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- Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mer 11 Juil 2018 - 17:52 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Je glisse les billets d’avion dans leur pochette après avoir vérifié que nos noms étaient correctement orthographiés. Il est très tôt, à peine 6 h 30 du matin et je suis pourtant au milieu d’un aéroport, je ne voulais pas prendre le risque que Jane ne tombe sur l’historique dans l’ordinateur. Je lui ai dit aller courir. J’aurais pu faire plus simple, je vous l’accorde. Mais tout est en règle, payé et les cartes d’embarquement sont prêtes. Luka connaîtra déjà son second voyage. Je pense que nous avons besoin de nous ressourcer, de nous retrouver, et moi de me racheter. Moi qui pensais être un adulte, j’ai complètement foirée mon entrée en matière en apprenant à Jane pour mon premier fils Erwann. Je ne lui ai même rien appris du tout étant donné qu’elle était déjà au courant. Ça m’apprendra à vouloir la faire attendre.
Quoi qu’il en soit, c’est en ramenant également les croissants que je rentre à la maison. Luka ne dort plus, ça m’aurait surpris aussi. Cet enfant ne dort que quelques heures par nuit et semble passer la journée avec une énergie de dingue. S’il prend la tendance hyperactive de Jane, on est bien tombés !
Je pose ma veste sur la patère de l’entrée, préférant que madame n’ait pas à me reprendre pour le bazar que je laisse, et embrasse mon fils le premier, puisqu’il est dans sa chaise haute, la main et la bouche pleine de fruits. « Bonjour mon fils. » Je glisse une main dans ses cheveux. « Maman t’a privé de chocolat. On va remédier à ça quand elle partira à la douche… » Lui glissais-je assez fort pour que Jane puisse l’entendre. Elle n’est de toute façon pas dupe sur mes combines et quand elle revient et le retrouve la bouche pleine de chocolat, elle se doute bien que je m’en suis mêlé à un moment où à un autre.
Par la suite, j’embrasse tendrement ma femme en prenant appui sur la table et glisse la pochette de billets sur le plateau qu’elle a utilisé pour se servir le petit déjeuner sur la table de la terrasse. « Surprise mon amour. » J’ai hâte de savoir si la surprise lui fera plaisir. Je prends place face à elle et me sert un café, dont j’ai bien besoin. Nos nuits sont courtes depuis l’arrivée de Luka et cette cafetière fait partie intégrante de notre ménage, elle est même devenu le ciment de notre couple et de notre vie professionnelle… « Et ça tu veux goûter mon grand ? » Lui tendant un bout de pain au chocolat, il développe ses goûts, il ne peut pas passer à côté des viennoiseries françaises, et je sais que Jane adore ça.
Je laisse ma femme ouvrir la pochette et découvrir la destination. « Tes parents et les miens nous attendent. Avec Luka. Je me suis dit qu’il était grand temps. » Et ma mère… Comment vous dire. Ma mère ! C’est même étonnant qu’elle n’ait pas débarqué plus tôt ! Elle n’arrête pas de nous demander des photos de Luka, tout le temps, elle ne peut pour le moment vivre tout ça que par procuration mais n’a qu’une hâte, le rencontrer. Et me voir, aussi, accessoirement. A ne pas oublier que mon Œdipe est très loin d’être réglé.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Jeu 12 Juil 2018 - 17:55 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Nos paupières sont de plus en plus lourdes depuis que Luka est là. Les nuits sont courtes, ou les journées trop longues, mais l’envie de traîner au lit se fait vraiment pressante. Ce matin ce ne sont pourtant pas les petits cris de mon fils qui me tire de mon sommeil de plus en plus précaire, ce sont les tiroirs qui s’ouvrent et se ferment aussi lourdement que mes yeux. Je jette un coup d’œil rapide sur le réveil pour m’apercevoir qu’il n’est même pas encore 6 heure. Mon mari est déjà debout et habillé. Il porte le jogging informe qu’il met toujours pour aller courir et je me dis comme une gourde que c’est presque criminel de le voir se vêtir ainsi quand on a autant d’allure que lui. Je me demande également ce qu’il trame, ce qu’il cache derrière son sourire enjôleur et la manière qu’il a de tourner en rond, de fourrer dans un sac à dos son portefeuille, son téléphone, ses écouteurs....
Je le regarde partir avec un pincement au cœur, j’ai envie de le retenir, préférerais qu’il se déshabille et retourne se coucher près de moi pour profiter des derniers instants de quiétude avant que notre garnement d’enfant ne chamboule un peu plus notre intimité... mais loin de moi l’idée de jouer à l’épouse encombrante ou angoissée, qui empêche son mari de s’adonner aux passes temps qui l’anime, consulte derrière lui son historique ou fouille son téléphone dès qu’il a le dos tourné. Je me suis promis. Pas de suspicion, de méfiance ou de soupçons. Plus de disputes, aucun cri. Juste un temps pour reprendre presque comme avant, même si elle ne le saura plus jamais totalement, la vie que nous n’avons pas quittée, autour de notre bébé. Cet enfant qui ne nous laisse jamais souffler.
Pourtant... j’ai beau me répéter que mon mari ne me mentira pas, qu’il me l’a prouvé, certes sans pincettes ou sans gants, j’entends avec inquiétude sa voiture démarrer et quitter notre allée. La mer est à deux pas et je ne connais pas de meilleur endroit pour aller se défouler, mettre un pied devant l’autre, ne penser à rien que de regarder le matin se lever alors que tout le monde dort encore. Tu vois Jane, plus facile à dire qu’à faire, il ne te reste plus qu’à te résonner et surtout ne pas laisser l’anxiété te guider. Je ferme les yeux...

Je me suis assoupie et c’est Luka qui une fois encore me tire des songes où je m’étais abandonné, en suppliant de le tirer de son lit à lui. En chemise de nuit, je cours le chercher toujours aussi exalté de pouvoir le retrouver et d’embrasser ses joues joufflues et ses jolies mains potelées de bébé. Debout il n’attend plus qu’on le libère et sustente son incroyable envie de croquer la vie. Pour l’instant c’est dans un mélange de fruits qu’il plonge ses petits doigts avant d’engloutir un morceau de pêche ou d’abricot en s’agitant impatient et parfois en grimaçant. Moi je tourne une cuillère dans mon café, en essayant vainement d’immerger sans trop gamberger, le bruit de la porte qui claque me fait même sursauter.
Mon mari s’approche, beau comme un dieu, mon dieu. Son teint hâlé n’est pas rougi par l’effort et il n’est pas essoufflé. Aller courir je suis sûre qu’il ne l’a pas fait d’autant plus qu’il arbore ce sourire enfantin, cet air énigmatique, comme s’il était fier du tour qu’il avait préparé. Il se dirige tout droit vers Luka qui s’égosille de joie en voyant son papa. « Bonjour mon fils. » Son ton possessif ne devrait pas me ravir autant cependant... je souris comme une idiote en entendant comment il s’y prend pour soudoyer notre petit blondinet. « Maman t’a privé de chocolat. On va remédier à ça quand elle partira à la douche… » " N’écoute pas papa mon ange, il tente de te corrompre. Répète après moi non merci je préfère les fruits. " Ce à quoi il répond les premières syllabes qu’il a entonné pa-pa... vraiment aucune solidarité. C’est en riant que le susnommé pose enfin ses lèvres sur les miennes en mettant sous mon nez ce qui ressemble à des billets d’avion. « Surprise mon amour. » " Nicolaï qu’est-ce que tu as fait ? " Je ne prête plus attention à ses gestes qui consistent essentiellement à passer outre mes recommandations, ni au bout de pain au chocolat qu’il donne à son bébé. « Et ça tu veux goûter mon grand ? » Entièrement focalisée sur les cartes d’embarquement et leurs mystérieuses destinations je découvre enfin où nous allons. Stockholm... « Tes parents et les miens nous attendent. Avec Luka. Je me suis dit qu’il était grand temps. » Non mais quelle cruche... Je m’étais aussi promis de ne pas pleurer... mais ce sont des larmes de joie, alors celles-là je m’autorise à les laisser couler avant de rapidement les sécher. " Sorcier ! Comment fais-tu pour savoir exactement comment retomber sur tes pieds...Tu te charges des valises cette fois ? "


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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Jeu 12 Juil 2018 - 22:30 )

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Je voudrais que Jane passe à autre chose, qu’elle comprenne que notre famille est solide, que nous avons un avenir tous les trois, et peut être même avec un enfant ou deux de plus. Qui sait ce que nous réservera l’avenir ? Je ne suis pas sûr de pouvoir la combler par moi-même, je pense que Jane est le genre de femme qui a besoin d’aimer plusieurs personnes, des enfants, ses parents, son homme… tout ça à la fois. Elle tient ce tout avec une énergie folle. Elle ne laisserait personne entraver son bonheur et je pense que l’idée d’aller dire ses quatre vérités à Loreleï a dû lui traverser l’esprit une paire de fois. Sauf que par respect j’imagine, elle n’a jamais fait de scandale, ce n’est pas le genre. Jane est discrète, mature et mesurée, j’admire tout ça.
J’ai monté tout un bateau en tenue de sport ce matin, pour qu’elle ne se doute de rien, sans penser une seconde qu’elle pourrait craindre que je ne revienne pas. Les hommes et les femmes pensent différemment et il me faudrait une vie entière pour prévoir tout ça. Bien que ce soit mon métier, prédire ma femme est différent, ça ne s’applique pas de façon clinique, même après des années de mariage, c’est pour vous dire.
J’aime rentrer et savoir que j’ai un tour à montrer, que j’ai une longueur d’avance sur elle pour une surprise, Jane est trop perspicace pour s’en laisser conter. Alors je m’avance goguenard vers elle et lui tend les billets. Mon fils (que j’aime plus que tout appeler mon fils), se régale de fruits fraichement coupés mais se demande bien si son père ne varierait pas tout ça pour lui offrir un bout de chocolat. " N’écoute pas papa mon ange, il tente de te corrompre. Répète après moi non merci je préfère les fruits. " « Mentir c’est mal champion. » Mais je laisse Jane découvrir sa surprise et j’aime le sourire qui s’affiche sur son visage, ça veut dire que j’ai tapé juste. " Nicolaï qu’est-ce que tu as fait ? " « Ben ouvre, tu verras bien. » Je sais que ça lui fera plaisir. Elle n’ose pas le dire mais ses parents, tout BCBG qu’ils soient, lui manquent et elle rêve de leur présenter Luka depuis le jour où nous sommes allés le chercher. Ce qui en soit, est humain. " Sorcier ! Comment fais-tu pour savoir exactement comment retomber sur tes pieds...Tu te charges des valises cette fois ? " « Le talent ma chérie. Les valises ?... Heu… Tu veux qu’elles soient complètes les valises ou… J’ai combien de marge d’erreur ? » Les valises sont un domaine que Jane maîtrise plus que tout et je ne voudrais pas lui retirer ce privilège, vraiment. Je sors Luka de sa chaise haute pour le prendre dans mes bras. « On va devoir préparer les bagages mon bonhomme, et crois-moi, c’est un défi. Enfin pour un homme. Maman, elle fait ça les yeux fermés. » Je l’emmène en haut, après avoir embrassé ma femme. « Bon, on va commencer par la tienne. De quoi tu as besoin exactement ? » L’asseyant sur son tapis d’éveil, alors qu’il me regarde comme si j’étais en train de lui raconter une histoire le soir pour l’endormir.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Lun 30 Juil 2018 - 23:26 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Notre couple a mené ses combats, ses batailles, a traversé ses tempêtes et ses orages. Un nouvel ouragan est venu perturber notre bonheur que je croyais sans nuage... et comme toujours il s’appelle Lorelei.
C’est exactement ce qu’elle représente à mes yeux, un vent violent qui balaye tout sur son passage, un mouvement déchaîné et impétueux, une tornade, un typhon. Comment lutter contre cette rafale, cet orage qui vient encore assombrir mon ciel bleu, de la même couleur que ses yeux. C’est à ce questionnement que je tente vainement de répondre en mélangeant mon café rageusement. Je renoue malgré moi avec les mêmes sentiments vieux de quatorze ans. De la colère et de l’emportement. En dépit de mes bonnes résolutions je crois qu’elle m’obsède toujours autant elle et sa beauté vénéneuse, son terrible pouvoir d’attraction. Les dés sont pourtant jetés, je suis bien décidée à ne rien céder. Mademoiselle Caldwyn n’a qu’à bien se tenir, jamais au grand jamais je la laisserai occuper une place qui m’est réservée, et tous les moyens seront bons.

Toujours est-il que je me demande où est passé mon mari et s’il y a une façon d’éviter que je ne me pose mille questions à chaque fois qu’il ne se trouve pas près de moi. C’est dans ce cercle vicieux que je veux à tout prix éviter de tomber, parce qu’en restant c’est ma confiance, ma foi en lui que j’ai renouvelé.
Une gorgée de café pour me réveiller, le sourire de Luka à contempler et une énergie, une volonté de me battre pour que tout ça ne s’envole jamais, voilà à quoi je dois me raccrocher au lieu de me laisser ronger comme je l’ai déjà fait.
Ma méthode Coué à l’air de plutôt bien fonctionner puisque Nicolaï pousse la porte de notre maison. Je reconnais au premier coup d’œil que mon mari a rempli la mission qu’il s’était fixé, même si elle n’a pas consisté à courir comme il me l’avait annoncé. Satisfait il dépose devant moi une pochette mystérieuse que je n’ose toucher. « Ben ouvre, tu verras bien. »  Je dois ressembler à une gamine qui n’arrive pas à décider quel cadeau elle va ouvrir en premier. Je caresse du bout des doigts les précieux billets, sans savoir où ils nous emmèneront. Peu importe. Nous partons ensemble et c’est le plus important. Ils représentent beaucoup, tellement. Un engagement. Une envie partagée d’aller de l’avant. En découvrant notre destination je remercie implicitement l’homme de ma vie d’un sourire complice et de deux yeux brillants. D’émotion, de gratitude et de remerciement. Nos parents, nos amis, nos racines, quoi de mieux pour nous ressouder. Il a visé juste comme toujours. « Le talent ma chérie. Les valises ?... Heu… Tu veux qu’elles soient complètes les valises ou… J’ai combien de marge d’erreur ? » " Aucune mon amour, fais appel à ton talent. " Je me fiche des valises évidemment. Les grands-mères de Luka vont se charger de le gâter plus encore plus que nous l’avons déjà fait. « On va devoir préparer les bagages mon bonhomme, et crois-moi, c’est un défi. Enfin pour un homme. Maman, elle fait ça les yeux fermés. » " Sauf quand il a fallut aller te chercher mon grand. " Je les regarde s’éloigner en souriant. Pas pour très longtemps. Impatiente j’emprunte presque derrière eux l’escalier et entends Nicolaï se désespérer. « Bon, on va commencer par la tienne. De quoi tu as besoin exactement ? » Je ne peux m’empêcher de louer le ciel de m’avoir accordé ce moment. Perdue devant l’armoire j’encercle la taille de mon mari et pose ma tête entre ses deux omoplates. " Merci mon amour. " Adressant un clin d’œil à Luka je lui dis. " Ferme les yeux mon bébé, maman va embrasser papa. Ensuite je l'aiderai sans doute à nous préparer, on s'en va mon ange ! "

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Ven 3 Aoû 2018 - 10:38 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Ma capacité à surprendre Jane a toujours dépassé les frontières. Tant par mes conneries que par mon côté aventurier, en tout cas quand nous étions jeunes. Plus jeunes. A la fac, rien ne m’aurait arrêté, et encore moins les limites de la bienséance. Partir à l’autre bout du monde sur un coup de tête aurait été mon genre. Mais ses études, ses parents, impossible de l’arracher à tout ça. Prendre le risque de foutre en l’air ses études m’aurait rongé le restant de mes jours. Surtout que Jane a réussi brillamment, sans doute pas grâce à moi d’ailleurs. Mes soirées prolongées, mes nuits blanches, mes idées incongrues de sorties et de concerts où on forçait l’entrée faute de moyens pour se payer les billets. On a tout fait. Même escalader un mur de clôture et se casser une cheville pour la gloire. Jane se rappelle encore d’avoir appelé l’ambulance en faction près de l’entrée, alors que je claudiquais tant bien que mal pour me rapprocher de la scène, même pas mal !

Aujourd’hui, il nous faut retrouver nos racines pour nous retrouver nous. On est même plutôt bien lotis. Une belle carrière, un mariage qui semble être plutôt solide étant donné ce qu’on traverse, un enfant. Que demander de plus ? La Dolce Vita, on la vit tous les jours. La Suède reste nos racines mais nous sommes bien ici. Et je pense que nos parents apprécieront de nous y rejoindre pour les vacances estivales.
Mais la mission qui m’incombe là tout de suite, c’est de préparer les valises. Et je suis comme un marin d’eau douce dans un océan. Je reconnais aisément que Jane a pris le relais de ma mère, quant à la logistique et l’intendance de ma vie. Les affaires, le linge, les prévisions, tout a toujours été géré par une femme, la mienne ou celle m’ayant mis au monde. Alors maintenant que je dois me débrouiller… Je demande cependant une marge de manœuvre à ma femme, intraitable. " Aucune mon amour, fais appel à ton talent. " Bien vu l’aveugle. Donc je me retrouve livré à moi-même, et à mon fils, que je ne tarde pas à retirer de sa chaise haute pour l’emporter avec moi là-haut. Mais je tiens à faire savoir à mon tout petit que sa mère est une bénédiction. Surtout quand il s’agit de sortir son papa de n’importe quelle embrouille. Dont celle-là. Alors je le dépose dans son lit, où il tient assis, et lui explique mon problème. Mais Jane ne tarde pas à nous rejoindre et ses bras autour de moi me réconfortent à tel point que je ne saurais poser de mots dessus. " Sauf quand il a fallut aller te chercher mon grand. " Je pose mes mains sur celles, fines et délicates de ma femme. « En attendant on n’a manqué de rien. » Jamais, elle est trop prévoyante pour ça. Vous connaissez le « au cas où » d’une femme ? Ben dans son cas, tout fini par servir.

" Ferme les yeux mon bébé, maman va embrasser papa. Ensuite je l'aiderai sans doute à nous préparer, on s'en va mon ange ! " « N’écoute pas maman, toi aussi un jour tu auras une femme que tu embrasseras avec autant de conviction. Mais pour en trouver une à la hauteur de ta mère… il va falloir chercher longtemps. » Me retournant dans les bras de ma femme pour déposer mes lèvres tendrement sur les siennes. J’y mets tout mon cœur pour l’attendrir. « J’ai vraiment besoin d’aide pour les bagages. » Intéressé ? Sans doute un peu, oui. « Et il faut que j’appelle ma mère. Parce que personne à part nous n’est au courant qu’on débarque. » L’organisation douteuse. Mais mes parents s’en foutent. Ils ont toujours vécu comme des hippies. Par contre, les parents de Jane… C’est argenterie et porcelaine à tous les repas, alors vous imaginez bien que les visites à l’improviste… « Je vais me faire engueuler par tes parents, tu crois ? » J’espère tout pouvoir miser sur le costar et la cravate.

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Ven 3 Aoû 2018 - 23:45 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Le choix de notre destination est hautement symbolique. Emblématique... Stockholm. Notre point de départ, le début de notre histoire. Notre rencontre dans le bar devant la fac, la conversation qu’il a entamé avec Cécile en m’ignorant presque totalement, son visage transformé quand il m’a enfin remarqué, la manière qu’il a eu de me regarder comme si rien d’autre n’existait. Juste des souvenirs heureux ou l’insouciance prônait, côtoyant jour après jour l’amour et l’amitié.
Revoir nos amis sera de la partie. Peut-être même dans ce bar... investit de nouveaux étudiants, insouciants eux aussi, mais impatients de débuter leurs vies.

La nôtre, à cet instant précis, est merveilleuse... magnifique. Nicolaï à l’air d’avoir 20 ans.... J’imagine que moi aussi. Renouer, retrouver la Jane que j’étais alors me grise. Je savoure ma victoire, ma chance, bénis ma bonne étoile qui m’a fait y croire.
D’un geste vif je ramasse la cafetière, nos tasses, les miettes du petit déjeuner. L’objectif premier est d’embarquer le plus vite possible dans cet avion qui nous ramènera vers notre passé pour nous aider à affronter l’avenir plus sereinement.
Empressée je rejoins les deux hommes de ma vie. Remercie mon mari.

Luka est assis dans son lit. Il sourit, participant à sa manière à la bonne humeur générale. « N’écoute pas maman, toi aussi un jour tu auras une femme que tu embrasseras avec autant de conviction. Mais pour en trouver une à la hauteur de ta mère… il va falloir chercher longtemps. » " Papa a raison, regarde comment il s’y prend pour obtenir exactement ce qu’il veut, quand il veut. " Sa bouche épouse la mienne si tendrement qu’immédiatement j’oublie le défi que je lui ai lancé. « J’ai vraiment besoin d’aide pour les bagages. » " Je sais mon amour... Procédons dans l’ordre. Doudou, indispensable. Bavoirs, couches, t-shirts, pantalons, pulls... " J’entasse au fur et à mesure les vêtements de notre fils qui s’empilent sur la commode. « Et il faut que j’appelle ma mère. Parce que personne à part nous n’est au courant qu’on débarque. » " Ta mère sera ravie, nous l’appellerons dans le taxi... livres, body, chaussettes, chaussures... " Mon cher et tendre à complètement abandonné le projet de m’aider, perdu dans ses pensées. « Je vais me faire engueuler par tes parents, tu crois ? » " Par principe sans doute... Et parce que nous n’y sommes pas allés avant. " Je me redresse soudain. " Et si nous nous installions quelques temps chez Cécile et Donovan... nous éviterions la guerre des clans entre nos deux parents ? " Nos meilleurs amis ont fini par se marier eux aussi, ils ont des enfants. L’ancien acolyte de Nicolaï est resté dans le milieu de la musique et a développé un label qui produit de jeunes talents. Comme eux auparavant. " Et si tu embarquais ta vieille guitare chérie ? Rien ne me ferait plus plaisir que de vous réentendre ! " Prenant Luka dans mes bras pour lui donner son bain et enlever le chocolat qui traîne encore sur sa bouche je lui dis joyeusement. " Mon grand, papa va te montrer de quoi il est capable avec un instrument ! " Avant de sortir de la chambre j’embrasse une dernière fois mon époux. " Les petites affaires de Luka sont prêtes, tu n’as plus qu’à les mettre dans une valise... tiens prends lui aussi une casquette... au cas où. "

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Lun 6 Aoû 2018 - 17:01 )

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De toute évidence, la surprise est acceptée par tout le monde, sans même une opposition. Beau résultat. Luka n’a pas encore les moyens de nous contrarier dans nos projets. Quand il sera ado, il sera sans doute le premier à bouder à l’idée de partir loin de ses copains pour les vacances, et de son précieux ordinateur. On est tous passés par là à un moment ou à un autre. Encore que mes parents aux allures un peu gypsies prenaient le parti de quitter le foyer en caravane deux mois dans l’année, quitte à me faire manquer la fin de l’école.
Quoi qu’il en soit, il est important pour Luka d’apprendre à apprécier nos origines, et les siennes aussi. Sans doute reverra-t-il la Suède plusieurs fois dans sa vie et apprendra même à réclamer son retour là-bas.
J’ai cependant vraiment, mais vraiment besoin d’aide pour les bagages. Je ne saurais dire comment elle s’y prend mais sa faculté à tout composer, à tout réussir à chaque fois qu’elle entreprend, me fascine toujours autant. " Je sais mon amour... Procédons dans l’ordre. Doudou, indispensable. Bavoirs, couches, t-shirts, pantalons, pulls... " Accroché aux barreaux de son lit, pour tenir debout, mon fils regarde sa mère vider sa petite commode, et moi,  bras croisés, adopte la même attitude surprise. Conquis. Il n’y a rien à dire, c’est parfois histoires de femme et si nous n’y comprenons rien, c’est parce que nous ne sommes que de pauvres hommes. " Ta mère sera ravie, nous l’appellerons dans le taxi... livres, body, chaussettes, chaussures... " Elle poursuit, sans même se laisser perturber par la conversation, à croire que son cerveau est multiple. Non pas multitâche, c’est même pire que ça, bien plus évolué. En tout cas, elle a deux hommes à ses pieds, prêts à l’applaudir. Je commence à baliser, comme un ado, à l’idée de me faire engueuler par ses parents, c’est beau à l’âge que j’ai… " Par principe sans doute... Et parce que nous n’y sommes pas allés avant. " Pas stressée le moins du monde, elle est prête à essuyer l’engueulade et se foutre du reste. Une chose est sûre, si ma mère est un peu envahissante, elle n’est pour autant pas du genre à nous engueuler. En même temps je ne me souviens pas d’avoir été puni un jour…
Mais ma femme choisi ce moment-là pour sortir l’idée du siècle. " Et si nous nous installions quelques temps chez Cécile et Donovan... nous éviterions la guerre des clans entre nos deux parents ? " « Sans doute parce qu’on n’a plus 20 ans et que ça se prévoit ? » Jane m’a appris quelques temps après notre tournée qu’il y avait un moment où la fête devait s’arrêter pour se concentrer sur l’avenir, et les choses essentielle, qu’il existait un temps pour tout. Du temps où nous étions à la fac, rien ne nous empêchait d’aller à droite ou à gauche pour faire telle ou telle frasque. Boire l’apéro chez l’un, ramener les pizzas chez l’autre et inversement. Toujours prêts ! " Et si tu embarquais ta vieille guitare chérie ? Rien ne me ferait plus plaisir que de vous réentendre ! " « OK, je prends la guitare. Mais je te préviens, je monnaye mes prestations maintenant. » Entourant sa taille de mes bras pour murmurer à son oreille, réflexion hautement confidentielle. Puis elle attrape Luka dans son lit qui commence à manifester son mécontentement. " Mon grand, papa va te montrer de quoi il est capable avec un instrument ! " « Une histoire d’homme mon fils, tu verras. »

" Les petites affaires de Luka sont prêtes, tu n’as plus qu’à les mettre dans une valise... tiens prends lui aussi une casquette... au cas où. " « Alors justement ma chérie, le au cas où, on va devoir en parler. » Non parce que si on se souvient bien, nos vacances communes, des dizaines d’années durant, ont été composées de valises pleines de au cas où et qui n’ont au final jamais servi puisque mon épouse a à cœur de faire marcher le commerce dans chaque pays que nous visitons. On finit donc par rentrer avec une valise supplémentaire, achetée sur place, pour ramener le oh ça me plaît je ne le trouverais pas ailleurs. Je ne suis pas contre que ma femme s’épanouisse pleinement avec du shopping. Mais la troisième valise est maintenant pour Luka.

Une fois le bain terminé, je les rejoins dans la salle de bain, et récupère mon fils que j’enveloppe dans un petit peignoir. Je le serre contre moi alors qu’il tremble de tous ses membres, surtout contrarié par le fait de devoir sortir je crois. « J’ai fait une valise pour Luka. Notre avion est dans 3 h, c’est jouable pour toi ? Je m’occupe de la relève. » Désignant mon fils qui se fait plaindre en forçant ses pleurs.
Je quitte la salle de bain pour retrouver sa chambre où je l’habille pour le réchauffer. Une fois prêt, c’est la femme de notre vie que nous retrouvons dans la chambre. « Le chantier qu’elle met dans la chambre maman mon fils… »

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mer 8 Aoû 2018 - 23:50 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Ce départ précipité ressemble à s’y méprendre à un grand bain de jouvence. Mes souvenirs ou plutôt nos souvenirs de jeunesse affluent et je suis certaine que Nicolaï, d’une certaine manière, est lui aussi est transposé dans le passé. Pense-t-il comme moi à toutes ces journées où nous nous sommes enfermés dans ce petit garage où il répétait ? À toutes ces nuits à traîner de bar en bar où je dansais avec Cécile, criait son nom ou applaudissait à tout rompre à la fin de leur concert. Des bêtises que nous avons faites, des fous rires que nous avons partagés, des promesses que nous nous sommes échangées. Instinctivement je me mets à fredonner... du Led Zeppelin. Cette chanson que je l’ai vu et entendu entonner devant mon amie, folle de jalousie. « OK, je prends la guitare. Mais je te préviens, je monnaye mes prestations maintenant. » " Si je me souviens bien tu les monnayais déjà à l’époque... Mais ne t’inquiète pas, comme avant tu auras ton dû... et bien plus encore. " Cette fois Luka va vraiment devoir fermer les yeux... ses parents ont très envie de dépasser les limites. Encore !

À contre cœur et en me promettant de mettre à exécution toutes les propositions alléchantes qu’il vient de me soumettre à voix basse dès que nous en aurons l’occasion, je prends Luka pour lui donner son bain. Le clapotis de l’eau qui coule, les rires de mon fils quand je le chatouille ou embrasse sa peau douce et tendre de bébé renforce mon sentiment de bien-être. J’ose à peine croire au bonheur qu’est le nôtre. Plus que quelques heures et nous pourrons le partager avec nos proches. Proches qui ne sont absolument pas au courant de notre venue mais peu importe. Je suis sûre que nous serons accueillis à bras ouverts et il me tarde de montrer à Luka ou papa et maman se sont reconnus, se sont aimés, se sont mariés... un pèlerinage en somme.
Mon époux a l’air aussi impatient que moi. D’un geste sûr il attrape son fils qui verse de grandes larmes de crocodile en sortant de l’eau où il pataugeait tranquillement. « J’ai fait une valise pour Luka. Notre avion est dans 3 h, c’est jouable pour toi ? Je m’occupe de la relève.» " Et voilà que vous vous débarrassez encore des corvées Monsieur Invanov... J’y vais. " Et d’un pas décidé. Dans notre chambre je défais une grande valise à remplir de " au cas ou " et y déverse la moitié du placard sans trop réfléchir. C’est à Cécile que je pense et à la remarque justifiée de mon mari. C’est vrai que nous ne sommes plus de jeunes gens capables de débarquer à n’importe quel moment chez les uns ou chez les autres. Pour autant si ma meilleure amie m’annonçait sa venue à l’improviste je serais ravie de l’accueillir. Sans attendre je lui envoie un message pour la prévenir. Voyage surprise... Nous atterrissons en fin après-midi à Stockholm et je meurs d’impatience de te présenter notre petite merveille. J’ai insisté pour que Nicolaï emporte avec lui sa vieille guitare... Un jam ce soir ça t’intéresse ? Concentrée je sursaute quand mon mari constate et commente plus moqueur que jamais le bazar étalé dans la pièce. « Le chantier qu’elle met dans la chambre maman mon fils… »

Plutôt excités que fatigués, nous posons enfin les pieds sur le territoire Suédois. Nicolaï récupère nos bagages, en priant pour que son instrument soit dans le même état qu’il l’a laissé pendant que j’embrasse délicatement les cheveux de mon bébé légèrement assoupi dans mes bras. Mon regard fixe les escaliers que j’ai hâte d’emprunter. Derrière ce dédale de marche ou de tapis roulant nos amis nous attendent. Peu de temps après avoir envoyé mon texto j’ai reçu une réponse. À quelle heure vous arrivez, nous venons vous chercher !!! 


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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Ven 10 Aoû 2018 - 21:17 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Si Jane est unique à mes yeux et le sera toujours, elle ne déroge cependant pas à la règle de toutes les femmes qui partent en vacances, concernant le au cas où. Une bonne valise de plus, on ne sait jamais, alors que nous connaissons le coin, le climat et ce qu’il faut emporter pour y retourner étant donné que nous avons grandi sur place, mais qu’importe, on ne doit manquer de rien. Enfin elle ne doit manquer de rien. Pas qu’elle ne se soucie pas de nous, mais Luka et moi vivrons beaucoup mieux le fait de manquer de notre t-shirt préféré sur place. Je ne cherche pas à débattre, c’est elle qui fait les valises, elle aura donc le dernier mot, point.

Luka n’en n’est pas à son premier billet d’avion, pour autant, le temps d’embarquer, j’aime lui faire faire le tour du hall et regarder les avions décoller depuis l’immense vitre qui nous sépare du tarmac. Dans mes bras, il lève les siens pour accueillir l’avion qui atterri, ou encore se tortille pour regarder un enfant qui passe, avec un ballon dans les mains. Il est curieux de tout et très impatient. Il ne supporte pas de ne pas comprendre, alors il tourne et retourne en ronchonnant pour obtenir gain de cause et finalement, Jane vient régler le problème et une fois dans ses bras, plus aucun de ses caprices, au contraire. Il trouve sa place en se nichant au creux de son cou, et trouve son sommeil presque immédiatement.
Jane n’a pas perdu de temps pour envoyer un message à Cécile, et j’aime sa façon de tout planifier. Elle redevient la même ado qu’elle était quand nous nous sommes rencontrés.

Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons sur le sol suédois, et je dois avouer que ça me fait quelque-chose. Je suis fier de présenter tout ça à mon fils, je me sens différent, je me sens père, responsable. Autant vous dire que c’est un sacré pas en avant. Luka est encore en train de se réveiller quand nous attendons les valises. Jane ne quitte pas le tapis du regard, on ne sait jamais qu’on lui subtilise son au cas où !
Je récupère les valises et les fait rouler, pour retrouver l’autre côté de l’aéroport et nos amis. « Salut mec. » Etreinte virile comme au bon vieux temps quand on se félicitait d’un grand exploit, et je fais la bise à Cécile qui n’a, ma foi, pas tellement changé. Toujours cette envie de plaire qu’on ressent à trois kilomètres. « Mon dieu qu’il est beau ! » Cécile s’extasie devant notre fils, et tend ses bras, lui laissant le choix de suivre ou pas. Pas tout de suite visiblement. « Alors c’est la relève du groupe, c’est ça ? » « En personne, je suis en plein rodage, je le berce au Led Zepplin, j’attends un peu pour le solfège. »

Nous sommes formellement conviés à rentrer chez eux, et à prendre le premier apéritif des vacances. Autant ne pas se louper. Jane et Cécile s’occupent d’installer Luka dans son lit, il tombe de sommeil, alors que Donovan et moi nous retrouvons sur la terrasse autour d’une bière, les filles ne devraient pas tarder. « Et toi, le boulot ? »

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Lun 20 Aoû 2018 - 15:21 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Comme au temps des tournées que nous fessions ensemble, Nicolaï essaye tant bien que mal de faire entrer nos bagages dans la voiture pourtant familiale de Cécile et Donovan. Vingt ans ont passé mais apparemment pour mon mari c’est toujours la même galère. Je le revois pester devant le vieux van qui nous a transporté de ville en ville, de soirée en soirée, de concert en concert. Le temps de l’insouciance ou presque avec laquelle il fait bon de renouer après notre mise au point… Nécessaire. 

Luka toujours dans mes bras est fatigué, grognon. Il n’a pas l’habitude de toute cette agitation, cette exaltation qu’à provoqué ce voyage aussi imprévu qu’inattendu. Ni d’être l’objet de toutes les attentions. Cécile la première essaye de nouer un contact avec lui mais il s’y oppose farouchement. Une fois encore je félicite intérieurement mon mari de nous avoir rapproché de nos proches. Il est plus qu’évident que notre fils à besoin de découvrir que le monde ne s’arrête pas à papa et à maman, qu’il y a d’autres personnes, d’autres gens près à l’aimer sans conditions. 

Il règne dans la maison de nos amis un joyeux bordel. Partout jouets et objets sont éparpillés aux quatre coins des pièces. Elle diffère en tout point à celle que nous occupons tous les trois et malgré l’arrivée de Luka il règne toujours dans notre habitation une impression d’ordre... et d’organisation. De celle qui laisse en fin de compte si peu de place à la fantaisie ou à la frivolité que nous chérissons tellement avant de devenir pleinement les adultes que nous sommes. Cécile et Donovan eux sont restés fidèles à eux-mêmes et je ne suis plus très sûre que nous pouvons raisonnablement en dire de même. 
Mon amie n’a décidément pas changé. Elle continue de multiplier les tentatives de séduction devant un Luka toujours aussi imperméable à ses tactiques d’approches. On dirait qu’il ressemble de plus en plus à son père. 
Épuisé il finit par s’endormir et Cécile choisit ce moment pour me demander quel bon vent nous amène. " Alors Jane... Tu vas enfin m’avouer qu’elle est la vraie raison de votre soudain retour ? " " Pas maintenant ma belle... disons simplement qu’il était temps pour nous de faire un retour en arrière... Mais promis quand nous aurons un peu de temps devant nous et que nous aurons réussi à nous débarrasser de nos maris et de nos enfants nous pourrons faire tranquillement la causette. "

Nous retrouvons nos conjoins eux aussi en grande conversation. Ou du moins ça y ressemble. Comme si rien n’avait changé ils se chamaillent pour choisir quelles pizzas commander et discutent de musique pour changer. La soirée s’écoule comme par enchantement, entre rires et souvenirs, animée par les blagues toujours aussi douteuses de Donovan.
Mais il se fait tard... Couchés l’un contre l’autre nous avons pourtant du mal à trouver le sommeil. Nicolaï finit par grommeler un j’ai faim comme il le faisait auparavant en rentrant de chaque concert. Lui attrapant la main je lui chuchote un viens pour ne réveiller personne et à pas de loup nous nous faufilions dans la cuisine où nous n’osons même pas ouvrir la lumière. Comme les ados que nous étions naguère, nous jetons notre dévolu sur les morceaux de pizza qui restent. " Chéri... Tu ne t’es jamais dit que nous avions fait fausse route jusqu’à présent ? Tu ne crois pas qu’on a complètement oublié ou occulté nos rêves d'avant ? Le groupe, la musique tu les a abandonné à contre cœur et sans doute pour de mauvaises raisons... Et si nous nous étions trompés...  Mon amour c’est horrible je réalise soudainement qu’on est devenu aussi prévisible que mes parents... Tu crois qu'ils ont de la glace dans leur congélateur ?



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