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- Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. -

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Cisco TejeiroToujours frais après un litre de café
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ID : Bone_echo
Faceclaim : Garrett Hedlund - ©bone echo
Multi-comptes : Rowtag ; Magda ; Enoch
Messages : 79 - Points : 96

Âge : 32 y.o
Métier : agent de propreté urbaine ou en résumé, celui qui peut vous faire chier à ne pas ramasser vos poubelles. Conducteur de semi-remorque de nuit à mi-temps.
Sujet: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 5:46 )
I have done it again. I have been here many times before. Hurt myself again today and the worst part is there's no one else to blame.
Cisco Tejeiro
rôle inventé
Identité :Cisco Nino Eadoin. Ribambelle de prénoms. Ceux que sa mère voulait qu'il porte et celui que son père voulait imposer à ce fils né bancale. Des origines qui se battent en duel. Rioli de naissance, portant le nom de jeune fille de sa mère jusqu'à que son beau-père lui donne son nom, en faisant son propre fils. Tejeiro, l'acceptation que Cisco a toujours renié, l'embrasant qu'à la toute fin.

Naissance : Né un 14 Février en France 1986. 32 ans qu'il est un piètre cadeau de Saint-Valentin pour sa mère. Cadeau empoissonné d'un souvenir en putréfaction.

Origines :Franco-italien par sa mère, irlandais par son père. Peut-être. Pour le peu qu'il en sait. Cisco n'a pas réellement envie d'en savoir plus de toute façon. Ce qu'il sait lui suffit. Ce qu'il sait est de trop déjà.

Statut :Célibataire se perdant de bras en bras pour oublier celle qui pollue ses pensées. Dans les corps tièdes, c'est un peu de solitude qui s'envole. Des mensonges aux gros seins dans lequel il s'illusionne. Mais c'est toujours vers ce même horizon qu'il retourne, le cœur au bord des lèvres prêt à se faire piétiner. Caitlyn. Toujours et toujours Caitlyn. Caitlyn à la folie. Caitlyn passionnément. Caitlyn, à s'en rendre complètement taré. La reine des connasses. La sienne.

Métier : Ancien sprinteur professionnel à la carrière florissante. Désormais agent de propreté urbaine ou comment dire de façon soutenue un éboueur. Cisco ramasse vos poubelles ... Ou pas. Si vous triez mal, vos poubelles il vous les renverse et se casse, un doigt d'honneur levé à votre fenêtre. Oui, Cisco fait la loi sur vos déchets. De nuit, conducteur de semi-remorque à mi-temps. Ca paye bien pour les kilomètres gravis mais plus que pour le salaire, c'est pour dompter et envoyer valser une trouille qui remonte à 3 ans.

Argent : Situation financière correcte. Cisco ne roule pas sur l'or mais vit convenablement. Le plus gros de ses salaires vont à sa mère et sa petite soeur pour les entretenir, se gardant pas grand chose à côté pour lui. De quoi payer ses propres factures et ses sorties.  

A Naples depuis : Ses 4 ans. Débarqué à Naples, la main greffée à celle de sa mère en fuite avec un seul sac à dos en tout bagage. S'improviser italien, dans ce pays inconnu, gamin maladroit mais toujours souriant. Tant qu'il avait sa maman, Cisco, tant qu'il l'avait, le reste n'était que détail.

Colérique - Impulsif - Instable - Bon vivant - Extraverti - Social, parfois trop - Tolérant mais plus par indifférence que par grandeur d'âme - Emmerdeur - Tête brûlée - Immature - Moralité bancale : Cisco adapte ses attitudes et son comportement selon les circonstances sans toujours se soucier des valeurs morales - Loyal avec les personnes qu'il juge en valoir la peine - Provocateur - Dévoué à ceux qu'il aime - Rebelle qui conteste toute autorité - Fêtard - Inébranlable en apparence - Refoulé niveau émotion et sentiment, cachant une certaine sensibilité - M'enfoutiste - Têtu - Fonceur - Très possessif, parfois avec des attitudes à la limite de la tyrannie - Franc qui ne mâche jamais ses mots - Ironique surtout par défense - Drôle - Charmeur - Peut être violent - Torturé - Mal dans sa peau - Protecteur - Insolent - Arrogant - Observateur - Capricieux - Brut de décoffrage - Bagarreur qui cherche souvent la petite bête.  

poids :
90 kg
alcool :
10 verre
cigarettes :
20 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Boys don't cry The Cure


Conclusion de votre vie Un bilan peu positif sur la rétrospective de sa vie. Les erreurs et incidents de parcours commencent dès sa naissance, dès sa création. Si pour Cisco, sa vie n'est qu'un assemblage d'échecs cuisants, il ne peut nier avoir quelque réussites à son actif : une famille aimante, toujours présente. Des amis fidèles et loyaux. Avoir été sélectionné pour le championnat du monde d’Athlétisme. Une histoire endiablée mais qui lui a coupé le souffle plus d'une fois, combien peuvent se pavaner d'avoir vécu des montagnes russes pareilles ? Mais y a eu des coups de couteau dans sa prospérité éphémère, perdant plus qu'il n'a gagné. Peur de ne pas être aimé, certitude de ne jamais pouvoir l'être, cela résume bien sa dégaine de condamné alors comme dans cette chanson de The Cure : Cisco se marre, met des étoiles factices de malice dans ses yeux, ourlant son existence de mensonges pour planquer les mers salées qui lui brûlent la rétine. Il ne pleura pas, Cisco. Parce qu'il est un bonhomme. Parce qu'il est le chef de la famille désormais. Il pleura plus tard, quand il sera ce qu'il a toujours su qu'il deviendra un jour : un homme seul et délaissé.

