Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 935 - Points : 3206

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Sam 28 Juil 2018 - 16:20 )
« Dans ce cas, ne me défiez pas. » Ce n’est pas une faveur, c’est une recommandation. Le provoquer a l’air d’être exaltant, plus agréable que d’aller dans son sens, mais si elle préfère agir de manière déplaisante, alors qu’elle ne s’attende pas à retrouver la porte ouverte, plutôt verrouillée à double tour jusqu’à l’aube afin qu’elle sorte en toute sécurité. Il est vrai que personne n’est à l’abri de rien, qu’au coin de la rue, un piéton peut se faire renverser par une voiture, ou avoir un malaise. Qu’un conducteur, suite à une distraction et une minute d’attention, peut être heurté par un chauffard. La vie ne tient parfois qu’à un fil, qu’elle peut leur échapper des doigts à cause d’événements extérieurs, hors de contrôle, Demetrio en est conscient. Mais là, il peut garder les choses en main et souhaiterait qu’elle comprenne que son genre n’est pas de se laisser marcher sur les pieds, qu’il est apte à lui tenir tête sans aucune difficulté. C’est d’ailleurs ce qui le pousse à acquiescer de la tête, confirmant que le monopole des ordres lui appartient et que s’il lui laisse avoir raison aujourd’hui, ce ne sera pas forcément le cas demain.

Le terme employé n’est sans doute pas le meilleur, pourtant, c’est dont il était question ; l’utiliser pour son image et à travers ce contrat, il ne l’a pas laissée dans l’ignorance, ne lui a jamais menti, s’est efforcé d’être honnête et c’est ce qu’il a encore tenté de faire en lui informant de ce détail qui a son importance pour lui : son père est une personne qui compte énormément dans son cœur et son désir n’est pas de le décevoir. Ce n’est pas lui qui a motivé leur collaboration, mais bien les « on dit ». Demetrio ne cache pas son mécontentement suite à cette réflexion en soupirant et lui lançant un regard noir, avant de se reprendre, se placer derrière elle. « Très bien. » dit-il, en la contournant une nouvelle fois. Il saisit sa main, l’attire vers l’entrée. « Je vous l’aurais bien dit, mais étant donné que vous avez ronchonné il y a quelques minutes pour une raison qui n’en est pas une, je ne vous ferai pas ce plaisir. » Ses doigts se resserrent autour des siens, puis il l’en libère, ouvrant la porte et refermant derrière eux. « Nous avons un contrat, je vous le rappelle. Vous l’avez signé, avez annoté vos clauses. En clair : toute cette mascarade ne vous a jamais été cachée. » Il trouve donc ça malvenu qu’elle prenne la mouche, alors qu’il n’a jamais été question de la poignarder dans le dos. Ce qui change la donne de sa perception des choses, c’est probablement ce qui se passe entre eux, mais à quoi bon se mentir sur l’objet de leur relation ? « Qui plus est, vous m’utilisez également pour l’aspect financier de votre entreprise, devrais-je vous le rappeler, ça aussi ? Ou ça revient tout seul ? » dit-il, en ramassant ses clés dans sa poche, puis en plaçant sa main sur le bas de son dos, l’encourageant à se diriger vers son véhicule. Demetrio lâche son sac sur la banquette arrière et lui ouvre la portière. « Qu’est-ce qui vous dérange dans tout ça ? Que nous collaborions ensemble pour deux choses qui nous tiennent à cœur, ou que ce soit pour les apparences ? » Que leur couple soit faux, que leur attachement, leur fusion en public soit juste là pour faire joli, que ce ne soit pas réel. La main appuyée contre la portière, il tend le bras vers Magda et l’attire contre lui. « Ce qui se passe dans notre intimité est réel. Je ne joue pas avec vous, je me montre honnête et sincère. » Tout ce qu’il lui dit, il le pense, même s’il ne devrait pas, même si ce serait plus judicieux de prendre de la distance, de ne plus la voir en privé, mais il était convenu avec elle qu’ils se voient de temps en temps et il ne se voit pas mettre à tout ça. Pas parce qu’il manquerait à sa parole, mais parce qu’il en ressent également le besoin. C’est plus fort que lui, il est attiré comme un aimant au métal. Demetrio s’investit sans doute plus qu’il ne le faudrait, mais tant qu’il n’en parle pas, qu’il ne pose pas des mots sur ses agissements, il arrive encore à trouver ça gérable. C’est mieux de ne rien assumer à haute voix. « Mais n’oubliez pas la base de notre lien. Il n’est pas honteux. Si ça venait à se savoir, très certainement le serait-il pour autrui, mais regardez tout de même où cette utilisation de nous, mène. » En soi, c’est moche de se côtoyer par intérêt, mais il n’y a pas que ça. « Vous savez que ça va au-delà. » Il y a cet attachement naissant, également le fait qu’ils se comprennent, qu’ils partagent des choses incroyables. « Je suis en train de vous offrir le monde, Magda. » Littéralement. Il en meurt d’envie, pour lui montrer tout ce qu’elle rate, lui prouver que la vie ne s’arrête pas à des coups durs.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Multi-comptes : Rowtag ; Enoch ; Cisco
Messages : 371 - Points : 1383

Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Dim 29 Juil 2018 - 13:35 )
Ne pas le défier … Mais c’est ce que Magda fait depuis leur rencontre. Le provoquer, lui tenir tête et désobéir à ses ordres, parfois pas volontairement. Juste poussée par cette impulsivité qui la domine et la pousse à la faute bien trop souvent. Pas assez sûrement car la jeune femme n’a toujours pas appris à se dompter, à comprimer cet écart de sa personnalité qui la perdra un jour. Mais peut-être ne sera-t-elle plus là pour assister à ce jour. Tant mieux dans un sens, non ? Mais pour l’instant, du temps, elle en a. Pour faire des erreurs sûrement encore, comme ce soir. Comme sa présence ici, en plein milieu de la nuit. Soudainement docile, Magda se laisse entraînée dans le sillon de Demetrio, une moue se façonnant sur ses lèvres. « C’est petit » Juste parce qu’elle a râlé un peu, le voilà qui le lui faisait payer en faisant de la rétention d’information. Une fois à l’extérieur, Demetrio s’attaque à un sujet sur lequel elle n’a pas envie de s’attarder, a plutôt envie de l’évincer et regrette d’avoir émis une remarque qui a mis le feu aux poudres. « Je sais, je sais, je sais ! » Se contente-t-elle de répéter, un léger agacement dans les syllabes. Bien entendu que c’est stupide de mal prendre le faite d’être utilisée. Comme il le lui rappelle bien, elle aussi y trouve son compte, elle aussi m'utilise dans cette collaboration même si ce n’est plus la motivation première de passer du temps avec Demetrio, de se montrer en sa présence. La vérité, c’est que désormais, Magda ne s’y sent plus obligée, elle y a pris goût. Et parce que c’est devenu personnel, peut-être, oui, aurait-elle préféré que cela naisse d’une autre façon. Peut-être d’une façon plus authentique ? Ou normal ? Mais à bien y voir clair, ça ne se serait sûrement pas passé comme cela en temps normal. Que si la situation a pris une telle tournure, c’était parce qu’elle était bien et bel obligée de passer du temps avec lui, emprisonnée par ce contrat et la nécessité de redresser sa société. Dans une rencontre normale et banale, le courant ne serait pas passé et dès les premières minutes d’un rendez-vous bancal, la situation aurait dégénérée les connaissant et surtout la connaissant. Silencieuse soudainement, Magda le laisse l’entraîner vers la voiture, ne répondant à aucune interrogation qu’il lui pose. C’est à son sens des questions rhétoriques. Les réponses, ils les savent déjà alors pourquoi se fatiguer à répondre ? Plus que cela, la brune ne veut pas avouer à haute voix qu’elle aurait sûrement aimé que ça se passe autrement. Qu’elle trouve les circonstances de départ d’un lien auquel elle tient, tristes. Sur la portière qu’il lui ouvre, sa main s’y dépose comme pour s’empêcher d’entrer dans la voiture, bloquer un élan qu’il attend sûrement d’elle. « Rien ne me dérange. Tout va bien. On peut passer à autre chose ? » Magda se renferme comme une huître et choisit de faire l’autruche pour éviter de mettre sur la table ses doutes et sa vision biaisée par des incertitudes et un manque de confiance pas assumé. Ni d’avouer, que bêtement, comme un caprice, elle souhaite juste qu’il la choisisse. Pas parce qu’elle est une bonne occasion à saisir sur le moment mais juste pour elle, comme ça. Les choses sont faites autrement et rien ne peut changer leur origine.  Sa main l’attrape et la force à lâcher sa portière pour se retrouver contre lui, son corps n’emettant aucune objection. Ses dents viennent mordiller sa langue alors que sa tête se hoche comme s’il venait de lui énoncer une banalité que tout le monde sait. Sauf qu’il en est autre. Que ce sont les mots exactes dont elle avait sûrement besoin pour se rassurer et il les lui offre comme s’il savait, pouvait entendre ce qui peut lui faire du bien. C’est là ce qui est aussi effrayant qu’agréable dans leur relation, Demetrio avait toujours le mot juste ou le geste exact qui l’aidait à se sentir mieux, à s’apaiser. Une preuve tangible en plus de ses mots qui lui confirme bien la véracité de ce lien indescriptible qui se noue entre eux. Ses mains se posent sur son torse, abdiquant dans son sens à lui. « C’est vrai … Vous n’avez pas tort » Leur lien a peut-être commencé par des intérêts propres à chacun mais il n’en est pas honteux pour autant, ne perd pas en authenticité, est bien réel. Ca va au-delà de tout cela comme il l’affirme, noue deux mondes qui n’avaient, à première impression, aucun point commun quand tout les relient aujourd’hui. Son cœur s’embrouille, part en accélération à cette simple phrase qui la surprend, ne s’y attendant tout bonnement pas. La surprise fait redresser sa tête brusquement vers la sienne, plongeant son regard dans ses yeux océans où elle s’y noie. Jamais personne ne lui avait dit ce genre de chose, ni n’avait eu l’envie de le faire : lui offrir le monde. Pas même elle… Même pas elle. Demetrio l’estomaque, trouve encore un point où la toucher. La brune ne sait pas comment réagir ni quoi dire. Tout lui semble fade pour lui répondre, exprimer cette reconnaissance qui monte en elle. Alors peut-être que ces gestes parleront mieux que tous les mots qu’elle pourrait lui dire : sa main se lève pour se poser sur son front, pour se perdre dans sa chevelure avant de finir son chemin sur sa joue. Simple caresse mais qui traduit sans mots la tendresse qu’elle éprouve pour lui à cet instant même. « Je ne sais pas quoi dire à part … Merci. Je … Je ne pensais pas, qu’un jour, quelqu’un puisse avoir envie de le faire. Pour moi, ça n’arrivait qu’aux autres filles » Des filles comme sa sœur. Celle qui ont tout pour elle au point d’avoir envie de leur offrir le monde voir l’univers entier. « Je n’ai, moi, que le mien de monde à vous offrir » Ce n’est pas le monde entier, ni l’univers juste une infirme partie d’elle où elle l’a laissé entrer. Le laissant percevoir et entendre des mots qu’elle garde pour elle, ne les partageant pas : son plan de  se laisser mourir, sa vision de la vie puis de la mort, ses cicatrices, ses 10 souhaits. Ca pourrait paraître peu mais pour Magda, c’est beaucoup. Énorme. Elle avait laissé Demetrio entrer dans ce monde et dans ce dernier, il prenait de plus en plus de place sans arriver à y faire quoique ce soit. « Ce n'est peut-être pas grand chose mais c'est quelque chose que je ne fais pas, en temps normal. Pas avec n'importe qui » Aveu détourné où Magda lui laisse entendre qu'il n'est pas n'importe qui. Qu'il est quelqu'un qui compte, désormais. Il n'est pas rien, peut-être un tout éphémère auquel elle s'accroche jusqu'à que chacun reprenne sa route.


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 935 - Points : 3206

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Lun 30 Juil 2018 - 2:53 )
Sentant sa main sur son visage, ses yeux se ferment aussitôt, profitant de ses gestes de tendresse, se focalisant sur la douceur et délicatesse qu’elle lui offre. Des sensations agréables, le contraire de cette foudre qui empirait au fur et à mesure qu’il la voyait ronchonner. En sa compagnie, il passe d’une émotion à une autre en un claquement de doigts. C’est à chaque fois plus de surprise. Impossible de savoir à quoi s’attendre, puisqu’un seul mot, un seul sujet, peut bouleverser ses plans. Là, en l’occurrence, c’était une visite et un terme employé déplaisant. Néanmoins, il arrive à rattraper le coup en s’efforçant de communiquer afin de ne pas rester sur un malentendu, comme il a déjà été le cas auparavant. « Je ne vous ai pas dit ça pour avoir des remerciements. » C’était sincère. S’il se plie en quatre pour réaliser chacun de ses souhaits, c’est parce qu’il le désire également et peut-être qu’il espère qu’elle change d’avis, sans clairement le lui dire. Est-ce là un manque de respect envers ses décisions qu’il peine à accepter ? Lui, il voit ça comme une façon de lui ouvrir les yeux sur un monde qu’elle ne côtoie pas. Un monde rempli de merveilles qu’elle ignore, qui lui sont cachées, pas seulement par manque de moyens, mais parce qu’elle ne prend tout simplement pas le temps. « Pourquoi pas vous ? » demande-t-il, en rouvrant les yeux, les plantant dans les siens. Elle le mérite, plus que d’autres personnes qui vivent des choses fantastiques et qui ne le méritent pas. Il pense notamment à tous ces hommes de pouvoir, qui ne font pas le bien autour d’eux, profitant de leur notoriété pour obtenir tout ce qu’ils désirent et tant pis si c’est malsain. « Il est très grand, votre monde. Vous n’y êtes pas obligée. » Il lui est personnel et à travers cette déclaration, elle lui ouvre les portes d’un univers qu’il connait à peine, mais qu’il désire apprendre. Elle a tant de choses à offrir, sans même s’en rendre compte. Demetrio se sent touché, notamment par ce qu’elle avance. « Dois-je comprendre que je ne suis pas n’importe qui ? » Il le sait, il le sent. Tout ce qu’elle a dit allait dans ce sens, mais il aimerait pouvoir l’entendre. Et c’est mal. Il devrait ne pas s’autoriser à quémander plus de précisions, mais il abandonne sa raison un instant. Elle non plus, n’est pas n’importe qui. Il s’est terriblement attaché à elle. Tendrement, il embrasse sa tempe et d’un signe de la tête, lui désigne l’intérieur de la voiture.

Très vite, il fait le tour du véhicule et prend place sur le siège conducteur, démarrant aussitôt. Un fin sourire se loge sur son visage, tandis qu’il observe la route. Un trajet pas si long, qui dure seulement cinq minutes et qui les mène sur le port. Après s’être garé sur sa place de parking, Demetrio tend le bras à l’arrière, récupère son sac, puis sort et rejoint la portière de sa partenaire pour la lui ouvrir. Il saisit sa main, l’invite à le suivre, passant son bras autour de sa taille. « Je vous ai pris une chemise pour la nuit. Même s’il est très fort possible que je vous libère de quelques boutons. » Pour toucher sa peau, avoir un contact direct. Les nuits sans elle sont longues, plus pénibles, même s’il peine à l’assumer, essayant de se persuader que c’est comme d’habitude, qu’il a tout simplement besoin d’une présence pour s’endormir convenablement. « Je vous laisse choisir votre destination, mademoiselle Saddler. Capri, Ischia, Sorrente, Salerne. Que nous commencions en douceur votre apprentissage en pleine mer. » Il a bien retenu son vœu de passer son permis bateau et lui étant très à l’aise, connaissant les bateaux comme sa poche, il compte bien l’y aider et la mettre en avant. « J’ai bon espoir que l’on ne s’écrase pas sur un rocher. Nous savons vous et moi que les femmes au volant sont dangereuses, alors je n’ose imaginer ce que ça peut être aux commandes d’un bateau. » dit-il, avec une once d’humour, tandis qu’il s’avance sur le pont. Camillo et Alberto les verraient tous les deux ensemble qu’ils seraient ravis du retournement de situation. Non loin de son bateau, il s’arrête, puis plus sérieusement, lui murmure : « Peut-être qu’après votre formation, je vous laisserai me seconder pour un séjour en Croatie. » L’un de ses souhaits, de sa liste. Il l’a notée pour ne pas l’oublier, entreprend doucement de les réaliser, même s’il ne pourra tout faire. Il n’est pas apte à tout cocher, son chirurgien le lui a confirmé, mais si ce n’est quelques points, le reste est dans ses cordes. « Je crains que suite à tout ça, vous ne pouviez vous passer de moi. » C'est dit avec légèreté, pourtant, au-delà de la taquinerie, c'est bel et bien la réalité. Et quelque part en lui, il craint de ne plus pouvoir se passer d’elle non plus, mais encore une fois, Demetrio préfère taire ses appréhensions. « Je peux vous demander une faveur ? » Hésitation. Demetrio se mouille les lèvres, se les mord, puis se lance : « Faites-moi entrer dans votre monde, ce soir. » Ca peut être des confidences, ou autre chose, peu importe. Il souhaite qu’elle lui ouvre une porte.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Multi-comptes : Rowtag ; Enoch ; Cisco
Messages : 371 - Points : 1383

Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Mer 1 Aoû 2018 - 12:59 )
D’une respiration toujours saccadée, Magda se perd en contemplation sur ce visage dont elle a appris les contours, les traits par cœur à force d’y avoir laissé son regard, ses doigts le caresser. A l’intérieur d’elle, de son corps, c’est un été qui se réveille chassant peu à peu cet hiver éternel qui a toujours su refroidir la moindre étincelle d’émotion ou de sentiment. Raccourcir les étés, les tuer dans l’œuf pour se protéger. Mais ce soir, elle n’a plus besoin de ses mécanismes de défense, de protection, non ? Pas en sa compagnie, surtout pas celle là. La confiance s’installe dans cette douceur qui la réconforte, la fait se sentir en sécurité. Sa raison s’offusque, lui crie de se montrer raisonnable, qu’il faut toujours se protéger, monter un mur, même un demi par sécurité. Quand le cœur, lui, soupire. Pourquoi faire un mur ? Pourquoi se protéger de Demetrio ? Il ne lui fait pas de mal, il ne lui fait que du bien. Pour l’instant souffle sa raison, un murmure que Magda prend soin d’ignorer, de jeter dans des abysses sombres pour ne pas y revenir, pour ne pas le voir de face.  Alors son cœur surfe sur cette vague de reconnaissance qui inonde son être. Gratitude face à tout ce que cet homme lui offre sans jamais demander quoique ce soit en retour ou obtenir quoique ce soit d’elle. De toute façon, la jeune femme se le demande : que pourrait-elle lui offrir de toute façon ? Pas grand-chose, trois fois rien, se sentant comme un désert aride. Un sourire tendre se fusionne avec ses lèvres, ses mains toujours en contact de sa peau comme si le rompre le contact lui en couterait. « Et je vous en suis reconnaissante pour cela aussi » Alors s’il pouvait au moins accepter ses remerciements, sa reconnaissance pour se sentir moins mal à l’aise. Son sourire se charge d’une lourdeur, ses yeux, constellation se voile pendant un mince instant d’une nuage grisé. Pourquoi pas vous ? Une question qui reste sans réponse de sa part. Parce que c’est comme ça et puis c’est tout. Il y’a des gens à qui on a envie de tout offrir, de tout donner rien qu’à leur contact, rien qu’à leur aura mais elle n’en fait pas partie Magda. Ca se saurait sinon, elle aurait beaucoup plus reçue par le passé. « Vous avez dû le voir, Demetrio, je ne suis pas quelqu’un qui s’oblige à quoique ce soit, pour qui que ce soit » A aucun moment, elle ne s’était sentie obligée de lui ouvrir la porte de son monde, de le faire entrer dans des brèches où peu de gens ou pas du tout ne s’était aventuré. Ca s’était fait tout seul, parfois sans qu’elle y puisse faire quoique soit, comme quelque chose qui coulait de source, qui suivait un cours logique quand rien n’avait de censé entre eux. C’était plus fort qu’elle, peut-être plus fort qu’eux. Elle en a envie, se dévoiler à quelqu’un qui ne semble pas la juger, la mépriser et c’est aussi grisant qu’effrayant. Faire baisser les barrières, franchir des frontières imposées depuis des années et faire tomber les masques de froideur. N’être plus … qu’elle, avec toute ses imperfections. « C’est peut-être ce que j’essaie de dire entre les lignes. Vous êtes Demetrio, vous êtes comme vous êtes et ça me va parfaitement tel quel. » Une moue taquine s’installe sur ses traits alors qu’elle s’installe en voiture, déroulant ses doigts au fur et à mesure de ses mots « Enfin … sauf votre côté autoritaire, votre manie de vouloir avoir tout sous contrôle, etc... » Rajoute-elle, amusée rien que pour le titiller.

Intriguée, la brune suit la route, tente de deviner leur destination jusqu’à que la déduction ne lui laisse qu’un seul choix vu l’itinéraire : le port. La jeune femme ne peut s’empêcher de ressentir un enthousiasme rien qu’à l’idée de voir la mer, la lune s’y reflétant. C’est avec un engouement impossible à dissimuler qu’elle s’extirpe de la voiture, la main dans celle de l’homme qui semble savoir parfaitement comment lui faire plaisir. « Autant que je n’en porte pas, finalement, non ? » Le regard en biais, appuyant ses dires avec le petit sourire qui se niche au coin de ses lèvres et son corps effleurant le sien. « C’est pas vrai ?! » Un éclat brille dans ses yeux, comprenant enfin la raison de leur présence sur le port. Un sourire de gamine excitée à l’idée de choisir une destination et d’y voguer éclaire son visage, un sourire que même sa boutade n’arrive pas à effacer. « Pfff ! Vous dites n’importe quoi ! » Râle-t-elle mi figue mi raisin avant de lui tirer la langue spontanément, sans réfléchir. Un geste qu’elle ne ferait jamais en temps normal, sauf avec Stefan et Luciano avec qui elle n’a pas besoin d’accoler à son visage un masque de froideur. Un rire s’échappe de ses lèvres, non par moquerie mais juste une manifestation d’un plaisir déjà présent et qui se retrouve décuplé par la proposition qu’il lui fait. Exaltation de s’imaginer quitter Naples comme une certaine appréhension l’enrôle aussi : découvrir l’inconnu. « Vous comptez me laisser vous seconder pour aller en … Croatie ?!! C’est fou !! On pourra aller voir les lacs de Plitvice ? … Non ! En faite … Vous m’y emmenez pour ça, c’est ça ? Parce que c’est un de mes souhaits » Une main se pose sur son visage, vaine tentative pour se planquer. Cacher ce sourire qui s’étire jusqu’aux oreilles, cette joie qui lui tournerait presque la tête. Est-ce qu’il se rend compte de l’intensité qu’il arrive à insuffler à ses émotions ? A ses sentiments ? A ses battements de cœur qui deviennent de plus en plus fort ? « Qu’en savez-vous ? Si ça se trouve, c’est déjà le cas. Et si ça se trouve aussi, c’est vous qui pourriez plus vous passer de mes ronchonnements et moi » La phrase est lâchée en liberté comme cela,  légère, peut-être emprunte de plaisanterie mais elle sonne aussi comme un enfant qui laisserait échapper un secret en sa possession sans s’en rendre compte. Parce que, oui, si ça se trouve, Magda ne sait déjà plus se passer de lui, en est déjà accro mais s’illusionne en se disant qu’elle n’a pas atteint le point de non retour. Qu’une marche arrière est encore possible. Un semblant de sérieux s’empare de ses traits à la question que son bienfaiteur lui pose. « Bien entendu que vous pouvez. Vous n’avez pas besoin de ma permission pour le faire » Parce que c’est le moins qu’elle puisse faire en retour. Parce qu’il pourrait tout lui demander, qu’elle s’exécuterait sûrement. Pas par pure obligation, poussée par une reconnaissance qu’elle ressent pour lui mais juste parce qu’elle a envie de lui offrir autant qu’il lui offre. De le rendre aussi heureux qu’il la rend heureuse à cet instant précis. Sa demande la laisse silencieuse, la laissant perplexe sur son envie d’entrer dans son monde comme s’il pouvait y trouver un trésor ou quoique ce soit d’intéressant. Jamais personne n’avait montré un tel intérêt à son petit monde misérable jusqu’à ce soir. Magda se hisse sur la pointe des pieds, effleure ses lèvres des siennes après avoir passé ses bras autour de sa taille. « Vous êtes vraiment … unique, Demetrio. Vous êtes la bienvenue dans mon monde, je vous y ferai entrer » Ses lèvres s’emparent des siennes, comme un scellement de cette entente avant de se reculer légèrement. « A une condition : ce soir, on se perd dans mon monde. La prochaine fois, ça sera dans le votre. Vous êtes d’accord ? » La métisse attend sa réponse en se perdant dans ses yeux bleus, appréhendant un rejet qu’elle pourrait obtenir en toute réponse. Mais elle ose Magda, juste se faire une petite place dans son monde, y marcher même juste un court instant avec lui. Le découvrir encore plus.


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 935 - Points : 3206

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Dim 5 Aoû 2018 - 20:23 )
Oh ça oui, il en a été le principal témoin lors de leur premier entretien. Peu importe que ses besoins financiers pour maintenir son entreprise à flot était conséquents, elle ne s’est pas gênée pour lui parler sèchement, s’en allant après lui avoir dit le fond de sa pensée pour répondre à ses propos blessants, injustes. Elle s’est efforcée de mener à bien les premières minutes, mais dès qu’il s’est mis à la casser, son caractère de feu a repris le dessus. Elle n’a pas joué sur les apparences très longtemps, ne s’est pas forcée à faire bonne figure, comme elle ne s’oblige pas à lui ouvrir la porte de son univers. Une brèche qui s’est ouverte lors de leur sortie officielle et il ne pensait pas que ça les mènerait jusque-là, de quoi le perdre davantage tant ce qui se passe entre eux a l’air d’être fort, profond, mais il peine encore à l’accepter, ignore quoi en penser et décide surtout, à l’instant T, de vivre les choses comme elles viennent, de profiter de sa présence en lui offrant une virée en bateau, lui permettant d’être derrière le gouvernail. « Bien sûr que si. » Cette chemise qu’il va lui prêter, il compte bien prendre plaisir à la lui retirer, lentement, en prenant son temps, déposant un millier de baisers sur sa peau pendant qu’il la lui retirera. « J’ai bien l’intention de vous défaire un à un vos boutons. J’aime vous découvrir. » Et ça passe aussi par là. C’est une très belle femme, avec qui il peut se permettre d’être sensuel, charnel, comme elle en effleurant son corps. L’occasion s’y prête.

Cette spontanéité dont elle fait preuve en lui tirant la langue ne manque pas de le faire sourire. Ca lui arrive de plus en plus souvent lorsqu’il est en sa compagnie. N’importe qui vous le dira : Demetrio n’a jamais été aussi rayonnant, aussi vrai, sincère. Lui qui d’ordinaire est si froid et distant, l’est de moins en moins avec Magda, se refuse toujours autant de choses, mais moins qu’habituellement. Sa tête n’est pourtant pas sur pause et lui indique parfois qu’il se laisse trop aller, tire la sonnette d’alarme et le ramène de temps à autre à la réalité, mais il ne l’écoute pas toujours. « Hm hm. Je vous l’ai dit, je peux vous aider, je le fais. J’aimerais pouvoir cocher avec vous chacun de ces souhaits, un à un. » Etre là pour la voir s’émerveiller, pour voir ses yeux briller. Cette étincelle qui lui va si bien et qu’il découvre à chaque fois qu’elle s’enthousiasme pour quelque chose. Ce qui lui semble hors d’atteinte, à elle, ne le sera plus pour très longtemps, puisqu’il compte bien mettre son grain de sel. La bouche entrouverte, il ne cache pas sa surprise à sa réponse, ne s’attendait pas à ce qu’elle lui sorte une pareille remarque du tac-au-tac, sans réfléchir à la portée de ses mots. Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’elle est attachée à lui au point de ne plus pouvoir s’en passer ? Ou est-ce une plaisanterie ? Ce ne sont que des « si », mais il y a de quoi s’interroger. Les mots se bloquent dans sa gorge, et dès lors qu’il force, ils meurent au bout de sa langue. Trop risqué. Trop apeuré par ce qu’elle pourrait lui fournir comme explication et d’un autre côté, il est frustré par sa lâcheté. « Vous êtes bien sûre de vous. » se contente-t-il de dire, le cœur lourd, les sourcils froncés, ressassant ses propos. Perdu, il ignore s’il arrivera un jour où il ne pourra plus se passer d’elle et de son caractère de cochon. Tout ce qu’il sait et a réussi à accepter, c’est qu’il tient suffisamment à elle pour lui donner monts et merveilles, pour l’accompagner dans ses périples. Il a également pris conscience que son absence le pèse, qu’elle lui manque parfois, mais… C’est encore compliqué à digérer. Il s’est embarqué dans une histoire supposée être sous contrôle, mais en fait, pas du tout et si c’est effrayant, ça l’est surtout de ne pas arriver à freiner comme il le voudrait. Il aurait pu le faire en ne la contactant pas… Demetrio s’est pourtant décidé à laisser ce cœur perdu parler à la place de sa raison, souvent gagnante. Il se remémore la conversation avec Rowtag, se rappelle de ses conseils, des confidences faites, tandis qu’il s’obstinait à se défendre. Son envie qu’il ne passe pas à côté de quelque chose et si ça n’a eu aucun impact le jour J, ça commence doucement à s’immiscer en lui, dans sa tête, sans qu’il n’ait aucune conviction sur son futur, sur eux. D’ailleurs, existe-t-il réellement un « eux » ? A en voir sa façon de la voir, de l’observer, oui, mais dans son esprit, tout s’emmêle. Il n’était question que d’un contrat, de trois mois, alors pourquoi ce sentiment d’insécurité ? Pourquoi ce flou ? Pour tout ce qu’elle lui procure, ce qu’elle lui dit. Ses lèvres qui effleurent les siennes, ses bras autour de lui qui lui apportent de la sérénité, tendresse, qui le font se sentir un peu moins seul. « Je vous retourne le compliment. Vous êtes particulière. » confie-t-il, s’efforçant de retenir le « m’êtes » au lieu du « êtes », puisque c’est ça, la vérité : elle lui est particulière, à lui. « Je ne vous souhaite aucun mal, mais faites attention à vous, je vous en prie. » Lui ignore s’il peut encore une fois supporter d’être blessé et de toute façon, il est déjà trop tard. Sa décision de s’en aller est prise, qu’un lendemain sans elle, il n’y en aura pas toujours. Lorsqu’elle lui avait appris, il avait essayé de comprendre son point de vue, différent du sien et si ça lui a fait un pincement au cœur, il n’est pas aussi énorme que celui qu’il ressent à ce moment précis où il y songe et qu’il étouffe tant bien que mal. Sa main longe sa colonne vertébrale, l’autre se perd dans sa chevelure. « Vous souhaitez savoir ce qui se cache derrière cet homme autoritaire, sous contrôle… Etcétéra ? » Référence à ses propres termes. « Vous y tenez vraiment ? » Ca aussi, il ignore s’il en est capable. Peut-il réellement lui refuser ça ? Magda ne cesse de s’ouvrir à lui et quelque part, il a envie de lui ouvrir des accès, mais c’est moche, ce qu’il renferme. « Ca n’a rien de beau. » C’est le contraire. A ses yeux, tout est à cacher. Il n’y a rien de bon. « Je ne peux vous promettre de répondre à toutes vos interrogations… Il y a parfois des choses qui sont mieux six pieds sous terre. » Comme ce qu’il a vécu au quotidien durant quelques années. « Mais je veux bien essayer. » C’est un pas en avant qui lui resserre le cœur. C’est une première pour lui qui ne s’est que rarement confié autrement que dans l’urgence. Là, il ne s’adresse pas à Teobaldo, un ancien prêtre devenu un repère, ni à sa mère pour lui demander de l’aider, de le sortir de cette misère, mais le fait bien plus posément. Ses doigts se referment atour des siens, tandis qu’il s’avance doucement sur le ponton. « Vous ne pouvez plus vous passer de moi ? » Question qui tombe soudainement, alors que son instrument continue de battre très fort. « C’est le cas ? » Mais ce qu’elle a supposé précédemment continue de faire le chemin dans sa tête.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Multi-comptes : Rowtag ; Enoch ; Cisco
Messages : 371 - Points : 1383

Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Dim 12 Aoû 2018 - 22:36 )
Un mince sourire se dessine sur ces lèvres, ravie par le sort que Demetrio semble vouloir donner à cette chemise qui sera, à un moment donné, de trop visiblement. Son regard, quant à lui, se voile d’une timidité sortant de nulle part, gênée par une seule phrase : j’aime vous découvrir. Comme si elle était un trésor déterré qui avait une valeur. Comme si, soudainement, elle pouvait être intéressante. Découvrir ce corps qui pourtant, lui fait tant horreur. Forêt de cicatrices qui dessine un chemin tortueux sur sa chair, le chemin de l’horreur pour elle mais qui semble être tout sauf ça aux yeux de son partenaire nocturne. Quelqu’un lui aurait susurré que les choses auraient tourné ainsi, jamais elle ne l’aurait cru, Magda. Jamais. Sa tête se secoue, incapable de savoir prendre un compliment tel qu’il est. Incapable de s’en rassurer et de chasser la voix lourde de ses complexes. C’est un faite auquel la métisse croit depuis des années et des années : elle ne vaut pas grand-chose. C’est dans son sourire qu’elle trouve une échappée pour ne pas penser à ses doutes, pour ne plus entendre cette voix qui lui rappelle sans cesse sa non valeur. Le sourire de Demetrio qu’elle se surprend à aimer davantage, de plus en plus. Peut-être à en devenir accro aussi. Un peut-être qui reste en suspens, qui devient gage qui la rassure. Peut-être c’est mieux qu’une certitude, ça laisse un doute rassurant. Une porte de sortie, une bouée de sauvetage pour ne pas se noyer dans un océan où Magda ne voulait plus remettre les pieds. Aimer Leo lui avait suffit pour ne plus avoir envie de retourner dans ce vaste océan sombre, même juste pour barboter. Au fond, elle y est sûrement retournée sans s’en rendre compte, entrainée dans les bras de Demetrio. « Non … je ne suis pas aussi sûre de moi que je le voudrais » Parce que Magda voudrait que ce soit la vérité mais doute que ce le soit, doute que Demetrio ne puisse plus se passer d’elle. Mais la métisse aimerait tellement, le souhaiterait de tout son cœur, aussi égoïste soit-il. Une moue se fige sur son visage. Elle aussi est particulière ? La brune en doute franchement. Qu’a-t-elle de particulier ? Rien. Ou peut-être juste un coeur qui se meurt « Hmm … C’est cela, oui » Magda hoche la tête avant de passer le dos de sa main sur son visage, touchée par son inquiétude à son égard. Touchée peut-être aussi par ce que cela peut représenter : qu’il s’est attaché un tant soit peu à elle. Peut-être pas autant qu’elle à lui mais Magda pourrait s’en contenter. C’est mieux que rien. C’est mieux que l’indifférence. « Ne vous en faites pas pour moi, je gère » Du moins, du mieux qu’elle peut. Peut-être que sa façon de faire ne correspond pas à ce que Demetrio voudrait mais elle prend soin d’elle comme elle le peut le temps qu’il lui reste. Face à ses interrogations, Magda hoche la tête, sûre d’elle. Oui, oui et oui. Elle veut voir ce qui se cache derrière ce masque, voir plus que le maigre aperçu qu’elle a pu voir. « Oui, j’y tiens » En savoir plus, le découvrir, le connaître et peut-être comprendre aussi, reconstituer un puzzle dont il lui manque tant de pièces. Ses mains se posent sur le contour de son visage, le force à lui faire face, à regarder dans ses yeux. « Et alors ? Ca ne me fera pas changer d’avis et puis, s’il vous plaît, laissez-moi m’en faire ma propre idée. » Parce qu’elle avait l’impression qu’il se montrait dur avec lui-même, à se juger aussi sévèrement. Il lui manquait, certes, nombreuses pièces mais Magda était certaine qu’il se voyait pas de façon objective. « Essayer, ça me va déjà » C’est déjà un pas et la métisse saurait s’en contenter. S’ouvrir n’est pas facile et qui d’autre qu’elle pour le comprendre ? S’ouvrir à Demetrio lui avait parfois été douloureux, montrer ses failles, ses plaies quand on a longtemps dû bâtir une forteresse autour de soi est délicat. Alors qu’il s’y essaye juste pour elle, c’est déjà une réussite quelque part. Sa main s’enroule autour de la sienne alors que leur pas résonnent sur le bois du ponton. La question tombe comme un éclair sur sa dégaine et la fait piller net dans sa marche, ne s’y attendant pas du tout. Son cœur s’emballe, joue de batterie dans sa cage folle quand son regard rester greffé sur le bois grignoté par le soleil des années passées. « Capri. J’ai choisi Capri … Vous savez pour la grotte bleue » Que sa bouche sort de but en blanc, comme ça, juste pour meubler le silence, pour s’empêcher de répondre à la question fatidique de peur de s’exposer et se brûler. Sa main tire sur la sienne, l’attire à reprendre leur marche mais une réponse, il l’attend toujours. Sa diversion n’en efface pas son existence. La métisse passe sa main libre sur son visage, perdue dans le flot d’émotion qui la submerge puis soupire. Autant assumer jusqu'au bout. Magda n'est pas lâche même si parfois, ça lui rendrait bien service. « Et si je vous dis oui, que oui, je ne peux plus me passer de vous … ? Il va se passer quoi ? » La défensive a toujours été le mécanisme de protection dans les situations fortes où les émotions prennent le dessus, où elle patauge et malgré elle, sans pouvoir le contrôler, c’est ce qu’elle fait. Se mettre sur la défensive. « Je sais ce que je vous allez dire : le contrat, les règles etc… Mais moi, j’y peux rien. Vous m’avez manqué ces deux semaines au point parfois de ne pas savoir quoi faire de ma tête et je sais contrôler pas mal de choses mais pas ça. J’ai essayé, vraiment mais j’y suis pas arrivée. Alors je suis désolée de ne pas respecter le contrat comme vous le vouliez. Je m’en excuse mais j’y peux rien » Parce que c’est plus fort qu’elle. Parce que tout ce qui arrive là, là là, avec Demetrio, Magda a l’impression de n’avoir aucun contrôle sur.  C'est fort, n'a ni queue ni tête et la perd toujours plus, encore et encore. « C’est de votre faute aussi » A lui offrir le monde, à la toucher autant, lui faire sentir si particulière quand elle ne l’est pas, la rassurer en la prenant dans ses bras, cocher ses souhaits avec elle et plein d’autres choses encore. Elle n’est pas la seule fautive. La faute est partagée. Voilà !


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 935 - Points : 3206

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Lun 13 Aoû 2018 - 2:42 )
Son inquiétude ne s’envole guère, même après une phrase qui se veut rassurante. Magda gère, sait comment agir pour se protéger, ne pas souffrir. Pourtant, une voix lui assure qu’à force de se côtoyer, il pourrait la blesser. Il aimerait éviter, continuer à alléger ce poids qu’elle porte sur ses épaules et ne jamais être une personne qui met à mal ce cœur déjà défaillant, mais il doute. Leur relation prend trop d’ampleur pour être tout à fait serein. Ce n’est pas une amitié qui les lie, ni même un contrat, bien qu’il souhaiterait que ce soit le cas, pour plus de facilité. C’est bien plus que ça. Une chose indéfinissable, fragile, sur laquelle il n’arrive pas à poser des mots. Tout est brouillon, se perd. Dans sa tête, tout est flou. Il sait néanmoins qu’il tient à elle, un peu plus alors qu’elle insiste, désirant découvrir ce qui se cache derrière sa carapace forgée au fil des années. Alors même qu’il lui garanti que ce qu’il a à montrer est laid, elle ne prend pas peur et ça l’effraie. Il ignore ce qu’il est capable de faire, ou de dire, lorsqu’elle est dans les parages, mais ça va au-delà des limites qu’il s’impose. Et si les mots qu’il s’interdit de prononcer sortaient d’un coup, mis en confiance ? Et si ça changeait tout ? Et si ce regard qu’elle pose sur lui changeait définitivement ? Négativement ? S’en remettrait-il ? Lui qui aime tant voir des étincelles dans ses yeux, des étoiles filer dans ses prunelles. Probablement pas. Mais il veut bien tenter, comme il vient de le lui promettre. S’ouvrir un peu ne peut pas lui faire de mal… Et une part de lui en a envie aussi. Lui ouvrir une de ses nombreuses portes, s’efforçant d’y aller doucement, de ne pas se brusquer lui-même. « Vous êtes bien sûre de vous, encore une fois. » Comment peut-elle être certaine de ne pas changer d’avis ? Elle ne s’attend pas à ce qui sommeille en lui, qui n’a jamais vraiment éclater. Il vit avec ses souvenirs douloureux, a conscience qu’il ne pourra jamais y remédier, oublier, alors il se contente de survivre avec et aimerait la préserver de tout ça. D’un signe de tête, il acquiesce, confirmant qu’il essaiera et s’avance sur le ponton, se créant son itinéraire dans sa tête afin de se rendre sur Capri. « La grotte bleue ? Vous souhaitez visiter la grotte bleue ce soir ? » Chose faisable, mais pas dans un tel étalon. « Ce n’est pas avec ce bateau que nous allons pouvoir s’y rendre. » Il est bien trop grand et la grotte trop étroite. « Je dois en avoir un gonflable à bord. » Ainsi qu’une lampe torche afin d’éclairer le tout. Décidément… L’île est à côté de Naples et du haut de ses vingt-neuf ans, elle n’a pas encore été la voir.

Tiré par sa main, il accélère un peu le pas, puis s’arrête au bout du ponton, se tournant face à Magda qui lui donne cette réponse qu’il appréhendait tant. « Je l’ignore. » La vérité, c’est ça. Il ne sait pas ce qui pourrait se passer, est perdu dans ce qu’il ressent pour elle, des sentiments qu’il ne saurait définir. Et il y a Charlotte qui a sa place aussi. Son envie, son besoin de tout contrôler, de ne pas se laisser aller dans une nouvelle histoire compliquée, mais c’est déjà le cas depuis Gênes, depuis qu’elle a posé ses yeux sur sa cicatrice, qu’ils se sont mis à parler de son cœur et plus concrètement, depuis que ses lèvres ont trouvé les siennes. Il s’en est passé des choses dans cette ville loin de tout, de Naples. Demetrio n’arrive pas à passer outre, à se dire que ce n’était que de courts instants éphémères. Ca allait au-delà. C’était fort, tendre, si bien que ça lui a manqué, à lui aussi, ces deux dernières semaines. La seule différence, c’est qu’il se tait. « Ma faute ? » répète-t-il, en lançant soudainement son sac par-dessus bord, l'air amer. « Comment suis-je supposé réagir face à vous ? Qu’est-ce que j’aurais dû faire pour éviter ça ? J’aurais dû vous déposer chez vous le jour où vous n’aviez pas la moindre envie de rester seule ? J’aurais dû ne jamais vous proposer de vous rendre avec moi à Gênes ? Ou encore mettre un terme à notre premier rapprochement ? Vous repousser par la suite ? Vous laisser vous débrouiller avec votre cœur, durant votre crise ? » Peut-être bien qu’il aurait dû mettre un peu de distance, faire en sorte que tout ça n’arrive pas. Sauf que… « J’essaie d’être dans le contrôle, Magda, mais c’est difficile d’être constamment distant et sur la défensive face à quelqu’un qui me ressemble, qui me touche, à qui je m’attache. » La main sur sa nuque, Demetrio cesse de s’enfoncer, de se livrer, bien qu’il ait conscience d’en avoir déjà beaucoup trop dit. Un peu plus, un peu moins… « Je ne sais pas ce qui pourrait se passer. Je n’ai aucune certitude. Et pour être tout à fait honnête avec vous, je suis dans le flou le plus total. » La dernière fois qu’il s’est retrouvé aussi paumé, c’était lorsqu’il fréquentait le confessionnal, dans l’église, qu’il était à deux doigts de mettre un terme à sa vie pour ne plus ressentir cette douleur. Il ne savait pas quel autre chemin prendre. Aujourd’hui, c’est à un autre niveau, mais il est tout de même perdu. « Tout ce que je sais… C’est que je suis très attaché à vous. Votre compagnie me plait. Je me sens bien à vos côtés. » avoue-t-il, le cœur battant à vive allure, alors qu’il se resserre soudainement à cette confidence qui tombe de nulle part. « Vous commencez à prendre de la place. » Un peu trop, pas comme il faudrait. Pourtant, il lui est impossible d’y mettre le holà. « Et je ne saurais vous dire si c’est une bonne chose. Toujours est-il que j’essaie de me poser, d’y voir clair. J’essaie de vous préserver. » Elle, puis lui aussi. Demetrio est dans une situation étrange, où il est dans le besoin d’avoir des conseils. Pas n’importe lesquels. Ceux de son mentor.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Multi-comptes : Rowtag ; Enoch ; Cisco
Messages : 371 - Points : 1383

Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Lun 13 Aoû 2018 - 11:10 )
Qu’est ce qu’il y a d’enfoui en Demetrio pour dire que ce que Magda pourrait trouver soit laid ? Presque horrible à l’entendre. Sur l’instant, la métisse n’a aucune idée, aucun indice sur ce mystère qui l’entoure. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle se sent capable de l’entendre, le désire aussi. Pas par une curiosité mal placée mais juste pour apprendre à le connaître, à le comprendre. Parce qu’elle a envie de voir toutes ces facettes, même celles qu’il estime hideuses. Peut-être qu’elle devrait en être effrayée aussi, ne sachant pas où elle s’aventure mais la peur n’est pas là. Pas une seule once dans sa chair. « Oui, je le suis » Souffle-t-elle. Il y a des tonnes de choses sur lesquelles la jeune femme doute constamment mais ce soir, il y a bien une chose sur laquelle elle n’a aucun doute : sa perception de l’homme qui lui fait face. Un homme qui l’a apaisé de nombreuses fois, la surprenant plus d’une fois en entrant avec une telle facilité dans son monde, la voyant comme quelque chose qui a de la valeur quand elle-même n’y croit pas, n’y a jamais cru. Un homme qui a changé son quotidien du tout au tout de sa simple présence. Même si les mots ne s’y posent pas, que la situation reste floue, Demetrio n’a pas obtenu qu’un contrat pour taire des rumeurs mais aussi une alliée qui siège à ses côtés, loyale, prête à sortir crocs et griffes envers quiconque qui s’en prendrait à lui de quelque façon que ce soit. Son intervention houleuse entre son père et lui en est la preuve ce soir. Son signe de tête clos les négociations, affirme qu’il s’essaiera à lui révéler ce qu’il garde enfoui en lui et pour l’instant, Magda s’en contente sagement, patiente. « Pourquoi pas ? J’ai toujours voulu la voir » Et dire que Capri est juste à côté, qu’elle aurait pu la voir depuis bien longtemps déjà mais n’a jamais pris le temps pour. Reporter au lendemain, toujours et encore jusqu’à ne plus pouvoir un jour. Mais la grotte bleue n’étant qu’une diversion, le sujet retourne rapidement à son point d’origine : cette relation qui se noue entre eux et qui lui échappe complètement. Si Demetrio ignore ce qui peut se passer, la Saddler en est au même point. Le sac qu’il lance par-dessus bord soudainement la fait sursauter avant de reculer, les bras croisés sur la poitrine. « Vraiment ? C’était nécessaire d’être aussi théâtrale ?! » La brune vient se mordiller l’intérieur des joues, quitte la défensive pour l’offensive en quelque secondes top chrono. « Peut-être bien, oui ! Peut-être bien que vous auriez dû continuer à me mépriser comme au premier jour, je n’en serais pas là aujourd’hui » C’est injuste, totalement injuste de sa part de lui dire ça quand il a osé faire un pas vers elle, être là pour elle mais son impulsivité prend le dessus, lui fait parler plus vite que sa pensée. A peine les mots sortis, que Magda les regrette aussitôt mais c’est déjà trop tard et elle ne peut les ravaler. Sa culpabilité s’agrandit lorsqu’il continue sa tirade, la laissant bouche bée, reculant d’un autre pas sous la surprise. Tout ce qu’il décrit, ce qu’il ressent à son égard, c’est comme si il dépeignait exactement ce qu’elle ressent envers lui. « Oh punaise ! » Lâche-t-elle en pressant ses paumes contre ses yeux pour tenter de garder le fil de ses pensées, pour ne pas céder à l'émotion qui perle ses yeux. C’est une chose de croire être seule à ressentir tout cela, c’en est une autre de se rendre compte que tout cela est partagé, réciproque. La métisse se perd entre plusieurs sentiments : la peur de ce que cela peut engendrer, la joie d’une réciprocité. « Je n’en mène pas plus large non plus, Demetrio. Je suis complètement perdue » Sa main se passe nerveusement dans sa chevelure, ses pieds commençant à faire les cent pas sur le ponton. Son cœur rate un battement avant de s’enflammer, de prendre un rythme saccadée, qui va beaucoup trop vite pour elle. A-t-elle bien entendu ? A-t-elle rêvé ? Cru entendre ce qu’elle souhaitait l’entendre dire, égoïstement ? Non. C’est bien réelle. Magda s’arrête et se fige sur place, le regard fuyant sur la mer. « C’est ce que je ressens aussi, Demetrio … Ces deux semaines m'ont semblé une éternité, vous m'avez manqué. Beaucoup. Et ça m’effraie car je n’ai aucune idée de comment prendre le dessus sur tout cela, comment le contrôler. Je n’ai jamais eu à le faire car je ne laissais tout bonnement personne entrer dans mon monde … jusqu’à vous » C’est une bonne chose comme ça n’en est pas une aussi, vu le sort qu’elle se réserve au bout du compte. « Je n’en sais rien non plus. J’essaie, moi aussi, de sortir de ce flou. Demetrio … Avez-vous penser à … je sais pas ... » Les mots peinent à venir car son cœur ne les veut pas mais sa raison les lui insuffle avec une telle force qu'elle ne peut les ignorer. « … Arrêter les frais ? Avant que cela ne devienne ingérable » Magda n’en a pas envie, doute même de sa capacité à pouvoir le faire mais si Demetrio désire la préserver, il en est de même pour elle. S’attacher à un futur cadavre, ce n’est pas l’idéale et  elle aimerait  lui éviter un deuil qu’elle réserve à ses proches, à son entourage. « Nous savons très bien comment ça va se finir pour moi. Autant vous épargner une peine inutile » Mais renoncer à lui, renoncer à sa présence lui en coûte. Beaucoup. Être raisonnable ne lui a jamais semblé aussi difficile. Aussi douloureux qu’à cet instant. « Je suis désolée de vous avoir impliqué dans une telle situation » Parce qu’elle se rend compte que la faute lui revient. Si elle ne lui avait pas demandé de ne pas la laisser seule, si elle n’avait pas provoqué ses rapprochements à Gênes, si elle ne s’était pas dévoilée à lui, le faisant entrer dans son monde, ils n’en seraient pas là aujourd'hui.


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 935 - Points : 3206

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Mar 14 Aoû 2018 - 1:07 )
« Je suis humain, nom de Dieu. » Son ton sec résonne, témoigne de cette position délicate dans laquelle il se trouve et qu’il prend à cœur. Cette fois, où il l’a vue si mal, où il a senti sa détresse profonde, il a hésité de longues secondes, se remémorant leur contrat en cours, son besoin de ne pas refaire les mêmes erreurs commises auprès de Dafne, mais il a finalement choisi de lui venir en aide en lui proposant son toit pour la nuit. Ca a été le début d’une histoire compliquée à laquelle il ne s’attendait pas. Peut-être qu’elle a raison, qu’il aurait dû la mépriser, affirmer qu’elle donnait bien trop d’importance à ce qui n’en valait pas la peine. Lui sommer de prendre sur elle et de se débrouiller, qu’il n’était pas question de jouer le baby-sitter, mais ça n’aurait pas été lui. « Ca ne se voit peut-être pas, mais je ne suis pas insensible à certaines choses… » De premier abord, on le pense hautain, à se ficher de tout, de rien. Du petit pauvre qui est en manque d’argent, de nourriture. Des gamins dans la rue qui n’ont personne sur qui compter. Des petits problèmes quotidiens. En se renseignant bien, cette image est écornée et en s’intéressant de plus près à l’homme qu’il est devenu, elle est complètement détruite. « Et votre désarroi… Bon sang, je ne pouvais pas vous laisser seule, alors que vous me demandiez explicitement mon aide. Pour qui me prenez-vous ? » Ce qu’il n’est pas, en l’occurrence.

Se pinçant l’arrête du nez, il ferme les yeux et fait quelques pas, la main appuyée contre sa hanche. Demetrio tente désespérément de se raisonner, de s’interdire de continuer sur cette lancée en partant sur une conversation qui part dans tous les sens. Bien qu’il soit pudique, sur la réserve, il exprime ce qu’il ressent, le flou dans lequel il se situe et dont il peine à se sortir et constate qu’il n’est pas le seul. D’un coup, ses pieds s’enterrent dans le bois et son attention se repose sur elle qui lui avoue être tout aussi perdue que lui. « Ce n’était pourtant pas compliqué de respecter quelques clauses… » C’est pour lui, mais aussi pour elle. Ils auraient dû se contenter de ça, ne pas laisser la curiosité prendre le dessus, parce que c’est en apprenant à se connaître que tout a déraillé. Et maintenant, il lui semble comme impossible de faire marche arrière tant il est attaché à elle. La réciprocité lui fait autant de bien que de mal. Si Teobaldo était là, il saurait quoi lui dire, comment répondre à ses nombreuses interrogations, mais là, il se perd toujours un peu plus dans ses incertitudes. « Et je vous remercie pour ça. Ce que vous m’avez montré, vos confidences et ce que vous dégagez… C’est plaisant, vraiment. Vous ne vous en rendez pas compte, mais ce que vous renfermez est loin d’être médiocre, au contraire. Ca a de la valeur. » C’est à la hauteur d’une perle que renferme une huître. Un trésor qu’il souhaiterait prendre entre ses doigts et en prendre soin, le protéger contre le monde hostile qui les entoure. « Vous n’avez pas à l’être. Vous n’avez pas à vous excuser, je suis tout aussi coupable que vous. » Il n’a pas été assez distant, ne s’est pas éloigné alors qu’ils se rapprochaient. C’était au-dessus de ses forces. « Il faut que je vous avoue quelque chose. » Il n’a pourtant pas à le faire, ne lui a rien promis, mais il sent qu’il lui doit la vérité. « La femme dont je vous ai vaguement parlé revient sur Naples. » Charlotte et son retour. S’il en a parlé à Teobaldo, il n’a pas encore eu l’occasion d’en discuter avec Magda et ne pensait pas en avoir besoin, jusqu’à ce qu’elle lui propose cette issue de secours : l’arrêt définitif de leur collaboration. « Je ne veux pas vous mentir. Si l’occasion de la retrouver se présente, je n’hésiterai pas à la saisir. » Ce choix, dont lui a parlé son repère, il est en train de se faire à l’instant et il se tourne vers son ex-petite amie, parce qu’il sent que leur histoire n’est pas terminée, qu’elle pourrait mener quelque part, peut-être bien. « J’ai besoin de comprendre ce qui s’est passé, d’aller jusqu’au bout. Vous comprenez ? » Alors il choisit d’écouter les conseils de Teo, même si ça ne lui plaît pas à 100 %. Il y a quelque chose dans tout ça qui lui fait ressentir un gros vide. Peut-être bien parce qu’elle compte et que l’idée de l’abandonner après ce qu’ils ont vécu lui est insoutenable. Demetrio s’approche de Magda, le cœur au bord des lèvres et saisit ses deux mains. « Mais j’aimerais aller jusqu’au terme de ce contrat. Il nous reste une semaine, uniquement. J’aimerais en profiter. » Le dernier jour est si vite arrivé… Et ça lui fend le cœur d’avance. Ses doigts se perdent sur son poignet, puis remontent le long de son bras, jusqu’à son cou, son menton, ses lèvres. « Je vous libérerai ensuite. » Son bras s’enroule autour de sa silhouette et l’attire contre lui. Elle est si proche et lui semble si loin à la fois. Il craint de la perdre. A cause de ce cœur défaillant, mais également à la suite de la fin de leur contrat.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2555-constellation-d-ecchymoses http://www.ciao-vecchio.com/t2561-each-beat-of-your-heart-is-a-small-miracle-you-know
ID : Bone_echo
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Multi-comptes : Rowtag ; Enoch ; Cisco
Messages : 371 - Points : 1383

Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le Mar 14 Aoû 2018 - 11:57 )
L’éclat de sa voix se répercute contre elle, la laissant s’embourber dans les regrets des mots que la brune voudrait retirer. Qu’elle ne pensait pas sincèrement. Des mots injustes et ingrats qui n’auraient jamais dû franchir la barrière de ses lèvres. Magda devient muette, la tête baissée comme une gamine qui reçoit sa leçon de morale après une grosse bêtise. Elle le laisse parler, garder la parole sans relever le bout de son nez, coupable. La brune est parfaitement consciente que Demetrio n’est pas un être insensible, tous les moments passés ensemble dernièrement le lui montrent, le lui crient. C’est ce qui lui avait plu, qui l’avait poussé à aller vers lui, le rechercher et c’était bien hypocrite de le lui reprocher, ce soir. « Je n’aurais pas dû dire ça. Je m’excuse » Murmure à peine inaudible parce que des excuses n’y changeront rien, ne peut faire disparaître l’injustice de ses propos, ni leur hypocrisie. Son impulsivité la perdra un jour, mais réellement. Son visage se relève vers lui alors qu’il lui répète à nouveau avoir de la valeur, posséder quelque chose d’agréable, au point de s’y être attaché. Son cœur se serre, les mots prenant une autre teinte maintenant que la fin se rapproche fatalement d’eux. « C’est moi qui vous remercie … Pour l’apaisement que j’ai pu ressentir à vos côtés » Un sentiment qu’elle n’avait pas ressenti depuis des années. Être bien, juste bien, une pause rassurante et réconfortante dans un vaste champs de bataille et ne plus la ressentir la terrorise soudainement. Comme retourner dans l’obscurité après avoir connu la lueur douce d’un soleil réchauffant. Mais ce n’est pas cette crainte qui lui prend à la gorge, non. C’est un tout autre sentiment qui s’empare d’elle quand la femme de son passé est évoquée. La jalousie. Lente torture qui s’empare d’elle, lui tord les entrailles et lui serre autant la gorge que le cœur. Une envie soudaine d’hurler et de s’enfuir loin d’ici. S’enfermer à double tour et s’enterrer sous ses couvertures. Pourquoi ça fait aussi mal de savoir qu’il n’hésitera pas à saisir l’occasion de la retrouver, elle ? Pourquoi ne peut-elle pas en avoir rien à faire comme ça devrait être le cas ? Ca fait mal sans que Magda n’arrive à le comprendre, à l’accepter, à le digérer. Une bataille se déclenche en elle : batailler pour ne pas laisser les larmes gagner cette manche, se faire force pour ne pas le convaincre que ce n’est pas une bonne idée, qu’il ne devrait pas vu que cette femme lui a déjà brisé le cœur. Mais qui est-elle pour lui dire ça ? Un conseil qui ne serait pas que pour son bien mais aussi par possessivité. Pour le garder bêtement rien qu’à elle alors qu’il ne l’est pas, qu’il ne le sera jamais. Parce que ce n’est ni le bon moment, ni le plus raisonnable. Parce que Magda, elle a choisi de tirer sa révérence en laissant son cœur se dépérir. Un cœur qui se pince et même si la situation est toute autre, qu’au final ce n’est qu’un contrat qui se termine pour elle et une autre histoire qui débute pour une autre, la métisse se sent perdante. Échec cuisant mais un sentiment qu’elle a l’habitude de ressentir : perdre. « Je comprend » Des mots qui trouvent leur chemin avec difficulté mais Magda peut comprendre, elle ne l’accepte peut-être pas mais elle comprend son besoin de savoir, d’aller jusqu’au bout d’une histoire inachevée. La brune secoue la tête, désapprouve l’idée de continuer ce contrat, préférant l’arrêter maintenant, comme on arracherait un sparadrap d’un coup sec mais Demetrio ne lui facilite pas la tâche, prend ses mains dans les siennes. Sa détermination déjà très mince se détériore au fur et à mesure que ses doigts parcourent sa peau, gravit chaque parcelle de sa chair de son poignet jusqu’à ses lèvres. Elle aussi a envie de profiter de cette seule et unique semaine, la seule qui leur reste, même si ce n’est pas raisonnable, même si la fin lui fait déjà mal. C’est le prix à payer pour s’être sentie aussi bien, peut-être. « Très bien » Lui cède-t-elle. De toute façon, elle pourrait tout lui céder, même si elle n’en a pas conscience. « Nous irons jusqu’au terme du contrat et ensuite nous reprendrons nos vies » Amertume dans la voix, ces mots lui coûtent chers, lui semblent douloureux comme l’idée qu’ils ne deviendront que des personnes reliées par un partenariat d’affaire. Cette tristesse en latence, la brune l’étouffe en savourant le contact des bras de Demetrio autour d’elle, en mémorise sa douceur, ce que ça lui fait ressentir. Les souvenirs, c’est tout ce qui lui restera, à la fin. Ses bras entourent à leurs tours la taille de Demetrio, ses mains s’agrippant à son vêtement comme pour qu’il ne parte jamais. Comme pour le retenir de s’éloigner d’elle pour rejoindre un passé où une autre est reine. Sa tête s’enfouit dans son cou, respirant son odeur, en profitant pleinement. « On y va alors ? … A Capri ? » Capri. On ne pouvait pas mieux choisir comme destination. Oh Capri, c'est fini, je ne crois pas que j'y retournerai un jour. Nous n'irons plus jamais mais je me souviendrais du premier rendez-vous que tu m'avais donné


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] Magda | Une visite qui chamboule tout -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2