Revenir en haut
Aller en bas


 

- having quite a ruff say... (ft. frederico) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Renata Orsini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3689-i-stopped-fighting-my-inner-de http://www.ciao-vecchio.com/t3704-seek-to-be-worth-knowing-rather-than-being-well-known-renata#121408
ID : ΛSMØÐΞUS
Faceclaim : emily blunt; the babe by starfire; signature by old money.
Messages : 27 - Points : 46

Âge : elle vient d'atteindre sa 4ème décennie et ça la déprime sévère
Métier : ex-enfant star, tombée de son nuage depuis lontemps, recylée en correctrice de manuscrits pour une maison d'édition, en freelance depuis chez elle.
Sujet: having quite a ruff say... (ft. frederico) ( le Ven 6 Juil 2018 - 19:31 )
having quite a ruff day...
renata ft. frederico

 
Aujourd'hui, pas une masse de boulot en prévision, il n'y avait pas eu de nouveau manuscrit à corriger, aussi se contentait-elle de faire avec celui qu'elle devait terminer d'ici une semaine. Quelques chapitres à lire encore, ce qui ne devrait pas être un problème pour elle. La lecture l'avait aidée ces derniers mois, plus qu'elle ne l'aurait cru d'ailleurs au départ, à lutter contre ses vieilles habitudes. Lire la plongeait dans un autre monde, stimulait son imagination et pas la partie de son cerveau qui lui disait qu'elle devrait plutôt prendre un verre pour faire passer son ennui. Pas qu'elle s'était encore débarrassée des bouteilles traînant encore chez elle mais leur niveau n'avait pas considérablement chuté pour le moment. Une petite victoire en soi pour la jeune femme. Car cela testait sa détermination, ici personne ne l'arrêterait si elle avait envie de vider l'une d'entre elle. Ce qui pouvait être dangereux, elle le savait mais elle avait fait le choix de venir ici, pour tenter de se reprendre, de recommencer une vie loin de son ancien monde, alors elle allait s'y tenir. Elle le devait, à elle-même surtout, mais aussi pour prouver à sa mère qu'elle était bel et bien celle qui la tirait vers le fond depuis toutes ces années.

Ainsi, elle était assise devant son ordinateur, tasse de thé en main pour laisser la chaleur de la céramique réchauffer un peu ses paumes, contemplant cette fin de chapitre quand elle entendit un bruit auquel elle avait développé à présent un réflexe quasi immédiat. Posant la tasse à côté de son ordi sur son bureau, elle se précipita vers sa cour. Car ses grognements ne pouvaient venir que ce cet idiot de chien qui était encore venu se défouler chez elle plutôt que dans la cour de son maître, pourtant identique à la sienne en théorie. Mais c'était bien plus marrant de creuser des trous chez elle, bien entendu. Ça commençait à réellement l'agacer de devoir reboucher des trous et de gueuler sur un chien. Sans oublier son propriétaire. Descendant les quelques marches menant à la cour, Renata commença à haranguer le cabot, apercevant du coin de l’œil la silhouette du maître se profiler non loin. « Je croyais vous avoir dit de mieux le surveiller, regardez ce qu'il a encore fait cette fois ! » lança-t-elle dans sa direction, alors qu'elle approchait du chien. « Je suggère les cours de dressage et au plus vite sinon je- » mais elle n'eut pas le loisir de finir sa phrase. Trop occupée à s'énerver contre ce nouvel abus de sa pauvre cour par le chien, elle n'avait pas vu qu'elle avançait tout droit dans l'un des précédents trous creusés par ce dernier et tomba, sentant aussitôt une douleur aiguë à la cheville. Deux jurons quittèrent aussi ses lèvres alors, ce qui suffit pour faire fuir le chien auprès de son maître. « Tu parles d'une journée tranquille. » maugréa-t-elle dans sa barbe, grimaçant à cause de la douleur et gênée de s'être ainsi vautrée devant son voisin. Ça allait encore faire parler dans le quartier tout ça, tout ce dont elle n'avait pas besoin.
made by black arrow


--- behind blue eyes
you know, everybody assume they know me, who I am because of what I used to be, but nobody knows that falling from the top hurts like hell.


Dernière édition par Renata Orsini le Ven 13 Juil 2018 - 14:27, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Frederico DioliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2580-frederico-o-if-plan-a-didn-t-w http://www.ciao-vecchio.com/t2664-frederico-o-don-t-worry-be-happy
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : Paul Rudd + ava by mrs.chaplin and gifs from tumblr
Multi-comptes : donatello, le playboy (a. hammer) → vincenzo, le danseur (t. egerton) → vito, le pilote (s. stan)
Messages : 529 - Points : 450

Âge : Un vieux de quarante-huit ans.
Métier : Médiateur culturel au musée archéologique national de Naples. Parfois, animateur ou guide, si besoin.
Sujet: Re: having quite a ruff say... (ft. frederico) ( le Jeu 12 Juil 2018 - 9:05 )
renata & freddy
having quite a ruff day...

Maïa m’en veut. Trop pour que je puisse avoir l’esprit tranquille. Au boulot, j’ai du mal à me concentre sur ce que j’ai à faire. Dès que je mets sur mon travail, une chose mène à l’autre et mes pensées dérivent à nouveau vers ma fille. La dispute date de deux semaines, mais les tensions sont toujours présentes. Je tente de tenir mon bout, mais étant ma fille, elle fait pareil. Je me sens coupable, pour le coup. C’est de ma faute. Je la pousse à bout avec Lorenzo, je le sais. Mais je n’ai pas l’impression qu’elle m’écoute. Elle fait à sa tête et ne veut pas comprendre que je râle pour son bien. Avec un homme de son âge, ça serait plus simple, non ? N’y a-t-il que moi qui songe à ses futurs projets, à la famille qu’elle voudra avoir un jour ? Elle s’en balance ? Du moins, c’est comme ça que je le vois. Qu’elle est prête à sacrifier tout ça pour un mec qui a déjà fait sa vie. Derrière mon volant, je réalise que mon pied appuie un peu trop sur l’accélérateur, me faisant dépasser la limite de vitesse. Bon. Freddy. Arrête d’y penser, concentre-toi sur la route, avant de causer un accident. J’arrive sain et sauf chez moi. Sans perdre de temps, Igor vient m’accueillir, me sautant sur les jambes, tel un gamin. Je m’accroupis et le caresse doucement. Je ne le dis pas assez souvent, mais je l’aime mon chien. Du moins, il est toujours là, et l’envie de prendre la fuite ne semble pas le prendre. Donc, je suppose que c’est réciproque. « Tu me lâcheras pas toi, hein ? » Il me regarde avec son air con avant de lâcher un jappement. Oui, oui. J’ai compris, t'as envie de pisser. En même temps, après avoir passé neuf heures à l'intérieur, je peux le comprendre. Je me dirige donc jusqu'à la cuisine pour lui ouvrir la porte arrière, refermant que le moustiquaire afin de l'entendre, lorsqu'il voudra rentrer. Je m'affale sur le divan, comme si j'avais passé une grosse journée, alors que non. Mon cul a été poser sur ma chaise, dans mon bureau toute la journée. C'est plutôt mon humeur qui m'épuise. J'ouvre la télévision, me mettant à zapper les chaînes. Nul... Nul... Nul... Nul... Rien de bon. Comme toujours. Quelques minutes passent et je tourne la tête pour regarder la porte arrière. Igor n'y est pas. Ça fait un moment qu'il est dehors, non ? Oh non... Igor n'est pas du genre à rester trop longtemps à l'extérieur. Si c'est le cas, c'est qu'il fait un mauvais coup. Donc, ce n'est pas bon signe. Je me précipite à l'arrière et lorsque j'ouvre la porte, je confirme que j'avais raison de m'inquiéter. Igor est dans la cour de Renata, s'en prenait une nouvelle fois à son terrain. « Igor, non ! Dans la maison ! » Je tente de me faire sévère, mais en gardant le ton bas. Renata et ses oreilles bioniques. Le chien fait que marcher dehors et elle l'entend de l'intérieur de sa maison. Apparemment, ça nuit à sa concentration. Du coup, je préfère ne pas crier après mon chien. Ça risque seulement de faire sortir ma voisine et... Trop tard, la voilà. « Eh merde. » Je m'approche rapidement, et dès qu'elle me voit, les reproches commencent. « Je suis désolé ! J'avais pourtant réparé la clôture. » Mes yeux se posent sur l'endroit même où j'avais effectué les réparations. La planche est à nouveau cassée en deux. Finalement, je retire ce que j'ai dit plus tôt : je hais ce chien. Même si Renata est loin d'être une voisine agréable, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec elle à chaque fois. Mais à cause de ce bâtard de bulldog, je passe pour un débile qui ne sait pas dresser son chien. Ce qui n'est pas faux, mais ce n'est pas ma faute, c'est celle d'Igor ! D'ailleurs, elle se lance sur une menace, mais le karma vient tout de suite l'arrêter dans son élan. Je grimace en la voyant se prendre le pied dans l'un des trous. Igor se rue vers moi, sentant l'énervement de la voisine. Bah ouais... Il la provoque pour s'enfuir lorsqu'elle se fâche et me laisse s'arranger avec tout. Merci, Igor. Je traverse donc la petite clôture pour m'approcher rapidement d'elle, m'assurer qu'elle n'aille rien. Après tout, c'est sûrement mon chien qui a creusé ce trou. Près d'elle, je m'accroupis. « Est-ce que ça va ? Vous vous êtes fait mal ? » Question débile, vu la grimace de douleur qu'elle tient depuis qu'elle est tombée. « Je suis vraiment désolé. Sincèrement. Je vais payer pour les dommages, c'est promis. » Je n'avais jamais remarqué les dégâts causés par mon chien, pensant qu'elle exagérait. Mais maintenant que je me tiens dans sa cour, un petit coup d'oeil autour me fait réalisé que je m'étais trompé. Je lui tends mon avant-bras, espérant qu'elle ne soit pas trop buté et qu'elle accepte mon aide. « C'est la moindre des choses que je peux faire. » Aussi, c'est ma façon d'avoir la conscience tranquille.


code by mrs.chaplin






loving you is all i know
Maïa & Freddy ☽ hello my only one, just like the mornin' sun. you'll keep on risin' 'til the sky knows your name. hello my only one, remember who you are. no you're not perfect but you're not your mistakes.
Revenir en haut Aller en bas
Renata Orsini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3689-i-stopped-fighting-my-inner-de http://www.ciao-vecchio.com/t3704-seek-to-be-worth-knowing-rather-than-being-well-known-renata#121408
ID : ΛSMØÐΞUS
Faceclaim : emily blunt; the babe by starfire; signature by old money.
Messages : 27 - Points : 46

Âge : elle vient d'atteindre sa 4ème décennie et ça la déprime sévère
Métier : ex-enfant star, tombée de son nuage depuis lontemps, recylée en correctrice de manuscrits pour une maison d'édition, en freelance depuis chez elle.
Sujet: Re: having quite a ruff say... (ft. frederico) ( le Ven 13 Juil 2018 - 15:18 )
having quite a ruff day...
renata ft. frederico

 
Ah les relations familiales, ce lien qui unit un enfant à ses parents… Renata aurait des choses à dire sur le sujet, ça pour sûr. Sa mère a elle semblait tout aussi protectrice que Freddy semblait l'être envers sa fille en se souciant du fait qu'elle fréquente un homme plus âgé. Sauf que sa mère elle l'avait manipulée depuis l'enfance pour qu'elle puisse vivre son rêve par procuration. Tu parles d'une mère attentionnée. Elle y avait cru pourtant, comme n'importe quel enfant pas vrai ? Qui peut croire quand on a à peine l'âge d'aller à l'école que votre propre mère fait en sorte de vous pousser vers une carrière qu'elle n'a jamais pu suivre elle-même ? Alors bien sûr, au cours des dernières années, son horloge biologique lui avait fait réfléchir à ça, devenir mère elle aussi. Ce que ça pourrait être, ce que ça voudrait dire pour elle, les angoisses que ça lui apporterait parce qu'elle voudrait à tout prix éviter de devenir comme sa mère, parce qu'elle ne saurait pas comment s'occuper d'un enfant aussi. Elle n'arrivait pas encore vraiment à s'occuper correctement d'elle alors un gamin, vous imaginez le tableau ? L'horreur. Enfin c'est comme ça qu'elle se persuadait que dans le fond, elle ne ratait rien d'une telle expérience.

En plus, elle n'était pas spécialement débordée de travail ces derniers jours alors elle savait bien que ce genre de pensées allaient revenir lui retourner le cerveau et lui donner l'impression de n'avoir rien fait de sa vie, bref les habituelles reproches qu'elle se faisait à elle-même en temps normal quand elle ne se sentait pas bien. Elle aurait peut-être du aller faire un tour, pour prendre l'air, puisque de toute façon, elle n'avait rien de mieux à faire et que ça lui aurait sûrement évité ce qui allait arriver. Prendre l'air iodé du bord de mer tout proche, manger un gelato même pour se rafraîchir un peu et se faire plaisir. Mais non, elle n'avait pas eu la force, pas cette fois et elle optait donc pour le thé et de finir de lire ce chapitre pour voir s'il y avait des remaniements à faire ou des erreurs à corriger. Clairement, en comparaison à son ancien métier, il ne pouvait pas y avoir plus de différence. L'agitation de l'industrie du spectacle comparée au calme de son boulot actuel, difficile de faire pire comme contraste c'est sûr. Et parfois, ça lui manquait. Cette agitation, parce qu'au moins là, elle n'avait pas cette sensation de solitude et d'isolement qu'elle avait à présent. Bon ok, elle s'était isolée ici de son propre chef et pour tenter de s'en sortir, de reprendre le cours de sa vie, mais ça ne voulait pas pour autant dire que c'était tous les jours facile.

Surtout quand sa patience était mise à rude épreuve une fois de plus avec ce satané cabot qui venait encore s'en prendre à sa cour. Le truc c'est que lorsqu'on a le sommeil léger, on a tendance à avoir aussi l'ouïe développée et voilà comment elle semblait pouvoir entendre Igor avant même qu'il ne commence à creuser. Ça n'avait rien d'un super-pouvoir, elle était juste plus vigilante aux sons provenant de l'extérieur puisque visiblement, ce chien ne pouvait s'empêcher de jouer les mineurs dans son jardin. Lassée qu'il en soit ainsi et légèrement irritée de devoir encore une fois passer pour une femme aigrie face à son voisin, Renata avançait vers l'animal, rappelant au propriétaire de ce dernier que les leçons de dressage existaient et qu'il pourrait en faire bon usage avec son compagnon à quatre pattes, sans voir que son pied arrivait dans l'un des trous encore présents. Et forcément, non préparée à la différence de niveau, ce qui devait arriver arriva. Elle se retrouva au sol, faisant fuir le chien auprès de son maître tandis qu'elle grimaçait de douleur, se ridiculisant par la même occasion. Ouais, la journée partait sur un mauvais chemin à ce stade là. Surprise de voir Frederico arriver auprès d'elle aussi vite, elle pinça légèrement les lèvres face à sa question mais se retint quand même de lui balancer une réplique bien sentie. Bien sûr qu'elle avait mal, quelle question. Mais elle fut encore plus surprise par ce qu'il dit et fit ensuite. Il allait payer pour les dommages ? C'est sur que ça serait des frais en moins pour elle, ce qui n'était pas négligeable en soi, mais surtout, il proposait de l'aider à se relever, elle qui ne faisait que lui crier dessus en général. Est-ce que vraiment rien ne lui faisait perdre son sourire à celui-là, se demanda-t-elle encore une fois alors. « C'est vrai, c'est la moindre des choses, c'est votre chien après tout. » répliqua-t-elle dans un premier temps, avant de se radoucir en se disant qu'elle ne devait pas être aussi revêche alors qu'il lui offrait son aide et finalement elle pris son avant-bras pour tenter de se relever, n'osant pas poser son poids sur sa cheville pour l'instant. « Je crois que je me la suis foulée. » confia-t-elle, sentant bien que la douleur n'était pas due à une fracture mais plus à un muscle qui avait pris un coup.
made by black arrow


