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- You have to dream before your dreams can come true - Jamal -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Bibliothèque Vittorio Emanuele III
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Kamilla AyadToujours frais après un litre de café
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Sujet: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Dim 1 Juil 2018 - 19:29 )
You have to dream before your dreams can come true

Elle a réussi à sortir, juste le temps de quelques heures, peut-être plus. Cela dépendra sûrement du réveil de sa mère, de l'appel à l'aide d'une de ses soeurs ou d'un de ses frères ou même d'elle tout simplement, de l'inquiétude qui pourrait la ronger au point de finir par rentrer pour la retrouver. Pourtant, elle va mieux sa mère, elle le lui a dit ce matin et Kami pourrait la croire, tout simplement. Seulement, elle tient ça d'elle, Kami, le secret. Le fait de toujours garder le sourire même quand rien ne va. C'est sa mère qui le fait le mieux. La seul fois où elle en a été incapable, c'était à la mort de son père mais depuis, ce ne sont que des faux sourires qui hantent son visage. Alors, elle attend de la voir courir le marathon pour y croire. C'est idiot mais c'est comme ça. En attendant, elle profite des heures qu'elle s'est royalement accordée toute seule pour se chercher des livres et même, en commencer un dans l'endroit qu'elle préfère. Entre ici et le littoral, son coeur balance, elle a toujours besoin d'être au calme pour lire et vu le temps qui semble assez bon, elle a plus de chance d'être tranquille dans la bibliothèque. Elle se promène, vole d'étagères en étagères, le doigt en l'air, toujours à la recherche de la perle rare. Parfois, c'est le nom de l'auteur qui l'arrête, parfois, c'est la couleur de la couverture, parfois même un signfe distinctif. Une étoile, un papillon et parfois, c'est simplement parce que la couverture est si vieille qu'elle lui donne encore plus envie de le lire. Au moment où elle retire enfin un livre, avec une couverture en carton dur, bleu et quelques déchirure, elle croise un regard, derrière l'autre étagère alors qu'un livre se retire juste en face du sien, pile au même moment. D'abord, elle se dit tout simplement que c'est amusant comme coïncidence, en plus, de cette personne elle ne voit pas grand chose, sinon un oeil, un morceau de visage. Elle le regarde furtivement avant de détourner les yeux mais lui semble s'attarder légèrement. Elle n'y prête pas attention jusqu'à ce qu'il recule et que le visage, dans ce petit trou de l'étagère se confirme totalement. Jamal.

Elle a un mouvement de recul, presque protecteur. Pourtant, il n'est pas dangereux et au lieu de dire qu'elle a peur, elle peut aisément feindre la surprise. Elle n'aurait jamais imaginé pouvoir le croiser ailleurs qu'à la salle. Non, en fait, cette idée ne lui a même jamais traversé l'esprit si bien que cet esprit pouvait dormir tranquille tant qu'elle n'y retournait pas. Des images de la dernière soirée qu'ils ont connu, des sons des mots qu'ils ont partagé lui reviennent mais surtout, surtout cette décision qu'elle avait prise. L'éviter un peu, le temps qu'il oublie que cette soirée était extraordinaire. Elle sait au moins que ce sentiment là, il était partagé. Et le voilà pourtant, face à elle, dans ce trou de la taille de leurs livres respectifs. Il semble assez évident que l'éviter, là, n'est plus une option envisageable. Sinon, pour plus tard mais si Kami est fonceuse et féministe, elle n'en est pas moins polie. Son père se retournerait dans sa tombe si elle se mettait à lui tourner le dos alors qu'il ne lui a absolument rien fait ce garçon. A part être sympathique et exister, finalement. Elle contourne longuement l'étagère, est-ce qu'il a le temps de penser qu'elle s'enfuit de son côté? Aucune idée mais ce n'est pas ce qu'elle fait, au contraire, elle entre dans son couloir à lui et pose une épaule contre le bois de l'étagère en lui souriant. Elle fait même une déduction plutôt agréable.

"Salut!" Elle désigne son corps athétique du bout du doigt, de haut en bas. "Ce n'est donc pas qu'un amas de muscle servant à cacher une cervelle de moineau?" Demande-t-elle comme si le fait de lire un livre en faisait peut-être quelqu'un de plus intéressant. Un mec intelligent, même si ça, elle a déjà pu en juger au moins un peu. "Qu'est-ce que tu lis?" Et elle lui tend sans vergogne son livre à elle pour récupérer le sien et vérifier sa lecture comme pour vérifier sa théorie, en fait. Son choix à elle s'étant posée sur Marcel Proust "Du côté de chez Swann.". Elle ne s'attend pas à ce qu'il puisse lire le titre français mais ça, ce n'est pas si grave. Elle même n'arrivera pas à tout lire dans ce livre. Elle en a encore tellement à apprendre.


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Jamal Viscenti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Dim 1 Juil 2018 - 23:10 )

you have to dream before your dreams can come true
Kamilla & Jamal

« A dream doesn't become reality through magic ; it takes sweat, determination and hard work. »
Imaginer Jamal dans une bibliothèque n'est sans doute pas la chose la plus aisée qui soit. Et pourtant... C'est devenu, au fil du temps, l'un de ses petits plaisirs coupables. Chaque soir, il doit lire au moins un chapitre pour parvenir à s'endormir - sauf exception bien sûr, il n'est pas aussi obsessionnel -. Cela le détend, lui permet de s'ouvrir à bien des sujets. Il adore ça, en fait. Mais c'est quelque chose qu'il garde généralement pour lui, comme son petit trésor rien qu'à lui, son jardin secret. Ce n'est pas par honte, ou par désir de laisser imaginer à tout le monde qu'il n'est rien d'un intellectuel. C'est juste parce que c'est quelque chose qu'il préfère vivre seul, comme s'il avait la sensation qu'on ne peut pas réellement le comprendre, sur ce sujet. Au moins, il interprète chacun des livres qu'il lit à sa manière. Et si vraiment il a besoin de parler d'un bouquin, d'un chapitre en particulier, ou même d'un auteur, il se tourne vers le ou la bibliothécaire, en fonction, le jour J. Cela n'arrive pas souvent, pour ne pas dire jamais. En général, Jamal passe une fois par mois dans cette bibliothèque, où il a ses habitudes. Il emprunte deux livres, et ne revient que pour les échanger. Jusqu'à aujourd'hui, il n'a pas eu une seule fois à traîner plus de dix minutes dans cet endroit qui, pour lui, ne sent pas aussi bon que certains peuvent le laisser penser. Il semblerait, pourtant, que les choses s'annoncent très différentes aujourd'hui.

Alors qu'il vient de retirer un premier livre de l'étagère face à laquelle il se tient, un œil de l'autre côté attire son attention. Dans un premier temps, il ne le reconnaît pas. Pas assez pour mettre un nom sur ce bref aperçu qu'il a. Il insiste un peu cependant, recule d'un pas. Et quelques secondes après, il comprend. Cette impression qu'il avait était bien réelle : c'est quelqu'un qu'il connaît qui se tient de l'autre côté. Kamilla. Un sourire étire lentement ses lèvres, alors que la réalisation se fait. Difficile de dire si c'est cette étagère entre eux qui l'empêche de voir le bref mouvement de recul de Kamilla, ou son optimisme légendaire qui le fait fermer les yeux sur cet état de fait. Quoi qu'il en soit, il reste planté là sans rien trouver d'intelligent à dire. Il la laisse faire le premier pas. Ce qu'elle fait, en contournant l'étagère et en le rejoignant de l'autre côté. Il aurait presque pu imaginer qu'elle n'allait pas venir, mais plutôt partir de son côté... Il n'en est rien. Il n'a pas eu le temps d'en arriver à cette conclusion : encore assez déboussolé par cette rencontre inattendue, le cerveau de Jamal n'a pas eu le temps de tout prendre en compte.

Et puis, elle s'approche de lui et son sourire se fait plus large encore. « Salut. » Est-ce normal qu'il soit si heureux de la voir ? Elle agit presque avec... Naturel avec lui, et c'est comme si tous les doutes de Jamal de ces derniers jours s'évaporaient en un rien de temps. « Et oui qu'est-ce que tu croyais ? » Il bombe le torse, lève un peu plus le menton... Mais explose assez vite de rire, ce qui le fait perdre toute crédibilité. En même temps, il ne va pas se faire passer éternellement pour ce qu'il n'est pas. Non, il n'a pas un cerveau de moineau mais il n'est pas non plus un grand intellectuel. Il lit... Un peu. Rien d'extraordinaire. Rien qui fasse de lui un type digne du QI d'Einstein.

Kamilla agit avec lui tellement normalement et naturellement qu'il ne parvient plus à se départir de son sourire. Sans se poser plus de question, il prend le livre de Kamilla et lui donne le sien. De son côté, il a opté pour Ainsi résonne l'écho infini des montagnes de Khaled Hosseini. Après avoir lu les deux premiers livres de cet auteur, Jamal se devait de finir en beauté avec le dernier roman en date ! Enfin, il s'intéresse au livre que lui a filé Kamilla et relève la tête dans sa direction. Il plonge les yeux dans les siens, sourcils froncés. « Je connais Proust mais... Je n'ai jamais lu ce livre. N'est-il pas un brin... Indigeste ? » Pour lui, il pourrait bien l'être. Pour Kamilla, il ne sait pas. « Grande lectrice ? » A son tour, il appose son épaule contre l'étagère, se rapprochant ainsi très subtilement de Kamilla. Il conserve quand même une certaine distance entre eux, conscient de ne pas pouvoir faire plus. Pour elle.
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Lun 2 Juil 2018 - 6:45 )
You have to dream before your dreams can come true

Intérieurement, revoir Jamal n'est pas de tout repos mais elle s'en cache bien. Cette rencontre vient de réduire à néant ses plans d'avenir à son propos. Bien-sûr, elle pourrait simplement le saluer, par politesse et prendre ses jambes à son cou mais c'est plus fort qu'elle. Lorsqu'elle lui parle, elle a l'impression qu'elle pourrait le faire pendant des heures sans jamais se fatiguer. Son sourire quand il la voit n'aide pas à ce qu'elle se trouve une excuse pour s'éloigner. Le fait de le déranger par exemple. Il a plutôt l'air ravi et elle tique devant cet air resplendissant qui, le temps d'un instant, est éblouissant. Heureusement pour elle, Kami n'est pas du genre à aimer ce qui brille outre mesure, certaine qu'au fil du temps, tout s'estompe. A part pour le diamant brut, évidemment mais elle ne pense pas un seul instant que c'est ce qu'elle a en face d'elle. Et si, pour une fois, elle se trompait? Non, à voir comment il bombe le torse devant un compliment à peine dissimulé, elle sait qu'elle ne peut pas se fier à cet homme. Pourtant, il explose bien assez vite de rire et le visage de Kami qui s'était un peu renfrogné, un sourcil froncé, se détend pour se joindre un peu à son rire. Qui aurait cru qu'un matin pareil à celui-ci, quelqu'un saurait la faire rire? Pas elle, assurément. "Je croise rarement des mecs intelligents à la salle. Je t'ai juste grossièrement jeté dans le lot!" Avoue-t-elle sans aucune honte puisqu'elle vient d'admettre, juste avant, qu'elle s'était trompée. Non sans une réserve, juste au cas où. Ce n'est pas parce qu'il a de la culture qu'il ne peut pas être un idiot fini, comme la plupart des hommes. "Ainsi résonne l'écho infini des montagnes." Lit-elle à voix haute avec un sourire mutin sur les lèvres. "J'ai adoré le lire. "Les cerf-volants de Kaboul" ont tout de même ma préférence." Elle a ce quelque chose dans le regard qui montre qu'elle aurait préféré, sans doute que Jamal choisisse un livre complètement nul. Le genre qu'elle ne pourrait jamais lire parce que ce serait simplement un livre posé sur feuille pour sortir quelque chose, même sans intérêt. Sûrement lui cherche-t-elle un défaut pour pouvoir se l'insérer bien profondément dans le cerveau et le voir différemment. Avoir une image négative de lui.

