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- There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
Vittoria Martinelli
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Sujet: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Ven 6 Juil 2018 - 23:41 )

There is nothing either good or bad, but thinking makes it so.


« Martinelli, t’es avec moi. » Vittoria leva sa tête du journal de son grand-père. « Pardon ? » Lorenzo sourit : « Tu m’as entendu Bella, tu es avec moi pour la protection de témoin. » Elle soupira longuement : « Depuis quand ça nous concerne ? » Il arqua un sourcil : « C’est un ordre d’en haut. Fais ce qu’on te dit eh ? Je t’attends dans la voiture. » Elle soupira longuement. De tous les hommes du poste : il avait fallu que ça soit cette belle enflure. Elle grinça des dents avant de se lever. Son arme vérifiée, elle enfila sa veste avant de rejoindre son partenaire pour la soirée.

Dans la voiture qui les emmena à l’appartement de la victime, elle lut rapidement le dossier. Il avait demandé une protection de témoin car il devait témoigner la semaine prochaine contre les Changretta. Ce nom qui semblait revenir tout le temps depuis qu’elle était arrivée ; depuis que son grand-père lui a donné cette enquête d’outre-tombe. « Tu en penses quoi ? » Vicky tourna sa tête pour regarder Lorenzo : « Je pense qu’il est aussi pourris que les Changretta. Y’a quelque chose chez lui qui ne me revient pas. » Dit-elle en regardant à nouveau sa photo. « Allons, allons ne jugeons pas sur le physique hein ? Avec des cuisses de poulets tu ne payes pas de mine mais je t’ai vu t’entraîner… C’est pas mal. » Vicky arqua un sourcil en hochant négativement la tête : « Quoi ? C’est vrai je te le promets ! – Concentres-toi sur la route Don Juan, je ne suis pas Ashley hm ? » Il se mit à rire : « Tu insinues quoi ? – Que si tu pouvais te faire toutes les femmes du poste : tu le ferais. » Il garda une risette amusée : « Vrai, vrai mais je crois que toi et moi ça n’arrivera jamais. Désolée de te décevoir beauté. » Elle rigola à son tour : « Tu n’es pas mon genre non. »

Elle sortit son portable et créa un nouveau message. Elle chercha ‘007’ et au moment d’écrire bloqua. Depuis qu’elle avait eu son numéro : elle ne l’avait pas appelé, ni envoyé de sms. Elle était trouillarde, Vicky quand il était question de sentiments. Surtout le genre qui vous prend aux tripes. Elle avait envie de revoir James, de couvrir son corps de baisers et de faire des choses obscènes avec lui avant de s’endormir contre son corps. Elle n’avait pas réellement dormi depuis cette fameuse nuit où ils avaient échangé plus que des paroles. Pourtant, sur le chemin pour prendre son service, elle prit son courage à deux mains et envoya quelques mots ; pour lui rappeler qu’ils avaient un deal. En regardant le message s’envoyer, son cœur s’accéléra. Elle savait que maintenant le pire l’attendait. Elle allait devoir patienter pour une réponse. Se souvenait-il d’elle seulement ? Ou n’avait-elle été qu’une femme de passage ? Un corps pour expier le désir sans pour autant souhaiter poursuivre au de-là ? Vicky était malade rien qu’à cette idée mais si tel était son destin : pour sûr qu’elle se méfierait encore plus des gens qui l’approchent. James avait été l’exception à ses nombreuses règles et si elle ne le regrettait pas encore… Elle avait peur d’être déçu.

« Tu envois des messages à qui pour être autant sur ton téléphone ? » Lorenzo la sortit de ses pensées, elle redressa sa tête : « Personne. » Il rigola : « Oh c’mon ! Je vois bien ce petit sourire con puis ces lèvres pincées : tu as trouvé quelqu’un ? » Vicky verrouilla son téléphone et le rangea dans sa poche. « Conduis au lieu de mettre ton sale nez dans mes affaires ! » Elle lui sourit faussement avant de se concentrer sur la route et se préparer pour cette nuit qui s’annonçait longue.

Montant les marches lentement, elle repérait toutes les issues de secours, les potentielles failles de ce vieil immeuble. Pour sûr qu’il y avait de meilleurs endroits pour protéger quelqu’un. Mais elle saurait y faire. Frappant à la porte, elle attendit que le dénommé Vitali ouvre la porte avant de rentrer.

« Eh beh si j’avais su qu’une aussi belle plante venait je me serais mis sur mon trente et un. » Vicky leva ses yeux au ciel : « Inspecteur Martinelli. Voici l’Inspecteur Spinelli.Vous avez demandé une protection de témoin étant donné que votre dossier est en rapport avec la crime : nous sommes en charge de votre sécurité. » Vitali sourit et les laissa rentrer. Il referma la porte à double tour.

Vittoria pénétra dans l’appartement qui ne cassait pas trois pattes à un canard. Elle vérifia chaque pièce, referma chaque porte pour s’assurer qu’ils étaient seuls avant de revenir dans le salon.

« Relax Martinelli, c’est qu’une protection de témoin. » Vicky le regarda : « J’ai clairement plus d’expériences que toi, sans quoi tu serais sur le qui-vive aussi. » Elle ferma les rideaux : « Il fait une chaleur intenable, tu ne veux pas en laisser une ouverte chaton ? » Elle hocha la tête : « Les immeubles autour peuvent être utilisés contre nous. Je ne prends pas de risques. » Vitali souffla longuement : « Dur en affaire la gamine. » Il alla allumer le ventilateur portable et celui au plafond. « Je peux fumer au moins où ce n’est pas autorisé ? » Vicky croisa ses bras et se mit entre le couloir et le salon. Lorenzo répondit : « Bien sûr, vivez votre vie normalement. Nous sommes justes là pour surveiller. »

Cela faisait à peine une demi-heure qu’ils étaient en service quand elle se redressa. Les deux hommes s’entendaient déjà copains comme cochon.

« Je vais faire le tour du voisinage. Gardez les volets clos ok ? N’attirez pas l’attention sur vous. »

Puis elle sortit, elle attendit d’entendre les verrous se fermer derrière elle avant de descendre les quatre étages. Dehors la nuit était tombée. L’atmosphère était lourde : il y avait de l’orage dans l’air ; elle pouvait le sentir. Elle fit le tour de l’immeuble et en revenant entendit des voix familières. Elle leva les yeux et les vit tous les deux au balcon : en train de fumé. Elle regarda à droite et à gauche de la route avant de se mettre au milieu. L e temps qu’elle fasse signe à Lorenzo, il était trop tard.

« Qu’est-ce q…. » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que soudainement Vitali s’effondra. « Martinelli ! Témoin à terre, témoin à terre ! » Elle jura, prit sa radio pour donner leurs coordonnés et demander des paramédics ainsi que du renfort.

Elle commença déjà à courir vers l’entrée. Ne se rappelant plus du code, les mains tremblantes : elle jura et s’énerva contre l’interphone. C’est alors qu’elle entendit un bruit de portière s’ouvrir qu’elle tourna sa tête. Un homme chargeait dans le coffre une boîte noire. Vittoria n’était pas idiote. En vue de la taille : cela pouvait très bien être un fusil. Ne voulant pas laisser la place aux doutes : elle chercha dans sa poche et prit les clés de leur voiture pour courir vers cette dernière. Le témoin devait être mort. Aux dernières nouvelles personne ne survivait d’une balle dans la tête. Quand la voiture suspecte démarra : elle fit de même.

« Lorenzo. Je crois qu’on a un suspect. Je suis sur ses traces. »
Elle posa la radio et suivit son instinct.
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☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.



Dernière édition par Vittoria Martinelli le Dim 22 Juil 2018 - 13:34, édité 1 fois
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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Dim 8 Juil 2018 - 15:14 )
There is nothinh either good or bad

but thinking makes it so
Le moteur de la puissante Audi RS5 s'arrêta de vrombir devant la villa de son employeur. L'un des plus gros mafieux de la ville sans nul doute, mais qui avait la qualité de mener ses affaires tranquillement pourvu que personne ne l'embête. Revêtu d'un costard impeccable, propre et classe, distingué même, comme à son habitude, il rentra dans l'immense villa une fois qu'il fût reconnu par le vigile à l'entrée. A lé vérité, il n'avait jamais vu le "parrain", du moins celui qui était à la tête de cet empire. Alors il voyait des entremetteurs. Des personnes à qui cet homme tout puissant déléguait son pouvoir pour que chaque ordre, chaque demande, soit exécuté. James s'en moquait, il avait toujours était bien payé ici, et il ne s'en plaignait pas. L'Italien en question, pour ce soir, était l'un de ceux avec qui James faisait souvent affaires, un certain Marco. Ce-dernier, aussi impeccable que lui dans un costume de grande marque italienne lui tendit la main alors qu'il entrait dans le grand vestibule de marbre.
- Monsieur. James ne donnait jamais son vrai nom. On le connaissait sous son nom de code, petit surnom acquis à l'armée, Eagle's eye, ou alors l'Anglais. Comme il n'était pas le seul anglais dans cette ville, cela avait le don de le faire passer un peu partout. Cependant, ce genre d'employeur connaissait sa véritable identité sans mal, mais ce n'était guère dérangeant pour James. Vous êtes à l'heure, comme toujours mon ami. Poursuivit Marco alors que James le suivait et qu'ils entraient dans un grand bureau. Marco lui indiqua une chaise et James s'y installa tranquillement alors que son interlocuteur prenait place de l'autre côté du bureau. L'autre ne s'étendit pas en politesses. Il ouvrit un tiroir, lui tendit un dossier. James l'ouvrit rapidement. Une nouvelle cible. Il s'agit de Anthony Vitali, tout le monde le nomme par son nom de famille en vérité. James ne déclara rien, se contentant de feuilleter le petit dossier, presque similaire à un dossier de police. Il était l'un de nos principaux fournisseurs... Avant de vouloir la jouer solo. Jusque là aucun souci pour mon patron, sauf quand il a décidé de nous mettre des bâtons dans les roues. Il connait les risques et c'est pourquoi il ne sera pas facile à abattre. D'après ce que l'on sait, il aurait fait une demande de protection rapproché de la part de la police, mais c'est à confirmer. On est donc pas sûr de cela, mais il y a fort à parier pour qu'il l'obtienne. James eut un mince sourire avant de demander:
- Combien pour lui?
- 500 000. Deux types ont déjà échoués et ont manqués de nous faire attraper. 700 000 si mon patron n'a aucune chance d'être mis en tort.
- On va partir sur les 700 000, fit James. Non pas gourmand. Il était l'un des meilleurs dans le domaine, donc il se le permettait, et encore, il avait connu des primes bien plus grosses. Il serra la main de Marco, le salua respectueusement et sortit. Il avait du taff...

****


James ajusta le canon de son arme. Revêtu de noir, et pour une fois pas en costume, il avait opté pour un pantalon militaire noir, comme ceux que l'on trouvait chez les unités spéciales, un gilet pare-balle que cachait une grande veste de feutre noire. Des gants complétaient son attirail et il avait pris un beret noir histoire de ne pas être repéré à cause de son crâne quelque peu luisant. De même, il avait un cache-col qui lui remontait jusqu'au niveau du nez, ne permettant de voir que ses yeux. Il était ainsi invisible, de même que son arme, modifiée, noire, ne permettrait à personne de le repérer. Un hélicoptère passa au dessus de lui, mais il ne s'en inquiéta pas. Il faudrait que l'appareil soit équipé d'un détecteur de chaleur pour le voir, et comme l’appareil était visiblement équipé pour le secours et non pour la traque d'hommes comme lui, rien à craindre. Confiant, James avait pris position sur le toit d'un immeuble situé juste en face du balcon du dénommé Vitali. Pendant quatre jours, il avait suivi le bonhomme, s'affairant à noter les diverses habitudes de l'homme. Cela avait été un peu long, un peu fastidieux. Son portable vibra dans sa poche alors qu'il terminait sa mise en place. Il sortit le téléphone de la poche rapidement pour voir de qui il s'agissait. Lorsque le nom du contact s'afficha, il ne put s'empêcher de sourire.

Vittoria l'avait contacté en première. Elle l'avait devancé. Il allait ne pas lui répondre, la "James bond's girl" attendrait un peu, mais finalement... Il décida de lui répondre. C'était plus fort que lui. Un appel peut-être? Il aimait cette femme. Ce n'était plus une supposition, ou une hypothèse quelconque comme celle que l'on écrivait sur un cahier de sciences, non, c'était une réalité. Il avait pensé à elle, mais n'avait pas osé l'appeler, la déranger. Il était trop maladroit, ne savait comment s'y prendre dans ce genre de situations, et pourtant, combien il aurait aimé l'avoir près de lui. Enfin, pas à cet instant, car elle risquait bien de le maudire. Il lui répondit donc par un petit texto rapide. Vitali était là, et il devait terminer ce travail. Il épaula son arme, et attendit le moment opportun. L'homme avait l'habitude de fumer tranquillement sur son balcon, James ferait le travail à ce moment là, ou alors, il tirerait lorsqu'il irait se préparer à manger. L'arrivée d'une voiture de police attira pourtant son attention et il retint tout ses gestes.

Il changea l'arme de direction, et pointa son canon sur la voiture. L'oeil dans la lunette de son arme, il fixa les cibles qui sortaient. Un homme, visiblement un officier, sans doute, et une femme de... Nom de dieu! Il retira son oeil de la lunette, espérant avoir mal vu avant de le remettre. Merde! c'était elle! Vittoria! Mais que foutait-elle ici bon sang de bon soir! Il manqua de l'appeler pour lui dire de dégager, mais là, à coup sûr, il grillerait sa cartouche. Il avait donc peu de temps pour agir. Il fallait qu'il bute Vitali avant l'arrivée des deux flics. Il repointa son arme sur l'appartement de l'homme. Celui-ci avait disparu, sans doute interpellé par l'interphone. "Et merde!" Pensa-t-il. Il attendit cependant patiemment. Il ferait bien une erreur. Obligé. Pourtant, l'arrivée des deux flics prouva qu'il aurait plus de mal que prévu. Alors que l'orage grondait au loin, que les nuages s’amoncelaient au dessus de la tête du tireur, la jolie blonde fermait les rideaux. Il ne tira pas, même si son viseur était pointé sur son élégante figure. "C'est qu'elle est aussi sexy en uniforme en plus..." Pensa-t-il avec un sourire en coin. Il était seul, et donc l'avantage, il faisait ce qu'il voulait.

Les rideaux fermés, c'est lui qui devenait aveugle, or, Vitali avait un défaut, il fumait, et avait horreur de le faire en appartement. Le flic qui accompagnait la blonde semblait plus détendu qu'elle, du moins du peu qu'en avait vu James, mais dans le doute, il n'aurait droit qu'à une seule balle. cela tombait bien, il avait toujours relevé ce genre de défis. Bientôt, l'attente commença. Patient, il attendit, immobile. Il était habitué à force. Puis, une occasion se présenta. Accompagné de l'officier, Vitali sortit et alluma sa clope. James pointa son arme, laissa aller son doigt sur la gâchette. il pointa son viseur sur son crâne, prit en compte le faible vent pour être sûr de ne pas le rater. Puis, il retint son souffle. Stabilisa son arme. Et il tira. Le coup partit en même temps qu'un coup de tonnerre comme si le bon dieu avait choisi de le couvrir. Vitali s'écroula immédiatement. Mort. Sans perdre de temps, James rangea son arme, dévissa son canon rallongé, plia la crosse, et ouvrit la mallette en moins de quelques instants. En moins de une minute, l'arme était rangée et il descendait les escaliers de l'appartement tranquillement. Il arriva en bas, sortit tranquillement, rabaissant son cache-col pour éviter d'être suspect et grimpa dans son Audi qui n'était pas le taxi qu'il avait habituellement. châssis sport, vitre blindées, gros pneus, il avait la totale sur cette voiture. Il nota alors quelqu'un qui courait dans son rétroviseur... Martinelli!
- Et merde! Fit-il en tapant dans le volant.

Il n'attendit pas une seconde, pressa le bouton de démarrage et le puissant moteur démarra, les phares puissants s'allumèrent, agressifs. La voiture était prête à filer. Il passa la première, retint son bolide en faisant crisser les pneus, puis il quitta les lieux à une vitesse folle... Lorsqu'il vit le girophare suivre, un peu moins rapide au démarrage, il comprit cependant qu'elle était sur ses traces. Il passa la troisième, puis la quatrième, évitant les voitures, les doublant comme jamais. Son talent au volant n'était plus à faire, il le savait. Ce n'était pas gagné pour autant. Car elle s'accrochait. Il jeta un coup d'oeil dans son rétroviseur.
- Putain... Vittoria... Lâche-moi...
En temps normal, il se serait arrêté, aurait provoqué un accident, mais là... Non, son instinct refusait d'aller plus loin, ayant soudainement trop peur de blesser la seule chose à laquelle il tenait vraiment dans ce foutu monde: Elle. Putain... Juste elle!! Et en plus elle lui avait dit il y avait quelques jours qu'elle n'était pas sur le terrain... ben tiens! Il accéléra encore, se jouant de la vitesse et de la route de manière remarquable. Elle suivait, avec l'avantage inestimable du gyrophare et de la sirène. La course poursuite venait de se déclencher. Et ce n'était qu'un début.         

Codage par Libella sur Graphiorum
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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Dim 8 Juil 2018 - 22:59 )
Dans la voiture qui l’emmenait à l’appartement du témoin à protéger : elle avait sauté le pas et lui avait envoyé un sms. Rien de folichon : juste quelques mots histoires de marquer le coup et de dire qu’elle avait fait le premier pas. En temps normal, elle aurait attendu que le bel Apollon agisse en premier mais elle n’avait pas eu le courage d’attendre. Cela faisait longtemps qu’elle forçait sa chance : pourquoi l’attendre ? La vie était une chienne qui n’en avait rien à faire des petits gens comme elle. Son bonheur : elle savait qu’elle devait le créer. Vicky manqua de se faire griller par Lorenzo qui était réputé au poste pour mettre son nez partout : notamment et surtout dans les affaires qui ne le regardait pas. Elle le renvoya dans les cordes et rangea soigneusement son téléphone. Quand elle l’entendit vibrer, elle le ressorti et sourit en lisant sa réponse. Elle coupa son portable en le mettant en silencieux : résistant à lui répondre immédiatement. Se faire désirer… Est-ce réellement raisonnable en sachant qu’elle-même avait envie de le revoir ? Elle allait probablement se brûler les doigts de s’attacher à un inconnu mais elle était déjà foutue. Elle n’arrivait pas à se l’enlever de la tête. Elle referma soigneusement la poche et regarda le voisinage lorsqu’elle réalisa qu’ils s’approchaient de chez le témoin. Elle sortit de la voiture, claqua la portière et pénétra dans l’immeuble. Dans l’appartement, elle fit attention de bien vérifier, mais surtout de fermer les volets car oui : ça ne se passait pas seulement dans les films les snipers dans le bâtiment voisin. Vicky l’avait appris lors de sa première protection à témoin. Donnant ses directives, elle resta sur le qui-vive et laissa les deux hommes parler en ne s’occupant guère de ce qu’ils racontaient. Elle était bien trop dévouée à son travail pour se laisser distraire. Prévenant son collègue qu’elle allait faire un tour dehors, elle espérait qu’ils ne fassent rien de stupide.
Mais elle aurait dû rester, car en revenant de sa ronde elle assista impuissamment à la mort de Vitali. Il ne servait à rien de jurer, de s’énerver sur l’interphone : le mal était fait ; mais Vittoria n’arrivait pas à se calmer. C’était une de ses premières missions sur le terrain et voilà que Lorenzo avait tout foiré ? Mais la responsabilité serait partagée car sur ce coup : ils étaient une équipe. Pourtant, son sang-froid elle le retrouva immédiatement quand elle entendit des bruits de portières. Son instinct lui criait de sauter dans la voiture, ce qu’elle fit. Au cas où : les secours et les renforts étaient en chemin ; rester ici ne servait à rien. Ils étaient venus pour le témoin uniquement sans quoi elle serait morte à l’heure qui l’est étant à découverte. Allumant le contact, elle appela son collègue pour le prévenir avant de démarrer en trombe. Elle alluma les gyrophares et s’installa confortablement dans le siège conducteur. Des courses comme ça : elle en avait fait en Sicile. Si elle ne connaissait pas les rues de Naples : elle savait la conduite à tenir. Le conducteur qu’elle poursuivait avec une maitrise de son véhicule comme elle en avait rarement vu. Vicky nota ça dans un coin de sa tête avant de prendre sa radio :

« Martinelli. Voiture AE222BE poursuit une Audi RS5 immatriculé JL658DG. Demande renfort, le conducteur peut être le tireur qui a abattu Vitali. » Elle n’avait plus qu’à attendre le retour de le centrale. Elle serra le volant et accéléra un peu plus.

Si cette personne était innocente : pourquoi tenterait de fuir de la sorte ? Vicky allait probablement regretter cette décision. Mais elle s'en moquait. Les gens se poussaient par chance en entendant sa voiture, elle plissa ses yeux et tenta de voir un visage dans le rétroviseur mais le tireur avait la moitié du visage caché par un bandeau noir.

« Petit malin va… » Souffla-t-elle. « Ne crois pas que tu vas t’en tirer comme ça ! » Vittoria avait un petit sourire en coin : cela lui rappelait le bon vieux temps avec Seth. Mais son meilleur ami n’était pas son co-pilote, elle était seule.

« Martinelli ! Retournez au poste immédiatement.
– Capitaine, c’est voiture à probablement comme conducteur le tireur. Je le sais. J’ai vu la mallette et… - C’est un ordre ! » Elle entendit des voix derrière puis de nouveau le capitaine. « Vous savez ce que vous faites ? – Oui Capitaine. » Il y eut un silence : « Poursuivez. Nous vous envoyons des renforts. On vous suit sur les écrans. Bonne chance. »

Vittoria fronça les sourcils, elle ne sait pas ce qu’il s’était passé mais continua d’accélérer : slalomant entre les voitures et tentant de ne pas causer un accident. Sa sécurité ? Elle s’en moquait mais elle ne voulait pas avoir sur la conscience celles d’innocents. La voiture qu'elle conduisait n'était pas un bolide, mais sa conduite arrivait quand même à tirer le meilleur de cette carcasse métallique. L'audi devant elle était plus puissante : mais elle n'abandonnerait pas. Maintenant presque au cul de l’Audi, elle fronça les sourcils en voyant d’un peu plus près le regard du conducteur. Ces yeux… Elle avala sa salive. Non. Non ce n’était pas possible. Elle le voyait simplement partout. Rien de plus, rien de moins.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Lun 9 Juil 2018 - 14:56 )
There is nothinh either good or bad

but thinking makes it so
Tout aurait pu se dérouler à merveille. Du moins un peu mieux que ça. Désormais poursuivi par la voiture de police italienne, il aurait pu aisément s'en défaire... Si le chauffeur de la voiture n'était pas Vittoria! Il se refusait à la sacrifier, même pour terminer sa mission. Hors de question qu'il se laisse attraper, mais il savait au fond que ce dont il avait eu le plus peur était en train d'arriver. Alors qu'il maniait sa voiture dans un style parfait, étant très bon pilote, il devait bien admettre que si elle n'avait pas l'avantage de la puissance moteur, elle avait l'avantage d'être du bon côté de la barrière pour tout le reste du monde, donc lui, il était le pauvre fou qui tentait de s'échapper. Pourtant, les mains sur son volant, les fesses vissées sur son fauteuil sport, semi-backé, le pied sur l'accélérateur, ayant pour seule lumière dans ses yeux le compteur sport de l'Audi, il se sentait tout puissant, et capable de toutes les prouesses. Il vira pour doubler une opel qui se traînait et emprunta un sens interdit. Il déboula dans une ruelle étroite, passant entre les poubelles, frôlant les murs à une vitesse folle, ici, son style de conduite s'affirmait plus que tout. Agressif et puissant, il ne laissait rien lui échapper. La voiture avalait les kilomètres sans le moindre mal, il accélérait toujours plus, talentueux dans ce domaine, expert un volant dans les mains, se faufilant dans les rues sans le moindre mal comme si il maniait l'une de ces petites voitures passes-partout. Un autre avantage qu'il savait avoir sur la jolie blonde, c'était son excellente connaissance de la ville. Il connaissait chaque rue, chaque détour, chaque sens interdit, au point que Naples était devenu pour lui son terrain de jeu, et cela se ressentait dans sa conduite parfaite.

En soit, la mission était achevé, il avait eu la cible. Il ne connaissait personne capable de survivre d'une balle ajustée en pleine tête. Surtout pas un homme en robe de chambre sur son balcon. A la limite, si le type avait porté un casque de l'armée, il se serait posé des questions, mais là, aucun risque. En revanche, il avait moins prévu que la blonde sorte de l'immeuble. C'était un risque, et depuis le début du contrat, le tueur à gages avait sut les risques qu'il prenait. Cependant, le problème qu'il n'avait pas prévu était celui qui lui collait maintenant au cul depuis cinq bonne minutes: Vittoria. Il savait qu'il serait incapable de lui faire du mal. Il ne pouvait tout simplement pas. Il aurait pu ralentir, attendre qu'elle le double, sortir son flingue, et tiré quelques balles dans les vites de la voiture pour qu'elle change de direction et qu'il prenne la fuite, mais c'était prendre le risque de provoquer un accident duquel il se mordrait les doigts tout le restant de sa vie... Et il n'en avait guère envie. Pas plus qu'il n'avait envie de se faire attraper, mais ça c'état encore une autre histoire. James tenait de toute manière trop à sa liberté pour se laisser faire. Il le savait, il préférerait mourir, que de se laisser aller en prison. Mais pourquoi se poser de telles questions? Il savait qu'il s'en sortirait. Il avait une conduite plus assurée, il conduisait tous les jours, ce qui entretenait ses capacités et ses réflexes et il était capable de tout pour s'en tirer, niveau conduite bien évidemment. Arrivée à la sortie de la rue étroite, il tira le frein à main, orienta se roues sur la droite, contrebraqua à gauche, accéléra à nouveau et repartit à l'assaut du bitume dans une autre artère de la ville, plus empruntée par les automobilistes. Sur cette manœuvre, il avait déjà gagné du terrain.

Elle avait croisé son regard, et il avait senti qu'elle était troublée. L'avait-elle reconnue? Il espérait que non, mais désormais, il ne savait plus vraiment si il souhaitait ou non qu'elle ne sache pas cette partie de lui. Depuis le début, cette aventure annonçait une fin tragique. Pourtant, elle était la seule qui avait réussi à l'emporter aussi loin, à lui laisser entrevoir un rayon de soleil dans les nuages, lui permettant enfin d'apercevoir des rivages plus calmes. Mais était-ce seulement possible? Car désormais, le tonnerre et la tempête avait repris possession du ciel... Plus noir que jamais. D'ailleurs, il commença à pleuvoir. Au loin, l'orage se déchaîna laissant entrevoir un éclair juste avant d'entendre le puissant bruit du ciel. Naples était sous la pluie. Par chance, James avait des pneus neufs, sa voiture était parée au pire, et il faisait toujours en sorte de faire vérifier son bolide avant de partir. Grand bien lui en prenait, car des pneus neufs sur la pluie pouvait faire la différence. Soudain, d'autres gyrophares apparurent, surgissant d'une rue perpendiculaire à celle qu'il remontait, les voitures de police, sans doute appelées en renforts, arrivaient à pleine allure.
- Mais regarde-moi ces cons... Murmura-t-il pour lui-même. Il braqua, dérapa, accéléra, esquivant ainsi les voitures de police qui, arrivant trop vite, ne purent faire demi tour à temps et manquèrent même de percuter la belle blonde. Il eut un petit ralentissement, son coeur s'étant soudainement affolé face à cette incompétence parfaite qui avait manqué tuer l'un de leur collègue.

Il repartit cependant plein gaz lorsqu'il fût sûr qu'elle n'avait rien. Le centre ville commençait à grouiller d'une activité sans nom alors que les flics arrivaient en masse. Trois voitures au cul en plus de celle de sa blonde, deux autre remontaient une autre rue pour l'intercepter. Il ne leur laissa pas le loisir de l'atteindre et emprunta une rue étroite qui lui permettrait de rejoindre un dédale de quartier populaire, qu'il connaissait par coeur. Les flics s'y engagèrent derrière lui, gyrophares bleu dans les rues sombres et leur sonnerie stridente résonnant entre les murs. James amorça un virage serré à droite, puis un autre à gauche, et continua de distancer ces poursuivants. Il arriva dans les quartiers en un temps records, se dirigea vers un terrain de basket et accéléré vers le grillage. Il avait ralenti, attendant les deux voitures de police les plus proches qui étaient parvenus à s'engager le plus vite derrière lui dans la ruelle. Au dernier moment, il tira son frein à main, amorça un virage serré et laissa les flics s'encastrer dans le lourd grillage. L'une des voitures frappa tellement fort qu'elle traversa la grillage mais s'arrêta sur le terrain, radiateur percé par un tube en acier. James passa en revue, littéralement, tous les flics qui lui arrivaient dessus et s'engagea à nouveau dans une ruelle étroite. Le problème de ce genre de quartier étant qu'ils pouvait rapidement devenir une véritable souricière pour lui.

Lorsqu'il revint à la lumière des lampadaires de l'une des grandes avenues de la ville, il sut qu'il venait d'échapper à un beau piège alors que les voitures de flics avaient déjà bloqué plusieurs issus. Il remonta en un rien de temps l'avenue pour s'engager dans une autre rue. Il doubla rapidement toute une file de voiture. La direction? Peut-être l'autoroute si il avait trop de monde. Mais en soit, l'autoroute risquait de devenir pire qu'une souricière si il s'y engageait. Il aviserai. Soudain, il saisit sa chance. Arrêté à un feu rouge, un camion chargé de troncs attendait. Si James calculait bien, il pouvait passer sous ces grandes remorques américaines composées seulement d'un attelage simple. Et il s'engagea sous les grands troncs. Les flics étant encore un peu loin, il coupa ses feux, mais pas son moteur, prêt à ré-engager si jamais les flics le retrouvaient. Il profita de cet instant de répit. Téléphone sur vibreur, il ne risquait pas de prendre un quelconque appel alors que les sirènes de la police se faisaient encore entendre. Lorsqu'il verrait le camion avancer, il tournerait dans la rue sur sa gauche. Et comme sa voiture était normalement plus basse que les fiat de la police italienne, il pourrait s'en tirer sans mal. Doué, il l'avait été. Il aperçut plusieurs gyrophares dans son rétroviseur mais garda son calme. L'instant d'après, les voitures lui passait à côté sans faire attention à la belle carrosserie noire qui s'était dissimulée sous les troncs... Il venait de gagner un second round. En revanche, il ne lui semblait pas avoir vu la voiture de Martinelli le dépasser... Et son cœur s'emballa... Lui était-il arrivé quelque chose? Il espérait que non... Et si c'était elle qui était rentré dans le grillage... Pourvu que non... Non, cela ne se pouvait, il avait fait gaffe que ce ne soit pas elle. Et le doute l'assaillait... Il ne savait plus... Il était perdu.         

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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Mar 10 Juil 2018 - 9:43 )
Tentant de se souvenir de tout ce qu’elle avait appris jusque-là tout en gardant à l’esprit les conseils de Seth ou de Bryan : Vittoria tenait bon. Le conducteur de la voiture était un professionnel. Sa façon de conduire, de réagir : il ne laissait rien au hasard. Des hommes comme lui avaient de la bouteille : ils connaissaient leur métier à la perfection et elle devrait faire attention. Cependant, en cet instant, elle ne pense qu’à continuer de suivre la voiture avant d’attendre les renforts. Elle ne pouvait pas le perdre de vue. Cela serait perdre un atout précieux car sa culpabilité augmentait au fil de cette course effrénée. Vicky n’avait plus vraiment de toute maintenant : l’homme devant elle se pensait au-dessus des lois. Il faisait partie de ces personnes qui ne semblaient plus avoir foi en la justice, pas assez pour faire confiance aux forces armées. L’inspectrice sait que ce genre de comportement amenait une certaine forme de terrorisme. Les assassins comme lui ne valaient pas mieux que ceux qui se faisaient sauter ou décidaient de se suicider en emportant avec eux la vie des innocents. Combien de fois avait-elle assisté à des fusillades ? Combien de visages la hantaient la nuit ? Bien trop pour qu’elle puisse en garder le nombre. C’est en leur nom qu’elle continuait de coller le plus possible cette voiture. Il serait si facile d’être un flic pourri, de laisser partir le tireur sans mettre les autres policiers au cul. Après tout ce Vitali était une bonne ordure mais son sens de la justice et du devoir étaient bien trop poussé pour être bafoués de la sorte. Alors, la main sur le frein à main, elle tente d’extirper le meilleur de cette voiture qui n’est pas à sa première course. Mais elle ne connaît pas les rues de Naples la jolie blonde. Elle n’est pas encore familière avec les veines et les artères motorisées de la ville. Le GPS l’aide cependant, lui permet d’anticiper un tout petit peu les actions de l’homme dans la voiture. Mais elle n’en avait rien à faire. Car elle sait maintenant que c’est un homme. Ce regard n’avait rien de féminin, pire encore : il lui était familier. Bien trop.

S’engageant dans une rue étroite, elle serra un peu plus le volant : se faisant elle-même des frayeurs au nom de ses idéaux. Respirant, regardant droit devant elle tout en jetant de temps à autre un regard sur la boite de vitesse : il lui fallut prendre une grande inspiration pour suivre l’exemple de l’homme. Sa voiture supporta bien moins cette manœuvre : une odeur de caoutchouc brûlée commençait à se faisait sentir. Qu’à cela ne tienne, elle appuya à nouveau sur l’accélérateur et repassa la vitesse supérieure pour faire vrombir le moteur. Il était encore dans son collimateur par chance.

“Martinelli, les renforts sont en route. On a fait passer tous les feux rouges sur le boulevard : la voix devrait être plus dégagée. - Merci. J’ai encore l’individu dans mon champ de vision mais il est habile et sa voiture plus puissante.”

C’est en parlant qu’elle se rendait compte qu’elle était essoufflée. Le stress probablement mais aussi l’adrénaline. La moindre erreur et à cette vitesse elle retrouvait le créateur plus tôt que prévu. Aux dernières nouvelles cela n’avait jamais été son but de mourir. Elle ne pouvait pas laisser sa grand-mère, elle sait qu’Imelda ne s’en remettra pas et se laisserait probablement mourir. Chassant cette idée, elle ne pouvait pas être coupée en deux. Elle devait être entière dans cette course poursuite. D’autant plus que la pluie était maintenant au rendez-vous. Elle jura plusieurs fois et poussa la voiture dans ses limites. En entendant les autres voitures, elle se permit de sourire en coin :

“Abandonne connard avant d’aggraver ton cas !” Grogna-t-elle.

Au dernier moment, le conducteur braqua et elle manqua de finir dans le carambolage. Heureusement, elle était quelques secondes en retard. Cette manœuvre avait au moins eut le don de ralentir le tireur : ce qui permit à Vicky de retrouver un peu de terrain.

“Tourne à droite Martinelli.”

Cracha la radio, sans réfléchir, elle tourna son volant ce qui lui permet d’anticiper la nouvelle direction. Avec la voiture de police devant elle : elle se sentait moins seule. Ses épaules se détendaient légèrement : elle n’était plus seule à avoir les yeux sur lui. La visibilité cachée par le véhicule de devant, elle ne vit que trop tard le guet-apens. Si la voiture devant elle réussit à s’arrêter à temps pour ne pas percuter le grillage : celle de Vicky percuta avec force ce dernier ; la faisant passer par le pare-brise. Son corps tomba puis roula violemment au sol. Le souffle coupé : elle ne sût pas tout de suite ce qui s’était passé. Et puis, elle rouvrit ses yeux : un liquide moite et chaud coulait le long sur son oeil. Elle n’osait pas bouger, elle ne savait pas ce qu’elle pouvait avoir de casser ou disloquer… Car elle pouvait voir, à peu près, du coin de son oeil valide que son épaule droite avait une position absolument pas naturelle. Des larmes de rages et de douleurs coulèrent bientôt sur son visage. Au loin, les bruits de la course poursuite continuent, mais pas de sirènes d'ambulances. Les radios des deux voitures grésillaient : laissant percevoir de temps en temps des sons de voix. Les secours n’étaient pas encore là. Tremblante, elle tenta de bouger son bras gauche pour le hisser jusqu’à la poche de sa veste. Le moindre geste était un effort douloureux. Pourtant, elle trouva la force d’ouvrir la poche et sortit son portable. L’écran était défoncé : n'arrangent pas la visibilité de la belle dont la vision était floue. Pourtant, elle appuya aveuglément sur ce dernier : espérant que Dieu dans sa miséricorde allait l'aider à parler à sa grand-mère. Qu’elle ne s’inquiète pas. Remontant lentement son bras, ses doigts lâchèrent l’emprise et le portable glissa sur sa joue : ralentit par le sang qui coulait de son arcade. Elle ne pouvait pas entendre sa voix, mais peu importe. La savoir de l'autre côté du téléphone était suffisant.

“Nonna…” Souffla-t-elle. Tentant de ne pas laisser percevoir la douleur dans sa voix. “Je vais être… Je ne rentre... Pas ce soir. ” Un sifflement ponctuait ses phrases : est-ce que ses poumons étaient touchés ou était-ce le choc ? “Quand ils t’appeleront… Ne panique pas… D’accord…? Je vais… Me battre et … Ça va aller…”

A bout de forces, elle souffla une dernière fois et tomba inconsciente. Elle espérait que sa grand-mère soit rassurée, mais ce qu’elle n’avait pas réalisé c’est que sa grand-mère n’était pas au bout du fils. C’était un autre nom qui s’affichait sur son écran : James Bond.

Les secours arrivèrent rapidement et elle fut évacuée à l’hôpital le plus proche.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Mer 11 Juil 2018 - 14:52 )
There is nothinh either good or bad

but thinking makes it so
Sirènes hurlantes, gyrophares illuminant les rues de leurs deux couleurs, les voitures de la police napolitaine étaient passées à une allure folle juste à côté du camion transportant de lourd troncs d'arbres. La splendide automobile soigneusement dissimulé, redémarra en même temps que le camion commençait à avancer. Lentement, James avança au même rythme pour ne pas se faire rouler dessus par les roues arrières de la remorque. il changea alors de direction, passa la troisième, le moteur rugit pleinement alors qu'il tournait sur gauche et que le camion filait tout droit. Cependant, si il avait semé les flics, son coeur se serrait à mesure du temps qui passait. Il n'avait pas vu passer la blonde. Il fallait qu'il retourne sur le terrain pour être sûr. Il fallait qu'il en est le coeur net. Mais il n'eut pas le temps d'aller plus loin que son téléphone vibra. Il le sortit de sa poche. C'était elle. Il souffla, rassuré. Il se gara dans un coin tranquille et décrocha. Il n'eut pas le temps de dire un mot que déjà elle parlait. Le nom par lequel elle l'appela lui fit réaliser que ce n'était pas lui qu'elle pensait avoir au bout du fil. Il retint sa respiration. Et au fur et à mesure, les mots tombaient comme une sentence. Il la laissa continuer alors que la respiration sifflante de la blonde révélait de son état de santé qui n'était absolument pas au beau fixe. Lorsqu'elle eut terminé, il tenta de lui parler.
- Vittoria... C'est moi. Vittoria? Pas un mot. Il n'entendait même plus sa respiration. Vittoria?!! Réponds s'il te plait... Il suppliait presque alors qu'il réalisait maintenant qu'il pouvait la perdre. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais il ne pleura pas. Il sortit rapidement de sa voiture, alla ouvrir son coffre. Il plaça la mallette contenant son arme sous l'emplacement dédié à la roue de secours. Ainsi, la roue de secours dissimulait en fait encore un faux sol de coffre. Il se saisit d'une house de protection contenant un costume propre. Il en avait toujours deux au cas où et il se changea dans sa voiture.

Une minute plus tard, il avait totalement changé. Veste impeccable, chemise blanche, col lissé, pantalon noir et chaussure classe à la place de ses rangers, il avait totalement changé de look. Il apposa un autocollant sur sa plaque le temps de se déplacer, pour être tranquille au cas où. Il le fit à l'avant et à l'arrière, s'assura du bon collage qui était un véritable trompe l'oeil. Mieux valait ne pas trop traîner cependant. Il démarra en trombe, faisant crisser les pneus. Il fallait qu'il reprenne de là où il pensait avoir laissé la jeune femme. Il remonta les rues sombres et sinueuses de la ville, ne se perdant jamais, prenant les chemins les plus courts. Dans le sombre de la nuit, dans les rues couvertes de noires, parfois les plus malfamées de la ville, les puissants phares de son automobile illuminaient la voie, lui ouvrant le chemin pour arriver le plus vite possible au lieu désiré. Il s'arrêta finalement à deux pâtés de maison plus loin que le stade et décida de continuer à pied. Il aurait dû marcher, mais la peur dans ses tripes, il préféra courir. Il ne savait pas, il devait en être sûr. Il avait pris avec lui une petite paire de jumelles histoire de ne pas trop avoir à s'échapper. La lumière des gyrophares lui indiqua cependant très vite qu'il n'était pas seul. Il s'arrêta à distance raisonnable et braqua ses jumelles sur le stade. La voiture la plus abîmée lui était cachée par un camion de pompiers. Il ne vit aucun signe de la blonde... Du moins au début. Lorsque le camion se dégagea, il reconnut la voiture qui l'avait poursuivi. Il n'osa pas s'approcher de plus, la présence de plusieurs policiers confirmant ses craintes qu'il y avait eu un problème. L'autre voiture avait moins reçu, les deux agents présents à l'intérieur étant encore sous le choc. Visiblement, le chauffeur de l'autre voiture avait été plus mal en point. Le pare-brise défoncé laissait penser le pire. Et le coeur de James s'affolait alors que les pompiers partaient. Il n'osa pas bouger, la peur tenant ses membres, la colère l'immobilisant. La colère contre lui, contre ce qu'il avait fait. Il s'affaissa contre le mur. Détruit.
-Merde!! Fit-il en frappant du poing contre le mur. Il resta là un petit moment avant de se relever. Ils avaient dû la conduire à l'hôpital. Sans doute le plus proche si c'était grave. Sa voiture... Vite!

Et bientôt, une fois à sa voiture, il s'assit et alluma le GPS. Il chercha alors tous les hôpitaux à proximité. Le plus proche était à dix minutes même pas top chrono. Et James enclencha la première alors que sa voiture repartait dans un tonnerre assourdissant. Elle allait se battre... Il fallait qu'il se batte aussi. Mais contre le temps. La course contre la montre s'engageait désormais, et il avait peut-être peu de chance de la remporter. Il ignorait la gravité de l'accident sur elle. En temps normal, il aurait dû repasser chez les Changretta, pour récupérer son argent, mais cette idée ne l'effleura même pas. Que valait des comptes en banque pleins à côté de la personne que l'on... Que l'on aimait? Oui c'était le mot. Il fallait qu'elle tienne. Il le fallait à tout prix. Il ne tarda guère à arriver devant l'hôpital. Il se gara rapidement un peu à l'arrache, tant pis pour l'éventuel PV. Il verrouilla sa voiture, et rentra dans l'hôpital. Les grandes portes de verres s'ouvrirent devant lui et les infirmières à l'accueil le regardèrent rapidement. La première lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui, il ne se perdit pas en présentation.
- L'agent Martinelli? Quelle chambre? Elle sembla gêné un instant alors qu'un homme passait dans le couloir et s'approcha de lui.
- Monsieur? James se tourna vers lui. Vous êtes?
- James. James Weaver.
- Vous connaissez Vittoria? Demanda-t-il.
James savait que de sa réponse dépendrait la suite des opérations. Soit il se présentait comme une connaissance, mais le type ne l’emmènerais pas plus loin... Soit...
- Je suis son petit ami. Elle... Elle m'a téléphoné là il y a quelques instants... J'ai fait au plus vite... Elle va bien? Il n'avait même pas besoin d'imiter un ton qui se voulait un peu affolé et inquiet puisqu'il l'était réellement.
- Suivez-moi, fit-il. Je suis son chef de service. Il laissa le silence s'installer alors qu'il le conduisait à travers le couloir de l'hôpital. Finalement, il osa reprendre. Elle poursuivait un suspect... Il a mis sa voiture out tout comme une autre de ses collègues. James ne déclara rien. Un médecin se charge de voir la gravité des dégâts. Ils arrivèrent dans un couloir et un autre homme en uniforme les rejoignit.
- Ils l'ont amenés au bloc. Fit-il sans plus de cérémonie.
- Ils ont dit ce qu'elle avait?
- J'ai pas trop compris avec tous leurs termes à la con, mais en gros... Elle est bien amoché. James salua respectueusement l'officier que le supérieur lui présenta comme le binôme de Vittoria. James ne déclara rien, ne fit rien qu'un signe de tête alors que la boule qu'il avait au ventre grossissait d'heure en heure. Putain quel con... Mais quel con! Il s'en voulait. Et il n'en démordait pas. L'agent Spinelli déclara que la seule chose qu'ils avaient à faire était d'attendre.

Et l'attente commença. Longue. Interminable. James s'assit, tentant de prendre son mal en patience. Mais il dût bientôt se lever, tourna, vira, tel une bête en cage, véritable fauve impuissant. Et pourtant, plus le temps passait, plus il ne pouvait se retirer de l'esprit que tout ce qui arrivait était de sa faute. De sa faute! Uniquement la sienne! Il ne pouvait rester en place. Les mains dans les poches, il tournait dans le couloir éclairé de l'hôpital. C'était la pire attente de sa vie. Mais le pire... C'est qu'alors qu'il prenait à nouveau place, il se retrouva des années en arrière, comme lorsqu'il était à l'armée, et qu'il attendait le retour de l'un de ses collègues... Quand il revenait. Car la plupart du temps, le médecin sortait, l'air désolé, la blouse encore sale du sang de ses camarades... Et la nouvelle, celle que l'on ne voulait pas entendre, se lisait simplement dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Et dieu seul savait combien il avait pleuré ses camarades, sa famille, car c'est bien ce qu'ils étaient. La porte battante s'ouvrit alors laissant apparaître le chirurgien. Les trois hommes se levèrent. Le médecin se laissa aller à un grand soupir avant de déclarer:
- Son épaule à été remise en place. Elle pourra s'en servir s'en mal d'ici deux bons mois je pense. Cependant, il ne faudra pas la remettre sur le terrain avant un long moment. Le verdict tombait. On a réussi à la tirer d'affaires, cependant nous surveillerons son état. Elle avait trois côtes cassés, et on a manquer une perforation du poumon. C'était moins une. Souffla le médecin. Le problème à été de lui retirer une tige d'acier qui n'a fait que traverser les tissus et le muscle du bras. Rien de trop grave, mais il faudra le temps que ça cicatrise.     
- Elle est en chambre? Demanda James sans plus attendre. le médecin le fixa.
- Oui, mais elle est encoure sous l'effet des anesthésiants, je doute qu'elle puisse vous parler avant demain. Les deux autres acquiescèrent et finalement, son chef de service déclara:
- Je vais faire placer un agent devant sa porte.
- Bien. Fit le médecin.
- Je reste avec elle.
- Je vais demander qu'on vous fasse apporter une chaise et de quoi manger si vous le souhaiter. James acquiesça alors que le médecin saluait les deux agents, James faisant de même avant de le suivre. Il le laissa devant une porte quelques mètres plus loin. Seul, James agrippa la poignée, près à ouvrir, mais se retint. Il ne s'en remettrait peut-être pas de la voir.

Finalement, il ouvrit la porte et rentra. Il se dirigea vers le lit. Elle était allongée, le bras en écharpe. Une couverture la recouvrait alors qu'il l'avait vêtue avec les habits stériles de l'hôpital. Une infirmière ne tarda guère à arriver, une chaise à la main. James s'en saisit et la remercia d'un signe de tête en silence. Il s'installa près de la fenêtre, admira un instant la vue, plutôt sympathique et si différente de la sienne qu'il avait depuis chez lui. Puis il se tourna vers la blonde. Son arcade sourcilière avait été ouverte, et elle avait un gros pansement dessus. Et à mesure qu'il la détaillait, il peinait à le croire... Il avait manqué la tuer. Tout simplement. Il avait joué avec le feu... Il se brûlait désormais. Il s'empara de la main de sa vie de la jolie blonde et y déposa un baiser, les larmes aux yeux de la voir dans cet état.
- Je suis désolé... J'm'en veux... Pardonne-moi Vittoria. Il tint sa main un bon moment avant de la lâcher. Il s'assit sur la chaise, s'installa confortablement, et regarda les lumières de la ville, tout en gardant un oeil sur elle. Et là, dans le secret de la chambre d'hôpital où il se trouvait, avec pour seul bruit l'appareil et son "bip" répétitif indiquant qu'elle vivait toujours, là, seul, perdu... Il se mit à prier. Il ne savait pas à qui, ni comment. Mais dans le secret de son coeur, il priait pour qu'on ne la lui enlève pas. N'importe quoi, mais pas elle. Et dans sa tête défilait cette pensait "Tout ce que vous voulez... Mais pas elle... Bon sang, pas elle." Et c'était le coeur meurtri, déchiré, que James laissait son regard mouillé se noyer dans les lumières de la ville, alors que les mots s'emparaient de son esprit et que son coeur, tout entier parlait... L'entendrait-elle seulement?

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Que le ciel me retire mes biens,
Qu'il me retire tout mon argent
Qu'il les cache parmi les sapins,
Qu'il les éparpille aux quatre vents

Mais que tu puisses me rester,
Et que je puisse te voir sourire
en respirant à tes côtés,
Me noyant dans tes beaux yeux clairs...



         

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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Jeu 12 Juil 2018 - 23:47 )
Utilisant les quelques forces dans son organisme : Vicky trouve le moyen d’extirper le téléphone de sa poche pour composer le numéro de sa grand-mère. Tout du moins, c’est ce qu’elle croit, mais ce n’est pas une femme de l’autre côté de la ligne : mais un homme. James, qui avait pris en l’espace d’une nuit : une place indélébile ; qui en quelques rires et quelques regards avait réussi à l’émouvoir jusqu’à la rendre presque dépendante de lui. Alors que ce dernier hantait ses rêves sans vergognes : elle se plaisait à imaginer le revoir un jour. Après tout, ne s’était-il pas promis d’arpenter les rues de Naples dans ce qui pourrait être un moment des plus romantiques dans une Italie propice à ce genre de moment ? Pourtant, allonger contre le bitume froid de ce terrain de basket peint à même le sol : elle ne pense nullement au premier émoi amoureux qu’elle a vécu il y a peu. La douleur lancinante dans son corps n’est que les prémices de son calvaire. Elle le sait. Les secours ne sont pas encore là mais comme promis à sa Nonna : elle comptait se battre. C’est ce qu’elle savait faire de mieux dans cette vie qui ne l’a jamais épargné ; bien qu’elle lui ait accordé avec miséricorde des moments de bonheur. Ces derniers n’étaient hélas que des chimères éphémères pour mieux la rabaisser plus bas que terre quand le destin à décider tant de fois de lui arracher ces occasions d’être heureuse. Elle n’avait pas peur de mourir, elle avait peur de laisser Imelda derrière elle ; son frère, ses parents mais aussi son chère et tendre oncle et sa délicieuse épouse perdus tous les deux dans les landes de pierre de la Camargue. C’est bien pour eux qu’elle allait continuer de respirer même si l’air dans ses poumons était un poison qui lui faisait souffrir le martyr. Et puis… Vicky avait encore des choses à vivre au fond. Il n’y avait pas de doute à avoir : la rencontre avec James lui donnait une raison supplémentaire de garder ses yeux ouverts. Mais alors qu’elle entend les premières sirènes des secours : son esprit sombre dans les abysses de l’inconscience pour ne laisser que son enveloppe charnelle en contact avec le monde réel.
Dans cette nuit sans rêve, Vicky n’entend que des voix. Comme si sa tête était sous l’eau. Si elle ne voit pas, elle sent autour d’elle qu’on s’agite ; qu’on la déshabille avec hâte et qu’on pique son bras pour les premiers soins. Ce genre de procédure : elle connaissait. Ce n’était pas la première fois malheureusement qu’elle était blessée en service. Quand on avait juré de défaire la mafia Sicilienne : sacrifiant même son fiancé pour cette cause ; le corps n’était qu’un instrument au service de la volonté. Vicky avait malmené son organisme et elle était chanceuse que ce dernier n’ait pas encore pensé à se révolter face à la dictature implacable de son esprit qui n’accordait jamais de repos, jamais un moment de paix à ces muscles et ses organes internes. Elle était née femme et de cette condition elle en avait une force alors que tant de fois la gente masculine avait tenté de la rétrograder pour ne pas dire humilier. Sans son courage et son entêtement à être l’égal de l’homme : Vicky ne serait pas dans une ambulance. Mais voilà, elle était née Martinelli et dans sa vie on ne se reposait jamais sur les lauriers. Acteur dans la résistance durant la la Seconde Guerre mondiale sous le régime de Mussolini : c’est dans les pas de cet illustre grand-père que la petite fille a toujours rêver de marcher au plus grand damne de sa grand-mère qui avait à de maintes reprises faillis perdre son époux ; père de ses deux enfants. L’inspectrice laissait le soin à son frère de prier pour le repos de son âme et racheter sa conduite qui allait à l’encontre de l’Eglise sur bien des plans. Imelda aurait sans doute préféré voir sa petite-fille mettre également l’habit monial ; mais au fond elle n’avait jamais émis une surprise quelconque en la voyant reprendre le flambeau de la famille en s’engageant dans les forces de police. Elle le disait elle-même : « Dieu m’a donné un petit-fils pour le servir et une petite-fille pour servir ses enfants. » Une phrase pieuse qui devait faire partie de chacune de ses prières selon Vicky. Alors plongée dans l’inconscience : cette force divine daignerait-elle lui rendre visite ? Elle n’était pas croyante mais avait toujours imaginé que la ferveur de son entourage donnerait peut-être une raison à Dieu de venir la voir au besoin. Même si elle ne croyait pas en l'existence d'une quelconque deité, plusieurs fois dans sa vie : elle avait demandé une aide à cet être censé être tout-puissant. Au final, cela n’a été qu’une suite de déception qui n’a fait que renforcer sa conviction : si elle voulait quelque chose elle n’avait qu’a sans donner les moyens.
Elle voulait vivre.
C’est pourquoi, elle ouvrit finalement les yeux. Le soleil montrait ses premiers rayons sans pour autant réchauffer les murs austères de la chambre d’hôpital. Ses paupières encore lourdes s’ouvraient doucement. Les médicaments la rendaient groguis mais en tourna légèrement la tête elle remarqua son bras en écharpe. Ce n’était jamais bon signe. Et de l’autre côté : une figure dont elle n’aurait jamais imaginé les traits si on lui avait dit qu’il était venu. James. Assoupis, sa joue sur le lit et sa main dans la sienne. Cette image aurait pu lui arracher un sourire si elle n’avait pas peur que ce ne soit qu’une illusion. Alors, elle retira lentement sa main pour la passer sur la joue du chauffeur. Qu’est-ce qu’il ferait ici de toute façon ? Ce n’est pas comme s'ils étaient ensemble n’est-ce pas ? Elle doute que sa grand-mère l’ait appelé pour être à son chevet. Ses collègues non plus. Pourquoi était-il ici si ce n’était pas le fruit de son imagination.

« Waky… Waky… Sleeping… Beauty… » Souffla-t-elle dans une voix rauque et enrouée. La pression sur son torse la fit fermer les yeux, mais elle se força à les garder ouverts : voulant imprimer dans sa rétine cette scène. « Ton carrosse… Il s’est transformé… En citrouille… Du coup… Tu as attérit ici ? » Elle ne savait pas s’il pouvait l’entendre, mais tant pis.

Elle redressa sa tête pour admirer le plafond d’un blanc immaculé. Elle tentait de prendre conscience de ce qu’il l’entourait. En dehors du bel homme près d’elle : il n’y avait personne. Les yeux levés, elle regarda sa perfusion et les gouttes qui tombaient une à une. Elle ne savait pas encore la gravité de ses blessures, mais le fait que son corps soit endolori n’était pas bon signe. Ils avaient dû lui injecter une dose de cheval. Probablement pour ne pas qu’elle souffre à son réveil. Elle tenta de respirer profondément mais un poids enserra sa cage thoracique et elle se retrouva à tousser. Son corps contracté réveilla les douleurs endormies par les calmants. Elle serra les dents avant de se rallonger doucement. Il allait être long le chemin de la guérison : mais elle n’avait pas le choix. Vicky devait se battre. Elle l’avait promis.

« Comment tu as … Su que j’étais ici… ? » Demanda-t-elle finalement une fois sa quinte de toux passée. « Tu as reçu un appel… Du MI6 ? »

Vicky n’avait rien oublié : le regard qu’elle avait vu dans le rétroviseur avant : elle le connaissait. Se plongeant dans celui qui était posé sur elle : elle cherchait un détail qui la conforterait mais rien ne l'a rassuré. Est-ce que James était l’homme qu’elle avait poursuivis si hardiment ? Comment un chauffeur de taxi pourrait-il se retrouver dans une telle situation ? Cela n’avait pas de sens et elle ne voulait pas donner crédit à ces divagations.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Ven 13 Juil 2018 - 13:34 )
There is nothinh either good or bad

but thinking makes it so
James resta un bon moment à contempler les lumières de la ville, la main inerte de Vittoria dans la sienne, comme si par ce simple contact il pouvait lui transmettre toute sa force. Et pendant qu'elle était encore sous l'effet des anesthésiants, pendant qu'elle dormait, il réfléchissait, son esprit cherchant à trouver une solution à tout cela. Que devait-il faire? Et à mesure qu'il réfléchissait, la solution qui semblait s'imposer n'était pas celle qu'il aurait préféré. Pourtant, un coup d'oeil sur son visage endormi, et la laisser semblait être la solution la plus appropriée. La quitter. L'oublier? Était-ce seulement possible? Mais près de lui, et lui près d'elle, elle ne serait jamais en sécurité. Il ne s'en remettait pas, son coeur était lourd de remords. Il avait manqué la tuer tout simplement. Certes il n'était peut-être pas le seul fautif dans l'affaire, mais il avait sa pat de responsabilité, une part qu'il assumait tout à fait, une part qu'il regrettait amèrement. Un peu perdu, ne sachant que trop faire, il se perdait dans la contemplation des lumières de la ville. De temps à autres, au loin, la lumière des gyrophares se distinguait clairement sur les murs, dans les allées de la ville visible depuis la fenêtre de la chambre. Puis, peu à peu, le sommeil enlaça James, qui luttait pour ne pas perdre pied. Il souhaitait rester éveillé. Une infirmière rentra alors. Elle vérifia que tout allait bien pour la blonde, nota quelques petites choses sur une feuille et se tourna vers James qui ne l'avait pas lâché des yeux.
- Vous souhaitez que je vous fasse porter à manger? Demanda-t-elle finalement.
Il leva la main pour faire signe que ça irait et répondit:
- Je n'ai pas faim... Merci. Elle hocha la tête, et ne tenta pas de le persuader de quoi que ce soit, elle s'éclipsa sans un mot. Il eut un long soupir. Il ne sait pas combien de temps il resta éveillé. Une heure de plus? Deux peut-être? Trois qui sait... Toujours est-il que, alors que l'aube éclaircissait un peu le ciel, juste d'une pointe de rosé, signe que le soleil, dans une heure ou deux serait là, James s'endormit, épuisé.

Une main passa sur sa joue... Douce. Il ouvrit quelque peu les yeux alors qu'une voix familière se faisait entendre. Elle était réveillée. Il ne la regarda pas immédiatement, ne sachant trop ce qu'il lui dirait. Il contempla les premiers rayons du soleil qui sortaient de l'horizon. Puis il eut un sourire alors qu'elle le réveillait avec les mêmes mots que la dernière fois même si la situation était loin d'être la même. Il se tourna vers elle, un franc sourire sur le visage, elle posa sa main sur son torse alors qu'elle demandait si son carrosse s'était transformé en citrouille et que c'était la raison pour laquelle il avait atterri ici. Il eut un autre sourire. Elle aimait les contes de fées visiblement, et c'était sans doute les meilleurs puisqu'il s'agissait des Disney. Il ne put que répondre alors qu'il la sentait un peu faible:
- Ouais... Mais les chevaux étaient des souris... Alors manque de pot je suis arrivé un peu tard... Fit-il pour reprendre le même humour qu'elle. Il la regarda alors qu'elle tentait de prendre de grandes inspirations. Elle se familiarisait tranquillement avec la chambre d'hôpital, moins agréable que la sienne c'était sûr. En général les chambres d'hôpital étaient toujours moins agréables que les chambres des gens, tout au moins avait-on droit à un lit et une pièce chauffée ce qui était déjà bien, quoique à Naples, vu la chaleur c'était plutôt la clim dont on avait besoin.

Elle se tourna alors vers lui, plongeant son regard dans le sien et, après une quinte de toux, lui demanda comment il avait sut qu'elle était là. Il eut un maigre sourire alors qu'elle faisait allusion au MI6. Si elle savait. Si seulement elle savait. Mais si elle savait, elle ne voudrait plus de lui, sans aucun doute. Elle voudrait l'oublier, le ferait peut-être même arrêter. Pourtant, un jour ou l'autre, il faudrait bien que cela se passe. Il faudrait bien qu'elle l'apprenne. Et curieuse comme elle était, elle le saurait de toute manière. Il répondit donc:
- Tu m'as appelé figure-toi... Elle semblait ne pas en croire ses oreilles. Il sortit son portable et lui montra le dernier appel en date... Le sien. "James Bond's Girl"... Je crois que c'est toi non? Fit-il dans un petit sourire avant de ranger son appareil. Il la laissa se remettre un peu avant de demander:
- Comment tu te sens? Il attendit la réponse, assez impatient, il devait le dire. Il espérait qu'elle allait bien, même si elle devait souffrir un peu.     

Combien de fois s'était-il retrouvé au chevet d'un lit d'hôpital, auprès de l'un de ses amis? Un bon paquet de fois. Souvent, ces moments là avaient été suivis par la case "cimetière". James connaissait le chemin par coeur à force. Et là, il ne souhaitait pas que cela finisse comme ainsi. Mais visiblement, quelqu'un avait dû entendre sa prière, car elle semblait pouvoir se remettre. A mesure que le temps passait, le soleil venait éclairer la pièce, et l'hôpital se réveillait en même temps. James regarda sa montre d'un coup d'oeil rapide. Il ne tarderait pas à partir. Les flics allaient arriver, et ils presseraient de question la jolie blonde, et James risquerait de ne pas le supporter. Puis le médecin ferait son rapport, ausculterait rapidement la jeune femme et donnerait son verdict, un arrêt, sans doute un peu long. James n'osait plus parler, ne savait pas trop quel comportement adopter face à elle, face à tout cela. Le plus simple était donc de se taire. Il serra la main de la jeune femme contre son coeur.
- Je suis désolé Vittoria... Je sais pas trop quoi dire... On se quitte et... Et j'te retrouve dans un lit d'hôpital... C'était dur pour lui d'admettre que c'était en partie sa faute. Mais soudain, il réalisait combien il tenait à elle. Combien il ne pouvait se résoudre à la perdre... Il ne pouvait pas, il n'y arrivait pas, tout simplement. Il était fort dans de nombreux domaines. Doué avec un sniper, plus que bon un volant entre les mains, cultivé, pas mauvais en mathématiques, avait quelques notions en informatique. Il était bon James. Il était fort. Physiquement. Mentalement. Il avait survécu à tant de choses. Tant de missions dangereuses, tant de dangers qui auraient pu venir à bout de lui, tant de scènes horribles qui auraient pu déstabiliser plus d'un être humain. Au lieu de cela... Il avait tenu. La tête haute. Il n'avait jamais abandonné. Mais là... Le simple fait de la voir sur un lit d'hôpital, le bras en écharpe, couverte de tout le matériel médical... Il était à terre. Adieu l'homme fort. Il n'était plus qu'un être aussi sensible que les autres. ELLE était sa faiblesse. ELLE était son point faible. Parce qu'il tenait trop à elle désormais, parce qu'il s'était aperçu que Vittoria ce n'était pas simplement quelqu'un qu'il appréciait... Mais bien plus. Vittoria, c'était celle qu'il aimait. Il n'avait plus aucun doute sur ce sentiment. Il ne le niait pas. On le lui aurait demandé si il l'aimait que la réponse serait sorti normalement. Il eut un sourire en repensant à hier soir et il ne put s'empêcher de lui dire.
- Il faut que j'te dise un truc... Il souffla avant de dire. J'me suis fait... "Passer" on dira... Ouais. Bref, j'me suis fait passer pour ton petit ami... Sinon j'aurais pas eu accès à la chambre... J'espère que tu m'en voudras pas. Fit-il dans un petit sourire.     

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Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Lun 16 Juil 2018 - 23:02 )
La tête dans l’cul, l’cul dans le brouillard : Vittoria ne savait pas vraiment où elle était. Quelques brides de la soirée précédente lui revenaient mais en réalité : ce n’étaient que de petits détails. Elle se souvient avoir poursuivi une voiture, elle se souvient du regard troublant du conducteur ; elle se souvient également qu’elle avait paniqué en réalisant que les rues de Naples lui étaient encore inconnus : mais surtout qu’elle est passé par le pare-brise. Le reste n’est que confusion, probablement à cause de la douleur. Si les médicaments camouflaient les dégâts : il n’en restait pas moins que son corps tout entier semblait brisé. Etait-ce le cas ? Avait-elle perdu la mobilité de ses jambes ? De son bras qui semblait être bloqué en écharpe ? La peur s’installa rapidement mais tout ceci fut rapidement chassé lorsqu’elle tourna la tête et réalisée qu’elle n’était pas seule. IL était là. Lui. Cet homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam et qui pourtant semblait avoir été mis sur sa route par la force des choses. James. Ce prénom anglais qui hantait ses pensées. Le moment qu’ils avaient passé durant une nuit torride avait profondément marqué la belle qui plusieurs fois depuis avait rêvé de ces plaisirs charnels. Si elle avait eu le courage de l’appeler : pour sûr qu’elle lui aurait proposé de remettre le couvert. Leurs deux corps semblaient être en osmose totale : procurant un plaisir sans nom. Leurs silhouettes s’emboîtaient parfaitement, tellement que Vicky avait réalisé avec amertume que jamais elle n’avait eu de parties de jambes en l’air comme ça. Pas même avec celui qu’elle aurait dû épouser si ce dernier n’avait pas eu un rendez-vous avec Lucifer avant l’heure. Si elle était contente de le voir, elle ne savait pas pourquoi il était à ses côtés. Comment avait-il su alors que même sa grand-mère ne semblait pas être encore arrivée ? Pour sûr qu’elle n’aurait pas laissé cet homme seul avec elle. Imelda pouvait se montrer très protectrice envers sa progéniture. Caressant délicatement sa joue pour le réveiller, elle savoura cet instant pleinement. Les médicaments rendaient le tout plus beau peut-être ? Vicky ne savait pas, mais elle avait envie de sourire malgré son état. Il avait ce pouvoir sur elle et ce depuis les premières secondes de cette relation un peu particulière. L’appelant par ce surnom donné après leur ébat nocturne : elle supposa la raison de sa venue et admira le sourire qu’il lui offrait. Elle s’efforçait d’y répondre, mais la fatigue était là malgré tout. D’autant plus qu’en voulant respirer profondément : elle se mise à tousser férocement.

Surprise par l’explication donnée, elle fronça les sourcils. Rapidement, il lui montra son téléphone et souffla longuement en voyant le pseudo sous lequel elle s’était enregistrée. « A moins que tu es … Plus d’une girl… Ouais je crois que… C’est moi… » Elle cligna plusieurs fois des yeux avant de replonger son regard dans le sien. « Je suis désolée… Je pensais appeler … Ma grand-mère… » Elle devait avouer. « A croire que… Qu’on devrait prendre ça comme … Un signe : celui … qu’on devait se revoir… Plus tôt que prévu… » Car elle avait relancé le beau gosse qui avait accepté de lui montrer Naples.

Quand il lui demanda comment elle allait, un sourire narquois se dessina sur son visage : « Comme un charme… » Pourquoi s’apitoyer sur son cœur : « T’en fais pas… Double zéro… J’ai connu pire. » Malheureusement, ou heureusement ? Telle était la question. « Il en faut plus… Pour me tuer. » Plaisanter avec cela ? Elle ne faisait pas. Elle était juste réaliste. Si on la voulait morte : il allait voir tenter mieux de la supprimer. Probablement lui coller une balle dans la tête à bout portant.

Serrant autant qu’elle le pouvait la main de James, elle continuait de le regarder. Un peu trop tendrement probablement. Mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. C’était plus fort qu’elle. Vicky se laissait porter par l’instant : occultant l’état pitoyable dans lequel son corps était. Les combats en vues attendront. James était là et elle était bien décidée à graver le moindre détail dans sa tête. Elle le devait car elle ne savait pas ce que le destin allait lui apporter.

« Désolé de quoi … ? Ce n’était pas toi… Dans cette voiture… N’est-ce pas… ? » Demanda-t-elle avec la peur au ventre. Ces yeux… Plus elle y réfléchissait plus elle était convaincus que c’étaient les mêmes que ceux qui la regardaient. Il faisait noir, c’était dans le feu de l’action : mais elle était presque certaine d’elle-même. « Vrai que… Mon lit est terriblement … Mieux que celui-ci. Je ne te le conseille… Pas. » Une autre boutade après cette question bien trop sérieuse et qui pouvait amener à tant de problèmes. Elle en avait assez sur les bras en cet instant pour en vouloir plus.

Alors qu’il laissa tomber le couperet en affirmant avoir quelques choses à lui, elle se raidit et enleva sa main dans sa chaleur pour chercher la télécommande et remonter doucement le lit. Elle avait besoin de se redresser. Pourtant, alors que le lit se réhaussa : elle retrouva le sourire.

« Oh… Je vois… » Elle reposa la télécommande et attrapa à nouveau sa main. Levant son bras, elle embrassa la paume de sa main délicatement : « Ça veut dire que… L’on va devoir prétendre… Qu’on est ensemble… ? » Elle sourit : « Je veux dire… Je pensais que je… L’étais un peu déjà … Vu que je suis… James Bond’s Girl. » Vera ferma les yeux : « Tu restes avec moi ça veut dire… ? Tu ne lâches pas… Ma main d’accord …? »



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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le Mer 18 Juil 2018 - 11:14 )
There is nothinh either good or bad

but thinking makes it so
James n'était pas particulièrement fan des hôpitaux. Il en avait visité assez pour se dire qu'il n'avait plus à y mettre les pieds désormais. Mais il semblait que traînait sur ses proches une sorte de malédiction qui voulait que tous ceux qu'il côtoyait se retrouve à un moment donné sur un lit d'hôpital, à l'article de la mort pour certains, directement dans la tombe pour d'autres. malédiction vaudou? Peut-être, pourtant, il n'avait jamais rencontré quelqu'un qui faisait de ce genre de trucs, ou alors il ne le savait pas, et puis, de toute manière, il ne croyait pas à ces choses là. Lui, il était un peu plus réalistes. Cela dit, il ne pouvait nier que les problèmes semblaient lui coller au cul, à au cul de ses amis si jamais ils les mêlaient à ces sombres affaires. Cependant, le problème avec Vittoria, c'était que lui na l'avait pas mêlé à tout ça... Non, c'était elle qui, par l'entremise de son boulot certes, s'était mêlé à tout ce bordel! Et désormais, il fallait trouver un moyen de les sortir de là. Encore que pour elle, pas de soucis, elle était du bon côté, lui, c'était pas gagné. Par chance, il était doué et n'avait laissé aucune trace, donc, il était mieux parti que si il avait laissé un indice. Pour l'heure, il avait un petit avantage, il fallait l'admettre. Cependant, le simple fait de la voir souffrir, de voir son état, le rendait un peu malade. Il aurait pu éviter tout cela. Il ne cessait de se le répéter. Et pourtant, ce qui était fait ne pouvait être défait désormais.

Lorsqu'il lui montra son portable pour lui prouver qu'elle l'avait bien appelé, que c'était lui qu'elle avait appelé, même si il avait bien compris qu'elle s'adressait à quelqu'un d'autre en réalité, rien qu'au petit surnom qu'elle avait donné au début. Et elle lui confirma qu'elle pensait appeler sa grand-mère. Il fit signe que tout allait bien, que ce n'était pas grave et eut même un sourire lorsqu'elle déclara, difficilement, que c'était un signe. Un signe? Et bien il aurait pu avoir lieu d'une manière différente! Bon sang... Pour un signe... Il aurait préféré que ce soit en d'autres circonstances, mais il préféra taire ses pensées et répondit:
- Mouais... Cela dit, avec ta convalescence, j'ai plus l'impression que c'est les couloirs de l'hôpital que l'on va visiter que celle de Naples. Il prit un air faussement ronchon, mais en vérité, il était déjà soulagé qu'elle aille bien et qu'elle ait survécu à l'accident, alors autant dire qu'il était plus que satisfait que ce soit les couloirs de l'hôpital qu'il visite plutôt que ceux d'une chambre froide. Alors qu'il lui demandait comment elle allait, elle répondit avec humour qu'elle se portait comme un charme. Il ne put s'empêcher de sourire. Elle gardait le moral, même dans les moments difficile. Il en était heureux. Elle argua ensuite qu'elle avait connu pire... C'était bien ce qui lui faisait souci. Si elle avait connu pire, elle allait donc tenter pire. Puisque ça n'était jamais assez, non? Puisqu'elle devait tout faire pour faire respecter la loi et l'ordre. "Law and Order" comme disait les américains. Il aimerait qu'elle voit l'envers du décor, qu'elle comprenne que ça ne se ferait sans doute jamais... Cependant elle était tellement têtue, elle avait ses convictions qui restaient dur comme fer, inutile de vouloir la faire plier, elle ne changerait pas. Quand elle ajouta qu'il en faudrait plus pour la tuer, il manqua la secouer pour lui faire réaliser qu'il avait failli la perdre. Mais ce serait se trahir immédiatement après. Cependant, à un moment ou un autre, il devrait faire un choix, il le savait. Il devrait choisir de lui dire la vérité... Ou de la laisser. Le choix était difficile, et il se maudissait intérieurement d'être tombé amoureux d'une... Flic. Il y avait des situations comme ça, un peu hilarantes parfois... Mais ça c'était dans les films, or, là, c'était la vraie vie bordel!!

Elle serra sa main et le regarda tendrement. Il lui rendit son regard tendre, doublé d'une bonne dose d'amour pour ce bout de femme têtu qui ne lâchait rien alors qu'elle lui répondait. Elle lui déclara alors que ce n'était pas lui dans cette voiture, mais les trois mots qui suivirent lui firent comprendre qu'elle avait un doute. Si le doute s'installait et que la confiance disparaissait... Ce serait fini.
- Non mais désolé de te retrouver là plutôt que dans un beau restaurant... Argua-t-il avec un maigre sourire, oubliant volontairement la dernière question. Il n'avait plus la force de lui mentir. En temps normal, il aurait répondu par un "nom" sûr de lui, un "non" qui ne souffrait d'aucune remise en question, mais face à elle... Impossible. Il devait se résoudre au pire en vérité. Accepter qu'elle soit rempli de doutes, et accepter qu'elle lui pose des questions. Il avait le choix de couper court directement, de tout lui expliquer, de balancer la vérité. Mais cela impliquerait que la seconde qui suivrait, il serait reparti dans sa voiture, sillonnant, comme il l'avait toujours fait, les rues sinueuses de Naples. Il sourit alors qu'elle répondait que son lit était bien mieux que celui de l'hôpital. Il n'y avait aucun doute là-dessus. Il se contenta d'un petit rire, seule chose dont il était capable pour le moment.

Finalement, il lui expliqua par quel stratagème, si l'on peut dire ainsi, il avait réussi à avoir l’accès à sa chambre, elle sourit alors que le lit se rehaussait Elle embrassa la paume de sa main alors qu'elle déclarait qu'ils allaient devoir prétendre être ensemble.
- Si vous voulez que ce soit recevable devant le juge mademoiselle Martinelli, j'en ai bien peur. Répondit-il dans un grand sourire alors qu'elle reprenait qu'elle pensait que c'était déjà la cas puisqu'elle était James Bond's girl. Il eut un autre sourire alors qu'elle serrait sa main et fermait les yeux, l'enjoignant de rester avec elle, de ne pas lâcher sa main. Il se surprit à serrer fermement la main de la jolie blonde alors qu'il savait ce que cela impliquait. Ne pas l'abandonner. Rester avec elle. Malgré tout, malgré les soucis, malgré les doutes et les questions, malgré tout ce qu'elle ne savait pas, malgré tous les risques... Il n'avait plus le droit. Il ne savait que faire, que répondre. S'enfuir était encore possible, mais quelle preuve de lâcheté alors. Rester, affronter avec elle cette épreuve... Pour ensuite la perdre peut-être? Quelle solution était la meilleure? Pour lui, aucune des deux n'était envisageable. Cependant, alors qu'il regardait ses traits se détendre tandis qu'elle semblait replonger dans le sommeil, il se prit alors à entrevoir une troisième solution. C'était plus un rêve qu'une solution, mais après tout, il aimait les rêves. Avec elle, il apprenait à rêver à nouveau. Son esprit tout entier se prenait à cette folie nouvelle du rêve et revenait, en même temps, à espérer. Alors, il déclara:
- J'te lâche pas... T'inquiètes pas je reste avec toi... Amore. Il avait pris sa décision, et il se battrait avec elle. Il donnerait tout.               

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Sujet: Re: There is nothing either good or bad, but thinking makes it so. // James [Terminé] ( le )
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