--- behind blue eyes
you know, everybody assume they know me, who I am because of what I used to be, but nobody knows that falling from the top hurts like hell.
Revenir en haut Aller en bas
Frederico DioliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2580-frederico-o-if-plan-a-didn-t-w http://www.ciao-vecchio.com/t2664-frederico-o-don-t-worry-be-happy
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : Paul Rudd + ava by mrs.chaplin and gifs from tumblr
Multi-comptes : donatello, le playboy (a. hammer) → vincenzo, le danseur (t. egerton) → vito, le pilote (s. stan)
Messages : 529 - Points : 450

Âge : Un vieux de quarante-huit ans.
Métier : Médiateur culturel au musée archéologique national de Naples. Parfois, animateur ou guide, si besoin.
Sujet: Re: having quite a ruff say... (ft. frederico) ( le Mer 25 Juil 2018 - 17:49 )
renata & freddy
having quite a ruff day...

Lorsque ma fille m’a ramené Igor en justifiant ce cadeau, comme quoi ça allait me sauver de la solitude, je n’y ai pas cru. Parler avec un chien qui ne vous réponds qu’avec des jappements graves ou un regard blasé, ça me plonge encore plus dans la solitude qu’autre chose. Qui parle à un chien ? Les personnes seules ! Sauf qu’il attire l’attention, l’attention dont je n’avais pas besoin : celle de ma voisine. Pas que j’ai nécessairement un problème avec elle. Au début, elle était la jolie voisine qui venait d’emménager. Maintenant, elle me déteste et sa façon de me parler fait en sorte que je ne l’apprécie pas trop non plus. Oui, mon chien fait des ravages. Est-ce ma faute ? Peut-être un peu, mais à ce que je sache, je ne lui ai jamais demandé de déchiqueter la clôture pour aller la faire chier. Si une chose que mes voisins savent à mon sujet, c’est que je ne suis pas le voisin désagréable. Au contraire. Je fais mon possible pour être sympathique, me faire apprécier des autres. Donc, le fait que Igor m’attire les foudres de la nouvelle du quartier ne me fait pas tant plaisir. Mais je suis censé faire quoi ? Je le gronde, mais ce cabot ne comprend rien. Et je suis loin d’être celui qui va taper son chien pour le punir. Il est innocent. Il ne fait pas la différence entre le bien et le mal. C’est un chien ! Il n’a pas de conscience morale. Du moins, pas la même que nous. La preuve : lorsqu’elle se prend le pied dans l’un de ses fameux trous, Igor prend directement la route de la maison en entendant la demoiselle ronchonner. Tandis que moi, je me précipite vers elle pour m’assurer qu’elle ne se soit pas faite mal. Elle a beau m’énerver quand elle veut, je ne lui souhaite pas du mal. Je n’en souhaite à personne. De plus que c’est de la faute de mon chien débile qu’elle se retrouve dans cette situation. « Si ça peut vous rassurez, vous n’êtes pas la seule qu’il fait chier dans ce quartier. » Rassurer de quoi ? Aucune idée. Au cas où elle le prenait personnel, je ne sais pas... Mais bon. Informations inutiles qui ne changent rien. « Je me tais. » Je dis, réalisant que je parle pour rien, comme toujours. De mon avant-bras, elle s’aide à se relever, je la suis dans ses mouvements avec précautions. Mon regard se pose sur sa cheville lorsqu’elle me dit la croire foulée. Je n’y connais rien dans ce domaine, m’étant improvisé infirmier qu’avec ma fille, neveux et nièces lorsque ceux-ci s’écorchaient les genoux ou les bras, me contentant de passer la blessure sous l’eau et y déposer un bisou magique pour le moral. Cette technique, je ne peux l’utiliser avec Renata. Déjà, ça ne servira à rien de passer la blessure sous l’eau, mais si je viens à lui donner un bisou sur la cheville, c’est certain qu’elle va me trouver extrêmement bizarre. « Rentrons pour y appliquer de la glace. » Je ne sais pas si ça va aider, mais au moins, elle ne se retrouvera pas avec une cheville d’éléphant. Je me rapproche un peu plus d’elle, glissant mon bras sous le sien pour qu’elle trouve un meilleur appui. On se dirige dans sa maison, parce que pour se rendre à la mienne, faut passer la petite clôture. Et bien qu'elle ne soit pas haute, avec l'handicapé temporaire que j'aide, je ne préfère pas tenter. À l'intérieur de la maison, je me rends avec elle jusqu'à la salle à manger pour qu'elle se pose sur une chaise pendant que je vais chercher de la glace. À l'aide de ses indications, je trouve un petit sac plastique que je remplis de glaces et entoure d'une serviette pour éviter que ce soit trop froid. Maintenant accroupi devant elle, je viens appliquer le sac sur sa cheville. « Tenez-le comme ça pendant quelques minutes. » Comme si elle ne le savait pas. Je le disais plutôt pour éviter que je le fasse pour elle. Soudainement, un sourire me vint aux lèvres alors que ce moment me rappelle les petites blessures de Maïa où je devenais son héro en la « guérissant ». Je lève les yeux vers Renata qui me regarde et mon sourire se dissipe rapidement, réalisant que j'avais peut-être l'air de me moquer. « Pardon. Ça me rappelle de bons souvenirs. » Parce que ces souvenirs sont loins et que Maïa c'est trouvé un autre héro pour la guérir lorsque ça va mal. Mon regard vient balayer la pièce et j'aperçois dans une autre pièce un bureau avec un ordi où je peux y voir une page d'écriture ouverte. « Vous écrivez ? » Je demande par curiosité. On m'avait parlé de Renata l'actrice, mais pas de Renata l'écrivaine, ce qui me surprend un peu en fait. J'avais surtout dans l'idée que c'était une ancienne star sans cervelle. Un stéréotype que je n'ai jamais pris pour acquis, mais qui me poussait à croire qu'elle ne faisait pas grand chose.

code by mrs.chaplin






loving you is all i know
Maïa & Freddy ☽ hello my only one, just like the mornin' sun. you'll keep on risin' 'til the sky knows your name. hello my only one, remember who you are. no you're not perfect but you're not your mistakes.
Revenir en haut Aller en bas
Renata Orsini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3689-i-stopped-fighting-my-inner-de http://www.ciao-vecchio.com/t3704-seek-to-be-worth-knowing-rather-than-being-well-known-renata#121408
ID : ΛSMØÐΞUS
Faceclaim : emily blunt; the babe by starfire; signature by old money.
Messages : 27 - Points : 46

Âge : elle vient d'atteindre sa 4ème décennie et ça la déprime sévère
Métier : ex-enfant star, tombée de son nuage depuis lontemps, recylée en correctrice de manuscrits pour une maison d'édition, en freelance depuis chez elle.
Sujet: Re: having quite a ruff say... (ft. frederico) ( le Sam 28 Juil 2018 - 9:03 )
having quite a ruff day...
renata ft. frederico

Milo était là pour ça lui aussi, la sauvée de la solitude. Son psy lui avait fait comprendre que de s'occuper d'un animal serait bénéfique pour elle, que ça la forcerait à se préoccuper de quelqu'un d'autre et qu'en retour, ce dernier serait un compagnon de choix pour ne pas lui laisser l'impression de trop s'isoler. Elle adorait son chat, il était un vrai pot de colle la plupart du temps, mais ça ne remplaçait pas la conversation humaine. Et parler toute seule, à force, ça n'était pas non plus très sain. Mais les interactions avec ses voisins étaient limitées pour le moment, parce qu'elle pensait qu'on l'épiait, qu'on la jugerait en ne tenant compte que de son passé, pas de qui elle était vraiment. Puis ça n'était pas en s'égosillant contre Frederico qu'elle allait aider à se forger une meilleure image, ça elle en était bien consciente mais que son chien vienne sans arrêt chez elle démolir sa cour, ça l'énervait. Elle non plus n'avait rien contre son voisin, si ce n'est qu'elle trouvait juste étrange qu'il semble toujours de si bonne humeur, si positif. Pour elle, ça devait forcément cacher un truc, l'habitude d'être entourée par des gens qui avaient des arrières pensées quand ils affirmaient pourtant ne vouloir que son bien. Oui, tout ça pesait encore beaucoup sur elle, le temps ferait son affaire, il fallait qu'elle apprenne à refaire confiance aux autres mais c'était difficile pour elle, trahie par sa propre mère. Ça laisse des traces ce genre de choses et pas de celles qu'on peut oublier en un claquement de doigts.

Et avec cette nouvelle intrusion dans son jardin, c'est donc à nouveau le moment pour elle de réprimander le maître pour son incapacité à tenir son compagnon à quatre pattes. Presque une question de routine en ce moment entre eux, sauf que cette fois, Renata se plante dans l'un des trous qu'Igor a creusé les jours précédents, tellement remontée qu'elle n'a pas pris la peine de regarder où elle mettait les pieds. Certains diraient que le karma venait de frapper et ça ne serait pas totalement faux mais bon, elle avait quand même le droit d'être remontée puisqu'elle ne pouvait pas être tranquille et qu'en plus, ça engendrait des frais dont elle pouvait se passer. Le jeune femme était donc surprise que son voisin vienne l'aider malgré tout et surtout qu'il propose de payer pour les dégâts. Force de l'habitude, elle laissa glisser une petite pique mais accepta son aide pour se redresser quand même. Elle ne pouvait pas poser son pied par terre et claudiquer jusqu'à l'intérieur ça ne serait pas une bonne idée. « Bizarrement, ça ne m'étonne qu'à moitié. » rétorqua-t-elle à ce qu'il venait de dire. Il devait être gentil, elle aimait bien cette race en plus, mais il avait simplement pris de très mauvaises habitudes et maintenant il serait difficile pour lui de s'en défaire sans un bon recadrage avec l'aide d'un dresseur. Hochant la tête lorsqu'il indique qu'ils devraient rentrer pour pouvoir appliquer de la glace sur sa cheville, Renata le laisse l'aider, tiquant tout de même légèrement lorsqu'elle sent son bras la soutenir mais ça n'est pas si désagréable comme sensation alors elle ne dit rien et tant bien que mal, ils parviennent à regagner son salon.

Lui indiquant où se trouvait la glace et tout ce qu'il lui fallait pour pouvoir concocter une poche de fortune, elle jetait un coup d'oeil à sa cheville qu'elle avait surélevée en attendant. Ça gonflait déjà un peu et elle avait l'impression de sentir cette dernière pulser à chaque seconde mais au moins, pas de casse, c'était déjà ça. Le voyant revenir et lui dire de maintenir la poche sur sa cheville, elle asséna à son voisin un regard de côté qui faisait comprendre qu'elle savait ce qu'elle avait à faire. Le froid faisait son effet aussitôt, la douleur s'estompant un peu déjà. Elle le vit alors sourire sans raison apparente, se demandant en effet s'il était en train de se foutre d'elle et de sa situation. Croisant son regard, il se défendit aussitôt, lui expliquant que ça lui rappelait de bons souvenirs. Une cheville foulée était un bon souvenir pour lui ? Hum, étrange mais il y avait un contexte qu'elle ignorait totalement ici donc elle n'en dit rien. Inspirant doucement pour essayer de calmer sa respiration et de bien appliquer la glace sur sa cheville, elle regarde vers son bureau quand il demande si elle écrit. « Non je- » s'interrompt-elle une seconde, se demandant bien pourquoi cela pouvait l'intéresser de savoir ça avant de se dire qu'elle devait arrêter de toujours être imbuvable avec lui et d'agir en adulte cette fois. « Je n'écris pas, je suis correctrice pour une maison d'édition. Je lis les manuscrits pour les corriger et les noter. Pas glorieux comme métier mais au moins je suis au calme pour travailler et ça paie relativement bien. » admit-elle, soulevant la poche de glace pour regarder l'état de sa cheville avant de l'y reposer. « Les strass et les paillettes c'est derrière moi maintenant. » ajouta-t-elle en haussant les épaules doucement, se sentant presque obligée de faire cette précision si d'aventure il préfoyait de faire une réflexion sur sa vie passée.
made by black arrow


--- behind blue eyes
you know, everybody assume they know me, who I am because of what I used to be, but nobody knows that falling from the top hurts like hell.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: having quite a ruff say... (ft. frederico) ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- having quite a ruff say... (ft. frederico) -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences