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- Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así -

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Caitlin Velasco10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Âge : vingt-neuf ans
Métier : emmerdeuse et elle le fait bien. Sinon, elle est ébéniste, plus qu'une profession : une véritable passion, une vocation.
Sujet: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 0:39 )
Es mejor olvidar y dejarlo así
CAITLIN VELASCO
rôle inventé
Identité :Caitlin, prénom populaire en Nouvelle-Zélande. En second prénom, elle porte celui de sa grand-mère maternelle, Hina. Un prénom Maori ancien d'une Princesse qui dans la légende est née de la rencontre entre le Soleil (le père) et la Lune (la mère). Il témoigne d'une origine autre que la sienne et qu'elle ignore. Velasco, nom portoricain, comme son papa.

Naissance :Queenstown est la ville qui l'a vu naître en 1989. Accompagnée de ses parents, elle y a vécu cinq belles petites années, avant qu'on lui arrache sa famille sous ses yeux. Suite à ça, le frère de son père l'a pris sous son aile, l'embarquant avec lui à Cabo Rojo, Porto Rico où elle est convaincue d'être née. Les cinq premières années lui sont inconnues. Caitlin ne s'en souvient pas.

Origines :Caitlin est néo-zélandaise, origine de sa mère qu'elle ignore. Elle tient également des origines portoricaine de son père.

Statut :en couple depuis un an et trois mois avec un australien qu'elle a rencontré à Cairns, en Australie et qui l'attend là-bas, avec une inquiétude poignante qui se sent lorsqu'il lui écrit des textos. Il est très attaché à elle et elle à lui, même si ce que ressent son compagnon est plus intense.

Métier :ébéniste. Elle est amoureuse des matériaux, plus particulièrement des sortes de bois. Elle dessine les modèles de meubles qu'elle fabrique. Beaucoup de plan sont très vite classés, par manque de satisfaction.

Peinant à laisser de côté sa créativité aux dépens de celle des autres, Caitlin travaille en freelance depuis deux ans maintenant. Elle est en lien avec des petites boutiques, galère souvent à faire rentrer ses meubles dedans, puisqu'elle n'a pas un nom réputé, si bien que son salaire se fait principalement grâce à la restauration et réparation de meubles. Autant dire que ce n'est pas ce qui la passionne le plus.

Argent :sa situation financière est instable, puisque l'argent qui rentre varie selon ses prestations. Si son conjoint a un boulot fixe et arrive à rattraper le coup, Caitlin culpabilise parfois et se demande s'il ne serait pas mieux de trouver un job plus sûr.

A Naples depuis :ses dix-sept ans. Elle est arrivée suite à la faillite de l'entreprise où travaillait son père à Cabo Rojo. Elle est repartie en 2015, pour y séjourner de nouveau temporairement suite à l'annonce des problèmes de santé de son père, son repère le plus sûr dans sa famille.

Active - Butée - Bruyante - Compétitive - Complexée - Créative - Critique - De mauvaise foi - Débrouillarde - Désorganisée - Distante - Émotive - Empathique - Hardie - Impulsive - Indomptable - Insolente - Jalouse - Mauvaise joueuse - Méfiante - Possessive - Râleuse - Rancunière - Retardataire - Revêche - Sanguine - Susceptible - Têtue

poids :
60 kg
alcool :
1 verre
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Hips don't lie Shakira ft. Wyclef Jean


Conclusion de votre vie Perdue entre ce qu'elle devient et ce qu'elle aurait aimé devenir, Caitlin se noie dans un présent qui se veut positif, mais qui ne l'est pourtant pas. Sa vie professionnelle est instable, mais a le mérite d'exister. Elle s'efforce de la voir comme un point fort, bien que les hauts et bas financiers sont là pour la garder les pieds sur Terre. Le côté sentimental est un bon bordel. Si Caitlin s'accroche à Leigh, un homme adorable qui prend soin d'elle, qui tente de la comprendre, de creuser pour mieux saisir ses points sensibles, ses silences, son cœur, lui, n'est pas en accord total avec ses faits et gestes, repensant à un fantôme de son passé qui lui a apporté bonheur et souffrance en même temps. L'amour, les rires, l'épanouissement, la jalousie, les disputes, l'accident, la perte de Paco.

(un) C’est dans un environnement sain que Caitlin commence à grandir, entourée de parents aimants qui mettent une priorité sur leur famille, y voyant là la chose la plus importante, quitte à laisser des projets professionnels de côté. Lui, menuisier, refuse une promotion ; devenir responsable d’une petite équipe. Elle, potière, ralentit son activité artistique pour se consacrer à son bébé, désirant le voir évoluer. Les premiers pas, mots, Kera ne rate rien, filme ce qu’elle peut, afin que son mari soit témoin de tout, lui aussi. Ce qui s'avère être des mauvais choix pour les amis, sont en réalité de bons compromis pour eux qui s'épanouissent professionnellement et personnellement. (deux) Caitlin est une enfant un peu trop sage, qui a besoin d'attention, notamment à cause de sa déficience auditive qu'on lui diagnostique dès les premiers mois. On parle de surdité de perception, avec un degré moyen. Son acuité auditive est insuffisante pour percevoir tous les sons. Il est nécessaire qu'on élève la voix pour qu'elle comprenne, mais si sa famille fait cet effort, ce n'est pas le cas pour tout le monde, si bien qu'il y a un gros problème d'incompréhension entre elle et les enfants de son âge. Caitlin souffre des moqueries, de sa différence et de sa difficulté à se faire accepter. (trois) Cinq ans. C'est l'âge où tout bascule. Un cambriolage qui tourne mal, qui se termine en bain de sang. Personne n'était supposé mourir, mais les trois jeunes adultes d'une vingtaine d'année ont mal géré leur coup en s'attaquant à une maison qu'ils pensaient vide. Esteban sort de sa chambre en entendant le bruit, tandis que Kera s'inquiète. Père et mari protecteur pensant à ses deux petites femmes, il défend son territoire, les menace avec une batte de baseball en leur indiquant la sortie. La violence des voix s'entrechoquent, tandis qu'un cambrioleur (Selwin) fonce vers Esteban pour reprendre la main, le privant de son arme de fortune qui tombe au sol. Avec impulsivité, l'un deux (Hiroki) la récupère et lui inflige des séquelles, le rue de coups sous les yeux de Kera qui sort la tête de la pièce pour se presser dans le couloir vers la chambre de sa fille. Les bruits interpellent et le plus violent décide de la rattraper, l'empêche de prendre sa gamine dans ses bras en la tirant par les cheveux pour la plaquer contre le mur et l'étouffer avec un oreiller. Le plus raisonnable (Loe), celui qui ne souhaitait pas de problème, tente de l'arrêter, en vain et puisqu'il ne semble pas se mouiller, son aîné lui ordonne de terminer le travail en s'occupant de la petite, lui tendant l'oreiller qui a tué Kera, pendant qu'il nettoie les traces. Et il s'apprête vraiment à le faire, mais dès qu'il aperçoit les yeux larmoyants de Caitlin, dès qu'il entend les sanglots, l'homme la prend dans ses bras et la cache dans l'armoire en lui soufflant de ne pas faire de bruit. Et elle y reste, trente minutes après que la porte ait été claquée. (quatre) Lorsqu'elle sort de sa cachette, c'est pour voir une maman sans vie qui ne bouge pas même en la secouant et un père en sang qui a pourtant les yeux grand ouvert, mais qui ne répond pas à ses appels, qui ne réagit pas à ses mains sur son visage. Dans la précipitation, la gamine chute en courant dans le jardin et traverse la rue qui la sépare de l'autre maison. Trop petite pour atteindre la sonnette, elle frappe et désigne ce lieu qui était si apaisant autrefois et qui renferme une horrible scène. (cinq) Le lendemain, l'événement fait la une des journaux. Et Caitlin, elle, est prise en charge par une assistante sociale, se mure dans le silence, refuse souvent le contact humain. C'est trois jours plus tard que son oncle arrive à Queenstown pour l'emmener avec lui à Cabo Rojo, Porto Rico. (six) Les six premiers mois sont difficiles. Le silence est d'or et puis elle ne connait pas ces personnes, n'a pas le souvenir de les avoir rencontrées, mais ils sont bien au courant de son existence, n'ignorent pas qu'elle ait des soucis d'audition, alors, doucement, la famille l'apprivoise, la pousse à s'ouvrir, à s'exprimer. Caitlin s'attache, se raccroche à eux comme à une bouée de sauvetage, surtout à Jairo qui la chouchoute : c'est le sang de son frère, son sang également. Il en prend soin comme si c'était sa propre fille, si bien qu'un an après tous ces changements, elle finit par l'appeler Papa. Une surprise qui fait débat au sein des Velasco, mais parce qu'ils sentent qu'elle a besoin de repère, aussi pour la protéger de son passé, des images terribles qui la hantent, personne ne la reprend. La fratrie l'intègre dans la famille comme s'il s'agissait de leur petite sœur, ne parle pas de ses origines sous la demande des parents qui sont incapables de savoir comment gérer la situation autrement qu'en lui cachant des vérités difficiles à entendre. (sept) Caitlin grandit avec un trou béant de son enfance et des photos inexistantes pour lui rappeler des souvenirs. Elle oublie cette histoire traumatisante, laisse dans un coin de sa tête pour ne plus jamais y revenir et évolue au sein d'une famille qui lui fait une place, mais dans laquelle elle s'est toujours sentie différente, parfois un peu à l'écart, sans savoir pourquoi. (huit) En 2006 (17 ans), la famille essuie un coup dur : l'entreprise où travaille Jairo fait faillite. Coule, littéralement. Celle-ci connaissait déjà des difficultés, mais personne ne s'attendait à ce que la boîte ferme. Après des mois de chômage, il trouve finalement une opportunité à l'étranger. Les Velasco migrent en Italie, à Naples, où on l'embauche à l'essai dans une grande entreprise en tant qu'électricien qu'il finira par quitter en 2015 pour Clarizio Entreprises où il travaille en tant qu'électricien marine. (neuf) L'arrivée à Naples est compliquée, notamment à cause de la barrière de la langue. Elle qui parle espagnol, anglais, avec des notions de Maori de Nouvelle-Zélande bien enfouit au fond d'elle, ne connaît pas un mot italien, si bien qu'elle est obligée de suivre des cours intensifs, à côté de ses études qu'elle suit en anglais, afin de ne prendre aucun retard, mais elle en prend tout de même, à cause de l'adaptation difficile, mais également de son audition qui lui fait défaut. Les mots sont régulièrement coupés. (dix) A défaut de se faire des amis, elle se réfugie dans le bois. Une passion qu'elle ne saurait expliquer, qui la poursuit depuis toujours. Jairo, lui, sait de qui elle tient ça : son père. Lui aussi était féru de bois. Lorsqu'il regarde Caitlin, il voit Esteban, ce qui lui rappelle de bons souvenirs. La nostalgie s'empare de lui, ainsi que la culpabilité. Celle de ne pouvoir lui dire toute la vérité. (onze) Tandis qu'elle passe du temps dans les livres, à essayer de comprendre ce qu'elle apprend, sa sœur Katja l'incite à sortir. C'est d'ailleurs là qu'elle rencontre Donatello, dans une boîte à strip-tease. Un gogo danseur qui lui fait un show privé offert par sa frangine qui s'en amuse. Elle, elle est plus que gênée, si bien qu'elle finit par s'en aller en râlant, sortant des injures en espagnol. Quelques jours plus tard, elle le recroise dans la rue et si elle n'y fait pas attention, lui la reconnaît : « Heeey ! T’es la fille qui s’est payée mon cul l’autre soir. » Une réflexion qui lui fait prendre la mouche. Pourtant, et contre toute attente, une amitié débute suite à cette rencontre insolite. Ce n'était pas gagné. (douze) Les italiens sont étranges, dragues bizarrement. Du moins, ceux qu'elle a rencontrés sont un peu lourd et Cisco en fait partie. Ce type qui peut avoir toutes les filles dans son lit se tourne vers elle, l'une des rares à ne pas le trouver à son goût. C'est un très beau garçon et il en joue, si bien que son cerveau s'est mis en alerte, insistant pour qu'elle se méfie et c'est ce qu'elle fait, repoussant chacune de ses tentatives d'un air blasé. Cisco ne baisse pas les bras, insiste et plus il essaie, plus elle elle s'agace, jusqu'au jour où il décide que c'en est trop. C'est incompréhensible, même pour elle, mais le voir abandonner l'a poussée à faire un pas vers lui et à accepter un premier rencard. (treize) Peut-être pas le premier rendez-vous de sa courte vie, ni le premier baiser, mais véritable première relation qui compte. Cisco, elle en tombe amoureuse, littéralement, s'abandonne dans ses bras pour la première fois, lui offrant cette chose qui importe aux filles : sa virginité. Et ça l'effraie. Dans ses yeux, elle se sent unique et à la fois banale : toutes les filles lui courent après et elle n'arrive pas à comprendre la raison de son intérêt pour elle qui lui crie souvent dessus, qui ne l'entend pas toujours, lui demandant de répéter parfois ses phrases à cause d'une audition en perte de vitesse. Sa jalousie maladive est un frein, si bien qu'ils commencent une relation sérieuse seulement trois ans après. (quatorze) Le couple de ses parents part à la dérive. En 2008, âgée de 19 ans, Caitlin voit le mariage de ce modèle qui lui tient tant à cœur partir en fumée. Jairo et Gina se séparent en bon terme, mais le monde de Caitlin s'effondre. Le seul moyen qu'elle a de gérer ça est avec insolence et agressivité. Elle ne comprend pas, ne souhaite pas comprendre, encore moins lorsqu'elle voit sa mère, six mois plus tard, se mettre en couple avec un autre homme qu'elle déteste par-dessus tout. Et elle lui en veut à elle de trahir son père avec tant d'aisance. (quinze) En 2009, Cisco la demande en mariage, mais elle refuse. Pas par manque d'amour, mais parce qu'elle est effrayée. Et par les promesses auxquelles elle ne croit plus, qui ne sont que du vent, mais également à cause de sa jalousie. Cisco est un homme qu'elle aime à en crever, mais Caitlin manque de confiance en lui, en elle. Toujours convaincue qu'il pourrait voir ailleurs, le soupçonnant même d'avoir quelques aventures, il est impossible qu'elle s'emprisonne à son bras, qu'elle devienne son épouse pour toujours avoir peur de tout. Son refus chamboule tout, fait voler son couple en éclat. (seize) Six mois de silence. Six mois compliqués pendant lesquels il l'évite, ne répond ni à ses appels, ni à ses messages, avant de revenir vers elle. Pas d'officialisation. Une relation houleuse, avec des disputes, encore, pour ne pas changer et la jalousie de chacun qui s'immisce ; parce qu'il n'est pas question de sérieux cette fois. (dix-sept) Ils emménagent ensemble en 2013, jusqu'en 2015. Un accident met un terme à ça ; une énième dispute qui distrait Cisco. Une simple erreur d'inattention et la voiture est percutée. Un accident qui vaut la vie de son frère Paco. (dix-huit) Pour préserver Cisco de l'estime de ses parents et sans réfléchir, elle ment, avouant une fausse note : le volant, c'est elle. Sa maman pleure, Katja la tient responsable de tout, lui hurle dessus. Et Caitlin, elle refuse de s'avouer une mort qui, si elle y fait face, sera la goutte de trop. Au lieu de quoi, elle décide de quitter Naples sur un coup de tête, sans se rendre à l'enterrement, sans prévenir Cisco. Elle part, avec pour seul bagage un sac à dos. (dix-neuf) Arrivée à Cairns, elle loge la première nuit sous les ponts, puis trouve refuge les semaines suivantes dans une auberge de jeunesse, trouvant rapidement du travail en tant que simple serveuse dans un restaurant. C'est là qu'elle le rencontre, lui. Leigh. Simple client qui devient très vite un ami sur qui compter. Leigh la ramasse à la petite cuillière, l'aide à se relever d'événements qu'elle tait. Il l'encourage à aller de l'avant, lui propose de se joindre à lui, dans son appartement et elle accepte pour faire des économies, aussi parce qu'elle se sent un peu perdue à Cairns. Il l'encourage à reprendre son activité d'ébéniste, de se lancer en freelance et après hésitation, elle se lance. (vingt) En avril 2017, ils se rapprochent l'un de l'autre et commencent une relation. Elle est un peu fragile, notamment parce que Caitlin n'est pas facile, mais elle tient la route. (vingt-et-un) Juillet 2018, son père tombe malade. Un cancer détecté qui lui vaut une chimiothérapie de programmée. C'est sans hésitation qu'elle prend l'avion pour Naples, avec le cœur un peu lourd, la peur au ventre. Celle de perdre son papa, de se sentir abandonnée, définitivement et celle de revoir ses proches.

Les plus :
(un) Si les deux frangines s'entendent bien, il y a toujours eu un rivalité entre elles. Le fait que Jairo passe beaucoup plus de temps avec Caitlin que sa fille biologique a créé une sorte de jalousie. Lui, il n'a jamais agi en pensant mal. Il s'est juste pris d'affection pour la gamine de son frère et a souhaité qu'elle s'intègre bien. Entre Jairo et elle, c'est fusionnel, complice. Caitlin tient à lui comme à la prunelle de ses yeux.

(deux) Paco était l’aîné de la famille. Six ans de plus que Caitlin, quatre ans de plus que Katja. Tous les deux ont toujours su qui était Caitlin, mais la vérité n'est jamais sortie, pour la préserver.

(trois) Elle n'a jamais mis les pieds au cimetière pour voir son frère Paco. Katja voit ça comme un manque de respect envers son frère. Pour Caitlin, c'est simplement parce qu'elle n'a jamais réussi à faire son deuil. Elle ne s'est même jamais posée en se disant qu'il était mort. Le jour où ça se fera, tout risque d'éclater.

(quatre) On la surnomme parfois Hina, son second prénom, reprenant le rituel de Kera qui aimait l'appeler ainsi. La signification exacte, elle l'ignore. Ses parents lui ont dit qu'à l'époque, ils en sont tombés amoureux.

(cinq) Elle parle espagnol, anglais et italien, a des notions de Maori de Nouvelle-Zélande qui sont endormies dans un coin de sa tête. Depuis deux ans maintenant, Caitlin suit également des cours de langage des signes.

(six) Pour corriger, ne serait-ce qu'un peu, sa surdité profonde, on lui a parlé d'un appareil auditif, mais ça coûte un bras : 2 000 € pour un appareil haut de gamme et pour chaque oreille. Elle n'en a pas les moyens. Ca lui changerait bien la vie ; vivre sans bruit, c'est juste l'enfer. Les sons, elle les entend vraiment très mal et ne le vit pas bien. La lecture labiale lui est indispensable.

(sept) Puisqu'il lui est difficile de s'entendre, Caitlin est bruyante, ne fait pas attention à ses pas, à sa voix qui peut parfois porter et ses voisins s'en plaigne.

(huit) La danse, elle l'a dans la peau depuis toujours. A défaut d'entendre correctement la musique, elle sent les vibrations. Ses sons préférés ? Les morceaux espagnols, chantant.

(neuf) Elle chante faux, c'est une catastrophe, mais elle ne se gêne pas pour le faire de temps en temps.

(dix) Courir, se tenir un minimum en forme et ainsi décompresser. Quand elle peut, elle souffle en courant en se créant des sons sonores dans sa tête pour se tenir compagnie. Autrefois, elle utilisait des écouteurs et ça lui manque.

(onze) Elle dort avec des pyjamas avec des motifs dessus, ainsi qu'une peluche qui ne la quitte pas depuis l'enfance et qui, elle l'ignore, est un cadeau de ses parents biologiques. Parfois, lorsqu'elle est stressée, il lui arrive de sucer son pouce sans même s'en rendre compte. Ce qui fait qu'elle bave dans son sommeil.

(douze) Depuis quelques semaines, elle ne saurait dire pourquoi, mais elle fait des cauchemars. Ils sont irréguliers, mais ils existent et c'est oppressant.

(treize) Depuis l'accident, elle ne se déplace plus en voiture, ne monde plus dans un véhicule. Le vélo est son moyen de locomotion, ainsi qu'à pattes. Il lui arrive de retirer ses chaussures et de marcher pieds nus lorsque ses chaussures lui font trop mal et qu'elle n'a pas pensé à apporter sa paire de converse.

(quatorze) Son film préféré est le journal de Bridget Jones. Si elle ne peut plus entendre ses citations favorites, elle est capable de les réciter, les connaissant sur le bout des doigts.

(quinze) Les réseaux sociaux ne sont pas son délire, mais elle adore le blog de Brigitta qu'elle a cependant cessé de suivre en quittant Naples. Elle tient également un Instagram qu'elle ne tient pas à jour assidûment.

(seize) Trois verres, ça ne va pas au-delà pour que l'alcool lui monte à la tête. Au-delà, elle est totalement ivre et lorsqu'elle l'est, elle fait n'importe quoi, parle beaucoup, s'énerve, peut également surprendre en dansant sur les tables.

(dix-sept) Sa première fois a été une catastrophe. Si Cisco s'y est bien pris, Caitlin a fait une hémorragie qui lui a laissé un goût amer pendant une bonne semaine. Son passage à l'hôpital ainsi que son mensonge ne lui ont pas laissé un très bon souvenir ; elle avait raconté à Cisco avoir perdu sa virginité avec Donatello, afin de lui faire perdre du melon, mais il a deviné suite au sa perte de sang qu'il n'en était rien.

(dix-huit) Elle n'aime pas pleurer. C'est un travail qu'elle a fait sur elle-même en trois ans : si les larmes sont au bord des lèvres, elles ne sortent jamais. Si elle commence, elle ne s'arrêtera plus, alors Caitlin ne se l'autorise pas.

(dix-neuf) Paco a un secret avec lequel il a vécu toute sa vie. Il était attiré par les hommes, igCaitlinit s'il était bisexuel ou homosexuel, se posait la question, mais était amoureux d'un homme. Trois jours avant sa mort, il avait confié à Caitlin qu'il comptait l'avouer à sa fiancée, qu'il souhaitait vivre son histoire au grand jour.
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pseudo, prénom :Ealitya.combien de bougies ?29.d'où viens-tu ?Nantes.comment t'as atterri ici ?/





Dernière édition par Caitlyn Velasco le Dim 22 Juil - 0:19, édité 39 fois
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Caitlin Velasco10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 0:39 )
Je me souviens de toi près de moi...tu m'embrassais pour la première fois

2006, Naples, Italie

Du plus loin que je me souvienne, Katja a toujours été la plus extravertie de nous deux, la plus joviale, sociable. Sans aucun doute la plus belle également. Des cheveux châtains, une bouche pulpeuse et un atout considérable à foncer dans le tas. Les garçons qui lui font de l’œil viennent tous dans ses filets et bien qu’on ne puisse pas dire qu’ils sont à sa hauteur, ils ont au moins le mérite de lui offrir des moments éphémères qu’elle apprécie. C’est ce que la vie représente pour elle : un terrain de jeu dont il faut profiter. Et c’est ce qu’elle fait en dansant sur la piste de danse, créant l’euphorie autour d’elle, tandis que Paco l’observe en levant les yeux au ciel. Je devine un souffle qui s’extirpe d’entre ses lèvres, ainsi qu’un petit mot en espagnol que je n’ai pas su lire. A défaut d’entendre correctement, avec les années, j’ai réussi à déchiffrer des phrases en observant les lèvres bouger. Encore faut-il qu’on me regarde dans les yeux. Ca a longtemps été l’objet de mes maux et avec les années, je n’ai pas eu d’autre choix que de m’y faire, trouvant des solutions me permettant de me noyer dans la foule sans trop me faire remarquer. Avec un caractère comme le mien, ça ne dure jamais bien longtemps. Sèche, dure, ne me laissant pas marcher sur les pieds, m’efforçant de ne pas laisser les moqueries m’atteindre – bien que j’en pleure toutes les larmes de mon corps une fois allongée sous ma couette –, mes amis se font rares. Il paraît que me supporter n’est pas évident, que mon manque de souplesse me fait défaut. Ce qui ne plaît pas à d’autres, me convient à moi : je considère que je sais à peu près ce que je veux dans la vie. A peu près, parce qu’il y a bien des fois où mes propres choix sont incompréhensibles. « Elle m’exaspère à jouer les allumeuses. » Le coude appuyé contre le dossier de ma chaise, je jauge Katja qui a les mains posées sur celles de l’inconnu qui, elles, sont sur les hanches de ma sœur. « Elle au moins, elle prend le temps de s’amuser. » dis-je, en prenant mon deuxième verre que je termine et qui commence doucement à me monter à la tête. « D’ailleurs, comment ça se passe ? » Paco est l’aîné de la famille. Six ans de plus que moi, quatre ans de plus que Katja et il a été le premier à partir de la maison pour une résidence universitaire à Salerne qu’il quitte le week-end pour venir nous voir. Parfois, ça le frustre et moi également ; il est l’un de mes piliers, l’une des personnes qui m’a aidé à prendre de l’assurance, à envoyer bouler ceux qui ne me plaisaient pas, à ne jamais dire oui quand je pense non. « C’est compliqué. De se faire comprendre dans un pays étranger, c’est dur. J’ai l’impression que je me noie parmi toutes les informations qu’on me donne… Et je ne te parle même pas de l’écrit. Une cata. » Je suis loin d’être illettrée. J’ai de grosses lacunes en italien, mais n’importe qui jugerait ça normal, si on prenait en connaissance de cause que ma langue natale est l’espagnol. N’importe qui, sauf les lycéens de ma promotion qui manquent de patience. L’intégration est donc encore plus difficile que je l’aurais pensé et Dieu sait à quel point j’étais déjà pessimiste. « En plus, c’est moche l’italien. C’est pas aussi chantant. » Paco part à rire, mais acquiesce d’un signe de tête. Si lui a plus d’aisance, ayant choisi l’italien en option lors de ses études à Cabo Rojo, il ne peut qu’affirmer ce que je dis. Il a cependant plus de chance que moi, se fait à la vie italienne, la trouvant sympathique. Les paysages sont beaux, les gens sont plus ou moins accueillants… Enfin ça, c’est son avis. Le mien diffère, prend encore plus de sens lorsque je croise le regard d’un étudiant de mon lycée. Un type qui me colle un peu trop, insistant lourdement. Je les connais les types comme lui. Tout ce qui les intéresse, c’est augmenter un tableau de chasse, se vanter ensuite de ses conquêtes auprès de ses potes, ricaner dans le dos des filles qu’il s’est tapé. Et visiblement, pour une raison que j’ignore, que je n’arrive pas à comprendre, je suis dans sa ligne de mire. Moi, la fille un peu trop robuste, qui détourne les yeux pour ne pas entendre la moitié de ce qu’il me dit et qui l’évite sans se cacher, sans changer de trottoir lorsqu’il se trouve sur le même que moi ; il n’a qu’à le faire.

Ses iris plantés sur moi se posent à présent sur Paco. Je sens de là son agacement qui ne dure que quelques secondes puisque dans la foule, Cisco trouve une autre source de divertissement ; une fille vers qui il se tourne, avec qui il flirte ouvertement. « C’est qui celui-là ? » « Un gars sans importance, mais qui s’en donne et sa pouf de la soirée. » C’est nul de l’appeler ainsi, mais c’est pourtant ce qu’elle est : avec son petit rire que j’imagine, ce sourire charmeur et cet air aguicheur, c’est exactement l’image qu’elle dégage. « Un gars de ta promo ? » « Ne me tue pas tout de suite, tu veux. » dis-je, sans émotion dans la voix, alors que je détourne mon attention du couple improvisé sur la piste de danse lorsque je crois entendre un morceau latino. 2006 n’est pas seulement l’année d’une migration que je n’ai pas souhaitée. C’est aussi l’année de sortie d’Hips don’t lie. Katja me cherche, m’adresse un large sourire que je lui rends. Elle me rejoint, saisit mes mains et m’attire avec elle sur la piste. Ses doigts trouvent l’élastique qui retient mes cheveux, le retirent. Mes cheveux tombent en cascade sur mes épaules, encadre mon visage. « Souviens-toi du bon vieux temps petite sœur. » Cette phrase suffit à me faire bouger au rythme du son, les yeux fermés, mes bras au-dessus de ma tête, mes mains glissant sur mes cheveux, jusque ma nuque. L’ambiance de cette discothèque n’a rien de comparable avec mon petit bar où tout le monde se serrait pour danser à Porto Rico, mais on va faire avec pour la soirée.

••••••••••

La main sur sa nuque, Cisco a la tête baissée, les yeux rivés sur ses chaussures. Ce type, je ne le comprends pas. Durant des semaines, il me fait du rentre-dedans, insiste pour avoir ne serait-ce qu’un petit rencard de rien du tout et maintenant qu’il l’a, il joue au gars désintéressé, qui évite chacune de mes tentatives. Elles sont discrètes, mais ont le mérite d’exister, si bien que je me sens comme toutes ses groupies qui n’attendent qu’une chose : un geste de sa part, un sourire, n’importe quoi, mais un signe que la soirée n’a pas été catastrophique. Pourtant, c’est bien ce que ça a l’air d’être. « Bon bah… Salut. » Alors quoi, il va me laisser comme ça, avec quelques mots que je n’ai pas entendu ? Et genre, même pas il s’est dit que j’aurais au moins aimé qu’il me raccompagne ? Ou alors je suis trop ennuyeuse pour qu’il s’en donne la peine ? C’est vrai que je ne suis qu’à cinq minutes, mais ce n’est pas ce qu’on est supposé faire après un rendez-vous ?

J’entrouvre la bouche, décontenancée, furieuse aussi, puis la referme. Les seuls mots qui me viennent à l’esprit sont espagnols. Je me racle la gorge, décide de jouer sur les apparences, pour sauver la face. Surtout pas admettre que la balade en barque m’a plu, que la chute également. « T’as dit quoi ? » La sourde est agacée, parce qu’il le sait putain, il le sait que je ne suis pas aussi réceptive que je l’aimerais et en plus de se comporter comme un abruti, il ne fait aucun effort. « J’ai dit SALUT. » Déstabilisée, j’acquiesce d’un signe de tête. « Euh ouais, salut. » Il me fait un petit signe de la main, commence à s’éloigner et pour ne pas paraître bête, me tourne vers la direction opposée. Je repasse en boucle la soirée, revois chaque sujet de conversation. Des discussions sur lesquelles nous n’étions pas toujours d’accord, mais je pensais au moins qu’il y avait un semblant de communication. Les mains sur mes bras, j’avance dans les rues de Spagnoli, un quartier dans lequel je suis toujours un peu perdue, mais où je me fais mes marques. Il y a encore des zonards qui font la fête, profitant du vendredi soir pour fumer, écouter de la musique. Je presse le pas à l’intérieur de l’immeuble, monte les marches quatre à quatre et doucement, je m’engouffre à l’intérieur, refermant derrière moi. La tête contre la porte, je me sens soudainement ri-di-cule. Et peut-être un peu humiliée, j’en sais trop rien. Apercevant la tête de Katja dans l’encadrement de la porte du salon, je sursaute. « Alors, comment ça s’est passé ? » « Ca va. » lâché-je, un peu trop sèchement pour que ce soit la vérité. « Je vais me coucher. » Sans attendre, je me hâte dans ma chambre, rapidement rejointe par Katja qui s’assoit sur mon lit. « Bah vachement. Tu crois que je vais te croire ? » « Mais pourquoi t’es pas couchée toi ?! » En clair : pourquoi tu ne veux pas me foutre la paix ? Les parents ne seront pas là avant une à deux heures, ayant une soirée avec des amis, alors elle aurait très bien pu en profiter, comme son habitude. Mais non. « Ma frangine sort avec un garçon ! Ca n’est pas arrivé depuis Cabo Rojo, des plombs ! Et tu crois que je vais passer à côté de ça ? Mais tu rêves. » Je me déchausse, lançant la paire dans la pièce et me cale contre le mur, sur le lit, les genoux tout contre moi. « Rien. Il ne s’est rien passé. Quand je te dis rien, c’est rien. » Ma déception se lit et dans mon regard et dans l’intonation de ma voix. J’aimerais pouvoir réagir autrement, m’en ficher royalement, mais la facette que Cisco m’a montrée ce soir était attachante, loin de ce que j’imaginais. « Je comprends pas Katja… Ce n’est pas comme si mon caractère pourri pouvait justifier sa distance. Il en avait connaissance. » Et il revenait sans cesse. « Alors quoi, c’est parce qu’il a eu ce qu’il voulait ? Un petit rencard avec la nana qui lui résiste ? » Ou alors il a juste compris que je n’étais pas à son goût, que c’était assez de temps perdu et cette idée me bouffe le moral, alors que ça ne devrait pas. Katja me caresse le visage, puis mes cheveux, pour m’apaiser un peu. « Peut-être qu’il a juste voulu faire ça bien. » Je secoue la tête, peu convaincue. « J’ai fait deux-trois pas vers lui, comme une désespérée. Non, non, il a pas voulu faire ça bien. Il a juste voulu se foutre de ma gueule, c’est tout. » Et c’est réussi.

••••••••••

Ses mains s’accrochent à ma peau, si brusquement que j’en perds mon latin. Il me lâche des mots, souhaite des explications, alors qu’elle semble plutôt simple : lors de cette soirée foireuse, les signes qu’il m’a montrés voulaient bien dire qu’il n’y aurait aucune suite. Je le soupçonne même d’être resté en ma compagnie juste pour faire bonne figure, pour ne pas me ridiculiser davantage. Sa rage m’est donc incompréhensive. « Tu sais ce que c’est la douceur ? Visiblement pas. » répliqué-je, sèchement, en posant mon attention sur ses doigts qui s’enfoncent dans ma chair, me bousculant, tout comme ses propos qui m’insultent, mettent à rude épreuve mon orgueil. « Et tu voulais quoi ? Tu voulais que j’te prenne puis t’jette comme un mouchoir comme toutes les autres ? C’ça que t’voulais ?! T’me fais pitié, ma pauvre fille. » « Tu me prends pour la pute du coin ou quoi ? » Comme si tout ce qui m’intéressait, c’était d’ouvrir les cuisses pour une partie de jambes en l’air. C’est l’image que je lui renvoie ? Avec les nombreuses fois où je l’ai rembarré, j’aurais au moins espéré qu’il ait un peu plus de jugeote. « J’en ai ma claque. J’arrête les frais. Va t’faire foutre. » « C’est ça, ouais. » Réponse inutile, plus là pour sauver les apparences, pour lui faire comprendre, à lui comme à mon amie qui est à ses côtés que ça ne m’atteint pas, que je n’en ai rien à faire, mais il faut être honnête : la boule formée au creux de mon estomac qui me tiraille n’est pas présente pour rien. Cisco m’agace. Parce qu’il me parle mal, qu’il est capable de me faire sortir de mes gonds comme personne, mais surtout parce que l’estime qu’il a de moi est encore plus minable que celle que j’ai de moi-même. La mâchoire serrée, je me tourne vers mon amie, m’apprêtant à reprendre le cours des choses, ayant pour seul but d’éliminer cet instant de sa mémoire, lorsqu’il revient vers moi. Mon corps est attiré vers le sien, et les bras ballant, le cœur qui part en embardé. « T’es trop naze comme meuf. » J’ai chaud et ses lèvres épousant les miennes m’achèvent, me consument sur place. « Et toi t’es trop bête. » soufflé-je, perdue entre mes émotions qui se battent entre elles : la colère, la rancune, l’incompréhension et l’euphorie. Lentement, ses doigts remontent sur mes bras, puis les miens encerclent sa nuque. Cette nouvelle proximité est effrayante et le flou que je lis dans ses yeux l’est d’autant plus : je n’arrive ni à savoir ce qu’il pense, ni les plans qui se créés dans sa tête. Est-il en train de jouer, ou se comporte-t-il de la plus sincère des façons ?

2009, Naples, Italie

Mon cœur s’emballe, ma tête panique, ma bouche s’entrouvre et aucun mot n’en sort. Cisco a le genou à terre, me fait une déclaration encore jamais soufflée, avec des compliments façon Rioli. Ils sont maladroits et certains me font tiquer. D’un geste automatique, je pose ma main sur mon sein gauche en grimaçant. Planche à pain, ça va deux minutes hein. Je ne suis peut-être pas bien gaulée comme toutes ces poufiasses qui lui font du rentre-dedans, souriant de toutes leurs dents en espérant attirer son attention, mais en attendant, il ne s’en est jamais vraiment plaint. Je crois. Enfin là j’en doute. Qu’est-ce qu’il veut dire par là ? Que je suis moche ? Qu’il me fréquente juste pour ce qu’on appelle la beauté intérieure ? Quel con. Et pourtant, il arrive à m’arracher un sourire, très faible cependant. En temps normal, ça m’aurait fait rire de l’entendre citer Lara Fabian en plein moment sérieux, mais celui-ci l’est justement bien trop. « Cisco… » soufflé-je, d’une voix à peine audible, espérant l’arrêter dans sa lancée. Pour une fois, j’espère qu’il se relève et qu’il me montre du doigt en ricanant, affirmant qu’il s’est bien moqué de moi, mais il n’en fait rien et la demande est posée. C’est une demande en mariage. Il me veut sienne, pour un morceau de sa vie. Adolescente, j’étais convaincue que les promesses faites devant un Maire, ou un prêtre étaient sincères, qu’on les respectait et qu’un couple savait se tirer de toutes les situations difficiles, mais depuis la séparation de mes parents, j’en doute. Je les voyais comme un modèle à suivre. Ils me vendaient du rêve et j’étais convaincue que ça durerait une vie. Mon monde s’est effondré lorsque l’annonce est tombée, si bien que je me suis pris l’une de mes plus grosses cuites le soir venu. « N-non. » dis-je, en m’accroupissant afin d’être à sa hauteur. « Ecoute, je suis- » Désolée, vraiment, ce n’est pas contre lui, ce n’est pas à cause de mon manque d’amour. Je l’aime, réellement, comme je n’ai aimé personne. Cisco, c’est mon âme sœur et j’aimerais lui dire tout ça, mais il s’énerve en se levant, ne me laisse pas le temps de m’exprimer. Je fais un pas vers lui, les sourcils froncés, râlant quelques mots en espagnol. « Mais tu t’entends à m’insulter de pétasse ? Tu crois que t’es mieux ? Tu gâches toujours tout. » On était bien jusque-là, dans cet appartement, à vivre une histoire un peu bancale, où les disputes avaient plus leur place que le reste, mais c’était bien. Alors pourquoi le mariage ? « Cisco ! » crié-je, en me ruant vers la porte que j’ouvre. Seulement, il a déjà commencé à dévaler les escaliers. De rage, j’attrape les quelques fringues qui traînent et les balance par la fenêtre. « T’as oublié ça, espèce de connard ! » Si encore c’était rare, mais c’est tout le temps. Et il va revenir, il va me laisser en placer une.

2015, Naples, Italie

Les yeux humides de Papa croisent les miens. C’est la troisième fois que je le vois pleurer depuis l’annonce, la perte de Paco, quand moi je n’ai pas versé une seule goutte. Mon cœur est serré, lui, témoignant que quelque chose cloche. La vérité c’est que je refuse de me faire à l’idée que je ne le verrais plus jamais, qu’il s’est éteint. Katja essaie de me le faire comprendre, m’a crié dessus en me rejetant la faute, chose justifiée : je leur ai tous avoué que le volant, c’était moi qui le tenais. L’instinct de protection envers un homme qu’ils estiment beaucoup, pour ne pas empirer les choses. Et peut-être est-ce une façon de me punir. Maman et Katja me le rendent bien. L’une est froide, distante, l’autre me fait savoir à toutes les sauces que je suis la responsable d’une famille qui vole en éclat en hurlant si fort près de l’oreille que je ne peux que l’entendre, feignant tout de même l’incompréhension. Cet accident, il ne m’a pas fait simplement perdre un frère, une sœur, une mère, mais également mon audition. De moyenne, elle est passée à sévère, si bien que j’ignore comment m’exprimer, me murant dans un silence profond la plupart du temps. « Chérie. » Ses doigts saisissent mon menton et m’oblige à le regarder. « Tu es sûre de vouloir partir ? » Je m’efforce de sourire et acquiesce d’un signe de tête, avant de me hisser sur la pointe des pieds pour encercler ses épaules de mes bras. Les siens m’enveloppent avec force, tandis que je sens l’émotion me submerger, mais je me refuse à la laisser prendre le dessus. « Son enterre- » Je détourne la tête pour ne plus l’écouter. Je sais qu’il parle de Paco, de ce qui va suivre, mais je ne suis pas prête à entendre la vérité, pas prête à remuer le couteau dans la plaie, à me remémorer l’événement. Tout ce que je sais, c’est que je suis dans l’incapacité de rester sur Naples, errer dans les rues. Impossible de continuer une colocation qui ne me fait plus envie ; ma rancœur est tenace et si je m’en veux énormément, j’en veux également beaucoup à Cisco, mais j’ignore comment l’exprimer autrement qu’en prenant la tangente. C’est nul, mais c’est mieux que de discuter d’un sujet que je préfère laisser de côté pour le moment. « Je suis sûre, oui. » « Mais que vas-tu faire là-bas ? Tu ne connais pas la ville, tu n’as aucun travail, aucun logement… » « Tout va bien se passer, Papa. Je t’appelle en arrivant. » murmuré-je, en embrassant sa joue avec tendresse, tandis que je m’échappe de ses bras pour m’éloigner vers ma porte d’embarquement, m’interdisant de me retourner. Il le faut. J’en ai besoin. C’est nécessaire.


Dernière édition par Caitlin Velasco le Dim 4 Nov - 11:20, édité 21 fois
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 0:42 )
wow! elle est vraiment belle!!!
re-bienvenue
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Caitlin Velasco10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 0:44 )
@Seanna Mancinelli Oh, merci ! *-* Ecoute, je ne connaissais pas, mais elle a un charme fou et sa bouille a fini de me convaincre.
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 1:47 )
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 2:20 )
@Donatello Lucci a écrit:
Encore toi Team Vagin cette fois, ça fait changement

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Viens, j'vais essuyer sa bave avec mon pied J'vais le dire à flo ... @floriana Mennini Viens faire caca sur luiiiiiiiiii

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@Caitlyn Velasco : Pfff et dire que ta première fois, c'est avec ce TRUC

m'enfin ... j'vais rien dire, j'vais rien dire

Bienvenuuuuuue sinoooooon, Reine des Connasses Ma grosse vache Ma planche à paaaaaaain La nana la plus naze de l'univers



Donc ton australien-gay là, il va jerter, j'te DIS !



Ca, c'est tes fringues trop décolletés que j'vais brûler dans ta piaule

D'ailleurs, c'quoi c'te avatar de fiche, HUH ? COUVRE-TOI nandediou ! *lui balance un plaid à la figure*

T'es belle ** C'quand que tu prend le nom de Tejeiro ? What a Face What a Face

Rha je les aime d'amour et d'eau fraîche.



Until we bleed

Where do I turn to when there's no choice to make? And how do I presume when there's so much at stake? I was so sure of it all. But what if I need you in my darkest hour? And what if it turns out there is no other? Forgiveness speaks for itself but how can I forget when there's a stain on it all
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 12:19 )
Re bienvenue parmi nous avec cette belle demoiselle qui à l'air de déjà faire des ravages dans la gente masculine.

Bon courage pour cette nouvelle page d'écriture.


L'Amour

Une réponse à la douleur.
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 12:27 )
Adria
Re-bienvenue chez toi
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 19:45 )
Rebienvenue!
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le Mar 10 Juil - 22:20 )
Quelle beauté

Je sens que tu vas encore faire un personnage en or chaton


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
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Sujet: Re: Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así ( le )
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- Caitlin + Es mejor olvidar y dejarlo así -
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