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- [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Lun 25 Juin - 3:41 )
Sept jours sans avoir de nouvelles, sans en prendre, c’est déjà beaucoup, alors au bout de deux semaines, c’est la grosse frustration. Ca devient insoutenable, si bien que ses pensées sont souvent tournées vers une jeune femme qui ne devrait pas avoir son importance dans sa tête, mais qui a pourtant pris une place. Petite, un peu plus grande, la question ne se pose pas : Magda a creusé son nid dans sa tête, si profondément qu’il lui devient à présent compliqué de la retirer. Ce serait facile de dire que ce cœur qui fonctionne mal en est l’unique responsable, mais la vérité est tout autre. Cette femme dégage un quelque chose qu’il n’arrive pas à définir, mais qui le touche, au point de se laisser aller à quelques confidences, de parler de Charlotte, sans lui donner les réponses à ses dernières questions, mais tout de même. Ne serait-ce que l’évoquer, ça représente énormément pour Demetrio qui n’aime pas parler de cette relation qui a mal tourné, qui lui laisse parfois un goût d’inachevé. Et peut-être bien que Magda a raison, peut-être qu’il devrait chercher à reprendre contact afin de mettre un terme à ses doutes, de pouvoir tout remettre à plat, repartir sur de bonnes bases, parce qu’il est évident que vivre avec des suppositions ne l’aide pas à tourner une page. Et se perdre dans ses pensées ne l’encourage pas non plus à tourner celle de son livre sur lequel il bute depuis une trentaine de minutes maintenant, à toujours la relire pour tenter de comprendre de quoi il en retourne. Seulement, s’il comprend le sens des mots, il ne suit pas le déroulement de l’histoire. Abandonnant l’idée de s’acharner inutilement, Demetrio repose l’ouvrage sur la table basse et saisit son Smartphone. Avec une légère hésitation, il pianote, ne laissant pas les doutes prendre le dessus et envoie un court message, espérant qu’elle n’ait rien de prévu, qu’elle soit disponible. Il n’ose pas se l’avouer, mais ne pas entendre son timbre de voix lui manque. Un peu, juste un peu. Il aimerait pouvoir de nouveau échanger avec elle, creuser, comme il le lui avait dit, même si elle semble convaincue qu’il sera déçu par le résultat. Pourtant, lui pense différemment. Evidemment, ils sont rentrés en conflits à plusieurs reprises et c’était toujours plus intense, plus haut, plus fort. Il n’empêche qu’il a tout de même passé un agréable séjour à ses côtés. L’avoir dans ses bras, sentir qu’il n’était pas seul, était plaisant. La découvrir, avoir effleuré chaque parcelle de son corps, de ses cicatrices… Il lui arrive souvent d’y songer, de se remémorer chaque scène, chaque dispute, chaque baiser. Bien qu’il ne se l’avoue pas, Magda arrive à lui faire tourner la tête.

Après quelques messages échangés et en s’apprêtant à lui répondre une dernière fois, Demetrio s’avance vers la porte en entendant la sonnerie. Les sourcils froncés, il observe son père, ne s’attendant pas à le voir ce soir. D’autant qu’habituellement, il l’appelle pour le prévenir, afin de savoir s’il est bien dans les parages. « Papa ? Tout va bien ? » « Oh oui, Demetrio. Tu nous excuseras de l’heure tardive, mais il fallait que nous te parlions. » Son regard se pose aussitôt sur l’ami qui l’accompagne et qu’il connait pour l’avoir déjà rencontré une fois. Cet homme qui souhaite avoir le plein pouvoir sur son fils, qui a demandé à son père de voir auprès de lui afin qu’il rachète la boîte. Chose faite depuis ce matin, même si ça ne l’enchante guère. « C’est que ça doit être important. » dit-il, sans cacher son exaspération, en refermant derrière eux. Cesare pénètre dans le salon, suivi de près par son ami et pose un dossier sur le bar. « Qu’est-ce que c’est ? » « Un projet. » Les bras croisés, Demetrio se ferme aussitôt, sentant que la suite de la discussion ne lui plaira pas. « Et peut-on en discuter une autre fois ou bien c’est absolument pressé ? » Il est 21 heures 02 et il a prévenu Magda qu’il passerait la prendre. Santa Lucia n’étant pas loin, il n’en aurait pas eu pour plus de dix minutes, mais est ralentit par cette visite imprévue. Et ça le frustre autant que la discussion qui se prolonge. « C’est pressé. Maintenant que tu as signé ce contrat, ce sera plus facile de faire de cette boîte quelque chose de plus… » Il cherche ses mots, mais c’est son acolyte qui lui vient en aide : « Potable. Très clairement, cette agence de rencontre est d’une grossièreté sans nom. Ca ne sert à rien, ce n’est pas une vraie profession. » S’il n’y trouve aucun intérêt, il les trouve un peu dur. Des gens se sont donnés les moyens de monter cette entreprise. « Vous souhaitez la démanteler. » Il n’est pas dupe : il voit bien qu’il s’agit-là de son souhait. « Pour reprendre sur une meilleure base, construire autre chose. » « J’ai donné ma parole. » lâche-t-il, sèchement. « Avec la cheffe d’entreprise, il était question d’un rachat pour de meilleurs bénéfices, mais il n’a jamais été question de démolir quelque chose, plutôt de l’améliorer. » Ce qui était convenu, c’était qu’il puisse avoir plus facilement accès à un employé, mais pas foutre en l’air une agence entière. « Vous savez ce que ça coûte de monter une boîte ? A quel point ces personnes ont donné de leur temps, de leur énergie ? » « Demetrio, s’il te plaît. » Et ça le rend furieux, parce que le voilà installé près d’eux, à observer ce fameux projet, pour aller dans le sens de son père. Néanmoins, il n’est toujours pas convaincu par ce qu’on lui annonce. De plus, l’heure passe, si bien que trente minutes s’épuisent et qu’ils sont toujours là. Puis quinze minutes de plus. Saisissant son téléphone, il envoie un nouveau message à Magda pour lui dire, à contre cœur, qu’ils vont devoir remettre ça, mais à peine a-t-il été envoyé que la sonnerie se fait entendre. Tandis que les deux amis échangent sur ce fameux projet qu’il n’a pas du tout envie de mener, Demetrio se dirige vers l’entrée en se demandant s’ils ne se sont pas donnés le mot pour le déranger à cette heure, l’empêcher de passer une soirée sympathique. Mais derrière la porte, ce n’est pas une personne qu’il n’a pas envie de voir. C’est elle. « Bonsoir. Que faites-vous là ? » lui demande-t-il, en prenant sa main pour la pousser à entrer. « Vous auriez dû rester chez vous. » Non pas qu’il n’ait pas envie de la voir, au contraire, mais bien parce qu’il n’aime pas l’idée qu’elle sorte seule. « J’ai eu un contretemps. De la visite. » Qu’elle soit là ne l’arrange donc pas, même s’il est content de la voir. « Demetrio ? » Il ferme les yeux quelques secondes, puis les rouvre en se tournant vers le salon. « J’arrive. » Seulement, il pointe le bout de son nez : « Ce serait bien que tu- » Sa phrase est coupée par la vue de Magda, ses yeux s’assombrissent. « Que tu viennes. » termine-t-il, plus sèchement, avant de disparaître dans le salon. Là, il place ses deux mains sur la taille de sa partenaire, crispe ses doigts sur le tissu de son vêtement. « Il n’est pas question de vous laisser partir seule. » Et il ne lui laisse pas le choix. « Il va falloir vous tenir, le temps de les pousser vers la sortie. S’il vous plaît, pas de scandale, d’accord ? » Parce qu’il a conscience que son père n’est pas très tendre et qu’il pourrait lui faire des réflexions désagréables. « Je contrôle. » lui murmure-t-il, alors qu’il la dévore des yeux, l’observant de bas en haut ; ça fait longtemps qu’il n’en a pas eu l’occasion.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Mar 14 Aoû - 12:13, édité 2 fois
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Ven 29 Juin - 15:55 )
Un long soupir s’échappe de ses lèvres, encore une fois. Comme les autres avant celui-ci qui part mourir dans l’air. La brune en retient un autre s’en rendant compte de ses soupirs à rallonge qui ne font que se multiplier, la divisant chaque fois un peu plus sans la soustraire de ce manque qui ne cesse de s’additionner aux jours qui passent. Belle opération qui se déroule en elle mais comme en mathématique, il suffit d’ajouter des parenthèses pour en changer la priorité et c’est bien là ce qu’elle s’essaie de faire. Se coincer dans une parenthèse en regardant la télévision, en bouquinant, en sortant manger un morceau et pourtant, à chaque fois, son attention se biaise. Prend toujours une toute autre direction, une destination qui s’appelle Demetrio. « Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire » Lui sort Camillo, un sourire coincé sur ses lèvres. Le genre de sourire qu’il aborde et qui a le don d’agacer la jeune femme. « Et il désire quoi, d’après vous ? » « A vous de me le dire, Mademoiselle Saddler » Rire jaune. Rire forcé. « A vous de me le dire. A moi ou quelqu’un d’autre… C’est comme bon vous semble » « Ben voyons » Et son sourire ne disparaissait pas, comme si le chauffeur trouvait un quelconque plaisir dans cette situation quand la brune ne le voit pas du même œil. A chaque activité tentée, c’est un échec : ses pensées se retournant toujours vers un seul et même horizon, un horizon d’un mètre 85, brun aux yeux bleus. C’est bien pour cela qu’elle s’était retrouvée en compagnie de Camillo, ayant osé composer son numéro plutôt que celui qui ne quitte pas ses pensées, la hantant jour et nuit par son absence et les souvenirs de ce séjour à Gênes. « Et pourquoi vous ne l’appelez pas ? » « Le contrat, Camillo. » « Oh ce fameux contrat. Bien que vous refusiez à être plus généreuse en détails, vous m’avez bien dit qu’il y a eu des coups de canifs dans ce dit contrat à Gênes, non ? » « Hmm » « Alors le contrat, c’est qu’un détail minuscule. La vie ne se résume pas à un contrat, Mademoiselle Saddler. Si vous avez envie de l’appeler, appelez-le. Vous allez pas laisser un contrat dicter votre vie, non ? » Bien que les mots de Camillo aient du sens, ils n’arrivent pas à mettre à mal l’entêtement de la jeune femme, même si l’envie d’entendre sa voix, d’avoir de ses nouvelles sont de plus en plus fortes et difficiles à ignorer. C’est sur ses mots que la métisse prend congé, laissant le chauffeur finir sa journée pour rentrer chez lui, elle, en faisant de même par la même occasion.

Bêtement, Magda avait cru que voir Camillo, atténuerait son errance comme comblée par une sorte d’extension de l’homme qui lui manque mais rien n’y fait. Le portable coincé entre les coussins de son canapé pour en oublier son envie de le texter ou de l’appeler, Magda s’abandonne dans un peignoir et se pose devant un film dont elle a rapidement perdu le fil, regardant les images sans les regarder. La sonnerie d’un sms la tire de ses pensées et fait partir sa main entre les coussins à l’aveugle, pariant pour un sms de Camillo lui disant « Appelez-le » Sauf que quand son œil se greffe enfin sur l’écran de pixel, c’est d’un tout autre destinataire que provient le message. Simple pictogramme avec un prénom apposé suffit à faire gonfler son cœur d’espoir et d’empressement. Pas une, pas deux, le message est rapidement lu et répondu, espérant le voir, en crevant d’envie même. La réponse ne tarde pas à arriver : il va passer la chercher ! Ne réfléchissant pas, poussée par un sentiment de joie, Magda se redresse sur ses pieds sur son canapé, les bras levés au ciel. Se rendant compte de la débilité de son geste et de la situation d'un ridicule sans nom, son corps redescend du canapé mais n’atterrit toujours pas. 10 minutes, pas assez long pour lui laisser le temps de ressembler à quelque chose. 20 minutes, c’est mieux, c’est large et elle le lui fait savoir avant de détaler dans la salle de bain, à cloche pied. Magda avait assurément vu trop large car elle se retrouve prête au bout de 15 minutes, elle avait troqué bien rapidement son peignoir contre longue robe d’été et discipliné sa chevelure qui ressemblait maintenant à quelque chose. Faut croire que le faite de le voir lui avait donné des ailes ou des allures de Speedy Gonzales. Le temps, par contre, passe et passe et pas de Demetrio à sa porte, ni de voiture qui se gare. D’abord l’inquiétude, puis les doutes qui ramènent avec eux l’hypothèse de s’être fait poser un lapin. Ses pensées fussent de toute part. Puisque c’est ainsi, tant pis … Alors qu’elle allait retrouver le confort de son peignoir, ses pas la font virevolter soudainement dans la direction opposée et la mènent à l’entrée où elle attrape ses clés avant de sortir de sa demeure. Puisque Demetrio ne vient pas, c’est elle qui viendra à lui. Un lapin, il ne lui en posera pas, autant que les choses soient claires.

10 minutes top chrono, Magda se gare et s’extirpe de l’auto, son portable sonnant à nouveau. Ils vont devoir remettre ça mais pas plus d’explications. Ca tombe bien, elle est déjà là, si il ne lui donne pas d’explications, elle ira les chercher d’elle-même, écoute ! Son doigt s’enfonce sur le bouton de la sonnette d'entrée alors qu’elle appréhende déjà, doute de sa présence ici, de ce qu’elle pourrait trouver : une autre femme ? Il a le droit s’il en a envie, les termes de leur entente ont été clairs mais la jeune femme appréhende tout de même, n’aime pas l’idée d’être sur le banc de touche. La porte s’ouvre enfin et à sa vue, elle en oublierait presque son agacement et le faite qu’elle devrait être un peu fâchée. « Bonsoir. Eh bien vous ne veniez pas donc je me suis dit que je viendrais à vous » Pas le temps de mettre ses poings sur ses hanches pour lui montrer son mécontentement que Demetrio saisit sa main pour l’attirer à l’intérieur. « Désolée de vous déranger dans ce cas » Malgré la remarque qui ne lui plaît guère, qui la vexerait presque, Magda ne se défait pas de sa main, la garde dans la sienne. « De la visite ? Humm » Et ce contretemps, elle s’appelle comment ? Question qui reste coincée sur ses lèvres alors que ses yeux tentent d’avoir un indice en sondant la villa. Contre tout attente, c’est une voix d’homme qui se fait entendre et rassure sa parano. Homme qui fait irruption rapidement avant de repartir, laissant pleinement l’impression à la métisse de ne pas être la bienvenue. « C’était pas une bonne idée de venir. Je vais y… » Pas le temps de finir sa phrase que ses mains se posent sur sa taille comme pour la retenir, refusant de la laisser repartir toute seule. « Ca va aller. Je suis bien venue toute seule, je peux repartir de la même manière » Sentant ses doigts se crisper sur sa robe, Magda abdique, n’arrivant pas à lui refuser ça, combien même elle sent qu’elle gène et qu’elle déteste être à un endroit où elle n’est pas la bienvenue ou voulue : fierté oblige. « Ok, très bien. Je ne repars pas. J'attendrais que vous les meniez vers la sortie. Comment ça pas de scandale ? Genre ma présence implique forcément un scandale ! » S’offusque-t-elle, prenant un air faussement étonné. Bon … Ce n’était pas foncièrement faux après tout avec le caractère qu’elle avait mais généralement, c’était déclenché par quelque chose. Par une phrase. Un geste qu’elle n’avait pas apprécié et il est vrai que le premier contact avec l'inconnu n'était pas des plus agréable. « Et vous comptez contrôler qui ? Lui ou moi ? » Sentant son regard sur elle, la brune ne peut refréner un mince sourire sur ses lèvres. Outre les circonstances, ca lui fait du bien de le voir, de sentir ses mains sur elle et exister dans son regard océan. N’y tenant plus, Magda s’approche de lui, réduisant la distance et passe ses bras autour de sa nuque. Hissée sur la pointe de ses pieds, alors qu’elle allait l’embrasser, une voix masculine s’élevant du salon la coupe dans son élan « Demetrio ! On t’attend ! » S’arrêtant à quelque centimètres de ses lèvres, Magda recule légèrement « Monsieur est attendu impatiemment »  La brune reste sur sa faim, voudrait profiter de lui, de ses lèvres, de ses bras mais l’inconnu du salon ne semble pas être du même avis. « C’est qui ? »


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Sam 30 Juin - 17:36 )
Si c’est une mauvaise idée ? D’un hochement de tête, Demetrio appuie cette pensée, même s’il est en partie responsable de sa balade du soir. Il aurait dû la prévenir plus tôt, l’informer des changements de plan, bien qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle débarque de nulle part. Une part de lui espérait que cette visite imprévue ne s’éternise pas, qu’il pourrait la retrouver rapidement. Seulement, dès lors que son père est dans les parages, il n’y a aucune certitude. Toute la gratitude, la reconnaissance qu’il ressent à son égard l’empêche de le remballer fermement et lui indiquer la porte de la sortie, comme il l’aurait fait pour d’autres, voyant son envie de voir Magda comme une priorité et ça le frustre donc tout autant qu’elle qui le montre en sa présence. « Parce que vous savez tout comme moi que vous en êtes capable. Vous êtes intenable quand vous vous y mettez. » Incontrôlable. C’est sans doute ce qui lui plaît. C’est aussi ce qui le fait bondir. Ses réactions, son comportement poussent son cœur à effectuer un excès de vitesse. C’est aussi positif que négatif, mais dans la tête de Demetrio, c’est surtout déroutant. Il n’est pas habitué à ressentir de tels ressentis, passe par des émotions bien différentes, qui sont parfois l’opposé. Une envie de se tirer les cheveux, de lui répondre sèchement et puis le moment d’après, d’avoir envie de cette tendresse à laquelle il a déjà goûté. A cet instant précis, il est pris entre l’agacement de savoir qu’elle a roulé de nuit et également la satisfaction de la voir, de toucher son corps joliment vêtu d’une robe qu’il se plaît à observer. « La situation. » répond-il, un petit sourire en coin, amusé par ce qu’elle dit et qui s’agrandit en apercevant ses lèvres s’étirer dans un sourire. « Et vous. Le contrôler lui n’est pas dans mes capacités. » avoue-t-il, sans honte. C’est la rare personne sur qui il n’essaiera jamais d’exercer un pouvoir. Avec Cesare, il se sent comme un petit garçon qui tente pourtant d’obtenir gain de cause, d’appuyer, défendre ses convictions, mais il n’arrive pas à s’endurcir. Il lui doit tellement qu’il se laisse souvent marcher sur les pieds. Et là, dans pareille circonstance, si une part de lui sent que c’est ce qui va se passer, l’autre espère malgré tout que ses arguments suffiront à lui faire changer d’avis.

Sa silhouette se rapprochant de la sienne, Demetrio l’enveloppe de ses bras, puis penche son visage en avant afin de parcourir la moitié du chemin. Son envie dévorante d’atteindre ses lèvres, de les embrasser se fait rattraper par la voix de son père qui l’interpelle de nouveau. « Et je m’en passerai bien. » soupire-t-il. Malgré tout le respect qu’il a pour lui, il n’aime ni la raison, ni la façon dont il s’y prend pour lui faire comprendre que cette entreprise qu’il a à présent sous sa direction doit couler. « Mon père. Voilà pourquoi votre visite du soir n’est pas une si bonne idée. Suivez-moi. » Là, il pose sa main sur le bas de son dos et la pousse jusqu’au salon où l’attendent les deux hommes. « Pas de scandale. » murmure-t-il, au creux de son oreille, lui rappelant qu’elle doit bien se tenir, que ça lui importe énormément. Il a conscience que son père a horreur de ses fréquentations. Ses amis, il ne les porte pas dans son cœur, les trouvant nuisible. Quant aux femmes, il n’y a aucun mot pour définir ce qu’il pense d’elles. Au début, c’était dû à sa relation avec sa mère pour qui il ressentait une profonde amertume dû à une rupture qui ne s’est pas faite correctement. A présent, tous les deux ont des liens plus cordiaux, mais ne sont pour autant pas les meilleurs amis du monde. Cesare considère que celles qui approchent son fils sont des femmes vénales, souhaitant profiter de son argent. Elles le dévient de ses responsabilités, de sa carrière. Ce qu’il ne comprend pas, c’est que si Demetrio apprécie sa solitude, il lui est également nécessaire d’être entouré. Sentir une femme blottie contre lui la nuit est un besoin qui concerne ce cœur qui pourrait bien le lâcher un jour, mais il n’est pas dans sa tête, ne le comprend pas. Comment pourrait-il ? Demetrio ne s’est jamais confié à lui concernant ce problème qui, pour Cesare, est résolu. « Il était temps. Et elle ne pouvait pas attendre un autre jour pour te déranger ? » Hautain, voyant Magda comme un parasite à écraser, il ne lui adresse même pas un mot, ne la salue pas, se contente de la jauger du regard avec arrogance, dédain. « Magda. » commence-t-il, sèchement, sans pouvoir se contenir, alors qu’il lâche la main de sa fausse compagne lorsqu’ils arrivent près du bar, pour se placer derrière ce dernier. « Non. Justement, elle était prévue dans mon programme de la soirée qui tombe à l’eau à cause d’une visite improvisée. » Lui et son ami ne devraient pas être là, mais Cesera s’en fiche, se contente de le fixer pour lui faire comprendre que ce qu’il vient de dire ne lui plaît guère. « Installe-toi. » dit-il, à l’adresse de Magda, en sortant un verre à pied dans lequel il verse du vin. Ses doigts appuyés sur le verre l’empêchent de le récupérer. « Lentement. » Et il le libère ensuite. Parce qu’il sait que trop bien qu’elle pourrait le vider en une fraction de seconde. « D’ailleurs… Puisque tu ne l’as jamais rencontrée… » Et il appréhende sa réaction, sachant d’ores et déjà qu’il ne la supporte pas. Il s’apprête à faire les présentations, mais Cesare le coupe aussitôt en secouant son index sous ses yeux : « Ne perdons pas de temps inutilement et revenons à nos moutons, tu veux bien. » Il baisse les yeux sur le bar, puis sort un autre verre qu’il remplit vivement, ayant besoin d’alcool qu’il boit en s’efforçant de ne prendre qu’une gorgée de vin. Si ça ne tenait qu’à lui, il ferait exactement ce qu’il a interdit à Magda de faire. « Le projet. » reprend-il, sèchement, amer face à l’attitude d’un père qui a décidé d’ignorer la jeune femme. Les mains appuyées sur le bar, l’homme jette un œil au dossier que son père glisse sous ses yeux. « Il est donc question de mettre quelqu’un d’autre à la tête, quelqu’un de plus professionnel. Un homme, mais temporairement. » L’idée est de mettre le fils de son ami à la direction lorsqu’il aura pris de la maturité, l’homme d’affaire l’a bien compris et ça lui est confirmé oralement. « Ca l’obligera à prendre des responsabilités, à travailler également dans un domaine qui sera d’une meilleure réputation que celui des rencontres. » Demetrio pose son regard sur Magda, cherchant en elle un peu de soutien et c’est probablement ça, plus le fait qu’il ne soit pas d’accord, qui le pousse à mentir : « Bien que ce projet soit bien ficelé… Je suppose que vous y avez travaillé de longues semaines et avec tout le respect que je te dois, je ne peux pas. » Il pensait sincèrement flancher et dès qu’il est question de lui, il n’y a généralement qu’une seule issue, mais là, il s’obstine : « Je suis sous contrat. Pour le rachat de cette boîte, j’ai signé un contrat, une promesse où je m’engage à ne pas la revendre, la détruire. Quand je te disais que j’avais donné ma parole, celle-ci est officielle. L’améliorer, la faire évoluer, oui, mais certainement pas la modifier tel que vous le prévoyez. » Le visage de son ami se décompose, comme celui de son père se fait plus sévère. Il est mécontent. « Tu m’avais demandé de la racheter, c’est fait. » se défend-il. « Sers-moi un café. » ordonne son père. « Avec une dose de whisky. » Cette demande n’en est pas une : il lui parle comme s’il était son chien, mais Demetrio ne s’en rend pas compte tant il est focalisé sur la déception qu’il lit dans le regard de son père. Il pourrait lui avouer que c’est faux, qu’il n’a fait que détourner la vérité, mais il n’y tient pas.


Demetrio & Magda
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Dim 1 Juil - 9:44 )
« Certes mais je ne le deviens jamais sans raison valable » Valable de son point de vue à elle, bien entendu mais il est vrai qu’une seule étincelle suffit pour mettre le feu aux poudres et la faire imploser. Fort caractère qui lui joue des tours la plupart du temps mais si ces proches ont su composé avec, ça ne l’est sûrement pas pour les autres. Elle le tient sûrement de sa mère qui a un caractère bien plus corsé que le sien, l'ayant léguer à sa sœur et elle mais Magda reste la seule héritière désormais d'un caractère pourri. Le sourire qui s’étire sur son visage lui fait plaisir à voir, lui fait du bien et pour peu, la métisse aurait envie de lui sauter au cou mais se retient, se maintient sur ses pieds, se refusant à se laisser aller à un entrain qui, pourtant, se lit sur son visage, dans ses yeux qui pétillent. Une moue prend possession de son faciès, son avis partageant le sien : si contrôler son père n’était pas dans ses cordes, il en était de même pour elle vis-à-vis de sa mère mais aujourd’hui, Magda arrivait un peu plus à se faire entendre, à s’imposer. La distance y aidant sûrement, le faite que sa mère lâche un peu les rennes aussi, pleurant toujours sa fille aînée, sa perfection. Un sourcil s’arque, taquinerie dans le fond des iris « Parce que me contrôler, moi, c’est dans vos capacités ? Vous devenez trop confiant, Monsieur Clarizio » En soi, c’était bien vrai mais elle se refusait à se l’avouer. A accepter l’idée qu’en plus de gagner une place qu’il ne devrait pas, Demetrio pouvait prétendre à un certain contrôle sur elle, arrivant à dompter son impulsivité. La preuve est bien là : il lui suffit de demander qu’elle se maintienne tranquille pour que la jeune femme aussi impulsive que caractérielle prenne la résolution de ne faire aucune vague. Pour l’instant... Mordillant sa lèvre inférieure, Magda retrouve les bras de Demetrio qui s’enroulent autour d’elle, retrouvant une sensation de bien-être comme elle l’avait ressenti à Gênes. Sensation qui lui avait tant manqué ces deux dernières semaines. Un séjour de quelque jour avait suffi à lui donner goût à ces moments hors du temps et qu’elle recherche encore et encore aujourd’hui comme une droguée recherche sa dose. C’est un jeu dangereux, très dangereux mais tellement grisant pour ne pas s’y confronter. « Je vois ça » Sa main se relève pour se passer dans ses cheveux, geste pour tenter de calmer l’agacement qu’elle semble lire en lui mais aussi la pointe de stress qui commence à transparaître en elle quand il l’informe de l’identité de l’inconnu impatient. « Votre père … Effectivement, j’aurais dû rester chez moi » Son père … Soudain, Magda sent une pression sortir de nulle part et s’accrocher à ses épaules, tendre son corps. Quelle idiote ! Elle aurait mieux fait de rester chez elle et ne pas venir mettre les pieds ici. Robotisée, elle le laisse l’emporter dans son sillon, une dernière requête qu’il glisse à son oreille et à laquelle elle ne prend pas la peine de répondre. Pas de scandale. Message reçu 5 sur 5. Ca ne devrait pas être difficile, ça, non ? Qu’est ce qui pourrait inquiéter Demetrio au point de redouter un scandale ? Sa réponse, elle l’obtient très rapidement, dès que sa silhouette pénètre le salon, croisant le regard dédaigneux et méprisant de la part du père Clarizio. Tout ce qui suffit à l’agacer et encore plus avec cette façon de parler d’elle comme si elle n’était pas dans la pièce, lui offrant son indifférence comme une brique en pleine figure. Bien, le ton est donné. Rassemblant des forces puisées où elle peut, Magda accole un sourire poli sur son visage. « Bonsoir » Adressé autant au père odieux qu’à l’autre homme qu’elle vient d’apercevoir. « Magda s’excuse pour l’interruption » Si le ton est placide, l’insolence se tient bien entre les syllabes, camouflée par le sourire courtois qu’elle maintient sur son visage. C’est plus fort qu’elle, tellement plus fort. Suivant l’invitation de Demetrio, la brune s’installe à une distance de sécurité des deux hommes, surtout du paternel qui ne lui inspire rien de positif jusqu’à maintenant, se mettant en retrait d’elle-même, minorité dans la pièce. Le verre de vin servi sonne comme une délivrance à laquelle Demetrio ne semble pas vouloir lui accorder de suite, lâchant une autre directive à son intention. « J’ai bien appris la leçon de la dernière fois mais merci » Trouvant enfin le contrôle de son verre, Magda y trempe ses lèvres, calmant ses nerfs effleurés d’une gorgée, ses yeux grimpant au ciel discrètement. Bien entendu, les présentations sont des minutes à perdre inutilement. La Saddler le prend personnellement et se noie dans le liquide brun pour se rendre muette. Dans le ton et les mots choisis, il y a bien un air de famille finalement. Outre cette ressemblance physique qui lui saute aux yeux maintenant. Sa façon de parler lui rappelle bien celle de Demetrio à leur première rencontre et il le tient bien de son père. De son siège, Magda devient spectatrice muette de la scène, restant tranquille dans son coin, n’ayant aucune idée du projet dont ils parlent mais elle retient les grandes lignes : une société rachetée que Papa Clarizio veut démanteler de tout au tout en mettant quelqu’un d’autre à la tête. Demande à laquelle Demetrio ne semble pas pouvoir y répondre, changeant l’atmosphère du tout au tout. Magda la sent cette tension qui grimpe, même si elle n’est pas concernée et qu’elle ne veut pas s’en mêler. Résolution qui part en éclat quand le père s’adresse à son fils sur un ton et d'une façon que Magda n’apprécie franchement pas. C’était une chose qu’il lui parle à elle de façon condescendante, lui manque de respect ouvertement, ça l’agaçait mais elle pouvait composer avec. Par contre, qu’il s’adresse sur le même ton à son propre fils, ça l’a fait bondir de son siège comme un diablotin de sa boîte. Si Demetrio semble le tolérer, elle, visiblement non car ça lui rappelle le comportement de sa propre mère et Magda se souvient du sentiment qui lui empoignait le cœur à chaque fois que sa mère avait un mot plus haut que l’autre, à chaque fois que ses phrases devenaient des couteaux balancés sur sa dégaine. Et son coeur à Demetrio, elle ne voulait pas qu'on le met à mal. Encore moins en sa présence. Au diable les bonnes résolutions. Sa main attrape un pan du haut de son faux compagnon, l’empêchant d’aller préparer ce maudit café. « S’il te plaît ? Merci ? » « Pardon ? » Son visage se détourne vers elle, l’accoste froidement, la jeune femme l’accueille de la même façon. « Je me permets juste de rajouter les formules de politesse que vous semblez avoir omis. Peut-être qu’elles vous écorchent la langue alors laissez-moi les dire pour vous » Les regards se croisent et se jaugent, Demetrio entre eux, no man’s land pour lequel les camps s’affrontent. « Pour qui vous prenez vous ? Je parle à mon fils comme je l’entends » « Oh ! Vous parliez à votre fils ?! Au temps pour moi » Magda lève une main, feignant un armistice qui donnerait l’impression que la brune va s’en arrêter là mais c’est mal la connaître. « Je pensais que vous parliez à votre domestique »  « Vous devriez vous en aller. Vous n’avez rien à faire ici, que ce soit chez mon fils ou bien dans sa vie tout court » Oh de mieux en mieux. Si Magda est douée pour le scandale, le petit père Clarizio l’est tout autant. « Je m’en irais si Demetrio uniquement me le demande. Que ce soit de chez lui ou de sa vie, merci bien. Cas contraire, je crains qu’il vous faudra faire avec » L’homme croise les bras et appose un regard autoritaire sur son fils et Magda sent toute l’influence qu’il peut avoir sur son faux compagnon, le pouvoir qu’il peut avoir sur lui et ça l’agace encore plus parce qu'il le sait, parce qu'il en use et c'est pas correct. C'est pas juste. « Demetrio » Le regard de la brune part du père au fils, puis du fils au père silencieuse soudainement. Si ça ne tenait qu’à elle, elle s’en irait de son propre chef pour mettre un terme à cette mascarade ridicule mais ça serait quelque part, à son sens en tout cas, laisser tomber Demetrio au bon vouloir de ce père qui profite de son ascendance sur son fils. La jeune femme singe son adversaire, croise les bras sur sa poitrine et se met à fixer Demetrio puisque le fin mot de l’histoire, il semble que ce soit lui qui l’aie. « Dis-lui de s’en aller vu qu'elle ne semble pas comprendre. Tu vois, tu aurais dû choisir une blanche. Les filles de couleurs sont toujours plus sottes » Pour le coup et comme ça n'arrive pas souvent, Magda est estomaquée et recule de quelque pas. Mise KO d'un coup direct et franc qu'elle n'avait pas vu venir. En plus d'être odieux, c'était un parfait raciste ? Mais quel CV de rêve. Outrée, choquée et blessée par cette remarque, Magda en perd son verbe, n'arrivant à croire les mots qu'elle a entendu. Son poing se resserre pour se retenir de lui balancer son verre de vin à la figure, pas pour ce pauvre raciste pathétique mais uniquement par respect pour Demetrio. Parce que c'est malheureusement son père.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Lun 2 Juil - 2:16 )
Les doigts qui saisissent sa chemise l’empêchent d’aller plus loin. Un instant, il pense qu’elle se trouve dans le besoin, qu’elle a quelque chose à lui réclamer, mais il n’en est rien. Son ton est froid et ses paroles déplacées le rendent nerveux. C’était bien la peine de la prier de ne pas faire de scandale, puisqu’elle ne respecte pas les faveurs qui sont importantes. Et il sait que ça peut aller loin aussi bien du côté de l’un, comme de l’autre. Magda a un tempérament de feu et son père n’en démord pas. « Magda… » souffle-t-il, alors qu’elle est partie dans sa lancée, appuyant sur la politesse qui manque et qu’il n’avait pas remarqué sur le moment. Cesare est piqué au vif, cherche sans doute un soutien dans son regard qu’il ne lui donne pas. Pas par manque d’envie, ou parce qu’il souhaite le voir ramer, afin qu’il prenne conscience de son attitude envers lui, mais bien parce que la situation est si délicate qu’il ignore où se positionner exactement. La discussion houleuse continue, tandis que son cœur s’emballe. La main resserrée autour de son verre qu’il finit par boire cul sec, se donnant du courage quant à la suite, Demetrio se racle la gorge, désirant attirer l’attention, en vain. Voilà qu’on le compare à un domestique à présent. Glissant ses doigts sur son visage, attendant impatiemment qu’ils en finissent, puisqu’il n’y a de toute évidence pas moyen de les couper. Et quand c’est le cas, c’est pour le viser, lui. La parole de son père sonne comme un ordre. Il ne voyait pas cette relation d’un très bon œil, alors après ça, il est clair qu’il ne pourra rien défendre. Il pourra essayer, mais rien ne lui fera changer d’avis. Celui-ci est tout fait. Cesare la voit comme un parasite, une femme indomptable, uniquement là pour mettre le grappin sur son fils. Il ne voit pas tout ce que lui voit. Ces choses qu’ils partagent, qu’ils ont en commun. Magda a un très fort tempérament, mais elle sait également écouter et a des failles qui la rend touchante, qui le pousse à la prendre dans ses bras. « Tout va bien pour vous deux ou vous voulez que je vous aide ? » dit-il, durement, en les observant l’un et l’autre. « En plus de vous en envoyer dans la figure au lieu de vous ignorer, vous prenez bien plaisir à me mettre dans une situation délicate ? Et ça ne vous dérange pas ? » Il n’apprécie guère le comportement de chacun, encore moins qu’on lui demande de choisir. Soit la mettre dehors et passer les quelques heures à parler projet, soit la garder auprès de lui et faire face aux futurs remontrances d’un père déçu. Il ne veut pas faire ça, n’a rien demandé. « Papa. La couleur de peau n’a rien à voir et ne devrait pas être un argument. » Il n’en revient pas qu’on puisse sortir de pareilles bêtises au vingt-et-unième siècle. « Ca a tout à voir. » « Non. Magda n’est pas sotte. Son attitude est un peu brusque, mais partait d’une bonne intention. Envers moi. » Les narines de son père gonflent, témoignent de son exaspération. « Quant à ce projet… » Du coin de l’œil, il observe sa partenaire à peine quelques secondes, mais qui sont suffisantes pour lui adresser un regard qui en dit long sur ce qu’il ressent : il lui en veut de ne pas avoir tenu compte de sa demande, également de le pousser actuellement à devoir sauver les meubles. « C’est malheureusement impossible. » Cesare baisse les yeux sur le bar, puis se tourne vers son ami dont le visage se décompose. « Tout au plus, je peux garder un œil sur votre fils, voir s’il s’épanouit et peut-être lui proposer des formations. » S’il en ressent le besoin uniquement, puisqu’il ne se voit pas l’imposer. En fait, la vérité, c’est qu’il n’en a strictement rien à faire et que ce ne sera pas lui qui gèrera tout ça. « Il va falloir que j’y réfléchisse. » « Demetrio. Tu me donneras accès à ce contrat signé, voir s’il est possible d’y remédier. » Il entrouvre les lèvres, mais le voyant se lever, il ne s’obstine pas, voyant là une bonne occasion de les quitter. « Ce n’est qu’une question de temps. Les petits cafards de votre genre ne font jamais long feu. » « Papa. » le reprend-il, fermement. « Respecte-la un peu, tu veux. » Ou qu’il l’ignore, mais qu’il ne continue pas cet échange. Demetrio les raccompagne jusqu’à la porte, puis dès que celle-ci est refermée, il revient vivement dans le salon. « Je vous avais demandé pas de scandale. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans cette phrase ? » Frénétiquement, il part à la recherche de sa cigarette électronique dans la poche de sa veste qu’il coince entre ses lèvres. « M’avez-vous bien écouté ou ce que je dis n’a aucune importance ? » Visiblement, ça n’en a pas, puisqu’ils se sont disputés sous ses yeux. « Vous rendez-vous compte de la position délicate et pesante dans laquelle vous m’avez mise ? Tout ça pour quelle raison ? Pour une histoire de politesse ? » Il n’en revient pas. Si elle avait gardé le silence, tout ce serait plus ou moins bien passé. Son père aurait continué de l’ignorer et sans doute serait-il parti après son café. « Ou alors d’orgueil mal placé, ou que sais-je encore. Peu importe, vous n’auriez pas dû vous en mêler. Ca ne vous concernait pas. » C’est son histoire, ça le concerne, lui et s’il se laisse marcher sur les pieds, au fond, c’est son problème. « J’ai pu sauver les meubles aujourd’hui, mais je ne garantis pas de pouvoir le faire indéfiniment si vous vous comportez de la sorte à chaque fois qu’il est dans les parages. Et je tiens à vous, mais je tiens à lui également. Je ne souhaite pas devoir faire un choix pour des histoires aussi ridicules et qui peuvent être évitées. » Il n’a ni envie de perdre ce qui se passe entre elle et lui, cette attraction naissante, ni le perdre lui, son père à qui il doit tout.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Dim 22 Juil - 10:45 )
Le poing se serre pour s’empêcher de partir en vrille mais c’est peut-être trop tard pour ça. Il aurait mieux fallu le serrer plus tôt ce poing. Se mordre la langue pour se rendre muette, ne pas enclencher une joute verbale où Magda perd ses plumes. Attaque orale où ses origines deviennent cibles. Attentat à sa couleur de peau, à son identité. Héritage par sa mère et ses origines, Magda les assume, les aime parce que c’est son histoire, que ça fait partie d'elle. La métisse n’avait jamais pensé devoir un jour argumenter pour les défendre, faire face à un racisme horripilant mais cette soirée sonne le début d’une croisade jamais entamée. Un argumentaire mort né, la jeune femme reste silencieuse, encore farouchement heurtée par les mots. Mutisme qui se perdure quand Demetrio intervient, les taclant tous les deux. Même quand il semble la défendre sur ses origines ou sur la motivation de son agression verbale. Magda reste en retrait, gardant son regard noir sur son verre de vin, à défaut de voir son interlocuteur horripilant qui prend la peine de prendre congé en lui laissant une dernière volée dans les dents. Cafard. Elle, un cafard. Sa mâchoire se crispe avec cette envie de lui faire ravaler ses mots par la force ou de lui lâcher une réponse cinglante, plutôt une insulte mais celle-ci reste bloquée dans le fond de sa gorge serrée. Quel con ! La vaine tentative de Demetrio pour le reprendre n’y change en rien. Un bel effort qui transforme en air gaspillé. Court instant seule dans le salon pendant que Demetrio raccompagne l’horreur à l’entrée. Pas le temps de se remettre de cet incident racial, Magda ne se le permet pas car elle sait très bien qu’une rossée moralisatrice ne va pas tarder à lui tomber dessus pour n’avoir pas su se la fermer. Pour avoir délibérément franchit les barrières que son partenaire lui avait demandé de ne pas transgresser. Il semblerait que ce soit une mauvaise manie de la Saddler de ne jamais écouter le brun. Des pas résonnent et Magda se sent comme une adolescente prise entrain de faire le mur, à quelque secondes de prendre sa dérouillée. Mais comme une adolescente en pleine crise de rébellion, la Saddler ne plie pas l’échine, tête baissée par la culpabilité, non, l’orgueil la pousse à tenir le regard de Demetrio. « Quoi ? Vous aussi vous pensez que je suis sotte parce que j’ai la peau mate ?! » Cette remarque, elle l’a encore en travers de la gorge et ne la digérera sûrement pas. « Et vous ? Vous auriez dû m’écouter quand je vous ai dit que je ferais mieux de rentrer chez moi. Vous n’avez pas écouté non plus donc nous sommes à ex aequo ! » L’argument le plus pourri jamais sorti de la soirée mais elle le sort quand même, a le culot de le faire juste pour ne pas perdre la face. Sa main attrape son verre de vin et le contenu disparaît d’une traite dans son œsophage. Au diable les bonnes manières. « Vous avez raison. Je n’aurais pas dû m’en mêler. Ca ne me concernait pas et ce n’était pas mon problème. Ca sera la première et la dernière fois que je me mêlerais de la moindre chose qui vous concerne de près ou de loin. C'est vrai, au fond, vous apprécier plus que de raison ne me donne pas des droits. Vous êtes assez grand pour mener ou pas vos propres batailles. Pour une peau basanée, vous en faites pas, j’ai compris » Mauvaise foi combinée à une vexation à peine camouflée car Magda le sait, elle se sent concernée, elle a choisi de prendre un parti et de le défendre, même juste pour une histoire de politesse. Elle ne le devrait pas, non, c’est s’investir dans un sens, se donner à une cause qui, dans trois mois, ne fera plus partie de sa vie. Au fond, sotte, elle l’est sûrement peut-être un peu. Un rire nerveux s’échappe de sa gorge alors qu’elle redresse de son siège, droite comme un i. « Parce que vous pensez qu’il y aura une prochaine fois ? Non, Demetrio, il n’y en aura pas. Personnellement, je n’entrerai dans aucune pièce où se trouvera votre raciste de père. Je me fais déjà attaquée de toute part, je ne me ferais certainement pas, en plus, attaquée sur mes origines » Encore bouleversée par les mots abjectes, Magda secoue la tête, étouffe les trémolos indésirables dans sa voix puis se fige. Demetrio vient bien de lui dire qu’il tient à elle ? Et là, tout change d’angle, la brune voit la situation autrement, voit la colère de son faux compagnon d’un autre œil. Faire un choix entre deux personnes auxquels il semble tenir, tout semble en découler. Bien qu’elle ne comprenne pas cet attachement que ce soit envers elle ou son père. Bon c’est son père, certes, c’est normal qu’il y tient mais son père est un trou du cul insupportable. VOILA. Sa voix se radoucit, son visage perd un peu de ce masque dur et hostile, faciès qu’elle aborde dans chaque confrontation houleuse. « Il n’y a pas de choix à faire. C’est votre sang, votre père et moi, je ne suis … eh bien … que de passage. » La brune n’est qu’une question de temps. Que ce soit le temps d’un contrat ou le temps d’un cœur qui s’éteint. Au bout du compte, elle n’est pas un choix qui vaille la peine d’être pris au détriment d’un autre qui a plus de valeur, peut-être plus de temps qu'elle. Bien que la jeune femme aurait peut-être aimé être choisie. Pour une fois dans sa vie. Juste une fois mais la situation ne s’y prête pas de son point de vue : elle ne fait pas le poids face à un père. « Je suis désolée » Des mots qui franchissent la barrière de ses lèvres quand le plus souvent, ils restent bloqués dans sa gorge, retenus par une fierté et un orgueil étouffants. Des mots qu’elle ne dit pas souvent, pas avec autant de sincérité mais elle les dit, ce soir, parce qu’elle aussi tient à Demetrio. Assez pour s’excuser mais pas pour tout. Remettre à sa place son père, elle ne le regrette pas, ni s’en excuse. « De vous avoir mis dans une telle situation. De ne pas vous avoir écouté. De m’être imposée chez vous de la sorte » Se sent-elle obligée de préciser car ce ne sont que les torts qu’elle se reproche. L'insolence quitte ses traits, arborant une certaine culpabilité par les faits qui lui sont reprochés, le regard fuyant. Hésitante et manquant soudainement de confiance en elle, Magda se rapproche de Demetrio, tente une approche en posant une main sur son torse avec cette crainte douloureuse de se faire rejeter. C'est un risque qu'elle prend, choisissant ce besoin de contact. De le toucher. De le sentir sous ses doigts.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Mer 25 Juil - 2:34 )
Son visage fermé témoigne de son mécontentement. Son soupir s’échappant de sa bouche ainsi que ses yeux qui se lèvent au ciel de sa lassitude. Cet homme pour qui il a beaucoup d’estime a agi comme un goujat, a eu un comportement douteux et s’est permis des réflexions à bannir, qu’il ne cautionne pas. Contrairement à ce personnage, Demetrio laisse une chance à celle qui lui retourne le cœur, la considérant comme étant digne de confiance et ne pense donc pas mériter de tels propos. « Est-ce une plaisanterie ? » Comment peut-elle croire de pareilles choses ? Leur première rencontre a, certes, été houleuse, mais il a prouvé par la suite, sans vraiment vouloir le faire, que ses racines n’étaient pas un problème. Sa peau hâlée n’a jamais été source d’interrogation. Elevé par un homme à l’attitude déplacée, qui a fait la différence entre chaque couleur, donnant de l’importance aux Blancs, détériorant l’image des Noirs, Bleus, Verts, lui a préféré faire son petit bonhomme de chemin sans cette rage inutile. Assez de haine existe en lui sans en rajouter une couche. « Qu’insinuez-vous ? Que je suis raciste ? » Homophobe, sans doute un peu lorsqu’il s’agit de la gent masculine, mais en aucun cas il ne ressemble à son père qui voit rouge dès lors que des différences lui sautent aux yeux. « Vous ai-je déjà fait une remarque qui allait dans ce sens ? Vous ai-je déjà manqué de respect ? » Pas à ce niveau. Certainement qu’il est trop dur, que ses paroles sont loin d’être tendres et qu’elle s’en passerait bien, mais en se remémorant les soirées passées ensemble, aucun souvenir de lui, soufflant des atrocités sur ses origines ne lui revient en mémoire. « Je ne le suis pas, mademoiselle Saddler. » s’empresse-t-il d’ajouter, avec fermeté, utilisant son nom de famille pour affirmer ce qu’il avance, mais également montrer son irritabilité. « Si vous vous étiez présentée ici, à une heure moins tardive, avec un soleil perché haut dans le ciel, je vous aurais laissé repartir, mais ce n’est pas le cas. Vous êtes bien placée pour savoir qu’il y a des déséquilibrés dehors. » Qui sait ce qui aurait pu se passer s’il l’avait laissée partir. Demetrio ne souhaite pas y songer, convaincu d’avoir pris la bonne décision, quand bien même la soirée s’est dégradée en un battement d’aile. Ces présentations entre deux personnes qui ne se supporteront pas sur le long terme auraient pu attendre un autre jour et peut-être qu’elles se seraient bien mieux déroulées. Seulement, il ne se voyait pas la cacher dans un coin, en attendant qu’ils disparaissent, surtout avec Cesare qui les a rejoints dans l’entrée afin de le rappeler à l’ordre, comme si ça allait avoir plus d’impact.

Lâchant un soupir en la voyant boire, Demetrio passe sa main sur sa nuque qu’il gratte, penche sa tête en arrière et las, fait trop pas dans la pièce avant de se tourner vers elle. « Vous êtes extrême. » C’est tout ou rien chez elle. Il la soupçonne de parler sous le coup de la colère, de laisser sa rancune prendre le dessus, mais il note néanmoins une chose qui lui fait plisser les yeux : elle l’apprécie, plus que de raison et elle ne devrait pas… Il n’arrive pas à la reprendre, ignore comment réagir, d’autant que lui aussi, tient à elle. « Autant être honnête avec vous : j’aimerais éviter. Mais nous ne sommes à l’abri de rien. Je ne peux pas vous promettre que vous ne vous retrouverez plus dans la même pièce. » Si tel est le cas, alors il avisera, fera en fonction et réagira sans doute bien plus vite, quitte à couper une interaction entre eux. Il comprend que ça puisse la déranger, la mettre dans un état pareil. Ca le place dans une position délicate, puisque c’est un homme qu’il voit constamment, qui a de l’importance à ses yeux et elle… Elle est en train de se creuser un trou dans sa tête, duquel elle compte hiberner. « Pour le moment, vous êtes là. » Réponse sèche. Il apprécie moyennement qu’elle lui rappelle sa sentence, ou alors cette fin de contrat. Qu’importe. La première option créée une boule au creux de son estomac, quant à la deuxième, elle est encore bien loin : deux mois, encore, c’est court, mais c’est long à la fois. Et alors qu’elle s’excuse, le calme s’impose à lui aussitôt. Avec douceur, il pose sa main sur la sienne, l’autre sur sa taille et se rapproche d’un pas. « Vous auriez dû attendre. La prochaine fois, attendez que je vous en dise plus. Les lapins, ce n’est pas mon fort. » susurre-t-il, en déposant un baiser sur sa tempe. « Il n’a pas été correct, je le regrette. » assume-t-il pour son père qui ne le fera jamais. Il est comme ça, à dire ce qu’il pense, même si ce n’est pas plaisant. Il est dur et c’est probablement de lui qu’il tient son caractère. Cesare l’a éduqué de sorte à ce que plus tard, il devienne aussi fort que lui et c’est ce qu’il s’efforce de faire, principalement pour lui, mais c’est chose difficile. Ses failles sont bien présentes, plus ouvertes que jamais. « Votre couleur, vos origines… Ca n’a jamais été un souci. » Pour lui. Il ne la regarde jamais avec horreur, plutôt avec envie, désir. « Vous êtes agaçante, c’est vrai. » Loin de lui l’idée de vouloir l’enfoncer, au contraire. « Vous me poussez à bout et vous ne savez pas toujours vous tenir… » Comme ce soir, alors qu’il lui avait fait promettre de ne pas provoquer un scandale. « Mais à aucun moment, vous m’entendez, aucun, je me suis pensé supérieur à vous, de quelque façon que ce soit. » Surtout pas pour la pâleur de son visage. Avec le bout de son nez, il caresse sa joue, puis murmure au creux de son oreille : « Vous êtes très attirante. Bien plus que toutes ces femmes à la peau neige que j’ai pu rencontrer jusque-là. » Peut-être bien parce qu’elle a ce qu’il faut au cœur pour le faire chavirer, en plus de son apparence physique. Ses doigts se perdent dans sa chevelure, puis s’appuient sur sa nuque pour la rapprocher de lui. Ses lèvres cherchent les siennes et avec envie, Demetrio lui vole un baiser. « Restez avec moi cette nuit. » C’est comme une faveur. Un besoin qu’il ressent.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Mer 25 Juil - 12:42 )
Tête droite come un i, portée par une fierté et un orgueil surplombés d’un culot. C’est s’en prendre à la mauvaise personne, assurément. C’est injuste, oui, sans le moindre doute. Aussi injuste que les mots qu’on lui a gratifiés ce soir. S’emporter contre le monde entier, c’est tout ce qu’elle a à cet instant présent. Se défouler peut-être d’une certaine manière car Magda n’assume pas son silence, son incapacité à s’être défendue ce soir. « Vous étiez au courant qu’il était raciste, non ? Ce que j’insinue, c’est peut-être que ma couleur de peau a influencé votre choix de me choisir comme fausse partenaire, non ? Si l’intention était d'enquiquiner votre père, c’est une réussite » Parce que la colère l’enrôle, parce qu’elle ne voit pas clair dans ce bordel. De la rancœur face à des ressentis jamais vraiment vécus jusqu’à aujourd’hui mais une rancœur dirigée vers la mauvaise personne. Face à sa question, la brune pourrait faire preuve de mauvaise foi, pourrait affirmer l’absurde qui est tout sauf la vérité. Sa tête se secoue, déviant son regard vers un lointain où Demetrio ne s’y trouve pas, incapable d’affirmer l’insensé à haute voix par simple entêtement. Elle le sait qu’il n’est pas raciste comme son père : elle l’aurait senti, entendu, vu, elle en est certaine. « Non. Enfin, si. Vous m’avez déjà manqué de respect … mais pas sur ce sujet » Avoue-t-elle comme forcée par une force invisible à cracher cet aveu.  « Je sais » Souffle presque inaudible, son ton perdant de sa superbe. « Je suis bien placée pour le savoir, oui mais si je devais rester enfermée chez moi dès la tombée de la nuit de peur de finir comme ma sœur, je ne vivrais plus » Déjà qu’elle ne vivait pas grandement, boycottée dans une zone de confort très étroite mais la brune se permettait des sorties nocturnes, s’interdisait d’être terrorisée par un taré encore en liberté. Ca serait lui donner une victoire de plus, lui offrir un trophée. Bien entendu, Magda avait toujours une petite peur quelque part, farouche, viscérale mais elle la domptait du mieux qu’elle pouvait, se voulant courageuse. Comme deux lions en cage, chacun fait quelque pas de son côté comme pour se calmer les nerfs, ronger son frein aussi quelque part sûrement. Extrême, oui, effectivement Magda l’est. Pas de nuance de gris. C’est soit noir, soit blanc. Vision bien tranchée et aiguisée mais surtout guidée par la rancœur et la colère. Une grimace de dégoût s’affiche sans aucune pudeur sur son visage, mimique belle et bien causée par l’idée de se retrouver dans la même pièce que cet horrible homme une fois à nouveau. Et bien entendu, elle recevra sûrement l’ordre de se taire, de ne pas faire de vague et rien que ça, ça l’agace déjà d’avance. Bien qu’au vu du passé, l’entêtée ne semble pas souvent encline à écouter les ordres de son partenaire. « Et moi, je ne peux pas vous promettre que ca se passera bien » Car, à s’en mettre la main à couper, ça ne peut que mal se finir. L’incident est beaucoup trop frais, les mots encore trop douloureux pour lui insuffler l’envie d’être la plus intelligente en ignorant Cesare ou bien en faisant des efforts pour que ça se passe au mieux, surtout pour Demetrio. Mais pour l’instant, son père n’est plus dans les parages. Demetrio est là, elle aussi et c’est à ce maintenant qu’elle s’accroche Magda, fermant l’œil sur un passé de quelque minutes et se détournant d’un futur où son absence brillera. La main de Demetrio qui se pose sur la sienne, l’autre sur sa taille l’aide à s’agripper à ce présent qu’elle désirait retrouver, tellement, quitte à venir là où elle n’était sûrement pas désirée. Prendre ce risque pour quelque heures, même moins en sa présence. Juste pour respirer mieux, vivre mieux. « Et moi, c’est la patience qui n’est pas mon fort » Attendre un signe de vie de lui avait été les deux semaines les plus éprouvantes, mettant à rude épreuve le peu de patience qu’elle peut avoir. Plusieurs fois elle avait faillit interrompre ce silence, ce jeûne qui la rendait encore plus désireuse de le voir, de sentir près d’elle. « Vous n’allez quand même pas prendre le blâme de ses injures sur vous ! Ne le faites pas. Arrêtez ca toute de suite » Le ton claque, ses yeux s’ouvrent brusquement, l’empêchant de se délecter de ses lèvres sur sa tempe comme elle le voudrait. Ca l’agace, ça l’énerve. La métisse ne veut pas qu’il assume pour un pauvre con, qu’il s’excuse pour un type qui ne le ferait pas. Magda ne le connait pas mais ça se sent ce genre d’aberration pareille sur deux pattes. Si le Clarizio senior a le don de la faire sortir de ses gonds, le Clarizio junior, lui, arrive à la calmer, à la ramener vers lui dans des eaux plus calmes. Une demi-lune se dessine sur ses lèvres face à sa façon de la rassurer, de la réconforter aussi peut-être quelque part en la mettant, non pas sur un piédestal ni plus bas que lui mais à son égale. « Je sais, Demetrio » Aveu qui vient confirmer ses dires, son corps se blottissant contre le sien, reprenant une place qui semble être taillée sur mesure pour elle. Du moins, pendant trois mois. Ses yeux se plissent dans un sourire qui conquiert son visage, né de ce compliment qu’il lui offre. Un des plus beaux compliments qu’il puisse lui faire même si ses incertitudes l’empêchent d’y croire solidement, de se sentir aussi attirante qu'il semble la percevoir mais elle savoure l’idée de lui plaire. Sa peau frisonne à son contact, retrouvant la sensation agréable de ses doigts se perdant dans sa crinière. Son cœur s’emballe, se remémore une musique rythmée et se plaît à la jouer pendant que leurs lèvres se retrouvent. Fusée élancée vers les étoiles, son cœur bat plus vite, son souffle plus saccadé et la vie prend une toute autre vitesse. Rapide, folle. C'est respirer mieux. Vivre mieux. Ca lui avait manqué. Tellement manqué. « Ce compliment, ce baiser … C’est votre façon de me convaincre de rester ? »  Un sourire amusé s’esquisse contre ses lèvres, incapable de se défaire de lui. « Je ne sais pas trop si ça fonctionne » Se mordillant la lèvre inférieure, ses bras s’enroulent autour de sa nuque un air espiègle sur le visage. « J’hésite … J’hésite » Mensonge quand Magda est déjà convaincue, n’a pas besoin de plus pour rester cette nuit avec lui. La brune n’avait d’ailleurs pas envie de s’en aller, de rentrer chez elle alors ça l’arrange. Parce qu’il lui avait trop manqué, horriblement et ce besoin de le voir, de le sentir prend plus de place à chaque fois. Une caresse en appelle toujours une autre, c’est sans fin et peut-être que, oui, quelque part, la brune aimerait que tout cela soit sans fin. Parce qu'en présence de Demetrio, la vie semble moins lourde. Plus agréable.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Jeu 26 Juil - 3:30 )
Son racisme n’est pas une nouveauté, mais de là à insinuer que son choix n’a pas été fait par hasard... Aux yeux de Demetrio, ça relève de l’absurde. Le fait est qu’il n’y a pas songé une seule fois, puisque son objectif n’est pas de faire enrager son père. Au contraire, s’il pouvait éviter, ça l’arrangerait. Son estime le concernant est beaucoup trop grande pour qu’il prenne le risque de le décevoir. Pourtant, il sent qu’aujourd’hui, ses décisions ne lui conviennent pas, aussi bien pour ses relations que sur ce fameux projet qui tombe à l’eau. Sa mâchoire se crispe, alors qu’il décide de ne donner aucune réponse pour le moment, laissant redescendre la colère qui s’empare doucement de lui, mais qui disparait aussitôt qu’elle lui rappelle son manque de respect. Pas sur sa couleur de peau, mais sur autre chose. Il faut dire qu’il n’a pas été très tendre, que leur première entrevue s’est très mal déroulée. Ses mots étaient injustes, un peu trop durs et ça aurait pu continuer ainsi longtemps, s’il n’y avait pas eu ce premier rapprochement entre eux, suite à une soirée catastrophique. Les tomates reçues l’ont blessée, mais à bien y penser, c’est suite à cet événement que la carapace de sa partenaire a commencé à se fissurer. C’est aussi suite à ça qu’il lui a proposé de venir avec lui à Gênes. Il pensait que ça lui permettrait de souffler, que s’éloigner de Naples lui ferait du bien. Peut-être ne lui aurait-il pas proposé sans cette épreuve, il l’ignore. « Je me sens responsable de vous ce soir et tant que vous me rendez visite en pleine nuit, comme vous venez de le faire, ne vous attendez pas à pouvoir franchir le seuil de cette porte toute seule. » Il ne la laissera pas faire. Même s’il essayait de prendre sur lui pour la laisser agir comme bon lui semble, ça lui serait impossible. Comme il vient de lui notifier, Demetrio se sent responsable d’elle et de ce qui pourrait lui arriver. Ce n’est pas une prison dorée dans laquelle il l’enferme, mais presque et c’est cohérent avec sa personnalité. Lui qui s’empêche de vivre à fond sa vie, à cause de ses craintes, mais qui la vit pourtant au jour le jour, ne laissant pas les projets s’installer. L’homme lâche un soupir, sans rien ajouter sur les possibles moments où Cesare et elle se retrouveront dans la même pièce. Avant ce soir, il a réussi à l’éviter, alors il tentera de faire au mieux pour qu’une altercation ne se reproduise plus, n’ayant pas la moindre envie que ça se passe mal, ou de devoir faire ce choix qu’il se refuse à faire. « J’ai cru comprendre, oui. » Mais il ne peut lui en vouloir pour son impatience ; après tout, il l’a tout de même fait poireauter trente minutes, peut-être plus. Il n’en sait rien, n’ayant pas la notion du temps, mais il a conscience de l’avoir prévenu tardivement que leur rendez-vous tombait à l’eau. Finalement, c’est avec elle qu’il se trouve et même s’il désapprouve cette sortie nocturne, sans personne pour l’accompagner, il doit bien admettre qu’il est ravi de la retrouver. « Venez-vous vraiment de me donner un ordre ? » Et il ne supporte pas ça, en temps normal, étant celui qui domine. Magda a un fort caractère, ne se laisse pas marcher sur les pieds, ose des choses avec lui que personne n’oserait faire, comme le défendre face à un homme qui a un grand pouvoir sur lui. « Non. » murmure-t-il, en effleurant de nouveau ses lèvres. « Ca, c’est parce que j’en ai envie. Je ne pensais pas avoir besoin de ça pour vous convaincre. » ajoute-t-il, un brin amusé, les yeux rieurs. Il appuie son index sur cette lèvre qu’elle mord, avant de l’envelopper de ses bras. « Vous n’allez pas hésiter très longtemps. Et de toute façon, ce n’est pas une proposition. Je ne vous laisse pas le choix. » Demetrio a décidé qu’elle resterait avec lui, parce qu’il sent dans sa posture, dans ses gestes envers lui qu’elle n’a pas du tout envie de s’éloigner. « Attendez-moi ici, je reviens. » Sans lui laisser le temps de répondre, il la délaisse dans le salon pour s’engouffrer dans sa chambre. Là, il récupère un sac où il place une chemise assez large pour elle et des vêtements de rechange pour lui. Dans la salle de bain, il récupère quelques accessoires, ses boîtes de médicaments et retourne ensuite dans le séjour où il la retrouve. « Juste, avant que nous sortions… J’aimerais mettre au clair un sujet. » Ca lui tient à cœur, même s’il n’aime pas se justifier, surtout sur ce sujet. « Je ne vous ai pas choisi pour embêter mon père. Je n’ai aucun intérêt à le faire. J’aurais même apprécié que le courant passe bien. Ce stratagème est pour faire taire des rumeurs déplacées me concernant. » Pas plus, pas moins. Ca l’atteint assez pour qu’il ait eu besoin de mentir au monde entier. Avoir recours à une fausse compagne, ce n’est pas anodin. « Vous étiez là. J’ai saisi l’occasion. » Ca aurait pu être Blanche-Neige que c’était du pareil au même, mais c’était elle, une jeune femme à la peau basanée. Demetrio ne s’attendait juste pas à ce que ça prenne ce chemin. « Je vous ai utilisée pour mon image, pas pour faire criser un homme que j’estime énormément. » Demetrio la contourne, de sorte à se retrouver derrière elle, puis souffle sur son cou. « Voulez-vous bien me faire le plaisir de me suivre, à présent ? »


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Ven 27 Juil - 12:49 )
Ses yeux se plissent légèrement face aux mots du brun. Entre appréciation et rejet. En soi, c’est une façon détournée de démontrer ce qu’il lui a dit plus tôt : qu’il tient à elle. Qu’il prend à cœur ce qui pourrait lui arriver. Magda pourrait juste se montrer touchée, apprécier de compter quelque part pour celui qui prend de plus en plus de place dans sa vie, dans ses pensées. Elle pourrait oui mais Magda est une femme aussi compliquée qu’indépendante, habituée depuis trop d’années à s’occuper d’elle toute seule pour laisser son rôle à quelqu’un d’autre aussi facilement. Sourcils légèrement froncés, un soupir s’extirpe de sa cage thoracique à défaut d’argument pour lui faire changer d’avis, ça serait un dialogue de sourd. « Tant que c’est uniquement pour ce soir … Mais ne croyez pas que vous pourrez me garder sagement dans un endroit juste pour votre bon vouloir quand ça vous chante » Bien que l’idée ne soit pas réellement repoussante en soi, être enfermée avec lui en toute présence n’est pas une idée déplaisante et pourrait lui plaire s’il n’y avait cette notion d’ordre, d’obligation qu’il lui impose. La brune préfère être maîtresse de ses décisions et choix, disposer de sa vie et de sa liberté comme elle l’entend, même pour un truc aussi simple que sortir là, de suite, et rentrer chez elle. Si cette forte attirance pour Demetrio n’était pas là comme ce besoin d’être avec lui, c’est sûrement ce qu’elle ferait : prendre la tangente pour le défier et lui rappeler que ce n’est qu’elle qui peut s’imposer quoique ce soit. Il semblerait que ce ne soit pas des ordres autoritaires ni un contrat qui arrivent à faire plier l’échine à la métisse mais bel et bien des émotions qui la dépassent. Des émotions qu’il est le seul à savoir lui insuffler depuis leur séjour à Gênes et c’est sûrement comme ça qu’il parvient à la tenir sans que sa fierté et son orgueil la poussent à lui échapper. Un sourire vient étirer ses lèvres quand il tique sur l’ordre donné. Oui, c’était bel et bien une sommation qu’elle venait de lui balancer et elle n’hésiterait pas à le refaire, ce qu’elle ne manque pas de lui dire : « Oui et je le recommencerai s’il le faut. Vous pensiez avoir le monopole des ordres, peut-être ? » Parce qu’elle aussi a un caractère bien trempée. Parce qu’elle ne se laisse pas faire, surtout quand elle estime avoir raison et c’est le cas présentement. Elle avait eu raison de prendre sa défense et de l’arrêter dans des excuses qui ne devaient en aucune façon venir de lui. Malgré son petit discours de tout à l’heure affirmant que ce sera la première et la dernière fois qu’elle se mêlera de ses affaires, Magda le sait très bien : elle n’hésitera pas à recommencer et à s’en prendre à son père s’il le faut. Son père ou toute autre personne qui s’en prendrait à Demetrio devant elle parce qu'il comptait pour elle. Une moue s’installe sur ses traits, juste pour camoufler le sourire amusé qui s’agrippe à ses lippes : effectivement, il n’en a pas besoin pour la convaincre, elle l’est déjà. Elle l’est depuis Gênes. Dans ses bras, Magda enfonce son visage dans le creux de sa nuque quand ses mots contredisent complètement son langage corporel. « Ah bon ? Vous en êtes sûr ? Le choix, je l’ai toujours, Monsieur Clarizio » Que des paroles et des paroles juste pour ne pas perdre la face, avouer le faite qu’elle devient peu à peu accro, même si elle n’en prend pas conscience ou ne le veut pas, pour le moment. Sans que la métisse aie le temps de le retenir, Demetrio s’éclipse et la laisse en plan. Quelque minutes tout au plus à tout casser mais des minutes bien trop longues pour la jeune femme qui s’impatiente déjà dans le salon. A son retour, ses yeux se posent sur le sac qu’il tient dans sa main, soulevant des interrogations qu’elle n’a pas le temps de lui poser, se justifiant sur les raisons de l’avoir choisi, elle. Décidément, il ne lui laissait le temps de rien et lui coupait l’herbe sous le pied ce soir. « Merci pour cet éclaircissement. Ca me fait bien évidement bien plus plaisir d’être u-ti-li-sée pour votre image que pour agacer votre père » Amertume dans le fond de la gorge quand le sarcasme s’empare de son ton. Utilisée. Le mot sur lequel elle tique et qui la rend amère. Ca l’agace quelque part d’être qu’une occasion à saisir mais c’est ce qu’elle est par ce contrat qui les lie et qui la sert aussi. Ce n’est que la vérité, appelons un chat un chat mais ça l’attriste au fond d’elle, remet en doute ce qu’elle pensait avoir senti entre eux : un lien, une connexion. Magda perd de sa superbe, son manque de confiance l’enrôlant complètement en lui collant une étiquette sur le front : objet utile. A jeter dans trois mois. Ses yeux se ferment quand son souffle épouse sa nuque, sentant sa présence dans son dos, se perdant entre l’envie de courir loin d’ici et de rester. Un choix s’impose autant qu’une réponse puisque cette fois-ci, il n’ordonne pas mais demande. Un silence s’installe, ses pensées fusant de toute part, les choix se posant dans sa tête. Partir et se recycler maintenant ou profiter de ce qu’elle peut en occultant la donnée d’être utilisée. Son pouce se coince entre ses dents, sa tête lui disant un ordre et son cœur un autre. Demain, y’en aura pas éternellement que lui dit son cœur. Profitons, profitons. Si on se retrouve blessé, on pansera nos plaies quand nous serons dans le noir. Rentrons ! Ca n’a ni queue ni tête ! C’est du n’importe quoi argumente sa tête. Et c’est vrai, tout ça c’est n’importe quoi. Insaisissable. Irréfléchi. Fou mais aussi vivifiant et c’est sûrement pour cela qu’elle tranche Magda, choisissant son camps. « Oui » Ses yeux se ré-ouvrent, sa tête se détourne pour se poser sur son épaule afin de l’avoir en ligne de mire. « Et pour aller où ? Y’a quoi dans votre sac ? » Du mystère qu’elle tente d’éclaircir pour se préparer à ce qui l’attend. Capter un peu de contrôle quand Demetrio semble l’avoir sur leur soirée et sur elle. « Vous allez pas me laisser dans l’ignorance » Parce que les surprises, c’est pas son fort car elle n’y a aucun contrôle. Puis peut-être aussi parce qu’elle en a pas souvent eu des surprises, des mauvaises oui. Trop.


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