(un) Cisco parle italien, français et anglais. L'espagnol, grâce à son beau-père, il le manie approximativement mais se contente surtout des insultes pour pouvoir les balancer à ses deux grandes soeurs qui parlent l'espagnol couramment et qui prennent plus mal les insultes de leur langue maternelle. (deux) Ayant grandi dans un environnement surtout féminin avec sa mère et ses trois soeurs, le blond connait malheureusement bien tout ce qui touche de près ou de loin au monde extra-terrestre des femmes : maquillage, produits qui puent -selon Cisco- en tout genre, les tampons (qu'il devait parfois aller chercher pour ses soeurs, la misère), etc... Larbin des femmes de sa vie par dépit. Sans compter que petit, ses deux grandes soeurs avaient comme passe-temps préféré de le torturer et le travestir. Un petit blond à bouclette avec un rouge à lèvre pétant, quoi de plus drôle ? (trois) Le doigt d'honneur est une façon de communiquer de Cisco sans avoir à se fatiguer à parler. Il l'use et l'use tous les jours, à toute les sauces. En bonjour, en aurevoir, en va te faire voir. Un véritable signe de fabrique du blond. (quatre) Emmerdeur professionnel. Quand Cisco aime, il le montre mais d'une façon qu'il lui est bien particulière. Donc s'il vous casse les pieds, c'est qu'il vous apprécie. Ca vous fait une belle jambe, non ? A l'inverse, s'il vous déteste, il peut se montrer casse-pied mais le plus souvent, quand c'est le cas, Cisco ignore la personne. Elle n'existe plus à ses yeux. (cinq) Si la tête blonde adore sortir et passer du temps avec ses potes, il passe parfois par des périodes où il préfère s'enfermer chez lui, à jouer à la PS4 en envoyant chier toutes personnes humaines qui oseraient entrer dans sa bulle. Des humeurs inégales  qui le rendent parfois insupportable. (six) Il est très protecteur avec sa mère et ses trois soeurs. Prêt à tout pour les préserver du moindre mal, jusqu'à se montrer très violent. S'il a accepté son beau-père rapidement, il n'a jamais accepté les beau-frères potentiels que ses soeurs ramenaient. Aucuns n'étaient assez bien pour ses soeurs. Il ne respecte toujours pas le mari d'Ishbel et le taillade dès qu'il peut. (sept) Malgré son air confiant et l'indifférence légendaire qui l'habite, Cisco a besoin d'un certain confort physique et d'une sécurité affective pour se sentir bien. Pourtant, malgré les démonstrations affectives qu'il peut recevoir, Cisco doute toujours d'être aimé. De pouvoir l'être. (huit) Cisco aime lire. C'est un fervent lecteur mais le fait toujours seul, planqué dans sa chambre. Il n'aime pas passer pour quelqu'un qui aurait de la jugeote ou de la culture. Il préfère qu'on le croit con comme ses pieds. Qu'on le sous-estime. (neuf) De l'accident en 2015, Cisco a eu la chance d'en sortir qu'avec une fracture de l'épaule et de la clavicule. S'il a bien récupéré de sa fracture de la clavicule, celle de l'épaule lui fait parfois encore mal à cause de la compression d'un des nerfs lors de certains mouvements quotidien. Alors Cisco se gave d'anti-douleurs, en est devenu accro pour s'anesthésier complètement et ne plus ressentir la douleur de son épaule. Ca lui permet de ne pas se rappeler de ce jour.  (dix) Du jour au lendemain, Cisco est retombé dans l'inconnu, devenant un homme lambda. Il n'aime pas revoir des images de lui, en plein sprint. Pas plus qu'on le reconnaisse dans la rue et qu'on s'adresse à lui comme le champion qu'il était et qu'il n'est plus. Cependant, courir lui manque, s'entraîner aussi ... L'ancien sportif a pris l'habitude de continuer la course, qu'aux heures de fermeture du stade, y entrant par effraction à des heures tardives.
ton groupe :MACCHIATO
ton avatar :Garrett Hedlund


pseudo, prénom :Bone-echo.combien de bougies ?AHA.d'où viens-tu ?Tahiti.comment t'as atterri ici ?La faute à Alice.




MotherPlease, forgive me for being your son
I.Luana Rioli a eu Cisco à l'âge de 17 ans. Grossesse non désirée, foetus qui grandit, le dégoût avec. L'adolescente n'en veut pas de ce misérable gosse mais le père de l'enfant ne lui laisse pas le choix, lui impose ce rôle de mère que Luana ne veut pas. Autorité d'un beau-père, nouveau mari de sa mère qui s'est étendu sur elle, dans le silence de la nuit. D'abord juste des caresses avant de devenir de plus en plus gourmand. Trop. Larmes amères sur les joues, Luana prend l'habitude de se jeter d'un muret pour atterrir sur le ventre tous les jours. Pour que le foetus meurt, pour que le bébé tombe de son ventre au fond de sa culotte. Mais Cisco, déjà fort, ne renonce pas et s'accroche à sa mère.

 II. Saint-valentin 1984, Cisco vient au monde et ce n'est qu'à cet unique instant, lorsque ses yeux se posent sur ce bébé chétif que le coeur de Luana fond. Que son coeur se met à battre pour l'innocent qui n'a rien demandé. Dommage collatérale d'un acte infâme. Minuscules menottes qui s'accroche à son index, Luana lui fait le serment de l'aimer, toujours et d'être une meilleure mère que la sienne. « Je te protégerai quoiqu'il m'en coûte »  

III. « Et ta mère ? Elle t'a dit notre petit secret ? » L'haleine alcoolisée pique le nez du gosse, écoutant à moitié cet homme imposant, préférant jouer avec le camion de pompier dans les mains. « Elle t'a pas dit qu'elle est ta mère mais aussi ta grande soeur ? » Rendu sourd par les mains de Luana qui entourent ses oreilles, Cisco ne capte pas la vérité. La triste et sale vérité de son existence. Luana brode avec ce quotidien sordide, perdue entre une mère lâche qui ferme les yeux et un beau-père de plus en plus horrible. Sa promesse prend tout son sens quand son beau-père lève la main pour la première fois sur Cisco le ruant de coup pour avoir trop pleurer, pour être une tafiote et non pas son digne fils. C'est la goutte d'eau qui explose le vase. Quelque affaires dans un sac à dos et Luana quitte la France pour Naples, pays de son enfance, la prunelle de ses yeux dans les bras.

IV. Cisco s’adapte à l’Italie, apprend la langue à son rythme et surtout aidé par sa mère qu’il ne lâche pas d’une semelle, seul repère qu’il possède dans ce pays inconnu. A ses 8 ans, Luana emménage avec un chilien expatrié en Italie : Julian Tejeiro, veuf, déjà père de deux filles et âgé de 10 ans de plus que Luana. Famille recomposée, joyeux bordel qui bouscule le quotidien du petit blond l’obligeant à partager sa mère autant avec son beau-père qu'avec ses deux soeurs. La cohabitation est bordélique : entre le passé, les caractères de chacun et les crises de Cisco perdant son statut d’enfant unique mais tout finit par bien se roder après une période d’adaptation, le petit blondinet turbulent continuant de rythmer leur vie.

V. Des différences se font entre Ishbel, Beatriz et Cisco, Julian ménageant beaucoup Cisco. Des différences que les deux fillettes ne comprennent pas n’étant pas au courant de l’histoire de sa naissance. Si l’entente entre les enfants est bancale, parfois difficile, elle se renfonce avec les années, apprenant à mieux se connaître au fil du temps. Se liant fortement. Pour Cisco, Ishbel et Beatriz sont ses sœurs et ne les présente jamais comme ses demi-sœurs, ça voudrait dire qu’il les aime à moitié et ce n’est clairement pas le cas. Même si sa façon de montrer son affection pour sa fratrie est particulière.

VI. 14 ans : A la recherche de ses origines, de son histoire que sa mère se refuse à lui raconter, Cisco trouve une Rioli, habitant à Florence dans un annuaire. Pas une, pas deux, l’adolescent fugue pour se retrouver sur le seuil de cette Rioli qui s’avère être sa grand-mère.  En quête de réponse, c’est une vérité bien horrible qu’il trouve. La sienne. Son histoire. Son origine. « C’ pas vrai ! C’impossible » « C’est bien la vérité. T’as qu’à demander à ta mère. Ca m’étonne qu’elle ne l’ait pas fait, elle qui adore se faire passer pour une victime alors que c’était moi la victime » Le visage de l’adolescent se crispe avec cette colère qui gonfle de plus en plus en lui. Sa mère. Sa façon de parler d’elle. « Mais c’ELLE l’victime, pas toi ! ‘Spice de vieille peau trop conne pour l’comprendre ! Ton ex-mari, c’un monstre ! Un p’tin d’monstre de merde » « Mon ex-mari est ton père et son sang coule dans tes veines donc un monstre tu l’es aussi » Son poing se serre, l’envie de la frapper lui flambe l’être mais Cisco se retient, se contient comme il peut. « Tu crois qu’on voulait de toi ? Tu crois que Luana voulait de toi ? Elle n’espérait qu’une chose : que tu meurs dans son ventre. Elle t’a pas dit qu’elle a essayé de te perdre en se jetant tous les jours d’un muret pour faire une fausse couche ? » « T’gueule ! FERME TA GUEULE ! » « Elle te détestait déjà. Tu as foutu sa vie en l’air, la mienne aussi. Tu n’aurais jamais dû naître » L’adolescent supporte mal les mots et prend sa tête entre ses mains, fébrile. « Tu crois qu’elle t’aime ta mère ? Personne ne t’aimera jamais » Goutte de trop qui fait exploser le vase en mille éclats. L’adolescent pète son câble et saccage le salon de son odieuse grand-mère. Incontrôlable, l’intervention de la police est nécessaire pour le maîtriser et l’éloigner de la vieille conne, enfermée dans sa chambre pour se protéger de ce gamin enragé par des vérités qui lui brisent le cœur.

***

C’est sa mère qui vient le récupérer au poste de police de Florence, perdue dans la réaction à avoir alors c’est le silence jusque dans la voiture qui les ramène à Naples. « Cisco… » « Tais-toi ! N’parle pas. J'veux rien savoir. J'en ai trop entendu aujourd'hui » Luana se mord la lèvre et reste silencieuse pendant les quatre heures de route. Ce n'est qu'une fois à Naples que le silence se brise, que Cisco fait un pas vers elle. Son index et son pouce saisissent le bas de son visage, la forçant à le regarder droit dans les yeux. « Est-ce que c’est vrai que tu voulais que je meurs dans ton ventre ? » Luana ne dit rien, culpabilité dans les iris, la vérité ne voulant pas sortir. « REPOND ! » « Peut-être mais c’était avant. Tout a changé avec ta naiss… » « J’m’en branle de tes conneries » « Cisco, ton langage ! » « Mon langage est le cadet d’mes soucis. Tu m’déteste ? » « Non, je te déteste pas. T’es mon fils et je t’aime mais tellement, rien ne changera jamais ça » Ses bras s’enroulent autour du blond, le crispant par ce contact. Un demi-sourire carnassier se révèle sur ses lèvres alors qu'un rire suintant de sarcasme s'échappe de sa gorge « T’es qu’une sale menteuse, très chère grande sœur. T'ne m'aime pas. Comment tu l'pourrais ? Aujourd'hui, j'ai perdu une mère mais j'ai gagné une grande soeur, génial, non ? » D’un geste, il la repousse brutalement avant de déguerpir. Si Cisco a eu le cœur brisé ce jour là, celui de sa mère s’est brisé aussi.

VII. Enfant de base déjà un peu turbulent et agité, Cisco empire avec le temps. S’acharne à rendre fou son beau-père et sa mère en enchaînant les conneries de plus en plus poussées, allant de plus en plus loin. Les limites, Cisco les envoie balader. Son but est de provoquer sa mère et lui faire enfin cracher les trois mots, qu’il redoute pourtant tellement : je te déteste. Certain que c’est le cas mais qu’elle refuse à l’avouer. Des engueulades, des gifles, il en a reçu mais n’a jamais entendu les mots qu’il s’entête à lui extirper. Ce qui sauve les nerfs de ses parents, c’est la découverte de l’athlétisme auquel Cisco finit par s’adonner corps et âme, y trouvant un exutoire, dompté par la rigueur que demande ce sport. Sa petite gueule d’ange et son statut de star du lycée par ses prouesses sportives lui valent l’attention des filles. Cisco en profite et les filles deviennent son centre d’intérêt favori. Pauvres filles qu'il collectionne et jette comme des mouchoirs après avoir eu ce qu'il voulait, les répertoriant dans un carnet avec des points attribués selon un barème qu'il s'est inventé. Connard vous avez dit ? TO-TA-LE-MENT et sans le moindre scrupules.

VIII. Belle gueule à la réputation de coureur de jupons, sprinteur qui excelle mais élève cancre et insolent aussi détesté qu’apprécié au lycée. Mais si son attention se greffe plus aux poitrines des filles qu’à leurs personnes, la donne change avec l’arrivée de la petite nouvelle. Caitlyn. Et pour elle, le blondinet craque littéralement. Elle est différente, unique mais surtout s’enfiche complètement de lui, semble être insensible à sa belle gueule : ce à quoi il n’a pas du tout l’habitude. Lui tournant autour constamment, la barrière des langues n’aide pas, forme un mur entre eux. Alors Cisco devient assidu à ses cours d’anglais pour pouvoir tenir une conversation soutenu avec Caitlyn vu que son charme ne suffit pas. Efforts en vain car c’est râteau sur râteau qu’il se mange royalement mais c’est mal connaître Cisco de croire qu’il abandonnerait avec quelque vents en pleine face. Caitlyn, il la veut sienne et fera tout pour qu’elle le soit, parole de Rioli. Malgré tous les stratagèmes qu’il met en place : faire concorder son emploi du temps au sien, faire les mêmes activités qu’elle, tout faire pour la croiser dans les couloirs et attirer son attention, la coller pour pouvoir déjeuner avec elle etc… c’est un échec cuisant. Caitlyn lui résiste des mois et des mois mettant à mal sa détermination et sa patience. La brune le rend complètement fou par son indifférence et arrive à lui faire totalement oublier les autres cruches qui essayent d’attirer son attention à lui. Cisco n’en veut qu’une mais elle ne veut pas de lui. Première déception qu'il ne manque pas de lui faire savoir, faisant tomber le masque de charmeur pour montrer son réel visage. « En faite, t’es pas juste sourde, t’es juste complèt’ment con comme meuf. Juste une soirée, rien qu’une soirée, c’trop demandé, p’être ? J’me pète le cul, j’me plie en quatre et t’es même pas fichue de m’accorder même juste une heure ? Y te faut quoi ? Que j’aille t’chercher la lune ? Non mais t’peux te gratter ! J’ai fait tout un tas d’effort, j’ai jamais fait ça pour une seule femelle et toi, tu t’la joue bouche fine. J’sais pas pourquoi j’te trouve si intéressante et magnifique. T’es complètement naze comme gonz’. T’voulais la paix ?! Bah tiens, tu l’auras. » Et ce n’est que là que le con réussit à obtenir un rendez-vous avec Caitlyn. Cisco n’a rien compris du tout mais faut croire qu’avec Caitlyn, il ne comprendra jamais rien. Jamais.

IX. Premier date foireux. Cisco s’embrouille, devient maladroit et se sent naze. Nouveauté dans son palpitant qui l’étonne autant qui lui casse les couilles. Comment se fait-il que cette gonzesse lui fasse ressentir tout ça ? Le jeter de son trône pour le forcer à passer les fringues d’un mec lambda qui se crève d’envie pour une femelle. Non, c’est lui qui est à cette place normalement, à faire balbutier les nanas devant sa royale présence. Elles rougissent et baissent la tête, le laissant ricaner de l’intérieur. Mais ce soir, dans cette barque mal fichue sur ce lac à bord de ciel étoilé, c’est la déconfiture. C’est lui qui baisse la tête, c’est lui qui bute sur les mots. Les phrases plein de mièvrerie pour les amener vers son pieu ? Crevées dans le fond de sa gorge serrée. Le charmeur de serpents ? Il s’est fait mordre par la Vipère Heurtante. Celle dont la morsure implique une amputation. S’il avait su, Cisco, il se serait amputé du cœur, ce soir même. Timidité en écho, Cisco reste sur sa place, tente rien, statue de sel. Pour la première fois, il n’a pas envie de scorer, de l’ajouter à son carnet de queutard et la jeter le lendemain. Il a envie de creuser, d’apprendre à la connaître, de passer plus qu’une soirée avec elle. Et c’est là, sûrement que Caitlyn pète tous les scores mais pourtant finira la soirée seule, bredouille. Ses fringues mouillées d’une eau vaseuse, c’est un premier pas dans la déchéance de leur relation. De celle qui rend complètement dingo. De celle à s’en taper la tête contre les murs, le cœur au bord des lèvres.

***
Premier date foireux qui se suit par un hiver glacial qui l’éjecte aussi sec. Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis. Cisco lâche pas l’affaire et cherche des explications. Pige pas son comportement. Il a fait pourtant les choses bien, non ? Il ne lui a pas manqué de respect ce soir là. D’abord patient et cool, c’est un échec, ses interrogations restent orphelines. Alors c’est rapidement la provocation et l’insolence qui prennent la place pour obtenir ce qu’il veut : des réponses. Des mains qui s’accrochent à elle, qui la forcent à lui faire face. Ne pas lui échapper pour lui aboyer dessus « Et c’quoi ton p’tin de prob’ ?!! » Parce qu’il pige pas, Cisco, il pige rien et ça l'enrage. Pour une fois qu’il ne traite pas une fille comme une moins que rien, la dite fille lui fait bouffer la poussière. « Tu fais chier, p’tin ! Pourquoi tu m’évites ? » Ses doigts qui s’enfoncent un peu plus dans sa chair, la secouant pour lui extirper des réponses. Elle l’énerve, Caitlyn, lui donne envie de se taper la tête contre le mur à ne rien comprendre. « Et tu voulais quoi ? Tu voulais que j’te prenne puis t’jette comme un mouchoir comme toutes les autres ? C’ça que t’voulais ?! T’me fais pitié, ma pauvre fille » Mais au fond, c’est lui qui fait pitié non ? Lui qui court après une fille alors que ça a toujours été l’inverse. S’accrocher à la seule qui l’évite et lui fait des doigts d’honneur par sa froideur et son silence. « J’en ai ma claque. J’arrête les frais. Va t’faire foutre » Partir en fulminant pour revenir sur ses pas aussi rapidement. L’attraper sans douceur pour la plaquer contre lui. « T’es trop naze comme meuf » Oser goûter à ses lèvres, l’embrasser à s’en asphyxier. « Tell’ment naze » Front posé contre le sien, reprendre un souffle qu’il perd toujours en sa présence en se rendant compte, fatalement, que ses baisers, il ne saura pas s’en passer. Qu'il en veut d'autre encore et encore. Jusqu'à l'avoir toute entière rien qu'à lui mais il attendra le bon moment, Cisco. Il fera les choses bien ... Parce qu'elle en vaut la peine, Caitlyn.  

X. Premier date foireux. Premier baiser foireux. Première nuit foireuse. Foutu pour foutu, c’est leur moto.  C’était foutu dès leur première rencontre. Relation passionnelle, parfois malsaine. Des ruptures pour se rabibocher une heure plus tard. C'est à celui qui rendra le plus fou l'autre. Dans ce bordel émotionnel, c'est dans le sprint qu'il trouve un exutoire, un moyen de se défouler pour ne pas l'étrangler. Jeune prodige à la carrière sportive prometteuse, déjà promis à rejoindre les rangs de l'équipe d'athlétisme de Naples, à courir parmi les grands. Sortir du lycée et gravir les échelons vers le sommet. 21 ans, être enfin dans une relation sérieuse avec Caitlyn, être plus près des étoiles en gagnant compétition sur compétition. Rien ne pourrait aller de travers : Cisco a tout. Tout ce dont il pouvait rêver : sa carrière sportive qui décolle, des sponsors qui se bousculent pour sa petite gueule, une notoriété naissante et les bras de celle qu'il a toujours désiré, qu'il retrouve chaque soir. Le parfait quotidien mais toujours saupoudré de disputes incessantes, le plus souvent sans queue ni tête, Caitlyn lui prêtant toujours des infidélités qu'il n'a pas. Cisco n'a d'yeux que pour elle mais la seule qui semble ne pas le voir, c'est bien la sourde. En plus d'être bouchée, il semblerait qu'elle soit aveugle : beau package !

23 ans, jeune et con dans toute sa splendeur mais avec l'envie folle de garder celle qu'il aime plus que tout près de lui parce qu'il la sent lui glisser entre les doigts. Parce qu'il flippe de la perdre. Alors des conseils, il en cherche, du côté de sa grande soeur. « T’as toujours été un con, Coco. Je sais pas ce qu'elle te trouve » « Bah ouais, bah ouais … ben quoi ? J’t’ai demandé des conseils, pas c’que j’sais déjà » « Faut qu’elle se sente en confiance ! Fais ce que tu ne ferais jamais avec une autre en temps normal ? » «  MAIS c’est ce que j’fais d’jà ! Je vais pas voir ailleurs, j’suis en couple avec elle ! J’suis à elle, rien qu’à elle » « Mais quelque chose de mieux que ça, de plus … je sais pas moi. Quelque chose qui fait la différence. De fort. D’unique. De romantique » « hein ? Roman-quoi ? Vous êtes que des tafiotes, vous, les gonzesses ! » « T’es vraiment qu’un trou de balle, Coco. Démerde-toi ! »  

Mais le conseil de sa sœur, il l'a suivi … Faire la différence ? Faire ce qu’il ne ferait jamais en temps normal ? Très bien. Pour Caitlyn, il le ferait : le jamais qui devient la possibilité qu’il lui offre. Genou à terre, bague avec le diamant en sucette qu’il lui balance comme s’il lui jetait une cannette de bière, la trouille au fond du bide malgré un sourire qui se veut confiant : « Parc’que Rioli, c’plus classe qu’Velasco, toi-même tu sais » Sois romantique, qu’elle lui a dit sa frangine alors il s’y essaie. « Parce que j’me fiche bien des gros lolos des autres, c’ta planche à pain que j’préfère. Parc’que ça sera toujours toi avant toutes les bombasses du monde entier. Parc’que j’ai jamais eu autant envie d’serrer quelqu’un dans mes bras autant qu’lui tordre le cou » Pour le romantisme, on reverra alors autant plagier un succès. « J't'aime comme un fou, comme un soldat, comme une star d'cinéma... Alors t’veux bien m’épouser ? Oui ou merde ? » La réponse, il l’attend mais ce n’est pas celle qu’il voulait qu’il obtient. Non. C’est un non  qui lui explose à la figure. Qui le laisse misérable, le genou à terre, sa dignité en toute serpillière pour sécher des larmes inaudibles d’un cœur qui se pète. Non, c’est tout ce qu’il a entendu. Non, ca résume tout alors ses explications, il s’en balance. « T’gueule. Non, c’non. L’reste, je m’en bats les couilles. C’que j’fais ? Bah … j’suis entrain d’ramasser mes affaires pour aller m’installer chez une autre pétasse. T’es bien bonne mais y’en a des plus bonnes, ciao » S’enveloppant dans le peu de fierté qu’il lui reste, Cisco se tire, doigt d’honneur hissé en tout adieu.

X. Malheureux comme un chien abandonné, se sentant comme une sous-merde, Cisco s'enfonce dans une décadence. Chute vertigineuse où les mauvaises habitudes reviennent pour le plus grand malheur de sa famille et de son entraîneur. Des conneries à la pelle, des plus inconscientes au plus irresponsables : consommation d'amphétamine, abus d'alcool, bagarre, outrage à agent et j'en passe. En jeu : sa carrière et sa santé. Un silence radio, le plus long depuis leur rencontre : Cisco évite Caitlyn, ne répond à aucun appel ni sms, change de trottoir lorsqu'il la croise. Elle cesse d'exister à ses yeux mais malheureusement pas dans son coeur. Un rejet en bloc où les relents nauséabonds de son passé viennent le hanter, démon qui lui murmure encore et encore les mots de sa grand-mère : personne ne t'aimera jamais. Cisco tourne son dos à tout le monde, famille, amis et même fans. Pour ce qu'il en a à foutre. C'est son entraîneur et son beau père qui lui font entendre raison. Après l'avoir récupérer une énième fois de détention, c'est le règlement de compte. Leçon de moral musclée où Igor fait les gros bras à lui foutre des claques et où son beau père fait la voix de la raison. « Y’en a marre de ton insolence de petit con ! Tu fous en l’air ta carrière et ta vie, tu t’en rend compte ? Tout ce travail pour ça ? Te voir te droguer et jouer aux petite frappes sans couille ? Grandis, bordel de merde » « C’est vrai, Cisco. Avec ce comportement, tu remets tout en jeu, tout ce pour quoi tu as travaillé tant » «  Je m’en branle et t'es pas mon père, Julian. Mêle toi de ton cul » Julian serre les dents pendant qu'Igor lui fout une droite bien méritée « Quoi ? Tout ça pour une fille ? Tu es pathétique, Cisco, tu le sais ça ? Tu sais quoi ? J'en ai ma claque. Je te laisse 3 jours de réflexion et de repos. Lundi, si tu ne viens pas aux entraînements, tu peux faire une croix sur ta carrière sportive. Je ne t'entraînerais plus et je romprais tous tes contrats de sponsor. Tu diras au revoir à ta carrière et là, il te restera vraiment plus rien et ça sera bien fait pour ta sale petit gueule d'enfoiré ! » « Je ne suis peut-être pas ton père mais je t'aime comme si tu étais mon propre fils, Cisco. C'est ton avenir qui est en jeu. A toi de voir si tu veux le gaspiller ou te relever et avancer. Réfléchis-y bien. Tu as un talent et tu le gaspille. La drogue ne te sauvera pas, le sport si. » « A toi de voir si tu veux finir caissier au mc'do du coin » Une prise de conscience et des remises en question. Le Lundi d'après, c'est un Cisco ajeun qui se présente aux entraînement. « Sage décision, junior. Maintenant tu vas me faire 15 tours de terrain pour m'avoir fait chier pendant des mois, espèce de petit con »

XI. Pékin – Championnat du monde d’Athlétisme de 2015.
L’endroit le moins probable pour faire une telle rencontre. La dernière personne au monde qu’il pensait croiser, encore moins à l’autre bout du monde. Scotché à son portable à s’adonner à son activité hebdomadaire : se chamailler avec Caitlyn, Cisco voit un homme s’approcher de lui, sourire au coin. Homme imposant, une carrure large et un ventre pendouillant. Le souffle se coupe, cette silhouette lui disant quelque chose. La même que celle de ce cauchemar répétitif de son enfance où l’homme finissait par le frapper pour avoir trop pleuré, pour avoir appelé sa maman mais Cisco a toujours cru que c’était un rêve, un cauchemar avec sa propre interprétation du croque-mitaine. Sauf que le cauchemar devient réel et se plante devant lui. « J’te laisse, Cactus. Non, j’te rappellerai pas, j’serais occupé avec une chinoise » Pas  le temps de raccrocher que Caitlyn le fait pour lui. Bataille de regard en silence et sans le comprendre, une boule se noue dans son bide, une angoisse remonte en lui. « Salut …. Fiston » Cisco croit défaillir, les doutes qu’il a toujours eus mais enterrés prennent vie soudainement. Ce fameux cauchemar, c’était bien le seul souvenir qu’il avait de son père. Les larmes qui lui électrisent les cils, le choc, l’angoisse, une vieille peur de gosse qu’il a toujours vécu dans ce cauchemar incessant qui le paralyse soudainement. Le voilà, face à lui, le monstre de ses nuits. L’horreur qui lui a donné la vie. « A ce que je vois, tu es toujours un chialeur ». L’envie soudaine de repartir illico à Naples et de se planquer dans les bras de sa mère parce qu’il se souvient désormais, c’est ce qu’il faisait à chaque fois que papa rentrait à la maison sans savoir que c’était surtout sa mère qui bouffait. Sa main se pose sur sa joue avant de la tapoter fermement, geste affectueux peut-être en apparence mais Cisco le vit comme une provocation, une menace. « Tu es mon portrait craché quand j’étais jeune » Trop, c’est trop. Son corps se plie brusquement en deux pour rendre son dîner, le dégoût dans sa propre chair. « Qu’est ce qui se passe ? Ca va, Cisco ? » Igor se ramène, paniqué de voir son poulain vomir. Il a une course dans deux jours, ce n’est pas le moment d’être malade. « Il va bien, c’est que de l’émotion » « Et vous êtes qui, vous ? » Igor, le bodyguard, méfiance dans les iris. « Son père. Je suis son père » Et ça, c’était la phrase que Cisco avait toujours redouté d’entendre toute sa vie.


