Revenir en haut
Aller en bas


 

- Gabriela | Soirée DVD & confidences -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 899 - Points : 3003

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Gabriela | Soirée DVD & confidences ( le Jeu 5 Juil 2018 - 23:58 )
Demetrio s’en souviendra toute sa vie. Cette rencontre, dans cette association, à donner des fonds sans compter l’argent, afin que les enfants malades puissent avoir une chance de survivre. Comme lui, avec ce cœur qui est arrivé pour qu’il vive. Et il essaie d’en faire bon usage, de ne pas trop se brusquer pour éviter qu’il batte à cent à l’heure. C’est ce qui lui est arrivé avec Dafne et qui arrive de nouveau avec Magda et depuis, il y pense sans arrêt. L’effet qu’elle a sur lui est effrayant et en même temps, un court instant, elle lui a donné la sensation de vivre. Et c’est ce qu’il veut Demetrio. Vivre. Se raccrocher à tout ce qu’il se trouve sur sa route et qui lui donne la sensation de ne pas être mort de l’intérieur. S’il devait être honnête avec lui, c’est pourtant ce qu’il est. Mort, complètement détruit, paumé, alors qu’il s’efforce de montrer à tout le monde qu’il a la solution à tout, qu’il est doué dans tout ce qu’il entreprend et qu’il a la joie, le bonheur entre ses mains. Il y a cependant des personnes à qui il ne peut mentir et la jeune femme qu’il s’apprête à rejoindre en fait partie. Ses confidences sont silencieuses, contrairement à la blonde qui lui parle ouvertement, mais elle arrive à le comprendre. Parfois en un regard, il a l’impression qu’elle lui fait passer un message, qu’elle le rassure sans vouloir le bousculer. Ca le touche. Gabriela lui apporte beaucoup sans même en avoir véritablement conscience. Peut-être qu’un jour, il le lui dira à travers un « merci » encore jamais prononcé.

En attendant, il se contente d’un jeu de DVD pour passer la soirée en sa compagnie dans de bonnes conditions. Demetrio sort de son véhicule avec un sac où il y a des pop corn et une glace à la violette. Parfum qui lui est inconnu, mais curieux, Demetrio n’a pas hésité très longtemps devant le rayon, avec une petite pointe d’amertume contre lui pour ne pas avoir réussi à contrôler ses pulsions. Doucement, il toque à la porte qui s’ouvre en quelques secondes à peine. A croire qu’elle était juste derrière, à l’attendre. « Bonsoir. Je ne suis pas trop en retard ? » De quelques minutes uniquement. Demetrio a fait pire que ça, comme s’il aimait se faire désirer. En vérité, parfois, il lui arrive de ne pas voir le temps passer et il est rare qu’il soit à l’heure à ses rendez-vous personnels, comme si ces derniers pouvaient l’attendre indéfiniment. « Tu savais que le vidéo club comptait fermer ses portes ? » En allant louer les DVD, il a lu un petit écriteau qui indiquait que le local était à vendre. Les ventes ne sont pas au beau fixe et il comprend pourquoi : Internet. Rares sont ceux qui se déplacent pour louer aujourd’hui. « Comment vas-tu ? » Il l’adore sa Gabriela. Et il aime avoir la suite de ses aventures. C’est encore mieux qu’une série, mais le principe est le même : chaque visite correspond à un épisode.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriela ViscontiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3627-miss-visconti-tu-ne-peux-pas-f http://www.ciao-vecchio.com/t3630-gabriela-got-a-secret-can-you-keep-it-swear-this-one-you-ll-save#119226
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Blake Lively + ©noway + paroles de «Romeo and Juliet» par le groupe THE KILLERS en signature
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - ANABELA LARANjEiRA - MiLA CLARiZiO
Messages : 418 - Points : 626
Âge : J'ai déjà trente jolies pétales.
Métier : Je suis avocate au cabinet de mes parents les Visconti.
Sujet: Re: Gabriela | Soirée DVD & confidences ( le Lun 13 Aoû 2018 - 17:39 )
Soirée dvd et
confidences.
La journée a été pénible. J'ai beaucoup pleuré alors que je suis restée enfermer dans mon bureau. Je ne compte pas les heures, que cela soit en semaine ou en week-end, puisque j'ai un jeu de clefs des bureaux de ma famille. Je peux donc entrer et sortir comme bon me semble de leur cabinet, d'autant qu'ils m'ont promis qu'il serait à moi lorsqu'ils partiraient en retraite. J'étais extrêmement heureuse lorsqu'ils me l'avaient appris, mais aujourd'hui, c'est différent. Je me dis que je passe à côté de pas mal de choses, que je n'ai pas forcément profité assez. Le fait est que je suis ainsi à cause de la nouvelle que j'ai appris et qui me brise le cœur. Je voudrais tout oublier, n'avoir rien entendu, mais je ne peux pas. C'est donc en essuyant mes larmes en silence, que je regarde au travers de la fenêtre, la vue brouiller par toutes ses traîtresses qui ont besoin de s'extirper de mes yeux, afin de soulager la peine que je ressens. De coutume, j'essaye de tout refouler, même seule puisque je crains qu'un ami frappe à ma porte, mais ce coup-ci, je suis incapable de les retenir. Je pourrais m'effondrer sur le sol, hurler afin que cette souffrance cesse, mais je suis trop bornée. Je suis trop fière pour me laisser aller, ce qui provoque de nombreuses migraines apaisées par énormément de cachets. Ce n'est pas la meilleure des solutions, je le sais pertinemment, mais je m'en moque pour être franche. De plus, je me dis toujours que mon corps est accoutumé à mes prises de médicaments, car j'en prends tous les soirs pour soigner mon trouble psychique. Rejoignant mon domicile, c'est dans ma cuisine que je me rends en premier, afin d'ouvrir la boite d'aspirine, ne sachant plus vraiment depuis combien de temps j'ai pris le cachet précédent. Je l'avale d'une traite, à l'aide d'une gorgée d'eau, puis je rejoins mon salon, prenant un plaid afin de me couvrir et ainsi regarder un film passant à la télévision. Je ne me rends pas compte que je somnole, que je ferme les yeux quand finalement, je m'endors…

