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- Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Lun 20 Aoû 2018 - 17:31 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Nous voilà non seulement de retour au bercail mais également des années en arrière, au moment de la fin de nos études, prêts à partir sur les routes. Et le souci logistique est encore le même. Jane et ses valises. Je savais pourtant en faisant ma vie avec une jeune femme de très bonne famille, qu’elle aurait des besoins, mais le nombre de valises m’avait échappé. Quoi qu’il en soit je pense que je m’y suis fait, ça me fait simplement bizarre d’en avoir quelques-unes de plus pour un petit garçon de quelques mois, qui prend autant de place que les envies de sa maman ne l’exigent. On ne sait jamais qu’il manque de quoi que ce soit… Encore que je reste persuadé que ça fait plus plaisir à Jane qu’à Luka, mais ce que femme veut, femme l’obtient. C’est le secret de la paix.

Arrivés chez nos amis, nous constatons sans le relever que le bordel ambiant est loin d’être anxiogène, au contraire, je trouve là-dedans quelque-chose de rassurant. J’ai toujours rêvé d’une maison pleine de jouets partout, d’un jardin plein de ballons, de toboggans, d’une balançoire et de skateboards qui trainent. C’était un peu comme ça chez moi, mes parents ne regardaient pas à ce que le jardin ou la maison soient impeccablement rangés, presque aseptisés comme ça l’est chez les parents de Jane, mais plutôt un joyeux bordel ambiant, une maison qui vit, qui raconte une histoire.
Luka n’a toujours pas quitté les bras de Jane, pourtant, ce n’est pas faute que les enfants de Cécile et Donovan ne lui proposent de jouer avec eux. Il est certes petit, mais il est tout à fait en âge d’aller jouer dans le salon avec les jouets des autres, surtout, il devrait en avoir envie. Toute cette nouveauté ! Le regard de Jane me fait comprendre qu’elle est inquiète, mais je la rassure d’un geste tendre sur le bras, avant de partir de mon côté avec Donovan qui tient à me montrer sa salle de jeu.
Et ouais, plus de 40 ans et une salle de jeu pour lui tout seul, je veux la même ! Des guitares, une batterie, de quoi se faire plaisir, avec un billard et un écran géant, et même un minibar. En fait, je veux revenir à nos 20 ans, quand rien n’était vraiment important. Il me parle de sa nouvelle vie et de son job qui fait rêver.

Ce soir, c’est soirées pizzas, que nous partons chercher, Donovan et moi. Histoire de nous retrouver entre mecs. Jane s’occupe de Luka, qui finit par s’endormir mais refuse de quitter les bras de sa maman pour quoi que ce soit, même approcher son lit. Il lui faut sans doute du temps.
Guitares, souvenirs, tout se mêle et nous passons une super soirée, digne du temps où nous étions sur les routes, quelques années et responsabilités en plus, certes mais une idée me trotte dans la tête, est-ce-que nous sommes vraiment là où nous avons rêvé d’être ? Je ne sais pas. Toujours est-il que cette histoire semble nous tarauder tous les deux, Jane et moi, sans que nous ne parvenions à poser les mots sur notre ressenti. Et oui, j’ai faim, et je ne trouve pas le sommeil. Encouragé par ma femme, je la suis, dans la cuisine, à la recherche de restes de pizzas et de soda. Puis nous prenons place sur la terrasse, il fait encore bon, et nous ne réveillerons personne. Je prends soin cependant d’attraper mon sweat sur le dossier du canapé et de le tendre à Jane, bien plus frileuse que moi.
" Chéri... Tu ne t’es jamais dit que nous avions fait fausse route jusqu’à présent ? Tu ne crois pas qu’on a complètement oublié ou occulté nos rêves d'avant ? Le groupe, la musique tu les a abandonné à contre cœur et sans doute pour de mauvaises raisons... Et si nous nous étions trompés... Mon amour c’est horrible je réalise soudainement qu’on est devenu aussi prévisible que mes parents... Tu crois qu'ils ont de la glace dans leur congélateur ? " Je me lève et vais chercher un peu de glace dans le congélateur. Dès demain, nous irons faire un plein de courses, minimum légitime. Je dépose le pot de glace devant Jane avec une cuillère, pendant que ses paroles tournent dans ma tête. « Je ne sais pas… Je ne sais pas ce qu’on a loupé. Mais on n’est pas là où on devrait être. » Constat personnel. Je fini ma pizza, je pense toujours mieux le ventre plein et relève la tête vers ma femme, sublime avec mon sweat, ça m’a toujours fait craquer, je n’y peux rien. « Donovan doit me montrer son studio d’enregistrement demain. Il a monté un vrai business. » Je me rends compte que nous aussi mais nous ne sommes pas forcément épanouis pour autant. « Je les ai abandonnés pour nous Jane, parce que tu méritais autre chose qu’un musicien à la petite semaine. Et je ne regrette pas, pas vraiment en tout cas. On a une belle maison, une bonne situation. On l’a fait pour nos enfants. » Ceux qu’on devait avoir et la situation stable qu’on voulait leur apporter. Luka a tout ce qu’il lui faut, et il grandira comme il faut. « Luka a encore un peu de mal pas vrai ? » A se faire à de nouvelles têtes, à quitter les bras de Jane ou encore les miens. Nous sommes son seul univers et tout psys que nous soyons, nous savons que ça n’est pas comme ça que ça devrait se passer, même si c’est flatteur nous concernant. « Imagine la trouille que ça va lui flanquer de rencontrer tes parents. » Aussi ironique qu’un sale gosse en me resservant un peu de pizza !

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mer 29 Aoû 2018 - 23:10 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

De prime abord l’annonce de l’arrivée d’Erwann n’a pas été une bonne nouvelle... Il est le fruit d’une relation adultère. Il est la preuve vivante qu’un jour lui et moi sommes passés à côté du point de non-retour, que nous avons frôlé la catastrophe et se quitter pour toujours. Il n’est pas seulement ça. Il est aussi le signe formel que notre mariage résiste à toutes les tempêtes.  Contre vents et marées je suis persuadée que nous serons ensemble quoiqu’il advienne. 
Avec un peu de recul, je me sens maintenant capable de l’accueillir et à l’aimer s’il m’accorde une chance de le faire. Nous ne savons toujours pas comment cela va se dérouler mais j’ai confiance en Nicolaï et en son extraordinaire manière d’être père. Dire qu’il en a été si longtemps privé et pourtant il était destiné à l’être. Il n’y a qu’à le voir avec Luka, même s’il a un peu tendance à jouer les grands frères... pourtant c’est son regard de papa qui se pose sur moi quand notre fils rechigne à quitter nos bras. D’un sourire, d’un geste il apaise mes craintes, fait taire mes doutes. Luka comme Erwann finiront par s’adapter, nous les aiderons à le faire.

Outre le fait de nous sentir plus fort que jamais, avoir la responsabilité de deux enfants nous force à faire le point sur notre vie actuelle. Je vois et j’entends mon époux parler à Donovan de musique comme s’il retrouvait une vieille amie. Une de celle que l'on néglige et que l'on oublie mais qui reste pourtant ancrée et dont on se souvient avec autant de nostalgie que de tristesse. Ses yeux pétillent quand il sort de la pièce exclusivement réservée au mari de Cécile qui m’explique les yeux levés au ciel que même elle n’a pas le droit d’y mettre les pieds. Elle m’énumère pourtant tout ce qu’il y a d'entassé, instruments, télé, bar et même un billard... À croire que lui aussi aimerait retourner en arrière. Se souvenir le plus possible de ce bar où nous passions toutes nos soirées naguère et il me semble avoir aménagé un peu de la même manière.

Nous passons une excellente soirée, mais quand elle s’achève nous ne réussissons pas à trouver le sommeil. Nicolaï tourne et retourne dans le lit, se plaint comme un adolescent d’avoir le ventre qui crie famine. Les signes ne trompent pas, il gamberge. Se questionne, s’interroge. Sur son avenir ou sur son passé ? Installés sur la terrasse je compte bien le découvrir. En mâchouillant sa pizza il finit par m’avouer « Je ne sais pas… Je ne sais pas ce qu’on a loupé. Mais on n’est pas là où on devrait être. » " Je le pense aussi d’une certaine manière... " Je comprends surtout à quel point la musique, ses vieux rêves viennent de lui exploser à la tête. « Donovan doit me montrer son studio d’enregistrement demain. Il a monté un vrai business. » " J’en profiterai pour discuter avec Cécile... On se faufilera dans cette pièce qui nous est interdit de visiter elle et moi. Je suis sûre qu’elle te fait envie, ne me dis pas le contraire ?! " La gorge nouée je plonge perplexe ma cuillère dans le pot de glace. « Je les ai abandonnés pour nous Jane, parce que tu méritais autre chose qu’un musicien à la petite semaine. Et je ne regrette pas, pas vraiment en tout cas. On a une belle maison, une bonne situation. On l’a fait pour nos enfants. » " Je ne te l’ai pas dit assez... ou pas assez fort pour que tu y prêtes attention. C’est ton bonheur qui m’importe, pas le fait que tu puisses nous offrir une belle maison ou qu’il y ait assez d’argent sur notre compte pour pouvoir me procurer ce qui me passe par la tête. Tant que je suis avec toi et les enfants le reste n’a pas d’importance. " S’il n’a toujours pas compris que j’étais prête à tout pour lui, j’espère que le message est passé. J’ai abandonné le pot de crème pour caresser le dos de mon mari et poser ma tête contre son épaule. « Luka a encore un peu de mal pas vrai ? » " On a bien fait de venir... " D’autant plus qu’il va devoir apprendre à partager dorénavant. Luka a un frère maintenant. « Imagine la trouille que ça va lui flanquer de rencontrer tes parents. » Je ris tout contre lui. " Avoue, c’est toi qui est effrayés de les revoir... Luka lui va les conquérir en un regard. "


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Dernière édition par Jane Invanov le Jeu 30 Aoû 2018 - 20:05, édité 1 fois
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Jeu 30 Aoû 2018 - 19:24 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

La vie est faite de choix, mais vous ne l’avez pas toujours. Tout comme je ne l’ai pas avec l’arrière d’Erwann. Encore que je ne compte pas ça comme une contrainte, au contraire, je pense que même si le contexte n’est pas idéal, il n’en reste pas moins que je suis fier d’avoir un fils. Et surtout impatient d’apprendre à le connaître. Je vais apprendre à connaître les deux à la fois. Erwann et Luka. Ils ont pourtant plus de 13 ans d’écart, mais quand bien même, ils sont tous les deux mes fils. Je ne dis pas que ce sera facile, mais il n’en restera pas moins que nous avons la vie devant nous pour construire une relation, durable. J’aimerais apprendre ce qui fait plaisir à mon grand, connaître ses passions, ses loisirs. J’ai beau avoir le temps avec Luka, j’ai des tas de choses à rattraper avec Erwann. Tout se mettra en place, bien plus facilement qu’on ne le pense. Il suffit de laisser le temps au temps.
Pour l’heure, nous sommes en plein constat sur nos vies. Comme un point de sauvegarde dans un jeu vidéo, qui nous permet de regarder en arrière. Et si on fait le bilan… on n’est pas malheureux. Je suis marié, avec une femme géniale, intelligente, belle, maternelle et pleine de qualités, avec qui j’ai déjà partagé la moitié de ma vie. Nous avons un enfant ensemble, Luka, adopté peut-être mais néanmoins aimé comme si nous l’avions conçu nous-même. Nous avons un toit, une belle maison en Italie où nous asseyons nos vies et nos certitudes. Et enfin, une carrière. Je ne me plains pas du choix que j’ai pu faire, mais sans doute aurais-je été plus épanoui ailleurs. Qu’importe, ma carrière m’a enrichi, apporté ce que je cherchais jusqu’à présent, la stabilité et la sécurité. Je pense simplement que quelque-chose a tourné à l’envers, pas comme ça l’aurait dû. " Je le pense aussi d’une certaine manière... " « Explique-toi ? » Jane a toujours eu une analyse très fine des choses, et je ne conçois pas qu’il en soit autrement, je ne remettrais pas son jugement en question, et ça tombe bien, parce que j’ai besoin de ses lumières.

Je lui expose ensuite le programme de la journée de demain. " J’en profiterai pour discuter avec Cécile... On se faufilera dans cette pièce qui nous est interdit de visiter elle et moi. Je suis sûre qu’elle te fait envie, ne me dis pas le contraire ?! " Je ne peux m’empêcher de sourire comme un ado ayant eu l’idée la plus révolutionnaire de sa classe. « Exactement ce dont on rêvait quand on était gamins. Tu sais, quand on parlait des plans de notre maison quand on serait en âge d’en avoir une. La salle de jeu. Pareil. » On en avait passé des heures à imaginer la seule pièce qui nous importait finalement. Cette salle de jeu pour ados, qu’on redécorait à l’infini, sans se lasser, et à laquelle on ajoutait les derniers bijoux technologiques de notre époque. Les consoles, les jeux d’arcade, le bar et les instruments de musique. Tout y est.
Jane essaye encore une fois de me rassurer, pour autant, je crois que je suis sûr de moi. " Je ne te l’ai pas dit assez... ou pas assez fort pour que tu y prêtes attention. C’est ton bonheur qui m’importe, pas le fait que tu puisses nous offrir une belle maison ou qu’il y ait assez d’argent sur notre compte pour pouvoir me procurer ce qui me passe par la tête. Tant que je suis avec toi et les enfants le reste n’a pas d’importance. " « Ecoute ma chérie, je le referais si c’était à refaire. Tu ne méritais pas une vie de galère à se demander comment on remplirait le frigo la semaine suivante. Personne ne sait si ça aurait marché pour nous ou pas. Je ne regrette pas la vie qu’on a eue. C’est celle qu’on risque d’avoir qui me fait peur. Mais laisse-moi quelques jours, quelques semaines, et je te répondrais à nouveau, d’accord ? » J’embrasse tendrement le dessus de sa tête et la serre contre moi, elle commence à ressentir la brise, bien plus fraîche que sur les côtes italiennes.
Viens le sujet de ses parents, que Luka va devoir rencontrer. S’il est déjà intimidé par Cécile et Donovan, imaginez un peu avec ses grands-parents maternels ! " Avoue, c’est toi qui est effrayés de les revoir... Luka lui va les conquérir en un regard. " « J’ai peur de personne moi… Bon OK, franchement ton père je suis pas sûr de lui avoir manqué depuis Noël dernier. » Je laisse assez de place à Jane pour qu’elle puisse s’allonger sur la banquette, la tête sur mes genoux. « On peut essayer un truc. On leur dit qu’on abandonne nos carrières respectives, qu’on a racheté un van et qu’on compte faire un tour d’Europe avec des chansons écrites sur un coin de table. Et on voit comment ça tourne. S’il s’en sort sans une attaque, on signe. Deal ? » Je ris à mes propres bêtises, franchement, aucune chance qu’il puisse passer la soirée sans assistance respiratoire. Au contraire de mes parents qui sortiraient une bouteille de champagne !

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Dim 9 Sep 2018 - 16:58 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

J’ai toujours admiré celui que j’ai épousé. Au-delà du fait qu’il soit extrêmement séduisant, il est aussi doué dans tout ce qu’il entreprend, intelligent. Si sur le papier nous avons réussi de la même manière en pratique j’ai dû travailler d’arrache-pied pour être son équivalent. Lui n’en avait pas besoin. Il allait en cours chaque matin, à peine réveillé, les yeux ensommeillés et pourtant retenait ce qui se disait sans effort particulier.
C’est également un homme de conviction et de cœur. A l’époque de la fac il n’y avait qu’une seule chose dont nous étions sûrs. De vouloir bâtir notre avenir ensemble et d’avoir un tas d’enfants. Des filles, des garçons dans une belle et grande maison. Rien n’aurait pu nous détourner de notre objectif et nous nous sommes jetés à corps perdus dans cette mission. Après ce dernier été, après cette dernière tournée, Nicolaï a déserté le groupe, c’est mis en tête de devenir ce qu’il est aujourd’hui, un grand psychiatre admiré et reconnu. Jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à cette nuit je ne suis pas rendu compte du sacrifice que ça été pour lui. Même s’il a tout fait pour l’occulter, il n’a jamais oublié qu’une autre vie l’attendait. Une vie plus bohème, ou la passion aurait été sa seule exigence. 
La tête posée contre son épaule, le cœur serré je l’écoute maintenant me dévoiler ses regrets, même si comme à son habitude il ne le fait qu’à moitié pour ne pas m’inquiéter.  « Explique-toi ? » " Toi et moi avec notre diplôme en poche nous avons voulu jouer aux grands, suivi un modèle établi et oublié d’inventer le nôtre... Une belle carrière, une grande maison nous avons réussi à l’obtenir mais ça ne suffit pas à rendre heureux. Être adulte c’est être en accord avec soi-même et ses désirs. Toi... tu veux toujours te retrouver chaque matin devant tes patients ? Tu veux toujours dire au revoir à Luka tôt et rentrer tard ? Tu veux te consacrer à Erwann entre deux rendez-vous ? Tu veux encore d’une aussi grande maison, de cette belle voiture de tous ces costumes que tu portes à longueur de temps ? "

Fébrile j’attends sa réponse. J’ai froid. Instinctivement Nicolaï ressert son étreinte autour de moi. Je ne vois pas son visage mais je sais qu’il doit y flotter son sourire en coin. J’imagine ses yeux briller d’admiration pour son ami qui n’a pas fait de compromissions. « Exactement ce dont on rêvait quand on était gamins. Tu sais, quand on parlait des plans de notre maison quand on serait en âge d’en avoir une. La salle de jeu. Pareil. » Moi aussi j’ai un certain respect pour ce que sont devenus Cécile et Donovan. " Ils sont restés fidèles à leurs rêves, nous aurions dû en faire de même... “ « Ecoute ma chérie, je le referais si c’était à refaire. Tu ne méritais pas une vie de galère à se demander comment on remplirait le frigo la semaine suivante. Personne ne sait si ça aurait marché pour nous ou pas. Je ne regrette pas la vie qu’on a eue. C’est celle qu’on risque d’avoir qui me fait peur. Mais laisse-moi quelques jours, quelques semaines, et je te répondrais à nouveau, d’accord ? » " Réfléchis-y autant que tu veux mais si elle te fait peur, et je reprends tes mots, alors il faut agir... et vite. " Ma confiance en lui, mon amour je la lui renouvelle encore et toujours. J’attrape sa joue rugueuse, cherche sa bouche. J’y dépose un doux baiser, puis deux en le regardant droit dans les yeux. " Chéri si pour une fois nous arrêtions de réfléchir, prenons des risques et advienne que pourra. " Allongée sur la banquette, blottie contre lui, j’écoute Nicolaï s’en sortir comme toujours avec une plaisanterie... Mais ma remarque doit faire mouche. Il mentionne et désigne mes parents comme arbitres. « On peut essayer un truc. On leur dit qu’on abandonne nos carrières respectives, qu’on a racheté un van et qu’on compte faire un tour d’Europe avec des chansons écrites sur un coin de table. Et on voit comment ça tourne. S’il s’en sort sans une attaque, on signe. Deal ? » " Ok, je te suis... Tu te souviens si tu sautes, je saute aussi.


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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Ven 14 Sep 2018 - 21:04 )

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On a toujours beaucoup dialogué Jane et moi, c’était même une composante non négligeable de notre relation et je le lui dois. Elle a fait de moi cet homme qui se confie, qui met des mots sur un mal être, sur un bonheur ou sur n’importe quelle situation ayant un tant soit peu d’intérêt. Pour autant, elle est encore et toujours plus douée que moi à ce jeu-là. Elle fait le premier pas, formule les choses la première et ne se pose pas la question de savoir si je devrais le faire plutôt qu’elle. On peut dire qu’elle est sans doute la partie forte de notre couple.
Je ne le lui dis pas assez, pourtant elle est la personne en qui j’ai le plus confiance en ce monde. Je lui fais comprendre, mais le dire, c’est parfois encore un peu compliqué. Formuler les choses, c’est un truc de nana, naturellement je veux dire. Traitez-moi de macho, mais c’est comme ça que je vois les choses, tout psy que je sois. Certaines tâches sont plus aisées pour les femmes que pour les hommes.
" Toi et moi avec notre diplôme en poche nous avons voulu jouer aux grands, suivi un modèle établi et oublié d’inventer le nôtre... Une belle carrière, une grande maison nous avons réussi à l’obtenir mais ça ne suffit pas à rendre heureux. Être adulte c’est être en accord avec soi-même et ses désirs. Toi... tu veux toujours te retrouver chaque matin devant tes patients ? Tu veux toujours dire au revoir à Luka tôt et rentrer tard ? Tu veux te consacrer à Erwann entre deux rendez-vous ? Tu veux encore d’une aussi grande maison, de cette belle voiture de tous ces costumes que tu portes à longueur de temps ? " Je prends une grande inspiration, le regard dans le vide, et je percute les choses, que je prends de plein fouet. « Non, je veux plus de cette vie, t’as entièrement raison. C’est pas moi. » Ce n’est plus moi, ou ça ne l’a jamais été je dirais. Je ne suis pas cet homme responsable et semblable à une machine. Je suis encore moins le psychologue rangé, clean et toute la panoplie qui doit suivre. Je suis un pseudo artiste, j’aime suivre mes envies, être guidé par mes obsessions du moment, j’aime avoir 15 ans par moments, et retrouver mes 20 ans quand je sors avec ma femme ou mes amis. Je voyais ça comme un manque flagrant de maturité, mais Donovan et Cécile en vivent, eux, de leur immaturité. Et ils en vivent même plutôt bien et heureux. Alors pourquoi pas nous ?

" Ils sont restés fidèles à leurs rêves, nous aurions dû en faire de même... “ « J’en n’avais pas le courage à l’époque. J’avais trop peur que tu m’échappes. » Aujourd’hui il faut que ça sorte, que je le lui dise, on en est à un moment de noter vie où la franchise est une étape non négligeable et surtout on ne peut plus protéger son conjoint par un mensonge. " Réfléchis-y autant que tu veux mais si elle te fait peur, et je reprends tes mots, alors il faut agir... et vite. " « On va devoir aller élever des chèvres en Laponie ma chérie, ou des lutins, on a le choix. » Le regard toujours loin du sien, avant de la regarder et de lui accorder ce petit sourire enjôleur que je lui réserve.

" Chéri si pour une fois nous arrêtions de réfléchir, prenons des risques et advienne que pourra. " Elle n’a pas tords et Jane ne l’a jamais eu de toute façon. C’est une femme réfléchie, et elle est capable de le faire en une fraction de seconde, c’est assez impressionnant. « Avec les deux petits ? » C’est plus une affirmation que j’attends d’elle, un oui on se lance et on arrête de se poser des questions, oui on peut le faire, même avec deux gamins.
Je lui propose un défi à la con, le genre qu’on faisait étant gamins. Pour autant ça ne changera rien, mais ça nous a toujours amusés. " Ok, je te suis... Tu te souviens si tu sautes, je saute aussi. " « Sauf que là, on saute du 58ème étage sans filet. »

Lendemain matin…
Lukas babille dans son lit parapluie placé juste à côté de notre lit. Il a littéralement refusé de dormir dans une autre chambre que la nôtre. Je crois que notre journée commence. 7 h 30… génial mon fils. Jane dort encore, elle a eu du mal à se rendormir et c’est moi qui me lève pour récupérer le petit dans son lit, et le poser entre nous. « Ne réveille pas maman mon grand, pour elle aussi ça doit être des vacances, ok ? » Levant la main au-dessus de la sienne pour qu’il tape dedans. Parfois ça marche. Je crois que je suis d’avantage son petit pote que son père parfois…

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mer 19 Sep 2018 - 19:26 )

Retour à nos racines mon amour
Jane & Nicolaï Invanov

Il y a des moments de clairvoyances, de vérités qui s’imposent soudainement, brusquement. La vie bascule en une fraction et de nouvelles résolutions ou perceptives s’offrent à vous. Oui il y a tout au long de la route des instants particuliers qui jalonnent le parcours. Bons ou mauvais, tristes ou gais, ils finissent par raconter une histoire, notre histoire...
Nicolaï et moi en avons connu des tas. Lors de notre rencontre, lors de notre première nuit... et du matin qui a suivi. Lors de notre mariage, lors du premier contrat de travail que nous avons signé tous les deux de notre côté, de cette première maison que nous avons achetée à Tenby. Une maison assez grande pour accueillir les enfants que nous n’avons pas eu. Lorsque qu’il a quitté cette maison, lorsque je l’ai rattrapé. Lorsque Luka c’est imposé à moi, lorsqu’il a vu son fils pour la première fois. Sans hésiter je dirais que nous vivons un de ces moments clés dont nous nous souviendrons longtemps lui et moi. 

Il fixe l’horizon ou un point particulier en soupirant. « Non, je veux plus de cette vie, t’as entièrement raison. C’est pas moi. » " Alors nous allons en changer mon amour, je t’aiderais, je serais là. " Aujourd’hui nous avons la famille que nous voulions même si elle ne ressemble pas à celle que j’avais imaginé, peu importe c’est la nôtre et je la protégerai de toutes mes forces... Le reste pour moi n’est plus qu’une formalité. « On va devoir aller élever des chèvres en Laponie ma chérie, ou des lutins, on a le choix. » J’attrape sa main pour attirer son attention et l’embrasser. J’ai gagné et décoche le sourire qui m’a jadis conquise et continu de me charmer. " On en trouvera un bien meilleur, crois-moi. " Je ne le laisserai pas faire la même erreur deux fois. Je me sens en partie responsable de ce choix qu’il a fait par raison.  « J’en n’avais pas le courage à l’époque. J’avais trop peur que tu m’échappes. » " On a traversé le pire et je suis toujours là... Le meilleur est à venir mon chéri, tu verras.  " « Avec les deux petits ? » Je hoche la tête avec conviction. " Surtout avec les deux petits... Ils ont besoin d’exemples et on va leurs montrer que rien n’est impossible... " Comme pour oublier que l’instant est plus grave qu’il n’y parait mon mari plaisante, mais je ne lâcherais pas le morceau cette fois. « Sauf que là, on saute du 58ème étage sans filet. » " Absolument pas. Nous aurons toujours la possibilité de revenir en arrière s’il le fallait... mais ça n’arrivera pas. " Je me lève pour l’emmener dans notre lit. La nuit sera courte encore une fois, demain un autre jour mais nous reprendrons cette conversation qui est loin d’être terminée pour moi.

C’est la voix de Nicolaï qui me tire d’une nuit difficile à me demander pourquoi. Pourquoi n’ai pas compris où insister suffisamment pour que nous trouvions notre voie... « Ne réveille pas maman mon grand, pour elle aussi ça doit être des vacances, ok ?» " Maman est réveillée messieurs... " J’ouvre les yeux sur un bébé réjouit qui frappe des mains dans la paume de son père en riant. Je rajoute quelques chatouilles pour l’entendre rire aux éclats avant de le prendre dans mes bras. " Luka mon ange on va s’amuser aujourd’hui toi et moi. On va laisser papa visiter les studios d’enregistrement de Donovan et ce soir quand tu dormiras maman va l’enlever, s’il est d’accord bien entendu... Tu crois qu’il le sera ?"  En tournant la tête j'interroge mon mari. " Est-ce que papa nous accordera une soirée rien que pour lui et moi ? "


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Dernière édition par Jane Invanov le Jeu 20 Sep 2018 - 19:07, édité 1 fois
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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mer 19 Sep 2018 - 20:57 )

Retour à nos racines mon amour
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Ma femme est de celles à qui tout sourit, à un moment ou à un autre, tout lui dit oui. Elle a cette aura, cette habitude à convaincre les autres, de par son sourire ou sa conviction, de celles des bonnes familles à qui on ne dit jamais non. Jane était, déjà ado, une femme dynamique, prometteuse et pleine de convictions propres.
J’étais plutôt l’ado qu’il fallait lever le matin à coup de seaux d’eau froide, de ces jeunes à qui il fallait rappeler que le résultat se méritait, qu’il n’y avait pas que le rêve dans la vie, mais qu’il fallait vivre avant de rêver. Pour Jane, ça, c’était déjà acquis depuis… au moins la naissance.
Aujourd’hui encore, c’est elle qui pense que la vie est à portée de main. Qu’il suffit de se lever pour que ça se réalise. Jane transforme en or tout ce qu’elle touche depuis toujours. Depuis gamine en fait, et son père n’a pas manqué une occasion de me le faire remarquer. Et je ne l’ai pas oublié, cette idée ne me quitte pas.
" Alors nous allons en changer mon amour, je t’aiderais, je serais là. " Sa main dans la mienne, je la porte à mes lèvres pour l’embrasser, tendrement. Elle a toujours eu le don pour me booster, m’encourager et me donner confiance en ce qu’on allait entreprendre elle et moi. " On a traversé le pire et je suis toujours là... Le meilleur est à venir mon chéri, tu verras. " Et quand je lui demande confirmation pour les deux enfants embarqués dans l’aventure, c’est un oui. Oui, nous allons nous lancer, dans autre chose, dans un nouveau nous, mais tous les deux, main dans la main.

Le lendemain est un peu plus difficile que la veille. Sans doute trop à réfléchir, à tourner et retourner dans mon esprit, nos esprits en ébullition. " Maman est réveillé messieurs... " « Maman dort plus. Tu peux faire un caprice pour le bibi mon fils. » Histoire que Jane soit bien au courant du fait qu’il faille se lever et que j’ai une chance de m’en tirer en jouant à pile ou face. " Luka mon ange on va s’amuser aujourd’hui toi et moi. On va laisser papa visiter les studios d’enregistrement de Donovan et ce soir quand tu dormiras maman va l’enlever, s’il est d’accord bien entendu... Tu crois qu’il le sera ?" Il hausse les épaules, comme s’il avait tout compris et me lance un regard. Je crois que ce regard m’interroge secrètement sur ce que sa maman voudrait bien faire de lui. " Est-ce que papa nous accordera une soirée rien que pour lui et moi ? " Je pose alors mes mains sur les oreilles de mon fils, et use d’un trait d’humour un peu grivois. « Ce soir ?... J’avais tout un camion de groupies qui attendaient que je veuille bien les satisfaire, tu me prends de cours là… » Jane me lance ce regard de petite amie de la fac qui me met au défi ne serait-ce que de penser à ce genre de situation. Je lâche alors les oreilles de mon fils. « Je serais là. » Je dépose même un baiser sur ses lèvres pour lui confirmer. « Et Luka a très faim. Et moi aussi. » Tous les deux allongés sur l’oreiller, un bras replié sous nos têtes, bien que concernant mon fils, ce soit plutôt le résultat de sa tendance à bouger comme un asticot et s’emmêler avec lui-même.

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mer 3 Oct 2018 - 22:09 )

Retour à nos racines mon amour
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Je rêvasse allongée dans un bain chaud. Comme toujours je ne pense qu’à lui en regardant mon corps nue se détendre petit à petit. Je ne devrais pas m’abandonner, le temps est compté, j’ai laissé Luka avec Cécile... Combien de temps avant qu’il ne me réclame en pleurant je n’en sais rien. Toujours est-il que mon amie m’a encouragé et poussé à en profiter pour me délasser en attendant le retour de Nicolaï et Donovan. Avec les enfants nous n’avons pas eu le temps de discuter vraiment mais elle a parfaitement compris que cette soirée est importante. Nous avons aujourd’hui elle et moi profité de l’absence de nos maris pour parcourir Stockholm de long en large à la recherche d’une tenue parfaite. Sur notre lit m’attend une jupe crayon, un chemisier neuf, des talons... et des dessous affriolants. Les yeux fermés, j’entends au loin les bruits rassurants de la maisonnée. Les enfants qui jouent en criant, la musique qui s’échappe des enceintes. Je me sens bien dans cette eau brûlante et délicatement parfumée. Encore quelques minutes de bonheur volé avant de me préparer... 
Encore mouillée je souris devant le miroir embué. Je pense à cette première soirée où je l’ai rejoint dans notre bar... Ce même bar où je compte l’emmener. Nous passerons sans doute pour des dinosaures au milieu des étudiants venus comme nous hanter ce lieu pour s’amuser. 
Mon sourire redouble d’intensité. Vingt ans plus tard j’en suis toujours là à me démener pour lui plaire. Je sèche mes cheveux avec minutie, applique un maquillage léger avant d’enfiler les habits que j’ai choisi. Un dernier regard pour contempler mon reflet qui me laisse perplexe. J’ai l’impression d’être trop guindée pour ce genre de soirée. Ma jupe glisse le long de mes jambes. Je fouille ma valise. Un jean, un simple t-shirt, une veste en cuir, parfait... Voilà qui est beaucoup mieux. Je relève mes cheveux, mets un rouge à lèvres plus appuyé et garde tout de même les talons pour la touche de féminité. Je me sens ridicule et un peu transportée en arrière dans ma chambre d’étudiante où il y avait partout des habits éparpillés.
Je descends les escaliers dans le même état d’excitation qu’une diplômée qui se rend à son bal de promo... sauf que si je me souviens bien, le mien enfin le nôtre c’est lui qui m’a aidé à m’habiller, ou plutôt me déshabiller avant d’enfiler ma plus jolie robe et lui son premier costume dans lequel il était mal à l’aise mais terriblement séduisant. Depuis il ne les a plus quittés... 
Je retrouve tout le monde attablé devant une bière, discutant joyeusement. Nicolaï donne son repas à Luka et je comprends mieux pourquoi j’ai eu autant de temps rien que pour moi. C’est Donovan qui me remarque le premier et m’accueille d’un sourire en donnant des coups de coude à mon mari qui se retourne pour me contempler. Me trouve-t-il toujours aussi jolie que ce jour béni ou s’on regard a changé ? 
Je dépose un baiser sur la joue de notre vieil ami en ne quittant pas des yeux mon mari, avant de l’embrasser lui aussi. " Vous auriez dû me dire que vous étiez rentré... Chéri je prends le relais si tu veux et coucher notre blondinet. "


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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Mar 9 Oct 2018 - 11:54 )

Retour à nos racines mon amour
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En rencontrant Jane, je savais que j’aurais à m’adapter à un autre style de vie que celui que j’avais prévu. Bien qu’il n’eut pas été reluisant. J’étais partie pour devenir un artiste qui ferait la manche pour payer mon loyer. Mais ça m’allait, j’étais prêt à tout ça, je ne voulais vivre que de passion et de plaisir. Bon, j’avais entamé des études, certes, mais d’avantage pour connaître la vie étudiante que pour en faire quelque-chose. Et le pire c’est que même mes parents n’avaient rien contre ça, du moment que j’y trouvais équilibre et bonheur. Mais Jane m’a pour le moins élevé. On s’est trouvés, connus et reconnus et je pense que je n’ai rien à regretter, j’ai voulu et aimé les années que nous avons passées ensemble jusqu’à présent.
Mais ce séjour à Stockholm, de retour à nos racines est censé nous faire du bien et nous aider à faire le point, je m’en rends compte. Nous changeons de vie en devenant parents et c’est exactement pour ça que je veux prendre le temps d’étudier la question. A savoir si Donovan a fait le bon choix en suivant ses convictions, même adolescentes. Apparemment oui. La maison est remplie de gamins qui courent, se disputent, jouent au ballon et cassent des verres, mais qu’importe, ils adorent ça. Et je dois avouer que cette perspective me séduit tout autant.

Matinée entre mecs, journée shopping entre filles. J’espère simplement que Luka sera assez patient avec sa maman pour lui laisser le temps de profiter. Difficile de dire comment il risque de réagir. Entre la foule, le changement de pays et de langue surtout… il peine déjà à comprendre l’italien, l’anglais… Il a ses habitudes, ses repères déjà fragiles, alors il est important que nous soyons tous les deux présents pour l’entourer. Mais Jane et son porte bébé sont deux armes redoutables contre son anxiété.
Quand nous débarquons au studio, Don et moi, je crois que je comprends, et qu’un électrochoc est en train de me parcourir. C’est ça que je veux… Me lever le matin pour rejoindre un bâtiment comme celui-là et me dire qu’ici, je peux changer un bout du monde. C’est peut-être irréfléchi comme démarche mais j’ai envie de vivre comme ça, en sécurité, puisque le studio a l’air de fonctionner sans trop de peine, mais en faisant quelque-chose qui varie chaque jour, me pousse à faire de nouvelles rencontres, plus dingues les unes que les autres, même si mes patients se défendent à leur manière.
Il me laisse approcher la console son, les studios, les cabines, et plus encore, me montre sa salle aux trésors, avec ses disques d’or… « Mec, t’as construit un empire… » Je reprends même mon langage adolescent, celui de la fac. Quand on finissait de toute façon tous par s’appeler de la même façon, et alors après trois bières…

J’ai des idées plein la tête, des certitudes et des convictions, des projets aussi dont je parlerais à Jane une fois l’idée mûrie. Mais c’est une évidence, on doit changer de vie.
Les filles rentrent avant nous. Jane me promet de me montrer ses achats, mais une fois portés, par textos. Je ne suis pas contre, bien au contraire. Vient l’heure pour elle de se détendre et Cécile a raison, elle a le temps, chose qu’elle n’a pas à la maison, qu’elle en profite.
Attablés autour d’une bière, Luka commence à faire des siennes, et perd patience, il a surtout besoin de Jane. Je le prends dans mes bras, le calme, sèche ses larmes et lui prépare son repas, que Cécile me dit être au frigo, puisque ma femme a pris soin de lui préparer une portion ce matin… Il a juste faim et commence à fatiguer. Je l’installe dans une chaise haute et commence à lui donner. Il prend son temps, se met à râler et fini par avaler son repas. Non sans peine.
Ma femme redescends, fringuée comme je l’ai toujours aimée, et comme au temps de la fac, mais quel bonheur ! Je la prends sur mes genoux pour l’embrasser, et poursuit le repas de mon fils qui ne daigne pas attendre une seconde que la cuillère se remplisse.
Vous auriez dû me dire que vous étiez rentré... Chéri je prends le relais si tu veux et coucher notre blondinet. " « Non je m’en occupe. Alors cette journée filles ? A quel point on est à découvert ? » Je lui souris et l’embrasse, caressant son dos sous sa veste de cuir que j’aime plus que tout. « Oui ça va mon fils, ça vient. » Aussi impatient que je ne le suis parfois ! « Je crois qu’il est fatigué. Et qu’il a un peu de fièvre. » Il ne cesse de se frotter les yeux, il est chaud sans trop l’être, sans doute les dents ou quelque-chose de similaire. Si Cécile ne s’inquiète pas, je crois qu’il n’y a pas à s’inquiéter… Leurs trois enfants sont en pleine forme et surtout pleins d’énergie… D’ailleurs le ballon de foot qui vient casser le pot de fleur juste dans la maison n’a pas l’air de les effrayer. « Je vais les louer ces gosses. Dirt ! Quelle partie tu ne comprends pas quand je te demande de jouer dehors et dans le jardin avec ton satané ballon ?! » C’est vivant, un peu comme en Italie, ça me plaît…

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Sujet: Re: Retour à nos racines mon amour [Jane Invanov] ( le Jeu 11 Oct 2018 - 19:31 )

Retour à nos racines mon amour
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J’étudie mon allure dans les moindres détails devant mon miroir. Est-ce qu’une femme de plus de quarante ans peut encore s’habiller comme une adolescente, qui envisage de gagner les faveurs de celui qui fait battre son cœur ? Oui, non, aller... je ne me trouve pas trop mal habillée ou plutôt accoutrée de cette façon qui souligne mon état d’esprit du moment. Celui qui me replonge depuis notre arrivé vers le passé, cette époque charnière où nous avons pris un bon nombre de décisions qui ont scellées la vie que nous menons. Au diable jupe crayon, chemisier et tenues étudiées pour laisser place à plus de spontanéité et de décontraction. Au moins j’ai laissé le nouvel ensemble que j’ai promis par texto interposés de lui montrer... La lingerie sexy même quand nous avions vingt il en raffolait. Et celle-là l’est en particulier. Une guêpière sans bretelles qui s’arrête juste au-dessus de mon nombril, noire et brodée, où se succède dentelle raffinée et tulle transparente, pour sublimer mon décolleté. Juste en dessous une culotte de la même couleur, toute simple mais néanmoins très échancrée qui permet comme par magie d’allonger mes jambes avec sensualité. Ceci dit je n’en reste pas moins la femme responsable que j’ai toujours plus ou moins été en ramassant les habits, les chaussures et le maquillage que j’ai éparpillé. Je crois qu’au cours de mon existence je n’ai perdu la tête qu’une seule fois, le jour où j’ai croisé celui qui allait devenir mon mari dans les couloirs de la fac. Heureusement car depuis je ne l’ai toujours pas entièrement récupérée. 

Toute la journée je me suis demandée comment c’était passée la sienne. Si la visite du studio de Don l’avait renforcé dans cette idée que le métier qu’il occupe n’est plus celui qu’il veut exercer et j’ai hâte de pouvoir discuter des impressions qu’il a ressenti en entrant dans le domaine de son vieil ami, même si moi aussi j’en ai une petite idée. Cécile m’a raconté comment était agencé la deuxième maison son mari, les consoles derniers cris, les cabines d’enregistrement où se succèdent des artistes reconnus et d’autres encore inconnus. Je vais devoir utiliser tous mes talents de persuasion pour le faire parler mais avec lui c’est toujours avec le même plaisir. Et je compte bien employer une partie de ma soirée à lui tirer les vers du nez. Pas entièrement pourtant... Je voudrais aussi que nous ayons l’opportunité de flirter encore avec nos vingt ans pourtant largement dépassés.

Mes talons claquent dans l’escalier en bois, je retrouve tout mon petit monde et surtout mon fils qui avale son dernier repas en protestant. À cet instant précis je jurerai qu’il est le portrait craché de son père, aussi impatient et bouillonnant, nerveux et vif quand il n’obtient pas gain de cause. Évidemment je propose à ce papa débordé de le seconder mais il préfère agripper ma main et me suggérer de m’assoir sur ses genoux ce que j’accepte sans rechigner. « Non je m’en occupe. Alors cette journée filles ? A quel point on est à découvert ? » " Super, j’ai dépensé une fortune mon amour. “ J’entoure un bras autour de son cou pour pouvoir dire plus bas " Mais tu devrais apprécier... " Il doit même savoir de quoi je veux parler puisque sa main se promène dans mon dos, m’arrachant au passage quelques frissons épars. Mais Luka ne l’entend pas de cette oreille. Il veut manger. « Oui ça va mon fils, ça vient. » Je souris, amusée de les voir tous les deux jusqu’à ce que Nicolaï précise. « Je crois qu’il est fatigué. Et qu’il a un peu de fièvre. » Je me lève d’un bond en tâtant les joues et le front de mon fils. Ça n’a aucune valeur médicale je le sais mais je ne peux m’en empêcher. " De la fièvre ?! " Mon inquiétude fait rire Cécile qui en a vu d’autres... d’ailleurs le bruit d’un pot qui vient de se briser ne lui fait même pas tourner la tête et à peine lever les yeux au ciel. " Luka va très bien il a juste besoin d’une bonne nuit de sommeil... Va le coucher et ensuite je ne veux plus vous voir traîner dans les parages. " Désignant la terre répandue au sol et les enfants partis se réfugier dans le jardin pour parer à un sermon mérité elle ajoute en riant. " Comme tu vois de gère de main de maître.


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