Ce n'est franchement pas gagné quand il affirme connaître Proust et que tout, tout au fond d'elle prie pour qu'il mente ou frime. D'ailleurs, puisqu'il plonge son regard dans le sien, elle ne lâche pas une seconde, cherchant la faille, l'éclair qui prouverait qu'il raconte des bobards. Rien, il n'y a rien, sinon de la curiosité même pas fichue d'être malsaine. Elle est sincère et profonde. Jamal cherche simplement à la connaître, il n'essaie pas de se mettre en avant ou de vanter ses connaissances. D'ailleurs, il n'hésite même pas à demander s'il n'est pas indigeste. Faussement vexée et sérieuse, elle lâche d'un ton abrupte. "Il est surtout mort mort, alors un peu de respect!" Elle sait qu'il ne parle pas de l'auteur mais plutôt de son style qui peut paraître lourd. Pleins de descriptions interminables et de pensées qu'elle a, plus d'une fois, partagée. Elle sourit après un petit moment pour prouver qu'elle plaisante en lui rendant son livre et en récupérant délicatement le sien, frôlant sa main au passage. Elle remarque qu'il s'est rapproché mais elle ne bronche pas parce qu'il a pris soin de lui laisser son espace vitale. "J'aime beaucoup son rapport à la famille. Il me fait un peu penser à moi. J'ai lu "A la recherche du temps perdu" et ça semble être la suite logique. Je ne sais pas encore s'il est indigeste mais si ce sont les descriptions interminables des lieux et sentiments qui te déplaisent, elles ne me gênent pas." Elle peut cependant totalement comprendre et entendre que ce soit fatiguant pour certains. Elle n'affirme pas qu'elle est une grande lectrice pour autant. Elle n'aura jamais assez de toute une vie pour lire tout ce qu'elle voudrait mais, elle peut dire ceci. "J'adore ça, oui." Dévoilant alors une petite partie d'elle-même qu'elle ne dévoile pas, en général. Si naturellement que c'en est déstabilisant. Jamal lui prend cela sans même insister. Il récupère quelques morceaux d'elle et de sa personnalité en la mettant à l'aise et c'est quelque chose qu'elle aime presque autant qu'elle déteste. Elle met encore une main dans sa direction pour le désigner. "Et toi,  tu viens souvent ici?" Se demandant intérieurement, pourquoi alors qu'elle y passe le plus clair de son temps, ne le croise-t-elle qu'aujourd'hui. Justement quand elle aurait préféré éviter. "J'ai encore du mal à t'imaginer lire un livre, une chance que je t'ai pris en flag'." Rajoute-t-elle essayant de cacher cette sensation qui lui rappelle la soirée qu'ils ont passé ensemble. L'impression d'être sur la même longueur d'onde avec quelqu'un pour la première fois de sa vie. Une impression qui l'empêche un peu de respirer.


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Jamal Viscenti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Lun 2 Juil 2018 - 14:05 )

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Kamilla & Jamal

« A dream doesn't become reality through magic ; it takes sweat, determination and hard work. »
Jamal doit être naïf, mais il ne note pas de réels expressions négatives sur le visage de Kamilla. Ou alors, il est juste trop optimiste et positif pour voir les choses de cette façon. Pour lui, c'est une simple discussion entre amis. Et il tâche d'ignorer le sentiment de joie et d’allégresse qui le gagne de plus en plus à mesure que leur discussion se poursuit. Il ne sait pas bien ce que cela vient foutre là, mais il préfère le repousser... Encore un peu. Malgré tout, il entend un rire venant de Kamilla et son sourire ne peut que se faire encore plus présent. Il ne l'avait encore jamais entendu, mais c'est un doux son à ses oreilles. Un doux son qu'il aimerait entendre plus souvent. Malheureusement, ce n'est pas quelque chose qui arrive souvent avec elle. Un jour ce sera différent, peut-être ? « Je ne peux pas t'en vouloir, va. » Il est lui-même assez surpris de la voir ici. Pas parce qu'il ne l'estime pas assez intelligente pour être un rat de bibliothèque hein. C'est juste qu'il ne l'a jamais croisée dans le coin et que cela lui semble assez surprenant. Surtout que cette occasion se produit aujourd'hui. Comme par hasard. Ils ne s'étaient pas croisés depuis cette fameuse soirée, et voilà que le destin les met sur la même route... Dans une bibliothèque. Où chacun avait déjà fait un choix de livre - ce qui les a conduits à s'apercevoir d'ailleurs -. A présent, Jamal est très curieux de savoir ce que Kamilla s'apprêtait à embarquer avec elle, tout comme elle semble l'être aussi par rapport à lui. « Moi aussi. » Jamal pourrait faire de cette coïncidence, désormais mêlée à une préférence partagée, une affaire d'état. Il n'en est rien. Tout comme il n'a pas abusé de sa position pour trop se rapprocher d'elle, il décide de ne pas trop en faire. A quoi bon ? Ce n'est pas surprenant, dans le fond, qu'elle ait préféré, comme lui, le premier livre de l'auteur. C'est souvent comme ça. Et puis celui qu'elle a évoqué est le plus connu des trois, alors forcément...

Face à Kamilla, presque à côté d'elle en réalité, Jamal soutient son regard. Un sourire flottant toujours sur ses lèvres et ses mains tenant fermement ce livre de Proust. Dont ils parlent désormais sans que cela ne semble bizarre à qui que ce soit. Quoi que... Quand Kamilla lui rappelle que l'écrivain est mort, Jam croit, pendant deux secondes, qu'il vient de faire une gaffe. Ce n'est pourtant pas le cas. Maligne, la jeune femme arbore un sourire malicieux. En silence, et comme s'ils avaient passé un accord tacite, ils ré-échangent les livres. Jam récupère son Hosseini et Kam son Proust. Lequel est toujours sur le tapis, et Jamal ne peut qu'en être soulagé. Au moins, la discussion ne se tarit pas... Et il peut ignorer le petit courant électrique qui a circulé dans sa main lorsque leurs doigts se sont frôlés. « Oui c'est bien ça mon problème : les descriptions interminables. Après je n'ai jamais essayé... Mais je le ferai. Et je te dirai. » C'est à lui, cette fois, d'arborer un sourire malicieux. Un point pour lui ! Non seulement il vient d'apprendre une petite information la concernant - quoi que pas claire tant qu'il n'aura pas appris quel était le rapport de Proust à la famille justement -, mais en plus il vient de se donner une excuse pour revenir lui parler. Pas sûr que ça lui plaise mais, au pire, elle lui fera savoir et il s'y pliera. Comme toujours.

Et comme quelques informations ne sont jamais assez, Jam s'autorise une petite question à l'attention de Kamilla. Elle adore lire, alors. Il prend note. Tout en bougeant un peu sur ses pieds pour mieux répartir son poids et ne pas plus endolorir sa jambe, Jamal accueille sa question. Avec le sourire. Comme d'hab'. « A peu près une fois par mois, je dirais... » C'est assez précis, il est vrai. Mais Jam aime que les choses soient un minimum organisées, que voulez-vous. Sinon, il n'oublie pas que la jeune femme vient encore de lui rappeler à quel point elle ne l'imagine pas lire. Loin de s'en offusquer, Jamal rit un peu. Encore. « Non mais tu devrais voir ça : je trébuche sur tous les mots et mets dix plombes à lire un paragraphe. » C'est faux, bien sûr. Mais il aime assez l'idée d'entrer dans son jeu, de ne pas trop jouer les mecs offusqués. Il ne peut pas lui en vouloir d'avoir eu cette image de lui. « Mais ne le dis à personne, j'ai une réputation à tenir moi, Madame. » Un vrai plaisantin, ce Jam. Il pourrait presque bomber le torse de nouveau mais il s'abstient cette fois. Se contente d'un sourire énigmatique et de ses doigts qui pianotent sur son livre. Dans l'attente de sa réaction.
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Lun 2 Juil 2018 - 16:31 )
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Il est assez calme Jamal, tout le contraire d'elle, en fait. Il est apaisant et le fait qu'il ne se vexe pas à tout bout de champ la surprend toujours un peu. Au bout de la deuxième offense, elle serait déjà sûrement partie au quart de tour avant de se barrer. Lui, il ne bronche ni ne s'énerve. Mieux encore, il affirme ne pas pouvoir lui en vouloir d'avoir des préjugés alors qu'elle sait, que ce n'est pas une bonne chose. Pourtant, ça ne l'empêche pas d'en avoir, surtout à propos des hommes, de la position des femmes dans la société et de la société elle-même. "Tu es trop bon." Elle n'a sûrement jamais été aussi sincère de toute son existence et ça ne cesse de l'intriguer. Elle fait sonner cette phrase comme quelque chose de sarcastique mais ce n'est pas le cas. Kami espère tout de même au fond d'elle que c'est ainsi que Jamal le prendra. Comment est-ce qu'il peut être aussi calme, aussi indulgent? Elle ne comprend pas, elle qui a le sang si chaud et qui s'emporte pour la moindre chose. Ce serait bien au delà de ses forces de toujours réagir si bien aux critiques et aux compliments. Toujours d'une manière qui lui semble, vu d'ici, extrêmement juste. Elle tique encore à cette nouvelle similitude au niveau des goûts. Si leurs caractères semblent totalement opposés, il n'en est rien au sujet de ce livre semble-t-il.

Alors qu'elle lui affirme que les descriptions ne la dérangent pas outre mesure, elle s'attend à ce qu'il donne son point de vue avec véhémence, tel un mâle avec un ego surdimensionné mais encore une fois, Jamal la surprend et il n'en fait rien. Comme s'il n'était pas du tout dérangé par le fait de découvrir un peu l'univers qui lui plaît à elle, il propose de s'y essayer et d'en discuter avec elle après. Un peu prise de court, elle hoche tout simplement la tête ne l'invitant pas à le faire avec enthousiasme. Elle ne l'y encourage pas non plus. Finalement, elle le laisse libre de ses choix et si elle le connaissait un chouïa plus, elle saurait qu'il finirait sûrement par le faire et tenir parole mais ce n'est pas le cas. Kami se dit même que ce ne sont que des paroles en l'air, juste pour entretenir la conversation. Elle lève les sourcils en entendant sa fréquentation du lieu. C'est assez souvent ça, même si ce n'est pas autant qu'elle. Peut-être se sont-ils manqués? L'idée qu'ils aient pu être derrière la même étagère plus d'une fois sans se voir l'effleure mais finalement, qu'est-ce que ça change? Elle n'y croit pas. "Tu frimes? Ca ne sert plus à rien tu sais, même si ce n'est que pour aujourd'hui, je suis déjà un peu impressionnée."

Est-ce qu'elle le cherche au fond ou est-ce qu'elle est réellement incapable de faire confiance? Ce besoin presque maladif de toujours tout remettre en question, surtout si cela sort de la bouche d'un mec, c'est presque déstabilisant. Jamal ne l'est pas souvent, heureusement pour lui. Il se moque alors de lui aisément, ne cherchant toujours pas à se mettre en avant et, un elle ne sait quoi dans son regard brillant, dans ce sourire, lui fait dire qu'il ne fait que plaisanter. L'auto-dérision, elle connaît bien pour le pratiquer assez souvent et c'est une qualité qu'elle apprécie, un peu trop. "Bref, pas de lecture pour les vieilles dames dans les maisons de retraite pour Monsieur Viscenti. A moins de chercher à les énerver." Répond-t-elle exactement sur le même ton que lui. Celui de la plaisanterie. C'est souvent difficile d'en faire autrement avec lui. Il ne la rend pas dingue comme la moitié des idiots de la Terre. Ses yeux font un tour complet quand il parle de sa réputation et c'est presque sans réfléchir qu'elle lâche dans un souffle ironique. "Pour t'éviter des râteaux à répétition? Pas question, maintenant que j'ai une arme contre toi, je vais m'en servir." S'il cherche auprès d'une personne comme Kami de faire en sorte de cacher les défauts d'un homme, c'est assurément la mauvaise personne. Pourtant, puisqu'elle sait qu'il plaisante elle lui fait un clin d'oeil après lui avoir dit avec un petit sourire. "A moins d'acheter mon silence."




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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Lun 2 Juil 2018 - 21:21 )

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Non, quand même, Jamal ne peut décemment pas lui en vouloir parce qu'elle avait des préjugés à son propos. Il lui en faut plus quand même, beaucoup plus. « Et tu n'as encore rien vu. » Petit clin d'oeil, plus amusé que séducteur comme bien d'autres hommes. Jam sait faire des tentatives d'approche... Et avec n'importe qui d'autre, il le ferait peut-être - si la situation s'y prête et si l'envie s'en fait ressentir bien sûr -. Sauf que ce n'est pas n'importe qui. C'est Kamilla. L'inaccessible, l'indomptable. Le mystère. Avec elle, c'est un rythme tout à fait différent qu'il adopte. Et pas parce qu'il a envie de la mettre dans son lit avant de passer à autre chose. Parce que, justement, les enjeux lui semblent très différents. Il y a quelque chose, chez elle, qui lui donne envie de s'y pencher plus longuement. C'est peut-être fou, insensé, surtout quand il ne sait pas du tout si c'est le genre de trucs qu'elle peut penser elle aussi de son côté... Mais peu importe.

Pour l'instant, le courant passe bien et la discussion ne perd rien de son côté intéressant. Et elle n'a pas dit non ! Jam tient toujours ses promesses. Même si ce n'en est pas une à proprement parlé pour le coup. Mais il lira un Proust et il en discutera avec elle. Elle ne fait pas particulièrement preuve d'enthousiasme mais son hochement de tête est largement suffisant pour Jamal. Il l'accepte comme elle est, même si cela signifie qu'il doit creuser encore et encore... Revenir à la charge et insister. Sans jamais être lourd ou trop présent, il se doute qu'elle ne supporterait pas ça.

Kamilla semble -plus que- surprise d'apprendre qu'il vient une fois par mois environ. Est-ce beaucoup à ses yeux ? Probablement, oui. Au vue de ce qu'elle vient de dire, c'est ce qu'elle semble imaginer. Un petit rire échappe de nouveau à Jamal. C'est qu'elle peut être drôle quand elle veut, la Kamilla. Est-il possible qu'elle se soit enfin un peu libérée en sa présence et qu'elle soit désormais capable d'être elle-même ? Il ne veut pas se faire d'illusions mais en bon optimiste qu'il est, Jamal se dit qu'ils sont en bonne voie pour que les choses s'améliorent. Espérons qu'elle ne fasse pas dix pas en arrière aussi vite qu'elle en aura fait en avant. « Je ne frime pas du tout, je viens vraiment une fois par mois. Enfin, sauf exception hein. » Il n'est pas si obsessionnel. Pas encore, tout du moins. « Madame Ayad fait bien de prendre soin des vieilles dames. » Sourire malicieux, et il ne se gêne pas, une fois de plus, pour entrer dans son jeu. L'auto-dérision n'a jamais été son point faible, bien au contraire. Jamal sait en jouer, sans doute aussi un peu pour se protéger. Cela évite que les autres fassent les remarques à sa place... Et puis il croque la vie à pleines dents, le petit. Il ne s'arrête pas sur les détails, ne cherche pas à accentuer ses éventuels complexes. Et il rit. De tout, de tous. Pas avec tout le monde. Par exemple, avec Kamilla, il y a certains sujets sur lesquels il n'osera pas encore s'aventurer. Un jour, peut-être...

« Oh noooon.... » Il prend son air le plus désespéré, entrouvre la bouche et pousse le vice jusqu'à poser la main sur son cœur. Comme s'il était réellement touché, atteint, par ce qu'elle vient de lui dire. Heureusement, elle met vite fin à la supercherie et Jamal en fait de même de son côté. « Ouf, tu m'as fait peur pendant deux secondes. J'ai cru que je n'allais plus jamais pouvoir aller à la salle sans porter un bonnet et une écharpe jusqu'au nez. » Il passe une main sur son visage, prenant bien son temps pour la retirer ensuite. Le truc, c'est qu'il vient d'avoir une idée suite à ce qu'elle lui a dit. Maintenant, il faut qu'il ose. Et Jamal ne serait pas Jamal si ce n'était pas assez rapide. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire - ou presque -, il prend son courage à deux mains et se lance. « Et si je te payais un café là, tout de suite ? Je pense que ce serait un bon compromis pour acheter ton silence... » Mais il n'en est pas tout à fait certain. Si ça se trouve, c'est maintenant qu'il va se le prendre, son râteau. Alors pour parer à cette éventualité, il lui offre son plus beau sourire.
Sans conviction malgré tout.
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Mar 3 Juil 2018 - 8:08 )
You have to dream before your dreams can come true

Elle note le clin d'oeil et il ne la met pas mal à l'aise, loin de là. Sûrement parce qu'il ne semble y avoir aucune arrière pensée dans ce soudain tic. Plutôt une sorte de complicité bienveillante, qui bien qu'elle l'effraie et la rend curieuse, lui fait beaucoup de bien. Surtout en ce moment. Le temps de cette conversation, elle n'a pas pensé une seule fois à sa mère et à sa grippe. Elle n'a pas eu la boule au ventre en pensant que ça pourrait être plus que ça, que cela pourrait cacher une autre maladie. Elle a juste oublié de se faire du soucis pour ses proches. Ce n'était pas très long, ils parlaient peut-être depuis quelques minutes à peine et pourtant, c'était libérateur. Elle aimerait le lui dire au fond, Kami. Elle voudrait le remercier de lui avoir changé les idées, même un court instant et lui en être reconnaissante mais c'est quelque chose qu'elle ne sait pas faire. D'ailleurs, pour oser, il faudrait qu'elle soit sincère, qu'elle avoue exactement pourquoi elle avait besoin de s'aérer l'esprit et elle n'est pas du tout prête à le faire. Il faudrait aussi qu'elle accepte que la présence de Jamal lui fait du bien et ça, c'est encore en moins bonne voie que les aveux sur sa vie personnelle. Alors, au lieu de faire comme ses filles romantiques, sensibles, et de dire merci, merci infiniment. Kami le pousse dans ses retranchements. "Ne te gêne surtout pas pour me montrer à quel point tu l'es, ça me changera!" Elle fait tout de même l'effort de ne pas préciser que ça la changera des abrutis qui peuplent la Terre entière.

Elle est contente de l'avoir fait rire en doutant de lui. Bon sang, il n'y a vraiment que Jamal pour trouver que sa méfiance exacerbée peut être hilarante. Elle retient un rire sur le bout de ses lèvres en se mordant la lèvre inférieure, juste quelques secondes. Ce mec est réellement atypique. Peut-être un brin trop, ce qui le rend malheureusement un peu trop irrésistible. Or, des hommes irrésistibles, Kami n'en connaît pas. Elle ne connaît que ceux qui peuvent l'intéresser pour une raison X ou Y. Ce n'est pas le cas de Jamal, au contraire, il l'effraie et il n'y a pas grand chose qui puisse faire peur à Kami. "Je vais faire comme si je te croyais pour clore le débat." Marmonne-t-elle alors qu'en vérité, elle le croit. Elle regarde droit dans ses yeux et elle ne peut voir que cette fichue sincérité qui y danse et qui ne s'en cache pas une seule seconde. Il est ce genre-là. Le genre sincère. Dans un rire désabusé, elle dit "Madame Ayad ne prend soin de personne. Jamais!" C'est une image qu'elle nourrit souvent parce qu'ainsi, personne ne pourrait s'imaginer qu'elle serait la parfaite petite femme au foyer qui sait s'occuper des gosses et faire de bons petits plats. Peu de gens savent comment Kami est avec sa famille et elle n'a pas envie que ça se sache outre mesure. L'image de la fille qui n'en a rien à faire de personne est agréable à porter.

Cette fois, elle rit à nouveau, presque troublée qu'il ait réussi à la faire rire par deux fois. Sa réaction, bien qu'exagérée est tordante et elle n'arrive plus à s'en cacher en le voyant faire. Il est bon comédien, le bougre. "Sinon, tu pourrais aussi draguer ailleurs qu'à la salle." Lui propose-t-elle sans y penser réellement, tout en ignorant la pointe violente qui s'insinue au fond d'elle-même alors qu'elle l'envoie voir ailleurs sans délicatesse. Elle ignore grandement qu'elle n'en a aucune envie. "Enfin, je dis ça comme ça." Ouais, elle fait bien de le préciser, histoire de ne pas finir par regretter ses paroles un jour. Sans s'en rendre compte, elle a baissé les yeux sur le livre de Jamal, surtout pour éviter de croiser son regard alors qu'elle vient clairement de lui dire d'aller draguer ailleurs avant de le faire passer comme une simple remarque pleine de légèreté. Son visage se relève assez rapidement alors que ses yeux s'ouvrent grand. A-t-il pris ses paroles pour argent comptant? "Pas non plus à la bibliothèque Jamal! Y'a des endroits de prédilection pour ce genre de choses. Les boîtes, les bars..." Elle sourit après un petit moment, retirant cet air sérieux et outré de son visage pour qu'il comprenne qu'elle le fait encore marcher. Elle préfère s'imaginer qu'elle le fait en tout cas parce que l'invitation lui a procuré une sensation tellement merveilleuse que c'en est presque anormal. Flippant. Si bien qu'elle fait de l'humour pour cacher son long temps d'hésitation à ce sujet avant de répondre sûre d'elle, quand pour une fois, elle ne l'est pas du tout. "Un café ne va pas suffire Viscenti, tu me connais mal. Il me faudrait au moins deux café viennois et trois bonnes parts de tarte pour que j'envisage de garder ma bouche fermée à ce sujet." Elle relève le livre vers lui avant de dire, plus doucement, comme calmée par la perspective de devoir passer du temps avec lui, seule à seul. "Je vais d'abord l'emprunter. On se retrouve au café d'à côté si tu veux. Si tu m'attends, ça risque de faire bizarre!" Pour ne pas dire, horriblement gênant. Comme un rencard, quoi.

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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Mar 3 Juil 2018 - 14:28 )

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Il se sent bien avec Kamilla, Jamal. Tout lui semble naturel, comme si leur relation coulait de source et qu'il n'y avait absolument pas de place pour de trop nombreuses questions. Il n'y a pas à douter, à tergiverser. Leur discussion n'a rien d'anormal, au contraire. Sans que cela ne semble poser problème à l'un ou à l'autre, les piques, ou plutôt petites taquineries, s'enchaînent. Pour l'instant, on est plutôt du côté du compliment, mais il semblerait que Kamilla ne soit pas prête à dire les choses franchement. Elle préfère prendre des chemins détournés, s'assurer de ne pas paraître trop penser ce qu'elle dit. Jamal n'est pas du tout dérangé par ça. Au contraire, cela l'amuse beaucoup. Il en joue. « Je vais y réfléchir... Il faudra déjà que tu le mérites. » Il prend l'air du mec réellement pensif, plongé dans ses réflexions. Mais abandonne vite la partie, comme toujours. Il n'est pas aussi bon acteur qu'il peut parfois le laisser paraître. Chaque fois qu'il essaye d'afficher une expression ou une autre, sa joie de vivre ne tarde pas à refaire surface. Là, son sourire s'étale bientôt de nouveau sur son visage et il ne peut plus sembler offusqué de quoi que ce soit. Il n'a pas de quoi l'être pour l'instant de toute façon. Elle cède, et accepte de clore le débat. Face à elle, Jam essaye de déchiffrer son visage et de déterminer si, selon lui, elle le pense vraiment ou non. Ou bien si elle fait semblant pour lui faire plaisir. Peu importe, il sent que le terrain miné approche et préfère par conséquent faire une petite pirouette pour l'esquiver et aller sur des terres plus abordables. Plus agréables pour Kamilla. « Très bien, je prends note de cette information aussi. » Comme un crétin, et comme s'il avait douze ans d'âge mental tout à coup, il fait mine d'écrire dans sa main. Tête baissée et sourcils froncés, signe qu'il est vraiment concentré, sa main gauche qui "tient un stylo" note l'info dans la paume de son autre main. Incroyable, ce petit, vraiment !

La remarque de Kamilla ensuite, légèrement acerbe, aurait pu le statufier. Le fait perdre pied et le faire tomber de son piédestal sur lequel il se tient depuis le début de cette discussion. Ce n'est pas le cas. Jam est toujours très stable. Pas sûr de lui au point de frimer mais assez, en tout cas, pour ne pas être déstabilisé par la première remarque qui passe. D'autant qu'il est en général le premier à les faire à propos de lui-même. C'est au tour de la jeune femme de faire une pirouette et d'essayer de se rattraper. C'est en tout cas ce que s'imagine Jam, non loin de là. Un sourire pas dupe du tout de ce qu'il vient de se passer aux lèvres, il continue de l'observer. Attendant qu'elle se dépêtre toute seule de la situation dans laquelle elle vient de se fourrer. Il doit même retenir un petit rire, de peur qu'elle le prenne mal et le vive comme une moquerie pure et dure.

Comme il a laissé un petit silence s'installer, elle est la première à reprendre la parole. Accentuant la soudaine hilarité de Jam. C'était assez drôle à voir, il faut dire. « A la bibliothèque je n'oserais pas voyons ! C'est sacré et je le sais. » N'est-ce pas pourtant précisément ce qu'il est en train de faire avec Kamilla ? Que ce soit ça ou pas, il ferait mieux de garder jalousement cette interrogation pour lui. La jeune femme pourrait mal le vivre, il le devine. « Quant à la salle de sport, je dois avouer que ce n'est pas très professionnel... J'y réfléchirai. Merci pour cette remise en question Kamilla. » Sa voix, le ton employé ainsi que les mots choisis pourrait facilement laisser entendre qu'il le vit en réalité mal. Qu'il est blessé dans son égo qu'on se permettre de lui faire pareille remarque... Mais pas du tout. Jamal ne perd pas son sourire habituel, et attend toujours la réponse à la petite invitation qu'il a osée faire. Celle-ci ne tarde pas et il doit réellement prendre sur lui pour ne pas sauter sur place tel l'affreux gamin qu'il peut parfois être. « A tes ordres. Je reviendrai plus tard pour mes propres livres, et je file t'attendre dans le café. » Il ne veut pas jouer les mecs pressés et tout... Mais il l'est en fait ! Ils étaient, certes, déjà en tête à tête mais ça aura une meilleure gueule une fois dans ce café. Ils n'auront pas à se priver s'ils ont envie de rire et de parler plus fort. Ici, c'est tout bonnement impossible. Jam repose donc son livre dans l'étagère, le remerciant silencieusement pour avoir été disposé juste derrière le Proust qui s'apprêtait à être emprunté par Kamilla, puis se tourne en direction de la jeune femme. « A tout de suite. » Un dernier signe de la main, et il s'éclipse. Dehors, Jam prend quelques instants pour prendre de profondes inspirations et calmer les battements étatiques de son cœur. C'est ridicule, cette façon qu'il a d'être lorsque Kamilla est dans les parages. Ridicule, vraiment ! Il y réfléchira plus tard, peut-être, si l'envie lui prend. Pour l'instant, il va dans le café voisin et s'installe à une table non loin de l'entrée, là où il peut voir les passants. Le serveur venant prendre sa commande, Jam demande deux cafés viennois ainsi que deux parts de tarte au citron. Tout n'étant pas pour Kamilla, bien sûr !
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Kamilla AyadToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Mar 3 Juil 2018 - 18:03 )
You have to dream before your dreams can come true

Inconsciemment, elle se perd un peu dans la contemplation de son visage alors qu'il fait mine de réfléchir à sa propre remarque. Selon lui, elle devrait mériter sa bonne attitude alors qu'à ses yeux à elle, c'est lui qui mériterait de traîner avec elle s'il en avait une. Ce dont elle continue à douter, plus pour la forme que pour la véracité de la chose. Elle remarque ses sourcils épais, son visage sans aucune imperfection, au point que ce soit agaçant d'en chercher à la loupe, rasage parfait, coiffure parfaite et il n'est pas assez éloigné pour qu'elle manque de remarquer qu'il sent bon. Affreusement bon. Quant à ses yeux, bordel, des pépites noires, sombres mais brillantes à en faire perdre le souffle à n'importe qui. Elle ne se fatigue pas à s'aventurer plus bas. Sa musculature, elle a déjà pu l'observer, même furtivement plus d'une fois à la salle et elle sait que, maintenant que son cerveau semble valoir quelque chose, elle ferait mieux d'éviter de mater. Elle se racle la gorge. "Tu plaisantes j'espère?" Demande-t-elle en sachant très bien que la réponse est oui. Mille fois oui. "C'est plutôt toi qui aurais un minimum de mérite de ne pas être un abruti de plus sur cette planète." Voilà, abruti, elle l'a dit, en même temps, il l'a un peu cherché même si c'était très gentiment. Elle attend ensuite un mouvement de recul, un étonnement quelconque face à son annonce abrupte. Elle ne prend soin de personne, bref, Kami lui annonce clairement qu'elle est une égoïste et c'est en général suffisant pour faire fuir les mecs, ceux qui ne pensent pas qu'au cul bien sûr. Or, il semble assez évident que ce n'est pas ce que cherche Jamal. Elle les connaît ces mecs là, elle les sent venir à des kilomètres. Pourtant, en face, il n'y a rien. Aucun jugement, aucune fuite, aucun dégoût. Rien d'autre que de l'humour. Est-ce parce qu'il a cru qu'elle plaisantait à nouveau ou parce qu'il n'y croit pas? Pire, il s'en moquerait? Elle est un peu étonnée mais ne laisse rien paraître et l'oublie même rapidement quand elle le voit faire le singe en notant cette information, comme si elle était primordiale, au creux de sa main. "Arrête de faire l'idiot!" Lâche-t-elle dans un rire en tapant doucement dans la main de Jamal avec la sienne pour la faire tomber. Une preuve qu'elle adore ça, au fond.

C'est avec difficulté qu'elle remonte la pente après la remarque qui la met plus mal à l'aise elle que lui de toute évidence. Sur ses lieux de drague à lui. Quelle idée de s'être lancée sur ce terrain? C'est ce qui arrive quand on se lâche et qu'on parle sans réfléchir. Heureusement pour elle, Jamal ne laisse pas traîner plus longtemps le silence qui a suivi cette proposition plus qu'idiote et déplacée. Il sacre même la bibliothèque, volant une nouvelle mine amusée à Kami avant qu'elle ne souffle en balançant la tête. "Pff!" Allez, elle lui accorde ça quand même. La bibliothèque, il lieu sacré, elle aime l'idée. Elle grimace en entendant passer sa réponse sur ses flirts à la salle de sport. Elle aurait adorer qu'il oublie et fasse comme si elle n'avait rien dit. Elle regrette déjà d'avoir ouvert sa bouche à ce sujet. Avec un petit pouce en l'air, elle marmonne alors un "Pas de quoi!" forcé pour laisser passer la chose aussi rapidement que possible. Elle ne se rend compte de son ton impératif que lorsque Jamal lui lâche un "A tes ordres" bien que sympathique et amusé. Elle a la sale manie de diriger, elle le sait et Jamal ne semble pas s'en offusquer, encore, pour son plaisir personnel. Elle se demande pourquoi il ne prend pas le temps d'emprunter ses livres. Est-ce parce qu'elle lui a intimé de ne pas la suivre, dans le fond? Ou parce qu'il a réellement très soif et très faim? Elle hoche la tête, après tout, il fait ce qu'il veut. Elle lève également la main, essayant un geste détendu et détaché. A qui ment-elle franchement? Sinon à elle-même. "Ouais, a tout'!"

Elle est plus qu'heureuse qu'il lui ait laissé un temps pour respirer finalement. C'est en ramenant son livre à la bibliothécaire qu'elle se rend compte que sur ses dernières minutes, sa respiration, elle l'a retenu. Longtemps, trop longtemps même pour que ce soit normal. Elle se sent comme une pré-ado. Pourquoi stresser à l'idée d'un simple petit café? Elle pose sa main froide sur son cou. Il est bouillant alors qu'il ne fait pas chaud dans cet endroit climatisé. Il n'y a que maintenant qu'elle comprend que son visage est en feu. Heureusement qu'elle a la peau mate. Merci à son père et à sa mère pour cette couleur. Quand elle récupère son livre, elle n'arrive même pas à afficher un sourire à l'employée sur place alors elle fonce vers la porte. La chaleur de l'extérieur n'aide en rien. L'air par contre, c'est nécessaire, elle en prend une grande bouffée avant de jeter un coup d'oeil au café en s'enfonçant des idées claires dans le crâne. Ce n'est qu'un mec parmi tant d'autres. Ce n'est qu'un café. Elle le rejoint avec cette détermination et se rend compte un peu trop tard qu'elle est, du coup, sur la défensive. Quand elle arrive, après son moment en solo devant l'immense bibliothèque, les commandes ont eu le temps d'arriver. "Je déteste qu'on commande les tartes pour moi au préalable." Elle ne dit rien pour le café parce qu'au final, c'est elle qui a parlé de sa préférence. Elle s'assied en sentant la tarte au citron et elle lui en veut encore plus d'avoir fait le bon choix. "Mais bon, j'adore la tarte au citron." Une manière à elle de dire merci tout en affirmant silencieusement que ça passera pour cette fois. "T'aurais pris une tarte différente, on aurait partagé." Lance-t-elle quand même comme un reproche sourd en lui désignant la tarte identique. Elle se penche sur la table et sur le café de Jamal, le humant au passage et rajoutant. "Idem pour le café." Elle pose ses mains sur sa tasse chaude en le fixant. "Ce serait donc ça ton défaut? T'aimes bien avoir le contrôle sur les choses?" Manque de peau, elle aussi. Mais ce n'est pas le plus grave, elle vient de se rendre compte qu'elle a avoué à demi-mot ne pas lui avoir trouvé de défaut, encore.



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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le Mar 3 Juil 2018 - 22:22 )

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Ainsi, Kamilla pense-t-elle le plus grand mal de la plupart des hommes. C'est en tout cas ainsi que Jamal comprend ce qu'elle vient de dire. Ce n'est pas anodin, cette remarque. Et il le sait. Tout en prenant note de cette nouvelle information -encore une, il va falloir qu'il songe à réellement mettre ça à l'écrit histoire de ne rien oublier, même s'il sait qu'il ne le fera bien évidemment jamais-, Jam ne cesse pas de garder pied avec la réalité. Ce n'est pas le moment de se laisser aller à trop divaguer. « Dis comme ça, en effet... » Elle pense donc réellement qu'il n'est pas un abruti. C'est aussi cela, qu'il doit retenir. Il en a de la chance ! Mais en même temps, il ne peut pas s'empêcher de se dire que, peut-être, elle plaisante encore... Elle l'embête, le taquine. Et lui fonce dedans tête baissée. Tant pis, il préfère avoir l'air d'un idiot l'espace de quelques secondes que de ne pas croire à ce qu'elle vient de dire. Kamilla trouve que ce n'est pas un abruti. Et ça, ça se fête !

Presque autant que le fait qu'il vient encore de la faire rire. Pour l'avoir côtoyée à plusieurs reprises, Jam sait que ce n'est pas quelque chose qui se produit très souvent chez elle. Elle est plutôt du genre renfermée. Du genre à ne pas trop parler avec ceux qui ne font pas déjà partie de son cercle d'amis. Son rire, pourtant, est fascinant. D'ailleurs, Jam doit bel et bien buger pendant quelques secondes... Elle rit, et elle vient de frapper sa main dans un geste taquin plus que violent. Et il ne s'attendait pas à cela. C'est pour cette raison, donc, qu'il ne bouge pendant un bref instant. Avant de se remettre de ses émotions et de sourire de nouveau. Puis, dans un souffle -pas encore tout à fait remis finalement-, il lâche : « Jamais... » Faire l'idiot, c'est un peu -beaucoup- sa passion, à Jam. C'est une façon de vivre même. Dans ces moments-là, il a l'impression qu'il ne connaît pas tous les mauvais côtés de la vie. Qu'il a de nouveau quinze ans et l'innocence qui va toujours -ou presque- avec. Alors il aime bien ça. Il le fait souvent, tout en sachant être sérieux lorsque la nécessité se présente. Parce qu'il faut bien, de temps en temps, se comporter en adulte et en adulte seulement. Jam n'est pas dupe, et il est assez mature pour savoir discerner ces moments-là les uns les autres.

C'est peut-être bien ce qui est en train de se passer sous son nez. Sans qu'il s'en rende compte, d'abord. Il ne pensait pas que Kamilla pourrait être aussi... Gênée ? Le terme n'est pas adéquat, mais elle est mal à l'aise en tout cas. Rien qu'un peu. Et à cause d'un sujet qu'elle a elle-même abordé. Ce n'est peut-être pas de la gêne, finalement, mais une forme d'agacement. Et Jam n'a pas envie de tout gâcher en rajoutant une couche à ce qui vient de se passer. Alors il se tait, souriant toujours. Elle a tâché de les faire vite passer à autre chose de toute façon. Cette fois non plus, il n'est pas dupe. Tout comme il est assez malin, peu après, pour rebondir sur la perche lancée involontairement par Kamilla. Ils vont donc aller boire un café tous les deux ! Et très bientôt. Si Jam est pressé d'y être, il ne sait pas si c'est le cas de la jeune femme. Mais une fois installé dans le café voisin à la bibliothèque, il s'empresse de passer commande et commence à regarder la rue, par la fenêtre juste à côté de la table. Pas spécialement pour repérer quand elle arrivera, mais parce qu'il a toujours trouvé fascinant de regarder les passants. Avec sa jeune sœur, quand il était plus jeune et qu'elle était en âge de le faire, ils essayaient d'imaginer ce qu'ils faisaient dans la vie. S'ils étaient mariés... Bref, ce dont était fait leur vie, et leur journée.

Tout perdu qu'il est dans ses pensées, Jam entend à peine que le serveur vient poser devant lui les deux assiettes et les deux tasses. Il le remercie tout de même d'un rapide mouvement de la main une fois qu'il s'est éloigné, et que lui a relevé la tête. Peu après, Kamilla arrive à son tour. Et alors que Jam lui sourit, plus heureux encore que lorsqu'il l'a croisée dans la bibliothèque, les remarques ne tardent pas à fuser. Son sourire disparaît, une certaine forme de malaise le gagne. De toute évidence, il a fait une boulette. « Désolé... Je pensais bien faire. » Visiblement, c'est un échec cuisant. Et sitôt que Kamilla essaye d'apaiser un peu la façon abrupte dont elle a amené ça, une nouvelle remarque arrive et Jam ne sait pas vraiment se comporter, face à ça. Il a peur de faire une nouvelle erreur. Peur de se planter et de la voir prendre ses jambes à son cou. « Si tu préfères, je prends les deux et tu en choisis une autre pour toi ? » C'est la seule solution qu'il envisage. La seule qui soit à sa portée en tout cas. L'idée de payer une part de tarte supplémentaire ne le dérange pas le moins du monde. Si cela peut permettre à Kamilla d'être plus à l'aise, hein... « Et non, je ne crois pas que cela fasse partie de mes défauts. Pas que je sache, en tout cas. » Il n'a pas un besoin obsessionnel de tout contrôler. Il s'est un peu planté là, de toute évidence, mais ça s'arrête là. Dans la vie de tous les jours, il n'est pas du genre à choisir pour les autres, pas du genre à chercher à avoir l'ascendant sur tout et sur tous. Mais bref, il ne va pas rester coincé là-dessus quinze ans. Retrouvant son sourire, Jam se cale plus confortablement dans le fond de sa chaise avant de lancer : « Tu veux déjà connaître mes défauts ? » Oui, il la taquine. Mais c'est en train de devenir une réelle passion pour lui, que voulez-vous.
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Sujet: Re: You have to dream before your dreams can come true - Jamal ( le )
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