« Réveille-toi. » J'entends, alors que j'ouvre immédiatement les yeux. Je suis perdue alors que mon cœur se met à battre à tout rompre, la panique prenant place dans chaque recoin de mon corps. M'asseyant, je regarde tout autour de moi, désireuse de trouver la personne qui m'a soufflé de me réveiller. Personne n'a les clefs de mon appartement et il est impossible qu'il y ait qui que ce soit ici, je le saurais. Fermant les yeux, je tente vainement de recouvrer mon calme alors que je me lève, le pas hésitant, afin de gagner ma chambre. Perdue, j'entreprends d'ouvrir tous mes tiroirs alors que je cherche mes médicaments. Lorsque je trouve ma trousse, je cherche celui qui apaise mes angoisses : le xanax au grammage de 0,50 mg. Tremblante, je parviens à extirper l'un deux de leur emballage et je l'avale d'un coup, sans prendre quoi que ce soit pour le faire passer. Je suis habituée après tout, ce qui est désolant quand j'y pense. Cherchant un point de repère, je finis par m'asseoir sur le sol, avant de fermer les yeux. Je dois retrouver une sérénité qui n'a pas pointé le bout de son nez depuis mon réveil, puis je me rappelle que mon ami Demetrio doit venir à l'appartement. Jetant un rapide coup d'oeil à mon réveil, je me dis qu'il faut que je sois un minimum présentable et je file donc, prendre une douche alors que mes jambes semblent être faites en coton. Je suis habituée à être dans cet état, seulement, personne ne m'a jamais vu ainsi. C'est pour cette inévitable raison que je dois passer sous l'eau brûlante afin de me calmer encore plus rapidement, puis surtout, mon ami ne va pas tarder.

Deux minutes. C'est le temps qu'il m'a fallu pour prendre ma douche, même si Demetrio arrive quelques fois en retard, ce qui ne me dérange pas aujourd'hui. Alors que j'enfile rapidement un jean et un t-shirt de l'un de mes groupes de rock préféré, je me retrouve à la porte quand j'entends toquer. Je sais qu'il s'agit de mon ami et avant de lui ouvrir, je ferme les yeux, reprenant ma respiration, et lorsque j'ouvre celle-ci, je lui souris. « Bonsoir toi. » Je lui dis simplement, souriante comme si j'avais passé une excellente journée. « Tu plaisantes ? Tu n'es jamais en retard, t'en fais pas pour ça. » Je le serre dans les bras avant de déposer un tendre baiser sur sa joue et instinctivement, je m'empare du sac qu'il tient. « Tu n'étais pas obligé d'apporter quoi que ce soit tu sais. » Je lui dis, prenant la direction de la cuisine ouverte. Demetrio connaît mon chez-moi et alors que je lui tourne le dos, je pousse, un soupire. Je sens mes mains trembler alors qu'il m'annonce que le vidéo club va fermer ses portes. « C'est par vrai ! Encore un endroit qui ferme. » Il est vrai que depuis que tout le monde peut s'acheter des ordinateurs et des smartphones où l'on peut tout faire, ce genre d'endroit met la clef sous la porte. « C'est dommage. » J'ajoute alors que je range la glace afin qu'elle reste au frais et que je pose tout le reste sur le plan de travail. « Ça va. » Je réponds trop rapidement. Je me dis que Demetrio va comprendre que quelque chose cloche, alors, je ne lui donne pas le temps de poser une autre question. « Comment tu vas toi ? Tu as pris quoi comme film ? » Je parle de nouveau beaucoup trop rapidement. Mon ami s'en rend forcément compte puisque je ne suis jamais ainsi et je cherche déjà des explications, comme la trop grosse consommation de café par exemple. Le fait est que je ne suis pas encore prête à affronter son regard, alors je cherche des verres, ouvrant la porte du frigo en grand, en lui demandant sans lui jeter le moindre regard : « Tu veux boire quoi ? »
Pando


ROMEO &
JULIET
The dice was loaded from the start, And I bet that you exploded in my heart, And I forget I forget the movie song. When you gonna realize it was just that the time was wrong ?
(c)crackintime
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 899 - Points : 3003

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: Gabriela | Soirée DVD & confidences ( le Dim 14 Oct 2018 - 15:18 )
« C’est gentil. » Même s’il n’en pense pas moins ; ses retards sont réguliers et on le lui fait souvent remarquer. Parfois avec une once d’agacement, d’autres fois avec amusement, pour le taquiner, en lui faisant doucement comprendre qu’on ne s’attendait pas à moins de sa part. Il s’excuse toujours, mais recommence, pris par le temps, du travail à finaliser et qu’il peine à vouloir remettre au lendemain, ne pensant pas à ce dernier avec la difficulté de se projeter. Son cœur ne le rappelle plus à l’ordre. Il a changé sa façon de percevoir sa vie et c’est tout naturellement qu’il vit sa vie au jour le jour. Parce que demain n’existera peut-être pas. Demetrio lui rend son étreinte et entre à l’intérieur, la suivant de près. « Tu sais que je ne viens jamais les mains vides. » Ce n’est pas forcé. C’est aussi pour la remercier, lui montrer qu’elle n’a pas à tout gérer, qu’il participe également, mais surtout parce que ça lui semble normal. Le contraire le mettrait mal à l’aise. « Oui. » soupire-t-il, en pensant à ce lieu qu’il aime bien fort. Les téléchargements ne sont pas pour lui. Ce n’est pas seulement une question de moyen, mais parce qu’il aime cet endroit où il passe du temps dans les rayons à choisir un ou plusieurs films et cette fermeture lui fait mal au cœur, si bien que sur un coup de tête, il déclare : « Je vais le racheter. » Un projet qui n’en a jamais été un, mais tout comme le Dolce Vita à l’époque, qui menaçait de fermer, Demetrio s’est pris d’affection pour les murs de cette enseigne. Un rituel qu’il ne compte pas perdre. « J’ai quelques idées. » Il faut vivre avec son temps, comme on dit, alors il est prêt à changer certaines choses pour que l’activité perdure, avec des gens passionnés aux commandes. Le propriétaire qui était peiné à l’idée d’abandonner et l’unique vendeur qui restait là et qui perdra son emploi par la suite. Sauf s’il met son projet en forme. Il s’attarderait bien là-dessus, mais l’état de son amie l’alerte. Les sourcils froncés, la main appuyée sur le mur, non loin d’elle, Demetrio la scrute, elle, ses réactions, cet air faux qu’elle arbore. « Avant de discuter film, tu ne veux pas me dire ce qui se passe ? » Parce qu’il y a quelque chose qui cloche, forcément et qu’elle ne semble pas vouloir l’ennuyer avec ça. « Tu as eu un problème ? Je peux t’aider ? » De quelque manière que ce soit. Voyant qu’elle n’est pas encore prête à lui parler, il insiste en posant son autre main sur son bras, afin de l’arrêter dans sa lancée. « Gabriela. » Prénom soufflé presque durement. Il ne passera pas à autre chose, tant qu’elle ne l’aura pas au moins envoyé baladé en lui exprimant clairement ne pas avoir envie d’en parler. Et il le respectera, si telle est son souhait.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriela ViscontiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3627-miss-visconti-tu-ne-peux-pas-f http://www.ciao-vecchio.com/t3630-gabriela-got-a-secret-can-you-keep-it-swear-this-one-you-ll-save#119226
ID : PITOQUINHA, Louise Rumor-Glen
Faceclaim : Blake Lively + ©noway + paroles de «Romeo and Juliet» par le groupe THE KILLERS en signature
Je suis absent-e : jusqu'à mi-octobre, bien que cela soit principalement une présence réduite.
Multi-comptes : MAjBRiTT BERGMAN - ANABELA LARANjEiRA - MiLA CLARiZiO
Messages : 418 - Points : 626
Âge : J'ai déjà trente jolies pétales.
Métier : Je suis avocate au cabinet de mes parents les Visconti.
Sujet: Re: Gabriela | Soirée DVD & confidences ( le Mer 17 Oct 2018 - 1:10 )
Soirée dvd et
confidences.

Beaucoup trop de pensées se bousculent dans ma tête, alors que je tourne le dos à mon cher ami Demetrio. J'aurais préféré l'accueillir en étant sereine et heureuse de le voir, seulement, ce n'est pas totalement le cas. Non pas que je ne sois pas très ravi qu'il soit ici, seulement, j'ai malheureusement appris quelque chose d'épouvantable. Je n'en ai d'ailleurs parlé qu'à deux seules personnes : mon psychiatre et une jeune femme que j'ai rencontrée à l'aéroport : Victoria Valentini. J'imagine que je me sentais à l'aise avec ce joli petit bout de femme, me sentant écouter et peut-être comprise, puis il est souvent plus simple de parler à une personne que l'on ne connaît pas vraiment, plutôt qu'à un proche qui pourrait ne pas comprendre. Fermant quelques secondes mes yeux, j'ai la sensation que mon cœur tambourine de plus en plus fort dans ma poitrine, quand je me dis qu'il faut que je me calme. Depuis que j'ai entendu la dispute entre mes parents, alors qu'à un passage, ma mère a prétendu que mon père n'était pas mon géniteur, je vais mal : je souffre en silence. J'imagine que je pourrais en parler à mon ami Demetrio, puisqu'il est très à l'écoute, toujours, ce qui me fait rougir chaque fois que j'y pense, parce qu'au final, il me connaît plus que je ne le connais lui. Demetrio fait parti de ses personnes qui parlent peu, sans doute à cause d'un pénible passé, seulement, je sais qu'il faut parler, du moins, c'est ce que ne cesse d'affirmer mon psychiatre.
Demetrio me fait part de son envie de rachat du vidéo club, ce qui ne m'étonne pas dans le fond. Il ajoute qu'il a quelques idées, ce qui ne m'étonne pas non plus. Mon ami fait parti de ses personnes qui ont énormément de cœur, et cela, pour de nombreuses choses, pour ne pas dire pour tout. Je me pince les lèvres alors que j'imagine qu'il gardera le propriétaire, du moins s'ils s'entendent, ainsi que le vendeur, agréable, toujours à l'écoute de ses clients. Il est vrai que si le vidéo club ferme, cela m'attristera, parce que je ne suis pas friand des sites de téléchargements, ni même des sites où l'on peut visionner des séries sur son ordinateur. J'aime acheter ce que je regarde, les louer au préalable avant de faire une jolie collection que je prends plaisir à ranger assez souvent, je dois le reconnaître.
Faisant mine de farfouiller dans mon frigo ou plutôt d'y chercher quelques choses à boire, mon ami me demande ce qu'il se passe. Il a sans aucun doute remarquer que je fuis son regard, que je le fuis tout court, mais c'est seulement dans le but de me protéger, du moins, je crois. La journée a été pénible et je n'ai pas envie de pleurer sur son épaule durant des heures, le contraignant ainsi à m'écouter, même s'il le fait naturellement, bien trop souvent d'ailleurs. Je me mords la lèvre alors que je me raidis, quand il me demande s'il peut m'aider. Je voudrais simplement lui dire qu'il ne le peut pas, à moins qu'il est en sa possession une machine à remonter le temps afin que je n'entende pas ce que j'ai appris et ce qui m'a brisé plus que je ne l'étais déjà. « Demetrio... » Je souffle, alors qu'il pose une main sur mon bras. Je sais que je vais devoir affronter son regard, ses magnifiques billes bleutées, c'est inévitable. Ravalant difficilement ma salive, tournant ma tête pour le regarder, je ne sais pas quoi dire, ni même quoi faire. Tremblotante, je m'empourpre, avant de lui dire tout bas : « Viens, on s'assoit. » Nous rejoignons mon canapé en angle alors que j'y prends place, m'emparant d'un des coussins un reposant avant de prendre ma respiration. « J'ai appris quelque chose d'effroyable. » Mon dernier mot choisi peut sembler excessif, mais pas pour moi. « Je… J'ai entendu une dispute. Entre mes parents et... » Ma voix se brise, alors que je tente tant bien que mal de ne pas pleurer. « Ma… Ma mère a… Je l'ai entendu dire à mon père qu'il… Qu'il... » Je n'arrive pas à prononcer ces mots si difficiles à avaler, ils me restent en travers de la gorge. « Il n'est pas mon véritable père. » Je termine par soufflé, écrasant rapidement une larme pour ne pas totalement m'effondrer.
Pando


ROMEO &
JULIET
The dice was loaded from the start, And I bet that you exploded in my heart, And I forget I forget the movie song. When you gonna realize it was just that the time was wrong ?
(c)crackintime
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Art Acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Erio, Loris, Stefan
Messages : 899 - Points : 3003

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: Gabriela | Soirée DVD & confidences ( le Dim 4 Nov 2018 - 17:07 )
Docilement, Demetrio la suit jusqu’au canapé où il prend place à ses côtés, ne sachant pas à quoi s’attendre. Ce terme utilisé est si grave qu’il s’imagine des scénarios tous plus épouvantables. Il repense soudainement à Vera qui lui a annoncé il y a peu sa maladie et ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit-là d’un problème de santé également. Son cœur se resserre tandis qu’elle commence à s’exprimer, puis s’allège en comprenant faire fausse route, mais n’en reste pas moins lourd. Il sent au son de sa voix la gravité de la nouvelle et baisse aussitôt les yeux sur un pan de la table basse lorsque celle-ci tombe. Impossible pour lui de lui dire qu’il comprend sa situation, même par empathie. Ce serait incorrect de sa part. Il n’est pas dans sa position, ne sait pas ce qui peut se passer dans sa tête, mais imagine le choc que ça a dû être pour elle lorsqu’elle est tombée sur cette conversation, par le hasard des choses. Tendrement, il pose sa main sur la sienne. « Tu as eu une discussion avec eux ? » Etant bien placé pour le savoir, le silence paraît parfois la meilleure option. C’est ce que lui a choisi durant des années et encore aujourd’hui, il se renferme dedans. Par crainte, mais surtout parce qu’il ne se supporte déjà pas, alors ce serait pour lui terrible de voir le regard de ses proches changer. De loin, il préfère être celui qui tient férocement les rênes. L’homme d’une droiture inégalable, inatteignable. « Peut-être devrais-tu… en discuter avec lui. » Lui, son père, qui a eu le même choc qu’elle apparemment. Celui d’apprendre que son épouse l’a trompé, lui cachant pendant longtemps la vérité sur son enfant. « Tu as peur ? » Question stupide, mais il essaie une approche, un peu maladroitement. Et il ignore quoi lui dire. « Je me doute que ce doit être un vrai choc, pour toi… » Il n’est pas très doué pour parler de ce qu’il ne connait pas et réconforter autrui, c’est d’un compliqué. « Ca ne change rien. C’est l’homme qui a pris soin de toi. » suppose-t-il. Ils n’ont encore jamais vraiment discuté de leur famille respective. « Dis-moi ce qui te passe par la tête. » Il pourrait être bien plus utile s’il arrivait à saisir l’ampleur des dégâts. Là, pour le moment, il ne sait pas très bien comment se comporter.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Gabriela | Soirée DVD & confidences ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Gabriela | Soirée DVD & confidences -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences