat au milieu de tout ça. Jane est plutôt contre que je sorte des fruits et de l’alimentation habituelle, mais avouons-le, c’est quand même plus sympa qu’un yaourt nature et trois morceaux de banane, non ?
Jane fini par redescendre, toujours aussi belle, malgré ses traits marqués et sa tenue qui indique clairement qu’elle n’est aucunement dans l’humeur ni dans l’idée de se laisser séduire. Le message est passé. Dingue comme une femme peut faire passer des idées rien que par son attitude. " Viens mon grand, on va laisser papa aller travailler. " « Jane. Attends. Tu m’accordes 5 minutes ? » Je prends Luka dans mes bras, le sortant de sa chaise haute afin d’éviter qu’il ne s’impatiente, et le pose dans son parc, avec un nouveau gâteau. Tant pis pour son pyjama. Nous nous isolons sur la terrasse, et c’est à moi de briller, vas-y mon grand, te loupe pas, tu n’auras pas de seconde chance, et ce sera bien fait pour toi. « Je me suis comporté comme un abruti. Jane, j’ai déconné. Je suis désolé, sincèrement. Tu méritais pas tout ça. Alors je disparaitrais le temps que tu voudras mais entend au moins ça… » Je prends ses mains, la regarde droit dans les yeux et exprime ce que j’aurais dû exprimer hier au lieu de m’emporter. « Je ne veux pas qu’on se sépare, ni maintenant ni jamais. »
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Jeu 28 Juin 2018 - 22:54 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Mon regard est resté fixé sur la porte de notre chambre, priant, suppliant pour qu’elle bouge, pour qu’elle s’ouvre, pour qu’enfin il apparaisse sur le palier et me dise tous ces mots que j’attendais. 
Mais ma requête silencieuse est restée sans réponse. Comme toutes les questions que je me posais avant d’imposer qu’il n’y réponde... ce qu’il n’a évidemment pas fait ! Qu’allons-nous devenir maintenant que la vérité a éclaté ? Suis-je assez forte pour supporter ne serait-ce que l’idée qu’elle et lui vont encore partager une intimité, une proximité que seuls nous deux aurions dû connaître ? Pour moi un enfant représente l’ultime preuve d’amour, la plus belle, la plus forte. Celle qui lie à jamais deux personnes, bien plus qu’un serment échangé certifié par un bout de papier. Suis-je prête à prendre le risque de le voir certes lentement mais sûrement retomber sous son charme, se remémorer les souvenirs radieux d’un amour passé, s’avouer que finalement ils ont perdu trop de temps et qu’il serait heureux pour eux de le rattraper ? Du charme elle en a à revendre, sans parler de son ensorcelante beauté et sans doute plus de prestance et d’assurance acquis au cours des années. Avec en plus un argument de poids, le meilleur qui soit...

Si seulement elle avait parlé au lieu d’affronter seule cette maternité, nous n’en serions pas là... si seulement elle n’avait pas pris la plus mauvaise décision qui soit. En tant que femme je la comprends, je la conçois. Ce n’était qu’une gamine pas vraiment armée pour faire face à cette situation, pour imposer un choix à un homme qui n’en faisait pas. En tant que psychologue par contre, je connais le prix à payer de garder un tel secret. Aujourd’hui Nicolaï a une chance de noué un contact avec son fils, mais que de temps perdu, envolés, disparues sans pouvoir le rattraper. Erwann est un adolescent... sans doute intransigeant, impatient. Va-t-il faire une place à son père ? Sans parler de la mienne, si tant est que j’en ai une. L’affreuse belle-mère, l’empêcheuse de tourner en rond ?

C’est moi qui tourne en rond dans ce grand lit froid que Nicolaï n’a pas choisi de rejoindre. Peut-être que finalement je me suis questionnée en vain toute la nuit pendant qu’il décidait de son côté que c’était elle qu’il lui fallait. Après tout c’est ce que je lui aie demandé, de choisir et c’est ce qu’il a sans doute fait. Peut-être qu’en me levant je vais affronter ma première journée sans lui et peut-être même que se sera mieux ainsi. Si je reste persuadée ne jamais oublier l’amour que je continue de lui porter, je pourrais au moins mettre de côté l’espoir qui fait souffrir et les doutes qui font gamberger. Puis avancer. 

Mais pour l’instant il s’agit seulement d’accepter. Je me lève, j’y suis obligée mais ce lit je ne voudrais jamais avoir à le quitter. Bien sûr je le fais pour Luka il est mon seul moteur désormais. Entre désillusions et regrets j’arrive plus ou moins à me concentrer... C’était sans compter sur son arrivée. L’esquive, c’est ce que je choisis pour le contrer, seulement il ne me laisse pas œuvrer comme je le voudrais. « Jane. Attends. Tu m’accordes 5 minutes ? »  Je suis loin de m’attendrir sur la vision idyllique que je contemple pourtant à souhait. Mon bébé dans les bras de son père, la bouche recouverte de fruits, de yaourts et de chocolat. " Si tu y tiens ! " Je parerai aisément qu’il va m’annoncer qu’il a renoncé... à nous trois, nos projets, au bonheur qui nous souriait. Lentement je le suis sur la terrasse ensoleillée, surprise finalement de l’entendre doucement prononcer. « Je me suis comporté comme un abruti. Jane, j’ai déconné. Je suis désolé, sincèrement. Tu méritais pas tout ça. Alors je disparaitrais le temps que tu voudras mais entend au moins ça… » Je n’ai pas dormi, ce qui ne m’aide définitivement pas à me contrôler. L’attente difficile, interminable, l’incertitude et soudain l’espoir qui renaît. Tout ça s’en est trop, en tout cas plus que je ne pense pouvoir supporter... Et puis moi aussi je sais jouer à la conne qui préfère monter dans les tours plutôt que d’écouter. " Tu vois quelque chose à ajouter ? Je crois que tout a été dit... ce qui est fait est fait, pas vrai ? " Ça ne semble pas le perturber, il continue sur sa lancée. « Je ne veux pas qu’on se sépare, ni maintenant ni jamais. » Bien tenté monsieur Invanov, bien tenté mais trop léger. J’aimerais le croire sur parole, me laisser aller contre lui, tout oublier... mais se serait trop facile et trop dangereux de lui ouvrir une porte que je pourrais me voir claquer au nez. " Et il t’a fallu toute une nuit pour le réaliser ? Parce que moi je n’ai pas besoin de réfléchir pour savoir avec qui je veux passer le reste de mes années. Avec mon abruti de mari sincèrement désolé d’avoir déconné... " Déconner ? Ce qualificatif est plutôt en dessous de la vérité, non ? " Enfin, c’était avant qu’il ne s’emporte et soit incapable de me dire simplement qu’il m’aimait... Je crois que les cinq minutes sont passées. "
 
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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Sam 30 Juin 2018 - 23:03 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Jane m’a toujours vu comme l’homme idéal. Je ne suis pourtant que l’adulescent à qui elle a dit oui, un soir dans un bar. Je n’étais qu’un abruti à l’époque et visiblement au fond, je n’ai pas beaucoup pris en maturité. Au fond, je crois que réagir à chaud n’est pas bon pour moi, je me dois de garder la tête froide, mais c’est une mission compliquée. Il m’est toujours difficile de prendre du recul, d’un naturel plutôt instinctif et spontané, au contraire de ce que voudrait pourtant ma profession.
Pourtant, j’aime ma femme plus que tout au monde, elle ne sait sans doute pas à quel point. Je n’ai pas su lui dire, je n’ai pas su faire comme il fallait, la retenir et la rassurer, comme un mari se le doit. J’aurais été en droit de me faire remettre à l’heure par ma propre mère, pour m’être comporté comme un abruti avec la femme que j’aime, la mère de mon fils qui plus est, même si elle n’est pas la seule. Je sais que Jane a en elle une alliée, mais elle n’est heureusement pour moi, pas au courant de tout.
Je me dois pourtant de rectifier le tir, non seulement pour mon fils, qui ne devrait pas avoir à subir les tensions, bien que nous tentons de les lui cacher, mais surtout pour elle. Parce que j’ai été odieux et que si je veux être l’homme dont rêve Jane, et qu’elle pensait avoir épousé, je dois faire le premier pas.

Nous parvenons à nous isoler tous les deux sur la terrasse, tout en gardant un œil sur Luka, que nous ne lâchons pas d’une semelle. Je lance la première salve d’excuse, tout en sachant que ça ne suffira pas. " Tu vois quelque chose à ajouter ? Je crois que tout a été dit... ce qui est fait est fait, pas vrai ? " « Jane… tu sais très bien ce que j’ai voulu dire. Je ne peux pas renier cet enfant. Lui n’y est pour rien. » Je me dois de devenir son père, parce que je suis le seul qu’il est et qu’il n’a aucunement décidé des conditions de sa venue au monde. Alors si une personne doit assumer, c’est bel et bien moi. Je sais que je n’ai pas été délicat, et elle a eu l’habitude de mieux. " Et il t’a fallu toute une nuit pour le réaliser ? Parce que moi je n’ai pas besoin de réfléchir pour savoir avec qui je veux passer le reste de mes années. Avec mon abruti de mari sincèrement désolé d’avoir déconné... " « Non, t’as mal compris. Je ne me suis même pas posé la question Jane, c’est toi qui balise. Parce que ma vie elle est avec toi. Je ne sais même pas pourquoi tu en doutes. Je suis son père, mais aussi celui de Luka, et je suis toujours ton mari. Abruti je prends. Je le mérite. » Je fais mon apologie, mais je sais que ça ne suffira pas non plus. Jane est dure en affaire, mais sur ce coup-ci je ne peux que la comprendre. Malheureusement pour moi. " Enfin, c’était avant qu’il ne s’emporte et soit incapable de me dire simplement qu’il m’aimait... Je crois que les cinq minutes sont passées. " « Mais je t’aime Jane ! Je suis là, je resterais là. Je ne sais même plus comment te le prouver. Je ne sais même plus ce dont tu as besoin, alors aide-moi s’il-te-plaît. Parce que c’est aussi important pour toi que pour moi. » Je la prends dans mes bras, encore libre à elle de m’envoyer balader mais je tente le tout pour le tout. Je glisse quelques mots à son oreille. « Toi et moi c’est définitif ma chérie… mais lui, je ne peux pas le punir pour mes conneries. Je ne peux pas lui tourner le dos parce que j’ai déconné il y a des années. D’accord ? » J’ai déconné, on ne peut pas dire le contraire, même si je n’incrimine pas Loreleï, c’était moi l’adulte de la situation. J’ai vécu une histoire d’amour, c’est un fait. Erwann n’est pas une erreur, je dirais plutôt que c’est le fruit d’une histoire furtive, mais réelle. Et il est surtout hors de question que je détourne l’image de sa mère à la négative, elle a beaucoup fait pour lui, elle l’a élevé jusqu’à présent, même si j’aurais aimé être présent, elle voulait le mieux pour lui, je l’ai compris. « Maintenant tu es la seule à pouvoir me dire si je reste ici, ou si je prends une valise pour retourner à l’hôtel. » Parce que je lui ai fait le coup une fois, je crois que cette fois-ci, il lui appartient de choisir si elle me fout dehors ou pas. La dernière fois c’est moi qui suis partie. Il est temps qu’elle ait les cartes en main.

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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Lun 2 Juil 2018 - 17:34 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Nicolaï n’est pas un homme parfait. Il est impulsif, direct et vrai. Une personne entière qui choisit souvent de parler avant et de réfléchir après. Même si maintenant je suis en droit de le lui reprocher, ce trait de caractère c’est aussi et avant tout ce qui m’a fait l’aimer. S’il ne l’avait pas été jamais il ne m’aurait enfermé dans ces toilettes pour ensuite me jurer qu’il voulait passer une vie entière à m’aimer. Jamais non plus il ne m’aurait proposé d’aller chercher Luka pratiquement sur un coup de tête, sans réellement savoir où nous allions nous aventurer. Je le sais depuis toujours, je l’aime comme il est, et ses défauts encore plus que ses qualités. Ça au moins ce n’est pas près de changer. 

Mais aujourd’hui de la patience c’est moi qui n’en ai pas. Et puis je n’ai pas envie de reprendre cette conversation là où elle s’est arrêtée. Si je suis partie c’est que j’avais peur que mes mots dépassent ma pensée, et après cette nuit sans sommeil j’ai encore plus de mal à les retenir, à les contenir. « Jane… tu sais très bien ce que j’ai voulu dire. Je ne peux pas renier cet enfant. Lui n’y est pour rien. » " Non tu ne peux pas, d’ailleurs je ne te le demande pas. " Bien sûr qu’Erwann a besoin de son papa. Ne me connaît il pas assez pour savoir que jamais je ne les empêcherai de se retrouver ? De toute façon ce n’est pas vraiment lui le problème. Dans le fond cet enfant qui lui ressemble tant je suis aussi en capacité de l’adopter et même de l’aimer. Mais la relation qu’il va devoir entreprendre et entretenir avec sa mère est plus que difficile pour moi à accepter. Impossible, peut-être même... À moins que son choix soit déjà fait ? « Non, t’as mal compris. Je ne me suis même pas posé la question Jane, c’est toi qui balise. Parce que ma vie elle est avec toi. Je ne sais même pas pourquoi tu en doutes. Je suis son père, mais aussi celui de Luka, et je suis toujours ton mari. Abruti je prends. Je le mérite. » " Je balise ! Vraiment ? Je doute oui, tu m’as laissé partir, t’attendre... Toute la nuit. Ton comportement m’a seulement fait croire que tu préférais tout arrêter... " C’est vrai il est toujours mon mari, mon abruti, mais encore pour combien de temps ? « Mais je t’aime Jane ! Je suis là, je resterais là. Je ne sais même plus comment te le prouver. Je ne sais même plus ce dont tu as besoin, alors aide-moi s’il-te-plaît. Parce que c’est aussi important pour toi que pour moi. » " Je n’implore pas ton amour Nicolaï, juste ton respect et ton honnêteté... Et honnêtement tu ne peux pas me promettre de ne plus jamais la regarder comme tu m’as regardé hier lorsque nous étions dans cet ascenseur toi et moi... Cette promesse tu me l’as faite il y a vingt ans déjà et ça ne t’as pas empêché de l’oublier. " Voilà ce dont j’ai besoin, d’avoir l’assurance de ne pas revenir quatorze ans en arrière. Je ne suis plus cette Jane qui a donné à son mari le temps de se rappeler qu’elle existait. Je l’aime toujours c’est vrai. Pour autant je ne lui laisserai pas piétiner mon cœur plus encore qu’il ne l’a déjà fait. Résigner, je l’entends soupirer, je m’apprête à le regarder s’éloigner... Mais il fait juste quelques pas pour se coller à moi. Au creux de son cou, je ferme les yeux pour imprimer encore une fois son odeur, sa chaleur, mais mes bras ne bougent pas, ne l’enlace pas. Contre mon oreille je l’entends prononcer. « Toi et moi c’est définitif ma chérie… mais lui, je ne peux pas le punir pour mes conneries. Je ne peux pas lui tourner le dos parce que j’ai déconné il y a des années. D’accord ? » Je n’en peux plus de revenir sur le fait qu’Erwann doit connaître son père, je ne veux pas le nier et encore une fois ça je l’ai intégré. Mais je n’en peux plus non plus de l’entendre dire qu’il a déconné. " Déconner c’est oublier un anniversaire ou rentrer tard et saoul, sans avoir prévenu après une soirée. Là ça n’a rien à voir Nicolaï... Tu lui as fait un bébé ! " Cette fois je crois que s’en est trop pour mon mari soupe au lait. Il me lâche et finit par s’écrier. « Maintenant tu es la seule à pouvoir me dire si je reste ici, ou si je prends une valise pour retourner à l’hôtel. » Est-ce un choix ou un ultimatum, je ne le sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai beaucoup de mal à accepter qu’il agite sous mon nez la pire crainte que j’ai. Le voir me repousser, m’évincer... Tout en me fessant croire que ce soit mon idée. " Ce ne sera pas nécessaire, c’est moi qui m’en vais. C’est insupportable de rester ici alors que tout me parle de toi, de nous. De cette terrasse où nous avons décidé d’adopter, de la cuisine où tu m’as ensuite emmené et puis ce canapé d’où je t’ai observé quasi nu commander deux billets pour aller le chercher. " Depuis la baie vitrée et à grand renfort de gestes je désigne un à un les pièces ou les objets. " Regarde dans la bibliothèque il y a les livres que tu as acheté à l’aéroport. Je les ai lus tu sais, la nuit à l’ombre de la veilleuse pendant que Luka dormait, heureuse ensuite de pouvoir te retrouver. " J’évoque un à un, ou presque, les souvenirs tendres et joyeux qui ont jalonné le chemin qui nous a conduit jusqu’à notre petit garçon qui paisible et tranquille, joue toujours en mâchouillant. " Je vais emmener Luka en Suède voire ses grands-parents. J’ai besoin de réfléchir et surtout de ressentir cet amour réconfortant qui m’a fait cruellement défaut quand... J’avais terriblement besoin d’être rassurée. Juste quelques jours. Je t’enverrai des nouvelles de notre fils aussi souvent que tu m’en demanderas... mais vas l’embrasser car ce soir nous ne serons pas là. "


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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Mar 3 Juil 2018 - 23:06 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Jane sait qui je suis, et quel genre d’homme je suis devenu. Elle m’a connu pour le moins ado et en pleine période de conception, elle a fait de moi ce que je suis. Parfois un peu trop large sur les limites, elle m’a mis sur le bon chemin. Remis je dirais. Parce que mes parents ont bien tenté de m’apprendre ce qu’était un homme, mais quel bonheur de jouer de son charme et de changer de partenaire tous les soirs, de faire valoir sa pseudo notoriété sous prétexte de vivre sa jeunesse. J’en ai fait des erreurs, un peu trop, mais une fois Jane dans ma vie, j’ai tout fais pour les corriger, bien que ce ne fut pas chose aisée.
" Non tu ne peux pas, d’ailleurs je ne te le demande pas. " Premier soulagement. Je sais Jane compréhensive, je la sais assez réfléchie et assez mère pour ne pas incriminer un enfant qui n’a rien demandé et ne sait même pas d’où il vient. C’est aussi pour ça que je l’aime. Ce côté responsable malgré sa rage, alors que je me sais prêt à craquer pour des conneries.
" Je balise ! Vraiment ? Je doute oui, tu m’as laissé partir, t’attendre... Toute la nuit. Ton comportement m’a seulement fait croire que tu préférais tout arrêter... " « Je ne savais pas comment réagir ! Jane, t’es la mesure dans toute sa splendeur et d’un coup d’un seul tu as préféré la fuite. Ça ne te ressemblait pas. Et je… Je me suis dis que chercher à te retenir pourrait empirer les choses, j’ai réagis comme un ado. Pardon… » Mea culpa, je le sais, je dois comprendre parfois que tout ne peut pas être linéaire et que Jane n’est pas Mère Theresa, elle ne peut pas tout encaisser sans rien dire, sans broncher, et en appréciant le geste.

" Je n’implore pas ton amour Nicolaï, juste ton respect et ton honnêteté... Et honnêtement tu ne peux pas me promettre de ne plus jamais la regarder comme tu m’as regardé hier lorsque nous étions dans cet ascenseur toi et moi... Cette promesse tu me l’as faite il y a vingt ans déjà et ça ne t’as pas empêché de l’oublier. " « Bien sûr que si je peux te le promettre. Ça s’est passé il y a 14 ans Jane. J’ai dérapé, j’aurais pas dû. Je ne vais pas revenir sur le fait que j’en suis tombé amoureux oui. C’est fini. Elle est partie et a emporté avec elle toute cette histoire. Ce qu’il en reste c’est Erwann, mais ça ne change rien au reste. On s’en est sortis, on est passés au-dessus de tout ça, on a une nouvelle vie et il n’y a aucune raison pour que ça change. Loreleï, c’est la mère de mon fils. Toi aussi tu l’es, sauf que toi tu es aussi la femme qui partage ma vie. On est au moins d’accord là-dessus ? » Je prends ses mains pour capter son attention. Pourquoi les femmes ont besoin de tout associer comme ça ? Erwann est là, d’accord, mais qu’est-ce-que ça change pour notre mariage ? Il est là depuis 14 ans. Est-ce que se découvrir un fils oblige à changer le cours des choses ? Inverser la tendance ? Parce qu’à aucun moment ni Loreleï (je crois) ni moi-même n’avons pensé à remettre le couvert. Pour autant je ne compte pas me substituer à mon rôle de père.
Je réussi à la prendre dans mes bras, calmer le jeu cinq minutes pour pouvoir temporiser. " Déconner c’est oublier un anniversaire ou rentrer tard et saoul, sans avoir prévenu après une soirée. Là ça n’a rien à voir Nicolaï... Tu lui as fait un bébé ! " « Et je vais être un salaud quelques secondes Jane. Mais j’ai pas fait exprès. Il est là, c’est tout. C’est… je peux pas appeler ça un manque de bol, c’est un enfant. Mais c’était pas prévu. On était plutôt prudents. » Je n’aurais pas à lui dire tout ça, lui raconter comment ça se passait dans l’intimité avec ma maîtresse, mais qu’elle soit rassurée, lui faire un enfant pour la garder n’était pas le deal. Mais il est là, il fait partie de ma vie à présent. « Ecoute Jane, tout ça c’était derrière nous et j’aimerais que ça le reste, que tu sois rassurée sur le fait que je n’aime que toi.  Pourquoi ça changerait ? Toi aussi tu m’as donné un fils, non ? » C’est ça qui pèche au final, son sentiment d’infériorité, par rapport à la maternité, ce n’est pourtant pas moins la mère de Lukas que Loreleï n’est la mère d’Erwann.

" Ce ne sera pas nécessaire, c’est moi qui m’en vais. C’est insupportable de rester ici alors que tout me parle de toi, de nous. De cette terrasse où nous avons décidé d’adopter, de la cuisine où tu m’as ensuite emmené et puis ce canapé d’où je t’ai observé quasi nu commander deux billets pour aller le chercher. " « Comment ça tu pars ? Jane ! » Elle réagit à chaud, elle ne peut pas partir, pas comme ça, et surtout pourquoi ? " Regarde dans la bibliothèque il y a les livres que tu as acheté à l’aéroport. Je les ai lus tu sais, la nuit à l’ombre de la veilleuse pendant que Luka dormait, heureuse ensuite de pouvoir te retrouver. " « Justement, ne fout pas tout en l’air… On n’a pas besoin de ça… » Non, on n’a pas foncièrement besoin de se séparer pour nous réunir et surtout pas maintenant. " Je vais emmener Luka en Suède voire ses grands-parents. J’ai besoin de réfléchir et surtout de ressentir cet amour réconfortant qui m’a fait cruellement défaut quand... J’avais terriblement besoin d’être rassurée. Juste quelques jours. Je t’enverrai des nouvelles de notre fils aussi souvent que tu m’en demanderas... mais vas l’embrasser car ce soir nous ne serons pas là. " « Non, tu ne peux pas faire ça. Je ne vous laisserais pas partir. Tu m’as reproché de ne pas t’avoir retenue et bien je le fais maintenant. Ne pars pas avec Luka. Tu veux partir en Suède, on y va, mais tous ensemble Jane. On est une famille non ? » Je commence à comprendre que toutes les cartes ne sont pas qu’entre mes mains et ça ne me plaît qu’à moitié. Surtout l’idée de ne pas voir Luka dans son lit au petit matin, accroché aux barreaux de son lit en appelant à petits cris bien à lui.
Sentant sans doute le vent tourner et l’ambiance se gâter, Luka se met justement à pleurer. Appelant à l’aide alors que son jouet préféré est tombé de l’autre côté du parc. « Jane, s’il-te-plaît… »

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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Jeu 5 Juil 2018 - 21:39 )

Do I Wanna Know ?
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Nous nous observons chacun sur la défensive, incapable de changer de ligne de conduite. Un ou une, moi en l’occurrence, qui ne veut pas entendre et l’autre, lui, qui ne veut pas écouter. Nous nous battons apparemment pour la même chose mais n’arrivons pas à trouver un terrain d’entente, un accord qui nous permettrait d’enterrer la hache de guerre, de faire la paix. Entre nous une lutte s’est engagée pour défendre sa vérité. Nos points de vues entrent froidement en collision, se confrontent et s’entrechoquent et à l’horizon aucune trêve ou rémission.
Oui il dit qu’il m’aime, que rien n’a changé... mais sans douceur, sans chaleur, comme si il répétait une leçon. Sans chercher à comprendre que je puisse douter, de son amour, de sa loyauté. Mes sentiments eux sont toujours les mêmes, je le veux lui... Je n’ai jamais rien voulu d’autre de toute ma vie. Mais je connais aussi le prix à payer de la trahison et de l’infidélité. La douleur et l’insécurité. Alors là devant lui, même si je ne peux espérer que sa parole je veux l’entendre crier qu’il est prêt à se battre, à ne plus m’abandonner sur les chemins de l’instabilité.

Rien de plus incertain qu’une femme qui ne sait pas où elle en est, qui se réveille ou plutôt se lève un matin en constatant que le cours de sa vie s’est radicalement transformé, ou est sur le point d’exploser. La lucidité, la clairvoyance, la perspicacité se sont envolés pour laisser place à la suspicion, la méfiance et les soupçons. Tout est remis en question. « Je ne savais pas comment réagir ! Jane, t’es la mesure dans toute sa splendeur et d’un coup d’un seul tu as préféré la fuite. Ça ne te ressemblait pas. Et je… Je me suis dis que chercher à te retenir pourrait empirer les choses, j’ai réagis comme un ado. Pardon… » " Mais chéri tu devrais savoir que souvent femme varie. Oui je suis partie. Essentiellement pour que tu puisses te calmer et réfléchir... au fond de moi il n’y avait pourtant que l’envie que tu rejoignes notre lit. " Que tu te glisses entre nos draps, que tu me serres dans tes bras... que tu me promettes qu’il n’y a que moi. « Bien sûr que si je peux te le promettre. Ça s’est passé il y a 14 ans Jane. J’ai dérapé, j’aurais pas dû. Je ne vais pas revenir sur le fait que j’en suis tombé amoureux oui. C’est fini. Elle est partie et a emporté avec elle toute cette histoire. Ce qu’il en reste c’est Erwann, mais ça ne change rien au reste. On s’en est sortis, on est passés au-dessus de tout ça, on a une nouvelle vie et il n’y a aucune raison pour que ça change. Loreleï, c’est la mère de mon fils. Toi aussi tu l’es, sauf que toi tu es aussi la femme qui partage ma vie. On est au moins d’accord là-dessus ? » " On l’était... J'étais loin de penser qu’elle réapparaît et encore moins qu’elle réussirait là où j’ai échoué. Nicolaï, ce n’est pas rien ce que vous partagez, ça me rend folle rien que d’y penser ! " « Et je vais être un salaud quelques secondes Jane. Mais j’ai pas fait exprès. Il est là, c’est tout. C’est… je peux pas appeler ça un manque de bol, c’est un enfant. Mais c’était pas prévu. On était plutôt prudents. » " Tu es sûr que de le savoir puisse vraiment m’aider ?! "

Excédée je recule d’un pas. Deux ou trois je ne sais pas. « Ecoute Jane, tout ça c’était derrière nous et j’aimerais que ça le reste, que tu sois rassurée sur le fait que je n’aime que toi.  Pourquoi ça changerait ? Toi aussi tu m’as donné un fils, non ? » " Je te l’ai donné oui... au mauvais moment. Plutôt que de te laisser tomber amoureux d’elle j’aurais dû te conjuguer d’aller chercher un Pierre, un Paul, un Jacques... une Julie, une Marie ou une Émilie. Aujourd’hui nous n’aurions aucun souci, l’équipe de foot dont nous rêvions et même leur pom-pom girls ! " Des regrets, c’est tout ce que je peux exprimer face au fait que j’ai préféré m’entêter. Que probablement c’est encore ce que je fais là maintenant, en refusant de le croire, en lui reprochant cette histoire qui revient toujours nous hanter. Même si je considère que je suis en droit de le faire cela ne change rien au passé. Lui comme moi n’avons pas le pouvoir de revenir en arrière pour corriger nos erreurs.
Fuir et réfléchir me semble la seule, la meilleure solution que je puisse lui proposer. « Comment ça tu pars ? Jane ! » " Quelques jours seulement. " « Justement, ne fout pas tout en l’air… On n’a pas besoin de ça… » " Qu’est-ce que tu proposes alors ? Qu’on continue de s’engueuler ? " Bien sûr que j’aimerais rester mais reconnaissons-le, nous sommes au beau milieu d’un statu quo. « Non, tu ne peux pas faire ça. Je ne vous laisserais pas partir. Tu m’as reproché de ne pas t’avoir retenue et bien je le fais maintenant. Ne pars pas avec Luka. Tu veux partir en Suède, on y va, mais tous ensemble Jane. On est une famille non ? » Je m’apprête à lui répondre mais les pleurs de Luka interrompent le flot de mes paroles et de mes pensées. Je me dirige vers la baie vitrée pour venir au secours de mon bébé en entendant Nicolaï souffler « Jane, s’il-te-plaît… »

Prendre mon fils dans mes bras à l’étrange pouvoir de me calmer. Son père me suit de près et ramasse son jouet. Tous les deux rassemblés autour de lui, il retrouve rapidement le sourire sous nos caresses, nos encouragements et nos baisers. Une des mains de mon mari quitte le dos de son bébé pour longer mon bras et terminer dans le mien. Son regard semble me sonder, m’interroger. Regarde. Tu vois à côté de quoi on va passer... On dirait que le choix m’appartient désormais. Lui et moi encore une fois ?
Je repose Luka, emmêle mes doigts aux siens pour qu’il me suive un peu plus loin. " Ok Nicolaï. " Les points sur les i, les barres sur les t, j’y vais... " J’aimerais pouvoir te croire les yeux fermés mais où est passé l’homme dont je suis tombée éperdument amoureuse le jour où il m’a enfermé dans les toilettes pour me dire qu’il ne pouvait plus se passer de moi ? Maintenant c’est de lui dont j’ai besoin, de son regard franc et direct qui confirmait ce qu’il disait, de son sourire qui ne me laissait aucune chance de résister. J’attends depuis hier que tu fasses taire mes doutes d’un baiser, pas que tu me racontes tes histoires de capotes trouées ou d’amour envolé ! " Évidemment de ça je m’en serais facilement passé. " J’ai besoin d’entendre que tu continueras à me faire l’amour dans chaque endroit que j’ai désigné parce que c’est de moi dont tu as envie et pas d’elle, qu’en la revoyant elle ne t’a fait aucun effet et surtout que tu as bien conscience que s’il t’arrivait encore de fauter, tu briserais mon cœur à jamais... Ou encore que tu m’aimes contre vents et marées, que même si la terre arrête de tourner tu seras toujours là, bien droit, à mes côtés. Que tu es mon pilier, mon roc, mon île où je peux me réfugier Que je suis ton étoile du berger, ta maison, ton unique foyer... Tu vois ce genre de d'idioties complètements stupides que les femmes aiment croire même si elles savent que ce n’est pas vrai... Alors oui si tu n’y arrives pas, dis-moi pourquoi je resterai ? "


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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Ven 6 Juil 2018 - 15:31 )

Do I Wanna Know ?
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Nous en sommes rendus à un stade où nous peinons à nous comprendre, ce n’est pourtant pas la première fois que ça nous arrive, mais c’est comme si nous ne parlions pas la même langue et j’ignore encore pourquoi. Sans doute que cette histoire est trop importante pour que nous la traitions avec du recul. C’est tellement plus simple d’en parler quand nous sommes face à nos patients, alors que quand ça s’applique à nous, tout devient flou. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir de l’expérience. Mais je crois que Jane est un éternel mystère pour moi, sur certains points, bien qu’au fond, j’adore ça, découvrir ma femme un peu plus chaque jour et la redécouvrir à nouveau. J’y prends un réel plaisir, sauf quand ça se retourne contre moi, bien entendu.
" Mais chéri tu devrais savoir que souvent femme varie. Oui je suis partie. Essentiellement pour que tu puisses te calmer et réfléchir... au fond de moi il n’y avait pourtant que l’envie que tu rejoignes notre lit. " « J’aurais dû le comprendre, j’ai pas réussi. Mais je n’avais pas besoin de réfléchir, pour moi c’est évident. » On ne sait simplement pas comment se dire ce que l’on sait pourtant déjà. Alors comment vous expliquer que quoi qu’il arrive, Jane restera la femme de ma vie, mais que je suis partagé entre ma nouvelle paternité et ce rôle dans lequel je dois assurer pour deux petits garçons et celui de mari, que je foire systématiquement en ce moment ?
" On l’était... J'étais loin de penser qu’elle réapparaît et encore moins qu’elle réussirait là où j’ai échoué. Nicolaï, ce n’est pas rien ce que vous partagez, ça me rend folle rien que d’y penser ! " « Mais tu n’as échoué nulle part Jane enfin ! Ce n’est pas une compétition. Que Luka soit mon fils biologique ou pas n’y changera rien. Tu m’as donné un enfant, ce n’est même pas discutable. Ote toi de la tête que tu n’es pas capable d’être mère. Tu l’es, tu l’es depuis très longtemps. » Je ne doute aucunement de sa faculté à élever notre fils, à être une épouse parfaite et la Jane de la fac dont je suis littéralement tombé amoureux. Mon regard se plante dans le sien pour appuyer mes paroles. C’est pourtant clair non ? " Tu es sûr que de le savoir puisse vraiment m’aider ?! " « Non, je veux juste te dire que c’est un hasard. Je n’ai pas voulu faire de Loreleï ce que tu pensais ne pas pouvoir être. » Jane est stérile et je sais que c’est une fatalité pour une femme, et encore plus pour la mienne. Pour autant, elle n’a à rougir de rien, la vie nous impose des épreuves et nous passons au-dessus, c’est pourtant très simple. En théorie.

" Je te l’ai donné oui... au mauvais moment. Plutôt que de te laisser tomber amoureux d’elle j’aurais dû te conjuguer d’aller chercher un Pierre, un Paul, un Jacques... une Julie, une Marie ou une Émilie. Aujourd’hui nous n’aurions aucun souci, l’équipe de foot dont nous rêvions et même leur pom-pom girls ! " « Mais ça n’a rien à voir, je te le jure ! Mon histoire avec Loreleï n’a rien à voir avec ta stérilité, c’est un concours de circonstances, c’est tout. Mais je n’ai jamais voulu aller voir ailleurs parce que tu ne pouvais pas me donner d’enfants. Arrête de te le reprocher. Tu n’es pas ma femme avec un bout en moins, je t’aime comme tu es, toute entière. D’accord ? Regarde-moi. Je t’aime. » Je voudrais la serrer à nouveau dans mes bras mais j’entends qu’elle n’a besoin que d’air pour finir sa tirade et enfin s’exprimer comme il le faut. " Quelques jours seulement. " « Même quelques jours, je ne veux pas qu’on se sépare. » " Qu’est-ce que tu proposes alors ? Qu’on continue de s’engueuler ? " « Qu’on essaye au moins de discuter ? Je sais que m’y prends mal… » Je le reconnais, j’ai été plus brillant en période de crises, et je crois que je traverse moi-même une crise.

Lukas nous interrompt pile au moment où je suis en train de perdre sa mère. Merci mon fils. Il est à présent le seul à nous offrir une possibilité de nous rabibocher. En tout cas de trouver un moyen de le faire, et de le tenter. Je glisse une main sur sa tête, puis dans le dos de ma femme, elle doit entendre ce que j’ai à lui dire, par les mots ou par les gestes. " Ok Nicolaï. " Je sens que je vais prendre pour toutes ces années, mais il est temps que je le paye, je le sens.
" J’aimerais pouvoir te croire les yeux fermés mais où est passé l’homme dont je suis tombée éperdument amoureuse le jour où il m’a enfermé dans les toilettes pour me dire qu’il ne pouvait plus se passer de moi ? Maintenant c’est de lui dont j’ai besoin, de son regard franc et direct qui confirmait ce qu’il disait, de son sourire qui ne me laissait aucune chance de résister. J’attends depuis hier que tu fasses taire mes doutes d’un baiser, pas que tu me racontes tes histoires de capotes trouées ou d’amour envolé ! " « Je voulais réagir en adulte, je pensais que tu avais besoin d’un homme, pas de l’ado utopiste des débuts. Là aussi je me suis trompé. Mais je pensais que tu l’avais retenu, ça. Que quoi qu’il arrive, je t’aimerais. » Je compte beaucoup trop sur l’indépendance et l’évidence de Jane. Elle a toujours été très censée, capable de discerner le vrai du faux dans tout ce que je fais ou dit sans me poser la moindre question et m’enfermer dans un confort qui ne me rend au final pas service. Je me dois de l’écouter et de l’épauler, sans m’attendre à ce qu’elle me prévienne de tout. Je me dois de prendre soin d’elle, tout simplement. J’ai besoin d’entendre que tu continueras à me faire l’amour dans chaque endroit que j’ai désigné parce que c’est de moi dont tu as envie et pas d’elle, qu’en la revoyant elle ne t’a fait aucun effet et surtout que tu as bien conscience que s’il t’arrivait encore de fauter, tu briserais mon cœur à jamais... Ou encore que tu m’aimes contre vents et marées, que même si la terre arrête de tourner tu seras toujours là, bien droit, à mes côtés. Que tu es mon pilier, mon roc, mon île où je peux me réfugier Que je suis ton étoile du berger, ta maison, ton unique foyer... Tu vois ce genre de d'idioties complètements stupides que les femmes aiment croire même si elles savent que ce n’est pas vrai... Alors oui si tu n’y arrives pas, dis-moi pourquoi je resterai ? " C’en est trop, je prends son visage entre mes mains et la plaque doucement au mur, l’embrasse délicatement et prends toute l’énergie que je peux pour lui faire entendre à quel point elle est tout ça. Mais que je ne sais pas comment le dire sans paraître ridicule. Je niche mon visage dans son cou, mes bras autour d’elle, comme pour l’empêcher de fuir. De me fuir. « Tu es tout ça Jane. Depuis le début, depuis le premier jour. Et je ne me remettrais jamais de ton départ. Je ne te le dis pas assez, je le sais. Je peux faire tout ça pour toi, pour nous. Mais jamais, au grand jamais je ne serais capable de vivre loin de toi, loin de Luka. Chez nous c’est ici, et ce sera partout où on ira, tant qu’on sera tous ensemble, tu m’entends ? » Je l’embrasse, avec cette passion que je ne réserve que dans les moments les plus intenses. « Et je te désire un peu plus à chaque fois que je te vois… » Glissais-je à son oreille. Je ne peux pas louper ma chance, ma vie sans elle est inconcevable.

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Sujet: Re: Nicolaï - Do I Wanna Know ? [Terminé] ( le Lun 9 Juil 2018 - 18:45 )

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Aller au-delà de la colère, au-delà de l’émoi. De l’indignation, de l’irritation. Chercher le pragmatisme tout au fond de moi masqué par les émotions. Faire un choix. Finalement ça ne se résume qu’à ça. Le garder ou pas, tenter l’aventure une nouvelle fois ? 

En attendant, je perds toutes mes facultés, ma patience et ma bienveillance. « J’aurais dû le comprendre, j’ai pas réussi. Mais je n’avais pas besoin de réfléchir, pour moi c’est évident. » " Tu es sûr de toi ? Nicolaï écoute moi. Je préférerais mille fois qu’on arrête là, plutôt que d’y croire en vain... pour rien... " La raison. C’est ce que je dois appeler, évoquer. Je tente de lutter pour ne pas perdre pied mais j’en suis presque incapable, perdue, désemparée face à cette histoire trop passionnée. Elle remue trop de mauvais souvenirs, toute la culpabilité que j’éprouve envers ce corps qui m’a trahi et abandonné. Je maudis plus encore aujourd’hui cette fatalité et toutes ces années passées à pleurer ou à avaler des cachets pour arrêter de me demander pourquoi moi, pourquoi nous. J’ai beau essayer de passer outre, elle ne cesse de me suivre, de me persécuter. Comme elle le fait... Elle et son petit garçon qu’elle a su si facilement lui donner pour finalement choisir de le lui enlever. Pourquoi ? Pour rien finalement puisqu’elle réapparaît, avec cet enfant resté sans père pendant 14 ans. Quatorze longues années pendant lesquels nous avons décidé de nous déchirer, de nous retrouver et d’élaborer le plus beau des projets. Ce magnifique poupon qui joue près de nous sans savoir que sa vie à lui aussi peut à tout moment basculer.
« Mais tu n’as échoué nulle part Jane enfin ! Ce n’est pas une compétition. Que Luka soit mon fils biologique ou pas n’y changera rien. Tu m’as donné un enfant, ce n’est même pas discutable. Ote toi de la tête que tu n’es pas capable d’être mère. Tu l’es, tu l’es depuis très longtemps. » " Oui il est là et bien là ce bébé. Je l’aime tellement tu sais... Il a besoin de tellement de stabilité que je ne nous pardonnerai jamais de nous tromper... “ Mon époux à raison. Je me suis toujours imputé le déclin de notre relation. Son inclinaison. Ai-je tords ou raison ? Tout que je sais, c’est que les vieilles blessures que j’avais pansées se remettent à saigner. « Mais ça n’a rien à voir, je te le jure ! Mon histoire avec Loreleï n’a rien à voir avec ta stérilité, c’est un concours de circonstances, c’est tout. Mais je n’ai jamais voulu aller voir ailleurs parce que tu ne pouvais pas me donner d’enfants. Arrête de te le reprocher. Tu n’es pas ma femme avec un bout en moins, je t’aime comme tu es, toute entière. D’accord ? Regarde-moi. Je t’aime. » Moi aussi je t’aime mon amour... mais si je lève les yeux je vais me mettre à sangloter comme une gamine éplorée. " Peut-être pas directement. Mais avoue-moi quand même que si ne j’étais ne m’étais pas désespérément accroché à l’espoir de t’offrir ce qu’elle a su te donner, tout cela ne serait pas arrivé ?! " Je crois que je suis au terme de ce que je peux endurer. Une trêve c’est maintenant tout ce que je demande ou espère. « Même quelques jours, je ne veux pas qu’on se sépare. » " Enfin Nicolaï, on arrive même plus à se parler ! À part prendre un peu de recul, qu’est-ce qu’il nous reste ? " « Qu’on essaye au moins de discuter ? Je sais que m’y prends mal… »

Luka a compris qu’il était temps de nous séparer... ou de nous réconcilier. Elle était là, juste sous nos yeux cette pause qu’il nous fallait. Mon fils dans les bras, mon mari à nos côté, je saisis que je n'ai pas le droit de renoncer au bonheur qui vient tout juste d’arriver, ce pour quoi je me suis battue comme une acharnée. Mais regarde toi Jane, regarde-toi attentivement. Tu le sais, tu fais semblant. Ta décision est prise depuis bien longtemps, depuis si longtemps... Depuis que tu as croisé son regard dans les couloirs de la faculté et que tu as su que ton monde venait de se dérober sous tes pieds. Que ce serait lui et personne d’autre. Qu’il était le seul, l’unique à te rendre heureuse à te combler. À te détruire aussi, mais tu ne veux pas y penser... C’est pour ça que tu l’as suivi hier dans cet ascenseur au lieu de l’arrêter. Même si elle n’est pas belle la vérité, elle est là devant toi et te percute de son éclatante netteté. La vérité c’est que tu aurais dû prendre tes jambes à ton cou mais que tu le laisses encore t’embrasser. « Je voulais réagir en adulte, je pensais que tu avais besoin d’un homme, pas de l’ado utopiste des débuts. Là aussi je me suis trompé. Mais je pensais que tu l’avais retenu, ça. Que quoi qu’il arrive, je t’aimerais. " Encore un mot, encore un geste pour me faire oublier que la vie et l’amour n’offrent aucune garantie, que quoiqu’il arrive à la fin c’est toujours un pari. Je me serre un peu plus contre lui. " Tu es tout ça Jane. Depuis le début, depuis le premier jour. Et je ne me remettrais jamais de ton départ. Je ne te le dis pas assez, je le sais. Je peux faire tout ça pour toi, pour nous. Mais jamais, au grand jamais je ne serais capable de vivre loin de toi, loin de Luka. Chez nous c’est ici, et ce sera partout où on ira, tant qu’on sera tous ensemble, tu m’entends ? » " Oui je t’entends... " Son baiser qui m’en rappelle tant d’autres me frappe, me fauche comme une proie fragile, docile. « Et je te désire un peu plus à chaque fois que je te vois… »  " Moi pas... " Mon sourire satisfait contient la même dose de d’amusement que de résignation, mais doucement nous retrouvons le langage qui est le nôtre, empreint d’humour et de dérision. " Vous pouvez aller travailler tranquillement Monsieur Invanov, quand tu reviendras je serai là... pour discuter. " Je le repousse tendrement et continue à jouer l’épouse outragée. Ce soir quand il rentrera, j’aurais certainement déposé son oreiller sur le canapé... juste pour l’attendre, l’espérer. Puis l’entendre monter les escaliers, hésiter devant la poignée. Se résoudre à entrer, se faufiler dans notre lit, sous nos draps pour les froisser. À moins que ce ne soit moi qui cède la première pour le retrouver. Pourquoi je le lui laisserai ? Cet homme est à moi. À moi ! Et personne, pas même elle ne viendra me l’enlever !


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