***
La tête entre les mains, Cisco se torture les méninges, les mots de son père résonnant dans sa tête. Ce chantage horrible qui lui donne la gerbe. Des pécules contre le silence de son secret, celui de sa naissance. Cisco le savait odieux, pitoyable mais il le voit de ses propres yeux aujourd’hui. Ce n’est pas que sa réputation, sa notoriété qu’il peut faire voler en éclat s’il ouvre sa gueule, son géniteur. C’est aussi sa mère qu’il peut atteindre en révélant ce secret de famille devenu tabou. C’est l’exposer et remuer une blessure qui lui fait encore mal, il le sait, Cisco. Il n’y a pas dix mille solutions pour régler le souci et plus que tout préserver sa mère. Sa carrière sportive en fait des cibles trop faciles à atteindre alors la décision, il la prend, Cisco. Pour sa mère. « Contrôle pour dopage : positif » Cisco ne branche pas, sachant parfaitement l’issu des tests car il les a lui-même trafiqué. Igor s’insurge, Igor s’emporte : son poulain ne se dope pas, il le saurait et ce n’est pas son genre. Confrontation dans la chambre d’hôtel. « Ce test, c’est du foutage de gueule. J’en ai fait un autre avec le même échantillons et c’est négatif. Pas une seule trace de produit dopant ! J’en ai la preuve ! » Igor brandit la feuille, prêt à s’en prendre au comité organisateur mais se confronte à un mur. « On rentre à Naples. Cherche pas » « Non, non ! Tu as une course demain, tu vas la faire ! On s’est pas entraîné pour rien tous ces mois. Je te connais mieux que tous ces tocards, tu n’es pas un tricheur » Geste agacé, le blond balance sa valise contre le mur. « JE SUIS UN TRICHEUR ! Fais-toi à l’idée, Igor. On rentre à Naples. J’me retire du sport, j’arrête les frais » « Mais pourquoi ? Pourquoi ? Il doit bien y avoir une raison. Tu es victime d’injustice, je ne laisserai pas ça passer » Brouillon, Cisco s’embourbe, panique dans les gestes en sachant qu’il n’abandonnera pas aussi facilement. « Igor, j’te le demande comme une faveur : laisse couler. J’ai fait une connerie, okay ? J’voulais gagner une médaille d’or et j’ai fais n’importe quoi. Quitte à tricher. LAISSE COULER, okay ? » « Mais ça te ressemble tellement pas » « Bien-sûr qu’si. J’suis un p’tit con, non ? » « Oui mais …. » Ses mains saisissent le col de son entraîneur, le regard désespéré. « Ca fait combien d’temps qu’on s’connait, 10 ans, non ? Alors j’te le demande comme une faveur au nom d’cette vieille amitié : laisse couler. Laisse-moi sortir d’la compèt’ comme un tricheur. J’préfère sortir comme ça que comme un …. Un … » « Un quoi, Cisco ? » « J’t’en conjure, laisse couler. Laisse couler, steplé. J’sais ce que j’fais » Igor recule, n’a jamais vu son poulain ainsi. Aussi désemparé. Aussi affligé alors il n’insiste pas, même s’il ne comprend pas les raisons. « Tu me brises le cœur, Cisco. T’avais un bel avenir devant toi » « J’sais. » Mais ce sacrifice en vaut la peine. Pour sa maman.  

L'accueil n'est pas des plus tendres non plus à son retour. Son geste n'est pas compris mais Cisco encaisse sans broncher, sachant parfaitement la vérité qui se cache derrière ce faux dopage. Le regard de sa mère n'est que déception mais il fait avec, le soutient sans sourciller. Il préfère un regard de mécontentement qu'un regard attristé où la consoler lui serait inaccessible, sa seule présence étant la source même de son mal. « M'man, tu l'aime t'jours ton p'tit con de fils ? » « Quelle question ! Bien-sûr » Et ça lui suffit. Pour pouvoir affronter les médias, les fans en colère et surtout la fin d'une carrière, d'un rêve de gosse.

XII. Naples - 2015
Une dispute comme il y en a toujours eu entre eux, une bien ridicule et stupide. Le ton monte, son regard vacille entre la route et Caitlyn. L’énervement lui fait appuyer sur la pédale d’accélérateur pour se défouler mais les phares de la voiture d’en face, il ne les voit que trop tard, Cisco. Puis tout s’enchaîne trop vite. Les bruits de ferrailles qui se tordent, les cris puis les sirènes d’ambulance. Dans les vapes, le blond n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. Juste la douleur et des lumières blafardes trop éblouissantes, sa main cherchant celle de Caitlyn mais ne la trouvant jamais. Ce n’est que quelque jours plus tard qu’on lui raconte ce qui s’est passé, l’accident, ses blessures mais surtout la mort de Paco. « J’ai … tué Paco ? » Choc dans les iris, venant enfoncer son traumatisme. Luana l’attrape dans ses bras, le berce, lui susurre de tendres mots pour tenter de calmer la culpabilité qui monte en lui mais rien n’y fait. Il se sent déjà horriblement coupable. « Et Caitlyn ? Elle va bien ? Elle est où ? J’veux la voir » Demande qui reste sans réponse. Elle va bien mais ce n’est pas une bonne idée de se voir que sa mère lui dit. Laisse-la tranquille qu’Ishbel lui dit. Vaut mieux attendre un peu que préconise Julian. Demande toujours pas satisfaite, même après être sorti de l’hôpital. Même après quelque semaine de convalescence, alité. Des sms et des appels qui ne trouvent aucune réponse. Cisco se fissure, aurait-il perdu et Paco et Caitlyn dans la même soirée ? Qu’a-t-il fait ? Les nerfs à fleur de peau, l’ancien sprinteur ne tarde pas à péter littéralement un plomb. « J’VEUX VOIR CAITLYN ! » Se débattant pour pouvoir sortir de son lit, Ishbel et Beatriz le maîtrisent comme elles peuvent. « Tu peux pas, Coco. Tu dois rester alité ! » Crise de nerf, Cisco se met à jeter tout ce qui lui tombe sous la main, colère d’un capricieux qui n’a pas ce qu’il veut mais Ishbel aussi est à fleur de peau et finit par craquer à son tour. « Caitlyn n’est plus là. Elle a quitté Naples ! Tu ne la verras pas alors calme-toi » « Ishbel ! La ferme ! » Estomaqué. Elle est partie ? Sans le lui dire ? Impossible. « T’mens. Lâchez-moi ! J’veux la voir ! J’veux la voir ! » « Arrête Cisco ! Arrête de faire le con une minute, putain ! Paco est mort, Cisco ! MORT ! Et c’est toi qui conduisait, tu crois que c’est sérieusement le moment d’aller lui courir après ? » « Ishbel … Arrête ! » « Non, j’en ai marre qu’on le cajole comme un bébé et qu’on le laisse tout faire comme il veut. Y’en a que pour Caitlyn, Caitlyn. Mais nous, t’as pensé à nous, hein ? HEIN ? Espèce de petit con ! T’as vu la gueule de la voiture ? On aurait pu te perdre, toi aussi. On a tous eu si peur et toi, toi, sale égoïste ! tu ne pense qu’à Caitlyn. Tellement que t’en as rien à foutre de nous, de ce qu’on a pu ressentir ! » Tejeiro et Rioli qui se fixent, la fureur dans les iris mais face aux larmes pourtant rares d’Ishbel, Cisco se rallonge sans un mot. « Pas la peine d’stresser comme ça. J’suis pas ton frère après tout » « Je ne suis pas ta sœur non plus » Des mots durs mais que du pipeau car dans son lit, le petit frère y reste sagement, le cœur émietté par l’abandon de Caitlyn. Au fond, il n’est pas en position de lui en vouloir et pourtant, il lui en veut.

XIII. 2017 - Diagnostic établi que trop tard, un cancer  fulgurant qui gangrène rapidement Julian. Des médicaments qui lui font gagner du temps, qui étouffent sa douleur mais qui ne le sauveront pas du deuil qui attend la famille recomposée. Personne n’a envie de s’occuper de la paperasse, des choses nécessaires à faire avant que Julian s’en aille mais le condamné veut mettre de l’ordre dans sa vie avant de partir. Surtout sur un point en particulier. « Cisco, je sais que je ne suis pas ton père, que tu ne m’as jamais vu comme tel mais pour moi, tu es comme mon fils et je t’aimerai pas plus si je t’avais fait. » Cisco soupire, n’arrive pas à comprendre cette affection que son beau-père semble ressentir à son égard. « J’sais que tu m’as pas fait mais c’toi qui a pris soin de M’man toutes ces années et d’moi aussi. Tu m’as élevé comme un d’tes tiens alors que t’étais pas obligé » « Pourquoi je ne l’aurais pas fait ? » « Parce qu’je suis ce qu’je suis. Parce qu’je suis pas né comme les enfants d’vraient naître » « C’est pas de ta faute, Cisco. Je ne t’ai jamais vu comme l’horreur que tu semble croire être. T’es innocent dans cette histoire. T’as toujours été innocent à mes yeux » Des mots qu’il a toujours voulu entendre mais qui pourtant n’arrivent pas à le rassurer profondément, à envoyer balader ce sentiment de dégoût qu’il ressent. « J’accepte, Julian. Parce que c’que t’allais m’demander, non ? » « C’est vrai ... donc tu acceptes … que je te reconnaisse comme mon fils ? » « Ouaip… » Un large sourire étire les traits fatigués de Julian quand Cisco baisse les yeux, deux syllabes qui restent coincées dans sa gorge. Celles qu’il a souvent ressenties à l’égard de Julian mais qu’il n’a jamais dit, jusqu’ici, ne s’en donnant jamais l’autorisation, rejetant l’idée. « Pa…pa » Julian décède une semaine plus tard, lui laissant un goût de trop peu. Lui léguant son nom mais aussi des regrets. Celui d’avoir accepté son affection trop tard. Celui de ne pas avoir pu lui dire qu’il se trompait sur toute la ligne, qu’il avait été son père du début à la fin. Celui de ne pas avoir pu l’appeler papa plus de fois. Celui de pas avoir assez profiter de cette relation, la rejetant en bloc à chaque fois. « C'est toi l'homme de la famille maintenant » « Ouaip. Donc sers-moi à bouffer, femme » C'est une claque de sa mère à l'arrière du crâne qu'il réceptionne avant de déguerpir en vitesse, un éclat de rire venant masquer la peine qu'il ressent. Ce n'est qu'une fois dans la chambre de Caitlyn dans cet appartement qu'il n'a su quitter, que Cisco se laisse aller. Chialant sur un lit vide depuis deux ans, souhaitant qu'elle soit là. Il voudrait tellement qu'elle soit là, qu'elle ne soit jamais partie et qu'ils n'aient jamais eu cet accident.




Until we bleed

Broken, bruised and burned but the lesson's never learned. Twisted tight and turned but I like the way it hurts. I don't know what to do with myself right now. I can't think about no body else right now. I give you loving, you give me nothing. You keep me falling, but I'm going all in 'Cause I still want you tonight


Dernière édition par Cisco Tejeiro le Sam 14 Juil 2018 - 23:43, édité 28 fois
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Aria Lucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 5:54 )
Bienvenue


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Are you the only one lost in the millions? Or are you my grain of sand that's blowing in the wind? I never knew anybody 'til I knew you
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 5:57 )
@Cisco Tejeiro Dragon, dragon, je ne sais pas.
Contente de revoir ce petit gars ! Tu sais bien. I love you Mon amour pour lui est juste puissant.



Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.


La grande protectrice aux microbes :
 
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Gabriele GenoniToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 7:04 )
Tant que ce ne sont que les ailes que tu te crames ...

Rebienvenuueeee
Bonne continuation pour cette nouvelle fiche  hâte d'en savoir plus


uc
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 10:34 )
Re bienvenue parmi nous avec ce beau gosse et bon courage pour ta fiche.

Je suis fan du titre et comme le dit Gabriele tant que tu crames que tes ailes, il n'y a pas mort d'homme.


Connard à ses heures perdues

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 10:48 )
Oh Garrett, ça fais si longtemps que je l'ai pas vu sur un RPG. Mon dieu c'est agréable de le retrouver.
Bon jeu ici et bienvenue, j'ai manquée d'oublier


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Pia Simoni10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 11:49 )
GARRETT, quel choix parfait
Rebienvenue parmi nous


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Jamal Viscenti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 13:50 )
Re-bienvenue
Tu ne fais que des choix d'avatar parfaits toi dis donc


@ CODE PAR ASTRA — i have galaxies hidden between my bones and i will love you until the stars burn out.
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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Métier : En ce moment, je me "repose" à cause de mon récent divorce. C'est à mes dix-sept ans, que j'ai commencé ma carrière de mannequin en parcourant le monde, puis j'y ai mis à terme avant de devenir actrice dans une télénovéla se déroulant à Lisbonne. Officiellement, je suis toujours actrice, seulement, je réfléchis à autre chose, puisque je ne souhaite pas quitter Naples dans un avenir proche.
Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mar 3 Juil 2018 - 14:13 )
REbienvenue parmi nous. Bon courage pour ta fiche.


- ANABELA LARANJEIRA -
La poupée blonde totalement paumée qui essaye de régler ses plus gros problèmes seule.
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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le Mer 4 Juil 2018 - 16:22 )
Garrett
Bienvenue ici ^^


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Sujet: Re: Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. ( le )
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- Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. -
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